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Accueil du site > Culture & Loisirs > Culture > Houellebecq a 65 ans : vivons tristes en attendant la mort !

Houellebecq a 65 ans : vivons tristes en attendant la mort !

« Puis un doute plus général, plus biologique me vint : à quoi bon essayer de sauver un vieux mâle vaincu ? Nous en étions à peu près au même point, nos destinées étaient différentes, mais la fin comparable. » ("Sérotonine", p. 210).

L'écrivain Michel Houellebecq fête ses 65 ans ce vendredi 26 février 2021. Je propose pour l'occasion quelques citations provenant de son dernier roman "Sérotonine", dont je proposerai une fiche de lecture plus tard, roman sorti le 4 janvier 2019 chez Flammarion. Ces citations me paraissent intéressantes (comme souvent chez Houellebecq), et surtout, me paraissent particulièrement caractéristiques (j’ai essayé de sélectionner au maximum mais c’est difficile).

J’espère que ces phrases, classées sans ordre particulier sinon chronologique, donneront envie de lire ce roman qui, sans être exceptionnel, a accompagné plaisamment le début de l’année 2019.

Sécurité routière (p. 37) : « Au bout de deux ou trois heures de ce fastidieux parcours les yeux se fermaient nécessairement, seule la décharge d’adrénaline induite par la vitesse aurait pu permettre de conserver sa vigilance intacte, cette absurde limitation de vitesse était en réalité directement à l’origine de la recrudescence des accidents mortels sur les autoroutes espagnoles, et sauf à risquer un accident mortel, ce qui aurait il est vrai constitué une solution, j’étais maintenant obligé de me limiter à des parcours de 500 ou 600 kilomètres par jour. » (Conversation de café du commerce).

L’unique évocation de Niort (p. 45) : « C’est dans un état d’exaspération avancée que j’arrivai à Niort, une des villes les plus laides qu’il m’ait été donné de voir. » (C’est pourtant de Niort qu’il trouve la solution à son problème parisien : comment trouver un hôtel qui accepte encore la cigarette ?).

Vie de couple (p. 47) : « Notre couple était en phase terminale, plus rien ne pouvait le sauver et d’ailleurs cela n’aurait même pas été souhaitable, cependant il faut en convenir, nous disposions de ce qu’il est convenu d’appeler une "vue superbe". ».

Exposition d’art contemporain (p. 50) : « Sur une vidéo, une Japonaise attrapait par les dents les tentacules d’un poulpe qui sortaient d’une cuvette de WC. Je crois que je n’avais jamais rien vu d’aussi dégueulasse. Malheureusement, comme d’habitude, j’avais commencé par le buffet avant de m’intéresser aux œuvres exposées ; deux minutes plus tard, je me précipitai dans les toilettes du centre culturel pour vomir mon riz et mon poisson cru. ».

Vocabulaire (p. 53) : « C’est comme ça que la plupart des femmes fonctionnent (comme on dit dans les ouvrages de psychologie populaire), c’est dans leur logiciel (comme on dit dans les débats politiques sur Public Sénat). ».

Tourisme de terroir (p. 55) : « (…) genre cadeau d’un petit producteur local de mirabelle dans les Vosges, elle était très sensible à ces arguments, en ce sens elle était vraiment restée une touriste. ».

La "libération", au sens de pouvoir encore fumer dans un hôtel (p. 64) : « Ainsi la libération ne viendrait même pas d’un indépendant, mais de la répugnance d’un subalterne à respecter les consignes de sa hiérarchie, d’une sorte d’insoumission, de rébellion de la conscience morale individuelle, qui avait déjà été décrite dans différentes pièces de théâtre existentialistes immédiatement postérieures à la Seconde Guerre mondiale. ».

Une collusion inattendue entre "catholiques identitaires" et amateurs de jouissance sexuelle (p. 74) : « Je savais bien que si par malheur l’humanité occidentale en venait à séparer effectivement la procréation du sexe (comme le projet lui en venait parfois), elle condamnerait du même coup non seulement la procréation, mais également le sexe, et se condamnerait elle-même par un identique mouvement, cela les catholiques identitaires l’avaient bien senti, même si leurs positions comportaient par ailleurs d’étranges aberrations éthiques, comme leurs réticences sur d’aussi innocentes pratiques que le triolisme ou la sodomie. ».

Vie de couple, suite (p. 77) : « Elle venait en une fraction de seconde de sortir du cadre de l’amour romantique, inconditionnel, pour rentrer dans celui de l’arrangement, et dès ce moment je sus que c’était fini, notre relation était terminée et même il valait mieux maintenant qu’elle s’achève au plus vite. ».

Altérité et diversité (p. 96) : « Je connus donc charnellement des jeunes filles de différents pays, et j’acquis la conviction que l’amour ne peut se développer que sur la base d’une certaine différence, que le semblable ne tombe jamais amoureux du semblable, même si en pratique de nombreuses différences peuvent faire l’affaire. ».

Le secret d’un amour réussi (p. 96) : « Il est mauvais que des aimés parlent la même langue, il est mauvais qu’ils puissent réellement se comprendre, qu’ils puissent échanger par des mots, car la parole n’a pas pour vocation de créer l’amour, mais la division et la haine, la parole sépare à mesure qu’elle se produit, alors qu’un informe babillage amoureux, semi-linguistique, parler à sa femme ou à son homme comme l’on parlerait à son chien, crée les conditions d’un amour inconditionnel et durable. ».

"Libération" au sens de journal quotidien (p. 107) : « Le journal "Libération" à l’époque n’était pas encore uniquement lu par les intermittents du spectacle mais aussi par une partie (quoique décroissante) de leur public. ».

Bluff intellectuel (p. 108) : « J’aurais été bien incapable de travailler dans ce domaine mais j’en savais bien assez en génétique pour tenir tête à n’importe quel bobo, fût-ce un bobo instruit. ».

Maurice Blanchot (p. 109) : « Le pire sans doute fut une lecture d’une heure de Blanchot pour France Culture, jamais elle n’aurait soupçonné me dit-elle l’existence de merdes pareilles, c’était stupéfiant me dit-elle qu’on ose proposer au public de telles conneries. Je n’avais pour ma part aucune opinion sur Blanchot, je me souvenais juste d’un amusant paragraphe de Cioran dans lequel il explique que Blanchot est l’auteur idéal pour apprendre à taper à la machine, parce qu’on n’est pas "dérangé par le sens". ». Et (p. 121) : « Elle en vint à des solutions de désespoir comme se lancer pour le compte de France Culture dans l’enregistrement d’une série de CD de Maurice Blanchot, elle tremblait de plus en plus en me racontant ça, elle me regardait avec des yeux fous et rongeait littéralement son os à moelle. ».

À la pointe de l’innovation (p. 111) : « Le porno a toujours été à la pointe de l’innovation technologique, comme l’ont d’ailleurs déjà fait remarquer de nombreux essayistes, sans qu’aucun ne s’avise de ce que cette constatation avait de paradoxal, parce qu’après tout la pornographie est quand même le secteur de l’activité humaine où l’innovation tient le moins de place, il ne s’y produit même absolument rien de nouveau, tout ce qu’on peut imaginer en matière de pornographie existait déjà largement à l’époque de l’antiquité grecque ou romaine. ».

Un consensus philosophique (p. 116) : « J’avais décidément peu d’appétit pour les possessions terrestres ; ce qui, aux yeux de certains philosophes grecs (épicuriens ? stoïciens ? cyniques ? un peu les trois ?) était une disposition mentale très favorable ; la position inverse, me semble-t-il, avait rarement été soutenue ; il y avait donc, sur ce point précis, consensus chez les philosophes, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. ».

Vingtième arrondissement (p. 119) : « Comment un serveur dans un bistrot du 20e ne serait-il pas un peu chamane, voire un peu psychopompe ? ».

