• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > 2019 : référendum pour l’indépendance de la Californie

2019 : référendum pour l’indépendance de la Californie

Au printemps 2019, les Californiens iront aux urnes pour décider par référendum si la Californie devrait quitter l'union fédérale.

Cette consultation est l’objectif de la « Yes California Independence Campaign » qui soumettra en 2018 aux électeurs de l’état ce projet qui, s’il est adopté, débouchera sur une consultation des citoyens Californiens qui pourront voter pour ou contre l'indépendance de la Californie des États-Unis.

La Californie est la sixième puissance économique du monde, plus puissante sur le plan économique que la France et elle est plus peuplée que la Pologne. Cet état rivalise avec les grands pays, et pas seulement avec les 49 autres états américains que beaucoup de Californiens ont l’impression de « subventionner ». Mais ce n’est pas là le principla objet du référendum : il s'agit du droit à l'autodétermination et de la notion d'association volontaire, deux éléments du droit constitutionnel américain et du droit international.

Il s'agit pour la Californie de prendre sa place dans le monde sur le même pied que les autres nations. Une bonne partie de la population considère qu’être un État des États-Unis ne sert plus l'intérêt supérieur de la Californie. Sur des questions allant de la paix et de la sécurité aux ressources naturelles et à l'environnement, il est devenu évident pour eux que la Californie serait plus cohérente en tant que pays indépendant.

Les Californiens participent par leurs impôts à l’énorme budget militaire américain, et ils sont envoyés, comme les autres citoyens, pour combattre dans des guerres qui contribuent souvent davantage à perpétuer le terrorisme qu’à l'abattre. Ne pas faire partie de cet état fédéral ferait de la Californie une cible moins susceptible de représailles par les ennemis de l’ »empire ».

Lors de l’élection présidentielle du 8 novembre dernier, 61 % des Californiens ont voté pour Hillary Clinton, alors que Trump n’a recueilli dans cet État que 33 % des voix. Le 9 novembre, le sondage sur l’intenton des Californiens à se séparer du reste des États-Unis a été publié sur le compte Twitter officiel de la campagne en faveur du référendum. Près de 16 000 personnes y ont participé, dont 76 % se sont prononcées pour l’indépendance et contre l’accord de partenariat transpacifique.

L'indépendance signifierait que le fruit des impôts seraient conservés en Californie et utilisés sur la base des priorités fixées par les citoyens et non par le gouvernement fédéral. Le but du projet en matière fiscale est de rembourser les dettes actuelles imposées par d’autres et en d’éliminer progressivement l'impôt sur le revenu actuel de l'État.

La diversité des populations est un élément central de la culture californienne et un élément indispensable de son économie. En tant qu'Etat des États-Unis, le système d'immigration a été conçu en grande partie par les 49 autres États il y a trente ans. Ce système d'immigration a depuis négligé les besoins de l'économie californienne et a blessé beaucoup de familles californiennes. L'indépendance signifierait que la Californie serait en mesure de décider quelles politiques d'immigration ont un sens pour sa population, sa culture et son économie.

Certains minerais et autres ressources naturelles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel sont exploités en Californie à des taux inférieurs à la valeur de marché par des sociétés privées avec la l’accord du gouvernement des États-Unis. La plus grosse partie des taxes perçues est retenue par le gouvernement des États-Unis qui paie une partie de ses dettes avec ces redevances. L'indépendance se traduirait par le contrôle par la Californie des 46% détenus par le gouvernement des États-Unis et ses agences. Le contrôle des ressources naturelles permettrait d’être le seul bénéficiaire des redevances perçues.

La Californie est le chef de file mondial en matière d'environnement, mais n’est pas représentative d’un pays qui représente moins de cinq pour cent de la population mondiale tout en consommant un tiers du papier mondial, un quart du pétrole mondial, 27 pour cent de l'aluminium, 23 pour cent du charbon et 19 pour cent du cuivre. L'indépendance signifierait que la Californie serait capable de négocier des traités non seulement pour réduire l'impact humain sur le climat, mais aussi pour contribuer à la durabilité des ressources mondiales.

