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Accueil du site > Culture & Loisirs > Étonnant > Du Maquereau à la Morue

Du Maquereau à la Morue

La langue française n’en finit pas de nous étonner.

Ainsi quid du Maquereau, ce poisson à robe chatoyante, nom attribué aussi à ceux qui font commerce de l’amour… ou du Merlan, dont les coupeurs de cheveux en 4 se voient qualifiés du même nom ?

Quelle malédiction a donc frappé ces poissons, dont les noms se voient attribués à d’autres destinations, comme par exemple les sardines que l’on retrouve sur les épaules d’un militaire pour signifier son grade (lien)…ou qui servent à arrimer les toiles d’une tente. lien

Mais les sardines ne sont pas un cas isolé.

Sur l’antenne de France Culture, Jacques Munier à proposé quelques pistes de réflexion pour tenter de comprendre les raisons qui font donner le nom de poissons à des métiers plus ou moins respectables. lien

Il cite René-Louis Doyon, qui s’étonne de cette constante diffamation que subit le maquereau, ce poisson dont la robe est « si azurée, si ocellée, si gracieuse..  »

Pour certains, si on a osé donner le nom de maquereau aux proxénètes, ce serait par une déformation du mot Makelaar, qui signifie entremetteur en néerlandais, mais cette explication est contestée par d’autres qui y voient une influence berbère, pour laquelle un caïd est appelé un mak (voire un mek), qui se serait décliné en makereau… un peu tiré par les arêtes, d’autant que pour les berbères le « mec des mecs » ne serait d’autre que Dieu.

Ce qui est troublant, c’est que la racine arabe MKR exprime la ruse, la tromperie, dont est issu l’adjectif Makir, au pluriel « makara » qui signifie « astucieux, déloyal, escroc… », et qui aurait donné naissance au mot castillan « macarra  ».

Pour d’autres, l’origine remonterait au Moyen-âge.

« Maquereau  » serait attribué aux hommes, maca (maquerelle pour les femmes), et « mac » ne serait qu’une abréviation, avec la même origine que le mot « maquillon », ou « maquignon » dont le métier était, comme on le sait, celui de marchand de bétail, et les mots « maquerel ou maquereau » en seraient la déclinaison logique.

Ce qui serait conforté par le verbe « maquar », d’origine hébraïque, qui signifie « vendre », « trafiquer, voire même marier »…que l’on retrouve dans le « mercator » d’origine latine que nous avons traduit aujourd’hui par « Marchand  », y compris « Mercure », dieu des trafics, des voleurs, et du coup des proxénètes et des maquereaux…

A noter que le verbe « maquar  » a donné naissance à « maquer  »…

Il reste d’autres possibilités, puisque les espagnols utilisent le mot « macarra » pour désigner un homme violent, vulgaire, malfaiteur, proxénète…mot que l’on retrouve par filiation dans notre sud ouest, puisque le mot occitan « macarel » est aujourd’hui un juron assez fréquent.

On est donc bien loin de l’explication classique qui aurait fait donner au proxénète, le nom de maquereau, le poisson, l’un comme l’autre étant réputé pour son « habit » rutilant, coloré…et tout comme le poisson, tacheté.

Mais ce n’est pas tout.

Que dire du « Barbeau » autre poisson, qui désigne aussi en argot un vieux proxénète ?

On retrouve là aussi pour ce poisson/proxénète, l’origine arabe, puisqu’il signifie aussi « toucher avec la main  » mais aussi « qui se termine en saillie…excroissance, proéminence » et on est fondé à y trouver une explication, même si elle peut être jugée scabreuse. lien

Mais là aussi, il y a d’autres solutions : l’origine serait le poil, ou plutôt la barbe, puisque l’on sait que le poisson en question possède des barbillons, 2 aux coins de la bouche, et 2 autres au museau, ce qui aurait donné le sens de proxénète au 19ème siècle, arborant souvent une petite moustache. lien

Ce qui expliquerait qu’en argot, Barbe désigne un souteneur, mais faut-il rapprocher cette barbe d’un autre mot d’argot « barbu  » qui, comme on le sait désigne les poils qui couvrent le sexe de la femme, et par extension, le sexe lui-même, ce qui est peu flatteur pour celui-ci ? lien

Du maquereau, ou du barbeau, au merlan, il n’y a qu’une nageoire à franchir, puisque ce poisson désigne aussi non seulement un proxénète, mais aussi un coiffeur…ou le poil refait donc son apparition.

