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Solutions
proposées par le gouvernement
Aujourd’hui le gouvernement nous pousse à acheter un véhicule électrique, a défaut un
hybride essence, en justifiant l’augmentation des taxes, par une compensation
« primes à l’achat » de véhicule propre. Intention louable
principalement pour la circulation urbaine. Mais encore faut-il ne pas mettre
la charrue avant les bœufs.
Contrairement à ce que répand la doxa, l’automobile est un bien de première nécessité dont
l’utilisation est incompressible principalement, pour les ruraux. Et puis à
quoi sert la loi sur la mobilité, si on n’arrête pas de brider l’utilisation de
l’automobile.
L’achat d’un véhicule électrique familial est très
onéreux : 30000 à 40000 euros.
Les fameuses primes allouées peuvent atteindre 8500 euros, Mais à condition de, ne pas être imposable
(SIC)
Sérieusement,
quelqu’un non imposable a t’il les moyens de débourser 22000 euros (30000-8500)
pour changer de véhicule.
D’autre part les installations de recharge,
particulièrement, en ville, ou l’électrification est pertinente, sont très loin
d’être suffisantes ; le réseau actuel n’est pas adapté, il va falloir un
certain temps pour mettre à niveau.
Vouloir réserver à la ville une circulation véhicules électriques, est une
opération, a première vue
intéressante. Mais aucune étude
jusqu’ici n’a été réalisée sur la consommation électrique de la flotte
« auto lib »parisienne. Et pourtant, en extrapolant vers une circulation totale électrique sur le territoire
français, soit un parc de 2 millions de véhicule électrique à l’échelon 2020,
il nous faudrait l’équivalent de 6 EPR supplémentaires. (4)
On est donc très loin du compte, et il ne faut pas compter
sur les énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien) incapables de
fournir une telle puissance permanente.
Les partisans du tout électrique mettent en avant une technologie
future véritable usine à gaz que sont les « smart grid ».Je vous
laisse en apprécier les détails ; voir le lien (5).
D’autres solutions étaient possibles
Pourquoi des primes à l’achat, qui sont en partie financées
par les augmentations de taxe sur les carburants. La solution logique, et bien
plus admissible par les citoyens, aurait été d’harmoniser les prix des
carburants en baissant les taxes de l’essence à l’identique du diesel.
On pourrait aussi remettre en place une TICPE flottante(6) mis en œuvre par le gouvernement
Jospin entre 2000 et 2002
Et puis attendre que le parc se modifie automatiquement, par
simple attrition des vieux véhicules. Comme disait un de nos anciens
présidents « il faut laisser le temps au temps ».
Dernière réflexion
Dans les années 2000, on
a privilégié et incité les automobilistes à l’utilisation du diesel,
avant de s’apercevoir, 15 ans plus tard de ses inconvénients. Et si la
précipitation actuelle sur le tout électrique, s’avérait également dans
quelques années, une mauvaise orientation.
(7)
Dernier point, dans le cadre d’une politique réellement
écologique, et dans l’objectif d’une
électrisation majoritaire du parc
automobile français serions-nous assurés
que, les taxes carbone seront supprimées sur les énergies électriques associées
aux transports ? Pas sûr du tout.
En résumé, notre président est parait-il fatigué, son
gouvernement également, et bien qu’ils arrêtent
de pédaler à l’envers tous les domaines. Ça nous permettra de souffler.
(4). http://blog-energie.groupeonepoint.com/la-voiture-electrique-bonne-ou-mauvaise-nouvelle-pour-le-systeme-electrique-francais/
(5) http://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/les-smart-grids-en-cinq-questions-747271.html#awaitingComment1821907
(6) https://www.connaissancedesenergies.org/qu-appelle-t-on-le-mecanisme-de-tipp-flottante-120410
(7) https://www.msn.com/fr-fr/actualite/societe/et-si-la-voiture-électrique-était-un-désastre-écologique/