La Loi sur les soins abordables a été promulguée par le gouvernement des États-Unis pour abaisser le coût des soins de santé et étendre la couverture d'assurance maladie aux non-assurés, mais des millions de Californiens n'ont toujours pas accès à des soins de santé de qualité parce qu'ils ne peuvent pas se le permettre. Pour beaucoup, l'accès aux hôpitaux et à la médecine est une question de vie ou de mort. L'indépendance signifierait le financement de programmes de soins de santé et l’accès aux médicaments pour tous. La Californie veut rejoindre le reste du monde industrialisé pour garantir les soins de santé comme un droit universel pour tous les peuples.

La Californie a quelques-unes des meilleures universités, mais ses écoles sont parmi les pires du pays. Non seulement cela prive les enfants de l'éducation qu'ils méritent, mais cela coûte aux contribuables des milliards de dollars en services sociaux pour prendre en charge les dégâts causés par une mauvaise éducation. L'indépendance signifierait que le pays serait en mesure de financer pleinement l'éducation publique, de reconstruire et de moderniser les écoles publiques, et d’offrir aux enseignants des écoles publiques et les salaires qu'ils méritent.

Les mouvements en cours aux Etats-Unis après l’élection de Trump qui a mis au jour de clivages que l’establishment dissimulait ou feignait d’ignorer ne sont pas la production d’une génération spontanée. Ils sont la manifestation tangible de projets qui vont bien au-delà de simple sentiments de frustration ou de « régionalismes ». Il s’agit tout simplement du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », slogan souvent utilisé dans l’histoire, et encore récemment, pour justifier l’ingérence des Américains dans les parties sensibles du globe. L’ironie de la situation est qu’ils sont aujourd’hui confrontés à cette revendication sur leur propre sol.


Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (17 votes)




Réagissez à l'article

108 réactions à cet article    


  • rogal 14 novembre 2016 09:05

    Intéressant. N’y aurait-il pas lieu d’y voir un début de débandade devant les 20.000 milliards de dollars de dette fédérale ?


    • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 14 novembre 2016 09:11

      @rogal

      Tout dépend du sens que vous donnez à débandade :

      - dispersion d’une bande (de gangsters,par exemple) ?

      - amollissement d’un système érigé depuis trop longtemps et usé par une vie de patachon ?

    • Paul Leleu 14 novembre 2016 20:27

      @rogal

      ça renverrait les bouffons hors-sol de l’Oklahoma à leurs range-rover biberonés au pétrole saoudien ou au gaz de schiste.... et leurs filles qui vont faire carrière dans ’’l’industrie du film’’ californien .... qu’ils retournent à leur canne à pêche et arrêtent de faire des leçons de chose à tout le monde, et de se venger de leurs frustrations en déchargeant leur haine (à défaut d’autre chose) sur les honnêtes gens qui travaillent sur la côte et préfèrent l’amour aux armes à feu...


    • ENZOLIGARK 15 novembre 2016 02:04

      @Paul Leleu ... , .... Californication [ Music / VIDEO бy Red Hot Chili Peppers ... ] . ... АФФ ИСС ...


    • rogal 14 novembre 2016 09:21

      Dispersion d’une bande d’États qui ne trouvent pas très bandant de devoir rembourser 100 % du PIB de la bande.


      • V_Parlier V_Parlier 15 novembre 2016 19:57

        @rogal
        Peut-être. Ce qui n’empêche pas de remarquer ce paradoxe suprême :

        * "Ne pas faire partie de cet état fédéral ferait de la Californie une cible moins susceptible de représailles par les ennemis de l’empire (allusion aux guerres).« 

        * »Lors de l’élection présidentielle du 8 novembre dernier, 61 % des Californiens ont voté pour Hillary Clinton« 

        Chercher l’erreur ?
        Bref, des bobos qui n’assument pas leurs paroles, comme ailleurs dans le monde. D’ailleurs c’est en Californie que doivent habiter tous ces »people" qui venaient aux concerts... euh... aux meetings de la Clinton !