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Le capital et le travail (p. 135) : « Ainsi, une seule opération immobilière avait suffi à son père à gagner largement davantage que ce que le mien avait mis quarante ans à péniblement amasser (…), l’argent n’avait jamais récompensé le travail, ça n’avait strictement rien à voir, aucune société humaine n’avait jamais été construite sur la rémunération du travail, et même la société communiste future n’était pas censée reposer sur ces bases, le principe de la répartition des richesses était réduit par Marx à cette formule parfaitement creuse : "À chacun selon ses besoins", source de chicaneries et d’ergotages sans fin si par malheur on avait tenté de la mettre en pratique, heureusement cela ne s’était jamais produit, dans les pays communistes pas davantage que dans les autres, l’argent allait à l’argent et accompagnait le pouvoir, tel était le dernier mot de l’organisation sociale. ».

Maturité professionnelle (p. 140) : « Le pire est qu’à quarante-six ans je m’apercevais que j’avais eu raison à l’époque, les filles sont des putes si on veut, on peut le voir de cette manière, mais la vie professionnelle est une pute bien plus considérable, et qui ne vous donne aucun plaisir. ». Aussi (p. 148) : « Les années d’études sont les seules années heureuses, les seules années où l’avenir paraît ouvert, où tout paraît possible, la vie d’adulte ensuite, la vie professionnelle n’est qu’un lent et progressif enlisement, c’est même sans doute pour cette raison que les amitiés de jeunesse, celles qu’on noue pendant ses années d’étudiant et qui sont au fond les seules amitiés véritables, ne survivent jamais à l’entrée dans la vie adulte, on évite de revoir ses amis de jeunesse pour éviter d’être confronté aux témoins de ses espérances déçues, à l’évidence de son propre écrasement. ».

Le droit (p. 147) : « Ces questions d’un formalisme juridique exaspérant occupaient une part croissante de mon temps, il fallait sans arrêt "être dans les clous", par rapport à quoi je ne l’ai jamais vraiment su, il n’y a certainement aucun autre secteur de l’activité humaine qui dégage un ennui aussi total que le droit. ».

Le bonheur amoureux (p. 158) : « Dès qu’elle m’apercevait, traînant mon "bagage cabine" sur ses pitoyables roulettes, elle courait vers moi, elle courait le long du quai, elle courait de toutes ses forces, elle était à la limite de ses capacités pulmonaires, alors nous étions ensemble et l’idée de la séparation n’existait pas, n’existait plus, cela n’aurait même eu aucun sens d’en parler. J’ai connu le bonheur, je sais ce que c’est, je peux en parler avec compétence, et je connais aussi sa fin, ce qui s’ensuit habituellement. ».

Le rêve et l’amour (p. 165) : « Je garde de cette période un souvenir étrange, je ne peux la comparer qu’à ces moments rares, qui ne se produisent que lorsqu’on est extrêmement apaisé et heureux, où l’on hésite à basculer dans le sommeil, se retenant à l’ultime seconde, tout en sachant que le sommeil qui va suivre sera profond, délicieux et réparateur. Je ne crois pas faire erreur en comparant le sommeil à l’amour ; je ne crois pas me tromper en comparant l’amour à une sorte de rêve à deux, avec il est vrai des petits moments de rêve individuel, des petits jeux de conjonctions et de croisements, mais qui permet en tout cas de transformer notre existence terrestre en un moment supportable, qui en est même, à vrai dire, le seul moyen. ».

Asociabilité (p. 173) : « J’avais bien compris, déjà à cette époque, que le monde social était une machine à détruire l’amour. ».

Le bonheur comme appât de Dieu (p. 181) : « Bien sûr il y a des exceptions, il y a forcément des exceptions, la possibilité du bonheur devait subsister ne fût-ce qu’à titre d’appât. ».

Séparation amoureuse (p. 184) : « Mon cerveau travaillait lentement, brumeusement, à chercher une formule (…). Rien ne me paraissait adéquat, approprié. Le lendemain elle continua à pleurer en rassemblant ses affaires, pendant que je me creusais la tête pour trouver une formule adéquate, à vrai dire j’ai passé les deux ou trois années qui suivirent à chercher une formule adéquate, probablement même est-ce que je n’ai jamais cessé de chercher. ».

Fin de vie (p. 188) : « La plupart des mourants (c’est-à-dire, à part ceux qui se font euthanasier vite fait bien fait dans un parking ou une salle dédiée) organisent une sorte de cérémonial autour de leur trépas ; ils souhaitent revoir, une dernière fois, les personnes qui ont joué un rôle dans leur vie, et ils souhaitent leur parler, une dernière fois, pour un temps variable. ». Soins palliatifs (p. 188) : « Les unités de soins palliatifs (…) traitent ces demandes avec compétence et humanité, ce sont des gens admirables, ils appartiennent au contingent faible et courageux de ces "petites personnes admirables" qui permettent le fonctionnement de la société dans une période globalement inhumaine et merdique. ».

Libre-échangisme (p. 249) : « Je me rendais compte que j’avais été confronté, en effet, à de bien étranges superstitions de caste. Mes interlocuteurs ne se battaient pas pour leurs intérêts, ni même pour les intérêts qu’ils étaient supposés défendre, ça aurait été une erreur de le croire : ils se battaient pour des idées ; pendant des années j’avais été confronté à des gens qui étaient prêts à mourir pour la liberté du commerce. ». Conclusion (p. 251) : « Qui étais-je pour avoir cru que je pouvais changer quelque chose au mouvement du monde ? ».

Stigmatisation ? (p. 270) : « Deux Arabes qui se ressemblaient tellement qu’ils devaient être jumeaux, et dont le look salafiste était si outré qu’ils étaient probablement inoffensifs. ».

Surenchères et relativité (p. 282) : « C’était une autre pathologie, une autre histoire, et je me recouchai presque rasséréné tant il est vrai que nous rassure, au milieu de nos drames, l’existence d’autres drames, qui nous auront été épargnés. ». Aussi (p. 308) : « Une ambiance de catastrophe globale allège toujours un peu les catastrophes individuelles, c’est sans doute pour cette raison que les suicides sont si rares en période de guerre. ».

La lecture exhaustive des journaux (p. 293) : « C’était un lecteur exhaustif, il en existe, j’avais connu des gens comme ça, qui ne se contentent pas des gros titres, des déclarations d’Édouard Philippe ou du montant du transfert de Neymar, ils veulent aller jusqu’au fond des choses ; ils sont le fondement de l’opinion éclairée, le pilier de la démocratie représentative. ».

Et pan dans les dents de la SNCF (p. 307) : « La SNCF était une des entreprises dont j’aurais assisté, de mon vivant, à la faillite et à la dégénérescence complètes. Non seulement l’horaire indicatif devait aujourd’hui être considéré comme une pure plaisanterie, mais toute notion de restauration semblait avoir disparu des trains Intercités, ainsi que tout projet d’entretien du matériel, les sièges, lacérés, laissaient échapper une bourre opaque (…). ».

L’enfer urbain (p. 312) : « Il y avait eu l’invention de la ville et son corollaire naturel, la solitude, auquel seul le couple pouvait vraiment offrir une alternative. ».

Analyses médicales (p.315) : « Lorsqu’un médecin vous dit qu’il a remarqué quelque chose de bizarre dans vos résultats d’analyse, on devrait au moins être traversé par une inquiétude ; ce n’était pas mon cas. ».

Confusions politiques (p. 322) : « Je la rallumais un peu après huit heures, les débats de "Politique matin" m’aidaient indiscutablement à me laver, au vrai je ne pouvais prétendre en avoir une compréhension parfaite, je confondais constamment La République en marche et la France insoumise, de fait ça se ressemblait un peu, les deux appellations avaient en commun de dégager une impression d’énergie presque insupportable, mais c’était cela, justement, qui m’aidait. ».

Pudeur (p. 326) : « Il y a des moments où la pudeur cède, parce qu’on n’a simplement plus les moyens de la maintenir. J’en étais là. ».

Goethe (p. 333) : « Ce vieil imbécile de Goethe (l’humaniste allemand tendance méditerranéenne, l’un des plus sinistres radoteurs de la littérature mondiale). ».

