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Accueil du site > RDV de l’Agora > Travailler plus pour mourir plus ?

Travailler plus pour mourir plus ?

On vient d’éviter un suicide. Un nouveau suicide. Toujours chez France Télécom. L’affaire fait la une des journaux en ligne. C’est le geste désespéré d’un collègue, cadre dans la même entreprise, qui a décidé l’homme, un employé de 54 ans en arrêt maladie depuis plusieurs mois, à mettre fin à ses jours mardi, à son domicile, dans le 11ème arrondissement de Marseille. Il a été sauvé à temps d’une mort par pendaison. 
France Télécom confirme qu’un de ses employés a tenté de mettre fin à ses jours mardi 13 octobre. Heureusement, l’homme, qui était dépressif depuis qu’un collège s’était supprimé le 14 juillet dernier, a pu être sauvé par les marins-pompiers de Marseille. alors qu’il se préparait à se prendre à son domicile, dans le 11e arrondissement de Marseille. Il se trouve actuellement à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger.
Xavier Darcos s’est félicité sur Canal + qu’on ait pu sauver cet homme tout en soulignant qu’il était très malade depuis plusieurs mois. Avant de commettre son acte fatal, l’employé a, dans un sursaut, adressé à son manager un SMS l’informant de ses intentions. Ce dernier a alerté immédiatement les secours. « Je pense que nous serons à la fin de cette année en situation que ce qui arrive ne se produise plus » a également déclaré le ministre du travail M. Darcos qui vient de lancer un Plan d’urgence pour la prévention du stress au travail, « les choses sont en train de se stabiliser ». Selon Europe 1, l’entreprise doit distribuer dès le 19 octobre prochain, un questionnaires relatifs aux conditions de travail de ses 120.000 salariés français.
Cette victime aurait été le 25 ème suicidé de l’entreprise de téléphonie depuis près de deux ans si les secours n’étaient intervenus à temps. Il aurait été aussi la nouvelle victime d’un système dénoncé aujourd’hui même par le journaliste Paul Moreira dans son livre Travailler à en mourir (Flammarion).
 
"Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis, des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture". Ces lignes ont été publiées en 1880 par Paul Lafargue. Elles sont toujours d’actualité. Mais les temps ont changé. Les classes ouvrières ont cédé le pas aux employés. Ces derniers ne professent plus un amour sans borne au travail qui tue d’ailleurs moins que ses modes d’organisation. 
 
Cinq suicides chez Renault en 2007, 24 chez France Télécom depuis le début de l’année. Didier Lombard, patron de cette entreprise passée du public au privé évoquait récemment une mode du suicide. Paul Moreira que nous interviewons aujourd’hui pour les Rendez-vous de l’Agora souligne que "Didier Lombard a dit ensuite "je me suis trompé avec le mot anglais". Ce qui est encore pire : in the mood for suicide. Je suis d’humeur suicidaire aujourd’hui...". Depuis, sentant le vent du boulet, car l’affaire est devenue politique avant de demeurer sociale, Didier Lombard a fait son "mea culpa"
 
Paul Moreira n’est pas un inconnu des lecteurs des Rendez-vous de l’Agora. Nous avons déjà parlé ici de ces documentaires, Pédophilie en Asie : des citoyens contre l’impunité, Armes, trafic et raison d’état, et Afghanistan : sur la piste des dollars.
 
Il publie aujourd’hui 14 octobre, en collaboration avec le journaliste Hubert Prolongeau, un livre dont le titre est suffisamment éloquent : Travailler à en mourir. Quand le monde de l’entreprise mène au suicide (Flammarion). 
 
Travailler à en mourir est une partie inédite d’un documentaire présenté sur France 2. C’est une enquête fouillée sur les raisons qui ont poussé des hommes à s’exclure violemment du monde du travail. Et de la vie.
 
Le travail c’est de la souffrance. Ce n’est pas nouveau. L’origine latine du mot, tripalium, nous renvoie à cette idée de pénibilité. Mais "depuis vingt-cinq ou trente ans, constatait sur Agoravox Dominique Huez (auteur de Souffrir au travail), il y a eu une profonde modification organisationnelle du travail et un changement dans les modalités de management".
 
La Caisse Primaire d’Assurance Maladie ainsi que la médecine du travail (voir également ce lien), service public financé par le patronat, ont mis du temps - euphémisme - a établir un lien entre suicide et travail. Difficile en effet, dans un pays où, selon l’INSERM, le nombre de décès par suicide a " augmenté au cours des 20 dernières années et se stabilise, actuellement, aux alentours de 12 000 par an et où l’on compte ’plus de décès par suicide que par accident de la circulation’, difficile de savoir si le travail est la cause directe de ces suicides.
 
Des consultations Souffrance au travail sont en place pour les prévenir. C’est parfait. Mais il existe aussi un code du travail qui devrait permettre d’en réduire les causes. 
 
"Il y a trente ou quarante ans, le harcèlement, les injustices existaient, mais il n’y avait pas de suicides au travail, soulignait récemment dans le monde le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours, auteur Suicides et travail : que faire ? Leur apparition est liée à la déstructuration des solidarités entre les salariés. Celles-ci ont été broyées par l’évaluation individuelle des performances, qui crée de la concurrence entre les gens, de la haine même. Cette évaluation doit être remise en question, et je connais des entreprises qui le font. Il faut se réinterroger sur ce qu’est le travail collectif, la coopération. Cette dernière passe par l’instauration de règles de métier, qui organisent le "vivre ensemble"".
 
Paul Moreira co-auteur, avec Hubert Prolongeau, de Travailler à en mourir, interviewé par Olivier Bailly, est l’invité des RDV de l’Agora

Olivier Bailly : Il n’existe aucune étude nationale sur le suicide au travail en France. Pourquoi ?
Paul Moreira : Il existe une évaluation réalisée dans le bassin de Basse-Normandie. Sur la base de ces données régionales, partielles, une projection nationale a été réalisée. Celle ci a donné lieu à un rapport du Conseil économique et social. Selon cette projection il y aurait environ un suicide par jour au travail, à cause du travail. A peu près au moment où j’ai sorti mon film Travailler à en mourir, il y a environ un an et demi, une étude a été demandée par le ministre du travail de l’époque, Xavier Bertrand
 
En réalité, il n’y a pas d’évaluation réelle de l’impact de la souffrance au travail. Ni quantitative ni qualitative. Plutôt que d’assumer la question et d’y faire face on est davantage dans une attitude de déni. Ce qui ne m’étonne pas... Faire face à cette question là c’est faire face à quelque chose de beaucoup plus large, à savoir le fonctionnement du monde de l’entreprise à un moment de l’histoire du capitalisme où celui-ci semble devenu dingue.
 
