J’ai jugé cet article inintéressant, ce qui est rare car il m’arrive de trouver intéressant des articles avec lesquels je ne suis pas d’accord. Mais là on n’apprend rien ou plutôt le propos est si haineux qu’on se demande même si on doit accorder du crédit aux informations données.
Chavez, on l’aime ou on ne l’aime pas.
Primo, il faut commencer par passer outre tout ce que nous jugeons -avec condescendance- comme du folklore sud-américain. Quant à ses outrances et ses erreurs, nos politiciens occidentaux en ont aussi un certain nombre à leur palmarès lorqu’ils oublient la patine que leurs conseillers en communication leur apposent soigneusement.
Ensuite, on ne peut pas lui ôter qu’il est un des rares chefs d’état à tenter autre chose, à essayer de limiter l’écart abyssal entre les plus riches et les plus pauvres dans son pays. Doit-on lui en vouloir pour ça ? Quant à ses liens avec Castro, si ça se traduit par des échanges entre matières premières et savoir-faire en terme de santé publique, ça n’a rien de choquant à mes yeux.
A mon avis, Chavez est un des dirigeants d’état les plus excitants (au sens anglais) actuellement car un des rares à essayer d’enrayer le bulldozer de la libéralo-mondialisation dont le seul but est de faire remonter les richesses vers le sommet de la pyramide, comme par capillarité.
Maintenant, ce n’est que mon avis personnel
Au passage, un petit lien trouvé au hasard du web pour le dénommé Adolphos :
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/9899/lun04/info.htm
Outre l’écriture du mot Toltèque, il y apprendra que les sauvages pouilleux qu’il souhaiterait expulser d’Amérique Latine ont développé des civilisations très brillantes avant l’arrivée des conquistadores. Les Mayas connaissaient le zéro avant nous. Moi, je me demande si je n’ai pas dû attendre Adolphos...