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Elysium se moque de la Terre ou quand la France tente de révoquer le mandat politique de l’Exécutif

Fièvre Jaune et révolte « liquide » : la légitimité perdue du Président Macron ?

 

« Macron est le spasme d’un système qui repousse son trépas, sa dernière solution, l’unique moyen de déguiser une continuité devenue intolérable au reste de la société »

Frédéric Lordon, Macron, le spasme du système, Le Monde Diplomatique, 12 avril 2017

 

« La modernité s'est vouée d'emblée à ‘faire fondre les solides’ : non par hostilité de principe, mais parce que les solides hérités du passé n'étaient pas jugés assez solides. Il fallait liquider, ou du moins liquéfier, les structures et les modèles transmis par l'Ancien Régime pour les refondre dans des formes plus durables, et même permanentes. Mais aujourd'hui, cette liquidation ou liquéfaction n'est plus considérée comme un "stade intermédiaire" devant mener à terme à un "état de perfection" où aucune amélioration ne serait plus nécessaire. (...) La ‘modernité liquide’ est un état de la société qui – comme tous les liquides – ne peut (ni ne veut !) conserver longtemps sa forme. »

Zygmunt Bauman, 2007

 

«  L’homme sage sait quand il n’a plus de pouvoir et il n’en dit rien au monde car il veut être réentendu ».

Danton à Camille Desmoulins, dialogue du film La Révolution Française (1989)

 

 

  1. Ne pas se tromper de détonateur et d’inspirateur.

 

En 2018 (2154), comme l’indique le synopsis du film Elysium, il existe deux catégories de personnes : les très riches, qui vivent sur la parfaite station spatiale crée par les hommes appelée Elysium, et les autres, ceux qui vivent sur la Terre devenue surpeuplée et ruinée (ou dans une France un peu esquintée et mal en point). La population de la Terre (la France) tente désespérément d’échapper aux désordres, aux difficultés économiques, à l’incertitude politique, aux crimes et à la pauvreté qui ne cessent de se propager et rendent la vie difficile, dangereuse et compliquée pour beaucoup de gens. Max, un homme ordinaire (un Gilet jaune à sa manière) pour qui rejoindre Elysium est plus que vital, est la seule personne ayant une chance de rétablir l’égalité entre ces deux mondes. Alors que sa vie ne tient plus qu’à un fil, il hésite à prendre part à cette mission des plus dangereuses - s’élever contre la Secrétaire Delacourt et ses forces armées – mais s’il réussit, il pourra sauver non seulement sa vie mais aussi celle de millions de personnes sur Terre.

 

Quittons la dystopie de l’excellent film de Neill Blomkamp et revenons dans le District France.

 

Le succès de ces micro-manifestations locales SANS leader NI coordonnateur national menées par les "Gilets jaunes" durant la journée du 17 novembre 2018 partout en France est beaucoup plus qu’un sérieux avertissement pour le Président et le gouvernement sourds et aveugles dont les deux carburants sont la matraque fiscale et surtout la matraque idéologique. La macronie avec les reproches populaires d’utopies et de mépris ne fait plus rêver les Français…lesquels ne sont pas prêts à écouter et choisir n’importe quoi pourvu que cela soit autre chose, mais bien au contraire sont dans l’attente de quelque chose de solide, de constructif pour conserver les avantages de la classe moyenne à laquelle ils ont accédé et dont ils sont en train de décrocher sans qu'Elysium puisse ou veuille venir à leur secours.

En effet, du rêve à la réalité, il est fort probable que la confrontation des Français au Réel puisse encore les décevoir.

 

Le Premier ministre a dit entendre « la colère » des Français mais assure que le cap du gouvernement sera maintenu. « Les Français veulent des résultats », a-t-il également indiqué. A croire que l’employé des Pompes Funèbres n’a manifestement rien vu et rien compris de l'irruption de boutons jaunes.

 

Société de services, applications, start-ups, GAFA, data, algorithmes, systèmes pour déclencher les achats, les besoins, la courbe d’utilité de chacun est accessible par données , goûts, préférences, types, genre, sexe, religion, opinions, cartes premium pour tout le monde, réseaux sociaux, Instagram, Facebook, Snapchat, Amazon, incitations incessantes, mais il manque quelque chose pour « marger » au maximum et assurer le surplus, l’offre maximum : l’argent, le pouvoir d’achat, biaisés par les jobs inutiles, sous-payés, l’incertitude des choix à long terme, l’insolvabilité rampante, les dépenses incompressibles et les trappes à pauvreté telles que les loyers (logement, téléphonie), la santé, les vacances projetées, le chômage, les menaces aux biens, l’insécurité ambiante, le terrorisme, l’immigration, et la fiscalité qui attend chacun au coin du bois, de chaque carrefour, de chaque route, avec les limitations de vitesse, les radars, les contrôles techniques, les choix écologiques qui condamnent à la casse les véhicules déjà hors de prix, impossibles à remplacer. L’impasse, en quelque sorte.

Les impôts, la dette, les économies, le coût de la vie, voilà que les USA « redressent » leur économie et font du business en déclarant la guerre économique et financière au monde entier. La Chine fait du business, Singapour fait du business, l'Inde fait du business, le monde des pays émergents s’enrichit en même temps que l’Europe, la France s’appauvrissent et que leurs dirigeants n'en ont que faire.

 

https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2018/11/08/la-hausse-du-budget-de-lame-enflamme-lassemblee-nationale_862648

 

Le taux de chômage est stable à 9,1% de la population active en France entière (hors Mayotte) au 3e trimestre, selon des chiffres provisoires de l'Insee publiés mardi, avec 2,73 millions de chômeurs.

Sur un an, le taux de chômage mesuré par l'Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est en recul de 0,5%, et retrouve son niveau de début 2011. En France métropolitaine, ce taux s'établit à 8,8%.. Fort bien, et ensuite ?

 

  1. Le feu dans la plaine ?

 

Chacun connaît cette célèbre phrase tirée d'une lettre de Mao Tsé-toung du 5 juillet 1930 dans laquelle il indique "qu'une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine". On ne sait ce qu'il en sera en France mais rien n'interdit d'imaginer que ce même 17 novembre 2018 les Français ont très probablement révoqué le mandat politique de M. Emmanuel Macron. L'avenir dira ce qu'il en est dans les faits, mais la crise politique est ouverte, qu’on le veuille ou non, et l’équipe actuellement au pouvoir se trouve dépourvue de toute légitimité du fait de l’explosion en vol de son chef, lequel – comme les Français l’ont compris – n’a plus rien à proposer et n’a d'ailleurs jamais eu rien de consistant à leur proposer, sinon du vent et en tout cas des réformes qu'ils perçoivent comme contraires à leurs intérêts.

Mais le message a-t-il pour autant été réellement compris par ses destinataires ?

Rien n’est moins sûr tant les certitudes sont solidement ancrées dans une mentalité par essence incapable, sous peine de disparition pure et simple, de se remettre en cause ou d’infléchir la feuille de route initiale qui sera suivie par l'Exécutif contre vents et marées.

Le fait est que « Chez Macron, comme l’a écrit l’économiste Frédéric Lordon, le vide n’est pas contradictoire avec un plein dont, pour le coup, on comprend que, s’il faut montrer quelque chose au dehors, le vide lui soit hautement préférable. Car c’est le plein de l’oligarchie, le plein du projet de persévérance d’une classe, au moment précis où tout la condamne, comme en témoigne une époque qu’on sent rendue en son point de bascule. Dans ces conditions, pour que le plein oligarchique se maintienne envers et contre tout, il fallait en effet impérativement un candidat du vide, un candidat qui ne dise rien car ce qu’il y aurait à dire vraiment serait d’une obscénité imprésentable : les riches veulent rester riches et les puissants, puissants. C’est le seul projet de cette classe, et c’est la seule raison d’être de son Macron. En ce sens, il est le spasme d’un système qui repousse son trépas, sa dernière solution, l’unique moyen de déguiser une continuité devenue intolérable au reste de la société sous les apparences de la discontinuité la plus factice, enrobée de modernité compétitive à l’usage des éditorialistes demeurés. » https://blog.mondediplo.net/2017-04-12-Macron-le-spasme-du-systeme

Ecrits en avril 2017, ces propos sont plus que jamais d’actualité.

