@Hamed
Votre raisonnement tient-il compte de la donnée fondamentale sans laquelle aucun raisonnement ne peut valoir ? Je veux parler de la condition humaine, dont les hommes se soucient tellement peu – au-delà de ce que leur inspirent leurs peurs – que rares sont ceux qui en ont conscience, quand ils ne la rejettent pas comme incompatible avec la conception qu’ils ont d’eux -mêmes.
Vous mêlez bonheur et malheur, bien et mal ; qui sont des inventions dictées à l’homme par les nécessités de la vie en société organisée, à une angoisse existentielle à caractère métaphysique sans rapport avec une réalité objective selon laquelle chacun hérite à sa naissance d’une hérédité génétique et sociale qui lui assigne, selon un arbitraire devant tout au hasard, une place dans la pyramide sociale, quels que soient les aléas de son existence ensuite, sachant que si une infime minorité d’individus change de condition, cela est dû avant tout au progrès scientifique et technique.
Les oppositions dont vous êtes préoccupé ne seraient-elles pas tout simplement l’expression de la dialectique universelle ?