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Accueil du site > Tribune Libre > Actions contre le prix des carburants : et si l’essentiel du problème (...)

Actions contre le prix des carburants : et si l’essentiel du problème était ailleurs ?

Quotidiennement l'opinion relayée par des médias ne cesse de rappeler et se plaindre que les prix des carburants et leurs taxes augmentent, certains appelant même à des actions de blocage des routes, mais ne tombe-t-elle pas dans un piège et peut-on s’arrêter là dans la réflexion, ou bien s’intéresser à cette question dans un cadre plus large ?

Alors que la planète « brûle » de tous cotés, quotidiennement l'opinion relayée par des médias necessent de rappeler et se plaindre que l'essence augmente, ce qui semble être une constante de l'histoire. Des pétitions avec plus de 500 000 signataires circulent sur les réseaux sociaux appelant même à des blocages le 17 Novembre. Des responsables politiques se précipitent sur les plateaux de télévision où ils trouvent là une tribune pour dénoncer des taxes croissantes qui « influent sur le pouvoir d'achat », oubliant que lorsque leurs amis ou certains d'entre eux étaient au pouvoir, ils ne se gênaient pas pour abuser de ces taxes, dont ils sont les premiers à les dénoncer aujourd'hui.

Le combat en cours contre la hausse du prix des carburants n'est-il pas aujourd'hui un combat d’arrière-garde ? L’augmentation du prix de l’essence ampute le pouvoir d’achat, dit-on, mais peut-on s’arrêter là dans la réflexion ou bien s’intéresser à la question dans un cadre plus large ?

Que l'augmentation du prix de l'essence soit une occasion pour une partie de la classe politique et de l'opinion de réagir contre certains choix politiques du Président de la république, ne doit pas détourner l'attention d'une réalité tout autre. Il faut rappeler que les augmentations actuelles dérivent d’une loi de programmation énergétique qui date de plusieurs années et récemment réaffirmée. Elle prévoit une hausse graduelle des tarifs de l’essence et du diesel, étalée sur cinq ans. L’objectif de ce plan est connu : réduire la part des énergies fossiles dans la consommation du pays, de manière à limiter autant que possible le réchauffement climatique. Peut-on à la fois déplorer le départ de Nicolas HULOT, exiger l’application de l’accord de Paris sur le climat (négocié sous la houlette de la France), prêcher la « transition écologique » et récuser l’une de ses premières conséquences, à savoir la réduction du recours au pétrole dans le fonctionnement de l’économie ?

Concernant le prix des carburants, entre mémoire courte et ineptie du raisonnement

C'est une évidence, nous sommes tous, ou à peu près tous, capable de mémoriser le prix du carburants sur quelques semaines voire quelques mois, mais pas au-delà. Si bien qu’il est difficile de savoir de combien les prix de l’essence ont augmenté, et c’est ici qu’il est utile d’accéder aux travaux des historiens, qui eux peuvent reprendre les cours de l’essence sur la longue durée, calculer leurs évolutions, et analyser ainsi l’effectivité de leur augmentation en euros constants.

Les travaux de l'économiste Jean FOURASTIE (1907-1990), notamment ceux qui concernent la question de l’évolution des prix avaient mis en lumière qu’il existait une différence fondamentale entre le prix courant et le prix constant. Cette différence n’est toutefois pas intégrée par bon nombre de ceux qui jugent pourtant les prix et à fortiori par l'opinion.

Selon Jean FOURASTIE, le prix courant,c’est le prix constaté en un lieu et à une date donnée, en monnaie courante, c’est-à-dire le prix de l’étiquette. Le prix constant, c’est le prix courant lavé des scories de l’inflation, c’est-à-dire le prix de la monnaie. Comment comparer dix franc de 1980 avec son homonyme en euros de 2018 ? C’est certes bien, aux deux dates, la même monnaie en équivalence, mais elle n’a pas la même valeur intrinsèque à ces deux moments à cause des dévaluations ou évaluations subies.

Il faut également éviter des inepties du raisonnement quand à partir du prix des carburants à un moment donné, avec une certaine nostalgie on va les comparer avec celui d'une période antérieure, alors que ce n'est pas exactement le même carburant et que la capacité du pouvoir d'achat n'est pas la même en regard du nombre de litres à acquérir.

