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Accueil du site > Tribune Libre > Géorgie : les éclairages de Bernard-Henri Lévy

Géorgie : les éclairages de Bernard-Henri Lévy

L’ami Bernard-Henri Lévy s’engage. Une fois de plus. Aux cotés du plus faible. Une fois de plus.

Au nom des valeurs et des principes qui s’appellent droits de l’homme, démocratie, liberté, dignité humaine. Une fois de plus. Avec son souci de voir et d’écouter, d’aller sur le terrain, avant de décrire, de dire, d’user des seules armes qu’il supporte : les mots. Une fois de plus. Et son engagement, son courage intellectuel suscite ricanements, critiques assassines, ironie cinglante. Une fois de plus.

Une fois n’est pas coutume : je ne partage pas toutes les analyses de Bernard-Henri sur l’explosion caucasienne, sur le « grand jeu » de Poutine à Tbilissi, sur le rôle de l’Otan sur l’échiquier européen d’aujourd’hui, sur les motivations et les arrière-pensées des protagonistes, sur ce que peut ou devrait faire l’Europe face à l’autocratisme de Poutine. Les commentaires et analyses publiées sur Relatio-Europe le montrent bien.

Mais la démocratie repose sur des débats, des confrontations d’opinions, des divergences mises à plat. Et il est clair que je prends très au sérieux ce que BHL peut dire et écrire. Ses « Choses vues dans la Géorgie en guerre » publiées dans Le Monde et La Tribune qu’il a cosigné avec cet autre ami de longue date, André Glucksmann, dans Libération ("SOS GEORGIE ? SOS EUROPE !"), sont des pièces à prendre en compte. Même si elles soulèvent bien des objections et bien des questions, dont une est fondamentale : quelle est la responsabilité de l’administration Bush et des Européens atlantistes par peur de la Russie ou par sentiments anti-russes dans cette guerre qui effectivement ouvre une nouvelle page de l’histoire contemporaine ? Le débat est loin d’être clos...

Bernard-Henri Lévy donne notamment un éclairage inédit sur les conditions dans lesquelles la Géorgie a ouvert le feu. Extraits du récit d’un entretien avec le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili.

« Nous sommes dans la résidence présidentielle d’Avlabari. Il est 2 heures du matin, mais la noria de ses conseillers fonctionne comme en plein jour. Il est jeune. Très jeune. D’une jeunesse qu’accuse encore l’impatience des gestes, la fièvre du regard, des éclats de rire brusques ou encore cette façon d’enfiler les canettes de Red Bull comme si c’était du Coca-Cola.

Ces gens, d’ailleurs, sont tous très jeunes. Tous ces ministres et conseillers sont des boursiers de fondations type Soros dont la "Révolution des roses" a interrompu les études à Yale, Princeton, Chicago. Il est francophile et francophone. Féru de philosophie. Démocrate. Européen. Libéral au double sens, Américain et Européen, du mot.

De tous les grands résistants que j’aurai rencontrés dans ma vie, de tous les Massoud ou Izetbegovic dont il m’a été donné de prendre la défense, il est le plus évidemment étranger à l’univers de la guerre, à ses rites, ses emblèmes, sa culture - mais il fait face.

 

 

"Laissez-moi préciser une chose, m’interrompt-il avec une gravité soudaine. Il ne faut pas laisser dire que c’est nous qui avons commencé cette guerre... Nous sommes début août. Mes ministres sont en vacances. Je suis moi-même, en Italie, en train de faire une cure d’amaigrissement et sur le point de partir pour Pékin. Or voilà que, dans la presse italienne, je lis : Préparatifs de guerre en Géorgie.

Vous m’avez bien entendu : je suis là, tranquille, en Italie, et je lis que mon propre pays est en train de préparer une guerre ! Sentant que quelque chose ne tourne pas rond, je rentre dare-dare à Tbilissi. Et qu’est-ce que mes services de renseignement m’apprennent ?" Il fait la moue du type qui pose une colle et vous laisse une chance de trouver la bonne réponse... "Que ce sont les Russes qui, au moment même où ils abreuvent les agences de presse de ce baratin, sont en train de vider Shrinvali de ses habitants, de masser des troupes, des transports de troupes, des ravitailleurs de fioul en territoire géorgien et de faire passer, enfin, des colonnes de chars par le tunnel Roky, qui sépare les deux Osséties. Alors, supposez que vous êtes responsable d’un pays et que vous apprenez ça - vous faites quoi ?"

Il se lève, va répondre à deux portables qui sonnent en même temps sur son bureau, revient, étire ses longues jambes... "Au cent cinquantième char positionné face à vos villes, vous êtes obligé d’admettre que la guerre a commencé et, malgré la disproportion des forces, vous n’avez plus le choix..."

Avec l’accord de vos alliés, lui demandé-je ? En prévenant les membres de cette Otan dont on vous a claqué la porte au nez ? "Le vrai problème, esquive-t-il, ce sont les enjeux de cette guerre. Poutine et Medvedev cherchaient un prétexte pour nous envahir. Pourquoi ?" Il fait le geste de compter sur ses doigts. "Primo, nous sommes une démocratie et nous incarnons donc, quant à la sortie du communisme, une alternative au poutinisme. Secundo, nous sommes le pays où passe le BTC, ce pipe-line qui relie Bakou à Ceyhan via Tbilissi ; en sorte que, si nous tombons, si Moscou met à ma place un employé de Gazprom, vous serez, vous, les Européens, dépendants à 100 % des Russes pour votre approvisionnement en énergie. Et puis, tertio..."

Il choisit une pêche dans la corbeille de fruits que son assistante - "ossète", précise-t-il - vient d’apporter. "Tertio, regardez la carte. La Russie est l’alliée de l’Iran. Nos voisins arméniens ne sont pas loin non plus des Iraniens. Imaginez que s’installe à Tbilissi un régime pro-russe. Vous auriez un continuum géostratégique qui irait de Moscou à Téhéran et dont je doute qu’il fasse les affaires du monde libre. J’espère que l’Otan comprend cela..."  »

L’axe Téhéran-Moscou n’a rien d’évident ou d’avéré. C’est l’une des hypothèses (fantasme ? peur ?) privilégiées des « stratèges » néo-conservateurs qui ont fait tant de dégâts dans les choix politiques américains ces dernières années... Et le « jeune » président géorgien passe sous silence ses propres déclarations sur la « récupération » de l’Ossétie, sur ses efforts d’armements, sur la présence des conseillers) militaires américains (1 000 selon nos renseignements), sur ses propres entorses à la démocratie dans sa manière de gouverner, sur les conseils de modération et de prudence que lui avaient adressés les responsables de la diplomatie américaine. N’est pas David face à Goliath qui veut. Et se lancer dans une offensive sans avoir épuisé toutes les autres voies n’est pas très responsable.

 

 

Autre témoignage de BHL qui a une incontestable valeur informative : le compte-rendu d’un autre entretien avec le président géorgien, dans une atmosphère où tout semble possible. Même le pire : Tbilissi est à portée de l’armée russe.

« Le rendez-vous a lieu, cette fois, à 4 heures du matin. Saakashvili a passé la fin de la journée avec Rice. La journée de la veille avec Sarkozy. A l’un comme à l’autre, il sait gré de leurs efforts, de la peine qu’ils se sont donnée ainsi que de leur amitié dont rien ni personne ne le fera douter - ne se tutoient-ils pas, avec "Nicolas" ? Et le candidat McCain, "proche de Mme Rice", ne lui téléphone-t-il pas, depuis le début de la crise, trois fois par jour ?

Mais je lui trouve, pourtant, un air mélancolique qu’il n’avait pas le premier soir. La fatigue, peut-être... Ces nuits sans sommeil... Ces revers en série... Ce grondement, aussi, qu’il sent monter dans le pays et que nous sommes bien obligés, hélas, de lui confirmer : "Et si Micha était incapable de nous protéger ? Et si ce bouillant jeune président ne nous attirait que la foudre ? Et si, pour survivre, il fallait en passer par le désir de Poutine et le fantoche qu’il a dans sa manche ?"