      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 14 novembre 2016 09:37

        l’auteur,

        Oui, votre article est intéressant. Merci.
        Parfois, je me demande si le début d’un renouveau pour la planète ne surviendra pas sans un passage obligé : une sorte de désintégration (en douceur, espèrons-le) des EUA. Un peu à l’image de ce qui se passa pour l’ex-URSS. 
        Mais comme vous le laissez entendre dans votre réponse au commentaire précédent, la bande de gangsters serait-elle neutralisée pour autant ? Il pourrait donc y avoir alors une seconde étape avant ce renouveau : une étape intermédiaire. Mais quelle en serait vraiment sa nature ?

        Cordialement.

        Thierry Saladin

        • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 14 novembre 2016 11:12

          @Thierry SALADIN

          Merci pour votre commentaire.

          Entre le démantèlement de l’empire romain et la renaissance, il y a eu une étape intermédiaire perçue dans nos contrées comme une période d’obscurantisme et de sauvagerie barbare, mais qui a été éclairée par l’épisode d’Al Andalus, phare de la science et de la philosophie, âge d’or des délices mauresques. Cette parenthèse a laissé une grande nostalgie chez les conquistadors espagnols qui ont découvert la Californie qu’ils croyaient être un île te lui ont donné le nom d’un rêve perdu :rappelant le Califat de Cordoue : California !

          Souhaitons aux Californiens de connaitre la même destinée, et pourvu pour eux que cela dure !

        • amiaplacidus amiaplacidus 14 novembre 2016 11:34

          @Thierry SALADIN

          Je pense qu’il convient de rappeler ici que la Californie tout entière était mexicaine avant 1848.

          En 1845, les USA annexent unilatéralement le Texas. Le Mexique proteste contre cette annexion, en réponse à cette protestation, les USA envahissent le Mexique, la guerre prend fin en 1848, mais le Mexique doit céder 40 % de son territoire aux USA : la Californie, le Nouveau-Mexique, l’Arizona, le Nevada, l’Utah, pratiquement tout le Colorado et une partie du Wyoming.

          Le territoire actuel des USA a donc comme origine, de façon non négligeable, une guerre de conquête territoriale.

          Depuis leur indépendance en 1776, les USA ont été en permanence (à l’exception de 6 ans) en état de conflit ouvert quelque part. Au 19em et dans la première moitié du vingtième surtout en Amérique latine, mais il ne faut pas oublier le Japon (1853-1854), la Chine (1859), Hawaï (1893, annexée), les Philippines (1898, devenues une colonie), Grèce (1947), Corée (1950), Iran (1953), ...., Vietnam (où ils ont reçu un mémorable branlée), Laos, Cambodge, ...

          Bref, les USA sont, depuis près de 250 ans, un facteur majeur de troubles et de guerres dans le monde entier.


        • lejules lejules 14 novembre 2016 12:18

          @Jeussey de Sourcesûre

          pas du tout le mot Californie vient des 1000 et une nuit lorsque le « calife forniqua » avec Shéhérazade. 


        • Fergus Fergus 14 novembre 2016 13:24

          Bonjour, amiaplacidus

          Vous avez raison de rappeler ces évènements.

          J’en profite pour pointer du doigt une question que ne manquerait pas de soulever une indépendance de la Californie étasunienne : celle d’une volonté de sécession de la Basse Californie (mexicaine) qui pourrait être tentée de fusionner avec le nouvel état.


        • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 14 novembre 2016 15:48

          @Fergus

          Comme sur les cartes de cet article  ?


        • Osis Osis 15 novembre 2016 08:34

          @amiaplacidus

          Parfait résumé.
          A cela l’on peut rajouter, assurément, qu’il n’ont jamais respecté une seule fois un seul traité, quel qu’il soit, avec qui que ce soit.

          Sans oublier qu’ils n’ont jamais remboursé la France des sommes prêtées pour leur guerre d’indépendance au prétexte que c’est la royauté qui avait prêté et non pas la république...