Le prix, par exemple, de l’essence évolue, mais l’essence elle-même évolue aussi. L’apparition et la généralisation des moteurs diesel, avec le gas-oil pour carburant, la naissance du super et sa disparition, puis des essences sans plomb et celles avec de l'éthanol, tout cela fait évoluer les produits. C’est pourquoi Il serait incohérent de comparer le prix de l’essence de 1980 avec le prix de l’essence de 2018, dans la mesure où ce n’est pas la même essence. D’ailleurs, dans les années 1980 l’INSEE relevait, par exemple deux types d’essence : l’ordinaire et le super. Mais que le produit évolue, c’est une chose, qu’il soit de meilleure qualité, c’est certain, mais au final la question reste la même : avec l’augmentation du prix des carburants et un plein équivalent combien coûtera-t-il et quelle distance pourra-t-il parcourir en 2018, par rapport à 1980 ?

Au delà du prix moyen des carburants, il faut aussi intégrer la distance pouvant être parcourue avec la même quantité entre deux périodes de référence

Si depuis les années 1980 le marché est libre, ce qui signifie que les prix varient selon le groupe pétrolier : par exemple, BP, Shell, Esso, Total... n’ont pas la même politique de prix. Sans oublier les stations-services des hypermarchés qui ont des prix plus bas.C’est la consommation des véhicules qu'il faut intégrer et donc les kilomètres parcourus.

Non seulement la qualité de l’essence n’a cessé de s’améliorer au cours des années. Une essence d’aujourd’hui fait moins consommer les voitures qu’une essence d’il y a vingt ans. La raison en est que le produit est plus performant, que l’on maîtrise mieux les additifs et les lubrifiants. En plus de cette valeur intrinsèque du produit, les voitures elles-mêmes consomment de moins en moins, quel que soit le modèle. Ce qui signifie qu’entre la plus forte rentabilité du produit, et la moindre consommation du moteur, un automobiliste de 2018 parcourt plus de kilomètres avec un litre d’essence, que l’automobiliste des années 1980 ou 1990. Donc, si le prix au litre a augmenté, le prix au kilomètre parcouru a lui baissé. Or c’est finalement ce prix qui est important, non pas tant combien coûte un litre d’essence,mais combien coûte le carburant nécessaire aujourd'hui pour parcourir un nombre de kilomètres équivalentà la même distance qu'en 1980 ou 1990 pris dans cet exemple. Avec des kilomètres supplémentaires parcourus de plus en plus nombreux, le coût du carburant aura donc diminué.

Le prix du carburant, une dépense importante, mais presque marginale dans le budget d'une automobile

Selon les analystes, la voiture est le second poste budgétaire des foyers après le loyer et représente une dépense moyenne annuelle d'environ 5 à 7000 euros, suivant le modèle de véhicule et la distance parcourue. Bien quele carburantsoit un poste de dépense important il ne représente qu'environ 10 % des dépenses. Il ne faut pas oublier qu'outre l'amortissement de l'achat avec des frais financiers divers il y a l'entretien, les réparations, l'assurance, les frais de stationnement, péages et divers ( contrôles techniques et PV par exemple).

Exemple qui démontre qu'à salaire équivalent avec 1980, en Octobre 2018 on peut acheter le double de carburants

Si l'essence augmente, il ne faut pas oublier qu'à niveau de salaire en euros équivalent, avec une heure de travail au SMIC en 2018 on peut s'acheter plus de litres d'essence qu'en 1980.

Par exemple : en 1980, le SMIC horaire était de 14,76 francs, soit 2,25 euros, le prix moyen de l'essence étant de 4,17 francs, soit 0,63 euros, avec une heure de travail on pouvait s'acheter un peu plus de 3 litres d'essence (3,4 L). En Octobre 2018 le taux horaire du SMIC est de 9,88 euros le prix moyen d'un litre d'essence est de 1,539 euros. Autrement dit actuellement avec une heure de travail on peut acheter un peu plus de 6 litres d'essence (6,4 L).