 

  1. « L’élite kérosène face au populisme diesel »

 

On n'ose dire que le pays légal s'est coupé du pays réel, de peur de se fâcher avec Benjamin Griveaux - Secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du Gouvernement-, confondant Marc Bloch et Charles Maurras ( !), écrit le journaliste François Bousquet dans un remarquable billet dans lequel il parle de « l’élite kérosène face au populisme diesel… »

Mais si le géographe Christophe Guilluy et quelques autres n'avaient pas exhumé ce pays réel, le pays légal en ignorerait jusqu'à l'existence. De loin en loin, il y a bien un politique comme Jean Lassalle pour entreprendre d'en parcourir les contours ou un journaliste comme Gérald Andrieu pour en sillonner les frontières (Le peuple de la frontière). Le reste du temps, ce monde est rejeté dans les ténèbres extérieures, un trou noir d'où ont émergé, il y a une quinzaine de jours, ces lucioles dans la nuit que sont les gilets jaunes fluorescents.

Dès 1947, le géographe Jean-François Gravier, ancêtre de Christophe Guilluy, soulignait, dans un livre qui rencontra un écho retentissant à sa parution, les extraordinaires disparités territoriales françaises : Paris et le désert français. On avait quelque peu oublié ces fractures territoriales, mais elles sont réapparues aux yeux de la France entière au soir du premier tour de la dernière présidentielle à travers la géographie du vote en faveur de Marine Le Pen. Depuis, plus rien, ou presque, jusqu'au mouvement des Gilets jaunes.

Des « gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n'est pas la France du XXIe siècle que nous voulons », suivant la sortie de l'inénarrable Benjamin Griveaux, porte-parole d'un gouvernement qui semble ignorer que la voiture est le seul moyen de locomotion pour une écrasante majorité de Français (deux tiers des Parisiens, mais pas les ministres, on s'en doute, se rendent à leur boulot en transports en commun, 7 % sur le reste du territoire). Et le diesel, le carburant le moins cher ».

Le constat est sévère et n’a rien de neuf : plus de services publics, plus de bureaux postaux, plus d'école, plus de train, plus de bus et bientôt plus de pharmacie... les campagnes sont piégées. Comment faire pour aller vers un hôpital, un médecin, au travail, dans les commerces, circuler tout simplement, sans voiture et sans transports publics ?

L’Exécutif n’en a cure.

Si au moins cela servait vraiment la transition écologique la hausse des carburants serait plus facilement acceptée. On devrait d'abord s'occuper de la desserte des petites villes et village avant de dire aux gens de ne plus prendre leur voiture.

Mais voilà comme chacun le constate encore que le cercle de la France périphérique s'élargit désormais aux TPE et PME qui emploient 50% des salariés. Nous sommes de plus en plus nombreux à être « périphériques », notamment les cadres, les élus locaux, une partie des entrepreneurs. Voilà-même que 18 000 maires ne souhaitent pas briguer un prochain mandat électif, la gestion communale étant devenue impossible. Les gens comprennent qu’au lieu de détricoter tranquillement et progressivement la République afin d’être 50 millions à être exclus de notre propre pays, la REM a voulu accélérer et cette accélération ne passe pas.

Réponse de l’Exécutif : contrôler Internet, mettre en place une police fiscale en usant des réseaux sociaux pour croiser les informations sur la relation entre détention de biens et pouvoir d’achat. Et pendant ce temps, voilà que le Président se prépare à officialiser le remplacement des Français programmé par l’ONU, avec le soutien de Bruxelles, prêt à signer le Pacte de Marrakech en décembre prochain.

Les « ploucs émissaires… » comme les décrits le journaliste François Bousquet, se sont manifestés. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/16/31001-20181116ARTFIG00374-les-gilets-jaunes-nouveaux-ploucs-emissaires.php

 

Mais plus encore qu'une fronde contre le prix du diesel, l'écotaxe, les radars, la limitation de la vitesse, c'est l'expérience quotidienne de l'injustice dans laquelle ils se trouvent plongés et du déni médiatique dans lequel ils sont maintenus qui a poussé les Gilets jaunes à se soulever.

Et ensuite ?

Avant toute chose, tous ceux qui ont manifesté ont en commun un besoin de considération mais aussi d’argent. Car ce qui se joue, c'est bel et bien une lutte pour la reconnaissance et l’augmentation du pouvoir d’achat. Or, cette lutte n'est pas même reconnue. Toutes les politiques dites de reconnaissance chères à la philosophe anglo-saxonne ne s'adressent qu'aux minorités, sexuelles ou ethniques, pour lesquelles elles ont été conçues, pas aux majorités déclassées qui entrent toujours par effraction dans l'actualité, coup de pistolet dans le ciel sans nuage de l’élite : le référendum sur le traité de Maastricht, le premier tour de la dernière présidentielle, l'enterrement de Johnny...et la manifestation de ce samedi 17 novembre 2018 partout en France.

Les « Anywhere » (ceux de nulle part) et les « Somewhere » (ceux de quelque part), pour reprendre la terminologie de David Goodhart. Aux premiers, l'urbanisation verticale - l'Olympe jupitérien, le gigantisme des tours, la « start-up nation », Elysium, donc - ; aux seconds, la périurbanisation horizontale galopante, la Pampa, l'habitat "rurbain", les zones pavillonnaires, les grandes surfaces hallucinées et le Printemps au Parking.

Elysium peut encore ignorer la Terre et l’Elysée la France. Pour le moment.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182991.html

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a ainsi évoqué il y a quelques jours « les hommes qui fument des clopes et roulent au diesel », formule illustrant pour beaucoup le mépris du député de Paris pour les provinciaux. Les autres, donc.

Des petites phrases polémiques qui sont privilégiées par le président de la République lui-même. « Je traverse la rue, je vous trouve du travail », « Gaulois réfractaires », « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux », « La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler », etc. Au fil des mois, celles-ci ont façonné l'image d'un « président des riches », déconnecté de la réalité vécue par la majorité des Français et volontiers condescendant.Il est clair que sa communication politique hystérise le débat public. Il clive depuis plusieurs mois une société qui était déjà profondément traversée par des fractures sociologiques. Alors bien sûr, il ne les a pas créées, elles sont là depuis trente ans, mais il les attise », commente Arnaud Benedetti. Des critiques qui ont été reprises par l'ensemble de l'opposition politique.

Pour quels résultats ? Aucun.

 

  1. Questions ouvertes

Personne ou au moins peu de gens, et en tout cas certainement pas l’Exécutif, n’ont réellement vu et encore moins réalisé qui était très probablement à la manœuvre dans le mouvement insurrectionnel de base intensité que représente la survenance et la montée en puissance des « Gilets Jaunes ».

Il est possible que nous assistions à la conjonction de deux types d’intérêts convergents qui remettent en cause le « macronisme » : ceux d’une population exaspérée, on le voit, qui rejette ce qu’un pouvoir mal élu tente de lui imposer comme s’il bénéficiait d’une majorité et d’une légitimité indiscutables, ce qui n’est pas le cas ; mais aussi ceux d’intérêts qui ont conduit à l’élection de M. Macron et qui comprennent que le cheval est en train de s’essouffler, qu’il ne terminera pas la course et sera incapable de remplir le contrat pour lequel il a été choisi, l’urgence étant alors de l’éliminer en déstabilisant…le pays, faisant ainsi entrer la France dans le club des révolutions dites de « couleur », le jaune étant disponible.

Une question se pose : le mouvement lui-même des Gilets jaunes ne serait-il pas le relai d’une autre action ?

La France ne serait-elle pas en train d’expérimenter à titre de « ballon d’essai » une « révolution de couleur » issue du laboratoire Steve Bannon, processus qui échapperait à l’Exécutif ?

Particulièrement sous-dimensionné pour parer les coups et résister à ce qu’il n’a pas prévu, l’Exécutif n’a en effet manifestement pas vu venir les événements au point d’avouer qu’il ne les comprenait pas, au même titre que les interlocuteurs habituels susceptibles de jouer les amortisseurs sociaux. Les syndicats et les partis politiques ont montré qu'ils ne représentent plus qu’eux- mêmes et ont été débordés par une base et des acteurs insaisissables, trop nombreux et animés de soucis qui dépassent largement les orientations politiques tant il est vrai que les hausses du prix de l’énergie (carburant, chauffage, gaz, électricité) ne sont ni de droite, ni de gauche, ni du centre.

https://www.philippebilger.com/blog/2018/11/selon-castaner-%C3%A7a-va-castagner-.html

M. Macron le sait désormais : il n'y a pas encore - ou il n'y a plus - de réponse audible par une opinion à ce point remontée contre lui. Ni les annonces du premier ministre, ni l’interview du chef de l’Etat depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle n'ont désamorcé la mobilisation de samedi. Les carottes sont cuites.

M. Macron n’a pas vu monter la révolte et encore moins mesuré à quel point serait violente, pour le pouvoir, la conjonction des mesures fiscales infligées aux classes modestes et moyennes et les largesses octroyées à certaines catégories.

