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Accueil du site > Tribune Libre > Comment peut-on être capitaliste ?

Comment peut-on être capitaliste ?

Comment peut-on être capitaliste ? En réponse au Figaro de Luc Ferry

Les pseudo-philosophes de droite ont érigé leurs certitudes autour de quelques points auxquels ils s’attachent mordicus.

Dans tous leurs articles, nous retrouvons sans peine les mêmes idioties. L’un des derniers exemples en date, à notre connaissance, est la magnifique interrogation de notre ex-ministre de l’éducation Luc Ferry dans le Figaro du 10 mars 2010, qui se demande bien « comment peut-on être « maoïste ? », aujourd’hui, et qui dénonce une " sainte alliance entre vieillards séniles et jeunesse futile."

Disons que l’argument central de Ferry, comme toujours, chez les réactionnaires, est l’argument de la honte : « Honte à vous, les gens du communisme, qui soutenez une idéologie qui fit « cent vingt millions de morts ». Mais, mon dieu, quelle lassitude, Messieurs, que d’endurer votre essentielle et perpétuelle comptabilité macabre, votre livre noir du communisme, comme s’il s’agissait là d’une massue idéale et parfaite à l’égard des deux questions que vous voulez, en réalité, occulter, celle de l’absence de justice présente. Et celle de la valeur éternelle de l’hypothèse de la communauté, de l’Idée même du communisme.

Il est sûr que votre idéologie de charognards, à moitié inconsciente, votre capitalisme, est d’enfance innocente et d’haleine au menthol : que faites-vous donc, lorsque vous établissez vos comptes mortifères, au Figaro, des 3 millions de victimes de l’agent orange et du napalm vietnamiens ? Et, puisque vous voulez donner des leçons expéditives d’Histoire, de l’originaire traite des Noirs, de l’extermination des Indiens d’Amérique, de la colonisation, des causes éminemment capitalistes de la première guerre mondiale (et, donc, en conséquence, de la deuxième) ? De qui se moque-t-on au petit jeu de massacre, sinon d’une mémoire plus attentive et nuancée que la vôtre ? Il ne nous serait pas difficile, vous, les capitalistes, de vous reconnaître champion du monde de l’anéantissement des masses à travers l’histoire. Le nazisme n’est-il pas, finalement, de votre côté, ce Fou même qu’il vous reste à penser sur l’échiquier de vos pas de fée légaux, continuellement et discrètement fascistes : votre Marianne ne tient-elle pas d’une certaine Marine, en ces temps faisandé de sarkozysme, bien que vous dénonciez avec hypocrisie l’autonomie et la radicalité avouée de la Bête lepeniste - cette Belle qui, finalement, vous sied ?

Je sais bien, cher Luc Ferry, que vous aimeriez que les « hirondelles de la mort » soient d’un unique côté, le nôtre. Ce serait tellement plus simple, pour les escadrons actuels et silencieux, systématiques, de votre barbarie par indifférence, ces 9 millions de morts de faim et de maladie dans le monde chaque année. Et pour cette mort symbolique que le système administre quotidiennement, dans les pays riches, eux-mêmes, aux sujets, à ce qui s’appelle réellement un Sujet, au sens le plus philosophique du terme – un Sujet, disons-nous, pas un spectateur, un producteur, un consommateur... Mais savez-vous ce que c’est, cette seule chose en nous qui fait que la vie ait un sens, et qui n’est pas réductible à la saveur d’une boîte de Coca-Cola et au temps de cerveau disponible pour le désir de consommer ? Cela s’appelle, ce sens, un Sujet. Un sujet vraiment collectif.

Votre courte pensée fonctionnera tant que nous éviterons de penser. Seulement, nous, nous pensons, et nous pensons justement que tout homme peut penser.

Toujours votre même terreur en gants de velours : « Ne bougez plus, d’ailleurs vous êtes morts, vous êtes terminés. Staline vous a tués, vous-mêmes... » Et vous osez parler d’une mode du communisme, chez les jeunes intellectuels... Nous nous réveillons en effet le matin en pensant : « Tiens, et si je mettais un beau costume de marxiste, histoire de faire punk-chic, ou de renouveler la bobo-attitude ? » Croyez-vous donc que nous avons fait à ce point nôtre la superficialité marchande et de marque de la consommation sans but – ce sans but qu’au fond vous soutenez. Que vous parliez de "mode"" communiste chez les jeunes intellectuels prouve assez que vous ne pensez déjà plus qu’à travers de telles catégories... Vous acceptez, vous, un pur matérialisme d’errance et d’appropriation, sans fin humaine réelle. Mais pour qui nous prenez-vous ? Mépris de votre génération d’intellectuels installés pour notre nouvelle génération, et qui croit un peu vite avoir liquidé la pensée 68 qui nous vit naître. Mépris, surtout, de la situation politique, des enjeux actuels, et de cette saine révolte de la communauté qui sourd d’un peu partout, mais à laquelle vous aimeriez justement rester sourds.

Ces pauvres philosophes droitiers oublient qu’ils ont, eux, oublié le sens même de la philosophie, se tenant seulement dans la réaction journalistique. Nous pouvons faire de même, voyez-vous ?, le procédé étant tellement aisé. Et, bien sûr, nous serions, nous, les crétins, les influençables, les victimes de l’opium marxiste. A moins que vous ne soyez, vous - ce qui est plus probable - les clowns-philosophes du pouvoir d’institution, les points zéros de la philosophie, et de la politique authentique.

Fabien Tarby, et le collectif 1000 ripostes.

Chacun peut co-signer ce texte ici : 1000ripostes.blogspot.com


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70 réactions à cet article    


  • spartacus1 spartacus1 10 avril 2010 08:55

    Mais enfin, il n’y a pas photo, le capitalisme mondialisé est infiniment plus efficace que le communisme dévoyé.

