Macron
n’est pas ma tasse de thé (pardon, mon ballon de rouge). Ce n’est
qu’un avatar de Hollande, de Sarko, de Merkel, de Junker,
c’est-à-dire une marionnette ultralibérale. C’est aussi chiant
qu’une chaude-pisse. Mais ça se soigne.
Mais
La Pen, c’est l’héritière directe de la France pétainiste lâche,
veule, soumise, aussi pourrie qu’indigne. C’est l’héritière de la
milice qui envoyait les Résistants déguster une infusion de plomb,
des collabos qui s’engraissaient sur le dos les « sans-dents »
de l’époque. C’est l’héritière de l’OAS qui balançait de bombes
dans les bistrots, ratonnait le « bronzé », mitraillait
De Gaulle et autres joyeusetés. La Pen à l’Élysée c’est ta porte,
ma porte qui risque d’être enfoncée par quelques tronches rasées
mono-neuronées. Etc. Et là, pour reprendre ma comparaison
pathologique, c’est le sida, et c’est mortel. La menace n’est pas du
même calibre. .
Je
persiste et signe : s’abstenir ou voter blanc, c’est voter Le
Pen, même indirectement, donc hypocritement. Mettre un bulletin
Macron - même en se bouchant le tarbouif - a pour effet d’en enlever un à La Pen. C’est de
l’arithmétique de CM2.