OB : Votre livre se focalise sur Renault. Pourquoi ce choix ? 
PM : Internet joue un rôle essentiel (et circonstanciel...) dans le choix de Renault. Quand le documentaire « Travailler à en mourir » a été diffusé sur France 2, la répercussion a été énorme. L’audience notamment prouvait que le film appuyait là où ça faisait mal. A la suite de ça, j’avais posté une note sur mon blog ; une note où je disais que j’avais hésité à appeler mon film « Travailler plus pour mourir plus  ».
 
J’ai reçu beaucoup de commentaires d’internautes. Un des commentaires émanait de la veuve d’Antonio, l’un des suicidés de Renault, Sylvie. Elle m’expliquait que j’aurais vraiment dû appeler mon film comme ça parce que c’est la réalité qui gagne du terrain dans certaines entreprises. Nous avons engagé un dialogue. Puis nous sommes rencontrés et je me suis aperçu qu’elle avait beaucoup réfléchi à la question. J’ai eu l’idée d’écrire un livre qui prolongerait le film mais aussi intégrerait l’histoire des morts de Renault. Hubert Prolongeau, qui est un ami, avait un projet du même ordre avec Flammarion. Nous avons uni nos forces. Ce qui m’intéressait c’était de comprendre le plus objectivement possible ce qui s’était passé. Il ne s’agissait pas de dénoncer bêtement les N+1 ou N +2 qui sont aussi des victimes.
 
Prenez la N+1 d’Antonio. Sans doute, elle prend sa part dans sa mort. Mais étrangement, en enquêtant, on s’aperçoit que c’est la seule qui va parler vrai aux enquêteurs, à la police. Elle va insister pour les rencontrer alors que toute la boite est cachée sous la table. Et elle dit qu’elle n’est pas étonnée qu’Antonio se soit suicidé, que la pression était énorme. Elle est totalement à l’encontre de la version officielle de Renault. Cette femme va porter pour toute sa vie la culpabilité de la mort d’un homme. Et d’une manière ou d’une autre, parce qu’on simplifie toujours, elle sera considérée comme le bouc émissaire de l’histoire. Et c’est une forme d’injustice. Car c’est vraiment un système et une mécanique qui ont mené un homme à la mort. C’est ce que nous essayons de montrer dans le livre, avec subtilité, avec un maximum de détails et en rencontrant le plus de gens possible. Ce n’était pas vraiment facile. Le monde de l’entreprise, c’est le monde du silence aujourd’hui. On trouve plus facilement des mafieux ou des djihadistes qui parlent que des salariés des grandes boîtes françaises. 
 
OB : Est-ce que la médiatisation de ces suicides liés au travail suffit à changer les choses ?
PM : C’est la mobilisation de la société civile qui produira des lois. Les politiques courent derrière le réel. Ils essayent d’en maîtriser le spectacle et quand vraiment ça les déborde, ils agissent. J’ai récemment fait un plateau télévision chez Franz-Olivier Giesbert (Vous aurez le dernier mot sur France 2). Xavier Darcos, le ministre du travail, était également invité. On lui demande : « Il y a vraiment un problème dans les entreprises françaises ». Il me répond « Vous avez une vision de l’entreprise comme si c’était la Firme mais il y a plein d’entreprises où ça va très bien ». On le sait ! Ce n’est pas le problème. Qu’est-ce qu’on peut faire pour celles où ça se passe mal ? Et il y en a beaucoup.
 
Aujourd’hui la seule chose qui fait réagir l’entreprise, ce n’est pas la morale, parce qu’elle n’en a pas, elle n’a qu’une vocation économique : créer des profits pour elle et ses actionnaires. Son talon d’Achille, c’est son image. C’est ce qui lui sert de morale. Ce qui a fait bouger les responsables de Renault ou de France Télécom aujourd’hui, ce n’est pas la mort de leurs salariés, mais l’impact sur l’image de l’entreprise, le fait que des clients se désabonnent d’Orange, que des gens choisissent une autre marque que Renault au moment de changer de voiture... Une des manières les plus efficaces de combattre le climat infernal qu’un certain type de management a installé dans les entreprises c’est la réaction de la société civile. Que nous, les journalistes, y prêtions attention, que les syndicats soient plus attentifs, qu’on en parle plus. Il n’y a rien de tel que la parole et la transparence pour améliorer les choses. Les entreprises, comme, tout le monde d’ailleurs, quand elles se sentent scrutées ont tendance à modifier leur comportement. Les politiques suivront. Ils feront ce que la société civile leur imposera. 
 
OB : Industrie automobile (Renault et Peugeot), énergie (centrale EDF de Chinon), téléphonie (Orange et SFR), banques. Pourquoi ces secteurs-là sont-ils davantage concernés que d’autres ? 
PM : C’est très lié aux objectifs et à l’individualisation. Chez Renault il y a le contrat 2009 imposé par Carlos Ghosn qui augmente spectaculairement la production et ses rythmes. Ghosn présente les choses avec une sorte de menace voilée : « soit on réussit soit on va vers un plan social massif » ; « Ce ne sont pas des objectifs, mais des engagements » - en anglais c’est commitment, un mot très fort, cela signifie qu’on s’engage profondément. Qu’on signe avec son sang.
 
Chez France Télécom c’est évidemment l’entrée dans le monde de la concurrence, ce qui induit une réorganisation. Je ne peux pas en parler avec autorité parce que je n’ai pas enquêté sur cette entreprise, mais ce que je découvre en lisant les journaux est hallucinant. Le côté : les cadres déménagent tous les trois ans pour rester en état de mobilité permanente... Souvent quand les managers se prennent pour des démiurges, cela tue les hommes.
 
Dans les banques, c’est pareil. Ils arrivent avec un discours qui n’est pas seulement économique, mais idéologisé : la gagne, la gniaque, les cibles... Et tout cela bizarrement retombe sur les meilleurs. Ceux qui survivent le mieux au fond sont ceux qui se trouvent des conduites de fuite pour éviter d’être broyés par la machine. Ceux qui meurent sont souvent ceux qui s’investissent énormément dans le travail, pour qui il représente une partie importante de leur identité, qui ont peur de perdre la face... Les morts qu’on décrit sont souvent des cols blancs, c’est-à-dire ceux qui sont le plus isolés, qui sont dans les histories d’entretiens individuels avec objectif à l’année, pour qui le collectif est complètement brisé. Il y a plus de souffrance chez ces gens-là que chez les ouvriers où il demeure malgré tout un peu de cet esprit collectif qui est celui des ateliers. 
 