La aussi, il faut faire appel à l’argot, puisque « se faire gober le merlan » serait une expression sexuelle pour signifier une fellation…sans rapport peut être avec ceux qui « roulent des yeux de merlan frit » afin d’obtenir d’éventuelles faveurs. lien

Mais l’origine du mot « merlan » donné à nos coiffeurs viendrait du poudrage des perruques, afin de masquer la crasse.

Elles étaient parfumées et contenaient de l’amidon, et les coiffeurs vaporisaient leurs clients, saupoudrant leurs coiffures de cette farine, tout comme on fait pour les merlans avant de les plonger dans la friture. lien

Pour être tout à fait complet, rappelons que le « merlan  », tout comme la poire, ou la surprise, est une pièce très recherchée par les amateurs de fondue bourguignonne, issu pour le merlan des membres postérieurs du bœuf. lien

On ne peut pas échapper non plus au mot « Morue  » qui au-delà du poisson cher à nos voisins portugais, désigne aussi une « femme de mauvaise vie  » et une des explications données serait issu de la vie des Halles, lieu ou naissaient de nombreux jurons, dont celui de « morue  » aux antipodes de celui qui est « frais comme un gardon  »…lien

Il est amusant de noter que les mots « Maquereau » et « Merlan » désignent aussi un outil dont se servent les fabricants de bijoux et autres joailliers…faut-il en déduire que ces maquereaux, et autres merlans, couvriraient de bijoux leurs morues ? Leurs mères maquerelles ?

Et quid du thon, expression qui désigne aussi une femme peu séduisante, sur laquelle je ne m’étendrais pas… lien

Quant à la «  baleine  », que Bérurier, le gargantuesque comparse de San Antonio, a délicatement attribué à sa chère et tendre épouse en raison de sa corpulence notoire (lien) outre qu’elles sont l’armature des parapluies, elles sont aussi l’armature des corsets, destinés à donner à ces « baleines » une éventuelle taille de guêpe, et elles doivent leur nom au fait qu’elles étaient fabriquées auparavant avec des fanons de baleine, provoquant au passage un joli télescopage. lien

N’oublions pas les « requins de la finance » dont notre président actuel avait un temps prétendu qu’ils étaient son adversaire, avant de pactiser avec eux, une fois élu. lien

Le seul qui parvient à tirer son arête du jeu est le Dauphin, puisqu’il s’agit d’un rejeton royal, dont le titre est issu de la région du Dauphiné, dans laquelle j’ai l’honneur de séjourner comme un poisson dans l’eau.

En effet l’héritier du Roi, avait pris ce nom, car en 1349 il avait hérité du Dauphiné, donnant par la suite ce nom aux héritiers de chaque Roi…sauf qu’en réalité, ce mot n’a aucun rapport avec le poisson du même nom, car il viendrait de la déformation de 2 mots Celtes « Dol  » ou « Del  » signifiant « territoire » et « Phin » signifiant « souverain ». lien

Afin de ne pas finir en queue de poisson, il faut évoquer aussi le Hareng, qui signifie aussi en argot le proxénète, mais il est amusant de noter qu’il désigne aussi le gendarme…de là à tirer des conclusions hâtives…autant que délicates, il ne faudrait pas s’y risquer. lien

Car si ces derniers ont mission de « serrer » (enfermer pour ceux dont la pratique de l’argot n’est pas familière) les premiers, une fois les proxénètes en taule, ils n’y seront peut-être pas serrés comme des harengs.

Je ne voudrais pas leur « porter la poisse », qui, pour une fois n’aurait pas de lien avec le poisson, même si la poix était à l’origine destinée à coller, ce que permettait aussi la colle à poisson. lien

En effet cette poix, portée à ébullition, qui servait aussi à se défendre des assaillants d’un château, était réalisée avec de la résine de pin, de sapin, ou de goudron de bois. lien

Cette mixture brulante et poisseuse collait à la peau, faisant subir aux assaillants des blessures définitives, et douloureuses comme on s’en doute.

