• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Jérusalem, temple de Salomon, d’Esdras, d’Hérode... et de (...)

Jérusalem, temple de Salomon, d’Esdras, d’Hérode... et de Chalon-sur-Saône

Jérusalem est en feu. Non ! pas encore, mais elle risque bien de le devenir, et avec elle, tout le Proche-Orient. Que les peuples se battent entre eux pour défendre ou étendre leur territoire, soit ! Cela a été de tous temps ; mais en invoquant une histoire passée, une morale ou une religion, cela pose problème. Le temple de Salomon se dressait-il sur le mont du temple ? Pas sûr ! Voyez mon article du 4 septembre 2017 (1). Le bûcher sur lequel Abraham voulait sacrifier son fils, Ismaël, se trouvait-il sur l'esplanade des mosquées ! Pas sûr ! (2). N'ayant pas convaincu à cause d'une sculpture sur ivoire dont on m'a contesté l'explication, l'origine et la date d'exécution, je reprends l'affaire.

À chacun son choix. Celui des archéologues a été de partir de l'interprétation de leurs fouilles, ce qui les a amenés à situer la capitale du peuple éduen sur le mont Beuvray contre toute logique (3) . Le mien a été de partir des textes en les interprétant dans la logique militaire. Cela m'a amené à situer la cité éduenne sur la hauteur de Taisey, puis à y englober une ville chalonnaise des bords de Saône qui a connu un fort développement jusqu'à devenir la plus grande ville du duché de Bourgogne. En interprétant les textes de Flavius Josèphe, toujours dans la logique militaire, j'ai bien été obligé de comprendre que ce fort développement du début de notre ère coincidait avec la venue de 8 000 Juifs esséniens, suite à la répression dont ils avaient été victimes en Palestine, en 88 avant J.C. ... des Juifs très religieux qui se sont installés à Gourdon, au pied de Mont-Saint-Vincent que j'identifie à Bibracte, qui y ont témoigné de leur présence par des fresques juives caractéristiques, et qui, au III ème siècle après J.C., ont construit - en ville de Chalon - la cathédrale actuelle - nouveau temple des Juifs. La carte de Peutinger a représenté le bâtiment sous forme d'une vignette que l'on situe sur la rive gauche de la Saône. Non ! Il faut comprendre que le fleuve Arar que remontaient les navigateurs pour rejoindre la Séquanas par la région de Verdun-sur-le Doubs, se prolongeait par son affluent de la Thalie, comme l'écrit Strabon, et non par une haute Saône. En plaçant la vignette sur la rive gauche de l'Arar/Thalie, l'auteur de la carte a donc bien indiqué notre actuelle cathédrale. Au IV ème siècle après J.C, le rhéteur Eumène y voyait un temple d'Apollon et le qualifiait de plus beau temple de l'univers.

Sur l'ancienne photo ci-dessus, il faut supprimer les deux tours-clochers relativement récentes et mal venues. On retrouve alors la forme du bâtiment de la vignette, son entrée-porche surmontée de son oculus et les deux entrées latérales qui figurent sur la vignette. À l'intérieur de l'édifice, l'empereur Victorinus, mort en 271, y est honoré dans un chapiteau avec son fils, tous deux empereurs et grands prêtres. Un médaillon sculpté sur marbre de la même époque représente l'intérieur d'une des nefs latérales avec ses colonnes et sa voûte caractéristiques.

On nous dit que le temple primitif a été détruit par les Sarrazins ? Grave erreur qui s'ajoute à d'autres erreurs contre lesquelles je m'élève toujours avec force malgré mon exclusion de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la ville ! Ce chef d'oeuvre de l'art architectural antique qu'est notre cathédrale s'inscrit dans l'histoire de notre ville, de notre région, de notre pays. Nous avons là, la vraie histoire, l'inconnue, méconnue, celle que nos élus chalonnais ne veulent toujours pas voir, celle que les archéologues, soutenus par leur Ministre, me refusent en me faisant passer pour un farfelu.

