@Pimpin
Et selon votre définition, que serait l’« outil capital » sans
capitalisme, c’est-à-dire sans son « utilisation » ?
Il me semble que votre définition est si similaire qu’on ne voit plus de
différence entre capital et capitalisme, et qu’il n’y aurait plus l’un sans
l’autre.
Et aussi que vous voulez faire du capitalisme une fatalité indépassable.
J’en vois une confirmation lorsque vous prétendez que sans capitaux, il n’y
aurait « pas de travailleurs », et aussi dans le fait que vous
vouliez confondre les capitaux avec seulement les « capitaux privés ».
Les travailleurs ont existé bien avant que n’existent ce que
vous appelez en novlangue des « entreprises », et qui devrait s’appeler
des firmes. Entreprendre, c’est faire une action audacieuse (« Je forme une entreprise qui n’eut jamais
d’exemple, et dont l’exécution n’aura point d’imitateur. Je veux montrer à mes
semblables un homme dans toute la vérité de la nature, et cet homme, ce sera
moi. », Jean-Jacques Rousseau
dans les Confessions).
Si le capital n’appartient qu’aux travailleurs qui l’ont
produit, ou qui l’ont payé avec leur travail, il n’y a plus de capitalisme mais
justement du travaillisme.
Si effectivement, une personne qui n’a fait qu’hériter comme
Liliane Béthencourt est la Française la plus riche, on est bien dans le
capitalisme.