    Démonstration :
    Admettons l’argument de Ferry : « cent vingt millions de morts », en un peu plus de 70 ans, dus à ce qui s’est appelé « communisme » en URSS et d’autres pays et qui n’avait que le nom de communisme.

    D’un autre coté, la FAO, pourtant bien loin d’être un repaire de gauchistes, nous apprend qu’un enfant meurt de faim (voir : http://www.alterinfo.net/LA-MORT-SILENCIEUSE-DES-ENFANTS-Qui-se-soucie-de-la-faim-du-Monde_a39616.html) toute les 5 secondes dans ce monde voué au capitalisme mondialisé. C’est à dire, environ, 6.300.000 par année. À ce rythme, il faut moins de vingt ans au capitalisme pour atteindre les chiffres donnés par Ferry pour le communisme dévoyé. Sans même parler des guerres, et donc des morts, générées par le capitalisme on voit bien que, simplement à cause d’une organisation sociale totalement injuste, le capitalisme est, grosso modo, 5 fois plus efficace pour tuer les gens.

    Bon cela permet à des types comme Ferry d’aller se faire sauter la panse dans des restaurants de luxe.


    • LeGus LeGus 10 avril 2010 09:38

      Très juste Spartacus, et comme vous le dites c’est en admettant le chiffre de Ferry.
      120.000.000 de mort c’est beaucoup

      Ici l’évolution démographique de l’URSS :

      • 1913 : 159 000 000
      • 1928 : 150 000 000
      • 1940 : 194 000 000
      • 1950 : 180 000 000
      • 1960 : 214 000 000
      • 1970 : 242 000 000
      • 1979 : 264 000 000
      • 1989 : 286 000 000
      • 1991 : 293 047 571
      Source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Urss

      Et après cette date, on a la thérapie de choc des chicago boys...pas triste à ce niveau.

      Bien à vous.


    • GéraldCursoux AnnO’Nyme 10 avril 2010 09:23

      En agriculture on appelle « semence » la production non consommée qui est destinée à être replantée pour produire de nouvelles récoltes ; le rendement exprime le rapport entre ce qu’on récolte et ce qu’on plante. Dans l’industrie et les services on appelle « capital » la part de production de biens et de services non consommée qui est destinée à être investie pour produire de nouveaux biens et services ; le retour sur investissement exprime le rapport entre ce qui est produit et ce qui est investi. Où est donc le problème ? En quoi le capitalisme est-il critiquable ? Y a –t-il une autre façon de produire des biens et des services ?


      • FRIDA FRIDA 10 avril 2010 09:28

        @AnnO’Nyme



        Vous faites dans l’abstraction. Les hommes ne sont pas un dictionnaire de définitions


      • JL JL 10 avril 2010 09:56

        En quoi le capitalisme est-il critiquable ? Y a –t-il une autre façon de ruiner la planète ???


      • sleeping-zombie 10 avril 2010 16:26

        Fausse question :
        Tu définis le mot « capital », mais pas le capitalisme.
        La notion « capital » existe aussi dans l’idéologie communiste, tout comme le « travail » existe dans le capitalisme. Et la différence entre le communisme et le capitalisme ne porte pas tellement sur la manière de produire le gâteau, mais plutôt sur la manière de le manger...


      • dupont dupont 10 avril 2010 10:30

        Entre : je ferai votre bonheur quitte à vous tuer pour cela
        et  : Si vous ne parvenez pas au bonheur, suicidez vous.

        J’avoue, j’hésite encore entre les deux.


        • oncle archibald 10 avril 2010 10:55

          En effet les hommes ne sont pas un dictionnaire de définitions. Chacun de nous est unique et irremplaçable. Et le communisme serait sans aucun doute la meilleure des choses s’il respectait l’individu et sa liberté personnelle... 

          La lecture de cet article m’a ramené en effet aux amphis de mai 68 ... et à l’obligation de « penser comme il faut » sous peine d’exclusion, puisque les têtes du mouvement n’avaient pas les moyens d’employer d’autres « punitions » aux déviants !!!
          Pour moi le partage des richesses respectant la liberté d’entreprendre et de penser par soi-même passe par un impôt progressif par tranches sur les revenus de la personne physique. L’état doit gérer les biens et les services communs indispensables à une vie en société fraternelle, il doit garantir à chacun la protection à l’intérieur et à l’extérieur, l’accès à l’éducation, l’accès aux soins, l’infrastructure des moyens de transport, la distribution de l’énergie, etc .. Il doit donc prélever une part très importante des richesses produites mais aussi laisser chacun produire ce qu’il veut et à sa guise, et encourager ceux qui sont capables de gagner plus que leur voisin parce qu’ils ont plus de courage, d’intelligence ou d’initiative . 

          Ce qui est insupportable c’est le niveau des inégalités et l’accumulation dans les mains de quelques uns de tous les pouvoirs, y compris celui d’empêcher de vivre dignement un très grand nombre de leurs congénères pour augmenter leurs profits personnels. Un impôt bien calculé permettrait de réguler tout cela, malheureusement ce sont ceux qui ont le pouvoir qui décident l’impôt. Les privilèges ont changé de mains, mais c’est tout. La révolution de 1789 est à refaire. Exigeons une véritable démocratie. Le communisme qui a été expérimenté jusqu’à ce jour n’est pas une démocratie, c’est pour cela qu’il a été refusé.

          • Tiberius Tiberius 10 avril 2010 10:55

            On est pas capitaliste par goût mais par nécessité. Le capitalisme ne fait rêver personne, il s’est juste imposé du fait de son succès. Jadis le communisme nous a fait rêver, mais il a échoué lamentablement et aujourd’hui il n’est plus qu’une vieille idéologie usée qui ne refera plus jamais rêver les foules. L’expérience communiste russe nous a montré les défauts du système. Le modèle collectiviste et égalitaire n’a tenu que tant que la pays est resté une dictature. Le jour ou Gorbatchev a restauré les libertés, le pays s’est enfoncé dans une crise économique telle que tout s’est écroulé. Manifestement, l’homme ne travaille jamais mieux que par avidité. Ceux qui se répètent à l’envi que le vrai communisme n’a jamais réellement été tenté se mentent à eux-mêmes. Mikhaïl Gorbatchev a réalisé le rêve communiste et cela a provoqué sa perte.