Il y a de tout cela, oui, sans doute, dans la mélancolie du président. Plus, tout de même, autre chose - plus trouble et qui tient, comment dire, à l’étrange attitude de ses amis... L’accord de cessez-le-feu, par exemple, que lui a apporté l’ami Sarkozy et qui a été rédigé, à Moscou, à quatre mains, avec Medvedev. Il revoit le président français, là, dans ce même bureau, si impatient de le voir signer. Il l’entend élever le ton, presque crier : "Tu n’as pas le choix Micha ; sois réaliste, tu n’as pas le choix ; quand les Russes arriveront pour te destituer, aucun de tes amis, aucun, ne lèvera le petit doigt pour te sauver."

Et quelle étrange réaction enfin quand lui, Micha Saakashvili, a obtenu qu’ils appellent quand même Medvedev ; que Medvedev a fait répondre qu’il dormait - il n’était que 21 heures, mais il dormait, et était injoignable jusqu’au lendemain matin 9 heures : le président français, là aussi, s’est emporté ; l’ami français, là non plus, n’a pas voulu attendre ; pressé de rentrer ? Trop assuré que l’essentiel était de signer, n’importe quoi mais signer ? Ce n’est pas comme cela, songe Micha, qu’on négocie. Ce n’est pas comme cela qu’on se conduit avec ses amis. »

Après ce coup de griffe à Sarkozy, Bernard-Henri s’attarde sur ce « document » (amendé à plusieurs reprises) qui pour l’heure n’est pas respecté. Ce qui n’est effectivement pas ce que l’on est en droit d’attendre d’un pays-partenaire membre du Conseil de l’Europe...

« J’ai vu ce document. J’ai vu les annotations manuscrites qu’y ont apportées les deux présidents, géorgien d’abord, français ensuite. J’ai vu le second document, toujours signé par Sarkozy et confié à Condi Rice, à Brégançon, pour qu’elle le remette à Saakashvili. Et j’ai vu, enfin, le mémorandum de remarques rédigé, dans la soirée, par la partie géorgienne et jugé par elle vital.

Elle a obtenu - et ce n’est pas un détail - que soit biffée toute allusion au "statut" futur de l’Ossétie. Elle a obtenu - et ce n’est pas négligeable - que soit précisé que le "périmètre raisonnable" à l’intérieur duquel les troupes russes étaient autorisées, dans le premier document, à continuer de patrouiller pour assurer la sécurité des russophones de Géorgie devienne un périmètre de "quelques kilomètres".

Mais, de l’intégrité territoriale de la Géorgie, il n’est question dans aucun des documents. Et quant à l’argument de l’aide légitime apportée aux russophones, on tremble à l’idée de l’usage qui en sera fait quand ce seront les russophones d’Ukraine, des pays baltes ou de Pologne qui s’estimeront menacés, à leur tour, par une volonté "génocidaire"...

C’est l’Américain Richard Holbrooke, diplomate de fort calibre et proche de Barack Obama, qui, retrouvé, à la fin de la nuit, au bar de notre hôtel commun, aura le dernier mot : "Il flotte, dans cette affaire, un mauvais parfum d’apaisement et de munichisme." Eh oui. Ou bien nous sommes capables de hausser vraiment le ton et de dire, en Géorgie, stop à Poutine. Ou bien l’homme qui est allé, selon ses propres termes, "buter jusque dans les chiottes" les civils de Tchétchénie se sentira le droit de faire de même avec n’importe lequel de ses voisins. Est-ce ainsi que doivent se construire l’Europe, la paix et le monde de demain ? »

La réponse à cette dernière question est évidente, mais comment devrait-on réagir ? Avec quels moyens ? En prenant quels risques ? Il est clair que Bush lui-même, peut-être vacciné par ses propres erreurs, donne de la voix sans envisager de passer aux actes. Il est évident aussi que « hausser le ton » ou dire « stop à Poutine » ne résout rien. Savoir comment il ne faut pas faire l’Europe est une chose. Savoir comment on la fait en est une autre.

L’Europe, par définition, ne peut être fondée sur un manichéisme réinventé. « Nous allons vous infliger la pire des épreuves : vous priver d’ennemi », lançait Arbatov, le conseiller de Gorbatchev à ses collègues européens à la veille de la dislocation de l’URSS. Ne réinventons pas cet « ennemi »... L’Europe, elle doit d’abord se construire POUR et non CONTRE. Et évoquer Munich en parlant de la tentative de médiation de Sarkozy, au nom de l’Union européenne, est aussi excessif que de parler de « génocide » comme l’a fait Poutine à propos des exactions commises en Ossétie...

 

 

Précisément, c’est en citant cet écart de langage de Poutine que BHL et André Glucksmann ont commencé leur « tribune » dans la rubrique Rebonds de Libération. Extrait.

« (...) Il s’agit probablement du tournant le plus décisif de l’histoire européenne depuis la chute du mur de Berlin. Ecoutez Moscou donner de la voix : "génocide !", accuse Poutine, qui n’a pas daigné prononcer le mot lors du 50e anniversaire d’Auschwitz ; "Munich !", évoque le tendre Medvedev, insinuant que la Géorgie, avec ses 4,5 millions d’habitants, est la réincarnation du IIIe Reich. Nous nous garderons de sous-estimer les capacités mentales de ces dirigeants. Aussi devinons-nous qu’en feignant l’indignation, ils manifestent leur volonté de frapper un grand coup. Visiblement, les spin doctors du Kremlin ont révisé les classiques de la propagande totalitaire : plus mon mensonge est gros, mieux je cogne.

(...) La vérité est que l’intervention de l’armée russe hors de ses frontières, contre un pays indépendant membre de l’ONU, est une première depuis l’invasion de l’Afghanistan. En 1989, Gorbatchev avait refusé d’envoyer les tanks soviétiques contre la Pologne de Solidarnosc. Eltsine s’est bien gardé, cinq ans plus tard, de permettre aux divisions russes d’entrer en Yougoslavie pour soutenir Milosevic. Poutine lui-même n’a pas pris le risque de faire donner ses troupes contre la "Révolution des roses" (Géorgie, 2002) puis la "Révolution orange" (Ukraine 2004). Aujourd’hui, tout bascule. Et c’est un monde nouveau, avec de nouvelles règles, qui risque d’apparaître sous nos yeux.

Qu’attendent l’Union européenne et les Etats-Unis pour bloquer l’invasion de la Géorgie, leur amie ? Verra-t-on Mikhaïl Saakachvili, leader pro-occidental, démocratiquement élu, viré, exilé, remplacé par un fantoche, ou pendre au bout d’une corde ? L’ordre va-t-il régner à Tbilissi comme il a régné à Budapest en 1956 et à Prague en 1968 ?

A ces questions simples, une réponse, une seule, s’impose. Il faut sauver, ici, une démocratie menacée de mort. Car il n’en va pas seulement de la Géorgie. Il en va aussi de l’Ukraine, de l’Azerbaïdjan, de l’Asie centrale, de l’Europe de l’Est, donc de l’Europe. Si nous laissons les tanks et les bombardiers casser la Géorgie, nous signifions à tous les voisins proches et moins proches de la Grande Russie que nous ne les défendrons jamais, que nos promesses sont des chiffons de papier, nos bons sentiments du vent et qu’ils n’ont rien à attendre de nous.

 

 

(...) Admettons enfin que l’autocratie poutinienne, née par la grâce des attentats obscurs qui ensanglantèrent Moscou en 1999, n’est pas un partenaire fiable, encore moins une puissance amie. De quel droit cette Russie-là, agressive et de mauvaise foi, est-elle encore membre du G8 ? Pourquoi siège-t-elle au Conseil de l’Europe, institution vouée à défendre les valeurs de notre continent ? A quoi bon maintenir les lourds investissements, notamment allemands, du gazoduc sous la Baltique pour le seul avantage - russe - de court-circuiter les tuyaux qui passent par l’Ukraine et la Pologne ? Si le Kremlin persiste dans son agression caucasienne, ne convient-il pas que l’UE reconsidère l’ensemble de ses relations avec son grand voisin ? Il a autant besoin de vendre son pétrole que nous de l’acheter. Il n’est pas toujours impossible de faire chanter un maître chanteur. L’Europe, si elle trouve l’audace et la lucidité de relever le défi, est forte. Sinon, elle est morte. (…)

Les Européens ont assisté, impuissants parce que divisés, au siège de Sarajevo. Ils ont vu s’opérer, impuissants parce qu’aveugles, la mise en pièces de Grozny. La lâcheté va-t-elle nous obliger, cette fois, à contempler, passifs et poussifs, la capitulation de la démocratie à Tbilissi ?