Littérature comparée (p. 335) : « Une minette aurait pu rendre raide dingue Thomas Mann ; Rihanna aurait fait flasher Marcel Proust ; ces deux auteurs, couronnements de leurs littératures respectives, n’étaient, pour le dire autrement, pas des hommes honorables, et il aurait fallu remonter bien plus haut, au début du XIXe siècle sans doute, aux temps du romantisme naissant, pour respirer un air plus salubre et plus pur. Encore cela pouvait-il se discuter, cette pureté, Lamartine n’était au fond qu’une sorte d’Elvis Presley, il avait la capacité par son lyrisme de faire craquer les gonzesses, au moins ces conquêtes furent-elles gagnées au nom du lyrisme pur, Lamartine se déhancha avec davantage de modération qu’Elvis, enfin, je le présume, il faudrait pouvoir examiner des documents vidéo inexistants à l’époque, mais cela n’avait pas une importance énorme, ce monde de toute façon était mort. ».

Bon ou mauvais contribuable (p. 343) : « Je ne me voyais pas laisser un héritage (à qui d’ailleurs, à l’État ? la perspective était suprêmement déplaisante), il fallait donc que j’augmente le rythme de mes dépenses, c’était pire que mesquin c’était franchement minable, mais la perspective de mourir avec de l’argent sur mon compte, je ne pouvais pas la supporter. ».

Mort dans l’âme (p. 346) : « La mort, cependant, finit par s’imposer, l’armure moléculaire se fendille, le processus de désagrégation reprend son cours. C’est sans doute plus rapide pour ceux qui n’ont jamais appartenu au monde, qui n’ont jamais envisagé de vivre, ni d’aimer, ni d’être aimés ; ceux qui ont toujours su que la vie n’était pas à leur portée. Ceux-là, et ils sont nombreux, n’ont, comme on dit, rien à regretter ; je ne suis pas dans le même cas. J’aurais pu rendre une femme heureuse. Enfin, deux. ».

Bonne lecture.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 février 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Houellebecq a 65 ans.
Lecture de la lettre de Michel Houellebecq sur France Inter (fichier audio).
Michel Houellebecq écrit à France Inter sur le virus sans qualités.
5 ans de Soumission.
Vincent Lambert au cœur de la civilisation humaine ?
Vivons tristes en attendant la mort !
"Sérotonine" de Michel Houellebecq.
Sérotonine, c’est ma copine !

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62 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 26 février 09:09

    Je ne suis pas forcément fan de Houellebecq, mais il faut quand même admettre qu’il est l’auteur des plus belles fulgurances d’esprit sur notre époque, et qu’il écrase tous les blaireaux de plateaux TV lécheurs de gamelle.

    Je signale en passant, qu’il faut voir ses interviews et ses conférences faites à l’étranger, il ne semble pas avoir le même comportement qu’avec le public français.


    • ETTORE ETTORE 26 février 09:44

      B.O.F !


      • Laconique Laconique 26 février 09:46

        Houellebecq est très drôle parfois :

        « C’est en 1987 que les premiers ateliers d’inspiration semi-religieuse firent leur apparition au Lieu. Naturellement, le christianisme restait exclu ; mais une mystique exotique suffisamment floue pouvait – pour ces êtres d’esprit au fond assez faible – s’harmoniser avec le culte du corps qu’ils continuaient contre toute raison à prôner. (…) On eut le spectacle d’un intérêt de plus en plus vif pour l’astrologie, le tarot égyptien, la méditation sur les chakras, les énergies subtiles. »

        Les Particules élémentaires (1998)


        • Gollum Gollum 26 février 09:53

          @Laconique

          C’est effectivement assez pathétique de la masse prête à tous les délires mais pas plus que vos délires à vous sur la Vierge Marie hein... smiley


        • Laconique Laconique 26 février 10:11

          @Gollum

          Vous avez vu ? La Vierge a fait fuir Mélusine. Un vrai exorcisme ! Ce que vous n’avez pas pu faire en plusieurs années de labeur acharné, un simple article sur la Vierge a réussi à le faire.


        • Gollum Gollum 26 février 10:13

          @Laconique

          Voui... Incroyable ! smiley

          Même moi je n’ai pas osé trop intervenir et me moquer... Le début de la conversion peut-être ? smiley

          Rien n’est impossible à Dieu. smiley


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 février 16:56

          Laconique. A bon, la vierge m’a fait fuir. Disons plutôt que je n’étais pas au RDV. Houellebecq n’échappe pas à la question religieuse. Chacun selon son intuition. 

          Wikipédia : OUELLEBECQ se méfir surtout de l’ISLAM. « Il est hanté par le spectre de la disparition de la religion. Houellebecq ne croit pas en Dieu. Mais il affirme qu’aucune société ne peut survivre sans religion sous peine de suicide car, avec la famille, la religion répond à une nécessité sociologique essentielle qui est de relier les hommes et de donner un sens à leur existence. D’où son désespoir : l’idée d’un grand vide...

          C’est la raison pour laquelle il s’est tellement intéressé aux religions sans Dieu transcendant que Pierre Leroux ou Auguste Comte avaient espérées au xixe siècle. Il faut relire Les Particules élémentaires pour voir cela et certaines parties de La Carte et le Territoire. J’ignore les raisons de l’hostilité à l’islam qui semblent lui être personnelles, mais il a plusieurs fois affirmé son hostilité à tout monothéisme. Dans cette perspective, l’islam est la religion la plus transcendante. Plus les hommes imagineront un Dieu qui est absolu, plus tyrannique sera sa loi. D’où sans doute le titre, Soumission44. ». Mais Houellebecq n’aime pas les psychologues. A prendre ou à laisser. 


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 février 17:04

          @Laconique Ne te figure pas être sage. Tiens, c’est étrange, mais cette nuit, j’ai rêvé qu’une chouette blanche prenait le petit déjeuner avec moi. Et en plus elle causait. Pallas Athéna.....La question se pose. La vierge Marie a-t-elle remplace Aphrodite ou Athéna ? La vierge étant plus proche de la compassion et Athéna de la justice et de la sagesse...... A bien y réfléchir, je préfère Athéna. 


        • Étirév 26 février 09:50

          « Houellebecq a 65 ans : vivons tristes en attendant la mort ! »
          Houellebecq aussi « optimiste » et « équilibré » que Schopenhauer.
          Il n’est pas surprenant, dit Bernard de Montréal (La Genèse du réel), que l’homme moderne, malgré sa science, soit plus moyenâgeux que l’homme du passé. Comme les dieux n’ont pas été remplacés par sa réalité moderne, l’homme est sans source et sans identité, limité à sa vie matérielle et la mort qui l’achève.


          • velosolex velosolex 26 février 15:23

            @Étirév
            Il y avait un truc que possédait l’homme du moyen âge et qu’on a perdu, c’’est la ferveur. Quasi extatique d’ailleurs quand on lit la poésie de geste, les récits de Compostelle, ou des compagnons faisant leur tour de France. 
            Alors je ne vois pas trop ce qui nous rapproche de l’homme du moyen âge, qui ne voyait la vie que comme une série d’épreuves préparant la vie future.
            Pas un mythe, car là aussi la parole donnée, l’engagement solennel, la peur du parjure ou de l’excommunication, de mourir sans les sacrement sont omniprésents
            Houellebecq fait œuvre de sociologue en faisant effet miroir du monde actuel. J’en vois pas trop d’autres qui ont ce talent, de nous suggérer qu’un autre monde était possible


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 26 février 16:39

            @velosolex Bonjour, hier, il y avait une excellent article dans La LIBRE. LE monde est devenu laid. Faisant référence au cages à poules dans lesquelles s’entassent les humains. N’aimant pas trop la laideur. Je ne vois pas de raison à en remettre une couche. Où est le bec me débecte.... et cela restera ainsi. Le beauté sauvera le monde : https://www.pavillon-arsenal.com/fr/et-demain-on-fait-quoi/11637-seule-la-beaute-pourra-soigner-le-monde.html


          • Attila Attila 26 février 09:55

            Et Rakoto, qui va lui clouellebecq ?