OB : Pensez-vous que ces suicides sont générationnels, qu’ils concernent davantage les anciens que les jeunes ? 
PM : Non. Par exemple Antonio, de chez Renault, n’avait pas quarante ans quand il s’est suicidé. A priori la pression sur les gens de cinquante ans est plus dure parce que il y a aussi toute une idéologie qui envoie des signes du genre « tu es vieux, tu ne sers plus à rien ».
 
OB : Les suicides sont moins liés au travail en lui-même, ni aux conditions de travail, mais au mode de management. Quelle différence établissez-vous entre ce mode de management et le harcèlement moral ?
PM : La grosse différence c’est que la harcèlement moral est une espèce de règlement de comptes entre un salarié et son responsable hiérarchique qui parce qu’il l’a dans le nez fera tout pour le détruire. Dans les suicides que nous évoquons, ce n’est pas ce qui est déterminant. Ce qui l’est c’est la structure, c’est la réorganisation, la fusion, le fait que les salariés perdent le contact avec leur N+1. C’est le cas avec Raymond, qui travaillait chez Renault. Il perd le contact avec un supérieur qui pouvait l’aider, l’épauler, puisqu’il y a une réorganisation et qu’ils divisent les équipes par deux.
 
L’objectif est de produire 14 modèles supplémentaires (30%) sans embaucher personne et en réduisant les coûts. On en arrive à une réalité où les gens travaillent 30 à 40% de plus. Du fait de cette réorganisation, Raymond perd son supérieur hiérarchique et se retrouve avec un responsable direct qui ne connaît pas le secteur, qui lui dit d’ailleurs.
 
Là-dessus arrive, et c’est une conséquence directe de la réorganisation, une équipe de managers matriciels, des types qu’on appelle les khmers rouges chez Renault parce qu’ils ont un accès direct à Carlos Ghosn et que les ingénieurs et techniciens les ressentent comme des flics. Ils relèvent les erreurs, les problèmes, les soucis, envoient des mails avec 47 copies et mettent la pression pour que les délais soient tenus. Ce ne sont pas des managers « normaux ». On ne peut pas s’appuyer sur eux et chercher avec eux une solution. Leur truc c’est de repérer les problèmes et de faire en sorte, éventuellement, qu’ils soient résolus. Ce n’est pas non plus une entreprise de destruction, mais l’impact que ça peut avoir sur des gens vulnérables, qui commencent à perdre pied, peut être terrible.
 
OB : Que pensez-vous de l’attitude de la CPAM qui n’établit de lien entre suicide et conditions de travail chez Renault ? 
PM : C’est vrai pour Raymond qui s’est suicidé chez lui, même s’il dénonce très clairement ses conditions de travail et ses managers dans un dernier message. Comme ça s’est passé à son domicile, on classe. Mais il y a pire. Antonio qui s’est suicidé au Technocentre. Pendant l’enquête, on réalise que la CPAM a refusé de reconnaître l’accident du travail dans un premier temps. Et ce sans passer le moindre coup de fil, ni à son épouse ni à l’employeur. Sylvie s’est insurgée et a changé le cours des choses.
 
Je suis sidéré par l’attitude de la CPAM. Est-ce que c’est l’incompétence, est-ce que c’est la peur de marcher sur les plates-bandes d’entreprises aussi énormes que Renault ? Nous n’avons pas la réponse car, comme d’habitude, ils ont refusé de nous parler.
 
OB : Outre les méthodes de management qui génèrent du stress chez les salariés, vous évoquez également l’exploitation de la main d’oeuvre précaire. 
PM : Oui, Patrick Darcy qui travaillait sur le chantier Arcelor et qui n’était pas déclaré. Rudy Norbert qui a travaillé 21 heures de suite. Gérard Libier est mort dans la même entreprise. Jean-Luc Pruvost, un autre intérimaire, enchaînait les horaires les plus difficiles, par exemple de 21h à 5h du matin, le type d’horaire qui nécessite trois jours minimum de récupération, c’est-à-dire le temps que l’organisme se remette. Or on l’appelait pendant cette période pour qu’il refasse une mission, ce qui est totalement illégal. Il a fait un accident vasculaire. Son cœur s’est arrêté. Il est difficile de prouver que cette attaque est uniquement due au non-respect des horaires de récupération. En revanche, on sait qu’il y a infraction au code du travail. Et si le code du travail existe c’est aussi pour protéger la santé des salariés.. 
 
OB : On a l’impression que l’inspection du travail est complètement désarmée
PM : Un des gros problèmes en France c’est que, à part Gérard Filoche qui est connu comme le loup blanc et qui exerce sa liberté de parole au risque de sa carrière, les inspecteurs sont tenus au devoir de réserve. Avec les plus courageux il est possible d’avoir une conversation off the record où ils révèlent certaines choses, mais on ne peut lire leurs rapports...
 
Une des mesures sympathiques pour le salariat serait de donner leur liberté de parole aux inspecteurs du travail, qu’ils puissent devenir des sources, comme dans tous les pays normaux et démocratiques. Les inspecteurs du travail c’est la puissance publique, c’est nous, c’est l’oeil indépendant de la société civile dans les entreprises. Il n’y a pas de raison qu’ils soient dans le secret. On devrait pouvoir lire et commenter leurs rapports. Ça pourrait être une méthode pour que les entreprises se tiennent un peu mieux. 
 
Crédit photo : bellaciao

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35 réactions à cet article    


  • jakback jakback 14 octobre 2009 12:37

     Mélangé, U.E, la Mondialisation, les flux migratoires paradoxalement jumelés avec les délocalisations, le bon vieux divisé pour régner a l’échelle planétaire et, vous obtenez le triste constats de P.M.
    Est il trop tard pour inverser la situation ? a lire , a voir et, entendre, le bruit du monde, je crains bien que la chance soit passée.


    • Céphale Céphale 14 octobre 2009 12:43

      Olivier Bonnet a raison de dire à Moreira : « Les suicides sont moins liés au travail en lui-même, ni aux conditions de travail, mais au mode de management ». La réponse de Moreira : « c’est la structure » montre qu’il ne connait pas le sujet, ou qu’il ne dit pas la vérité.