Admettons que cela ne soit qu'une thèse de ma part ! Eh bien, je la soumets au débat des lecteurs d'Agoravox, seul média qui m'ouvre ses colonnes... tout en remerciant les commentateurs qui voudront bien me soutenir, le temps et l'âge commençant à me faire défaut.

Un temple des Juifs à Chalon, au III ème siècle de notre ère, cela suppose un milieu culturel riche, des artistes, et d'autres oeuvres d'art diverses. Ce sont ces oeuvres d'art que, dans ma logique militaire, je cherche à retrouver car ils nous parlent aussi bien qu'un livre et bien mieux qu'un vestige archéologique retrouvé en terre. Malheureusement, sur ce point, le musée de la vllle est vide.

Je suis même étonné que ce musée ne cherche pas à combler ce manque évident. C'est ainsi que j'ai pu acheter, en salle des ventes de Chalon, une sainte Anne (la vieille Jérusalem) éduquant une Marie (Chalon-sur-Saône, nouvelle Jérusalem), ainsi qu'une plaque de cheminée qui, manifestement, évoque notre histoire.

À droite, tour de Taisey embellie. L'empereur Salonin enfant, fils de Gallien, trône... avant d'être destitué par Postumus (le véritable maître). Jugement à la Salomon. Femme/population deTaisey/oppidum contre femme/population de la Ville de Chalon. Palais romain de la Vigne-aux-saules au sol uni mis en évidence. Projet de construction du temple de Chalon. Grand oculus, haute porte d'entrée. Au loin, muraille et tours de Jérusalem. III ème siècle après J.C. vers 260. Étonnant fer moulé.

C'est ainsi que mon épouse a pu acheter en salle des ventes deux médaillons sculptés sur marbre évoquant l'histoire de notre cité : deux médaillons revenus peut-être d'Allemagne ou de la région de Trèves après un long séjour dans une demeure probablement princière. Date d'exécution : entre le jugement de Salomon de Salonin, an 260, et l'assassinat de Victorinus en 270. Ci-dessous.

Apocalypse polémique sur une tour de Taisey magnifiée et ses deux tours d'angle. Déesses des fleuves à leurs pieds. Feu perpétuel sur la nécropole de Chatenoy. À droite, sur les deux bosses de Mont-Saint-Vincent/Bibracte, Postumus en Hercule et Victorinus sont soufflés par le vent. Estimation salle des ventes de Drouot : travail italo-flamand XVII ème - XVIII ème siècles ? Certainement pas ! Les vendeurs ignoraient manifestement la provenance et la signification de ces chefs-d'oeuvre.

C'est ainsi que mon épouse a tenté d'acheter, en salle des ventes parisienne, deux sculptures sur ivoire qui évoquent deux événements importants de notre cité. Hélas, beaucoup trop chères pour les simples particuliers que nous sommes. Bas-reliefs en ivoire : salle des ventes Cornette de Saint-Cyr commisseur-priseur, le 8/12/1989 ; estimés travail flamand ou allemand, fin XVIIème, début XVIII ème, "La continence de Scipion" et "La détermination de Mucius Scaevola". Certainement pas ! Bien qu'ils puissent s'en inspirer, la première sculpture célèbre la libération de Chalon par l'empereur romain Aurélien après la scission de Postumus et l'invasion des Gaulois de Trèves. Siégeant dans le palais retrouvé de la Vigne-aux-saules, l'empereur reçoit l'hommage du conseil de la ville de Chalon sur fond de ville libérée. Le temple, peut-être encore en cours de construction, apparaît au-dessus de sa tête. Date : 274. Là aussi, les anciens propriétaires semblent avoir ignoré la provenance et la signification de ces chefs-d'oeuvre.

La deuxième sculpture montre l'empereur Maximien siégeant dans le même palais, avec la ville de Chalon en arrière-plan. Entre les deux tours indiquant l'entrée du port se devine, en miniature, le temple de Chalon. Nous sommes en 286. Le centurion - futur saint Maurice - a reçu l'ordre de mettre à mort les condamnés thébains. Face à l'empereur, il refuse d'exécuter l'ordre impérial. Vingt-huit ans plus tôt, Mutius Scaevola s'était volontairement brûlé la main sur les charbons ardents d'un autel pour se punir d'avoir tenté de tuer le roi.