Amélioration des carburants et des moteurs qui consomment moins, mais progression des rejets polluants, notamment en CO2 par les automobiles

Avec 111 g de CO2 en 2017, la France a déjà atteint l’objectif du compromis européen, signé le 17 décembre 2008, qui prévoyait de ramener la moyenne des émissions de CO2 des voitures neuves à 130 grammes par km d’ici à 2015.Un nouveau seuil de 95 grammes de CO2 / km a été fixé par l’Union européenne. Le pourcentage de la gamme des véhicules ne dépassant pas 95 grammes de CO2 / km devra être de 95 % d’ici à 2020 puis de 100 % en 2021.

Le problème : conjugaison de la croissance démographique et celle de la croissance des véhicules automobile qui l'accompagne il y a une croissance des rejets polluants, en particulier le CO2. Malgré l'amélioration de la qualité des carburants et la réduction de consommation des véhicules, en 20 ans la consommation moyenne unitaire des véhicules a diminué de près de 20 % passant de 8,25 l/100 km à environ 6,5 l/100 km, en 2018. Malgré cela, c'est un kilo d'équivalent C02 émis toutes les 4 secondes par les voitures européennes. Ce sont donc 4,9 million de tonnes de C02 qui s'ajoutent chaque année à l'atmosphère du fait des voitures en Europe https://www.planetoscope.com/automobile/311-emissions-de-co2-par-les-voitures-en-europe.html 

L'automobile accentue ainsi et développe des maladies respiratoires

Par exemple, en Ile-de-France, le transport routier est le secteur prépondérant dans les émissions de monoxyde de carbone (CO), d'oxydes d'azote (NOx) et de particules fines (PM10).

La pollution atmosphérique cause en moyenne chaque année la mort prématurée de 7 millions de personnes dans le monde dont 600 000 en Europe et 45 000 en France, selon l'Organisation Mondiale de la Santé.

Bien sûr, des progrès sont réalisés : filtre à particules (encore que moins de 25 % des véhicules diesel neufs en sont équipés avec une efficacité limitée), essence sans plomb, Agrocarburants pour lesquels on peut s'interroger : est-ce vraiment un progrès ou plutôt une tromperie ?.. Et les défenseurs de l'automobile se hâtent de le rappeler au point que l'automobile apparaît pour certains moins polluante que les transports en commun ! La réalité est hélas toute différente d'autant près de 32% des déplacements automobiles font moins de 5 km !. C'est justement durant cette période semée de ralentissements, de freinages et d'accélérations que la pollution automobile est maximale.

D'après une étude du fournisseur d'info « trafic INRIX », en 2013, les embouteillages auraient coûté 151 milliards d'euros à seulement 4 pays : l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et les USA. En France, c'est17 milliards d'euros de gâché en 2013, une perte colossale qui devrait augmenter de plus de 30 % d'ici 2030...

En concentrant la « grogne » de l'opinion sur le prix des carburants et des taxes, on détourne son attention de l'essentiel

Nul doute que les constructeurs se moquent ouvertement des graves problèmes engendrés par les automobiles et l'infrastructure routière, dégradation d'écosystèmes, accidents sur des animaux sauvages, imperméabilisation des sols, sans parler de l'impressionnante pollution marine conséquence des approvisionnements pétroliers, crises géopolitiques... Et c'est en nous faisant croire le contraire (méthode classique en marketing) que les constructeurs automobiles veulent berner les citoyens.

Enfin, même lors d'événements tragiques comme la multiplication des inondations sur le territoire français, des médias tendent à s'apitoyer davantage sur le sort des automobiles que sur celui des personnes. En effet, ne voit-on pas des reportages télévisés se concentrent sur l'automobiliste indemne mais désemparé face au spectacle affligeant de sa voiture sous les eaux...

Pour conclure

Lorsque l'opinion relayée par des médias ne cesse de rappeler et se plaindre que le prix des carburants avec leurs taxes qui augmentent et grèvent lourdement les budgets, appelant même, via les réseaux sociaux, à des actions de blocages le 17 Novembre, ne tombe-t-elle pas dans un piège ? N'est-ce pas le fruit d'une subtile manipulation, quand on sait qu'en terme d'équivalent capacité d'achat, on a une quantité supérieure de carburant qu'à l'époque où il était moins cher et que l'essentiel des problèmes de l'automobile se trouvent ailleurs ?