L’état-major du Kremlin n’a jamais cru en l’existence d’une "Union européenne". Il professe que, sous les belles paroles de Bruxelles, grouillent les rivalités séculaires entre souverainetés nationales, manipulables à merci et se paralysant l’une l’autre. Le test géorgien vaut preuve d’existence ou de non-existence ; l’Europe telle qu’elle s’est construite contre le rideau de fer, contre les fascismes d’antan et d’aujourd’hui, contre ses propres guerres coloniales, l’Europe qui a fêté la chute du Mur et salué les révolutions de velours, se retrouve au bord du coma. 1945-2008… Verra-t-on la fin de notre brève histoire commune se sceller dans les olympiades de l’horreur au Caucase ? »

C’est bien dit, bien écrit. Mais constater que la Russie est plus une autocratie à ambitions impériales et tenter de lui faire cesser le feu quand elle l’ouvre n’est certainement pas « capituler ». Le « test géorgien » n’est pas le seul qui vaut « preuve d’existence ou de non-existence » pour l’Europe. Ce test géorgien est d’ailleurs d’abord un « test russe ». Et un « test » américain.

A Washington aussi, bien des états-majors (civils et militaires) pensent que « sous les belles paroles », l’Europe « née de Vénus » (selon un refrain bushiste) est un espace (non une puissance) où « grouillent les rivalités séculaires entre souverainetés nationales, manipulables à merci et se paralysant l’une l’autre »...

Très amicalement dit, Bernard-Henri et André[1], il ne faudrait surtout pas que se développe en Europe (et en France en particulier) un « antirussisme » comme s’est développé dans bien des milieux cet « antiaméricanisme » que vous dénoncez justement comme « une maladie infantile »...

Daniel RIOT

 

 

[1] Pour ceux qui l’ignorent encore, Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann m’ont fait l’honneur et le bonheur de préfacer le livre que j’ai publié (ed. City) avec Sandrine Kauffer : L’Europe cette emmerdeuse.

 


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131 réactions à cet article    



    • E-fred E-fred 20 août 2008 15:40

      merci Zen.


    • E-fred E-fred 20 août 2008 16:17

      M. RIOT

      Quand j’étais vraiment plus jeune, je voyait des kouchner et des bhl à la télé nous conscientiser sur les horreurs de la guerre etc...les bons et le méchants etc...et j’y croyais dur comme fer...grâce aux journalistes d’investigation...

      Malgré les crèmes et les oméga 3 , j’ai pris de l’âge, une ligne adsl et suis sur agoravox depuis maintenant 10 mois, et, en jouant le jeu de la vérification d’info et de celui de faire des articles, il faut vous avouer que bhl a fini par me surprendre...

      Comme vous le faites remarquer :

      "Une fois n’est pas coutume : je ne partage pas toutes les analyses de Bernard-Henri sur l’explosion caucasienne"..." il ne faudrait surtout pas que se développe en Europe (et en France en particulier) un « antirussisme » comme s’est développé dans bien des milieux cet « antiaméricanisme » que vous dénoncez justement comme « une maladie infantile " et c’est tant mieux.

      Moi, M. RIOT, celà fait longtemps que bhl ne fait pas le poids face à la réalité de l’information, pour peu que le lecteur se tienne informé.

      Celui qui avait déjà fait l’amalgame avecBénazir Bhuto, Massoud et Daniel Pearl ne peut qu’être un désinformateur et un manipulateur patenté. De plus, il a mis le feu aux poudres en ce qui concerne l’affaire Dieudo.

      http://oumma.com/Bernard-Henri-Levy-de-Kant-aux

      Le "lêve toi vite ou je t’écrase la gueule à coup de talon"
      http://www.dailymotion.com/video/x19v99_bhl-entarte-commente-par-desproges_fun 
      ou la vraie nature des cuistres.


      Pourquoi les « choses vues en Algérie » par B.-H. Lévy font-elles l’impasse totale sur la « vendetta d’État » qu’il dénonçait trois mois plus tôt, ou sur les centres de tortures identifiés par la FIDH et Amnesty International, comme le commissariat de Cavaignac, l’école de police de Chateauneuf et bien d’autres ? N’est ce pas lui qui a succombé au « syndrome Timisoara » ? On peut le craindre au vu de l’argumentaire en quatre points qu’il nous oppose.
      http://www.algeria-watch.de/farticle/tribune/BHLALG2B.htm 

      Bon, j’arrête, la cible est facile.
       

      M. RIOT, vous avez quand même le courage de vos opinions et votre article en témoigne.


    • Alpo47 Alpo47 20 août 2008 19:28

      J’ai rarement lu un texte aussi partisan, niais, pour tout dire ... NUL.
      La police de la pensée, qu’essaient d’imposer BHL , et quelque autres, a fait son temps. ll ne reste guère qu’eux et leurs thuriféraires pour ne pas s’en être aperçu.


    • Euphore33 21 août 2008 03:06

      @ l’attention de Zen et E-fred,

      Ma petite contribution...en musique...
      http://www.dailymotion.com/related/x19vp7_bhl-entarte-medley_fun/video/x19wl0_entartage-best-of-medley_fun

      Cordialement


    • Onegus onegus 21 août 2008 03:13

       L’attaque, surtout, frise les limites du ridicule... Du pur publi-rédactionnel, style quatrième de couv du dernier pavé pour tête de gondole du grand philosophe des plateaux télés :

      L’ami Bernard-Henri Lévy s’engage. Une fois de plus. Aux cotés du plus faible. Une fois de plus.

      Au nom des valeurs et des principes qui s’appellent droits de l’homme, démocratie, liberté, dignité humaine. Une fois de plus. Avec son souci de voir et d’écouter, d’aller sur le terrain, avant de décrire, de dire, d’user des seules armes qu’il supporte : les mots. Une fois de plus.

      Vous faites lire ça sur un ton grave par un comédien "engagé", vous rajoutez des violons, et vous avez un spot radio impeccable...
      Gageons que BHL sera assez reconnaissant pour offrir à l’auteur de préfacer le prochain tome de son "œuvre" immortelle...


    • Onegus onegus 21 août 2008 03:20

      @ Euphore33

      Merci pour ce petit best-of de l’entarteur...

      La réflexion du grand Desproges est sans appel et s’applique particulièrement bien au pauvre BHL :

      "C’est bien qu’on voit ça : la vraie nature des cuistres..." smiley


    • Onegus onegus 21 août 2008 04:50

       Exclusif sur rue89 : choses vues dans la Syldavie en guerre, par BHL

       

      Après avoir raconté dans Le Monde son périple dans la Géorgie en guerre, l’intellectuel-voyageur est allé en Syldavie, où le conflit engagé par la Bordurie fait des ravages. Il nous a envoyé ce récit.

       

      Et me voilà sous le ciel morne de Klow. Sur le tarmac de cet aéroport désert, comme abandonné, je suis le seul Français. Les avions de la compagnie Syldair ont disparu. Un vieil ami syldave, d’un village ravagé de la vallée Wladir, m’accueille. Les bras ouverts.

      Et puis simplement, il chuchote comme s’il craignait que l’un de ces barbares, fils de la haine et du meurtre, ne l’entende : « Merci d’être là ». Je le regarde, cet homme, si grand, si élégant. Discrètement, je lui glisse une liasse de khôrs. Car sur son visage pourtant serein, je les devine, moi, je les sais, ces nuits d’effroi et ces réveils glauques au bruit des bombes.

      Je ne dis rien. Je ne vais pas commencer à lui raconter mes voyages auprès de Massoud au doux visage ou d’Izetbegovic immense résistant, auprès de ces guerriers de la liberté et du Bien pour lesquels j’ai parfois songé à prendre moi-même les armes. Mais je n’ai jamais supporté la guerre. Je ne dis rien mais il sait.