            • jaja jaja 10 avril 2010 11:12

              Jamais l’URSS n’a été égalitaire. Ouvrier à 100 roubles Académicien des sciences à 5000 Roubles... Revenus inconnus pour les plus hauts dirigeants disposant chacun de plusieurs Datchas et vivant comme des milliardaires...

              L’URSS n’était qu’un capitalisme d’État où les inégalités étaient criantes. Propriété « collective » mais fictive des outils de production et répartition fortement inégalitaire des revenus du travail.

              Cette fiction de « l’égalité dans la misère » en URSS a la peau dure !


            • Tiberius Tiberius 10 avril 2010 15:37

              @ Jaja

              Et bien sûr, il ne vous viendrait pas à l’idée de vous demander pourquoi des hommes qui avaient rejeté l’économie de marché et se nourrissaient des saintes écritures marxistes ne se sont pas montrés plus doués que les capitalistes pour créé une société égalitaire idéale. Car au fond, si le capitalisme est la source de tous les maux, pourquoi les mêmes maux se répètent-ils alors même alors que le capitalisme n’est plus ? En vérité, les soviétiques ont appris à leur dépens ce que les capitalistes avaient découvert bien avant eux, c’est-à-dire que lorsque l’on donne la même somme d’argent à tout le monde quelle que soit la nature et la quantité de travail fourni, les hommes sont alors saisi d’une irrépressible propension à ne plus rien foutre. La seule façon de les ramener au boulot, c’est soit de leur offrir quelques avantages (et adieu l’égalitarisme) soit de leur promettre le fouet. La dictature stalinienne a fait l’un et l’autre avec succès pendant un demi siècle... Il a fallu attendre que Gorbatchev rétablisse les libertés politiques et remise donc le fouet au placard pour que la machine se grippe et s’effondre, minée par la crise économique (plus personne ne bossait, forcément !).


            • jaja jaja 11 avril 2010 12:41

              "En vérité, les soviétiques ont appris à leur dépens ce que les capitalistes avaient découvert bien avant eux, c’est-à-dire que lorsque l’on donne la même somme d’argent à tout le monde quelle que soit la nature et la quantité de travail fourni, les hommes sont alors saisi d’une irrépressible propension à ne plus rien foutre.« 

              Je ne discute jamais du sexe des anges. L’égalité salariale n’a jamais existé en Russie et ce dès les premiers jours suivant la révolution d’octobre... Vous raisonnez sur un mythe, ce que Ciliga appelait »le grand mensonge"....


            • jaja jaja 11 avril 2010 13:14

              "jaja, tous ceux qui ont tenté de réformer le système soviétique ont monté des projets qui abandonnaient à chaque fois l’égalité salariale...« 

              Je me répète il n’y a jamais eu d’égalité salariale a abandonner puisqu’elle n’a jamais existé... Et les »réformateurs« à la Gorbatchev n’étaient que des Nomenklaturistes vivant comme des milliardaires. Leurs enfants se sont partagés le gâteau en »héritant« des entreprises jadis nationalisées et aujourd’hui entre leurs mains de maffieux... Ces »réformateurs" étaient des pourritures et simples produits d’un système à bout de course....

              Makhaiski a très bien démontré que ce système du capitalisme d’État n’était pas meilleur que celui du capitalisme privé bien avant son avènement. Ciliga et d’autres en ont fait le constat en live...

              Ces Nomenklaturistes savaient ce qu’ils faisaient en liquidant, dès 1919, les Soviets et la démocratie directe...


            • GéraldCursoux AnnO’Nyme 10 avril 2010 11:10

              Mais le modèle soviétique, ce n’était que du capitalisme dans lequel tout le capital était détenu par l’Etat. La première vraie question concernant l’incontournable capitalisme est de savoir qui détient le capital ; et la deuxième est la question de la fiscalité. Tout le reste n’est que littérature.


              • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 10 avril 2010 14:03

                Je suis un peu d’accord, d’où que l’on regarde et quelque soit le système, le problème c’est toujours la concentration du pouvoir politique et/ou économique dans un minimum de mains, le plus souvent les mêmes mains OR le pouvoir corrompt même les plus vertueux d’entre nous.

                L’humanité doit rejeter toutes structure verticales de pouvoir qui la mène à sa ruine et créer des structures horizontales de gestion des pouvoirs.


              • spartacus1 spartacus1 10 avril 2010 17:54

                Oh, LeLionDeJuds, que je suis d’accord avec toi !


              • Sahtellil Sahtellil 11 avril 2010 10:46

                LeLionDeJudas,

                A propos de pouvoirs horizontal et vertical, voir ce qu’en dit Francis Dupuis-Déri qui revisite de fond en comble le concept même de « démocratie ».

                BMD


              • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 12 avril 2010 01:10

                Merci sahtelill, très intéressant.
                Voilà qui donne de la chair et des arguments à ce que je ressentais - comme beaucoup - plus ou moins intuitivement.

                J’en profite pour dire MERDE à tous ceux qui croient qu’il faut être expert dans un domaine pour détenir la vérité alors qu’ils n’en détiennent que les apparences : cohérence et articulation du discours autour de mots savants.


              • Léo Réaguart moneyasdebt 10 avril 2010 11:10

                Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Beaucoup critiquent le capitalisme sans savoir ce qu’est c’est au juste. La définition est la suivante : « propriété privée des moyens de production ». Autrement dit, le capitalisme est simplement un système où vous avez le droit d’ouvrir une baraque à frites, une boutique de chaussures, ce que vous voulez.