Mais pour revenir aux morues, et autres maquereaux, est-il sérieux de prendre sur le ton de l’humour un sujet si controversé que certains veulent « le plus vieux du monde », et qui fait débat aujourd’hui entre ceux qui veulent punir « le client », ceux qui veulent s’en prendre à « la tentatrice », et ceux qui voudraient surtout s’en condamner le maquereau, rappelant par quelles manipulations cruelles, et inhumaines, ces tristes personnages parviennent à avilir une femme, afin d’en faire une marchandise. lien

Sur ce chapitre, faudra-t-il rester muet comme une carpe, ce poisson très discret, malgré sa corpulence et peu bavard comme l’on sait ?

Mais le plus cocasse n’est-il pas que tous ces maquereaux, merlans, et autres morues se retrouvent dans « l’aquarium », ce mot dont le sens argotique signifie le lieu ou se retrouvent tous les souteneurs… ? lien

Car comme dit mon vieil ami africain (partagé par le célèbre Hubert Reeves) : « l’homme est l’espèce la plus insensée, il vénère un dieu invisible et massacre une nature visible ».

L’image illustrant l’article vient de « journaldemontreal.com »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

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54 réactions à cet article    


  • Garance 4 novembre 2014 09:35

    Cabanel


    Article très divertissant auquel je me dois cependant d’apporter un bémol ( si je puis me permettre)

    Cela concerne le passage ou vous nous parlez de la poix portée à ébullition pour être projetée sur les assaillants d’un château

    Vu les moyens de l’époque pour porter à ébullition des marmites de poix je doute que ce procédé fut employé

    Petites marmites de poix , pourquoi pas ; mais froides et dans le meilleurs des cas tièdes qui pouvaient au mieux ralentir les assaillants

    La projection de gros blocs de pierre avaient surement un meilleur rendement

    Serviteur

    • diogène diogène 4 novembre 2014 09:49

      La poix n’était pas utilisée comme moyen de défense, contrairement aux idées reçues, mais à la torture et/ou comme châtiment.


      L’ébouillantage consistait à plonger le condamné dans une marmite contenant de l’eau et de la poix, puis d’allumer un feu sous le chaudron. La mort était lente et survenait avant que le mélange n’entre en ébullition.

      Pour le châtiment, elle permettait d’humilier l’accusé en lui collant des plumes sur le corps et en le lâchant dans les rues de la ville. Le far-west a maintenu cette tradition en remplaçant la poix par le goudron (ils sont d’ailleurs similaires)



    • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 09:55

      Garance

      pourtant, toutes les sources sont formelles et convergentes, c’était bien de la poix brulante, à laquelle était parfois ajoutée du soufre, du salpêtre...
      d’autres ajoutent que des ordures et des excréments étaient aussi jetés sur les assaillants
      mais tous confirment que la poix était bouillante. lien
      affaire à suivre donc !
       smiley

    • Garance 4 novembre 2014 10:17

      Cabanel 


      Apparemment vous n’aimez pas la contradiction

      J’ai ouvert votre lien qui amène à un blog ou même plusieurs intervenants vont dans mon sens

      N’ayant pas de temps à perdre dans de vaines polémiques ; je vais donc aller voir ailleurs si j’y suis

      Serviteur

      PS : quand à l’abruti fini qui a moinssé mon post ou je soulignais cette impossibilité matérielle du temps , qu’il sache que je l’emmerde , non pas avec de la poix bouillante , mais avec un étron bien fumant

    • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 10:52

      Garance

      ne vous méprenez pas, j’ai bien noté votre objection, et je m’interroge, c’est tout...
      d’ailleurs sur le fil de dialogue du blog que j’ai proposé, on voit bien que le sujet n’est pas clos.
      merci de votre commentaire.

    • Fergus Fergus 4 novembre 2014 13:00

      Bonjour, Garance.

      A propos de plumes et de poix, souvenons-nous du tragique Bal des Ardents.