      « Monsieur Lévy, il faudra leur dire »

      On s’engouffre dans une voiture noire, direction Wladiri. Quelque chose me frappe et ne me lâchera plus durant ce séjour : le vide, l’absence des troupes syldaves. Je ne verrai jamais, durant ce séjour au bord du précipice, le moindre engin militaire syldave debout : tout a été carbonisé.

      Je ressens alors comme une certitude. La Syldavie, cette nation debout, cette nation fière, cette nation à défendre s’est sentie trahie et a renoncé. Pour qu’enfin, Européens et Américains, soyons face à notre responsabilité, à notre incapacité à la révolte face aux chars bordures.

      Les hommes que je croiserai plus tard auront ce regard hagard que je connais. Ce regard que partagent ceux qui ont vu la mort, le viol de masse, le pillage, les flammes. Ce regard qui parfois est le mien. Et cette scène, déchirante. Ce réfugié qui m’en rappelle un autre, me prend la main, me dépeint la sale guerre et me supplie : « Monsieur Lévy, il faudra leur dire ».

      Face à lui, un bougre d’officier de l’armée bordure écoute. Dépenaillé, puant l’alcool, ce diable a l’air ailleurs mais son visage respire la victoire. Il crache : « Eih bennek, eih blaveck ». Cette devise syldave devient obscène dans sa bouche édentée. Elle signifie : « J’y suis, j’y reste. »

      Entouré de véhicules militaires hurlants, je ne peux pas avancer vers Klow. Un officier bordure, dépenaillé et puant l’alcool, hurle qu’il ne laissera passer que ceux qui disposent d’une accréditation de cette Bordurie ivre de conquêtes et de ruines. Une Audi diplomatique -l’ambassade de Molvanie- m’embarque. A son bord, des Américains chargés de sortir les blessés de cette ville transformée en geôle pour ces hommes libres.

      La voiture file maintenant sur la route menant à Klow, à travers ce « royaume du pélican noir », autrefois joyau de la civilisation caucasienne. La journée est avancée, mais il n’y a personne dans ce désert de bombes et de terreur. Sauf les Bordures, apparitions dantesques et brutales. Tous ont des moustaches, à l’image de leur dictateur Plekszy-Gladz.

      J’interroge un général bordure, dépenaillé et puant l’alcool

      Un tankiste bordure, dépenaillé et puant l’alcool, qui parle un anglais hésitant me salue : « Welcome, mister Lévy. » Je hoche la tête en l’examinant : ses yeux, cernés de khôl, n’ont pas l’habitude des femmes. Les Bordures que je croiserai plus tard auront aussi ce regard de bête qui ne connaît pas la sensualité. Les femmes bordures… ces beautés pâles aux yeux immenses, emprisonnées, enfermées, grillagées, condamnées à l’obscurité sous des couches de toile sombre.

      J’interroge un général bordure, dépenaillé et puant l’alcool : pourquoi livrer cette guerre absurde à des innocents, pourquoi livrer une guerre contre le monde libre ? Il ne comprend pas. Il me montre des photos d’armes dont il souligne lourdement l’origine santhéodorienne. Il avoue alors :

      « Nous avons convoqué, à Szohôd [capitale de la Bordurie, ndlr], le ministre des Affaires étrangères d’Alcazar. Et il lui a été dit que, s’il continuait à fournir les Syldaves, nous continuerions, nous, de livrer le général Tapioca. »

      On me confie des blessées, une vieille femme et une femme enceinte. Victimes pathétiques et tragiques, visages pâlis et yeux immenses. Et ce fameux regard. Tout cela me rappelle cruellement la Bosnie. Et me ramène douloureusement à mon impuissance. A notre impuissance à tous, devrais-je écrire mais je porte cette mission à accomplir. Cette mission qui alourdit les épaules du juste que l’on nomme témoin. Je suis ce témoin. Je suis ici, dans cette guerre pour porter leur parole. Tout cela me semble lourd.

      Ottokar VI me livre la clé de cette guerre folle

      Il est deux heures. La nuit est avancée, mais dans le palais royal de Klow, nous discutons. Je dis ce que j’ai vu à mon jeune, brillant ami, philosophe et roi modeste, Ottokar VI, petit-fils de Muskar XII. Il boit dangereusement de nombreuses canettes de RedBull, cette boisson qui fait fureur dans un Occident trop pressé. Il me livre alors la clé de cette guerre folle :

      « J’étais en vacances, tranquillement en train de faire de faire des exercices. Or voilà que, dans la presse, je lis : ‘Préparatifs de guerre en Syldavie.’ »

      Son assistante, de jour comme de nuit, apporte des pêches. Elle est de la vallée du Moltus, vallée féconde en jeunes violonistes.

      Le lendemain, je retourne à Wladir. Les Bordures sont toujours là. Inlassablement, je reviens auprès d’Ottokar VI. A quatre heures du matin. Il n’y a pas de RedBull, seulement de l’eau de Klow. Seulement de la mélancolie. De la fatigue. Il a l’air cafardeux. Je comprends ce qui lui arrive : ce n’est pas comme cela, songe Otto, qu’on négocie. Ce n’est pas comme cela qu’on se conduit avec ses amis.

      Je suis saisi par cette vérité : je suis cet émissaire qu’attend la Syldavie

      Il est seul. Condoleezza Rice est passée, Nicolas Sarkozy aussi. Ils se tutoient mais dans les accords signés par les différentes parties -je les ai vus, annotés des mains mêmes des dirigeants- il n’y a aucune condamnation ferme de l’attaque dont a été victime la Syldavie. Il porte le plus lourd des chagrins : celui que provoquent les amis qui nous abandonnent.

      Nous évoquons son grand-père, Muskar XII. Héros de la Syldavie libre que Tintin et Milou, reporters oubliés des jeunes générations, avaient sauvée en retrouvant le sceptre indispensable à la démocratie et à la liberté (celui d’Ottokar Ier, libérateur du pays).

      Je me réfugie au bar de l’hôtel où je descends depuis vingt ans. Me revient en mémoire la question d’Ottokar VI : « Alors, supposez que vous êtes responsable d’un pays et que vous apprenez ça – vous faites quoi ? »

      Je passe ma main dans ma barbe folle de trois jours. J’ai oublié mon rasoir à Istanbul où j’ai lu les mémoires d’Atatürk, sur les rives du Bosphore :

      « Aussi longtemps qu’une nation ne possède pas une armée de culture, les victoires qu’elle peut remporter sur les champs de bataille ne peuvent aboutir à aucun résultat durable. »

      Je ne parviens plus à me délivrer de cette phrase. Je l’écris sur mes carnets pour qu’elle cesse de me hanter. En vain. Je suis alors saisi par cette vérité : je suis cet émissaire qu’attend la Syldavie.

      BHL (PCC : Zineb Dryef)

       


    • Antoine Diederick 21 août 2008 09:01

      a E-Fred,

      "celà fait longtemps que bhl ne fait pas le poids face à la réalité de l’information, pour peu que le lecteur se tienne informé."

      ben oui.....je vous plusse...




    • Antoine Diederick 21 août 2008 09:05

      Bonjour Monsieur Riot,

      """ A Washington aussi, bien des états-majors (civils et militaires) pensent que « sous les belles paroles », l’Europe « née de Vénus » (selon un refrain bushiste) est un espace (non une puissance) où « grouillent les rivalités séculaires entre souverainetés nationales, manipulables à merci et se paralysant l’une l’autre »... ""

      Que sugérez-vous pour que ce constat soit à l’avenir démenti ?


    • Antoine Diederick 21 août 2008 09:15

      " l’Europe « née de Vénus » (selon un refrain bushiste) est un espace "

      Je reprends ceci......Europe comme un espace, une pleine de jeu pour des enjeux particuliers ?

      L’image a l’air de devenir une réalité ....c’est comme pour nier tout ce que l’Europe peut avoir de civilisationnel....inquiétant !


    • Patience Patience 20 août 2008 11:51

      Il n’y aura pas d’antirussisme comme il n’y a pas d’antiamericanisme.

      On s’oppose a une politique, non a un peuple ou une nation.

      Mais c’est tellement plus simple de generaliser. Tellement plus pratique pour les massacres qui se preparent. C’est ca l’esprit "Karcher".