                Il ne faut pas confondre le capitalisme et ses excès. C’est le système en vigueur depuis l’antiquité, avec ses poissonniers, ses forgerons, etc. Les abus de ce système n’ont commencé qu’avec l’industrialisation et l’essor du système bancaire.

                Qu’il faille des réformes pour réguler les excès de ce système, ça ne fait aucun doute, mais de là à se tourner vers le marxisme...


                • Krokodilo Krokodilo 10 avril 2010 11:21

                  Le Figaro n’est pas vraiment un journal, plutôt un organe de propagande.
                  Remarquons que capitalisme et communisme se retrouvent en frères pour tuer les innocents : USA et Chine sont deux des pays qui refusent de signer l’interdiction des bombes à fragmentation et des mines anti-personnel, armes qui tuent plus de civils que de soldats, et continuent de tuer femmes et enfants après la fin du conflit.
                  En fait, la plupart des pays occidentaux peuvent être qualifiés de social-démocratie, naviguant tant bien que mal entre l’ultra-libéralisme et le communisme, jusqu’à ce qu’on trouve mieux. Ce ne sont que des mots creux qui ne peuvent recouvrir les nombreuses différences sociales des pays concernées.
                  Par exemple, les USA sont très libéraux vis-à-vis des sectes, mais deviennent facilement protectionnistes dès qu’il s’agit de leurs intérêts (Boeing).


                  • foufouille foufouille 10 avril 2010 12:16

                    plutot kronfiture
                     :->


                  • zelectron zelectron 10 avril 2010 11:36

                    Comment peut-on être capitaliste ? simplement par rejet de votre prose à charge !
                    êtes vous investi du recrutement des futurs capitalistes ? on pourrait le croire de par l’outrance et la maladresse dont vous faites preuve ainsi que l’utilisation d’arguments éculés et j’en passe...
                    et le socio-libéralisme ou libero-socialisme, à la croisée des chemins ?


                    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 10 avril 2010 11:53

                      Parler de communisme a propos de l’Union Soviétique est un abus de langage (du leur de l’époque - du leurre de l’époque). Il s’agissait plutôt d’un système hiérarchique proche des monarchies de parti lié à un hyper-centralisme économique. Je le nommerais soviétisme.

                      Le capitalisme, lui, a plusieurs phases :
                      -le mode de la création (XIX°, début vingtième) où il crée de nouvelles technologies, de jeunes entreprises,
                      -le mode de la construction où il déploie les infrastructures,
                      -le mode de la consolidation, correspondant aux trente glorieuses,
                      -le mode de la destruction créatrice (époque schumpétérienne), où l’innovation est conjointe à des destructions, qui entraîne de profondes mutations,
                      -le mode de la destruction destructrice, actuel en Europe, où la création financière correspond à une destruction d’emploi et d’entreprises sans compensation (seul le licenciement rapporte).
                      Si nous sommes, ce que je crois, à une époque de destruction destructrice, il est bien nécessaire de changer de paradigme socio-économique.
                      Le soviétisme en a été un, qui a échoué. cela ne signifie pas que Marx a échoué, mais que certaines données du marxisme sont à revoir, ce qui est la moindre des choses.

                      Marx en tant qu’hégélien considérait que le communisme constituait la fin de la dialectique historique, et que son arrivée était inéluctable compte tenu des contradictions internes du capitalisme. Je pense que c’était là sa grande erreur.

                      Il y faut Habermas et Adorno :
                      avec habermas, on apprend que les mouvements de l’histoire sont certes analysables dans une théorie du dévelopement, mais les événements sont imprévisibles, et le chemin historique réel est indéterminé.
                      Avec Adorno, la dialectique de l’histoire n’a pas de fin, à la fois en terme de finalité, et en terme de but à atteindre qui nous figerait dans un monde anhistorique.

                      Pour revenir au capitalisme, c’est à nous, aujourd’hui, avec nos connaissances, notre intelligence (si, si, ça existe), nos outils conceptuels dont fait partie le marxisme renouvelé dans sa capacité à analyser les bases fondamentales de l’économie (Le Capital) - en comprenant les nouveaux mécanismes de création de plus-value - , notre imagination, de créer de nouvelles bases d’une société humaine, non fondée sur l’argent, mais sur l’homme et son environnement.

                      S’il n’y a pas de fin de l’histoire, il y a bien fin des civilisations, des systèmes. Ceux-ci s’effondrent lorsque les élites préfèrent leur propre intérêt plutôt que celui de la collectivité et lorsque cette collectivité, la population bernée, ne réagit pas.

                      Avec les élites que nous savons être ce qu’elles sont et l’état de notre population, toute la question est de savoir si nous sauront agir intelligement et nous sauver nous-mêmes, ou pas.


                      • Tiberius Tiberius 10 avril 2010 15:21

                        Comment peut-on appeler une société libre, démocratique et régit par un modèle économique collectiviste ? Car c’est précisément ce que Gorbatchev avait fait de son pays, juste avant que l’URSS ne s’écroule, rongé par la plus insoluble crise économique de son histoire. Vous ne voulez retenir de l’URSS que les années de la dictature collectiviste stalinienne. Vous oubliez à dessein que ce n’est pas la dictature stalinienne qui s’est effondrée en 91 puisque Gorbatchev y avait déjà mis fin lui-même. Ce qui s’est écroulé c’est une société démocratique régit par une économie collectiviste. Bref une société communiste quasiment idéale.

                        videmment, vous pourriez objecter que la société soviétique n’était pas aussi égalitaire que l’avait voulu Marx. C’est un fait ! Cependant, ne vous êtes-vous jamais demandé comment il se faisait que des Russes débarrassés de l’économie de marché et abreuvés depuis leur plus jeune âge des saintes écritures marxistes, n’aient pas mieux réussi que les capitalistes a susciter une société réellement égalitaire ? Si le capitalisme est source de tous les maux pourquoi les mêmes maux réapparaissent-ils spontanément alors même que l’Homme a abandonné les lois du marché ?...