    • diogène diogène 4 novembre 2014 09:40

      C’est sans doute par délicatesse que l’auteur a exclu de la liste des métaphores marines quelques images évocatrices comme la moule et la raie.


      • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 09:57

        diogène

        la raie, oui, j’y avais pensé, mais comme la moule n’est pas un poisson, jusqu’à preuve du contraire, elle ne pouvait être évoquée...tout comme les crevettes, et les langoustes.
         smiley

      • diogène diogène 4 novembre 2014 10:57

        La baleine non plus n’et pas un poisson, jusqu’à preuve du contraire, ( comme vous dîtes !) !

        Pourtant vous en parlez.
        Et moi je n’ai pas parlé de poissons, mais de métaphores marines.

      • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 11:56

        diogène

        oui, vous avez parfaitement raison... j’aurais du écarter aussi le dauphin... mais ça aurait été dommage !
         smiley

      • Simple citoyenne Simple citoyenne 4 novembre 2014 10:07

        Bonjour à vous ! J’en ai appris beaucoup dan votre article ! J’ai adoré et j’ai bien ri !


        • oncle archibald 4 novembre 2014 10:19

          « le mot occitan « macarel » est aujourd’hui un juron assez fréquent. »


          C’est à Toulouse une sorte de ponctuation qui vient avec « putain » et « con » agrémenter toutes les conversations, au moins dans la « quartier populaire de Saint Cypre », traduisez Saint Cyprien, sur la rive fauche de la Garonne.

          Mon grand âge m’a permis de connaitre les dernières poubelles hippomobiles de Toulouse réservées aux rues très étroites du centre ville. Je les croisais tôt le matin lorsque, potache, je me rendais au Lycée Pierre de Fermat à quelques centaines de mètres du Capitole. 

          Figurez vous que les chevaux aussi connaissaient le fameux juron. Quand le « poubelaïre » voulait faire repartir son attelage après avoir vidé dans la benne les ordures des autochtones, il prononçait bien sûr le mot magique : Hue ! Sans résultat il répétait en craint : Hue ! Hue !! Mais je le jure, jamais le cheval ne consentait à avancer tant qu’il n’avait pas eu droit à « Hue Macarel ! » hurlé à ses oreilles et ponctué d’un claquement des rênes sur ses larges fesses. 

          C’était poétique, gentil, touchant, à l’échelle de ce village de 250 000 habitants qu’était Toulouse à cette époque. Après le départ de l’attelage les femmes se disputaient « la crotade » laissé par « Pompon » en souvenir et qui allait enrichir la terre des géraniums qui fleurissaient sur leur balcon.

          • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 10:53

            cher oncle

            oui, et je suis bien placé pour le savoir, pour avoir vécu 3 ans à Béziers, dans ma jeunesse, ou le mot « macarel » était régulièrement d’usage.
            merci de votre commentaire...

          • oncle archibald 4 novembre 2014 11:07

            Beziers, ma ville natale … en Juin 1944 sous les bombes des américains, ce qui m’a valu d’être baptisé en urgence dans la cave de la maison de mes parents, cave voutée répertoriée « abri 40 personnes » et dans laquelle venait se réfugier les habitants de plusieurs maisons voisines lors des alertes …. Pendant ce temps mon père, médecin, faute d’essence pour utiliser sa voiture, partait à l’hôpital en vélo pour attendre les blessés. Macarel ! C’est loin mais très présent encore.


          • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 11:29

            cher oncle

            souvenir pour souvenir, moi c’était en 6ème au Lycée Henry IV
            ...
             smiley
            et j’habitais au pied des arènes... d’ou ma haine des corridas.
             smiley

          • oncle archibald 4 novembre 2014 11:31

            Habitant près des arènes vous visualisez sans peine la distance qui sépare la place Saint Aphrodise de l’ancien Hopital, qui à cette époque était « l’hôpital » tout court.