      • 5A3N5D 20 août 2008 12:02

        22 février 2008 : Vladimir Poutine déclare la guerre à la Géorgie et à l’Ukraine :

        http://www.youtube.com/watch?v=59WAzlezINc

        Nous étions prévenus.


        • 5A3N5D 20 août 2008 14:06

          "L’usage de la force n’est légitime que sur la base d’un mandat des Nations unies. Il ne faut pas substituer l’OTAN et l’Union européenne à l’Organisation des Nations unies. Lorsque l’ONU réunira réellement les forces de la communauté internationale qui pourront réagir efficacement aux événements dans certains pays, lorsque nous nous débarrasserons du mépris du droit international, la situation pourra changer. Sinon, elle restera dans l’impasse et les lourdes erreurs se multiplieront. Il faut oeuvrer pour que le droit international soit universel aussi bien dans sa compréhension que dans l’application de ses normes."

          Vladimir Poutine, Conférence de Munich, 10 février 2007.


        • Michel Maugis Michel Maugis 20 août 2008 17:51

          @ 5A3N5D

          Dites cela aux gouvernements USRAELIEN depuis 50 ans.

          La légitime défense autorise et recommande une réplique. Celle ci fut très mesurée eu regard au génocide perpétué en une seule nuit par le fasciste USRAELIEN.

          Ne pas répliquer aurait rendu les choses bien pire, pour la Georgie et le monde.

          Poutine respecte la droit international, comme le fait la Russie depuis 1917 et dans la limite de son droit légitime de se défendre contre le terrorisme occidental dans le monde depuis des siècles.

          La guerre fut courte et la Russie n´a jamais eu l´intention d´occuper la Georgie a qui elle a donné l´indépendance.

          Laissons le peuple georgien ainsi que ceux des républiques baltes et la Pologne de régler leurs sorts aux criminels qui les gouvernent. 

          Michel Maugis


        • Spyc 24 août 2008 11:38

          @ Michel Maugis :
          En somme quand les américains font de la merde c’est mal, mais quand les russes le font y’a pas de soucis ?
          L’URSS (puis la Russie) respecte autant le droit international que les USA : faire intervenir l’armée russe au sein d’un pays indépendant sans le moindre mandat international pour un problème interne à ce pays (certe initié par le grand Staline) est une abérration au vu du droit international.
          On peut critiquer la démocratie en Géorgie, mais celle-ci est nettement moins appliquée en Russie (surtout depuis Poutine) !
          Russie et USA , même combat : dominer par la force et la ruse !


        • Michel Maugis Michel Maugis 24 août 2008 19:17

          @ SPYC

          "En somme quand les américains font de la merde c’est mal, mais quand les russes le font y’a pas de soucis ? "

          comment pouvez vous dire cela ! Impossible de déduire cela de mon commentaire.

          Je n´ai pas dit que les russes ont foutu la merde, bien au contraire. Leur intervention est absolument en ligne avec le mandat de force de paix confié par l´ONU. Ils n´ont pas foutu la merde mais évité que les USraeliens la foutent, là aussi.

          C´est bien les USA qui ont décidé de mettre un terme à la situation figée d´indépendance de fait de l´Ossétie en attaquant l´Ossétie avec l´aide d´ISRAEL..

          "L’URSS (puis la Russie) respecte autant le droit international que les USA : "


          C´est faux, il suffit de regarder la taille de l´empire tsariste par rapport à la taille de l´URSS puis à celle de la Russie actuelle.

          l´URSS puis la RUSSIE ont toujours mieux respecté le droit international que USrael.

          "faire intervenir l’armée russe au sein d’un pays indépendant sans le moindre mandat international"
           
          La Russie avait le mandat d´arrêter le génocide georgien en cours à l´encontre des ossètes du sud.
          si elle ne l´avait pas fait, l´OSSÉTIE du sud aurait été "rayé de la carte" dans le sens que l´USrael et leurs larbins occidentaux attribuent ces mots à hamadinejad en parlant d´Israel alors qu´ils ne les a jamais prononcés. Plus besoin de respecter le résultat du référendum montrant que les Ossètes à plus de 90% voulaient être Russes comme ils l´ont toujours été, comme les Kosovars sont Serbes depuis des siècles.

          Génocide reconnu internationalement par BUSH RICE SARKOZY BHL et RIOT, par leur refus d´emettre une seule parole de réfutation ou même de dénégation à ce sujet, sauf pour dire que c´est exagéré et que l´intervention Russe était disproportionnée.

          Ce qui qualifie ces personnages d´immondes hypocrites.

          "pour un problème interne à ce pays (certe initié par le grand Staline) est une abérration au vu du droit international."
           
          Ce problème interne pouvait se régler diplomatiquement. D´un point de vue Russe, il était beaucoup plus astucieux de maintenir l´Ossétie du Sud dans la Georgie ce qui rendait plus possible le retour de la Georgie vers la Russie. Mais maintenant, est il possible que les Ossètes du sud accepte de devenir georgiens quand la Georgie genocida 2000 d´entre eux, civils, femmes, enfants et viellards. ?

          "On peut critiquer la démocratie en Géorgie, mais celle-ci est nettement moins appliquée en Russie (surtout depuis Poutine) ! "


          Qu´en savez vous ? Poutine au moins il est Russe. Tandis que l´autre il est plutôt Usraélien.
          Et la démocratie ici ou là n´a aucun rapport avec le sujet.

          L´intervention Russe était conforme au droit International puisque tous les hypocrites occidentaux eux mêmes le reconnaissent implicitement en la qualifiant , faussement, comme ayant été EXCESSIVE,

          Excessive, donc légale.

          Les guerres Européennes en YOUGOSLAVIE ; IRAK ; AFGHANISTAN, VIETNAM, AFRICAINES etc.. elles ont toujours été illégales, immorales, illégétimes, excessives

          Michel Maugis


        • Spyc 24 août 2008 21:37

          @Michel Maugis
          "
          "En somme quand les américains font de la merde c’est mal, mais quand les russes le font y’a pas de soucis ? "

          comment pouvez vous dire cela ! Impossible de déduire cela de mon commentaire.
          "

          En attendant de voir une critique réaliste (et non totalement subjective pro-russe) de votre part sur la Russie, je maintiens ...

          "C´est faux, il suffit de regarder la taille de l´empire tsariste par rapport à la taille de l´URSS puis à celle de la Russie actuelle.

          l´URSS puis la RUSSIE ont toujours mieux respecté le droit international que USrael
          "

          En quoi la taille d’un pays est un indicateur fiable du respect du froit international.
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Russie
          On peut aisément remarque que l’URSS s’est largement étendue en Asie.
          Et si la Russie est plus réduite que l’URSS, c’est simplement que lors de son effondrement la Russie n’avait pas les moyens de garder sous sa coupe tous les états qu’elle a martyrisée pendant près d’un siècle (ah non c’est vrai il n’y a jamais eu de goulag, de Katyn, de déportations et autres famines orchestrées...).
          De plus je suppose aussi que vous allez m’annoncer que l’invasion russe de l’Afghanistan était respectueuse du droit international ?

          "La Russie avait le mandat d´arrêter le génocide georgien en cours à l´encontre des ossètes du sud."
          Mandat donné par qui, personne ne reconnait l’indépendance de l’Ossétie du Sud (même pas la Russie) http://fr.wikipedia.org/wiki/Oss&eacute ;tie_du_Sud

          "D´un point de vue Russe, il était beaucoup plus astucieux de maintenir l´Ossétie du Sud dans la Georgie ce qui rendait plus possible le retour de la Georgie vers la Russie"
          Et l’avis de la Géorgie dans tout ça, ah ben non elle se la ferme comme à l’époque de la grande URSS (vive le marxisme) et elle retourne vite-fait bien-fait dans le giron russe !
          Vous allez peut-être me dire que la Russie ne fout pas sa merde là (avec entre autres objectifs de déstabiliser la région pour empécher tout passage de pipeline réduisant ses revenus)

          "Qu´en savez vous ? Poutine au moins il est Russe. Tandis que l´autre il est plutôt Usraélien. "
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Mikheil_Saakachvili
          Ah mince il est géorgien, mais il a eu le mauvais goût de faire ses études aux US plutôt qu’à Moscou.
          C’est vrai ça, il aurait pu faire ses armes au KGB comme Poutine, ça lui aurait aussi appris la démocratie !
          Je sens à travers cette expréssion "Usraélien" un anti-américanisme/ anti-sionisme (antisémitisme ?) primaire relevant de l’obstination idéologique aveugle et fanatique (tout comme les tonnes de critiques laudatives envers la Russie).