            .


            • jocelyne 26 février 11:17

              La photo est éloquente ! le mec bourré à 7g sa clope va le bruler et la cendre tomber dans le verre. Mais je reconnais avoir aimé pas mal de ses livres comme les particules élémentaires.


              • Hurricane Hurricane 26 février 11:52

                Soyons joyeux au contraire et rions jusqu’ à chasser les covid des poumons :

                Dans notre coin , nous avons un cas abracadabrantesque concernant le genre du nom d ’ une famille, inlucidable si on veut inclusiviser , genrer , démasculer , féminiser , unisexiser , comme c est la mode : 

                Une famille du nom de Gouin est tiraillée par ces nouveaux genres masculins et féminins ; la femme de Mr Gouin refuse de laisser le masculin l’ emporter sur le féminin et comme elle a pris le nom du mari elle voudrait bien grâce à l’ écriture inclusive rajouter un « e » à Gouin .

                Mais c ’est là que çà se corse , si le « e » touche le « n » de Gouin , çà donne Gouine et çà prend une tournure homophobe .

                Si le « e » est dissocié du nom en intercalant un point entre le « n » et le « e » , çà risque d ’ avoir une incitation à connotation homophobe déguisée .

                Alors que faire ? si un expert en écriture genrée trans bi LGBT peut nous aider afin que nous puissions résoudre ce problème épineux sans être pénalement poursuivi pour incitation à la haine homophobe , nous le remercions d ’ avance .


                • Attila Attila 26 février 11:58

                  @Hurricane
                  Être le mari de madame Gouin.e, lesbien raisonnable ?

                  .


                • pallas 26 février 13:39
                  Sylvain Rakotoarison,

                  .

                  Bonjour,

                  Allons un peut de sérieux, ce pays n’est qu’a l’image de ces habitants, «  »médiocre«  »« .

                  Vénérer »Iblis« , ce prosterner devant lui, il ne fallait pas s’attendre à des lendemains joyeux.

                  C’est comme les francs maçons qui vénèrent »Lucifer".

                  C’est juste un détail, Iblis et Lucifer veulent détruire l’humanité, je dit ça, mais je dit rien, ils ne s’ent cachent meme pas.

                  La france est devenu le royaume des chiens, bien plus dangereux que le Pakistan.

                  Ce pays devenu un trou à rat, considérer comme tel part la plupart des nations de la planete.

                  Soyez heureux, car le néant est la destinée.

                  De pleurer vous pouvez, le pire est à venir, il ni a pas de sauveur cette fois

                  Salut


                  • Hurricane Hurricane 26 février 14:35


                    Comment en sommes nous arrivés là ? 

                    C est simple ! 

                    Peuple de niais naifs bisounours qui , pendant des décennies ont dénigré , caricaturé , calomnié et appelé à faire front contre J. M Le Pen et tous ceux qui pensaient comme lui , qui avaient annoncé quarante ans avant tout le monde tout ce qui allait nous arriver aujourd hui , en le traitant de tous les noms slogans gauchistes : « facho réac , raciste ... » et en courbant l ’ échine devant nos envahisseurs bien contents et même très étonnés de notre degré de couardise et de nous voir collaborer à tous les malheurs qu ’ ils nous importaient .

                    Aujourd’ hui le tribun FN doit savourer sa victoire et se régaler de nous voir tous , courbés sous les coups de couteaux et tirs de mortiers , continuer à nier l ’ islamo gauchisme , l’ insécurité record , fantasme selon la carpette Moretti le ministre people des plateaux télés , de l’ injustice et de l ’ insécurité organisée en faveur des islamistes délinquants maghrébins arabes noirs , nos remplaçants , qui , actuellement détiennent un palmarès criminel terroriste impressionnant sans que çà dérange sa conscience étant donné que le plan machiavélique macronien de destruction de la France auquel il participe , se déroule comme sur des roulettes ; du moment que la gamelle est bonne , le peuple peut crever .


                    • sirocco sirocco 26 février 18:14

                      @Hurricane

                      Dans la veine du tableau (plutôt réaliste) que vous dressez de la France d’aujourd’hui, on peut utilement lire les romans/essais de Laurent OBERTONE.


                    • Decouz 26 février 14:37

                      Il y a d’autres auteurs moins connus qui méritent le détour un peu dans la même veine :(site Babelio), parodie :

                      Kathleene  29 décembre 2010
                      Retour aux mots sauvages de Thierry Beinstingel

                      - X (nom de l’entreprise), bonjour, Eric, que puis-je pour votre service (préenregistré)
                      - Bonjour, je suis client chez vous et j’aimerais changer mon contrat.
                      - Nous allons regarder ensemble, vous êtres bien monsieur/madame/mademoiselle X ? Vous habitez bien numéro/num de rue/ville ? (page d’accueil en couplage téléphonie informatique)
                      - Oui c’est cela.
                      - Donc si j’ai bien compris vous souhaitez modifier votre contrat.
                      - Oui c’est cela.
                      - Vous bénéficiez en ce moment de notre offre Optimum plus, est-ce exact  ? (page « services du client », onglet « reformulation »)
                      - Oui c’est cela.
                      - Et que désirez-vous modifier mon sieur/madame/mademoiselle ? (page « services du client », question ouverte)
                      - Je trouve ma facture disproportionnée par rapport à ce que j’utilise
                      - Notre offre Optimum vous donne droit à. (énumartion des privilèges clients, page « services du cleint », onglet « argumentaire »). Etes-vous au courant de ces avantages ?
                      - ………
                      - Ai-je bien répondu à votre demande ?
                      - Oui
                      - Désirez-vous autre chose ?
                      - Non.
                      - X vous remercie de votre appel. Nous vous souhaitons, mon sieur/madame/mademoiselle une excellente fin de journée (page « savoir prendre congé », onglet « autre demandes », onglet « formules de politesse)
                      - X (nom de l’entreprise), bonjour, Eric, que puis-je pour votre service (préenregistré)
                      - Bonjour, je voudrais un renseignement.
                      - Nous allons regarder ensemble, vous êtres bien vous êtres bien monsieur/madame/mademoiselle X ? Vous habitez bien numéro/nom de rue/ville ? (page d’accueil en couplage téléphonie informatique




                      • ETTORE ETTORE 26 février 16:30

                        @Decouz

                        Eh oui, voilà la société....numérique.
                        Et encore, on n’as pas tout vu.
                        Quand ces foutus machines I.A nous enverrons balader, parce que nous ne sommes pas équipés de la puce de translation numérique, permettant la reconnaissance machine/homme....
                        Des esclaves volontaires, enchaînés à la facilité débilitante.


                      • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 26 février 14:45
                        « vivons tristes en attendant la mort ! »

                        C’est exactement ce que je lui reproche. Mais c’est dans l’air du temps. L’humour, la dérision et l’autodérision ne sont plus à la pointe du progrès.

                        Il devrai lire peut-être le livre « Les vieux ne parlent plus »


                        • velosolex velosolex 26 février 22:23

                          @Réflexions du Miroir
                          Brel parlait de quelque chose qu’il ne connaissait pas. C’est un mécanisme de défense. Finalement d’ailleurs, il a arrêté l’horloge avant l’heure. Il confondait « vieux », et « mort ». Hors bien des jeunes sont morts sans le savoir, alors qu’ils ne sont pas vieux. Il y a des vieux très réjouissants et qu’on oublie pas. Non, je ne parle pas de Franco et de ces vieux satrapes débiles accrochés à leur sceptre comme à un déambulateur. Ils portent leur vieillesse avec un tel aplomb qu’on imagine pas que c’était mieux auparavant pour eux. J’ai toujours été entouré de vieux. La vieille d’à coté qu’on allait voir gamin et qui nous filait des carambars. Son mari tout à fait éteint depuis 1918, une gueule cassée effrayante assis dans son fauteuil en osier, avec un cadre et ses médailles dedans. C’était le baptême du feu pour les nouveaux gamins qu’arrivaient dans le quartier. Les vieux de Brel, c’est juste un tableau académique. Ceux de Brassens sont bien plus vigoureux et réjouissants. Des mythes aussi peut être, mais tant qu’à les choisir je préfère ceux qui rigolent même avec un dentier. 