                      • jmcn 14 avril 2010 03:04

                        Je crois nous y sommes : Il y a Ubu à la tête et la pompe à phynance. Tout est en place et la population est en majorité complètement anesthésiée, tétanisée.

                        Il y a 5% de personnes qui y réfléchissent, 20% qui suivront le vent dans le sens de leur intérêts et 75% qui suivront bêtement. Ces chiffres sont valables peu ou prou pour toute catégorie de la population, quel que soit le niveau d’éducation.

                        Si des civilisations se sont effondrées, en fait, c’est le cas de toutes, et si l’on suit votre schéma c’est qu’aucune population n’a jamais su réagir. Seront-nous de même ?

                        Que faire ? Quelle est la taille de la masse critique à mettre en oeuvre  ? Et comment faire pour synergiser cette masse critique dans le même sens ?


                      • GéraldCursoux AnnO’Nyme 10 avril 2010 12:10

                        Mais nous sommes tous des capitalistes ! Beaucoup le sont sans avoir de capital, mais ils le sont ! 
                        On appelle « capital » la part de production de biens et de services non consommée qui est destinée à être investie pour produire de nouveaux biens et services.
                        Qui, en fonction de cette définition, peut se dire anticapitaliste, non capitaliste etc. ?


                        • GéraldCursoux AnnO’Nyme 10 avril 2010 13:21

                          Opposer communisme et capitalisme est une absurdité. Le capitalisme d’Etat a échoué là où le capitalisme privé a réussi.


                          • Philou017 Philou017 10 avril 2010 20:52

                            On st d’accord sur la non-opposition. Le communisme était finalement une autre sorte de société hiérarchisée, avec les mêmes dérives en pire que le capitalisme. Impérialisme, exploitation des gens, propagande, inégalités, injustice.
                            Que le capitalisme privé ait réussi est un non-sens. Il s’est imposé,c’est tout, face à un autre système assez similaire.
                            Personne ne se risque plus à prédire l’avenir de ce système, tellement il est vérolé et auto-destructeur. Une société sans avenir est condamnée à aller dans le mur.


                          • GéraldCursoux AnnO’Nyme 10 avril 2010 15:06

                            Le papiier de Fabien Tardy est nullissime. Il suffit de lire « Le Livre Noir du Communisme » pour comprendre le système dit communiste... qui n’est rien d’autre qu’un capitalisme d’Etat qui ne peut être que totalitaire. Papier pour ignorants débiles.


                            • Philou017 Philou017 10 avril 2010 20:55

                              Le communisme fut un essai parfaitement raté. Mais il reste des tas de voies à explorer, comme le socialisme libertaire.
                              Mais les ignorants débiles comme vous ne peuvent l’imaginer, car leur niveau de reflexion s’apparente à celui des médias.


                            • Pyrathome pyralene 10 avril 2010 15:36

                              Excellent !
                               

                              Comment peut-on être capitaliste ?
                              Très simple !
                              une bonne dose de mauvaise foi avec beaucoup de cupidité sans borne.... smiley

                              • jmcn 10 avril 2010 15:45

                                Un des plus graves problèmes du capitalisme est, à mon humble avis, le fait que la logique financière prenne le pas sur l’intelligence, conduisant à des résultats collectifs idiots et même techniquement archaïque.

                                Ainsi on brûle du pétrole car tout un pan de l’économie et d’industrie en dépend directement. Ainsi des brevets concernant le stockage et la production d’électricité sont détenus par des lobbies pétroliers et leur seule fonction est d’empêcher que ces technologies soient utilisées.

                                Le système capitaliste permet cela et se tire ainsi lui-même une balle dans le pied.

                                Cependant je pense que l’article ne va pas assez loin, le vrai problème est plus profond, c’est le système monétaire, le fait que l’acquisition de biens se fasse par ce moyen là. L’argent ne peut régler les problèmes que dans un système monétaire. Il devient la condition de la mise en œuvre des actions (ex:se faire soigner) alors qu’elles pourraient tout aussi bien être faites sans que cette transaction complètement abstraite existe. Capitalisme ou communisme c’est presque pareil, tant que le système monétaire existera, ces problèmes perdureront. (cette phrase est une connerie énorme mais je la laisse - explication à la fin).

                                Il faut TOUT repenser en termes de besoins fondamentaux : L’humain a besoin de nourriture de qualité, d’eau de qualité, de sécurité physique, de technologie et d’un environnement propice à une activité cérébrale saine et créatrice. Cela va peut-être surprendre certains mais un banquier ne sert strictement à rien pour la production de ces choses. Un banquier ne produit rien de comestible ni aucune technologie. Dans une société non monétaire l’ensemble de ces métiers qui ne produisent rien de tangible disparait et l’ensemble de ces forces se met enfin à produire quelque chose d’utile à la collectivité.

                                En écrivant cela, je me suis dit, mais tiens qu’est ce que le communisme exactement ? Alors je suis allé voir sur Wikipédia. Et là je me suis rendu compte qu’en fait le communisme c’est ce que je raconte dans le paragraphe ci-dessus. Je suis bien un produit du système capitaliste : il me met des mots sous le nez tellement souvent, que je crois en connaitre le sens.

                                Merci à l’auteur, j’ai appris pas mal de choses aujourd’hui. Si les gens savaient vraiment ce qu’est le communisme, ils se révolteraient. Les banques aux Etats-Unis ont organisé la chasse aux sorcières pour qu’ils ne le sachent pas. Et nous vivons actuellement dans leur mensonge. Vu de l’espace, il apparait certain que nous sommes des fous.