Travail allemand ? Certainement pas ! En revanche, on en a une copie, assez maladroite, que les experts attribuent à un certain Antonio Leoni, proche du comte palatin de Bavière. J'en déduis seulement que ces deux sculptures ont été en sa possession, puisqu'elles lui ont servi de modèles. À la suite de quelles mystérieuses circonstances ces deux chefs-d'oeuvre sont-ils arrivés jusqu'à lui ?

Le mystère Attila.

Extrait du chant de Walther (je le date d'avant la bataille de champs Catalauniques de 451) ... Attila franchit la Saône et le Rhône et son armée se répand dans la région pour "butiner". Herrich, roi de Burgundie, se trouvait à Chalon où il siégeait. Et voici que le guetteur s'écrie : quelle est cette poussière qui monte en nuage épais ? C'est un ennemi qui vient, fermez les portes ! (Le guetteur se trouve aux créneaux de la tour de Taisey). On ferme les portes du castrum et on se porte aux remparts)... Herrich sort, apportant d'innombrables trésors, il conclut le traité et il laisse sa fille en otage. Son plus beau joyau prend le chemin de l'exil (4). Je fais l'hypothèse que ces trésors sont, notamment, des oeuvres d'art et qu'Hildegonde est la cour du roi, son entourage d'administrateurs, d'artisans et d'artistes. De même, c'est toute l'élite juive du pays, religieuse, politique et économique, qui avait été déportée à Babylone mais non la population rurale. 

Le mystère Antonio Leoni

L'hypothèse raisonnable serait donc que les deux sculptures sur ivoire qu'Antonio Leoni a eu en sa possession - puisqu'il en a fait une copie - sont arrivées en Allemagne dans le butin remis à Attila par le roi burgonde. Elles seraient issues de l'école chalonnaise dont la construction de la cathédrale témoigne de la vitalité, au III ème siècle.

Or, il existe, au musée de Bavière, une autre sculpture sur ivoire de très grande qualité, très proche du style des deux sculptures que j'attribue à l'école chalonnaise. Cette sculpture est signée d'Antonio Léoni. (5)

Je fais l'hypothèse raisonnable que cette sculpture vient également du butin d'Attila, qu'Antonio Leoni l'a eu en sa possession comme pour les précédents, mais qu'il y a mis sa signature avant de le remettre ou de le vendre à son commanditaire. C'est la seule façon d'expliquer qu'il soit connu comme "la conversion d'un saint Paul désarçonné de son cheval" alors qu'il s'agit, de toute évidence, de la prise de Jérusalem par Titus.

Outre le génie de l'artiste, il faudrait en outre être aveugle pour ne pas voir tous les points de ressemblance dans le détail entre les trois sculptures emportées, selon moi, par Attila et les oeuvres qui ne l'ont pas été. (armement et équipement des l'égionnaires, casques, lances, hallebardes, jupes/lannières, mi-bottes, drapeaux blancs esséniens, marches sculptées au nez adouci...)

Confirmation de mon hypothèse, il est rigoureusement impossible, comme je vais le démontrer, qu'un artiste vivant au XVII ème ou XVIII ème siécle ait pu représenter avec autant d'exactitude la ville de Jérusalem d'avant sa destruction alors que son souvenir s'était perdu.

La seule explication possible est celle d'une oeuvre réalisée par un Juif émigré à Chalon-sur-Saône qui avait encore le souvenir de la ville d'avant sa destruction telle qu'elle fut et non comme on se l'imagine aujourd'hui. J'en veux pour preuves...

... les textes et la logique militaire : Contrairement à ce que pensent les exégètes, le livre de Samuel ne nous dit pas que le roi s'empara de la Jérusalem des Jébouséens qui se trouvait sur l'Ophel, colline basse ; il nous dit seulement qu'il s'empara de la forteresse de Sion, laquelle devint la cité de David (2 Sam 5, 7). Ce mont Sion, c'est bien évidemment la colline haute, là où les historiens l'ont situé jusqu'au jour où les archéologues israéliens ont décidé, sur la foi d'interprétations archéologiques discutables, de l'installer sur l'Ophel, ce qui est miltairement absurde. Trente mille hommes ? Il n'y a que la colline haute qui pouvait les acceuillir.