                        • Decouz 26 février 14:47

                          Aussi Aurélien Bellanger :« La théorie de l’information », c’est l« histoire à peine déguisée d’une des plus grandes fortunes de France, partant du minitel rone rose et d’association dans sex-shops, puis devenant un des leaders de la téléphonie.

                          https://www.babelio.com/livres/Bellanger-La-theorie-de-linformation/393260

                          Ou : »l’Aménagement du territoire"

                          https://www.babelio.com/livres/Bellanger-Lamenagement-du-territoire/623490

                          Il a d’ailleurs écrit sur Houellebcq :

                          https://www.babelio.com/livres/Bellanger-Houellebecq-ecrivain-romantique/194250


                          • Decouz 26 février 14:54

                            ce que j’ai mis plus haut n’est qu’une transcription fidèle des réponses des centres d’appels, la parodie est ici, à propos d’un client dans une boulangerie :

                            Kathleene  29 décembre 2010
                            Retour aux mots sauvages de Thierry Beinstingel

                            - Boulangerie Au Bon Pain, bonjour, que puis-je pour votre service ?
                            - Bonjour, je suis client chez vous et j’aimerais une baguette et deux croissants.
                            - Nous allons regarder ça ensemble. Vous êtes bien mon sieur/madame/mademoiselle X ? Vous habitez bien dans le quartier ?

                            - Oui, juste en haut de la rue.
                            - Donc, si j’ai bien compris, vous souhaitez acquérir une baguette et deux croissants.

                            - Oui, c’est cela.
                            - Désirez-vous profiter de notre pain à farine traditionnelle Optimum plus ?
                            - Oui, avec deux croissants, s’il vous plaît.
                            - Etes vous au courant de tous les avantages de notre farine Optimum plus ?
                            - Non, mais je viens surtout pour les croissants.
                            - C’est tout à fait possible, mon sieur/madame/mademoiselle. Je regarde les conditions de vente et je calcule votre prix - …

                            - Je peux vous proposer un prix total de deux euros quatre-vingt-neuf centimes. Êtes-vous d’accord avec notre offre ?*
                            - Et avec une baguette à farine Optimum confort, ça reviendrait à combien ?

                            - Je calcule cette nouvelle option
                            ……..
                            - J’effectue le nécessaire immédiatement. Ai-je bien répondu à votre demande ? Désirez-vous autre chose ?

                            - Non, ce sera tout.
                            - La boulangerie Au Bon Pain vous remercie. Nous vous souhaitons, mon sieur/madame/mademoiselle une excellente fin de journée.


                            • Xenozoid Xenozoid 26 février 15:06

                              @Decouz

                              c’est une vidéo(americaine) qui date déja(w vista), et le mec qui commande une pizza...... mais bon tres bon résumé,de ce qui se passe,la loi sur la vie privée est passé entre temps, et maintenant c’est impossible pour un « citoyen »lambda de cherchez les sources sans ce payer le mur de la protection de la vie privé,alors que tout le monde nous sort des chiffres et autre statistiques


                            • dixit dixit 28 février 00:57

                              @Decouz

                              Bonjour Mr Decouz,

                              Vous venez d’acheter une baguette et un croissant dans nos magasins.
                              prenez s’il vous plaît la peine de bien vouloir remplir ce questionnaire :

                              êtes-vous satisfait de votre achat de baguette ?
                              Pourquoi ?
                              êtes-vous satisfait de votre croissant ?
                              Pourquoi ?

                              Conseilleriez-vous notre baguette à vos amis ?
                              pourquoi ?
                              Conseilleriez-vous notre croissant à vos amis ?
                              Pourquoi ?

                              Souhaitez-vous vous abonner à notre bulletin journalier et faire de bonnes affaires chez nous ?
                              pourquoi ?

                              ..........................................
                              ..........................................


                            • biquet biquet 26 février 15:04

                              Bien remplir le tiroir caisse en surfant sur le pessimisme ambiant, visiblement il a trouvé le bon filon. Mais aucun SDF n’achètera un livre de Houellebecq.


                              • velosolex velosolex 26 février 15:09

                                Je n’avais jamais lu Houellebecq. J’ai trouvé « Serotonine », tout neuf, dans une ressourcerie pour 1 euro. Finalement, ça les valait. Si je vois le reste de l’œuvre, un jour ou l’autre, j’achèterai. Mais faut que je me presse tranquille, moi aussi j’’ai franchi la barre des sixty four, que John Lennon aura chanté sans jamais les atteindre. Jusqu’à là j’adore vieillir. On se fait moins avoir, et puis voilà que les flics ne vous arrêtent plus. On n’attend plus rien de vous. Evidemment c’est pas un age où il faut pas tourner autour des écoles, de peur d’être pris pour Fourniret. Quelques pères tranquilles en sont morts, lynchés par des abrutis. Sujet de livre ?

                                Le livre sonne juste ,désabusé mais pas trop. Tant qu’on a l’humour, aurait pu chanté Brel. L’humour est une forme d’amour décompensé. Houellebecq m’a remis dans des villes que je connais bien. La visite du centre commercial de Coutances, quasi extatique, est un petit régal, tout comme les relations avec le hoberot Normand, écrasé par la fatalité de l’agriculture intensive. Houellebecq apporte une vraie contribution à la défense des animaux, rendant un procés verbal implacable sur la réalité terrible des poulaillers industriels. Il sait de quoi il parle ; il a été ingénieur agronome. Franchement, le métier d’écrivain est plus facile. C’’est une façon de claquer la porte aux communs. Malgré son ton désabusé j’ai senti une grosse colère en lui. Mais les écrivains ne prennent pas leur fusil, comme les paysans peuvent le faire. ils peuvent régler leurs comptes avec un stylo, ou un traitement de texte.

                                Mais finalement, célèbres ou non, ayant une amante japonaise ou bretonne, nous vivons tous sous le même ciel, et les pieds sur la même terre qui prend l’eau. Les ressourceries offrent à mon avis mieux que les supermarchés une consolation à l’existence. C’est là que le hasard, mieux que les librairies, pour une raison que j’ignore, m’offre les meilleurs occasions de lecture . Tout à fait indépendamment du prix. Il semble que le « au petit bonheur la chance » soit un meilleur guide que le projet établi. J’avais déjà vérifié pour les voyages. Et aussi pour l’amour. Ce qui est la même chose. 


                                • chantecler chantecler 26 février 15:12

                                  @velosolex
                                  Joli !


                                • Passante Passante 26 février 15:26

                                  @chantecler
                                  rien ne vaut les envolées à velo...
                                  certain paragraphes de velo valent des pelletées de wellbec

                                  car je suis pas d’accord sur wellbec, je le trouve obéissant
                                  c’est terrible ce que je dis, je sais,
                                  mais obéissant dans le sens que ça correspond toujours à un geste retenu son attitude : non seulement je nivèle par le bas, mais je colère jamais jusqu’au bout, je ris jamais jusqu’au bout...
                                  merde alors !
                                  on dirait du céline
                                  mais en sortant d’un dîner avec pierre mauroy..

                                  donc wellbec c’est comme quelqu’un qui te dit « j’aurais été là »
                                  oui mais c’est pas de chance ! c’est pas la bonne époque ! regarde pourquoi..
                                  ok jeune homme, vous avez vot’ ticket à la main,
                                  vous avez volontairement raté le train à bon comte,
                                  vous êtes bien drôle, mais cela suffira-t-il ?