En cet automne 2018, le macronisme est donc nu : il combinait le pire de la droite (les avantages pour les plus fortunés, taxes sur la consommation) et le pire de la gauche (impôts et délires sociétaux : PMA, immigration, etc.). Et M.Macron, par son parcours et ses graves erreurs de communication personnelle de ces derniers mois, incarne – presque de façon caricaturale – ce « en même temps » redoutable dont tout porte à croire qu’il ne se remettra pas.

Il y a quelques jours, dans un entretien hors-sol, M. Emmanuel Macron reconnaissait son échec à réconcilier le peuple et ses dirigeants. Le peuple a confirmé. Il y a trois mois, le chef de l’Etat lançait un arrogant « Qu’ils viennent me chercher ! »

Les gens ont bien entendu l'invitation et sont venus. Ils reviendront.

Le système représentatif est à bout de souffle. Les Français ne supportent plus ni les politiciens qui confisquent le pouvoir politique, ni la classe médiatique qui dénonce toute critique du système représentatif comme étant « populiste » et verrouille par tous moyens une société bloquée.

Le « populisme » tant décrié, la démocratie « illibérale », viennent de se manifester. Jusqu’où iront-ils ? Seront-ils prochainement repris en main par un tout autre Exécutif, sachant qu’il est pour celui-ci hors de question de voir le rêve d’intégration européen tel qu’il a été imaginé et conçu disparaître par l’incompétence du Jockey Macron qui court sur le cheval France ? Et si oui, par qui et comment ?

Les Français qui se sont reconnus, mesurés, liés, viennent de signifier son congé à l’Exécutif, lequel risque fort de continuer malgré tout sans désemparer son processus d’anesthésie générale en servant un programme politique, économique et social dont personne ne veut tant il bouscule et menace la vie quotidienne de gens qui ont compris que leur confiance a été trompée et qui sont fâchés de s’être eux-mêmes leurrés en donnant leur suffrage à… un bonimenteur

Notes, sources et réflexions

 « Je préfère régner en enfer que servir au paradis » : avec un brin de provocation, Steve Bannon, le sulfureux ancien conseiller de Donald Trump, a dévoilé le 20 juillet 2018 au média américain Daily Beast son plan pour faire triompher une révolte populiste de droite sur le continent européen. Pour concrétiser cette ambition, il compte créer une fondation baptisée « Le Mouvement » et établir son quartier général au cœur du pouvoir européen, à Bruxelles, avec en ligne de mire les élections européennes de 2019.

Selon son analyse, les mouvements populaires existent déjà et si quelqu'un parvient à maximiser leur potentiel, le basculement vers un populisme nationaliste de droite sera « instantané » sur le continent. Et l'architecte de la victoire de Donald Trump de prédire : « Vous allez avoir des Etats-nations individuels avec leurs propres identités, leurs propres frontières. »

Le Pen, Wilders, Salvini sont les « pom-pom girls de Poutine » pour détruire l'UE, selon Verhofstadt

https://francais.rt.com/international/51608-pen-orban-salvini-sont-pom-pom-girls-poutine-detruire-ue-verhofstadt

https://www.ouest-france.fr/europe/pourquoi-le-sulfureux-americain-steve-bannon-veut-la-peau-de-l-europe-5919501

https://www.atlantico.fr/decryptage/3558756/pourquoi-emmanuel-macron-risque-d-aggraver-l-affaiblissement-de-l-europe-en-agitant-la-chimere-de-la-souverainete-europeenne-edouard-husson-

http://www.bvoltaire.fr/gilets-jaunes-une-triple-victoire-qui-renverse-la-table-et-fera-date/

A propos de Zygmunt. Bauman et de la « société liquide » dont nous nous inspirons pour parler de « révolte liquide »

Entre bonapartisme et soviétisme.

Une souveraineté européenne s'oppose à la souveraineté des pays encore théoriquement souverains qui composent ce qui est abusivement appelé Europe, c'est-à-dire les institutions de l'UE. Une telle souveraineté est donc un fédéralisme total, dans lequel les parlements nationaux, s'ils existent encore, ne sont plus que des chambres d'enregistrement des décisions de l'UE.En plus, aucune institution de l'UE n'est démocratique, même le Parlement bien qu'élu : il est majoritairement composé de députés issus de partis fédéralistes qui, s'ils sont opposés dans leur pays respectif, sont d'accord pour vouloir toujours plus de pouvoir pour l'UE, au détriment de chaque nation, dans le plus grand mépris des volontés populaires.

La souveraineté européenne est en fait synonyme de dictature technocratique à l'échelle européenne : on l'observe déjà. Elle fait penser à l'Union Soviétique (UE=US).

E.Macron utilise le terme de "souveraineté" pour tenter de contrer les argument souverainistes, mais sa souveraineté à lui est celle des politiciens et des technocrates, pas celle des peuples.

Ce n’est qu’au moment où il fait paraître ses études sur la disparition des « structures stables » et parvient, après avoir « dialogué » avec Marx, Gramsci, Simmel, puis Manuel Castells, Anthony Giddens, Robert Castel ou Pierre Bourdieu, à forger le concept de liquidité, que Zygmunt. Bauman devient un penseur de renommée internationale.

La notion de « société liquide » est aujourd’hui tombée dans le langage courant, en tout cas le langage médiatique, sans doute parce qu’elle est vraiment pertinente et permet d’indiquer en un seul mot les caractéristiques des sociétés contemporaines. Zygmunt Bauman l’emploie dans un sens précis. Une société est dite moderne-liquide si les situations dans lesquelles les hommes se trouvent et agissent se modifient avant même que leurs façons d’agir ne réussissent à se consolider en procédures et habitudes. Elle est apparue lorsque, à l’ère solide des producteurs, s’est substituée l’ère liquide des consommateurs, qui a fluidifié la vie elle-même, une vie frénétique, incertaine, précaire, rendant l’individu incapable de tirer un enseignement durable de ses propres expériences parce que le cadre et les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées changent sans cesse.

Dans Les Riches font-ils le bonheur de tous ? par exemple, Bauman illustre cette thèse très simple : « La richesse amassée au sommet de la société n’a absolument pas "ruisselé" sur les niveaux inférieurs. Elle ne nous a pas rendus plus riches, ni plus heureux, ni plus sûrs, ni plus confiants dans notre avenir et l’avenir de nos enfants. » Depuis la « crise », les hommes les plus riches non seulement n’ont pas tenu leur prétendu rôle, qui est d’accroître le bien-être matériel (social, psychologique, moral) mais, par des choix économiques cyniques et irresponsables, ont provoqué la dégradation des classes moyennes en « précariat », et brûlé dans les chambres noires de la spéculation financière des milliards de dollars, dont le « manque » a été payé par les plus faibles.

https://www.liberation.fr/debats/2017/01/11/zygmunt-bauman-il-avait-vu-la-societe-liquide_1540689

Insoumissions, portrait de la France qui vient, par Thierry Pech (Seuil, 232 p, 18 euros)

Simon Tabet

Avec la parution de Work, Consumerism and the New Poor (Bauman, 1998a), qui contient la première occurrence du concept de liquidité, d’ailleurs plus accolé dans cet ouvrage au terme de société qu’à celui de modernité. Bauman y théorise, au-delà d’une forme postmoderne d’organisation sociale, le rôle central de la domination idéologique du néolibéralisme, afin de définir ce qu’il nomme le phénomène de « liquéfaction » de la société contemporaine. Cette période peut ainsi être caractérisée, à travers un ensemble d’ouvrages (Bauman, 1999, 2000, 2001b, 2002a), comme la phase de formulation à la fois de cette modernité liquide et des répercussions sociales, politiques et globales qui en découlent. Se forgent alors dans ces ouvrages les notions d’exclus de long terme, de superflus ou d’underclass, à l’échelle locale ou transnationale (2004a), ainsi que des réflexions sur l’insécurité existentielle des individus (2006b).

Simon Tabet, « Itinéraires d’une sociologie liquide », Socio [En ligne], 8 | 2017, mis en ligne le 28 juin 2017, consulté le 14 novembre 2018. URL : http://journals.openedition.org/socio/2704&nbsp ; ; DOI : 10.4000/socio.2704

Dark City, 1998. Etats-Unis, Australie. Film neo-noir science-fiction. Alex Proyas, Lem Dobbs, David S. Goyer.

 

Il est en train de se produire un très curieux phénomène de changement à vue de décors, identique au changement de paysage urbain nocturne qui se produit à une certaine heure d’une journée qui est en réalité une nuit sans fin, comme on le voit dans ce film étrange et particulièrement réussi intitulé Dark City (1998).