... La mosaïque de Mataba, à condition d'y voir, non pas toute la ville, mais seulement "Sion", la ville de David.

... Ces deux exemples montrent bien que nous avons là, dans la sculpture sur ivoire ci-dessous - agrandie dans sa partie gauche, haute -, la représentation de la Jérusalem/jébouséenne, à droite, et de la ville de David, Sion, à gauche, dans leurs enceintes respectives, avant qu'on en perde le souvenir. 

Le sculpteur a représenté le temple de Salomon sur le point haut du mont Sion. Il montre sa nef de profil et son porche de face en esquissant les deux ouvertures de son fronton et les deux colonnes qui se trouvaient devant. L'image est conforme à la description qu'en donne la Bible. Un petit édicule retrouvé dans les fouilles de Titelberg va dans ce sens (6). Notre sculpteur n'a pas oublié le temple d'Esdras qui touche à la muraille. Enfin, dans une Jérusalem entourée de sa propre enceinte, le temple d'Hérode est bien mis en évidence, notamment sa haute ouverture qu'une brèche dans la muraille laisse entrevoir. Au-dessus, un oculus la surplombe comme dans la cathédrale de Chalon, et deux colonnes adossées semblent l'encadrer. Un léger changement de niveau dans le faîte du toit évoque peut-être le passage du vestibule au corps de la maison.

 

Et pour finir, mon interprétation du médaillon sculpté sur marbre que les élus chalonnais ne veulent pas voir.

 

Nous sommes bien loin des Gaulois et des Romains du mont Beuvray et d'Autun.

 

Emile Mourey, 23 mai 2018

Renvois

1. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-fabuleuse-sculpture-sur-ivoire-196387 ou https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-fabuleuse-sculpture-en-ivoire-196508

2. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ai-je-retrouve-le-temple-de-148423

3. 1998. Revue Gallia n° 55. Vincent Guichard reconnaît que le développement d’une ville (Bibracte) à cet endroit (mont Beuvray) défie apparemment toute logique mais il y maintient le site de la capitale gauloise.

4. Sophie Albert et Francine Mora, auteures, la chanson de Walther, dépôt légal janvier 2009.

5. http://www.bayerisches-nationalmuseum.de/index.php?id=546&tx_paintingdb_pi%5Bp%5D=10&tx_paintingdb_pi%5Bcategories%5D=40&cHash=8313fff9bccec834768c3d0943f25722

6. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ai-je-retrouve-le-temple-de-148423

 

 

 

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.11/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

14 réactions à cet article    



    • kader kader 25 mai 11:36

      @Emile Mourey

      « Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions des patriarches sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler. »

      Professor Ze’ev Herzog teacher in the Department of Archeology and Ancient Near Eastern Studies at Tel-Aviv University. (Ha’aretz Magazine, Friday, October 29, 1999)


    • Emile Mourey Emile Mourey 25 mai 13:06

      @kader

      En effet, en voulant absolument prouver que les ruines de l’Ophel étaient celles de la ville de David qui auraient précédé la ville des Jébouséens, les archéologues israéliens se sont tiré une balle dans le pied. 

      Pour le reste, je ne fais qu’essayer de comprendre ce que me permet mon cerveau reptilien. Quant au professeur que vous citez, il est en retard d’une guerre. Qu’il lise le « Contre Apion » de Flavius Josèphe et il comprendra ce qui, dans l’histoire du peuple juif, était historique et ce qui était mythique.

      Évidemment, cela demande un effort intellectuel. N’est pas Stephen Hawking qui veut ! Les raisins sont trop vert et bons pour les goujats.