                                • CYRUS CYRUS 26 février 15:27

                                  @velosolex

                                  Un petit coup de main pour la pluralité ideologique du site ?
                                  https://www.agoravox.fr/commentaire5998162
                                  il s’ agit quand meme d’ un des fondateur 
                                  Merci d’ avance 


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 15:41

                                  @Passante
                                  Houellebecq c’est la haine a la portée des caniches ?


                                • Passante Passante 26 février 15:43

                                  @Aita Pea Pea
                                   smiley
                                  tu as toujours été (parfois très) méchant.


                                • @Aita Pea Pea

                                  C’est de la littérature pour dire aux beaufs et autres ratés qu’eux-aussi peuvent être des héros de littérature.


                                • Eric F Eric F 26 février 17:02

                                  @Philippe Huysmans, Complotologue

                                  « C’est de la littérature pour dire aux beaufs et autres ratés qu’eux-aussi peuvent être des héros de littérature »

                                  belle formule !

                                • velosolex velosolex 26 février 18:48

                                  @Aita Pea Pea
                                  Les caniches sont des chiens plus intelligents qu’il en ont l’air, une fois débarrassés de leurs mémés. C’est le thème de son roman. Envoyer tout valser, refuser de continuer à jouer le jeu social qui apporte son lot de consolations plus ou moins illusoires.
                                  Je crois qu’il y quelques milliers de personnes qui disparaissent ainsi chaque année. Ca me fait penser à pas mal de malades que j’ai connus, de toutes conditions sociales, en dehors des cas d’errances pathologiques, inhérents à certains psychotiques. (l’un deux une fois trouvé une gare, suivait les rails, et faisait plusieurs centaines de kms, la solution qu’il trouvait pour s’apaiser. Un autre qui tournait des heures sur un rond point avec sa bagnole ).
                                  Le pire, pour les déserteurs, c’est que leur départ parfois passe totalement inaperçu, dans ce monde soi disant connecté, mais où la dégringolade est l’exclusion peuvent être extrêmement rapides. 
                                  C’est beaucoup plus facile de parler du moyen âge que de notre époque actuelle, ou lois, interdits, religion, appartenance structurait les gens. Le village global où l’on peut aller se faire pendre ailleurs ne ressemble vraiment pas à la maison bleue de Le Forestier, et aux utopies passées. Le désenchantement du monde est là. Chacun bricole ses recettes pour s’en sortir au mieux. Le vélo, la coke, la littérature, le sex addiction ?
                                  J’ai pas vraiment senti la haine du genre humain dans ce bouquin. Il distille quelque chose d’atypique, entre déprime et colère devant l’état du monde, avec un certain humour. Comment ne pas retrouver quelque chose de notre impuissance ?
                                  J’avais des a priori contre cet auteur.
                                  C’est que je suis réactionnaire. Je supporte pas qu’on me dise quoi lire, ce qu’il faut lire à tout prix pour être moderne. Les piles de best of me foutent la nausée comme celles du foi gras à Noël. Mon fils m’a passé « Vernon subutex » de Virginie Despentes, et voilà aussi un livre sur les cabossés que j’ai croisés pendant des années à l’hôpital, un lieu de bouleversement pour ce qui y sont, et pour ceux qui y travaillent.


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 19:19

                                  @velosolex
                                  On sait toujours pas ce qu’est devenu notre François , le Villon ...


                                • velosolex velosolex 26 février 21:50

                                  @Aita Pea Pea
                                  Leo Perutz, un très bon auteur oublié, l’a retrouvé, dans « le judas de Leonard » une sorte de roman philosophique se passant en italie à l’époque de la renaissance avec Leonard de vinci dans le role principal. 
                                  Il fréquente les arvernes, les endroits mal famés. C’est qu’il a presque fini sa fresque de la scène, mais il lui faut un modèle pour composer les traits de Judas. 
                                  Ce ne sera pas Villon, mais il n’est pas loin....


                                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 22:04

                                  @velosolex

                                  Tu as lu Teule « je , François Villon » . Sinon je pense que ça te plaira . Villon c’est le poète qui m’accompagne depuis mon adolescence...pourquoi j’en sais rien . Les profs se disaient que le vieux français était rébarbatif , mais je savais un pe du picard.


                                • velosolex velosolex 26 février 22:38

                                  @Aita Pea Pea
                                  Brassens était subjugué aussi par la poésie du moyen âge. Je pense qu’il a puisé la ferveur et la truculence qui a fait sa renommée, et tout aussi la fraicheur, concomitante avec son extrême brutalité. . J’aime bien le moyen âge aussi pour ces raisons, et les thème de quête, d’illumination, de parole donnée, de ferveur intense. Tous ces gens étaient de vrais arbres de noël avec guirlande électriques. Je crois que j’ai plus ou moins vu encore ce monde en Asie dans les années 70, de l’autre coté du regard. Mais je crois que le smarphone les a abimé eux aussi
                                  Nous somme à coté des fantômes, cherchant la connexion, le mode d’emploi. Alors qu’eux avaient un guide. Pour un peu je leur envirai la religion extatique qu’ils avaient. Bien que je suis conscient de me lancer là sur un chemin épineux. Mais enfin ils étaient entourés de tant de mystères, qu’il fallait qu’ils se fassent un peu voyant, et qu’ils trouvent la lumière en eux. Le bien dire à cet époque est précieux, et tout à coup on se réaliser que le verbe est important et que le vers porte la parole vers la beauté, et la transfiguration. On a pas trouvé mieux depuis pour voyager. Et ceux qui rêvent de Mars, en dehors de chronique Martiennes de Bradburry n’ont rien compris. 
                                  Je viens de découvrir de très bons polars se passant au moyen âge. Cela rappelle " le nom de la rose d’umberto Ecco. Ca se passe aussi dans un monastère, avec une soeur enquêteuse intéressante. ( Elisabeth Frazer : Le conte de la novice, et autres.... 


                                • pemile pemile 26 février 22:52

                                  @velosolex « Je viens de découvrir de très bons polars se passant au moyen âge [...] Elisabeth Frazer »

                                  Margaret Frazer

                                  Moi, je viens de lire 1793, de Niklas Natt och Dag, c’est plus le moyen age mais faut se lever de bonne heure pour citer l’auteur !


                                • velosolex velosolex 26 février 23:11

                                  @pemile
                                  Merci de corriger. Les polars historiques et ethnologiques sont une consolation de l’existence. Ce Niklas m’a l’air prometteur. Je reviens sur la qualité littéraire de Perutz, qui écrivit « le cavalier suédois ». grand mathématicien, et amateur des théories du jeu, Perutz est un peu oublié. Le hasard, la force du destin, sont ces thèmes majeurs. 


                                • pallas 26 février 15:27

                                  Hurricane

                                  ,

                                  .

                                  Bonjour,

                                  Allons, les Africains sont bien plus intelligents que vous le pensez sa n’est pas des palefreniers.

                                  Le délire LGBT et autres machins, sont purement occidentaux.

                                  Ne reprochez pas aux autres vos propres fautes.

                                  De toute maniere la france n’intéresse personne, considéré comme un peuple de gueux et pédophile depuis les années 60.

                                  Sa en devient pathétique.

                                  ha ha ha ha

                                  Salut


                                  • microf 1er mars 12:52

                                    @pallas

                                    Bravo @Pallas pour la réplique.
                                    Je voulais lui répondre, mais en quelques mots vous avez tout dit, votre réponse suffit largement, merci.

                                    Visionnez ceci : Les africains sont vraiment bien plus intelligents que pensent certains.

                                    Une opportunité historique

                                    https://youtu.be/44Q1ZSF2TpA
                                     


                                  • ZenZoe ZenZoe 26 février 16:40

                                    Plusieurs crans au-dessus des autres écrivains français et leurs petits ronrons littéraires bien dans l’air du temps je dirai, avec une intelligence et un cynisme assez rassurants finalement. Un certain esprit français n’est pas mort.


