Les races n’existant pas, je préfère le terme d’ethnie. Vous mettez l’accent sur la mélanine et la couleur de la peau, mais ce n’est qu’un des critères possibles sur lesquels peut s’appuyer la xénophobie. Lorsqu’il y eut en France une vague d’immigration d’Italiens, on les affublait parfois du diminutif péjoratif de « ritals », équivalent de « négro », puis les portugais, « portos », etc., dans ce domaine, on est pas avare d’imagination.
La langue à elle seule peut nourrir le sentiment d’appartenance à une communauté, et parfois de rejet des autres, ainsi que les codes en tout genre, langagiers (jargon des cités), vestimentaires, niveaux de langue (soutenue, formules de politesse), références culturelles, tout est bon pour se reconnaître et se différencier.
Nous sommes issus de mammifères vivant en meute, en tribu, et si l’on en juge par les comportements animaux, la question territoriale est très importante, ainsi que l’appartenance, et le rejet des autres. Tout le défi de nos civilisations est de trouver un fonctionnement différent, et manifestement, ce n’est pas encore au point…