Le CNAFAL ne cesse de dénoncer, depuis
plusieurs années, la terrible précarité qu’entraînent le mal-logement ou
l’absence de logement et les terribles dégâts que cela produit pour les
personnes et les familles.
Le droit fondamental au logement est bafoué. La trêve hivernale officielle
prend fin au 31 mars, soit aujourd’hui. Demain, à la première heure, des
familles entières risquent d’être expulsées. Les municipales révèlent une
France en état d’urgence sociale et de colère froide à
l’égard de tous les gouvernants, qui ne laisse entrevoir aucune lueur d’espoir
face à leur situation qui se dégrade. 8,6 millions de français vivent avec
moins de 964 euros par mois. 146 000 familles sont menacées d’expulsions
locatives et 600 000 de coupures d’énergie. Même en secteur HLM, les
effacements de dettes, sur 4 millions de locataires sont passées de 5,5% à 7%.
141 500 personnes sont SDF, dont de plus en plus de jeunes !
Depuis une décennie, la situation ne cesse de se détériorer au fur et mesure
de la montée du chômage qui fait que les impayés de loyer sont, la plupart du
temps, une donnée structurelle qui accompagne la pauvreté, c’est‑à‑dire
l’absence ou la modicité des revenus. N’oublions pas que la France en Europe,
contrairement aux idées reçues a des minimas sociaux les plus faibles
d’Europe !
Présent samedi à la manifestation à Paris contre les
expulsions locatives, le CNAFAL demande à tous les Maires, les maires adjoints
au logement et aux présidents de CCCAS :
La misère criante et la misère cachée sont devenues insupportables à des
millions de nos concitoyens qui croient de moins en moins à la politique pour
résoudre les problèmes. C’est une véritable course de vitesse à laquelle nous
assistons. La colère à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui, pourrait à
l’avenir prendre d’autres expressions, face à ce qui ressemble à une surdité et
à une impuissance politique.