La France périphérique décrite par le géographe J-C. Guilluy est en train de bouger, et avec elle toute une immense classe moyenne qui est la réalité du tissu sociologique, économique et politique du pays : un tissu dont la transversalité touche toutes les couches « moyennes » de la société qui ont enfin réalisé qu’elles étaient en train de « décrocher » et de s’appauvrir de manière consciente, rapide et désormais visible. La réalité est que tout le monde est désormais frappé, de près et de loin - plus près que de loin -, chacun ayant désormais dans son entourage, de manière directe ou indirecte - s’il n’en a pas été lui-même déjà victime -, une ou plusieurs connaissances qui ont connu, connaissent ou s’apprêtent à connaître le chômage ou à tout le moins un sentiment d’insécurité matérielle.

https://www.inegalites.fr/La-France-peripherique-delaissee?id_theme=25

Le rapport sur la cohésion des territoires du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) dresse le portrait d’une France coupée en quatre : « l’arc occidental et méridional attractif », l’Ile-de-France qui concentre les richesses économiques mais aussi l’exclusion sociale, les territoires marins particulièrement « vulnérables » et le « grand arc nord-est qui comprend la région Hauts-de-France, une partie de celle du Grand-Est, de Bourgogne-Franche-Comté et de Centre-Val de Loire » qui décroche

Cf. Daniel Behar, géographe, https://www.liberation.fr/debats/2018/07/18/metropoles-versus-france-peripherique-une-question-de-point-de-vue_1667293

Ch. Guilluy décrit l’éloignement physique de la France périphérique, qui a correspondu à une relégation symbolique : ce peuple ne fait plus, selon lui, partie du projet de société des élites. A leur tour, les Français oubliés ont pris leur partie de cette nouvelle donne et ont commencé à s’affranchir du projet politique des classes dirigeantes :

«  Un lent processus d’affranchissement des couches populaires est en route […] Ces “affranchis” sont en train de remettre en cause l’essentiel de la doxa des classes dirigeantes, qui n’ont toujours pas pris la mesure du gouffre idéologique et culturel qui les sépare désormais des classes les plus modestes. »

L’un des symptômes importants de cet affranchissement est la remise en cause des politiques sociales de soutien aux plus démunis, qui devient majoritaire selon une note récente du Credoc. Guilluy en donne l’explication suivante :

« […] Il faut comprendre cette évolution à la lumière d’une société multiculturelle naissante. […] L’immense majorité des Français est convaincue de la nécessité de construire du logement social mais comme ce type de logement tend à se spécialiser dans l’accueil des populations immigrées, on fera tout pour limiter son développement. »

Conclusion : une « contre-société émerge dans la France périphérique et plus généralement dans tous les milieux populaires quelle que soient leurs origines ». Un « réenracinement social et culturel » commun à cette « périphérie » lointaine comme à la banlieue, qui met à mal le projet libéral parce que ce mouvement est à l'opposé de tout ce qu'il valorise, en particulier la promotion de la mobilité et de la diversité.

Sans être l'apanage du petit blanc, cette « relocalisation », « l’attachement à un capital d’autochtonie, à des valeurs traditionnelles » seraient en fait des traits communs à tous les membres des classes populaires : l’angoisse face à la mondialisation économique, les réserves vis-à-vis du projet de société porté par la gauche, la demande d’autorité sont des traits communs aux ouvriers toutes origines confondues. En cela, les récentes poussées droitières observées en banlieue lors des dernières municipales viendraient rappeler au PS les limites d'une stratégie à la Terra Nova, reposant en partie sur l’électorat des minorités.

Jean-Laurent Cassely, La Géographie est un sport de combat, https://www.slate.fr/story/92641/christophe-guilluy-france-peripherique

Christophe Guilluy La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires. Flammarion, 2014

Zygmunt Bauman, entretien, Nouvel Observateur, 2007

 

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Elysium se moque de la Terre ou quand la France tente de révoquer le mandat politique de l'Exécutif Elysium se moque de la Terre ou quand la France tente de révoquer le mandat politique de l'Exécutif

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45 réactions à cet article    


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 12:21

    La transition énergétique a bon dos...


    La taxe sur les hydrocarbures, qui constitue environ 60% du prix du carburant, ne profite que partiellement à la « transition énergétique ». Quant aux hausses décidées par l’exécutif, elles bénéficieront presque entièrement au budget général de l’État.

    La hausse des taxes sur le carburant « nous permettra de financer toutes les mesures nouvelles » en faveur de la transition énergétique, déclarait récemment le ministre de l’Économie M. Bruno Le Maire sur RMC.

    Une rigoureuse exactitude, qui omettait cependant de mentionner les autres financements permis par cette fiscalité, qui commence à faire souffler un vent de fronde sur la France.

    Dans le détail, les carburants sont frappés de deux taxes : la TICPE ou la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, et la TVA, qui porte sur le prix du carburant mais aussi sur le montant de TICPE. La TVA sur les produits pétroliers abonde les coffres de l’État, sans distinction pour tel ministère ou objectif particulier. Mais qu’en est-il de la TICPE ?

    Avec 33,8 milliards d’euros de rentrées prévues en 2018, la TICPE est la quatrième recette fiscale de l’État derrière la TVA, les impôts sur le revenu et sur les sociétés. Elle aurait pu à elle seule financer tout le budget du ministère de la Transition écologique et solidaire cette année, soit 33, 3 milliards d’euros.

    La TICPE est amenée à progresser en valeur chaque année jusqu’à 2022, avec 3,7 milliards supplémentaires prévus dès l’année prochaine, soit 11,5% d’augmentation. Une hausse brutale supportée par les automobilistes français : selon la Direction générale de l’énergie et du climat citée par le Sénat, l’impact de cette seule hausse sur le budget des ménages oscillera entre 207 et 538 euros en 2022 (en fonction des véhicules et des trajets).


    • Arogavox 20 novembre 15:13

      Guoutte de carburant qui ... amorce un phénomène de siphon !

       Nos ’élites’ qui croient savoir modéliser mathématiquement la société semblent avoir oublié dans leur théorie les phénomènes d’hystérésis :
       de petites mesurettes en arrière ou un peu plus de blabla pour ’pédagogiser davantage’ n’y feront rien.
        Le peuple Français, sage, a été patient (sans doute trop patient, si l’on en croit ceux qui le disent endormi).

       S’il se réveille, si le volcan fait sauter son bouchon, ce ne sera certainement pas pour se contenter d’en replâtrer les miettes avec des boniments !
        

       Qui laisserait indemniser les injustices subies (même à prix d’or) par ceux-là même qui les ont commises ? Les Français, dignes et réalistes, voudront certainement d’abord sanctionner et définitivement mettre hors de nuire les imposteurs et arrivistes qui ont attisé leur colère ...
       Une sanction, au moins une première fois effective du gouvernement (même s’il doit, en partie, payer pour les gouvernement précédents ... ) est devenue indispensable pour moraliser les prises de responsabilités politiques !

         

       Comment prétendre ’incarner’ un peuple en ne lui faisant que la ’pédagogie’ sans savoir comprendre les évidences qu’il manifeste ?!


    • Le421 Le421 21 novembre 09:36

      @Renaud Bouchard
      Passé partout, la « budgétisation » de la hausse du 1er Janvier donnera +4.25 Milliards de taxes (là, ça va saigner !!) et -800Millions pour ce qui est de l’Écologie.
      Ne nous leurrons pas, la hausse TICPE + TVA sur TICPE, permettra juste de financer le CICE qui se pérennise, sans aucun résultat sensible.
      20 Milliards nets pour 10.000 emplois à peine, soit 200.000€ annuels par emploi.
      En réalité, le fric part chez les actionnaires.
      Tant qu’il est encore temps.
      Une solution qui se fera de fait.
      Grève de la consommation.
      Les jouets de Noël devraient rester dans les rayons. Et entre nous, beaucoup de gamins s’en ficheraient !! De vrais bisous et de vrais câlins seraient plus productifs.


    • Lugsama Lugsama 20 novembre 13:17

      « la France » c’est pas 300.000 gilets jaunes.


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 14:21

        @Lugsama
        Bonjour !

        « la France », dites-vous ce n’est pas 300.000 gilets jaunes.
        Très bien. Quel est leur nombre à votre avis ? Plus ? Moins ?
        Je dirais beaucoup plus.




      • Lugsama Lugsama 20 novembre 14:26

        @Renaud Bouchard

        « je dirai » on est bien avancé avec ça. Personnelemement je ne consulte jamais de voyante je n’y crois pas.


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 15:05

        @Lugsama

        http://www.psychologies.com/Planete/Paranormal/Articles-et-dossiers/Que-voient-les-voyantes

        Pour ma part, je ne suis pas voyant et encore moins devin ni prophète.
        J’analyse, écoute, regarde.