          • ARMINIUS ARMINIUS 4 novembre 2014 17:30

            En 44 j’étais aussi sous les bombes américaines, mais en Provence ,né à Pertuis qui comme chacun, sait est un trou, comme« l’Origine du Monde » qui me fait penser à la barbue (il fallait bien que je retombe sur mes pattes (de crabe ?) pour revenir au monde du silence ou seul le bruit de la mer empêche les poissons de dormir....pour compléter votre inventaire , cher Olivier, à Marseille la girelle est à la morue ce que le hareng saur est au maquereau si on remonte vers le ch’nord ; et quand le hareng saur se dessalle il devient le bouffi... d’orgueil comme qui vous savez...


          • olivier cabanel olivier cabanel 5 novembre 2014 06:44

            Arminus

            joli commentaire, merci !
             smiley
            Pertuis, jolie petite ville, mon oncle y vendait des souliers !
            Pelcot... c’était son nom.

          • cevennevive cevennevive 4 novembre 2014 10:20

            Olivier, vous m’avez fait bien rire !


            D’autant plus que vous m’avez appris des étymologies que je ne connaissais pas du tout !

            Pour réhabiliter les poissons (les pauvres poissons), je vais vous rappeler la chanson de Pierre Perret « Blanche, ô ma Blanche » :

            « Ses cuisses fuyaient comme deux truites vives... »

            C’est déjà beaucoup plus poétique !

            Quand je pense que « traiter de tous les noms d’oiseaux » signifie « injurier » dans le jargon bienséant !

            (N.B : rien à voir avec l’article : le barrage de Sénéchas, en ces temps de nouvel épisode cévenol est à nouveau plein à craquer... Il écrête les crues paraît-il...) Et la rivière en aval est montée dans les jardins.

            Bien à vous.




            • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 10:56

              cevennevive

              gardez donc les pieds au sec...
              par ici, il pleut aussi, mais je ne suis pas menacé !
               smiley
              et merci pour le rappel de cette chanson que je ne résiste pas au plaisir de proposer aux lecteurs.

            • Fergus Fergus 4 novembre 2014 12:00

              Bonjour, Olivier.

              Intéressant et amusant texte qui nous distrait des aléas politiques, entre les bourdes de Hollande et l’incroyable culot de Sarkozy qui accuse son successeur de mensonges alors qu’il a lui-même menti (et continue de mentir) sur tous les sujets, y compris concernant sa vie personnelle ou celle de sa famille. Ce type est décidément répugnant !

              A toutes fins utiles et pour rester dans le domaine animal, voici, pour continuer à se détendre, un texte intitulé Hollande au cœur de la volière dans lequel je me suis amusé à cacher 70 oiseaux.

              Cordialement.


              • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 13:16

                merci Fergus

                 j’aime bien, comme toi m’amuser avec les mots.
                merci d’avoir proposé cet article qui m’avait échappé
                je vais regarder...
                pour en revenir à l’essentiel, comme tu le dis, ils nous mentent, mais au delà du constat, ne devrait-on pas imaginer une constitution qui empêcherait un élu de faire le contraire de ce qu’il promettait ?
                histoire de faire exister une réelle démocratie ?
                 smiley

              • Fergus Fergus 4 novembre 2014 20:43

                Bonsoir, Olivier.

                D’où l’intérêt - sur le modèle de ce que proposait Ségolène Royal - des jurys de citoyens tirés au sort chaque année pour entendre les élus justifier leur action par rapport au programme électoral et aux engagements pris en campagne, ce jury étant chargé de publier dans les médias le résultat des débats afin que chacun soit informé. Cela existe déjà au plan local dans certaines collectivités du nord de l’Europe. Je pense que l’on gagnerait à s’en inspirer pour placer les élus devant leurs responsabilités sans possibilité d’échappatoire.


              • juluch juluch 4 novembre 2014 12:51

                Un article bien sympathique....  smiley


                L’expression « aller au merlan » pour désigner le coiffeur est tombé en désuétude....

                Je l’ai employé il y a quelques jours avec mes filles.....elles m’ont fait répéter !!

                Merci Olivier pour ce post salé !!

                • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 13:16

                  pas de quoi juluch

                  à+
                   smiley

                • mmbbb 4 novembre 2014 13:51

                  Aujourd hui dans ce media vous etes obsedes par les fessiers ( fesses callipyges evidemment )


                • diogène diogène 4 novembre 2014 13:31

                  Puisqu’on parle des baleines et des dauphins, pourquoi ne pas évoquer les phoques et leur réputation ?