    • JBL1960 JBL1960 25 mai 18:39

      @Emile Mourey = Vous auriez raison si ce Pr. était le seul en retard. Car, ils sont légion aujourd’hui à démontrer, pour le moins, que la localisation géographique n’est pas la bonne et qu’il ne faut pas chercher en Égypte ni en Palestine des traces de l’Exode ou du palais de Salomon, mais dans le Sud de l’Arabie Saoudite ou au Yémen et le narratif/prétexte classique et déformé pour la justification de l’occupation de la ville palestinienne de Jérusalem (ainsi que du reste de la Palestine…) est qu’elle fut la capitale de ce magnifique royaume du roi David et de son fils Salomon. ICI & .

      Vous partez du présupposé que le récit biblique est vrai et qu’il est prouvé comme tel.

      Sur la fameuse bataille de Champs Catalauniques en 451, considérée comme le choc emblématique de la civilisation romaine contre les forces du Mal, les Huns d’Attila, le ‘fléau de dieu’ (en fait un prince romanisé et très cultivé), opposait en réalité deux coalitions de peuples pour la plupart germaniques… L’archéologie montre bien que les invasions barbares n’ont rien eu d’un “choc des civilisations”. […] Clovis lui-même portait le titre de ‘consul romain’, qui lui avait été conféré par l’empereur de Byzance, toujours souverain théorique de tout l’empire, et Charlemagne, encore trois siècles plus tard, se ferait représenter en empereur romain. Même l’empire autrichien se réclamerait à son tour de cet héritage par son nom de ‘saint empire romain germanique’, jusqu’au début du XIXème siècle. Page 12 du PDF N° 7 de mon blog  On a retrouvé l’histoire de France par Jean-Paul Demoule
       
      Le Pr. Demoule spécifie bien que : C’est donc par anachronisme que nous nous représentons les peuples barbares comme autant de nations homogènes, au sens moderne du terme, qui auraient déferlé sur l’empire. Il s’agissait en fait de rassemblements temporaires de populations sous des commandements militaires provisoires, qui ne se transformèrent en dynasties héréditaires que tardivement et qui cherchaient à s’assimiler ; si bien qu’il n’y eut jamais de ‘chute’ de l’empire romain, mais une lente transformation sous des modes et à des rythmes différents selon les régions. Et puisque vous vous placez sous le prisme militaire, car je vous lis bien, comme toujours. JBL

    • Emile Mourey Emile Mourey 25 mai 19:11

      @JBL1960

      Bizarre ! Excusez-moi, mais je n’ai rien compris. Tout ce que je peux vous dire, c’est que les thèses farfelues et polémiques de M.Norman Finkelstein et de ses adeptes ne m’intéressent pas, qu’Attila était bien un brigand, intelligent certes et cultivé, mais un brigand pillard, que si Clovis s’est incarné dans l’histoire de France, c’est en se ralliant à des évêques beaucoup plus christianisés que romanisés et que le professeur Demoule est toujours dans la ligne de la thèse beuvraysienne que je dénonce.

    • Antenor Antenor 26 mai 12:29
      @JBL1960

      La Jérusalem juive détruite par Rome, vous la situez où ?

      Les Palestiniens d’aujourd’hui sont des descendants de Juifs et de Païens arabisés et convertis de gré ou de force au Christianisme et à l’Islam. Le texte biblique ne justifie rien du tout. Cela fait belle lurette que les Rabbins ont arrêté de prendre au pied de la lettre ce que nous appelons l’Ancien Testament. Quand certains archéologues cherchent volontairement des traces de l’Exode à la mauvaise date, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’ils ne trouvent rien. Voyez plutôt l’histoire des Hyksos, elle va vous rappeler quelque chose. Le Santorin était sans doute aussi de la partie. Après, est-ce que c’est Dieu, le Hasard ou Son Goku qui a fait péter le Santorin et permis la fuite des rescapés hyksos : aucune idée.

      Il n’y a pas tellement de différence de représentation des « barbares » entre J-P Demoule et E. Mourey. Il s’agissait de bandes armées plus ou moins organisées et qui ont été largement manipulées par les élites de tout l’Empire.
      Proposition pour le prochain livre de J-P Demoule : « Mais où sont passées les capitales gauloises ? »


      @ Emile

      Un artiste du XVIIème siècle a pu se faire une idée précise de l’organisation de Jérusalem de la même manière que vous : en lisant la Bible. Mais est-ce vraiment Jérusalem ? L’artiste a peut-être vu juste en représentant Paul à la tête d’une puissante troupe devant Damas ( ou Césarée de Philippe ?)