        RB


      • Arogavox 20 novembre 15:40

        Intéressant cette attention au nombre de ’gilets jaunes’ !

        Alors, que celles et ceux pour qui seuls les chiffres sont décisifs aient le courage d’aller plus loin dans leurs calculs ! :

         

        - les chiffres officiels ont donné autour de 300 000 gilets jaunes
         les chiffres des media à la botte relayent les estimations opaques de sondages ayant évalué que ces 300 000 étaient moralement soutenus par 75% (3/4) des Français ! soit 0.75 * 67M = 50 250 000 Français

         Ce qui laisse présager un ratio de ceux qui osent afficher leur mécontentement de seulement :  300 / 50 250 = 0,005970

        Prenons maintenant l’effectif d’une partie des Français qui veulent la destitution de macron :

        131 500 selon cette pétition : https://www.mesopinions.com/petition/politique/destitution-emmanuel-macron/31722

         Considérons aussi que cette pétition est pénalisée par une visibilité médiatique fort réduite par rapport à celle des ’gilets jaunes’, en estimant qu’elle n’a été vue que par moins d’un Français sur 2 :

         on doit alors considérer que 2 fois 131 500 français la cautionnent

        Reste alors à prendre en compte le ratio précédemment calculé pour se rendre compte que : 263 000 / 0,00597

         = plus de 49 Millions de Français souhaitent la destitution de macron !!

         


      • Arogavox 20 novembre 15:51

        pardon : à peine moins
         44 052 500 Français
         ... à vous de refaire le calcul à votre sauce ! 


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 16:54

        @Arogavox
        Bonjour.

        Approche intéressante que vous pourriez compléter par cette information qui mérite le détour :

        https://www.ladepeche.fr/article/2018/09/15/2869413-les-senateurs-veulent-ils-faire-tomber-emmanuel-macron.html

        L’ambiance générale est fort éloignée du « soutien franc et massif » auquel certains croient encore.

        Je ne change rien à mon propos initial :

        https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/syrie-la-destitution-de-m-macron-203465

        RB


      • Alain 20 novembre 19:44

        @Renaud Bouchard
        Le nombre des français qui composent la France est connu : il n’est pas lié à une certaines couleur de gilet, monsieur.
        La couleur des gilets ne cacherait-il pas une autre couleur : qui est de couleur brune et qu’on apparente souvent à la peste ?
        Dans votre article, vous confondez un peu tout.
        Les français ont besoin de leur voiture. soit... la moitié des trajets en voiture font moins de 3 kms et 58% des français prennent leur voiture pour faire 1 kms. C’est du sacré besoin.
        De même, vous parlez ensuite des services publics. Soit... Les gilets jaunes étaient donc dans les marches pour le climat, puis dans les manifs pour contrer les réformes scélérates de la SNCF, de même ils ne font pas leur courses dans les supermarchés afin de ne pas soutenir les grands groupes qui ne payent pas d’impot ? Ils sont aussi à faucher des OGM pour lutter contre BAYER et Monsanto ?
        Non, ils ne sont pas dans ces endroits là. Ils sont juste dans leur voitures et gueulent parce que la vie est chère. C’est vrai, quoi. Ils ont envie d’une nouvelle voiture (taux de renouvellement : 5,3 ans), ils veulent une nouvelle télé (taux de renouvellement : 5 ans), ils veulent un nouveau portable (taux de renouvellement : 20 mois). Ils veulent du pognon pour continuer de polluer Le reste, çà les dépasse et ils s’en foutent !


      • Le421 Le421 21 novembre 09:46

        @Alain

        Les français ont besoin de leur voiture. soit... la moitié des trajets en voiture font moins de 3 kms et 58% des français prennent leur voiture pour faire 1 kms. C’est du sacré besoin.

        J’ai essayé d’aller chercher la bouteille de gaz au Casino avec le VTT. Je vous jure que le retour a été encore plus difficile que l’aller qui était en descente. Et chez moi, la route est à 7% !!
        Vous confondez avec le poivrot qui descends acheter ses clopes au bar-tabac à 500m avec sa bagnole.
        Et je reconnais humblement avoir parfois fait 800m avec mon véhicule... Pour aller chez un client. Je ne me voyais pas avec la parabole, le câble, les fixations, les outils, les fournitures et l’échelle trois plans de 7m sur le dos.
        Mais je suis un cas particulier, bien sûr.
        Encore que maintenant, à la retraite, mes véhicules font moins de 4.000Km par an.
        Ce qui, entre parenthèses, réduit notamment les rentrées fiscales du pays.
        Il faut voir tous les côtés des choses.
        Et la hausse de la fiscalité a aussi pour corollaire la diminution globale de la consommation...


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 19:18

        @Alain

        Bonsoir et merci pour votre visite et vos observations.

        Je pense que vous m’aurez mal lu.

        Il me semble aussi, mais je reconnais que cela demande du temps ainsi que la possibilité de susciter assez rapidement une certaine empathie pour parler et échanger, que vous devriez vous déplacer pour écouter ce qu’il se dit, même s’il se dit beaucoup de choses.

        Un dénominateur commun, une ligne directrice se dessinent toutefois, qui a pour noms et aspect protéiforme : « pouvoir d’achat », « vie difficile ou compliquée », « incertitude », « fatigue générale », « mépris », « condescendance ».

        Certes, la population est imparfaite. Je dirais plutôt -et c’est là une autre approche -, qu’elle est riche de toutes ses opinions.

        Prenez le temps de lire tout ce qui se publie sur ce site, par exemple, mais aussi ailleurs et vous verrez que je ne confonds rien.

        Bien à vous,
        Renaud Bouchard


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 19:28

        @Le421
        Bonsoir et merci pour votre commentaire.
        Il y a là des choses vécues qui sont bien différentes de la clientèle dont parle l’article ci-après, pris au hasard :
        https://hintigo.fr/article/meilleur-suv-urbain/
        "En France, les SUV urbains ont la cote ; et c’est peu de le dire. Par exemple, rien qu’en 2017, il s’est vendu un peu plus de 200 000 SUV urbains dans l’Hexagone. Parmi les modèles qui se sont le mieux écoulés, on trouve le Renault Captur et le Peugeot 2008, des véhicules de construction française."

        Chacun a manifestement des préoccupations différentes et il n’est pas sûr que dans les Gilets que j’ai pu croiser et ceux avec qui j’ai pu parler figuraient des gens en mesure de mobiliser la somme plancher de 20.000 € pour faire l’acquisition de 800 kgs de plastique et de ferraille.

        Bien sûr, il y a aussi ceci, qui mobilise 1.188.156

        personnes, mais qui du reste ?

        https://www.autoplus.fr/actualite/Top-50-Voitures-les-plus-Vendues-Classement-Marche-Auto-France-Premier-semestre-2018-1528667.html

        Avec 1.188.156 immatriculations enregistrées selon les chiffres du Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA), le marché français des voitures particulières neuves se porte plutôt bien depuis le début de l’année 2018. Il apparaît en effet en hausse de 4,7% en données brutes et de 5,5% à nombre de jours ouvrés comparable par rapport à la même période de 2017 (124 jours sur les 6 premiers mois de 2018 et 125 jours sur la même période de 2017).

        Au premier semestre, ce sont les constructeurs français qui ont tiré profit de cette croissance avec une progression de 12,2% (-4,4% pour les groupes étrangers). PSA a par exemple vu ses ventes bondir de 17,3% à 380.209 véhicules (Peugeot : +7,6% à 213.588, Citroën : -0,4% à 114.070, DS : +20,1% à 13.400) tandis que Renault a progressé de 6,5% à 314.264 unités (Renault : +2,3% à 236.161, Dacia : +20,8% à 77.723).

        SUV et essence sont à la mode

        Du côté des modèles, les berlines ont représenté l’essentiel des achats (49%), loin devant les monospaces compacts (6%) et les breaks (4%). Mais ce sont tout de même les SUV qui ont le vent en poupe avec 36% des ventes contre 31% au premier semestre 2017. Les motorisations essence sont aussi à la mode : 53,90% contre 47,37% un an plus tôt. Dans le même temps, la part du diesel est elle tombée de 47,92% à 40,33%.

        Top 50 des ventes au premier semestre 2018

        Voici le classement des 50 voitures particulières neuves les plus vendues en France sur les six premiers mois de l’année 2018.


      • Alain 21 novembre 19:50

        @Le421
        La vache, t’as une côte à 7% et la bouteille de gas c’est lourd ? C’est sans doute parce que t’as un VTT de merde : un Decathlon, je parie. J’espère me tromper... M’enfin, mais comment font donc les pays d’à côté et même le Japon qui est à 24% des déplacements en vélo et où il est interdit d’avoir une voiture si tu n’as pas d’espace privatif ?