                  En fait, on est passé, dans le vocabulaire des matelots de la Méditerranée, de pédé comme un Grec à pédé comme un Génois (deux grandes communautés du monde maritime), puis on a glissé (enfin, si je puis dire) à pédé comme un foc (petit génois) pour aboutir à l’expression actuelles : pédé comme un phoque (par homophonie !), alors que les mœurs de ce pinnipède (non, non, ce n’est pas malpoli) ne semblent pas le porter particulièrement à rouler à gauche !

                  • mario mario 4 novembre 2014 13:44

                    Bonjour Olivier,
                    tres bel article, vous pouvez continuer sur un certain poisson qui ’polue« les bancs des : assemblée nationale, senat, gouvernement, conseil de ceci et cela..... le REQUIN BLANC
                    certes certes,il y a quelques poissons »rouge" qui servent de cures (sans dents) aux squales !
                    merci et bravo


                    • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 17:03

                      bonjour Mario

                      oui, les requins, je les ai évoqué... mais je pensais à ceux de la finance...
                      ceux que vous évoquez sont tout aussi dangereux !
                       smiley

                    • Donbar 4 novembre 2014 14:35

                      Quelqu’un saura-t-il retrouver l’extrait d’Irma la Douce (l’ancienne) où ’’ils’’ chantent accoudé au bar :

                      Because, because,
                      La vie du hareng, c’est pas toujours gai, c’est pas toujours rose

                      Scène valant son pesant de caviar.

                      À moins qu’elle n’ait été... caviardée.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 17:01

                        Donbar

                        accoudé au comptoir
                        mais je pense que vous cherchez autre chose ?
                        sinon, j’aime bien cette version de Colette Renard


                      • Pyrathome Pyrathome 4 novembre 2014 17:22

                        On attend l’arrivée imminente de jo la sardine qui bouche l’entrée du port de Marseille... smiley


                        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 18:20

                          Pyra

                          jo doit se reposer... il a mis tant de fougue dans le dernier article qu’il doit être épuisé...
                           smiley

                        • Vipère Vipère 4 novembre 2014 17:50

                          Ah mince, Pyrathome m’a devancé sur la réplique !

                          Olivier vous êtes impayable. 

                          Vous ne vous êtes pas non plus étendu sur poissonnières ....

                          • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 18:21

                            Vipère

                            c’est vrai que Nadine Morano ne me tente pas trop.
                             smiley

                          • BOBW BOBW 4 novembre 2014 20:37

                            A Nice elle elles crient « Au pei, au pei, la bella Poutina » ( pas la russe !) smiley


                          • brieli67 4 novembre 2014 18:37
                            .......

                            Qu’il ne vit plus aucun poisson. 
                            La faim le prit : il fut tout heureux et tout aise 
                            De rencontrer un limaçon. 
                            Ne soyons pas si difficiles : 
                            Les plus accommodants, ce sont les plus habiles ; 
                            On hasarde de perdre en voulant trop gagner, 
                            Gardez-vous de rien dédaigner. 

                            de Jeannot le pik-assiette de la Belle Epoque des récitations.

                            • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 20:01

                              brieliet la suite n’est pas mal non plus


                              « Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
                              Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
                              Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
                              Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons. »

                               smiley

                            • brieli67 4 novembre 2014 19:05

                              au printemps des plus vernaculaires

                              de la mangeaison - y a pas que pour les mouettes
                              à 2 francs 6 sous
                               
                              les mini- macs = lisettes - pêchées à la ligne ( dite mitraillette)
                              et un brin plus gros que d’la sardine.

                              lisettes en nage 
                              au blanc sec ( pinot blanc, sylvaner d’chez nous ou au fendant dailleurs ou du Gros Plant)
                              aux groseilles à makro
                              au citron vert
                              et un rapé de gingembre au service !

                              voilà qui est fort bon !


                              • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2014 20:04

                                brieli

                                justement, à propos de ces « groseilles à maquereau »... quel rapport auraient ces groseilles avec les maquereau ?
                                vous avez une heure, et je ramasse les copies.
                                 smiley

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