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Pie 3,14 8 janvier 2014 21:54

A P Régnier,

On pouvait être de gauche et antisémite jusqu’aux années 30, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

L’antisémitisme est omniprésent dans la société européenne de la fin du XIXème et du début du XXème. Il est un marqueur essentiel pour les mouvements d’extrême-droite mais aussi présent de manière diffuse dans presque toutes les familles politiques. Les communistes par exemple reprennent à leur compte dans les années 20 la tradition antijuive du tsarisme faite de pogroms et d’humiliations. Cela dit de nombreux juifs militent à gauche parce qu’ils y sont moins rejetés qu’ailleurs.

Le nazisme farouchement antisémite et la guerre changent la donne. Depuis 1945, être de gauche, c’est rejeter l’antisémitisme. La droite républicaine a effectué le même virage, elle dénonce systématiquement l’antisémitisme que ses ainés d’avant-guerre pratiquaient sans vergogne.

La gauche s’oppose majoritairement à la politique d’Israël envers les palestiniens. Certains malheureusement ajoutent des arguments qui relèvent du vieil antisémitisme ( ils complotent, ils sont partout, ils manipulent le monde ). Ils rejoignent ainsi l’extrême-droite antisémite dont Soral et son groupuscule « égalité et réconciliation » ou Dieudonné sont les représentants les plus connus du moment.

Aujourd’hui être de gauche, suppose savoir faire réellement la différence entre l’antisionisme et l’antisémitisme.



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