                                    • velosolex velosolex 26 février 21:58

                                      @ZenZoe
                                      Trop d’écrivains qui ne veulent froisser personne, stigmatiser les discriminés. Ont peur d’être taxés politiquement incorrects, machistes, racistes, antiféministes, obscènes, etc...
                                      Au bout du compte ça les tigres accouchent de chatons, ayant peur de lever la patte, mais qu’on décore d’un beau ruban, et qu’ont prépare pour les prix littéraires, la grande affaire.
                                      La même chose partout dans la culture, et les arts. Alors évidement, même avec ses miasmes, Houellebecq et quelques autres, comme Despentes, amène de l’air pur


                                    • Passante Passante 26 février 22:07

                                      @velosolex
                                      non vous pouvez pas mettre despentes et houellebecq dans le même panier, pitié, quand même...


                                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 février 22:13

                                      l’effet du subutex .


                                    • velosolex velosolex 26 février 22:47

                                      @Passante
                                      Je ne renie pas le plaisir que j’ai pris à lire Despentes, qui s’est estompé tout de même après la moitié du deuxième tome, exploitant un peu trop le filon. Non, je ne la met sur le même plan que Houellebecq, bien sûr, mais l’itinéraire de son Vernon déjanté m’a paru intéressant. J’ai lu dernièrement « c’est le cœur qui lâche en dernier » et « graine de sorcière » de Margaret Atwood qui sont des récits percutants, flirtant avec les grand thèmes de la manipulation, et avec pas mal d’humour. 


                                    • pallas 26 février 18:26

                                      Bonsoir,

                                      Dans la religion Mycenienne, nul ne défie les Dieux.

                                      L’humain ce voulant pretre et apotre, ce trouve devant les 3 juges des Enfers.

                                      Le Hadès, ce royaume, même dans « L’Ancien Testament », nul ne peut le déranger.

                                      Nul Dieu ou Mortel ne peut y faire loi.

                                      Cette phrase est sacrée on ni déroge pas.

                                      ha ha ha ha ha ha

                                      Salut


                                      • Baron de Risitas PASCAL LE PRO 26 février 18:26

                                        Houellebecq c’est un peu le Maupassant de notre époque contemporaine, il laissera un témoignage aux futurs générations


                                        • velosolex velosolex 26 février 19:22

                                          C’est le premier livre de Houellebecq que je lis. Je sais, j’ai du retard ! ..Je ne ferais pas le poids auprès des spécialistes. Je l’ai digéré lentement. A mi -temps. Car Je lis souvent deux livres à la fois.
                                          Le deuxième, c’était « Middlemarch », un roman Victorien de George Eliott.C’était intéressant car les deux livres parlaient un peu de la même chose. Je ne parle pas de la sexualité, mais du malaise des campagnes. Dans Angleterre de 1830 il s’agissait de l’apparition du train dans le bocage, et des conséquences environnementales, humaines, et économiques .
                                          Presque deux siècles plus tard nous avons sous l’aire Houellebecquienne, un aperçu saisissant des effets du libéralisme qui a pris son élan au dix neuvième pour nous mener où nous en sommes.... L’intrigue amène l’auteur à nous présenter l’horreur de poulaillers industriels et d’exploitation animale, avec celle du paysan broyé en bout de chaine. On ne peut que le féliciter du travail d’artisan réussit à ce niveau. .
                                          Sylvain Tesson dans « Les chemins noirs » avait esquissé déjà, du bout de ses brodequins, l’horreur de ces diagonales du vide, qui allait déboucher sur la crise des gilets jaunes.
                                          Il y a des effets Céliniens certains chez Houellebecq, et de l’esbrouffe ! Allegro-Moderato... Ca d’étonne avec ceux Proustiens de George Eliott, très collé-monté, quoique inspirée. .
                                          Parfois de très belles pages un peu impressionnistes, après d’autres plutôt impressionnantes. le style de l’auteur est comme celle de la machine à laver, avec ces différents programmes. Mais enfin j’ai bien apprécié son hommage aux vaches Normandes. Quelqu’un qui apprécie autant les vaches ne peut tout de même pas être si mauvais et déglingué qu’il veut en donner l’air, revenu de tout et n’allant plus nul part qu’au bout de la nuit.
                                          Pour dire que je n’ai pas cru à ses menaces de passer à l’acte. Déjà qu’il n’avait pu appuyer sur la gâchette pour descendre un oiseau. Cela m’avait rassuré sur ses intentions futures.
                                          George Eliot parle aussi un peu du malaise des paysans, ces pauvres bougres dépendant alors d’un superviseur, présent surtout pour recevoir les fermages. En 2019 Lactalis semble bien le nouveau déterminant en lien avec la politique agricole qui a supprimé les quotas de lait.


                                          • velosolex velosolex 26 février 19:35

                                            Nous sommes passés là du refoulé baptiste aux excès de l’époque industrielle, amenant les pratiques décomplexées, psychotiques, mettant le corps et l’âme par vraiment dans le même lit. Entre la société du spectacle et celle du libéralisme exacerbé, la main libre du marché finalement pénètre partout, même dans les petites culottes, et lamine le sacré en le transformant en pornographie. Quand le héros se change en disparu sans laisser d’adresse, on présume qu’il veut se reconstruire. Mais il porte toujours son passé en lui. Peut être que le masque du covid en donnant un peu de mystère aux gens, et les mettant dans la même désespérance des limites, avec des obligations à la clé, les installant dans un périmètre, comme des moutons derrière une clôture, l’aurait peut être aidé.
                                            Il parait qu’il y a très peu de suicides pendant les guerres et les crises, rapport aux besoins fondamentaux dont la satisfaction exige toute l’énergie, et laisse peu de temps aux états d’âme. 
                                            Le héros, Florent-Claude, revenu de tout, sauf de la dépression, est tombé en pamoison dans le « Leclerc » de Coutances, à la recherche de ses bouteilles d’armagnac, ou de vodka, je ne sais plus très bien. A quoi bon aller au bout du monde, quand tout est proposé dans les rayons ?. De nombreuses visites au toubib, pour régler tant que bien que mal le taux de cortisone, la sérotonine, comme le carbu d’une bagnole.... Heureusement il tombe sur un bon toubib, un gars de son âge qui le comprend intuitivement. On comprend bien que l’humanité des hommes, et leur disponibilité font aussi bien que les antidépresseurs.
                                            Il y a un moment où même le sexe ne devient plus envisageable. Et ce n’est même pas un problème de mécanique, mais de concordance au monde. Son parcours d’homme libéré des obligations va tacher de retrouver la trace des femmes qui ont compté pour lui. Les rides n’arrangent pas l’affaire lors de ses retrouvailles, et il s’enfonce un peu plus dans la dépression. Reste Camille, devenue maintenant véto, en Normandie, qui elle n’a pas changé, quand il l’a voit la première fois, de loin, dans un café de Coutances
                                            J’ai regretté que Houellebecq ne profite pas du festival de Coutances, « jazz sous les pommiers » pour refaire une petite santé à son Florent-Claude, et offrir une petite promotion à ces belles journées.
                                            Il a bien utilisé son roman pour faire celle de l’eau de Volvic, du café Balungo , puis de la connexion SFR au moins par trois fois. L’eau de Volvic s’est vrai à elle très vite disparue, dés la page 2, au profit de boissons plus corsées.
                                            Son pote le hoberot normand, un « D’Harcourt » chez lequel il séjourne lui noie son chagrin dans la vodka dés le réveil, dans une aile de son château un peu déglingué. Ne pétant déjà pas trop le feu, hors par sa passion des armes, ce type issue d’un haute lignée aristocratique liée à Guillaume le Conquérant, est en type « pilote automatique » depuis que sa femme l’a largué pour s’acoquiner avec un pianiste virtuose.
                                            C’est un des meilleurs passages du livre. Les conseils de Florent Claude à son double, de se trouver une jolie jeune femme bien roulée et sachant faire des pipes, avant de se lever à six heures pour aller traire les vaches. Un modèle robuste comme une Mercedes, comme on en trouve sur le marché du net en Moldavie font sourire.
                                            La sexualité toujours semble le moteur pour évoquer la cause des brèches, chez ces quadras fatigués. On peut toujours trouver dans un roman ce qu’on cherche, et au delà des lignes décrypter d’autres vérités échappant même parfois à l’auteur.
                                            Le thème de la dépression a été traité par plus d’un qui c’est cassé la tête dessus. J’avais lu « la nausée » de Sartre. A 15 ans il m’était tombé des mains. « La chute » de Camus m’avait plombé. Au moins avec Sérotonine, je me suis bien amusé. Si on peut dire ainsi.