        Les chiffres que je donnes, c’est les chiffres de l’INSEE. C’est donc la réalité des recensements et des données des français. Donc, c’est la réalité. Point barre. Désolé pour toi.

        J’allais chez un client...dis-tu... je suis à la retraite.... Tiens ? T’es à la retraite et t’as des clients ? T’es auto-entrepreneur, travailleur au noir ou en cours d’ubérisation ?

        Merde alors, faut consommer de l’essence pour augmenter les rentrées fiscales.. et puis faut consommer comme des cons aussi... Bref, rien à foutre de tout détruire dans un monde de sur-consommation ?

        Bon, perso, j’allais en vélo à mon ancien boulot en faisant train et vélo (25 kms). Maintenant, je vais à mon nouveau taf en vélo (3 kms). Ma femme a pas le permis : 32 kms par jour en vélo. Mes dépenses d’essence c’est 8 euros par mois. Je fais tout en vélo : mes courses en local. J’ai une remorque pour les choses plus grosses. Bref, c’est pas une bouteille de gaz qui me fera flipper. Et pas non plus une côte de 7%. Mais bon, fais comme tu veux. Continue de croire que ta vie c’est le bonheur avec une voiture et le malheur sans. Et puis, n’oublie pas que la france insoumise, elle se disait écolo et qu’il fallait changer les modes de vie...


      • cevennevive cevennevive 20 novembre 13:17

        Bonjour Monsieur Bouchard,

        Excellent, vraiment excellent.

        Cependant , vous écrivez ;

        « Une question se pose : le mouvement lui-même des Gilets jaunes ne serait-il pas le relai d’une autre action ? »

        Cette phrase m’intrigue et me fait peur à la fois. Une autre action venant de quel côté ?

        Nous ne sommes que des « gueux », gilets jaunes ou pas, dans l’esprit de nos dirigeants actuels. Qui pourrait nous aider (ou nous faire encore plus de mal) ?

        Bien à vous.




        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 15:01

          @cevennevive
          Bonjour et merci pour votre visite et votre question.

          Bon nombre d’acteurs politiques « institutionnels » sont à la manœuvre pour tenter d’obtenir un strapontin dans une mouvement qui les intéresse beaucoup mais leur échappe de par sa spontanéité.

          En réalité il s’agit là d’une lame de fond dont personne ne peur dire si elle sera suivie ou non.

          Il est toutefois certains que ce mouvement non structuré, « liquide », qui n’est que la résultante de problèmes très anciens et non résolus vient catalyser et cristalliser de nombreux ressentiments.

          Peut-être est-il d’une certaine manière l’expression visible de cette majorité silencieuse ou abstentionniste qui ne vote pas mais n’en réfléchit pas moins et suit avec un intérêt marqué l’actualité politique et économique ?

          Il serait surprenant que des acteurs suffisamment astucieux comme le « mouvement » de M. Bannon, par exemple, qui poursuit des objectifs précis en Europe, n’aient pas vu la caisse de résonance et l’outil formidables que pourraient leur offrir pour la France l’expression desdits Gilets comme relai de leur propre action, lesquels utilisent des réseaux sociaux.

          https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/04/cambridge-analytica-a-accede-aux-donnees-de-87-millions-dutilisateurs-de-facebook_a_23403107/

          Je constate que l’hypothèse est partagée par d’autres analystes qui pour le moment répondent de manière négative à la question mais ne s’interrogent pas moins.

          https://www.atlantico.fr/fiche/franck-decloquement-2009721

          Bien à vous,
          Renaud Bouchard


        • cevennevive cevennevive 20 novembre 15:20

          @Renaud Bouchard,

          Cela m’inquiète encore plus en lisant votre réponse...
          Nous n’avons pas besoin de cela, et ce serait trahir cruellement le mouvement bien interne, bien Français, des gilets jaunes.
          Quelle mélasse infâme ce mondialisme !


        • Arogavox 20 novembre 16:18

          @cevennevive
          Ok, je comprends bien cette inquiétude ...
            
          Mais notre époque ne peut plus ignorer cette loi fondamentale de la physique qui dit en gros que « toute mesure a un impact sur (ou ’déforme’) l’objet mesuré.
           
          Alors, si notre pays est infoutu de se prendre par la main pour tenter d’évaluer par lui-même et pour lui-même, la ’volonté générale’ qui le concerne 
           et s’il se trouve que par erreur, incapacité, ou par négligence, il laisse des puissances étrangères (ou apatrides et calculatrices) évaluer cette ’volonté générale’ de façon plus pertinente que nous le faisons ’chez nous’ ...
           nous ne devrions nous en prendre qu’à nous-mêmes !
            
           De plus, quel est le risque ?
           Nous en avons été avertis, dès le siècle des Lumières, par un certain Condorcet (et sa fameuse ’loi du jury’) autant que par un certain JJ Rousseau dans son »Du Contrat social«  :
            pour que l’effet vertueux mathématiquement possible d’un scrutin soit jouable, il faut que les votes soient effectués à bulletin secret, sans aucune manigance partisane (ie : sans mécanisme de partis ou »brigues") et sans sans aucun calculs électoraux ! ...
           Alors, dès lors que nous acceptons couramment de négliger cette nécessité dans les veautes courants, pourquoi s’en alarmer maintenant ? 
           Si, au moins le fait qu’ailleurs d’autres s’y intéressent pouvait faire évoluer une prise de conscience chez nous, alors là, au contraire, il y aurait lieu de s’en réjouir ! 


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 16:44

          @cevennevive

          Vous écrivez : « Cela m’inquiète encore plus en lisant votre réponse...
          Nous n’avons pas besoin de cela, et ce serait trahir cruellement le mouvement bien interne, bien Français, des gilets jaunes.Quelle mélasse infâme ce mondialisme ! »

          N’ayez crainte. Bien qu’atomisé en apparence ce mouvement est cimenté par des préoccupations bien « françaises » et bien spécifiques qui le rendent difficilement perméable à des influences extérieures.

          Rien n’est à exclure pour l’avenir, cependant, mais la vigilance anti récupération est palpable. Les professionnels de la politique ne s’y sont pas trompés.

          Vous relèverez au surplus ce que d’autres ont aussi remarqué : quelle partie de la population française, qui de nos concitoyens étaient présents parce que se sentant concernés par le mouvement ?

          Il n’est pas surprenant que la population musulmane -si elle était là -, ne se soit pas plus manifestée.

          Bien que « politiquement incorrecte », chacun peut fournir une réponse à ce constat.

          Bien à vous,
          RB


        • Le421 Le421 21 novembre 09:51

          @Renaud Bouchard
          Les inévitables messages concernant la récupération par l’extrême droite ont sûrement influencé les personnes d’origine étrangère.
          Sur le terrain, effectivement, peu de représentants de la communauté musulmane.
          Et peut-être qu’habitués aux difficultés, ils font le dos rond et se font discrets...
          Tout en n’en pensant pas moins...


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 20 novembre 17:04

          Les choix politiques français ceux des groupes mondialistes, il a été décidé que les français n’étaient plus des travailleurs rentables, la préférence est donc donnée à la vente de nos industries et aux délocalisations. En contrepartie de conditions d’emprunt avantageuses et d’approvisionnement pétrolier assuré, on offre aux émirs un terrain de jeu où ils peuvent étendre l’influence de l’islam.

          Macron n’a donc pas beaucoup de latitude, il n’a pas le droit de taxer davantage les produits importés (ce qui a provoqué la descente en flamme de Sarkozy par les médias détenus par ces grands groupes), il est obligé de surtaxer l’essence et le gasoil, ce qui ne ramènera aucun emploi chez nous.

          Comme il sait parfaitement qui il doit le pouvoir, il ne changera rien à sa position et va laisser ce mouvement pourrir sur pied. Il est clair que nous n’avons pas la main et que notre destin dépend uniquement des pays qui résistent à la mondialisation.


          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 novembre 17:34

            Rantanplan vous parle.

            M. Castaner, celui qui a manifestement tout compris,vous offre son analyse de la situation.
            https://www.marianne.net/politique/christophe-castaner-suggere-que-le-risque-d-attentat-est-decuple-par-les-gilets-jaunes

            Question, M. le ministre : quid des djihadistes bientôt remis en circulation ?
            Une réponse précise serait la bienvenue !

            https://www.bfmtv.com/police-justice/environ-450-detenus-radicalises-sortiront-de-prison-d-ici-a-2019-1465009.html

            "Alors que des gilets jaunes poursuivent leurs actions en France, le ministre de l’Intérieur a dénoncé ce mardi 20 novembre « une radicalisation ». Et Christophe Castaner de brosser un tableau très noir des conséquences de leurs actions sur la sécurité du pays.