          "L´intervention Russe était conforme au droit International puisque tous les hypocrites occidentaux eux mêmes le reconnaissent implicitement en la qualifiant , faussement, comme ayant été EXCESSIVE,

          Excessive, donc légale."

          Le raisonnement (si il y en a un) est quelque peu tortueux :

          - vous qualifiez les dirigeants occidentaux d’hypocrites

          - mais vous vous servez tout de même de leur jugement pour définir ce qui est conforme au droit international !
          étrange !
          Vous contestez aussi le caractère excéssif : l’Ossétie du Sud fait au grand maximum 4000km² et pour aller jusqu’à Gori, la Russie a au moins envahi le double (si ce n’est le triple) de cette surface en Géorgie, ce n’est pas excéssif ça ?
          Si la Russie avait juste voulu sauver les ossètes, elle n’aurait eu besoin que de dépasser que de quelques kilomètres pour controler le territoire.

          "Les guerres Européennes en YOUGOSLAVIE ; IRAK ; AFGHANISTAN, VIETNAM, AFRICAINES etc.. elles ont toujours été illégales, immorales, illégétimes, excessives"
          Donc parce qu’il y a eu des guerres illégales dans le passé, il faut continuer à faire de même et baisser notre froc devant la Russie ?


        • italiasempre 25 août 2008 00:33

          Dom
          il n’est surement pas un robot, donc..... smiley


        • Michel Maugis Michel Maugis 7 septembre 2008 00:29
          @ SPYC
           

          "En attendant de voir une critique réaliste (et non totalement subjective pro-russe) de votre part sur la Russie, je maintiens ... "
           
          Pourquoi voulez vous qu´une critique ne soit pas "pro-russe" ou "anti-russe" ou pro-US" etc… pour pouvoir la critiquer dans ses mérites propres ?
          Incapable de me réfuter quand je dis que la terre est ronde, vous déclarez ma critique irréaliste et subjective pro-rondiste, pour justifier devoir maintenir votre théorie que la terre n´est ni plate, ni ronde.
           
          N´ayez pas de préjugés avant de juger !!! NON LA RUSSIE N´A PAS FOUTU LA MERDE, elle a au contraire évité que l´empire fasciste USRAELIEN la foute.
           
          Dire cela n´est pas être pro russe, c´est percevoir la réalité, la vérité.
           
           

          "En quoi la taille d’un pays est un indicateur fiable du respect du froit international."
           
          Apprenez à lire. Je ne parlais pas de la taille mais de l´expansion.
          L´URSS n´a jamais été au-delà des frontières de l ´empire Russe, sinon que pour se défendre de la hargne fasciste occidentale. 
           
          Votre langage est stupide . L´URSS n´a pas martyrisée des états. Cela est de la propagande idiote , d´un type d´un pays, la France, qui a martyrisé des peuples pour saccager ses ressources. Regardez les classements IDH des "pays martyrisés" par l´URSS , donc chez elle, avec ceux des pays vraiment martyrisés par la France, la GB, l´Espagne ..

          Vous me savez argumenter qu´avec des clichés élevés à la catégorie de vérité historiques, pour aboutir à une conclusion qui renforce vos clichés ( tautologies)
           
           
          "De plus je suppose aussi que vous allez m’annoncer que l’invasion russe de l’Afghanistan était respectueuse du droit international ? "

          OUI !!

          L´intervention soviétique en Afghanistan était 1000 fois plus légitime que celles en Yougoslavie, Irak, Afghhanistan ( de maintenant), Vietnam, Laos, cambodge, Guatemala etc.....
           
          Cela a été confirmé par Zbignews Br….. L´intervention soviétique a été réclamé par le gouvernement révolutionnaire Afghan en butte à une contre révolution financé et entretenu par les USA depuis 6 mois, et en accord avec un traité d´assitance mutuelle.
          L´intervention soviétique était donc parfaitement légitime devant une intervention illégale et illégitime des USA en Afghanistan. ( Ben Laden)
           
          De toute façon, il s´agissait de comparer le respect du droit international entre la RUSSIE depuis 1917 et les USA et Israel.
           
          IL N´Y A PAS PHOTO.
           
          La Russie avait un mandat de l´ONU pour maintenir la paix en Ossétie du Sud depuis 1992. Elle ne pouvait faire autrement que de chasser ceux qui de nuit, profitant de l´ouverture des jeux olympiques, essayèrent de rayer de la carte cette Ossétie en génocidant sa population.


          Je disais : "D´un point de vue Russe, il était beaucoup plus astucieux de maintenir l´Ossétie du Sud dans la Georgie ce qui rendait plus possible le retour de la Georgie vers la Russie"

          Vous me répondez, totalement à côté de la plaque :
           
          "Et l’avis de la Géorgie dans tout ça,"
           
          Justement, c´est bien la Georgie dans son ensemble avec les régions dissidentes qui risquait de retourner PAR SA VOLONTE dans le giron Russe. Cela aurait beaucoup plus facile avec des milliers d´électeurs votant contre l´UE et l´OTAN, cette organisation expansioniste pro-USraélienne.

          Attendez de voir pour l´Ukraine. En ce moment sa bouge là bas. Les "révolutions" oranges mais artificielles ne dureront pas. Le peuple ukrainien va vite se rendre compte que l´incorporation à l´OTAN n´a qu´un but : 
          SERVIR USRAEL
           
          Le problème fondamental est que les USA et Israel sont des États en perdition économiques.

          le deuxième comme conséquence du premier. Ils ne peuvent survivre que par la guerre perpétuelle
          .
          Quand les USA seront effondrés ( par l´incapacité de réalisr le PNAC) , le tour de l´Israel sioniste viendra.
          Et c´est bien parce que les fascistes sionistes qui gouvernent israel le savent que partout ils interviennent contre la volonté des peuples pour appuyer l´impérialisme US.

          Les USA sont en train de perdre des milliards de US$ en Anérique Latine, car ils me peuvent intervenir militairement contre les peuples qui se libèrent de l´emprise US et UE.
          Et bien sûr quel est le SEUL pays qui aide les USA pour tuer en colombie : ISRAEL
          Quel est le seul pays qui soutient le blocus contre Cuba : ISRAEL.
           
          Le reste de votre discours est encore des plus stupides.

          Vous êtes coincé dans votre position de contemplateur lâche qui doit mettre tout le monde dans le même sac pour sauver les criminels USRAELIENS .
           
          Israël et les USA sont les véritables auteurs du génocide ossète du Sud.
           
          Vos accusations sur mon supposé "antisémitisme" ne font que confirmer votre hypocrisie et lâcheté.
           
          cela commence à bien faire ce genre de crapulerie qui consiste à traiter d´antisémite les OPPOSANTS À LA POLITIQUE FASCISTE SIONISTE D´ISRAEL

           
          Michel Maugis
           
           


          "En attendant de voir une critique réaliste (et non totalement subjective pro-russe) de votre part sur la Russie, je maintiens ... "
           
          Pourquoi voulez vous qu´une critique ne soit pas "pro-russe" ou "anti-russe" ou pro-US" etc… pour pouvoir la critiquer dans ses mérites propres ?
          Incapable de me réfuter quand je dis que la terre est ronde, vous déclarez ma critique irréaliste et subjective pro-rondiste, pour justifier devoir maintenir votre théorie que la terre n´est ni plate, ni ronde.
           
          N´ayez pas de préjugés avant de juger !!! NON LA RUSSIE N´A PAS FOUTU LA MERDE, elle a au contraire évité que l´empire fasciste USRAELIEN la foute.
           
          Dire cela n´est pas être pro russe, c´est percevoir la réalité, la vérité.
           
           

          "En quoi la taille d’un pays est un indicateur fiable du respect du froit international."
           
          Apprenez à lire. Je ne parlais pas de la taille mais de l´expansion.
          L´URSS n´a jamais été au-delà des frontières de l ´empire Russe, sinon que pour se défendre de la hargne fasciste occidentale. 
           