                                          • pallas 26 février 19:51
                                            Sylvain Rakotoarison,.

                                            Bonsoir,

                                            J’adorai que les cafards deviennent immortels, ainsi la torture serai elle aussi éternel.

                                            Devenir des poupées.

                                            Iblis est un enfant .......

                                            ha ha ha ha

                                            Salut


                                            • njama njama 26 février 21:06

                                              Il n’a pas l’air trop épanoui le Houllebecq quand on voit sa tronche (de cake)...

                                              Ça (me) questionne... ( pas que moi j’imagine)

                                              car quant à suivre un gourou... serait-il le bon spécimen ?


                                              • velosolex velosolex 26 février 23:04

                                                @njama
                                                "Il n’a pas l’air trop épanoui le Houllebecq quand on voit sa tronche (de cake)

                                                Il y a des types qui ont la lumière en eux et qui n’ont pas besoin de mettre une guirlande électrique sur leur visage, ou une rampe de lumière devant leur maison. 

                                                La bobine illuminée des animateurs TV berlusconien nous avait déjà prévenu. Comme ma mère l’avait fait, après la Fontaine : Faut pas se fier aux apparences. 

                                                Les voitures américaines des années 60 ont peut être disparu, mais certains ont accroché leur parechoc chromée à leur bobine. 
                                                Parfois quand ils sont fatigués du mensonge, au cours d’un crise de lucidité, ils se suicident. Une histoire à la Houellebecq


                                              • bertin 27 février 06:17

                                                Houellebecq collabore avec la répression secrète du Mind Control comme tous les VIP. C’est à cause de gens comme lui que notre société devient un enfer.

                                                https://ladictatureinvisible.wordpress.com/2020/12/19/repression-secrete-satellitaire-la-base-du-retour-du-fascisme/


                                                • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 27 février 07:52

                                                  https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/jura/les-poussieres-de-sable-du-sahara-etaient-porteuses-de-cesium-137-residu-d-anciens-essais-nucleaires-francais-1973641.amp?__twitter_impression=true&fbclid=IwAR3LdmgQj4t7fXG3CzbW9F-KMRbzH0DHvz6bH4dsNy4nonEZO4wkCHqzJH4

                                                  Les poussières de sable du Sahara étaient porteuses de Césium-137, résidu d’anciens essais nucléaires français

                                                  Et là que dit la constitution sur le sujet des poussières de Césium-137 que l’on prit dans la gueule ....

                                                  Où sont tous les imbéciles de la Raieme ?


                                                  • Hurricane Hurricane 27 février 09:10

                                                    A qui la faute ?

                                                    Au peuple uniquement qui a préféré continuer à veauter pour des pourris corrompus collabos immigrationnistes .

                                                    Le peuple a eu sa chance de se libérer de ces malfrats mafieux , il ne l ’a pas saisi par couardise , soumission et masochisme , tant pis pour eux , ils récoltent aujourd ’ hui tout ce que JMLE PEN avait annoncé , qu’ ils assument !

                                                    Peuple qui mérite tous ces crimes importés par les hordes arabos africaines migrants clandestins et autres « gentils invités »accueillis à bras ouverts par les ordures ripoublicaines pour saccager et détruire la France blanche catho hétéro .

                                                    Encore un grand bravo à J M Le Pen qui a été diabolisé pendant des décennies par les merdias fachos gauchistes et qui doit se régaler aujourd ’ hui devant sa télé quand il voit les faits divers criminels qu ’ il avait prévus , qui se déroulent quotidiennement chez nous en toute impunité , un beau retour de boomerang très mérité pour ce peuple d ’ abrutis qui aime les coups de fouet et va continuer à veauter pour ces traitres .

                                                    Comme doit se dire Macron en douce : « j adore quand un plan se déroule sans accroc » . Dans cette histoire terrible que subit ce peuple crétin , ce sera lui le grand vainqueur .


                                                    • Djam Djam 27 février 20:54

                                                      C’est mieux de lire un livre pour se faire une opinion... 

                                                      J’ai donc lu la totalité de « A la recherche... » de Proust, et les livres majeurs de Céline. Mon auteur préféré reste Hugo dont le style me scotche à chaque lecture, ses versifications plus particulièrement. Richard Millet, à un style d’une rare maîtrise, Paul Morand me stupéfie par sa puissance métaphorique, Hubert Haddad flirte avec le style poétique des grands auteurs japonais, Balzac est fascinant par la densité de son style et le génie de ses personnages... etc...

                                                      Houellebecq a le style de l’époque. Est-il un grand littérateur ? Je n’en suis pas certaine, mais je comprends, après l’avoir lu, qu’il plaise aux éditeurs majeurs de notre époque dépressive à souhait. J’ai donc lu également Sérotonine... qui m’a donné l’impression d’être le même bouquin que ses précédents, du moins le personnage principal qui est l’auteur lui-même, plus ou moins arrangé pour l’histoire.

                                                      Houellebecq est un dépressif lucide. C’est sans doute cela qui plaît. Il décrit notre monde à partir de son regard d’esprit perdu, perdant et déprimé. Contrairement à ce que semble penser l’auteur de l’article, Houellebecq n’écrit pas des « fulgurances », ou alors l’auteur n’a pas observé lui-même le monde avec lucidité. Houellebecq enfonce pas mal de portes ouvertes... Houellebecq est un pur produit « a-quoi-boniste ». 

                                                      En revanche, je suggère à l’auteur (et aux autres) de lire la poésie de Houellebecq parce que là, Houellebecq est beaucoup plus intéressant. Le style poétique  en prose libre  évoque Baudelaire... avec moins de génie, mais ça tient la route et ça procure des sensations... que ses romans ne procurent pas. 


                                                      • zygzornifle zygzornifle 28 février 09:17
                                                        vivons tristes en attendant la mort !

                                                        Pour certains ça commence déjà avec naissons tristes ....


                                                        • babelouest babelouest 28 février 12:31

                                                          Houellebecq me fait rire. J’habite à Niort, où je subis autrefois un collège digne des écoles disciplinaires. J’ai vu cette ville s’embellir (eh oui) au fil des années, mais après tout, à chacun ses goûts. J’y ai vécu l’un dans l’autre plus de la moitié de ma vie , et je ne me plains pas de cette ville.

                                                          A quatorze ans, j’ai tout de go reproché à mes parents de m’avoir fait naître : ambiance... presque soixante ans plus tard je ne regrette rien, que mes amis déjà disparus et dont je chéris la mémoire, amis d’enfance ou amis de l’âge très mûr, femmes ou hommes. C’est pourquoi sans doute mes enfants et d’autres amis m’ont conseillé d’écrire un livre décrivant tout cela. Ce que j’ai fini par faire. Je ne me targue pas pour autant de me considérer comme un écrivain : juste un pesant chroniqueur des moments heureux et malheureux d’une vie. Houellebecq restera-t-il comme un phare dans la littérature actuelle ? Seuls les Lagarde et Michard du futur pourront le dire s’ils ne sont pas cornaqués par un Pouvoir de plus en plus tâtillon.

                                                          Houellebecq ? autrefois furent mis en avant des Voiture qui ne pouvaient résister à l’usure des siècles. Il est vrai qu’aujourd’hui « on » ose toucher à Molière pour le rendre lisible. Quitte à en sciemment enlever tout le sel.... il est vrai que nos Grands Décidants se nourrissent d’une littérature anglo-saxonne simpliste, dont les anciens d’Oxford se détournent.

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