                                • L'enfoiré L’enfoiré 10 avril 2010 15:49

                                  Fabien,
                                   Comme d’habitude, je ne lis pas les commentaires et répond à votre article.
                                   Je n’ai pas lu grand chose de Luc Ferry. Seulement, « Apprendre à vivre ».
                                   J’en ai fait un résumé intégré en l’associant à d’autres philosophes. (1) (2)
                                   Je crois qu’aujourd’hui comme je viens de l’écrire tout récemment, on a aime dichotomiser le monde.
                                   Une droite opposée à la gauche, le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, l’Occident et l’Orient.
                                   Et dans ce jeu binaire, il faut choisir son camp ou mourir.
                                   C’est complètement faux.
                                   Ferrat qui vient de mourir ne confondait pas communisme avec stalinisme.
                                   « Comment peut-on être capitaliste », votre titre.
                                   Faut-il en rire ou en pleurer ?
                                   Les deux se rejoignent très rapidement. Ou c’est vivre dans la jungle ou dans le zoo, encore une chanson de Ferrat.
                                   Le collectivisme contre le consumérisme.
                                   Des mots en « isme » pour faire mystérieux.
                                   Je vais essayé de répondre : parce qu’on ne vit pas d’amour et d’eau fraiche.
                                   Pour un philosophe, vous devez en avoir gros en connaissances de ce côté.
                                   La nature de l’homme est du chacun pour soi à de rares exceptions faites.
                                   L’amitié, un échange de bons procédés, écrivais-je un jour.
                                   J’aurais pu ajouter « et de mauvais ».
                                   Je suppose que l’article suivant sera « Comment peut-on être socialiste », suivi de « Comment peut-on être communisme ».
                                   Je vous y attends. C’est tout à fait possible.  smiley
                                    


                                  • LeLionDeJudas LeLionDeJudas 12 avril 2010 14:03

                                    Si « l’homme est un animal social » (Aristote), sa nature ne peut être le chacun pour soi. Tu as une vision cynique de l’humanité, une vision confortable pour ceux qui veulent justifier leur individualisme et les rapports de domination.

                                    Et puis je trouve bien péremptoire une affirmation sur la nature profonde de l’être humain, un être inabouti que l’acquisition de culture par socialisation des connaissances a porté vers une animalité plus évoluée (ne pas comprendre meilleure, merci) et plus apte à la survie.


                                  • eric 10 avril 2010 16:39

                                    Saine autocritique, toutefois un peu longue.

                                    Premier constat : Vous le dites très bien, le capitalisme est l’horizon indépassable de votre monde. Responsable de tout, il est partout....

                                    9 millions de mort de maladie et de faim dans le monde ! Victime des capitalismes Nord coréen, Soudanais, congolais, etc....Sidéen Sud africains et lépreux indiens tous victimes d’un même et unique système.

                                    Deuxième de vos constat : Non seulement il est partout, mais il l’a toujours été.
                                    Capitalisme aristocratique de la traite des noirs, capitalisme néo féodal espagnol éliminant les indiens à coup de rougeole. Capitalisme socialiste allemand. Tous cela, c’est un peu la même chose. Sans parler du « capitalisme soviétique » ou « maoiste », illustré par certains commentaires.

                                    Donc, le capitalisme, c’est, à vous suivre, un peu tous le monde en tout temps et en tout lieu. Définition un peu vague et un peu englobante, mais après tout pourquoi pas. Donc, en termes de prise et de contrôle du pouvoir, cela marche extraordinairement puisque depuis 500 ans, cela présiderait à nos histoires.

                                    En même temps, c’est une poignée de personnes, et pas très intelligentes. "pseudo-philosophes, idioties, idéologie de charognards, faisandé, la Bête lepeniste"

                                    En face quoi ? Un « sujet collectif » ? Qu’est-ce , Un singulier pluriel ? Un individualisme communautaire ? Un deux ex machina ? Pas très clair. Peu importe au fond.

                                    Résultat, une poignée d’imbéciles ’( je vous cite), impose sa volonté depuis 500 ans au sujet collectif, quoi qu’il puisse-t-être. Étonnant ?

                                    Non ! Vous donnez vous même la réponse, « cela fonctionne tant que nous éviterons de pensez », (vous j’imagine, le sujet collectif ?) Si au moins vous aviez utilisé un passé, « tant que vous évitiez de penser », on pourrait croire que vous vous vous êtes mis à le faire. Mais cette phrase suffit à nous rassurer et à confirmer le contenu de l’article.

                                    Tant que vous éviterez de penser, je crois en effet que nous n’avons pas trop de souci à nous faire.....( par nous, j’entends un peu tous le monde, les capitalistes, les gens, ceux qui sont des personnes et pas des sujets collectifs qui représentent quand même bon an mal an dans les 95% de la population).

                                    En même temps, on regrette un peu, car on perçoit tant de potentialités inutilisées du fait de cette abstention de pensée, des jugements tellement nuancés sur les autres, sur le monde et sur l’histoire.

                                    Mais le plus clair qui résulte de votre article est qu’il est incontestable que vous portez une très lourde responsabilité dans les dégâts causé par le capitalisme. Votre sujet collectif tellement intelligent, tellement penseur, en 500 ans, n’a rien fait d’effectif pour contrer les quelques imbéciles qui imposent le capitalisme. D’un point de vue marxiste, on est contraint de se demander si vous n’en êtes pas les complices objectifs et donc si vous n’y trouvez pas votre intérêt.


                                    • eric 10 avril 2010 20:01

                                      Ces phrases sont poétiques mais bien sur, elles n’ont aucun sens politiquement parlant et elles résument bien l’erreur que vous partagez avec l’auteur. C’est parce que vous vous imaginez des ennemis qui seraient par nature en dehors de la commune humanité, qui trouveraient le sens de leur vie dans un coca, ou dans une appropriation nomade et matérialiste que vous ne les trouvez pas et donc ne parvenez pas à avoir prise sur la réalité.
                                      Dire que le capitalisme est responsable de tous les malheurs du monde dans tous le monde revient à dire qu’il est le monde. Dire qu’on ne l’aime pas dans une telle définition revient à dire qu’on aime pas le monde. Vous allez réjouté tel qu’il est, mais je vous arrête tout de suite.