            Haro sur les gilets jaunes. Invité ce mardi 20 novembre de la matinale de France 2, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a dénoncé la « dérive totale d’une manifestation qui pour l’essentiel était bon enfant samedi ». Et de marteler : « On voit qu’on a une radicalisation, avec des revendications qui ne sont plus cohérentes, qui vont dans tous les sens ». La veille déjà, le fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron n’avait pas hésité à pointer la responsabilité des gilets jaunes, qui monopolisent des effectifs de police, en cas… d’éventuelle attaque terroriste.

            @CCastaner "On a une dérive totale d’une manifestation qui pour l’ensemble était bon enfant samedi, il y a une radicalisation avec des revendications incohérentes.« #GiletsJaunes #Les4V @telematin pic.twitter.com/Cm2zsyP4ce
            — Caroline Roux (@Caroline_Roux) November 20, 2018

            Castaner brandit le risque d’attentat

            Alors  »que notre pays doit faire face à des risques sécuritaires majeurs, dont le risque terroriste qui est toujours présent, a-t-il ainsi lancé lors d’une conférence de presse lundi soir, il faut avoir en tête que la mobilisation massive de nos forces de sécurité a aussi un effet sur notre capacité à intervenir sur d’autres sites du territoire"… En clair, le risque d’attentat est décuplé par les manifestations des gilets jaunes.

            Une allusion qui intervient après les révélations du Parisien ce lundi, selon lesquelles quatre hommes, mis en examen et placés en détention provisoire depuis samedi dans le cadre d’une enquête antiterroriste, sont soupçonnés d’avoir voulu profiter de la mobilisation des forces de l’ordre au cours des manifestations des gilets jaunes pour commettre un attentat le 17 novembre, premier jour du mouvement.

            Il faut avoir en tête que la mobilisation massive de nos forces de sécurité a aussi un effet sur notre capacité à intervenir sur d’autres sites du territoire.
            Et ceci alors que notre pays fait face à des risques sécuritaires majeurs, dont le risque terroriste qui est présent. pic.twitter.com/QZTYH8WINL

            — Christophe Castaner (@CCastaner) November 19, 2018

            Des points de blocage « systématiquement débloqués »

            Mais sans attendre une nouvelle attaque terroriste, les manifestants anti-Macron sont déjà responsables de bien des maux, aux yeux du ministre de l’Intérieur. Outre le décès et les 528 blessés du samedi 17 novembre, Christophe Castaner a ainsi rapporté le cas, lors de cette même conférence de presse Place Beauvau, de l’échec d’une intervention du Samu : "Ce matin, à Angoulême, un véhicule du Samu a été empêché d’intervenir sur une dame âgée qui faisait l’objet d’un incident médical. Cinquante minutes pour faire trente kilomètres. La personne est morte cet après-midi. C’est aussi ça la réalité".

            Alors que le mouvement se poursuit à plusieurs endroits du territoire ce mardi, le ministre de l’Intérieur a demandé son arrêt aux endroits stratégiques  : "Je demande solennellement, mais fermement, à ceux et celles qui veulent manifester de continuer à manifester s’ils le veulent, mais sans chercher à bloquer et à atteindre la liberté de chacune et chacun« . »Les opérations de déblocage vont donc se poursuivre dans les heures qui viennent« , a-t-il annoncé, précisant avoir demandé aux préfets et aux forces de l’ordre de  »veiller à dégager systématiquement, mais méthodiquement, sans confrontation, les dépôts pétroliers et les sites sensibles« . »Des interventions ont encore eu lieu cette nuit et auront lieu dans les minutes qui viennent. Les dépôts pétroliers seront systématiquement débloqués« , a-t-il ajouté ce mardi matin. »


            • HELIOS HELIOS 20 novembre 20:29

              @Renaud Bouchard
              ... tout le monde sait comment s’expriment ceux qui ont un jour un brin de pouvoir.
              Il n’exercent pas ce pouvoir pour le bien de tous, mais pour l’image qu’ils ont d’eux même et ne savent exister qu’en soumettant ceux qui sont déjà contraints.

              je dirais donc que Casterner est un de ces trous du cul qui se croient tellement important qu’ils en importent des elements de langage auxquels ils ne croient pas, mais qui font beau lorsqu’ils sont repris par un media. Ils jouissent se félicitant eux -mêmes de leurs bons mots sachant pertinemment que ce qu’ils ont dit n’a aucune intelligence et qu’ils savent aussi qu’ils ne seront jamais soumis eux-même a leurs caprices.

              Bref, ivre de sa performance « professionnelle », ce Castaner a perdu pied en pensant appliquer a la France entiere des mesures qu’il croit également appliquer a Manosque alors que « sa » ville n’est pas du tout contrainte comme il le pense.

              En fait, c’est un bouffon, un de ces clowns des plateaux de televisions et autres micros... le seul problème c’est qu’il pollue beaucoup plus gravement que ne peut le faire le diesel pour la vie et la santé des français...

              Helas, ce type là ne se rend pas compte... ou fait semblant, du mal qu’il fait a notre pays, mais il s’en fiche complètement, comme la majorité des gens qui ont pris des responsabilités au sein d’En Marche.

              Esperons que le mouvement des gilets jaunes deborde et que nous reussissions enfin a remettre de l’ordre chez nous avec des gens dont l’intérêt bien compris est aussi ’Let France great again"... hélas j’en doute....


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 16:40

              @HELIOS
              Bonjour Hélios et merci pour votre visite comme pour vos observations que je lis très attentivement.
              Vous écrivez, je vous cite, en parlant de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, que "le seul problème c’est qu’il pollue beaucoup plus gravement que ne peut le faire le diesel pour la vie et la santé des français...

              Hélas, ajoutez-vous ce type là ne se rend pas compte... ou fait semblant, du mal qu’il fait a notre pays, mais il s’en fiche complètement, comme la majorité des gens qui ont pris des responsabilités au sein d’En Marche.

              Espérons que le mouvement des gilets jaunes déborde et que nous réussissions enfin a remettre de l’ordre chez nous avec des gens dont l’intérêt bien compris est aussi ’Let France great again"... hélas j’en doute..."

              Ne doutez pas.

              Il s’agit d’un puissant phénomène d’érosion qui, vagues après vagues affouille le pied de la falaise qui finit par s’effondrer :

              https://youtu.be/cDZfAAwjIH4?t=35

              Bien à vous,

              Renaud Bouchard


            • lloreen 20 novembre 22:49
              Par Conseil National de Transition Pétition adressée à CITOYEN DU PEUPLE DE FRANCE

              MANDAT D’ARRÊT

              Pour haute trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat et crime contre l’humanité,

              La « Cour Suprême » de justice de France, créée pour représenter la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen », et animée exclusivement par des citoyens non professionnels, délivre ce jour, 10 novembre 2018, au nom du peuple de France représenté par tous les signataires, ce mandat d’arrêt concernant Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, fils de Jean-Michel Macron et Françoise Noguès pour,

              - « Haute trahison » : violation de l’article 9 du préambule de 1946 du bloc de constitutionnalité, en raison de la vente illégale de biens du patrimoine national. Tentative d’établissement d’une dictature absolue par la loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 visant à supprimer les droits « sacrés, inaliénables et imprescriptibles » pourtant garantis par la plus haute instance juridique de France : La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

              - « Atteinte à la sûreté de l’état » : organisation d’un programme d’immigration mettant tous les Français en état d’insécurité, en danger de guerre civile, et ce, en violation du « droit à la sûreté » dont toute association politique est pourtant garante (article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

              - « Crime contre l’humanité » : le Décret n°2018-42 du 25 janvier 2018 obligeant à la vaccination annule le « Droit Parental », fondement de la civilisation humaine. De plus, les études préalables révélaient que les produits injectés affecteraient gravement l’état de santé mental et physique des enfants, c’est donc en toute conscience qu’Emmanuel Macron a usé de son pouvoir pour préjudicier à la vie de centaines de milliers d’enfants français.

              Ce mandat d’arrêt est étendu à Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Jean-Michel Blanquer et Annick Girardin, co-signataires du décret relatif à la vaccination obligatoire ; et à tous les autres membres de ce gouvernement dont il est avéré qu’ils ont participé activement à trahir la France et les droits fondamentaux et inaliénables des Français.

              Pour exécution dudit mandat, nous mandons et ordonnons à tous officiers ou agents de la Force publique de rechercher, arrêter et conduire chacun de ces individus à la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis pour être mis à la disposition de la justice, comme l’état de droit l’exige.

