Alors qu’Agnès Buzyn
s’épanche dans Le Monde et exprime ses regrets de ne pas avoir été
entendue (problème récurrent avec LREM) après avoir donné
l’alerte début janvier, et son chagrin d’avoir du quitter le
navire alors que le tsunami se profilait, il n’est pas sans intérêt
de rappeler que la première mesure du Conseil des Ministres
exceptionnel consacré à la crise du coronavirus fut le 49.3 !…
Qu’aujourd’hui les réformes soient suspendues ne correspond qu’à
un juste retour des choses.
Un bon croquis valant
mieux qu’un long discours, celui-ci est extrêmement parlant sur
les atermoiements passés :
https://uploads.disquscdn.com/images/b3e746f0171fc1705bbe32a8a6fa6516822458d 2995171f05b13918106ec8b27.jpg
Alors, imaginer
naïvement que l’on saura collectivement tirer des leçons de cette
crise sanitaire et de son cadre : les excès de la
mondialisation néo-libérale ivre de croissance financière
débridée, la manière dont le grand-débat a été phagocyté
n’appelle pas vraiment à un optimisme béat.