                                      Il y a au bas mot 200 ans que des gens répètent ces « mantra ». Il y a des « méchants capitalistes idiots », nous sommes bons et intelligent, et le jour ou le peuple sera assez mur pour nous comprendre, vous allez voir comme nous vous rendront heureux.

                                      Résultat des courses, aucune expérience concrète réussie, ou que ce soit, indiscutable même entre vous. Les seuls épisodes qualifiés de « socialistes » ou « réellement socialiste » par vos proches sont des fêtes, des carnavals, au sens girardien du terme. Des moments indifférenciation collective qui se terminent par un sacrifice à un sens ou un autre. Les gréves du front popu, jusqu’à ce que celui ci se heurte à la gestion, les révolution bolchevique jusqu’à ce qu’elles prennent le pouvoir, Mai 68 dont le seul résultat concret fut de permettre à la gauche française de renoncer à une partie de son fatra idéologique pour adopter enfin sans trop de complexe toutes les modes « sociétales » américaines, notamment en matière sexuelle..Et bien sur, toutes les manifs inutiles mais chaleureuses, surtout si elles peuvent se terminer en partie de cache cache avec la police dans le quartier latin, encore mieux si il y a des blessés ou un mort.
                                      Je vous l’ai déjà dit, je le regrette, je pense qu’il y avait là des générosité et des engagements qui auraient été plus utiles dans la réalité.

                                      La forme éventuellement séduisante pour certains de ce texte n’enlève rien au fond qui est parfaitement infantile.en gros « je suis gentil et vous êtes méchant et tout va mal »
                                      Avec de telles visions du monde on est sur de ne pas aller bien loin sauf révolution violente parce que ce triple constat contredit l’expérience quotidienne et la connaissance du monde de l’électeur. Vous n’êtes pas gentils, ils ne sont pas sur que vous soyez aussi intelligent que vous le prétendez, ni que le monde aille si mal ou qu’il y ait des pervers à tous les postes de commande.

                                      Mais rester 200 ans à côté de la route en attendant qu’une crise permette à une minorité agissante d’imposer ses vue ne me paraît pas très constructif.

                                      Pourquoi je vous traite régulièrement de religion et de religion païenne, c’est exactement pour cela. Dans votre vision du monde, le socialisme, votre royaume, n’est pas de ce monde (pas un exemple d’incarnation concrète) et le " capitalisme est un concept floue, mais qui revêt tous les attibut des divinité païenne : omni présent, tout puissant, profondément maléfique. Le jour ou on l’aura sacrifié, alors nous serons heureux. Pour moi, c’est un peu une forme de régression intellectuelle.


                                    • eric 11 avril 2010 08:29

                                      Je pense que c’est vous qui êtes « hors sujet » Il existe et a existé des gens qui se disent révolutionnaires, maoïstes, marxistes. Des pays qui se prétendaient tels (d’ailleurs dénoncé par beaucoup des  autres croyants comme non-conformes au modèle. Il n’y a jamais eu de parti ou de pays qui se disent capitalistes. Ce n’est qu’un mot que vous collez sur des tas de réalités très variées. Sur le monde.

                                      Si l’Amérique à 35% du PIB, la France à 55% de dépense publique sont un seul et même système,. Si la France esclavagiste et aristocratique du 18ème  à 95% de ruraux peut être mise sous le même qualificatif que celle d’aujourd’hui ou on a peut être 2% d’agriculteurs, alors, on ne sait pas de quoi on parle. Si ne pas être là pour faire quelque chose quand un soudanais musulman décide d’affamer son compatriote chrétien pour lui imposer la sharia, revient au même que de décider délibérément d’éliminer physiquement les koulaks en tant que classe idem.

                                      Oui, nous, démocrates, vaguement libéraux, finissons toujours par triompher. C’est un fait historique et vous n’en tirez aucune conclusion sur les validités respectives de nos idées. Soit nous avons plus raison que vous, soit nous sommes plus intelligents, ou disons, pour vous faire plaisir, plus malin. Il faudrait en tirer des conséquences d’une manière ou d’une autre.

                                       Je comprends bien que votre sortie sur vos couverts est une figure de style. Mais elle est significative. Votre premier réflexe est une crainte matérialiste pour votre propriété privée….Personnellement, j’invite tous le monde, et vous aussi, si vous passiez à Moscou, parce qu’au fond, je me fous de mes couverts et que les gens m’intéressent plus. Si vous cherchez la revue, je crois « terre et peuple » les espèces de néo païens racisto extrême droite parlent de la façon dont je les ai reçu à dîner lors de leur passage en Russie, je dois le dire avec beaucoup d’honnêteté intellectuelle compte tenu du fait que nous n’étions d’accord sur rien…

                                       Quand aux acquis sociaux, je pourrai vous retourner l’argument. Ils n’existent vraiment que dans les pays que vous nommez capitalistes. Les premières vraies sec soc ont été crée par les veuves écossaisses et les Marins de la hanse, elles ont pour la première fois été généralisées par Bismarck et en France par De Gaulle. Elles existent y compris dans les pays ou les syndicats n’étaient pas « révolutionnaires » mais par exemple chrétien démocrates. Les sociétés occidentales ont toujours été créatrices de droits pour tous, et en particulier pour les plus défavorisés même à l’époque ou le marxisme n’existait pas. Il y en a exemple particulièrement d’actualité dans le livre de Malouf sur les croisades vue par les Arabes. La société féodale occidentale est dure aux pauvres comme toutes les sociétés de l’époque, mais elle leurs reconnaît des droits et ils sont respectés. Les chroniqueurs arabes le commentent avec inquiétude parce qu’ils voient les fella préférer leur seigneur chrétien à l’arbitraire absolu de leurs despotes musulmans.