      La cause des suicides répétés au travail, c’est une méthode de management qui a été mise au point de façon méticuleuse par de grands cabinets de management (HAY par exemple) et adoptée avec enthousiasme par des patrons tels que Carlos Ghosn parce qu’elle leur donne un sentiment de toute puissance. Cette méthode c’est le MBO (Management By Objectives) ou en français la DPO (Direction Par Objectifs). Il serait plus juste de la nommer : Management par la Peur. Le plus bête, c’est qu’elle est inefficace.

      La seule méthode de management qui est à la fois efficace et tolérable humainement est celle des grandes entreprises japonaises, le « Management par Processus ». Ghosn devrait le savoir.

      Si les méthodes de management vous intéressent, voyez France-Deming.


      • Céphale Céphale 14 octobre 2009 12:45

        Sorry, je voulais dire Olivier BAILLY


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 octobre 2009 13:23

        OUI on doit améliorer les conditions de travail . Mais les conditions de travail sont UN des aspects de à la condition humaine. Le suicide est une réponse à cette condition humaine. C’est une affaire personnelle. Je ne me pense pas le droit d’intervenir sur cette question fondamentale par le biais de congés payés et des normes syndicales...



        Pierre JC Allard

        • L'enfoiré L’enfoiré 14 octobre 2009 14:27

          @L’auteur,
           Comme je l’ai dit bien avant, tous le monde est pris par les c...
           Ouvriers, employés et cadres.
           Dans la tenaille familiale des obligations de faire grandir les petit(s) dans un monde qui serait déclaré meilleur arbitrairement.
           Alors, on se pend dans le bas de l’échelle. Plus haut, on va voir le psychologue, le traitement le moins cher, on prend des antidépresseurs. Plus haut encore, les psychiatres et l’abandon dans des lieux plus luxueux pour faire semblant d’oublier.
          Mais il y a aussi des irresponsables. Ceux qui ne s’intéressent qu’à leur progression. C’est là qu’il faut les détecter car ils vont dans le sens inverse du bien fondé de la société qui les occupe. Dans ce cas-ci, c’est clair nous sommes dans ce cas.
           Merci aux pompiers et à tous ces gens qui se trouvent derrière le téléphone pour écouter les drames pareils. Je crois qu’il fallait en parler aussi. Encore faut-il passer par eux.
           


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 14 octobre 2009 14:28

            Quand les êtres sensibles et tendres se soustraient de la masse, il ne reste plus que les brutes acteurs de la compétition accro au flux tendu de l’entreprise vainqueur-e. Et malheur aux vaincus, car dans leur dos, il n’y a plus que dix neuf chaises...au suivant !  


            • Julius Julius 14 octobre 2009 14:31

              Il me semble clair que ce nouveau suicide n’a rien à voir avec les conditions de travail. Cet homme était déjà plusieurs mois à la maison avec une maladie grave. Il me semble tout à fait clair, que son suicide est plus une conséquence de cette maladie (ou peut-être le manque de travail).

              En passant, savez-vous que le taux de suicide en France est en diminution constante depuis 1993 ? Pourriez-vous me l’expliquer, que déduisez-vous sur l’évolution des conditions de travail à partir de cette statistique ?


              • Mycroft 14 octobre 2009 14:59

                L’article dit exactement le contraire de ce que vous annoncez, à savoir que le nombre de suicide est selon lui en hausse.

                Donc, quelles sont vos sources. Dans son cas, la source, l’assurance maladie, est assez bien placée pour connaître sont sujet.


              • Julius Julius 14 octobre 2009 15:32

                Les données sont par exemple ici : http://w4-web143.nordnet.fr/pointdevue/statistique/index.htm
                J’ai créer un graphique (hommes + femmes, tous âges confondus) ici : http://hrivnac.free.fr/wordpress/?p=1567


              • Corentin Barroux Corentin Barroux 9 novembre 2009 11:58

                @ Julius : vous avez sûrement raison. Ceci étant, l’entreprise est aujourd’hui le premier lien social de l’individu avec son environnement. Alors peut-être que si l’homme s’était senti valorisé à son travail, n’aurait-il pas commis ce geste malheureux...


              • darksad 14 octobre 2009 14:52

                [travail / mort]...

                [contingence / limite],
                [se-mort / raison]
                [se-mort / fin]
                [se-mort / finalité]

                [mort / soi] ?
                [mort / autrui] ?

                raison,
                fin,
                finalité.

                vie ?


                • fhefhe fhefhe 14 octobre 2009 15:33

                  Manager....sans le deuxiéme A = Manger.
                  Management = Direction
                  I can manage....je me débrouille
                  DRH = Direction des Ressources Humaines...(différence avec , anciennement , directeur du personnel )
                  .....Les Directions , pour se nourrir....n’ont d’autres ressources que la chair humaine.
                  Ne dit on pas ...d’un(jeune) Cadre supérieur...qu il a les Dents Longues ...telles un Carnassier ???
                  Hannibal Lecter ( suite ,médiocre , du film le silence des agneaux) se délecte avec la cervelle ....d’une de ses victimes vivantes..... Cette scéne....résume assez bien la cruauté de certains « Man...geurs » (en Français on prononce Manageur....auquel j’enlève toujours ce 2 éme A)
                  SqualeSkosy avait promis d’être le Président de l’amélioration du Pouvoir d’Achat...
                  Est -ce qu’ une des raisons de ces sucides n’est pas liée...à ce que constatent bon nombres de salariés....qui Travaillent Toujours plus pour Moins de pouvoir d’achat ???
                  J’ose espèrer que Non....
                  L’Argent est l’Oxygène de l’etre Humain , dans les sociétés modernes (Cousteau )....
                  Les Ressources Humaines....se tarissent comment les autres ressources....
                  Nous avons Nos Grandes Entreprises Transnationnales qui Polluent les ressources naturelles....alors pourquoi la « Nature Humaine » ... !!!

                  A tous ses « sucidés » ....Paix à leur Ames...et Courage à leur Famille.


                  • fhefhe fhefhe 14 octobre 2009 15:45

                    Alors pourquoi pas la « Nature Humaine ».....

                    Les « Mens In Blacks » (Réference , encore , au cinéma) sont dans les bureaux pour faire la chasse aux Aliens....
                    Ces Cost-Killers , en costumes sombres , éliminent ceux qui nuisent aux ....