              Compte tenu du fait que ces individus disposent de nombreux complices dangereux et sont soupçonnés d’appartenir à des réseaux occultes ayant phagocyté plusieurs services des institutions nationales, il est expressément recommandé aux agents de la force publique d’intervenir en collaboration avec les services des forces armées de l’état, civiles ou militaires, respectueuses de l’état de Droit et fidèles à la Constitution.

              Pour que la Force serve la Justice, le Peuple et la Souveraineté de la Nation Française.

              https://www.mesopinions.com/petition/justice/approuver-mandats-arret-delivres-cour-supreme/52273?fbclid=IwAR3ggAnjaFWgeoeVNHJV1adlhySgO0W5fmPZek8tmoiKbBdFpLPq2r9WUIg


              • lloreen 20 novembre 22:50

                https://www.mesopinions.com/petition/justice/approuver-mandats-arret-delivres-cour-supreme/52273?fbclid=IwAR3ggAnjaFWgeoeVNHJV1adlhySgO0W5fmPZek8tmoiKbBdFpLPq2r9WUIg

                Par Conseil National de Transition Pétition adressée à CITOYEN DU PEUPLE DE FRANCE

                MANDAT D’ARRÊT

                Pour haute trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat et crime contre l’humanité,

                La « Cour Suprême » de justice de France, créée pour représenter la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen », et animée exclusivement par des citoyens non professionnels, délivre ce jour, 10 novembre 2018, au nom du peuple de France représenté par tous les signataires, ce mandat d’arrêt concernant Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, fils de Jean-Michel Macron et Françoise Noguès pour,

                - « Haute trahison » : violation de l’article 9 du préambule de 1946 du bloc de constitutionnalité, en raison de la vente illégale de biens du patrimoine national. Tentative d’établissement d’une dictature absolue par la loi n° 2017-1510 du 30 octobre 2017 visant à supprimer les droits « sacrés, inaliénables et imprescriptibles » pourtant garantis par la plus haute instance juridique de France : La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

                - « Atteinte à la sûreté de l’état » : organisation d’un programme d’immigration mettant tous les Français en état d’insécurité, en danger de guerre civile, et ce, en violation du « droit à la sûreté » dont toute association politique est pourtant garante (article 2 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

                - « Crime contre l’humanité » : le Décret n°2018-42 du 25 janvier 2018 obligeant à la vaccination annule le « Droit Parental », fondement de la civilisation humaine. De plus, les études préalables révélaient que les produits injectés affecteraient gravement l’état de santé mental et physique des enfants, c’est donc en toute conscience qu’Emmanuel Macron a usé de son pouvoir pour préjudicier à la vie de centaines de milliers d’enfants français.

                Ce mandat d’arrêt est étendu à Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Jean-Michel Blanquer et Annick Girardin, co-signataires du décret relatif à la vaccination obligatoire ; et à tous les autres membres de ce gouvernement dont il est avéré qu’ils ont participé activement à trahir la France et les droits fondamentaux et inaliénables des Français.

                Pour exécution dudit mandat, nous mandons et ordonnons à tous officiers ou agents de la Force publique de rechercher, arrêter et conduire chacun de ces individus à la Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis pour être mis à la disposition de la justice, comme l’état de droit l’exige.

                Compte tenu du fait que ces individus disposent de nombreux complices dangereux et sont soupçonnés d’appartenir à des réseaux occultes ayant phagocyté plusieurs services des institutions nationales, il est expressément recommandé aux agents de la force publique d’intervenir en collaboration avec les services des forces armées de l’état, civiles ou militaires, respectueuses de l’état de Droit et fidèles à la Constitution.

                Pour que la Force serve la Justice, le Peuple et la Souveraineté de la Nation Française.


                • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 21 novembre 02:05

                  Rejet de la personne ’ le président)

                  parce que : élu par une minorité, 50% des 80% exprimés dont une majorité de votes contre le précédent et un bon tas contre l’opposant.

                  Son arrogance et son mépris.

                  La langue de bois de ses partisans.

                  Ses voyages et déplacements ainsi que les dépenses de l’état.

                  Le racket fiscal systématique sur le dos de la classe moyenne.

                  Le trop grand nombre d’élus qu’il se refuse à diminuer( et ce sera pareil avec celui-ci)

                  La non défense du territoire face à l’entrée massive de clandestins.

                  Tout ceci valable pour les précédents.

                   ;


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 13:17

                    @yapadekkoaqba
                    Bien vu.
                    Il va y avoir de l’ouvrage.
                    RB


                  • Le Panda Le Panda 21 novembre 09:26

                    @Renaud Bouchard

                    Bonjour

                    Il est plus que surprenant de voir et surtout de constater le peu de personnes qui prennent conscience de la situation dans laquelle se trouve la France, mais elle entraine avec elle ses complices de l’Europe qui semble porter peu de sens à ceux qui parcours le forum. Nous ne sommes pas dans un combat de rues. La crise sociale est bien plus conséquente que les articles en dehors du votre pose la réalité du contexte. Nous avons le sentiment très profond de vivre le conte du « Petit Chaperon Rouge » mais le nettoyage à effectuer doit unir un peuple et non le démembrer. C’est ce à quoi nous assistons dans tous les sens du terme, ensuite la majorité dira : « Nous ne savions pas » non la différence est de constater que s’il est bon de rire, le pouvoir d’achat passe par la mase des élus qui ressentent l’abandon à la tête de l’Etat. Voilà ce que j’avais à vous faire passer comme message, un seul constat essentiel le pouvoir se gagne il ne se prend pas.

                    Je vous remercie de votre article et vous souhaite une bonne journée.

                    ¨Patrick Juan


                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 13:06

                      @Le Panda
                      Bonjour et merci pour votre commentaire.

                      « Un seul constat essentiel, écrivez-vous : le pouvoir se gagne, il ne se prend pas. »

                      Encore faut-il que les règles ne soient pas biaisées, que l’on joue avec le même jeu.
                      Vient un moment et c’est bien ce que montre ce mouvement qui se généralise comme un feu de brousse où le pouvoir se conquiert à défaut d’être pris, tant il est vrai que « l’alternance dans la continuité » revient à se moquer du monde, à l’image de l’alternance électorale et politique dite de « l’essuie-glace » (droite, gauche, droite, gauche etc.)

                      Bien à vous,
                      Renaud Bouchard


                    • Jean 23 novembre 18:07

                      @Renaud Bouchard vous avez vraiment réussi à traduire le panda ?????


                    • Anatine 21 novembre 10:07

                      @Renaud B.

                      Merci.


                      • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 21 novembre 10:22


                        Macron n’a pas compris que sa frénésie l’entraînerait jour après jour très rapidement vers une dérive la plus stupide…

                        Parti des limbes, il n’a pas prit le temps de se rendre compte des étapes qu’il s’est bêtement infligé.

                        Luxure

                        Gourmandise

                        Convoitise

                        Colère

                        Hérésie

                        Violence

                        Ruse et Tromperie (Taxes sur les carburants associées à l’écologie )

                        Il ne lui restera plus que le chemin vers la Trahison.(En cours..)

                        Ainsi le sommet des enfers se refermera sur lui, ses courtisans et courtisanes.


                        L’Élysée est un lieu de perdition.

                        Tout est savamment orchestré par les Élus (soi-disant).

                         smiley


                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 13:16

                          @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                          Les péchés capitaux sont presque tous répertoriés.
                          La rédemption viendra avec le...discernement.
                          Le chemin risque d’être long et périlleux.
                          RB


                        • Le Panda Le Panda 21 novembre 11:09

                          @Renaud Bouchard

                          Re bonjour

                          J’ai bien prit connaissance de vos observations et vous en remercie à ne pas en douter je pensais si ce dernier venait à passer à développer ses sinistres personnages. Moralité il suffit de passer devant la Cour et d’être à 50% relaxé pour remplacer un banquier mais les éminences grises risquent de finir dans des trous noirs. La Présidente du F.M.I n’échappe pas à ma vision, mais cela ne me dit à quel score ce trouve le sens du débat. A vous lire peut-être merci.

                          Patrick Juan


                          • Zolko Zolko 21 novembre 11:27

                            Du coup, il faut que je regarde le film Elysium


                            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 13:12

                              @Zolko
                              Bon moment en perspective et bon film !
                              Je vous conseille aussi District 9.
                              https://www.youtube.com/watch?v=DyLUwOcR5pk
                              RB


                            • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 21 novembre 12:14

                              On commence à comprendre pour quoi gégé est parti ....

                              Les bruits de couloir devenaient intolérable...

                              Depuis sa mairie Lyonnaise il doit sourire... 

                               smiley


                              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 21 novembre 13:10

                                @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                                Vieux briscard politique, suffisamment intelligent pour avoir compris qu’il était encore temps de quitter le navire avant le naufrage par une nuit sans lune.

                                Bien à vous,
                                RB

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