    • Emile Mourey Emile Mourey 26 mai 17:44

      @Antenor

      Paul était barbu, Titus était glabre. Damas était sur un plateau, la Césarée de Philippe, je ne sais pas. En revanche, Jérusalem s’étendait sur deux collines. La mosaïque de Mataba représente bien Sion. La ville actuelle a bien conservé la même trace des rues. Le palais où trônent Maximien et Aurelien correspondent bien aux traces qui ont été mises au jour à Saint-Rémy. Ma plaque de cheminée représente bien la tour de Taisey et un temple etc...etc... Tout se tient et je ne vois pas un artiste du XVII ème siècle réinventer l’Histoire à ce point.

    • JBL1960 JBL1960 26 mai 18:14
      @Emile Mourey = Il y a méprise, c’est le Pr. Israel Finkelstein dont il est question. Et je trouve bien dommage de balayer d’un revers de bras leurs livres et travaux de recherches.

      “Il ne fut pas possible de creuser sous Haram al-Sharif directement, mais les explorations et les fouilles de tous les autres sites avoisinants échouèrent de trouver quelque trace que ce soit d’un important royaume du Xème siècle AEC, au temps présumé de David et de Salomon. Aucun vestige ne fut jamais trouvé, pas de structures monumentales, de murs ou de grands palais et les poteries qui furent trouvées étaient très peu nombreuses et très simples.” Schlomo Sand

      En d’autres termes, ce que la bible (hébraïque) mentionna de manière répétitive comme étant “Jérusalem”, n’est pas situé géographiquement sur la terre ancienne de Palestine. Pour répondre à la question plus bas, le mur occidental étant les ruines d’une ancienne fortification romaine.

      Qades, comme mentionné dans la bible hébraïque est une montagne yéménite située à 80 kms au sud de la ville moderne de Taa’is (Nord Yémen), c’est à la page 29 du PDF. Ce qui expliquerait, pour le moins, l’opération Tapis Volant, débuté en 1949 et close en 2016...

      Petit retour historique sur les « barbares » et la « civilisation »…« Barbares » et « civilisations »
      Si vous voulez, ça ouvre tout de même de nouveaux horizons.

    • Emile Mourey Emile Mourey 26 mai 20:26

      @JBL1960

      Oui, merci pour votre correction je commence à prendre de l’âge.

      Concernant le mont du temple, il est logique que les archéologues ne trouvent rien puisque, dans la Jérusalem primitive, c’était le lieu réservé aux immondices de la ville. Et c’est parce que le lieu était libre d’occupation qu’Hérode a pu y construire son temple. C’est d’ailleurs la seule explication logique de la présence du mur de soutènement, dit aujourd’hui des lamentations.

      Quant à la cité de David, il faut traduire et interpréter correctement les textes ; Son fameux palais n’était, ni plus, ni moins que ce que Flavius Josèphe appelle le palais d’Hérode, c’est-à-dire un ensemble de jardins, de colonnes, de portiques et de bâtiments dans le goût de l’époque, tel qu’il existe peut-être encore dans le quartier arménien. Le temple de Salomon n’était pas plus impressionnant qu’une modeste église romane de pierres et de poutres de notre époque, avec un toit pentu. Ce qui faisait sa richesse et l’admiration, c’était, bien évidemment, sa décoration intérieure : étoffes, lambris, etc... ce qui a brûlé. Les murs sont peut-être encore là ou ont été abattus pour être remplacés par un musée ou autre chose.

      Idem pour l’exode. J’ai traite le sujet dans un article du 1er février 2007.

      Question : qu’est-ce qu’il y a de pire qu’un archéologue français ? Réponse : un archéologue israëlien.

      Qui sont les barbares ? Qui sont les civilisés ? Vaste programme aurait dit DG.