                                       Votre slogan enfin, est particulièrement typique. C’est un oxymore, comme la plus part des slogans de gauche. C’est une forme d’aveux et de renoncement. Il ne dit pas « faites l’impossible », mais « réclamez le ». A qui ? Non seulement ce que vous nommez « capitalisme » est l’espèce de divinité maléfique de votre croyance, utilisée à toutes les sauces, mais en plus c’est au fond d’elle que vous attendez la satisfaction de vos rêves…..

                                      Je mets cela sur le compte d’une certaine honnêteté intellectuelle. L’auteur dit que nous triomphons parce que vous ne vous mettez pas à penser et vous confirmez que vous voulez nous réclamer l’impossible. Moi, je vous invite à vous mettre à penser réellement et à faire l’impossible.


                                    • L'enfoiré L’enfoiré 11 avril 2010 14:58

                                      Bel échange en ping-pong, dans lequel chacun a une part de vérité.
                                      Léon dire « Soyez réalistes, demandez l’impossible » est, pour moi, le plus beau slogan de mai 68."
                                      Je crois que vous oubliez l’époque de James Dean au States.
                                      Puis il y a eu la période hippies.
                                      Dix bonnes années avant mai 68.
                                      C’est un peu réducteur à la France de tout synchroniser avec l’histoire de la France.
                                      Les slogans se transmettent de pays à pays.
                                      Souvent les States, et surtout la Californie ont été les précurseurs.


                                    • eric 11 avril 2010 15:09

                                      Qui a arraché la sec soc à Bismarck ? Et si c’est la lutte des classe qui a permis d’atteindre le modèle social canadien, le moins que l’on puisse dire est que le communisme ou le socialisme n’y a eu un rôle que limité ( peut être un peu au début à Buckingam au début 20ème chez les francophones et encore).

                                      Il a bien d’autres utopies que le socialisme quelles que soit ses variantes. La différence fondamentale est que beaucoup d’entre elles sont parvenue à des résultats. Par exemple le libéralisme, la démocratie chrétienne. En matière d’acquis sociaux réel, il n’y a pas photo.

                                      Du reste ; les mouvements associatifs, coopératifs etc.... n’existe qu’en pays libéraux et fondamentalement sont des mouvements d’origine chrétienne pour la plus part. Aujourd’hui, les grandes assocs de gauche sont gérées par des professionnels appointés sur fond public pour l’essentiel, défendant avant tout leurs propres intérêts.
                                      Les vrais associations « civiles citoyennes » avec des bénévoles, des dons, sont massivement d’émanation chrétienne. Si vous ne me croyez pas, regardez les jaunes budgétaires et les rapports de la cour des Compte.
                                      Ainsi le plus gros office HLM privé de France est celui d’Emaus, et si il a été récupéré par la CFDT, il a notoirement été crée par un prêtre.
                                      Les asiles de la force, ont été crée par John Bost, plus grand centre pour ceux dont personne ne veut ailleurs.
                                      Il y a beaucoup plus de moines catholiques vivant réellement un modèle coopératif que de croyants de gauche passant aux actes. Pour ne prendre que les fouriériste que je connaissait un peu en France, il restait 2 coop, une fabricant des cuisinière et une assurant les loisirs de cadres parisiens en forêt de Rambouillet.
                                      Je pourrai aussi citer les assocs de parents d’lélève. Il y en a une de droite avec des parents, une de gauche avec des militants, en général également membre d’un parti et par ailleurs très souvent enseignants..... Cas typique ou le prestataire de service crée sa propre association d’usager...comme quand les patrons créent un syndicat maison. Ses revendications sont d’ailleurs des revendications de prof, des crédits des postes. D’ailleurs, leurs enfants militent dans des associations lycéenne qui ont les mêmes exigences.
                                      Enfin, partout dans le monde développé, les syndicats sont d’autant plus puissants et efficaces qu’ils sont moins socialistes.

                                      Ce texte ne renvoie pas un socialisme, qui a existé dos à dos à un capitalisme qui n’a aucune réalité concrète et idéologique, il justifie les morts voulu délibérément et explicitement par les socialismes ’ dekulakisation, famine ethiopienne, etc....) par le fait que d’autre gens meurent de par le monde.

                                      Sur le plan personnel, je pense que vous n’êtes sans doute plus effectivement un « croyant » de ces idées, mais un prêtre défroqué. Vous récitez encore la liturgie sans plus vraiment croire au contenu. SI vous ne savez plus très bien ou sont les bons, vous persistez à reconnaître des méchants. J’imagine que c’est pour cela que les formules les plus poétiques c’est à dire dont le contenu est le plus émotionnel et le moins rationnel, vous enthousiasment tant. Vous me faite penser à mon grand père qui à la fin votait à droite, mais pleurait en levant le poing quand il entendait l’internationale....

                                      En ce qui me concerne, je me tue à vous le répéter et vous le comprenez enfin. L’anticapitalisme est une forme de dégénérescence des ailes les plus dogmatiques du christianisme, catholicisme et orthodoxie. Ce n’est pas un hasard si c’est à travers une institution qu’il devine les voies du salut ! Après tout ont pourrait être contre le capitalisme sans monter au front systématiquement pour le défense de l’État. Il est pratiquement politiquement inexistant dans les pays protestants. De la même façon, le libéralisme en pays latin est très balbutiant et peu même parvenir à emprunter des formes dogmatiques, ce qui est une sorte de comble. Je suis donc très vraisemblablement très exactement ce que vous nommez un libéral. Mais ne vous inquiétez pas trop, si effectivement nous triomphons toujours et partout, ou plus exactement si en dernière analyse,à la fin, les peuples adhèrent majoritairement à cette éthique ,en France,nichée à l’abri d’un Etat très profondément césaro papiste, vos idées ont toutes les chances de pouvoir subsister encore un peu.


                                    • eric 11 avril 2010 21:13

                                      A leon, je vous avais préparé une réponse mais c’est long et je ne tient pas à parasiter outre mesure ce site. Donnez moi un mail et on discutera sans déranger personne.

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