        • JL JL 14 novembre 2016 09:38
           ’’Il s’agit tout simplement du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »’’


           A l’heure du fédéralisme européen à marche forcée, il est assez cocasse de voir la Californie se préparer à faire sécession ! Et pourtant, les Californiens parlent la même langue que les autre Etats de l’Union, ce qui n’est pas prêt d’arriver en UE !

          • JL JL 14 novembre 2016 09:41

            Ceci dit, si le Big One (la faille d’Andreas ?) se produisait un jour, ils seraient bien contents, les Californiens de pouvoir compter sur le reste de l’Union.


          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 14 novembre 2016 10:33

            @JL

            « (...)les Californiens parlent la même langue que les autre Etats de l’Union, ce qui n’est pas prêt d’arriver en UE ! »

            Pourtant cette langue existe, c’est l’espéranto. Et je suis sûr que je ne vous apprends rien.
            Ni même si j’ajoute que l’espéranto aurait pu être une sorte de ciment fédérateur des différents peuples européens... Mais comme cette fichue UE a été décidée par qui vous savez, l’espéranto avec ses valeurs de respect et de tolérance et d’équité, n’avait aucune chance. 
            Pire, avec l’espéranto, il est probable que cette UE n’aurait pas pu dériver comme elle le fait actuellement (le déficit démocratique notamment).
            Mais l’avenir reste à écrire, et la langue, elle, est toujours là, et parlée chaque jour, comme vous le savez.
            « Par combien de personnes ? » répondent les ignorants.
            Mais ce n’était pas à vous que cette pique était adressée.

            Bien cordialement./ Koran saluton.

            Thierry Saladin

            P.S. : pour ceux qui néanmoins s’étonneraient « qu’on pût encore parler de la nécessité de l’espéranto », notamment en Europe, voici les coordonnées du rapport Grin, demandé par l’Education nationale en 2005 (donc payé par nos impôts) et qui surprit tellement les fonctionnaires de l’institution par ses conclusions : le troisième scénario. <https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Grin&gt ; qu’il dort tranquillement aux archives nationales.




          • JL JL 14 novembre 2016 11:00

            @Thierry SALADIN
             

             avec ce qu’il se passe en Californie, et même en Grande Bretagne, nous voyons bien que même une langue commune ne suffit pas.
             
             Je ne perle pas espéranto.
             Bien cordialement.

          • Arthur S Jeussey de Sourcesûre 14 novembre 2016 11:14

            @JL

            A travers les migrants que Trump veut chasser, l’Espagnol est très présent dans cette contrée où la toponymie n’a rien d’anglo-saxon.

          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 14 novembre 2016 11:25

            @JL

            « une langue commune ne suffit pas », c’est exact. 
            Mais quand on ne parle pas la même langue (24 langues officielles en UE) cela ne simplifie pas la tâche.
            De plus, quand on fait tout pour que la langue d’un seul (et pas la langue de n’importe qui, SVP !) soit au-dessus des autres, cela arrange  peut-être les affaires (encore que), mais pour un camp seulement.
            Il ne faut pas s’étonner si les traités signés sont très influencés par le libre échange chéri des anglo-américains. La langue de négociation et de rédaction a joué un très grand rôle dans cette affaire.
            « Une langue, c’est une façon de voir le monde. » (Henriette Walter, linguiste)

            Vous ne parlez pas l’espéranto ? 
            Aucune importance. Si vous êtes quelqu’un de curieux vous irez vous renseigner.

            Être favorable à cette langue internationale (qui s’apprend dix fois plus vite que l’anglais SVP !) qui permet de tout exprimer, nonobstant ce que répètent à l’envi les ignorants, n’implique pas qu’on se mette à l’apprendre. Heureusement.

            L’espéranto relève d’une réflexion globale sur les grands problèmes de l’humanité. Rien de plus, mais rien de moins.

            Mi salutas vin elkore/ je vous salue bien cordialement.

            Thierry Saladin



          • hunter hunter 14 novembre 2016 13:04

            @Thierry SALADIN

            L’esperanto n’est pas une langue, c’est un sabir très laid, composé d’éléments piochés ça et là dans les vraies langues !
            Crée ex-nihilo, par un fada mondialiste !

            C’est ignoble à écouter, c’est du n’importe quoi !
            Ça correspond bien à la volonté des mondialistes, on métisse les populations (cf Coudenhove-Kalergi), on les mélange, on les rend cons (tous juste bons à pousser le caddie et à copuler), et on réduit leurs possibilités de réfléchir en leur inculquant un jargon bricolé, ridicule et limité : tout juste bon à demander le prix des yaourts en supermarché, mais certainement pas à commenter un texte en philo !

            Je crois que je préférerai encore parler en Basic tiens !

            D’ailleurs cette utopie linguistique n’a jamais pris et c’est tant mieux !

            Certes le globish n’est pas la solution, mais dans ce cas, pourquoi ne pas instaurer le latin comme langue internationale ?

            C’est neutre, et a eu de l’influence sur de vraies langues, et la ministre de l’éducation passerait pour ce qu’elle est vraiment (une pauvre conne), en ayant privé les « apprenants » de l’enseignement de cette langue, et comme ça, le pays aurait encore un peu plus de retard, ce qui participerait à ses objectifs et ceux de ses maîtres, à savoir rendre ce pays encore plus abruti qu’il ne l ’est actuellement !

            Je me demande, si c’est encore possible d’aller plus bas, mais faisons confiance aux gauchistes, c’est là un de leurs principaux domaines de compétence où ils déploient depuis des lustres, toute l’étendue de leur immense talent !

            Adishatz

            H/


          • sarcastelle 14 novembre 2016 13:17

            @Thierry SALADIN

            .
            L’espéranto est une langue assez laide, ce qui n’est pas le cas du latin, langue internationale s’il en fût. Or rappelons que le mathématicien italien Peano autour de 1900 a créé le latino sine flexione (« latin sans déclinaisons ») dont on peut trouver la grammaire en ligne. 
            .
            En mettant un peu plus de prépositions et autres petits mots de liaison qu’en latin où les déclinaisons les remplacent (les Allemands masochistes ont les deux !!), on supprime très bien les déclinaisons. 
            .
            Vous voyez immédiatement l’avantage du latino sine flexione  : le vocabulaire est celui du latin ,en sorte que vous n’avez presque rien à réapprendre ! 

          • sarcastelle 14 novembre 2016 13:25

            @sarcastelle

            .
            Voici la méthode du latino sine flexione :
            .
            .
            Comme vous voyez, le cours de cette langue est dès le premier mot rédigé dans la langue qu’on apprend... et n’en est pas moins compréhensible ! Connaissez-vous une seule autre langue qui puisse en dire autant ? 
            .
            Bonne étude smiley




          • hunter hunter 14 novembre 2016 13:27

            @sarcastelle

            Merci d’avoir donné cette info !j’ignorai totalement cette initiative !

            Effectivement, c’est excellent, je vais télécharger une grammaire en ligne, et regarder ça avec grande attention !

            Adishatz

            H/


          • sarcastelle 14 novembre 2016 13:31

            @sarcastelle

            .
            Rectification : le tout début est en latin normal, mais la transition va très vite.

          • sarcastelle 14 novembre 2016 13:33

            @ Venator

            .
            Et faites-la connaître ! 

          • Fergus Fergus 14 novembre 2016 13:35

            Bonjour, JL

            Il y a nettement moins de différences culturelles entre la majorité des états de l’UE qui ne parlent pas la même langue qu’entre une état comme la Californie et les états du Middle-West et a fortiori les états du sud-est étasunien.

            J’ajoute à cela qu’il n’est pas nécessaire de parler la même langue pour former une Union solidaire - et même un état ! - comme le montre depuis des siècles la Confédération Helvétique avec ses quatre langues officielles (l’allemand, le français, l’italien et le très minoritaire romanche) et une bonne partie de sa population francophone ou germanophone qui ne maîtrise absolument pas les autres langues pratiquées par ses compatriotes. Il n’y a pourtant guère d’exemple en Europe de nation aussi unie et fière de sa diversité !


          • Fergus Fergus 14 novembre 2016 13:49

            Bonjour, hunter

            Je partage totalement votre avis sur l’esperanto, et sans doute cet avis est-il très largement majoritaire si l’on en juge par le peu d’intérêt porté par les peuples à ce « sabir » non représentatif d’une culture et d’une histoire.

            A l’esperanto, je préfère, et de loin, l’anglais qui permet de trouver facilement des interlocuteurs sur toute la planète.


          • Zolko Zolko 14 novembre 2016 13:54

            @hunter : « L’esperanto n’est pas une langue, c’est un sabir très laid, composé d’éléments piochés ça et là dans les vraies langues ! Crée ex-nihilo, par un fada mondialiste ! C’est ignoble à écouter, c’est du n’importe quoi ! »
             
            oui et non : c’est effectivement laid, mais ça n’aurait pas du être obligé de l’être. Par exemple, les pluriels se terminent en « -j » alors que dans la plupart des langues c’est en « -s ». Tout en gardant le principe de l’espéranto, on aurait pu en faire une langue plus jolie.
             
            Mais non, ce n’est pas du tout n’importe-quoi, c’est le même principe que le Mandarin Chinois : là-bas aussi, il y avait plusieurs langues, alors pour permettre à tous de communiquer, il a été inventé une langue artificielle, plus-ou-moins dérivée de langues existantes, et utilisée par toutes les administrations.
             
            Mes enfants disent souvent que c’est bien dommage qu’il n’existe pas une langue pour tous en Europe, et pourquoi on ne parle pas tous l’anglais. Quand je leur explique que dans ce cas les Français râleraient, ils proposent de créer une langue ex-nihilo, simple, qui satisferait tout le monde. Et là je leur dit que ça existe déjà, que c’est l’esperanto.
             
            Mais il faudrait faire un esperanto 2.0, plus joli, qui corrigerait les horreurs de l’esperanto canal historique. Je crois même que ça a été proposé par l’inventeur de l’esperanto lui-même, mais que ça n’a pas pris. Un intérêt de l’esperanto – amélioré, enjolivé – serait de faciliter les traductions automatiques : vu que c’est une langue très « mécanique » il est trivial – mais laid – de traduire l’esperanto en toute autre langue. Laid mais compréhensible.


          • Fergus Fergus 14 novembre 2016 13:58

            @ JL

            Je prends quand même le pari qu’il n’y aura pas de sécession californienne. Comme cela a été dit, les Californiens sont avant tout des « ricains » que rapprochent les championnats de basket et de base-ball, sans oublier les burgers, le Coca et Halloween. smiley


          • Fergus Fergus 14 novembre 2016 14:02

            Bonjour, Zolko

            Le mandarin est une langue unifiée construite à partir de langues cousines, ce qui n’est pas le cas de l’esperanto, effectivement une très laide construction.

            A une échelle évidemment plus petite, on a aussi nos « mandarin » en France : l’occitan unifié et le breton unifié.


          • Zolko Zolko 14 novembre 2016 14:02

            @sarcastelle : « la méthode du latino sine flexione (...) »
             
            intéressant. Ca pourrait être ça, l’esperanto 2.0 ... ou plutôt l’Europanto comme l’appellent certains. Eine scharabia von sofort understandable mots qui est compréhensible von tous, sin nada apprender.


          • sarcastelle 14 novembre 2016 14:16

            @ Zolko

            .
            Une langue internationale aurait été bonne jusqu’à présent mais ne sert plus à rien. On aura sous peu des oreillettes de traduction simultanée. 

          • hunter hunter 14 novembre 2016 18:35

            @sarcastelle

            I will !

            H/


          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 14 novembre 2016 22:23

            @ Hunter, Sarcastelle, fergus et Zolko,

            Vous avez raison, tous les quatre. 

            Vous avez d’autant plus raison que deux démocrates exemplaires, Adolf Hitler et Joseph Staline devaient penser exactement comme vous. C’est pourquoi l’un comme l’autre ont pourchassé et assassiné des espérantistes par dizaines de milliers. Ils étaient en quelque sorte vos porte-paroles.

            Hélas pour vous, ils n’ont pas pu les massacrer tous, et la langue est repartie de plus belle.