      Merci pour votre commentaire

    • Bonjour Emile Mourey, Plongée dans le mêmes recherches que les vôtre depuis ce rêves qui m’avait « boule » versée en 2003 et juste après la mort de mon père. Je suis comme vous à faire des recherches qui alimetnet mon roman commencé par mon rêve/ PROLOGUE

      Le batelier du Rupel*
      Trois septembre 2003, Olga a rendez-vous avec la vie. Ses pas la transportent vers le canal de Bruxelles à proximité du port, au croisement des grands axes.
      Dans l’angle aigu d’une grue flottante, le soleil s’extrait voluptueusement de la brume matinale excitant à son passage les odeurs citadines et « industrières ».
      Le jour s’amarre lentement aux cordages des rares bateaux.
      L’eau glauque du canal se vêt d’étincelles miroitantes. L’heure de son rendez-vous avec un libraire qui lui avait promis un livre lui laisse encore un quart d’heure de répit.
      Un vagabond est allongé contre un muret, il semble suivre le passage des rares promeneurs empressés d’accomplir le rituel de leur journée.
      Ses yeux d’un bleu profond émergent d’une forêt de barbe aux reflets de sable gris blanc et doré. Olga s’attarde un moment près du vieil homme, fascinée par l’intensité de son regard. Celui-ci semble contenir toute l’histoire du monde .
      Au pied du vagabond, une valise en cuir arbore de nombreuses vignettes ramenées de lointains pays. Une huppe empaillée règne fièrement sur le bagage, bien décidée à en protéger le contenu.
      Ni l’indigent, ni l’oiseau dont les plumes se soulèvent dans le vent de fraîcheur matinal ne semblent s’effaroucher de sa présence. Une connivence s’installe entre eux dans un pacte silencieux.
      L’homme se met à divaguer. Seuls quelques mots s’échappent de son marmonnement et lui parviennent clairement : BURGONDE et BURGRAVE.
      *le 4 juin 1477, Marie de Bourgogne, Reine de hongrie accorde un octroi autorisant le creusement d’un nouveau canal de Bruxelles au Rupel.
      L’oiseau observe la jeune femme du coin de son oeil de verre qui semble cligner ingénieusement. Comme dans un flash, le rêve qu’Olga a fait cette nuit resurgit de sa mémoire. Elle prend l’inouïe décision de le raconter au vagabond qui certainement n’y comprendra pas grand-chose.






      • Suite :

        Trop absorbée par son récit, elle n’a pas remarqué la disparition de l’oiseau. Seule une plume poussiéreuse nargue le vent qui tente de la chasser. Mais le libraire attend sa visite...



        De retour, Olga ne voit plus le vagabond. Lui aussi est parti, laissant sa valise que la vieillesse ne lui permet plus de trimbaler. Intriguée, et prenant malgré tout quelque risques, elle décide de l’emporter.

        Le port de Bruxelles ce matin dans la brume chatoyante et ensoleillée a presque un air de fête.
        Durant le trajet du retour, Olga prend une grande décision : elle n’ouvrira pas la valise avant un an.

        Le voyage peut commencer.

        je vous signale qu’à ce moment là, je ne savais pas qui étaient les Burgondes et les Burgraves. Mais ma vie est liée à la judaicité. Mon souvenir de Châlon-sur-Saone, un passage vers Vézelay. Mon ancien compagnon juif-polonais jeune y a fait un détour pour se payer ses études en faisant les vendanges. Son ami, est entré dans la Basilique de Vézelay et s’est permis une "impertience : il s’est mis à l’orgue et a joué un morceau. Le maître des lieux n’a rien dit : un moment magique. Autrement, ma routze me mêne plutôt vers le Mont Saint-Michel et la cité d’YS en passant par Tournai (Il faut remarquer que dans les environs de chalon sur Saone (il y a une ville qui s’appelle AVALLON et une autre TOUNUS. Bon voyage. quand à cornette de Saint Cyr, ils ont une antenne à Bruxelles. Bon ! j’en reste là de mes réflexions. Toujours à un carrefour.

      • Eric F Eric F 26 mai 11:31

        Grande érudition et imagination fertile, on passe d’agréables moments à vous lire.



        • Pour l’Empereur Julien, il y avait des éruptions volcaniques à Jérusalem. On est pas sorti de l’auberge,...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès