Si mes souvenirs sont exacts, l’intérêt de l’Afghanistan pour les Russes et les Occidentaux ne repose pas sur son agriculture papavérine florissante ni sur ses richesses minières mais sur sa position géographique entre les pays producteurs de pétrole et les pays consommateurs.
Gazoducs et oléoducs doivent traverser le pays sans craindre d’être pompés par des indésirables qui ne paieraient pas leur écot ou des rebelles qui décideraient de les faire sauter pour une raison ou une autre, politique ou maffieuse (pavot cartel).
Pour assurer la sécurité du transport du pétrole, la région doit être controlée et pacifiée (comme on dit).
Tous les autres motifs ne sont que des prétextes pour mobiliser des renforts.
La France ne pourrait se désengager que si elle renonçait à consommer de l’énergie transportée à travers l’Afghanistan sinon, producteurs, transporteurs et distributeurs l’en priveront.
La solution : mettre le paquet sur les énergies alternatives. Est-ce réaliste et faisable ?