                    A  ctionnaires
                    L  ibéraux ,
                    ntransigeants
                    E goîstes (et surtout )
                    N éronien.




                  • Jean-Fred 14 octobre 2009 16:39

                    Bonjour,

                    La vidéo n’est plus disponible !! Pour un billet des RDV de l’agora, c’est un peu étrange ...
                    C’était quoi comme vidéo ?


                    • Franc tireur 14 octobre 2009 16:46

                      Sachant que mon commentaire sera supprimé par la bien pensance agoravoxienne...il faut faire vite pour débattre.

                      Je plains les familles des victimes mais...

                      Pourquoi se donner la mort lorsqu’un manager vous met une sale note ? lorsque un manager vous crie dessus ? lorsqu’un manager se met à se moquer de vous devant tout le monde ???

                      Ayant travaillé pour Accenture, où les managers sont bien plus impitoyables que ceux de France Télécom...je ne me suis jamais couché ni laissé faire...

                      Lorsqu’un l’un d’eux a osé me dire « tu me fait ça et que ça saute....car les évals c’est dans un mois », je l’ai remis en place....ça m’a couté une sale éval.....et alors ? Qu’est ce que ça a changé pour moi ? Rien...

                      Le Capital et le management on pris le dessus sur le travail...La bataille a été perdu il y a bien longtemps....parce que les travailleurs n’ont plus de voix et plus de cohésion...Les syndicats sont au mains du patronat...la messe est dite..

                      Darwin avait raison sur un point....les faibles sont bon se faire manger


                      • Le péripate Le péripate 14 octobre 2009 17:08

                        Mourir plus, c’est absurde. C’est déjà bien assez de mourir une fois.


                        • sosymarie 10 novembre 2011 23:23

                          ca depend au sens qu’on donne a la mort. il n’y a pas que la mort physique


                        • Dolores 14 octobre 2009 17:55


                          La « condition humaine » peut être soulagée ou aggravée par les conditions de vie qui lui sont imposées.

                          Pendant les premiers 2/3 du XX° siècle nos pères et nos grands-pères ont essayé de l’alléger en codifiant le travail pour protéger les travailleurs.
                          La plupart du temps les travailleurs d’alors étaient fiers du travail qu’ils accomplissaient et s’il y avait des suicides, ils relevaient le plus souvent de raisons personnelles intimes.

                          L’Europe et la mondialisation ont transformé l’individu en objet de production, au même titre que la machine, sans tenir compte de son humanité. A la différence de la machine qui est conçue pour faire un certain nombre d’actes dans un temps déterminé, on demande aux hommes d’en faire toujours plus sur un temps de plus en plus court.

                          Quand les hommes ont besoin de sécurité, on leur répond mobilité ; quand ils ont besoin d’une vie stable, on leur répond flexibilité ; d’un salaire décent, précarité ; de repos, rentabilité ;
                          de dignité, humiliation et soumission...etc, etc..
                          Et puis ces autres mots : rendement, productivité, concurrence,et surtout...profit.

                          Certains vont protester que cette conception du travail, inventée par des gens qui n’ y sont pas soumis, est « moderne ». La plus part du temps d’ailleurs ils confondent « modernité » et « progrès ».
                          Il n’ y a pas de progrès pour l’humanité à se voir transformée en machine pour le profit de quelques uns. Le progrès serait d’améliorer la vie, mais c’est le contraire qui se produit.
                          On déshumanise les travailleurs pour en tirer un maximum de profits : c’est l’esclavage économique.

                          Il est certes plus facile d’évacuer le problème d’un revers de main en se disant que le suicide est une affaire personnelle et lié à la « condition humaine ».
                          C’est d’ailleurs le comportement typique de nos contemporains et dont ne se privent pas d’abuser les PDG de ces industries qui s’excluent de toutes responsabilités sous ce prétexte un peu court.
                          La compréhension et l’empathie ne risquent pas d’étouffer ces irresponsables, ils peuvent donc continuer la conscience tranquille à pressurer d’ autres humains.

                          Dans ce monde« moderne » où l’ égoïste est de mise, on se lave les mains de tout ce qui peut arriver à l’autre : il n’est donc pas étonnant que M. Allard pense que c’est une affaire personnelle liée à la condition humaine et qu’il n’a pas à intervenir.

                          Bien sûr, il faut un peu d’imagination pour comprendre mais il semble que les Français ne soient plus capables d’imaginer quoi que ce soit qui ne les concerne pas directement et de se mettre dans la peau de l’autre.

                          Alors imaginons ensemble !
                          Vous avez 55 ans et vous travaillez depuis 30 ans dans une de ces grandes entreprises.
                          Vous avez appris un métier que vous maîtrisez parfaitement et que vous y exercer .
                          Un jour, vous êtes convoqué pour un entretien où l’on vous apprend que soit votre poste est supprimé, soit que vous commencez à être « trop vieux » pour l’occuper et on considère qu’un autre fera mieux ( ce qui reste à démontrer) à votre poste, bien que vous y ayez donné satisfaction jusqu’à ce jour.
                          On va vous recaser ailleurs dans un métier (ou un poste) duquel vous ignorez tout. Il va donc falloir balayer 30 ans d’expérience et se retrouver dans la position d’un débutant de 20 ans sans expérience.
                          Comment tirer un trait sur 30 ans de travail pendant lesquels vous avez donné satisfaction à votre employeur ?
                          On vous fait comprendre que vu votre âge, vous n’êtes plus bon à grand chose mais qu’il va falloir vous montrer dynamique dans ce nouvel emploi imposé.
                          Comment ne pas se sentir dévalorisé de se voir ravaler au rang de débutant quand on a accumuler autant d’expérience dans ce qu’on a fait si longtemps ?

                          Après une formation express et une période sur le terrain vous êtes convoqué pour une évaluation de votre travail dans ce nouveau poste.
                          Évidemment vous êtes un gros nul : vous n’avez pas atteint les objectifs (inatteignables) qui vous avaient été fixés et en 6 mois vous auriez dû acquérir une expérience équivalente à, au moins, 5 ans. Vous êtes un incapable !
                          Mais on va vous re-dynamiser tout ça !
                          Pour ce faire on va vous changer de poste, de métier, d’équipe. Évidemment, il va vous falloir tout réapprendre une nouvelle fois.
                          Re évaluation : toujours aussi nul pour les mêmes raisons. On re-dynamise....vers le 4° changement de poste en 2 ans !
                          Pour faire bon poids, on va peut-être vous proposer d’être « mobile » en vous offrant généreusement (vous êtes si nul !) un poste à Triffouillis-les-Oies, à 300 km de votre domicile et de votre famille et où une nouvelle fois vous devrez tout réapprendre.
                          De toutes façons on va vous presser comme un citron et vous jeter quand vous serez au bout du rouleau, au point où vous n’aurez plus envie de vivre sur des charbons ardents en attendant qu’on finisse de vous casser et vous déciderez de quitter cette vie.

                          Que pouvez-vous bien ressentir ?
                          (En fait on en a rien à branler de se que vous ressentez)
                          Vous êtes joyeux, optimiste et sûr de votre valeur ? Ou découragé,stressé ou anxieux pour un avenir qui ne s’annonce pas radieux ?
                          Vous restez impassible face à l’appréciation négative malgré vos efforts ou face à l’humiliation chaque fois qu’ on vous dit que vous n’êtes qu’un bon à rien ?
                          Vous restez de marbre quand vous considérez que les 2 dernière années ont effacé d’un trait de plume les 30 précédentes dans votre esprit et celui de votre employeur ?

                          Si vous êtes joyeux, impassible et de marbre, bravo !, vous êtes un robot ; vous êtes complètement déshumanisé, et aucun sentiment ne peut vous faire souffrir !
                          Et qui va se soucier d’un robot ?

                          Soyons donc satisfaits de l’ultra libéralisme et de son corollaire l’économie de marché qui font tant de mal à ceux qui n’en ont pas le moindre profit et qui ne peuvent que subir.
                          Leur mort est sans importance car elle n’est motivée que par des considérations personnelles où le travail ne tient aucune place.

                          Quand verrons-nous moins de rapaces PDG, managers, actionnaires ...qui ne se servirons plus des hommes comme des objets de profit inépuisables ?

                          Il serait temps -tous les débordements sont là pour nous en convaincre - de penser humainement plutôt que commercialement ou financièrement.


                          • rocla (haddock) rocla (haddock) 14 octobre 2009 18:42

                            Ecrire plus pour raconter conneries plus .


                            • pseudo 14 octobre 2009 19:13

                              Pour une minorité d’entre nous le travaille est vécu comme une forme d’esclavage moderne :


                              Une analyse qui peut être pertinente pour certaines situations de souffrance physique 
                              et morale mais malheureusement avec une réponse qui n’est pas constructive.

                              • Marc Bruxman 14 octobre 2009 20:42

                                Il faut être un peu malade mental pour se tuer pour un travail.

                                Et puis avez vous pensés aux gens qui se suicident parce que les impôts leur prennent leurs modestes économies ? Ben c’est con mais statistiquement il parait qu’il y a plus de suicides dans le métro après le paiement des impôts en septembre.

                                Alors, les dégats collatéraux liés à la privatisation, évites d’autres dégats collatéraux de l’autre...


                                • Frabri 14 octobre 2009 21:29

                                  « travailler moins pour vivre plus », il y a des milliers de pages sur internet a ce sujet

                                  c’est une solution pour éviter les suicides, et c’est ce que demandent des militant-te-s de la décroissance

                                  http://www.tagtele.com/videos/voir/34961

                                  Une autre solution c’est celle du collectif RTO (resistance au travail obligatoire)

                                  http://www.collectif-rto.org/article.php3?id_article=50


                                  • letuyauteur 14 octobre 2009 22:43

                                    Travailler pour un faible salaire , faire deux heures de transport aller et deux heures retour , etre maltraite , eventuellement regarde bizzarement de 7h30 a 20h , a force ca doit user , rajouter des problemes familiaux , d’endettement et voila ils sont la les suicides.

                                    Combien de suicides chez ceux qui gagnent plus de 10000euros net par mois ? combien de suicides chez ceux qui ont ruines les banques et qui touchent 500000000d’euros de bonus .
                                    Plus gros salaires = bonne tenue au stress = moins de suicides ?

                                    • Yohan Yohan 14 octobre 2009 23:06

                                      Au lieu de stocker du Tamiflu je me demande si on n’aurait pas du faire provision de Kawa kawa


                                      • manusan 15 octobre 2009 02:23

                                        nombre de suicide chez France Telecom

                                        • 2000 : 28 suicides pour un effectif de 130 000 (taux de suicide : 0,21%)
                                        • 2001 : 23 suicides pour un effectif de 122 000 (0,18)
                                        • 2002 : 29 suicides pour un effectif de 116 500 (0,24)
                                        • 2003 : 22 suicides pour un effectif de 116 000 (0,19)
                                        • 2004-2007 : n.c.
                                        • 2008 : 12 suicides pour un effectif de 92 000 (taux de suicide : 0,13%)
                                        • 2009 : 12 suicides à la date du 1er octobre

                                        Que se passe-t-il entre 2004 et 2007 ? Mystère. De sources syndicales, on avance le chiffre de 34 pour la seule année 2007. Mais alors 2008 et 2009 marqueraient plutôt un net recul des suicides ? Difficile de l’affirmer compte tenu du trou statistique de quatre ans, mais la tendance est clairement et heureusement à la baisse.


                                        • Céphale Céphale 15 octobre 2009 09:31

                                          L’ironie n’a pas sa place ici. Dommage que l’auteur ne réponde pas à péripate, rocla et d’autres.

                                          Michel D., ce cadre de 51 ans de France Télécom qui a mis fin à ses jours dans la nuit du 13 au 14 juillet, avait laissé une lettre liant explicitement son geste au «  management par la terreur ».


                                          • Le péripate Le péripate 15 octobre 2009 09:56

                                            L’ironie est la muleta qui se rit de la charge du pathos tribal et tripal.


                                          • Annie 15 octobre 2009 17:28

                                            Très intéressante cette interview avec Paul Moreira.
                                            Il a raison lorsqu’il dit que le tendon d’Achille des entreprises est leur image ou leur réputation. Et c’est à ce niveau qu’il peut être possible de faire changer les choses.
                                            Mais le risque est que l’entreprise ne voit dans le stress qu’un problème à gérer plutôt qu’un facteur à éliminer. En Angleterre, il y a des tas de structures et procédures en place pour cela, imposées par la législation britannique : conseillers pyschologiques, suivi des taux et des motifs d’absentéisme, formation sur le stress pour les managers, mais il n’y a pratiquement rien pour tenter d’éliminer les facteurs de stress, qui sont intrinséquement liés à la structuration de l’entreprise, parce que cela voudrait dire remettre en question un style de management qui semble faire ses preuves du point de vue rentabilité. 


                                            • antipaf antipaf 16 octobre 2009 00:48


                                              Bonjour,

                                              (Je ne m’attarde plus à en lire à m’en faire embarquer « tous les jours de ma vie »)
                                              Attention, les médias verrouillent, ils ne sont pas citoyens, ils les méprisent, les diffusions phénoménologiques à débats tout ceci est encadré et sert les installations des bureaux leurs relations et c’est tout.

                                              Je viens d’arriver ici sinon..
                                              http://www.dabio.net/forum/Les-medias-francais-verrouillent-l-information-concernant-Francoise-Choplin_m68787.html

                                              soutenons-nous, nous.

                                              Une conclusion vite fait sur FT, ça n’est pas si évident qu’on voudrait nous le faire croire derrière évidemment FT a changé mais c’est quand même pas un goulag, quand aux suicides le torche cul d’infos jetées en pâture pour nuire broyer après avoir vulgariser déjà essuyé il faut 20 suicides pour un gendarme mort ou 20 viols mortels par strangulations pour une épopée sauvetage hélicoptère caméra film hélitroyé, la tv, services aaa et la politique dessert à outrance notre quotidien.. le falsifié, le média n’est propre qu’à lui à être son outil pour ses fonctionnaires RG inclus, alors que nous nous payons cautionnons non par choix mais nous sommes obligés, cette olligarchie : machine énorme de
                                              putes à braire et qui pait pas.*

                                              Le network web social du renseignement et à l’audio visuel ,
                                              à cela qui vous dit merde NE LES SOUTENEZ PAS SOUTENONS NOUS NOUS
                                              organisons, rassemblons-nous, rencontrons-nous

                                              AP


                                              • antipaf antipaf 16 octobre 2009 01:00
                                                Les médias français verrouillent l’information concernant Françoise Choplin
                                                mais qui est Françoise Chopin !
                                                Françoise Chopin moteur de recherche c’est ici :

                                                francoise-chopin


                                                • antipaf antipaf 16 octobre 2009 02:46

                                                  Je reviens j’ai lu maintenant (que les commentaires) car marre.. pas pour les morts bien sur c’est ulcérant mais j’en ai marre de la pâture à manupiler nos consciences...
                                                  merci « manusan » sinon, pour ces précisions, on veut virer Lombard ct. Pas difficile à comprendre on veut virer D.Lombard comme on a fait pour qq d’autre d’ailleurs comment s’appelait-il l’ancien ? y avait une histoire à FT (décidemment une bien drôle d’entreprise et une Française de plus !) oui sur la question de la privatisation mais aussi sur des sommes qu’on a imputé à un ancien PDG bref, ca a duré plusieurs semaines, ici voilà que ça repart mais de manière plus glauque et incriminante (FT j’ai connu quelqu’un qui y a travaillé qui y travaille encore et qui est bien parti pour faire sa petite longue carrière à l’intérieur de FT.. effectivement cela a changé et les conditions et les managements, oui aussi sur les pbs de MBO un système pourtant intelligent , la culture en France n’est pas celle des E-Unis la culture et les lois et aussi que FT à le taux de syndicalisme pas mal élevé je crois dans l’ entreprise, la pression est des deux cotés, pressions conflits rapports raccords ou pas, climat social langage volonté tout ça qui amenuise l’image l’a pourrie c’est un coup des medias mais ce qu’ils gachent ceux-là c’est la compétitivité des entreprises françaises, ils nuisent à tout ces medias, désolé(e) mais quant non seulement on est (idiot) l’ignorant et la racaille vont très mal ensemble, les gentils c’est pas eux en tous les cas pourquoi ’ce ram dam’ de toute manière la compétence et l’assistance décline, et ces rapports de M que nous avons avec le média l’entreprise et le salarié ne résoudront rien elle detruit la nature effervescente d’un produit, d’un nom, d’une qualité. Cette france là , je n’y vis pas, je n’en peux plus d’y vivre et donc je l’a fuit. Merci et tout ça grâce aux racailles bêtes que de nom.

                                                  au plaisir de lire agoravox le seul espace direct encore intéressant dans la relation et la discussion.. merci « manusan » pour les bilans annuels (Thomson on en parle plus ni les autres grands groupes à part Renault ou encore une forte sidérurgie et concentrationnaires persistent mais je ne leur en veut pas, c’est l’utilisation des morts qui me pose un petit problème, et ce média qui joue (alors que derrière !!) les justiciers c’est invectivant ! ct


                                                  • antipaf antipaf 16 octobre 2009 20:21

                                                    Par Céphale (xxx.xxx.xxx.204) 14 octobre 12:43

                                                    cephale : s’il faut créer des emplois fictifs (j’appelle cela comme ça, car tout le monde sait le faire au sens ou il ne faut pas sortir de st cyr pour savoir manager ou alors je suis Madame SUPER ancéphal !) si en plus faut mettre du nullos théoricien du management, des emplois a gogos a bouffons y en a en plus en plus pour la déco.. en fait on veut tout casser et la matière grise -compétence- le savoir faire -capacité- pour en arriver ou ? ça mystère faudrait déjà savoir l’idée de ces cons qui dirigent. Bye

                                                    mais l’avenir va se passer surement entre les mains des technocrates ca doit être ça
                                                    les compétences l’efficacité ils s’en branlent car par là ils cherchent à être intouchables après, vu que ce sera la base qui se « tapera sur la gueule » c’est ce qu’ils cherchent : faire de la base un maximum et dégager les gens à potentiel dangereux..
                                                    preuve de leur peur et de leur qi de connard
                                                    « on sait qui on est et on sait ce qu’on vaut » 

                                                    me faire matter par ça !!? Toi tu dégages et tout matteur est à dégager
                                                    la cible ? c’est la fiente du mec qui ne te veux pas du bien et qui en est une déjà pour lui

                                                    bah !.. c’est du psy guatémaltais
                                                    si tu veux j’en fais aussi de la psy c’est facile je fais tout moi allez casses toi ces discours m’énerve on s’y embourbe ca ca la technique on laisse on reprend après, mais ca se passe pas avec les gentils médias 
                                                    ce monde con n’a aucun avenir salut


                                                    • Vigo Vigo 24 octobre 2009 15:21

                                                      « Vagues de froid et de suicides... »



                                                      La fracture s’ouvrait, les jours passaient, et rien ne s’arrangeait...

