“Les causes du réchauffement global de la planète viennent de l’industrialisation illimitée et déraisonnable promu par les grandes puissances qui ont contaminé l’atmosphère et mettent en danger la vie des êtres vivants, et pas seulement des humains”.
Je partage entièrement le point de vu du Président Bolivien !
Un développement durable implique une économie durable et non une économie de fuite en avant rationalo économico technoscientiste : une économie du changement pour le changement ! Une économie, qui, par les principes (rationalo mathématico technoscientiste) qui la dominent, oblige à cette fuite en avant… autrement tout s’écroule ! Il en va ainsi des économies d’échelle et autres systèmes de réduction des coûts systématique, et même du capitalisme, qui plus est, d’un capitalisme exclusivement financier (l’argent pour l’argent) ; autant de concepts exclusivement quantitativistes, utilisés de façon totalement crétine par des protagonistes qui ne veulent pas voir leurs limites ! Des protagonistes, qui par un aveuglement paradigmatique des plus particulier, spécialisé, trop spécialisé, spécialisé au spécieux, au fallacieux, ne veulent pas admettre qu’arriver un moment, à force d’abus des choses, il se produit des effets contraires, ce que, Ivan Illich appelait des « seuils contreproductifs » !
En effet, Ivan Illich avait constaté, qu’au-delà d’un certain seuil de développement, les grands services institutionnalisés, mais il en va de même pour les grandes firmes capitalistes, en fait de tout systèmes publics ou privés, par une certaine forme de monopole, ou plus exactement de monopolisation, ou encore d’exclusive ; que ces grands services ou systèmes, au titre desquels on peut aussi placer le libéralisme économique, poursuivent au bout d’un certain temps des finalités opposées à celles qu’à l’origine ils fondaient !
Tout système, et forcément, à ses limites, mais voila, les tenants de ces systèmes, souvent par aveuglement paradigmatique, par dogmatisme, ne veulent pas voir ces limites !
Comme d’habitude, les « politiques », en fait tous ces « politiciens » adepte du politisme, sont en retard sur l’évolution de leur société ou Nation respective. Laisser s’exprimer la société civile pour faire pression sur les politiciens ; je trouve l’analyse du Président Bolivien, comme ses proposition, des plus pertinentes !
Vous dites : « Au delà de son dogmatisme l’approche d’Evo Moralés…
Personnellement, faire émerger un souci commun à l’humanité que ne perçoivent pas les politiciens qui nous dirigent, je ne vois là qu’une réflexions de bon sens, de sens commun, et pas du dogmatisme, et surtout pas du communisme. Il y a plus de dogmatisme dans un capitalisme usage paroxysmique du capital, dans un capitalisme qui réduit l’économie au seul moyen d’investissement qu’est le capital ou au seul moyen d’échange qu’est la monnaie ou l’argent ; que dans les propositions du Président Moralès.
Visiblement ils n’ont pas compris ces politiciens, et pour cause, que l’économie telle que nous la pratiquons, l’ « économisme » en fait, l’économie pour l’économie, une économie qui se regarde technoscientifiquement le nombril, déjà à peine digne des siècles passés et certainement pas du 21 è siècle ; que cette économie est responsable de la plus parts de nos difficultés ! Bien sûr celles environnementale, qui par un sursaut de conscience commune intéressent beaucoup de gens, mais également celles démocratiques et républicaines, qui, visiblement comme par une sorte de fatalisme systémique indépassable pour certains, intéressent beaucoup moins !
Système combien complexe, le problème de l’économie, de la science économique moderne, c’est qu’il n’y a pas d’ingénieur système, qu’il n’y a que des spécialiste, qui financiers, qui monétaristes, qui spécialistes de la production, des coût, des prix… , qui, chacun, tirent la couverture à eux ! Nous pratiquons des politiques de réduction des prix par les coûts, et, qui plus est, de manière systématique, ceci, sans en mesurer pleinement les conséquences ; comme si les coûts ne faisaient que les prix ! Il se trouve que si coûts font les prix, et sans aucun doute ils les font, qu’en même temps ils font aussi les revenus… que réduire systématiquement les coûts revient tout aussi systématiquement à réduire les revenus : qu’alors l’économie se réduit comme peau de chagrin !
Nous ne faisons pas réellement de l’économie mais exclusivement, ce qui n’est pas tout à fait la même chose, du capitalisme ; qui plus est, et véritable cercle vicieux, exclusivement du « capitalisme financier » : tout simplement de la cavalerie financière entre banques sur des produits dérivés et sous jacent essentiellement virtuels ! Entendons- nous bien, il ne s’agit pas d’être contre le « capital » qui est un moyen utile et nécessaire à l’économie, mais plus subtilement, d’être contre la capitalisme, véritable dogme… réduction de l’économie au seul capital… au seul moyen économique qu’est le capital ! Le tout est plus que la simple somme de ses parties, et honnêtement, d’un point de vue de l’entendement intellectuel, d’une intégrité intellectuelle indéfectible, on ne peut pas réduire un système complexe à un des éléments, qui plus est de simple moyen, qui le constitue.
C’est l’Etat, nos gouvernements, par l’économie politique (pour les affaires publiques, pour le plus grand nombre), par une économie politique raisonnée et raisonnable, la plus autonome possible (aux environs de 60 à 70 %), autant qualitative que quantitative, même plus quantitative, équilibrée, et non par une économie qui se regarde technoscientifiquement le nombril ; l’Etat qui doit jouer le rôle d’ingénieur système en économie ! Une économie politique « nationale » et « sociétale », et soyons subtiles, enlevons nos gros brodequins rationalo technoscientistes ; une économie nationale mais pas nationaliste, sociétale mais pas socialiste, d’une communauté d’intérêts mais pas communiste ! Bref, une économie ouverte par un système d’échanges internationaux complémentaires des économies nationales, sans concurrence, ceci, pour nos manques et nos surplus qui ne manqueront pas d’intervenir car la perfection n’existe pas… même technoscientifiquement : surtout pas technoscientifiquement ! La Nature, les états de nature, sont bien plus efficace que la science, elle, et ils le prouvent depuis le commencement des temps !
Résolvons le problème crucial de l’économie, et comme par miracle, comme par enchantement, sans résoudre pour autant tous nos problèmes, nous en résoudrons une bonne partie !
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