          Votre langage est stupide . L´URSS n´a pas martyrisée des états. Cela est de la propagande idiote , d´un type d´un pays, la France, qui a martyrisé des peuples pour saccager ses ressources. Regardez les classements IDH des "pays martyrisés" par l´URSS , donc chez elle, avec ceux des pays vraiment martyrisés par la France, la GB, l´Espagne ..
           
           
          "De plus je suppose aussi que vous allez m’annoncer que l’invasion russe de l’Afghanistan était respectueuse du droit international ? "

           
          Cela a été confirmé par Zbignews Br….. L´intervention soviétique a été réclamé par le gouvernement révolutionnaire Afghan en butte à une contre révolution financé et entretenu par les USA depuis 6 mois.
          L´intervention soviétique était donc parfaitement légitime devant une intervention illégale et illégitime des USA en Afghanistan.
           
          De toute façon, il s´agissait de comparer le respect du droit international entre la RUSSIE depuis 1917 et les USA et Israel.
           
          IL N´Y A PAS PHOTO.
           
          La Russie avait un mandat de l´ONU pour maintenir la paix en Ossétie du Sud depuis 1992. Elle ne pouvait faire autrement que de chasser ceux qui de nuit, profitant de l´ouverture des jeux olympiques, essayèrent de rayer de la carte cette Ossétie en génocidant sa population.


          Je disais : "D´un point de vue Russe, il était beaucoup plus astucieux de maintenir l´Ossétie du Sud dans la Georgie ce qui rendait plus possible le retour de la Georgie vers la Russie"

          Vous me répondez, totalement à côté de la plaque :
           
          "Et l’avis de la Géorgie dans tout ça,"
           
          Justement, c´est bien la Georgie dans son ensemble avec les régions dissidentes qui risquait de retourner PAR SA VOLONTE dans le giron Russe. Cela aurait beaucoup plus facile avec des milliers d´électeurs votant contre l´UE et l´OTAN, cette organisation expansioniste pro-USraélienne.
           
          Le problème fondamental est que les USA et Israel sont des États en perdition économiques.

          le deuxième comme conséquence du premier. Ils ne peuvent survivre que par la guerre.
          Quand les USA seront effondrés, le tour de l´Israel sioniste viendra. Et c´est bien parce que les fascistes sionistes qui gouvernent israel le savent que partout ils interviennent contre la volonté des peuples pour appuyer l´impérialisme US.
           
           
          Le reste de votre discours est encore des plus stupides.
          Vous êtes coincé dans votre position de contemplateurs lâche qui doit mettre tout le monde dams le même sac pour sauver les criminels USRAELIENS .
           
          Israël et els USA sont les auteurs du génocide ossète du Sud.
           
          Vos accusations sur mon supposé "antisémitisme" ne font que confirmer votre hypocrisie et lâcheté.
           
           
          Michel Maugis
           

        • jamesdu75 jamesdu75 20 août 2008 12:21

          BHL est un pantin, prendre son avis et similaire au Dédé qui a but 5 ballons au café de la gare.

          Vôtre analyse est sympas, mais il est préférable de parler de vos etats d’esprit en tribune libre et pas celle de pseudo bobo a la droite de la gauche.


          • Leila Leila 20 août 2008 12:29

            Hitler aussi s’était engagé aux côtés des plus faibles. Souvenez-vous des Sudètes.

            Quand l’ambassadeur russe à l’OTAN compare Saakachvilli à Hitler, il n’a pas tout à fait tort.


            • COLRE COLRE 20 août 2008 14:05

              Quand l’ambassadeur russe à l’OTAN compare Saakachvilli à Hitler, il n’a pas tout à fait tort

              Leila, vous avez bien raison, qu’est-ce que 6 millions de juifs et qques Tziganes, et qques dizaines de millions de morts ?! Une paille, en effet…
              Vous avez un sens de la mesure particulièrement répugnant.


            • Cascabel Cascabel 20 août 2008 16:58

              Disons que les Russes imitent les Occidentaux en distribuant eux aussi des prix Hitler.


            • COLRE COLRE 20 août 2008 18:28

              Se scandaliser d’une abjecte comparaison entre

              - l’un des 2 ou 3 plus grands criminels de tous les temps, 

              - et ce petit président, élu, d’un petit pays, qui aurait donc tué combien de personnes, déjà ?

              … mérite en effet d’être moinssé et replié au plus vite ! déjà moins 6…
              Aujourd’hui, on peut comparer n’importe qui à Hitler sans ce que ça ne dérange ces brillants analystes citoyens.
              Evidemment, Dieudonné est passé par là. Vous devriez l’inviter à faire une article sur ce site, il s’y sentirait en très bonne compagnie.


            • amedee 20 août 2008 12:45

              BHL, avec son incroyable capacité à pointer vers la connerie est à considérer comme une boussole divine, un "don de dieu" pour ceux qui cherchent la vérité.

              Pour comprendre les enjeux georgiens, je vous recommande l’article de Paul Craig Roberts (ancien secretaire d’état de reagan) :
              http://www.vdare.com/roberts/080815_bush.htm



              • Lino Pralino La Praline 20 août 2008 12:45




                A Gori, BHL ne s’est pas mis à la vodka... 

                On a eu Bernard-Henri Lévy à Kaboul. BHL à Phnom Phen. BHL à Karachi. Et maintenant, voici BHL à Gori. Ne reculant devant aucun sacrifice et n’hésitant pas à quitter son nid germanopratin (ou marocain) pour nous restituer les horreurs de la guerre, notre philosophe publie dans Le Monde un reportage sur la guerre-éclair de Géorgie. 

                 

                Grâce à cette nouvelle double page (avez-vous remarqué que le reportage de guerre façon BHL fait toujours une double page du Monde, que le conflit concerne un grand ou un petit pays et qu’il ait duré dix jours ou dix ans, : ), nous savons à présent : 

                1) Que les Russes aiment la vodka. 

                2) Que, comme toutes les guerres, celle de Géorgie comporte son lot habituel d’horreurs dont sont victimes les civils : pillages, viols, assassinats cruels. BHL nous en rapporte une preuve irréfutable : il a rencontré un paysan qui a vu une famille victime de la cruauté des militaires 

                3) Que, comme dans toute guerre racontée par BHL, il y a des méchants – les Russes, les Cosaques, aidés par « certains » Ossètes – et des gentils, coiffés par un héros, que BHL a, comme toujours, rencontré durant la nuit. En l’occurrence, il s’agit du président de la Géorgie qui a bien voulu rencontrer BHL « flanqué de son conseiller », ce qui signerait l’importance de ce rendez vous ! 

                4) Que les méchants sont hostiles à Israël. 

                5) Que ce héros, Saakashvili est conforme à tous les héros bhliens, d’Alia Izetbegovitch au commandant Massoud : il est beau, démocrate, libéral (au sens européen et américain), cultivé, féru de philosophie, bref, un être exquis incapable de faire la guerre autrement que pour se défendre…. 

                6) Que les Russes aiment la vodka (deux fois) 

                7) Que ce n’est pas l’armée géorgienne qui a déclenché les hostilités en envahissant l’Ossétie, comme l’ont raconté tous les journaux du monde, mais les Russes qui ont tendu aux pièges aux Géorgiens, piège dans lequel ils sont malencontreusement tombés, faute de quoi il n’y aurait pas eu de guerre, donc pas de reportage de BHL. 

                8) Que BHL n’est pas un philosophe en chambre mais un activiste courageux qui n’a pas hésité à prendre des risques puisque les militaires russes (qui boivent de la vodka, notez le bien) ont refusé d’assurer sa sécurité. 

                9) Que BHL agit, comme presque toujours, en PME familiale : il a emmené dans ses bagages Gilles Hertzog, son Pancho Sancha de guerre, et le jeune Raphaël Glucksmann, qui s’est fait connaître par un documentaire naïf sur le Rwanda. Avec de tels compagnons, BHL est sûr de voir ce qu’il vu et de raconter ce qu’il a entendu. 

                 

                Maintenant qu’il est rentré à Paris, BHL va pouvoir : 

                - rencontrer Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pour leur raconter ce qu’il a vu ; 

                - être indisponible pour se rendre en République démocratique du Congo où les Tutsi du FPR sont passés directement du statut de victimes à celui de bourreau, massacrant des centaines de milliers de Hutus congolais. Mais BHL ne peut pas être partout, et surtout pas là où un conflit ne correspond pas à sa théorie de la guerre éternelle entre le bien et le mal…

                Philippe Cohen


                • tomper 20 août 2008 13:11

                  Excellent commentaire !

                  J’ai meme sourit lors des premiers passages, BHL me faisait penser alors à "Martine à la montagne", Martine à la plage" etc !


                • Emile Red Emile Red 20 août 2008 13:23

                  Bonne analyse, manque que le rapport écrit et scandé au Dalaï Lama et les fioles de Vodkantrax.

                  Pitoyable fils de bourge que ce BHL qui ne connait rien de la vie hors sa vision prismatique du hublot d’un jet payé par son entreprise multinationnale.

                  C’est un coquin comme toute cette bande de pseudo-philosophe-philosionistes qui assassinent les peuples de mots indigestes et d’idées frelatées, admiratifs des guerres qu’ils ne sont pas à même de mener que par procuration, rêveurs du grand soir où leur fausse légitimité parviendra au pinacle du pouvoir.

                  Ils sont exécrable, et sont exécrables ceusses qui peuvent encore consciemment les idôlatrer.

                  L’auteur dans son emphase, lui l’Européaniste convaincu, ou se trompe ou nous trompe, BHL et la Géorgie ne sont pas en Europe.


                • wesson wesson 20 août 2008 23:33

                  @pan pan

                  "pillages, viols, assassinats cruels. BHL nous en rapporte une preuve irréfutable : il a rencontré un paysan qui a vu une famille victime de la cruauté des militaires "

                  Je suis pas étonné ! Déjà dans Américan Vertigo BHL pour comprendre les working poor, il est allé interroger ... Sharon Stone et tout un tas de vedettes d’hollywood.

                  BHL, l’homme qui a vu la pauvreté de l’amérique ... au travers des glaces fumées de sa limousine avec chauffeur.





                • Philou017 Philou017 20 août 2008 12:59

                  "Ces gens, d’ailleurs, sont tous très jeunes. Tous ces ministres et conseillers sont des boursiers de fondations type Soros dont la "révolution des roses" a interrompu les études à Yale, Princeton, Chicago. Il est francophile et francophone. Féru de philosophie. Démocrate. Européen. Libéral au double sens, américain et européen, du mot."

                  Subventionnés et aidés par bien d’autres organismes américains dont BHL omet de parler.

                  Démocrate Saakachvili ? une farce. Un autocrate corrompu, intélorant, aux tendances dictatoriales évidentes.
                  Se renseigner sur la "liberté de la presse" et sur les meurtres d’opposants "non élucidés".
                  Sans compter les membres du gouvernement qu’on retrouve "suicidés".
                  Voir par ex : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43124

                  Article plus que nul. De la propagande.


                  • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 20 août 2008 15:53

                    @ Philou017




                    Je vous suis généralement à 100%. Mais ici seulement à 99%
                    L’article n’est vraiment pas nul.
                    Il est peut-être un peu (auto)complaisant à l’égard de BHL et consors, mais pas nul.
                    Il a un véritable contenu qui m’a intéressé mais qui présente, c’est vrai, cet défaut affreux de la complaisance et de la prudence qui confine par moment à une certaine mollesse argumentative qui n’est pas sans évoquer les discours auxquels nous habituent les hautes sphères de l’Europe.
                    Bref, intéressant mais trop poli pour être complètement honnête. Le genre qu’on trouve dans les médias alignés quoi. Mais plutôt mieux équilibré que la moyenne quand même.

                    Ce qui m’a gêné par exemple c’est l’absence de réaction à l’intéressant passage où BHL véhicule quasi verbatim cette délicieuse désinformation selon laquelle ce serait les Russes qui auraient lancé le processus guerrier en "provoquant" le pauvre Saakachvili qui prétend avoir été mis devant le fait accompli :

                    "Au cent cinquantième char positionné face à vos villes, vous êtes obligé d’admettre que la guerre a commencé et, malgré la disproportion des forces, vous n’avez plus le choix..."

                    Laisser BHL véhiculer cela sans faire de commentaire, c’est avaliser l’idée qu’il y aurait là une argumentation légitime. Or il n’y a pas l’ombre d’un argumentaire ici. Seulement une posture qui se voudrait victimaire et voudrait nous laisser à croire que Saakachvili n’avait pas le choix.
                    Bien sûr qu’il avait le choix. Les Russes massaient des troupes ? Et alors ? Tous les dirigeants, même Hitler savent que, comme disait Rambo (sic smiley, celui qui verse le premier sang, c’est lui le fautif. 
                    Saakachvili ne pouvait l’ignorer. Il savait que les Russes ne pouvaient attaquer les premiers sans se mettre ipso facto le monde entier contre eux. Les manoeuvres russes qu’il fait valoir, si tant est que cela soit exact, ne pouvaient donc être un prétexte suffisant pour entrer en guerre.

                    Donc la question est encore et toujours : qui a attaqué le premier ? Il me semble pour le moment qu’il y a consensus sur le fait que c’est bien le pouvoir géorgien qui a agressé l’Ossétie du Sud. Même ses alliés le reconnaissent et se contente de parler d’une riposte disproportionnée de la part des Russes.
                    Donc, Saakachvili est bien à l’origine de l’incident guerrier et ce qu’il nous dit, que BHL nous fait connaître et que Riot nous rapporte, c’est juste des arguties pour ne pas avoir à assumer une décision complètement irresponsable (qu’on lui a peut-être imposée d’ailleurs ?).





                  • Sylvie et Nicolas Sylvie et Nicolas 20 août 2008 13:03

                    Sur la photo -cheveux gris et coupe au carré-
                    ce ne serait pas la maman d’Anthony Perkins dans Psychose ?


                    • Barnard Harry Livi 20 août 2008 13:04

                      BHL est un menteur et un imposteur.

                      Lisez plutot Barnard Harry....


                      • LE CHAT LE CHAT 20 août 2008 13:07
                         merde alors , j’aurais pas du ouvrir ce paquet venu de

                        • tomper 20 août 2008 13:13

                          HAHA ! Excellent ! Mais que fait Jean noel ? L’entarteur à du boulot, là !


                        • bobbygre bobbygre 20 août 2008 13:11

                          Les "pensées" de BHL sont totalement ininteressantes...


                          • Emile Red Emile Red 20 août 2008 13:26

                            Il pense ? C’est nouveau...


                          • tomper 20 août 2008 13:23

                            BHL nous a déjà servi sa soupe propagandiste lors du conflit en ex-yougo ; On sait aujourd’hui ce qu’il en est ; Il nous prend encore une fois pour des cons prêts à gober n’importe quoi.

                            Ceci dit, je le comprends : Normalement, un intellectuel "se prends la tête" ; il réflechit, analyse ; Mais là avec la technique de BHL (il l’a aussi soufflé à Glucksman), nul besoin ! Il suffit de dire qu’il y d’un côté les gentils et de l’autre les méchants et pi c’est marre ! Trop cool le métier d’intellectuel ! Après, il faut juste soigner l’emballage, mais çà c’est du travail de poésie, c’est sympa.

                            Bon peut être quand même qu’un psy sérieux (c’est à dire pas gérard miller) devrait se pencher sur SA* santé mentale à lui , il a bloqué au stade des indiens et des cowboys pendant son enfance .

                            * ben oui, vu comment ils parlent des russes, il s’étonne après que ceux ci soient nationalistes : Le mec, ils les traitent de débiles fascistes alcooliques, HA Mais Monsieur, C’est BIEN écrit !


                            • millesime 20 août 2008 13:39

                              il est bien de faire la part des choses entre les peuples et leurs leaders politiques ce que BHL et GLUCKSMANN ne semblent pas (vouloir ?) faire. 
                              Il est bien de se rappeler du "mensonge d’Etat" fait à la tribune de l’ONU (devant le monde entier) par les Etats-Unis pour justifier l’intervention en Irak.
                              Quel crédit accorder à tous ces leaders politiques ?

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