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91 réactions à cet article    


  • math math 2 novembre 10:48

    bof..tout « FOU » le camp..L’esprit humain est aussi gros que celui d’une arapède collée sur son rocher...

    L’humanité est esclave de sa connerie..et c’est loin de s’arranger..plus ça va pire c’est... smiley


    • jmdest62 jmdest62 2 novembre 10:56

      Belle démonstration ....mais je pense que vous n’avez pas compris que le prix des carburants c’est la « goutte de gas-oil qui fait déborder le jerrican »

      Comme dirait l’ami africain d ’ olivier Cabanel « On parle toujours de la goutte qui fait déborder le vase en oubliant celles qui l’ont rempli »

      @+


      • popov 2 novembre 12:05

        @jmdest62
         
        C’est la goutte d’eau qui va mettre le feu aux poudres.


      • jmdest62 jmdest62 2 novembre 12:14

        @popov
        Au fait ...est-ce que vous savez pourquoi les ministres et hauts fonctionnaires (surtout ceux de Bercy et du ministère de l’écologie) ne roulent pas en voiture électrique ? bizarre Non ?
        ...de Rugy et Mamu 1er en tête bien sûr !  smiley



        @+


      • popov 2 novembre 12:43

        @jmdest62
         
        Avec leurs modestes rémunérations, ils ne peuvent se permettre cette extravagance.


      • jmdest62 jmdest62 2 novembre 13:00

        @popov
        je parlais de leurs véhicules de fonction .....ça s’rait déjà un bon début Non ?
        @+


      • Ruut Ruut 2 novembre 16:24

        @jmdest62
        Comme si ils allaient nous montrer l’exemple.
        C’est fait ce que je dit pas ce que je fait .....


      • Le421 Le421 2 novembre 20:32

        @popov

        Avec leurs modestes rémunérations, ils ne peuvent se permettre cette extravagance.

        Encore faudrait-il qu’ils payent quelque chose...


      • Gasty Gasty 2 novembre 11:04

        « Le combat en cours contre la hausse du prix des carburants n’est-il pas aujourd’hui un combat d’arrière-garde ? L’augmentation du prix de l’essence ampute le pouvoir d’achat, dit-on... »

        C’est un budget important dans une famille, je ne vois pas pourquoi vous dites un combat d’arrière garde en ce qui concerne l’énergie ne serait-ce que pour ce rendre à son lieu de travail ou ses loisirs. D’après vous ! le panier de la ménagère serait aussi un combat d’arrière garde ? Le logement aussi ? C’est peutetre rien pour vous...


        • velosolex velosolex 2 novembre 13:51

          @Gasty
          Un lien intéressant, sur un livre qui montre comment le calcul du pouvoir d’achat est une mystification   https://bit.ly/2PIAgKF


        • velosolex velosolex 2 novembre 13:55

          @velosolex
          Comment l’insee sous estime la perte du pouvoir d’achat : https://bit.ly/2Qv0iO4


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 novembre 14:07

          @velosolex

          Pas neuf ...l’ un des grands mensonges sont les statistiques. Ma cote de boeuf coute plus cher que l’enceinte Bluetooth cheap ...y’a un blem .


        • velosolex velosolex 2 novembre 14:41

          @velosolex
          L’heure est venue de vivre que de musique, comme dans la chanson

           Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère »
          Et nous serons troubadours, mon frère


        • bernard29 bernard29 2 novembre 11:15

          Bravo pour votre travail d’information.

          et aussi pour ce rappel sur « les augmentations actuelles qui dérivent d’une loi de programmation énergétique qui date de plusieurs années et récemment réaffirmée. Elle prévoit une hausse graduelle des tarifs de l’essence et du diesel, étalée sur cinq ans. L’objectif de ce plan est connu : réduire la part des énergies fossiles dans la consommation du pays ».

          On peut se demander pourquoi Hulot a démissionné avant l’application de ces hausses… Craignait ’il pour sa popularité ? 


          • HELIOS HELIOS 2 novembre 20:05

            @bernard29

            ...son travail d’information est interressant mais :

            Ce n’est pas parce que le prix relatif des carburants a baissé qu’il faut que l’etat engrange la difference, anihilant de fait toutes les progressions techniques et fonctionnelles du domaine.

            A titre d’exemple, comparons le cout historique de l’alimentation dans les familles qui est passée de plus de 30% en 1960 a moins de 20% en 2015. 
            C’est le mème processus que pour le carburant... faut-il pour autant que le gouvernement mette des taxes sur la bouffe pour compenser ... ???


          • Jason Jason 2 novembre 11:15
            Ces circonlocutions sont certes intéressantes. Mais, habitant à la campagne je n’ai d’autre choix que de faire 12 Km en voiture pour faire mes courses.

            Ah, bah, me direz-vous je n’avais qu’à choisir d’aller habiter en ville il y a 20 ans quand je me suis installé ici.

            Le monde change, me direz-vous encore, et si gouverner c’est prévoir, pour ma part je n’avais rien prévu du tout ! Qu’aurais-je dû faire il y a 20 ans ?

            L’incurie n’étant réservée qu’aux usagers. Les populations sont là pour absorber tous les chocs. Les autres, associations, groupements professionnels, groupes d’influence, sont trop puissants pour qu’on les inquiète. La politique du consensus, vous dis-je...

            • Zolko Zolko 4 novembre 00:14

              @Jason : « Qu’aurais-je dû faire il y a 20 ans ? »
               
              aller faire vos courses chez l’épicier de votre village à pied, au lieu d’aller au supermarché en voiture.


            • Jason Jason 4 novembre 13:10

              @Zolko
              Bien sûr, mais à condition qu’il y ait encore des commerces.


            • Zolko Zolko 4 novembre 13:31

              @Jason : je me doutais que vous répondriez ça. Et dans ce cas, il y a 2 possibilités :
               
              soit vous vous êtes installé à la campagne sachant qu’il n’y avait pas de commerce à proximité, et donc que vous seriez obligé de faire vos courses en voiture. Dans ce cas, vous avez fait votre choix, je ne vois pas de quoi vous vous plaignez

              soit vous vous êtes installé dans un petit village avec ses petits commerces de proximité joignables à pied (ou en vélo), mais ces petits commerces ont du fermer par manque de clients qui ont préféré aller (en voiture) au supermarché. Et dans ce cas vous êtes fautif vous aussi de ne pas avoir soutenu ces commerces de proximité.
               
              Dans tous les cas, vous êtes acteur de votre situation, et pas une victime innocente d’une machination machiavélique.


            • Cadoudal Cadoudal 4 novembre 13:53

              @Zolko
              Concernant la ruralité, ses problèmes proviennent de l’ abandon de ce territoire… abandon organisé par nos dirigeants ethnomasochistes préférant voler, spolier ses autochtones, bien Français de souche et Blanc génétiquement, pour prendre en charge leur peuple de remplacement/racaille/envahisseurs/occupant/islamistes/cassos des Zones Urbaines Sensibles (+ de 700) = leur électorat pour que ces traitres et collabos puissent se maintenir au pouvoir. Vive L’Europe Européenne !

              MC Circulaire-La France éternelle

              https://www.youtube.com/watch?v=4fq8GlBGwDw&feature=youtu.be


            • ZXSpect ZXSpect 2 novembre 11:17

              Article bien argumenté et belle démonstration sur la notion de prix.


              Il en est de même avec le taux d’intérêt nominal et le taux réel.


              En 1981 le livret A rendait 8,50% l’an et aujourd’hui 0,75% ce qui nous vaut de la part de certain media des commentaires « attristés »


              Mais en 81 l’inflation à 13,4% ramenait à un rendement « réel » négatif de 4,9% alors qu’aujourd’hui une inflation autour de 2,2% entraîne le rendement à moins 1,45%


              Prix ou taux d’intérêts commentés sur leur seule valeur affichée sont bien pratiques pour manipuler l’opinion publique


              Merci à l’auteur pour cette démonstration


              • Jeanlaquille 2 novembre 11:24

                Et oui, c’est bien ce que je disais, elle est moins onéreuse qu’autrefois...

                Et vous en avez fait la démonstration...

                On vit dans un monde fou... dont la mémoire est bien courte...


                • Croa Croa 2 novembre 11:36

                  Effectivement le coût réel du carburant n’est pas celui que l’on croit et il reste nettement inférieur à ce qu’il était à la fin du XXe siècle. Le problème c’est qu’entre temps les gens ont continué à aller travailler de plus en plus loin du domicile. Par ailleurs même s’il y a progrès en terme de consommations, celui-ci est assez faible finalement et les automobiles ayant gagné nettement en embonpoint et en puissance ce sont, par km parcouru, à peu près les mêmes qu’au XXe siècle (ce point n’est pas développé dans l’article.) Le coup du pauvre n’ayant que sa voiture pour se déplacer a bon dos. En fait les voitures de pauvres sont en voie de disparition et la voiture moyenne pèse 1,3t. Elle est surtout nettement surpuissante à 110CV en moyenne. Ceux qui râlent ne sont pas des pauvres mais plutôt des sujets moyens vivant un peu au dessus de leur moyen incapables d’appréhender la hausse pourtant très prévisible des carburants (et c’est loin d’être fini.) Ces décérébrés sont aussi ceux qui pensent que tous leurs malheurs viennent des arabes et des noirs. Ce n’est pas un hasard si le FN, pardon le RN, s’est empressé de récupérer ce mécontentement !

                  Donc, OUI, bien sûr que le problème est ailleurs !


                  • chantecler chantecler 2 novembre 11:42

                    @Croa
                    Oui, la voiture populaire a disparu .
                    mais à l’achat elle coûtait relativement cher même pour une 2 CV , une 4L ou une fiat 500 par rapport aux salaires .
                    Le prolo s’achète aujourd’hui une bagnole d’occase .
                    Mais avec les CT, le prix du carburant il va devoir s’en passer .
                    Sauf que pour aller à son travail en zone rurale ou en grande périphérie d’agglomération , où il a été chassé par l’embrasement de l’immobilier , il est coincé .


                  • zzz'z zzz’z 2 novembre 13:42

                    @chantecler
                    De toutes les façons, maintenant le prolo, pour aller travailler, il faut qu’il aille en Pologne !


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 novembre 13:49

                    @zzz’z

                    Ou prendre la nationalité polonaise pour pouvoir encore travailler chez lui ...


                  • zzz'z zzz’z 2 novembre 17:08

                    @Aita Pea Pea
                    … En tant que travailleur détaché. Bien vu.


                  • Eric F Eric F 3 novembre 23:59

                    @Croa
                    Il n’y a plus de voiture de pauvre parce qu’elle serait plus cher qu’une voiture d’occasion, et en occasion les voiture économiques sont surcotées, alors les moins riches ont souvent une voiture moyenne. La Dordogne est le département le plus motorisé de France, mais très loin d’être le plus riche, mais l’habitat dispersé entraine des déplacements.

                    Qu’il faille une transition, c’est certain, mais progressive ; la hausse naturelle du prix du pétrole y poussera. Mais si tout le monde se précipitait à acheter une voiture électrique, il faudrait construire plusieurs EPR (le vent et le soleil ne produiront pas assez en continu) et le non-recyclage des batteries sera un problème majeur. Par ailleurs une hybride-essence consomme davantage sur autoroute qu’un diésel.


                  • JulietFox 4 novembre 09:24

                    @chantecler
                    Quand tu n’as trouvé une Ehpad qu’à 50 bornes pour mettre ton Dab, t’y vas comment en charrette tirée par un bourricot ? J’adore ce genre d’article d’intello, installé à Paname, où il y a les choix dans les T.C Mais en campagne profonde tu fais comment ?
                    Donc d’après les doctes « articleux » qui sévissent sur AV, on vide les campagnes, et tout le monde dans des mégapoles.
                    M’en fous, vu mon âge, j’aurais encore du pétrole. Après moi, rien a braire.


                  • chantecler chantecler 6 novembre 20:39

                    @JulietFox
                    Salut !
                    Mais je suis entièrement d’accord avec toi .


                  • popov 2 novembre 11:51

                    Il y a du bon sens dans le calcul du prix au km que vous expliquez.

                    Cependant, il n’est absolument pas ici question du prix du produit (l’essence), mais de la taxe que le gouvernement veut y ajouter arbitrairement.

                    Pour financer quel service de l’état ? Tous les services de l’état se dégradent, sauf un : les aides aux migrants.

                    C’est donc à cela que vont servir ces nouvelles taxes, pas à « sauver la planète ».

                    Le gouvernement va faire les poches des travailleurs pour financer une immigration qui s’avère de plus en plus néfaste à la population de souche, au nom d’une théorie fumeuse du réchauffement climatique absolument pas avérée.


                    • cyberfurax 2 novembre 14:38

                      @popov

                      Bien d’accord avec vous


                    • Odin Odin 2 novembre 12:16

                      Article intéressant sur le prix des carburants mais il était préférable de prendre un SMIC mensuel 1980 et 2018 (2.563,65 F et 1.153,82 €) avec une consommation pour 1.500 km / mois. Cela donne en gros un budget mensuel carburant supérieur de 6 % en 1980.

                      Maintenant, faites le même calcul en incluant le budget du loyer en conservant 2.563,65 F et 1.153,82 €, puis le budget alimentation vous pourrez constater, comme moi, le reste à vivre de 1980 était de loin supérieur à aujourd’hui, sans parler du % de chômeurs entre 1980 et 2018 qui a simplement doublé.


                      • popov 2 novembre 13:00

                        @Odin
                         
                        Oui, c’est mieux de parler du nombre de km qu’on peut faire avec un certain pourcentage du budget familial, que du prix du litre de carburant, mais compte tenu du fait que les distances entre la résidence et le lieu de travail augmentent, ce serait encore mieux de comparer les prix du coût du déplacement pour aller au travail en pourcentage du budget familial.
                         
                        Mais quelle que soit la méthode de calcul, cela n’a aucune d’importance, puisque l’augmentation envisagée correspond à une taxe arbitraire et non à une élévation du coût du produit.
                         


                      • jmdest62 jmdest62 2 novembre 14:36

                        @popov
                        Je pense que le problème réside aussi dans le fait que l’affectation des revenus de cette taxe n’est pas ciblée.
                        CAD qu’on ne sait pas si ça servira à l’écologie (le but annoncé) ou à boucher les trous du budget 2018 que le gvt n’arrivera pas à tenir à cause de sa politique économique et ses cadeaux au plus fortunés.
                        @+


                      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 2 novembre 14:43

                        @jmdest62

                        Le blême est que cette sur-taxation ne résout rien, n’en avait pas l’intention et n’est qu’une pose politique faite à un électorat supposé.


                      • Le421 Le421 2 novembre 21:02

                        @jmdest62
                        Ahahahahaaahhhhaaaaa !! (râle, je m’étouffe !!)

                        Ahahaha Ahaahhaa !!

                        on ne sait pas si ça servira à l’écologie

                        Excellente, je la note !!  smiley


                      • jmdest62 jmdest62 4 novembre 08:24

                        @Le421
                        salut l’ami
                        Reprends toi ! ....c’était du second degré .
                        je ne te savais si sensible . La prochaine fois je ferai attention .

                         smiley
                        cordialement
                        @+

                      • JulietFox 4 novembre 09:29

                        @Le421

                        19% des recettes consacrées à la transition énergétique

                        Comment alors sont utilisées ces recettes ? Pour le savoir, il faut se plonger dans le projet de loi de finances, résumé dans ce rapport de l’Assemblée nationaleEn 2019, la TICPE devrait rapporter 37,7 milliards d’euros, décomposés comme suit :

                        • 17 milliards pour le budget général de l’Etat ;
                        • 7,246 milliards pour le compte d’affectation spéciale « Transition écologique » (utilisé pour financer les énergies renouvelables et le bio méthane et rembourser la dette contractée auprès d’EDF pour des achats d’électricité renouvelable) ;
                        • 5,9 milliards pour les Départements ;
                        • 5,8 milliards pour les Régions ;

                      • foufouille foufouille 2 novembre 13:01

                        "Selon les analystes, la voiture est le second poste budgétaire des foyers après le loyer et représente une dépense moyenne annuelle d’environ 5 à 7000 euros"

                        c’est une voiture de riche st une voiture de riche car celle du sans dents, c’est maxi 5 à 7 fois son prix d’achat.

                        je ne savais que l’on dépensait le smic brut, le net est de 7.58€ ........

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