                                                       

                                                      On annonçait des vagues de froid sur la France, et de suicides chez ceux d’en bas. L’opinion publique, voyait ça comme une fatalité... Pour le froid, je comprenais... Quant au reste, la manipulation des masses faisaient effet...

                                                       

                                                      Ceux d’en haut, eux, ne mourraient pas. En tout cas pas de leurs méthodes de management, puisqu’eux n’avaient personne au dessus d’eux, pour les pousser à bout de tout, et donc parfois, hors de la vie.

                                                       

                                                      Tout ça pour quoi ? Pour du profit, jusqu’à la dernière goutte, de l’explosion de collectif et du broyage individuel ! « Toi ou un autre c’est pareil ! »... Chantage, pression, division, chacun pour soi, baisser les yeux, sauver sa peau... (Et tout sauf de l’union qui fait la force)...

                                                       

                                                       

                                                      Alors pour s’exempter, faire bonne figure, et mentir aux ultimes couches d’exploitation les plus malléables (les mêmes qui vont permettre les prochaines réductions de personnels), ceux d’en haut avaient axé leur communication sur « l’effet de mode », rejetant ainsi, encore une fois, la faute sur le vilain travailleur, le mouton noir, en manque de courage, d’ambition et de flexibilité...

                                                       

                                                      Le souci était donc, de faire passer la deuxième vague pour une « tendance culturelle », une « contamination sociale »... C’est bien connu, la mort de son voisin de bureau, (dont on ignorait jusqu’au prénom, à force de restructurations, d’objectifs à atteindre et de concurrence interne), suscite en soi, un réel besoin de faire pareil...

                                                       

                                                      « Françaises, Français ! Le suicide est à la mode ! C’est pas nous les méchants ! Les méthodes de management n’y sont pour rien !... » (C’est encore ces bras cassés en dépression qui vont nous mettre dans la merde !...)

                                                       

                                                      (Mode du Suicide, Collection 2009, planté de couteau en réunion, saut par la fenêtre aux heures de repas, fusil, train, pendaison, cachets... et bien d’autres offres sur néo-libéral.com ! Choisis toi aussi ton forfait personnalisé et rejoins vite ton groupe d’amis !...)

                                                       

                                                      Oui dit comme ça, c’est très grossier...

                                                       

                                                       

                                                      Alors on fait parler des « spécialistes » qui prônent et argumentent tant bien que mal, pour prêcher la bonne parole néo-libérale, un peu comme on s’évertue à refourguer un poisson déjà pourri, sur le marché...

                                                       

                                                      Le type enfile sa blouse, le temps d’un JT empoisonné, ou d’une enquête soit-disant « exclusive », accroche son badge et sort son violon mal accordé pour nous faire croire au Père Nowel... (C’est le même genre de mec qui peut nous dire, ici ou là « d’écouter nos enfants ! » parce qu’ils savent ce qui est bon pour eux, et surtout pour ce système, « zéro contrôle éducatif, culture télévisuelle et consommation à tout prix !!!... »)...

                                                       

                                                       

                                                      Ils ont tant à gagner à faire passer les victimes et les plaignants, pour des flemmards aux nerfs fragiles !!!... Parce que ça rapporte, ça entretient le mythe, la grande illusion ! et l’idéologie avance !... « Je (sur)consomme donc j’existe ! »...

                                                       

                                                      « Toi tu craques pas ! t’es un winner ! un plus malin, plus courageux, t’as tout compris ! (On peut monter le niveau de pression ! C’est sur ta tête qu’on va réaliser nos prochains profits !...) »

                                                       

                                                      « Travailler plus, pour gagner plus (de rien) », c’est aussi ça...

                                                       

                                                      Banaliser la pression et les méthodes de « culture d’entreprise », et rejeter la faute sur ceux qui craquent !

                                                       

                                                      Mais aussi écarter du troupeau les plus revêches, les plus futés, les plus courageux, ceux qui refusent de baisser la tête, les yeux et le pantalon. Parce que ceux-là, tôt ou tard finiront par répandre la peste, le choléra et la Grippe A au sein du troupeau... Le très mauvais exemple, refuser, lutter, faire jouer ses droits et sa conscience... Bref, tout ce que ce système a en horreur...

                                                       

                                                      Alors on trie, on sélectionne, quitte à livrer du questionnaire d’auto-délation sous couvert d’étude de satisfaction du personnel... (125 questions chez Mariaunaud, 165 à la SNCF...)

                                                       

                                                       

                                                      Et puis ensuite ? On vire les mauvais ! on garde les pions, les plus aptes à se laisser exploiter, asservir, et accepter la « dictature d’entreprise » , pour produire plus, et compenser les plans sociaux... 

                                                       

                                                       

                                                      Et tant que ça marche, on peut toujours faire jouer la dernière « variable d’ajustement » ! C’est à dire TOI !

                                                       

                                                      Moins de TOI pour faire tourner la boutique ! C’est encore du profit !

                                                       

                                                       

                                                      Les autres ? On va les faire démissionner, zéro chômage, et c’est encore du bénéfice...

                                                       

                                                      Et puis sinon, et bien qu’ils crèvent, c’est à la mode !!!

                                                       

                                                       

                                                      Et pour le coup, ça jette un froid...

                                                       

                                                       

                                                      (Toujours prêt à jouer perso ?...)

                                                      • Couturier Béatrice 24 octobre 2009 21:44

                                                        C’est la société civile qui produira des lois ! Dans une vraie démocratie... où les inspecteurs du travail ne seraient pas tenus au secret.
                                                        Bravo pour votre livre, votre engagement !
                                                        Merci


                                                        • tvargentine.com lerma 20 novembre 2009 22:01

                                                          ARRETEZ d’appeler FRANCE TELECOM pour un dérangement de ligne !!!!!!!!

                                                          Ils vont se suicider et que verrez vous après pour accèder à internet ??????

                                                          FRANCE TELECOM gére la distribution et quand je vois la m.... que c’est pour avoir été resté déconnecté 1 mois complet tout simplement parce que FRANCE TELECOM ne veulent pas investir dans un poteau téléphonique moderne qui supportent plusieurs utilisateurs et préférent « délocaliser » leur gestion catastrophique des lignes adsl vers les consommateurs qui se trouvent pénalisés

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