            Pas de chance, n’est-ce pas ?

            Je vous plains.

            Cordialement quand même.

            Thierry Saladin


            P.S. : Pour les autres : un ignorant qui dit une sottise, reste un ignorant et sa sottise également. Alors, vous pensez, quatre ignorants...



          • Zolko Zolko 14 novembre 2016 23:46

            @Thierry SALADIN : ouais ouais ouais. Je suis peut-être un ignorant, mais un ignorant qui fut membre de EDE : Europe Democratie Esperanto. L’esperanto est laid. Pratique et rigolo, mais laid comme tout. Ce qui est dommage, car l’idée est intéressante, mais mal exécutée.
             
            Quant-à la référence à Hitler, vous gagnez 1 point Goodwin.


          • franc 15 novembre 2016 03:09

            @Fergus

             L’allemand ,le français et l’italien du nord font partie d’un même peuple ethnique fondamental ,le germain. ; ce n’est pas la langue qui est le lien fondamental mais l’ethnie .

             -

            Les islamistes parlent et écrivent très bien le français mais n’ ont pas du tout l’esprit français spécifique ou l’esprit gaulois .


          • JL JL 15 novembre 2016 08:34

            @franc
             

             c’est pas con.
             
             Les Bretons ne parlaient pas français. En deux générations, le problème a été réglé : mais ça c’était avant ; du temps de l’Etat nation France fort et d’une école de la République robuste.
             
             

          • Fergus Fergus 15 novembre 2016 08:44

            Bonjour, Thierry SALADIN

            Je m’associe à Zolko pour vous délivrer un point Goodwin.

            Etonnant de votre part : vous êtes habituellement courtois. Or, voilà que, parce que l’on critique un esperanto devenu un gadget linguistique au fil des décennies, vous perdez votre sang-froid et assimilez, de manière pathétique, vos contradicteurs à des « ignorants » (où est d’ailleurs l’ignorance ?) et des nazis doublés de staliniens !

            Pas très fair-play, c’est le moins que l’on puisse dire !


          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 15 novembre 2016 10:48

            @Zolco,

            L’espéranto est peut-être laid — à vous lire — mais comment expliquez-vous qu’il y ait des poèmes en espéranto et des revues littéraires ? Tiendriez-vous le même discours s’agissant d’une autre langue ? 

             

            @Zolco et à Fergus,

            Le mot espéranto, c’est moi qui l’ai prononcé ici (le 14 novembre à 10H33), en réponse à un commentaire de JL (le même jour à 9H41).

            Cela aurait pu s’arrêter là. 

            Mais non, chacun de vous quatre s’est cru obligé d’en mettre une couche. Aucun n’a pu se retenir. Quelle différence avec JL (à 11H00) !

            Il me semblait utile de rappeler (notamment pour les lecteurs de ce fil) que des gens sont morts parce qu’ils étaient espérantistes, et uniquement pour cela. Et qu’un minimum de retenue s’imposait.

             

            Cordialement.

             

            Thierry Saladin


          • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 15 novembre 2016 10:51

            Bonjour Fergus,

            Vous vous êtes piqué, vous aussi ?

            Admettons que j’ai perdu mon sang froid, — et ce, pour vous faire plaisir — il n’en reste pas moins que vous prouvez, commentaire après commentaire (on en est déjà à deux ici) — mais il y en a eu d’autres auparavant — que vous n’avez jamais ouvert un livre d’espéranto, assisté à une quelconque réunion espérantiste de votre vie, entendu les sonorités de la langue. Sinon, vous n’écririez pas ça.

             Ayant l’habitude de ce genre de discussions à propos de l’espéranto, qui ne sont en fait que des dialogues de sourds, je lirai vos réponses, certes, mais ferai désormais silence sur ce fil. Parce ce que c’est hors sujet ici.

            Je demande donc pardon à l’auteur, mais il y a parfois des moments où l’on ne peut laisser passer certaines affirmations sans répondre. Ne serait-ce que par respect pour les morts.

             

            Voilà.

             

            Cordialement.

             

            Thierry Saladin

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès