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L’enterrement des Gilets Jaunes

 

Nos concitoyens sentent que le sentiment d’être un citoyen relié à d’autres citoyens pour un avenir commun et solidaire risque de se diluer s’ils ne réagissent pas. Ils ont entendu des discours qui disaient qu’ils sont inaptes à comprendre ce qui est bon pour eux et leur pays. Et qu’heureusement de nouveaux sauveurs étaient arrivés.

Gilets Jaunes. Les raisons de la colère sont toujours là et c’est bien un contre-sens de ceux qui vivent à côté de leurs concitoyens sans les considérer ni les connaître hormis dans un rapport d’utilité et de coexistence que de faire des comptabilités artificielles sur le vote GJ ou le nombre de manifestants qui seraient la preuve que ce qu’il y a de vivace et tenace dans ce mouvement social aurait disparu. Il me semble que l’abstention et son niveau dans ce qu’elle a maintenant de répétitif en concernant quasiment tous les types de mandats est la véritable mesure démocratique du consensus social. S’abstenir c’est refuser de voter contre la démocratie, le refus de cautionner un processus non démocratique.Je pense que ce mouvement dans sa diversité y a sa part. Que le traitement médiatique qu’il a reçu en résonance avec la posture cynique maintenant habituelle et sans surprise adoptée envers les mouvements sociaux par les autorités depuis la présidence Sarkozy (cause toujours +fatigue-toi+mise en tension avec la police…) l’a fait évoluer non vers un accablement résigné mais un apprentissage politique accéléré, une montée en lucidité, un approfondissement de l’exaspération et de ses effets qui ont mené aux poussées violentes auxquelles on pouvait s’attendre. Avec un message non voulu par les autorités : la violence dans la rue en retour de flammes de la violence des politiques sociales aveugles paie.

Ce mouvement a rassemblé des salariés en voie de précarisation ou non, des chômeurs, des artisans, de petits indépendants et chefs d’entreprise avec l’approbation et la compréhension d’une partie importante de nos concitoyens. Les gens ont commencé à comprendre que loin de les diviser leurs difficultés à la fois semblables et différentes relevaient de causes et de décisions communes, que les explications et justifications des politiques menées ignoraient ou déniaient la réalité de leurs vies matérielles et sociales, que des éléments de langage dans un renouvellement constant et un constant travestissement des réalités économiques et sociales de leurs vies coulaient à flots continus des médias créant comme une seconde réalité les ignorant ou les dissolvant dans des apparences les rendant étrangers à leur propre expérience de vie. La question de la démocratie et de la représentativité s’est imposée conjointement à celle de l’information qu’elle a percutée de plein fouet aux grands effarouchements de ceux qui se croyaient à l’abri derrière les commandes de grands journaux et puissantes chaînes de radios et télévision.

La police placée en première ligne des effets de la gestion déficitaire du dialogue et des politiques sociales pendant que les autorités responsables jouaient le pourrissement et surjouaient l’indifférence a été mise lourdement en porte à faux avec ses concitoyens. Avec l’intensification d’une évolution inquiétante de plus comme si nous avions encore besoin d’un peu plus de ce qui ne va pas, le recul du dialogue au profit du rapport de force. Compenser le défaut de dialogue social et ses effets pervers par une mise en surveillance accrue de ceux qui dénoncent ce défaut et ses effets. « L’infiltration plus systématique de casseurs au sein des cortèges a conduit les forces à adapter leur doctrine de gestion des manifestations… Cette nouvelle étape…nécessaire pour garantir la liberté de manifester et protéger nos concitoyens, manifestants ou non et leurs biens (Edito, Schéma national du maintien de l’ordre, Gérard Darmanin 16/09/20) ». Le genre d’injonctions paradoxales qui saturent dorénavant la langue si particulière de la gouvernance dont la bienveillance finit par inquiéter dès lors que la possession d’une casquette ou d’un gilet bouton d’or a empêché certains d’accéder à un parcours de manifestation autorisée. On aurait pu s’attendre à ce que "l’infiltration plus systématique de casseurs" soit la priorité retenue.

Assez spontanément les GJ ont rejeté les corps intermédiaires dénoncés par les médias qui avaient bien aidés les dirigeants politiques à les disqualifier en les rendant dépendants et impuissants, favorisant leur décrédibilisation pendant des années. Ce phénomène fut soigneusement souligné par les éditorialistes avec une certaine jubilation comme signe de l’irresponsabilité des GJ alors que c’est le fruit de leur travail commun avec les médias et responsables politiques en vu d’étouffer toute critiques et propositions alternatives. C’est aussi malheureusement le résultat du double-jeu d’une partie de la gauche et le constat de sa réussite partielle à travestir les fondements,le rôle et les objectifs du mouvement social.

Il ne faut jamais sous-estimer les classes dirigeantes, leur intelligence, leurs capacités et leur opiniâtreté. Pas plus que la fidélité durable, intéressée, reconnaissante d’une partie de ceux qui s’y identifient en partageant leurs valeurs et qui leurs sont redevables de leurs statuts économiques et professionnels. La fidélité aussi d’une autre partie des élites, mal à l’aise devant les excès et l’abandon accéléré des responsabilités vis-à-vis de l’intérêt général et de celui du pays, qui malgré tout par attentisme prudent permettent la perpétuation d’un système qui ne les laissera pas tous indemnes si ces dirigeants parviennent à leurs fins. Des plus modestes enfin sensibles à la pression du lendemain et à la crainte du déclassement qui finissent par diviser et entamer les solidarités d’intérêts, cordes vibrantes dont jouent en virtuose nos politiques et journalistes qui ne manquent jamais d’exprimer leur compassion fataliste aux perdants.

Dis comme cela, il semblerait que nous soyons dans une impasse ou plutôt dans une évolution en forme de goulot d’étranglement, de pseudo choix où après des tâtonnements, peut-être des coups de théâtres et autres mystifications, nous serions une nouvelle fois abusés avec l’espoir cette fois-ci que, coup de massue après coup de massue, guerre des nerfs après guerre des nerfs, le pays finisse par se déliter, partir en mosaïques identitaires et/ou communautaires. Compatibles grâce à leurs hiérarchies, leur caporalisme, le suivisme obligé de leurs assujettis avec la supervision d'une une oligarchie triangulant la finance, le politique et la haute administration. Régnant au nom de l’UE, grande province à la mode étatsunienne sans trop le revendiquer pour sauver les apparences le temps que le folklore, le tourisme et les productions médiatiques ne nous servent de mémoire historique et culturelle. Régentant le cadre général de nos vies dont le quotidien serait délégué aux autorités locales et communautaristes. Vous trouvez cela exagéré. C’est le fonctionnement de la société américaine et anglaise avec le succès que l’on sait. Cela permet d’éviter frontalement les effets de la politique sociale de redistribution des richesses et la montée d’une coalition sur cet axe. Qui va croire à la sincérité d’une politique effective et continue sur le thème du séparatisme opportunément mise en scène à l’horizon d’un scrutin électoral (eh oui, encore une fois) alors que la politique de la ville a été écartée il y a quelques mois d’un revers de la main ? A y regarder de près, il semblerait qu’une fois de plus la rhétorique compense les approximations qui se révèlent déjà.

Un détour par le pouvoir et la mission du journaliste en charge de la politique et de sa contribution au fonctionnement d’une démocratie est ici nécessaire. Ils sont actuellement et c’est peu de dire que le contentieux est lourd, en recherche de légitimité en tentant de se protéger quelquefois derrière l’existence d’internet et de ses possibilités , des réseaux sociaux, faisant semblant de confondre la responsabilité des opérateurs et celles des usagers, dénonçant fakes-news et complotisme en masquant leurs propres parti-pris, affiliations, militantisme, auto-censure, manipulations dont ils sont loin d’être innocents et qui existaient bien avant ces nouvelles technologies. En faisant semblant d’ignorer le poids de l’argent et son influence sur leur travail quotidien. En pensant que leurs concitoyens qui attendent des informations vérifiées et sourcées, mises en perspective, le respect de la diversité des opinions, la tenue de débats authentiquement contradictoires et loyaux sans lesquels des choix démocratiques n’en sont pas, sont dupes. La lucidité persévérante de nos concitoyens est une bonne nouvelle y compris pour les journalistes attachés à leur métier et son utilité sociale. Malheureusement, même si la confiance déclarée dans les médias est faible, le pouvoir d’influence continue d’agir.

Paradoxe de la vie, sans invitation le covid est entré dans la danse et dans nos vies en soulignant certains traits dont nous nous doutions. Beaucoup de désordres, d’aberrations dans le fonctionnement et l’organisation de notre société dénoncés depuis longtemps qui semblaient soudain découverts et compris par ceux qui les semaines précédentes n’écoutaient rien mais avaient des solutions pour tout, agacés par notre scepticisme. L’importance des métiers et de ceux qui les portent, l’engagement des professionnels soutenus par un sentiment d’utilité sociale, de coresponsabilité et de solidarité, l’importance des familles et des réseaux de solidarité qui firent apparaître bien fragile la légitimité de dirigeants si hautains et sûrs d’eux la veille encore, empressés de donner des leçons de création destructive ou l’inverse tellement les mots avaient semblé remplacé les réalités trop consistantes de nos vies à leurs yeux.

Les médias et les dirigeants politiques ont enterré les GJ pour se rassurer même s’ils ne peuvent s’empêcher d’y penser maintenant. Même la nuit dans leurs rêves paraît-il. Ils avaient pourtant bien travaillé à la dissolution progressive de l’énergie que sucite la démocratie grâce aux référendums pour du beurre, aux élections surréalistes où il fallait comprendre que le programme qui serait mis en œuvre serait le contraire de ce qui avait été expliqué et énoncé, encouragés, c’est vrai, par la patience d’anges de leurs concitoyens qu’ils prirent pour un avachissement définitif. Un beau matin une leçon en jaune qui ne faisait que commencer leur fut donnée. Leurs administrés, las d’être ballotés entre soumission résignée et révoltes à répétition décidèrent que leurs droits et devoirs de citoyens devaient désormais être exercés et respectés. Un très long combat qui vient de loin venait d’être relancé réunissant les générations, les hommes et les femmes. Avec beaucoup de résistance des deux côtés.

Le mouvement des gilets jaunes montre me semble-t-il que la mystification a des limites et que nos concitoyens ne sont ni résignés ni dévitalisés. De réelles capacités d’organisation et de manœuvre en lien avec le niveau socioculturel qui monte. Un apprentissage politique accéléré difficile comme toujours mais qui est formateur et qui a contraint la classe dirigeante à se dévoiler dans sa diversité et ses manipulations. Si on fait le constat permanent du désaveu du fonctionnement du système et de ses solutions par l’abstention qui devient structurelle, on peut dire que le système commence sérieusement à s’enrayer.

 Il est vrai aussi qu’un rassemblement autour de solutions alternatives a du mal à émerger.


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32 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 5 octobre 09:24

    Bonjour, Octave

    « Il ne faut jamais sous-estimer les classes dirigeantes, leur intelligence, leurs capacités et leur opiniâtreté. Pas plus que la fidélité durable, intéressée, reconnaissante d’une partie de ceux qui s’y identifient en partageant leurs valeurs et qui leurs sont redevables de leurs statuts économiques et professionnels »

    Vous exprimez là de façon claire et concise très exactement ce que je ne cesse de donner comme explications à la fidélité du socle électoral de Macron (fidélité une nouvelle fois confirmée par le sondage paru dimanche dans le JDD).

    Ne pas comprendre cela, c’est commettre une énorme faute de stratégie politique dans les rangs des opposants hors RN. 

    « Les médias et les dirigeants politiques ont enterré les GJ »


    Certes ! Mais ils se sont surtout enterrés eux-mêmes en se révélant incapables de fédérer leurs idées et, dans le cadre d’un processus démocratique, de jeter les bases d’une plateforme de revendications crédibles défendue dans les médias par des porte-paroles dîment mandatés.


    • Octave Lebel Octave Lebel 5 octobre 12:02

      @Fergus

      Pour préciser mon point de vue, je pense que le mouvement des GJ est un mouvement social qui a été au départ de manière importante soutenu par nos concitoyens en tant que révélateur d’un gros malaise comme un sursaut citoyen.

      Il a surgi spontanément dans une forme jalouse de son autonomie, de sa diversité et de son indépendance en réaction contre les partenaires du dialogue social mis régulièrement en impasse comme je le rappelle et contraints à des reculades ou des compromis sans fin sur fond de légitimité politique faible des élus associée à une certaine arrogance. Si on ajoute la baisse drastique de confiance dans les médias. Voilà un cocktail de contradictions insolubles pour les participants à ce mouvement. Devant la persévérance, à un certain moment, il y avait le choix entre deux portes de sortie, la négociation ou la violence. Ici nous avons eu les deux. On retrouve le malaise.

      Je pense que tous ces gens en faisant cette expérience utile pour eux et nous tous ont appris beaucoup de choses et en ont tiré des conclusions diverses. Inévitablement de l’amertume et de la colère, la cruelle expérience aussi qu’il faut savoir mettre en place une organisation pour définir des objectifs précis et des modes d’action sans perdre de souplesse tout en travaillant à la convergence des priorités. C’est plus facile à écrire qu’à faire. Il faut dire aussi que de nos jours, dans nos sociétés, le combat politique est plus difficile en raison de la puissance des médias à modeler les réactions de l’opinion qui est en fait un artefact (une construction des médias) qui s’impose à nous comme référence commune en nous imposant son cadre. Du coup pas facile de se mettre d’accord, de remonter des effets aux causes, de comprendre comment les intérêts des uns et des autres peuvent s’articuler dans un intérêt commun et comment en décider. C’est pour cela que j’insiste sur l’importance d’un citoyen qui soit éclairé pour pouvoir tenir tête aux pouvoirs quels qu’ils soient jamais à l’abri d’abus.

      C’est intéressant de penser ici au mouvement des bonnets rouges qui sous une apparence spontanée était en fait organisé et piloté par rapport à un enjeu circonscrit. 


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 octobre 14:21

      @ Fergus

      Bonjour je ne sais pas ce que vous appelez fédérer. Ce qui est sûr c’est que les gilets jaunes au début étaient suffisamment nombreux c’était la France profonde qui sortait de sa province pour faire trembler le gouvernement, ce qui fut. C’est la raison pour laquelle, l’Etat Profond (les mondialistes) ont lancés leurs meutes de sbires de tous poils, pour dénaturer le mouvement si Français, si bleu,blanc, rouge. Et arriva ce qui devait arriver : les nervis de l’Etat Profond ont participé activement à la destruction du mouvement.

      Cependant, que l’Etat profond ne crie pas victoire trop vite, il reste encore chez le Gaulois réfractaire, suffisamment de punch et de force morale.


    • Fergus Fergus 5 octobre 15:16

      Bonjour, Nicole Cheverney

      Il se trouve que j’ai parlé à différentes reprises avec des Gilets jaunes rencontrés sur des lieux de blocage dans ma propre ville et à Rennes notamment.

      Ce qui m’a frappé, c’est l’extraordinaire disparité de leurs attentes* et l’utopie de leur rejet de toute structuration, toutes deux porteuses dès le début du mouvement de son échec prévisible.

      * Comment faire la synthèse entre un ouvrier chômeur, une infirmière libérale et un petit patron encore marqué des revendications des Bonnets rouges ? (trois profils que j’ai rencontrés parmi de nombreux autres)


    • Attila Attila 5 octobre 15:35

      @Fergus
      Et le refus des structures a permis l’infiltration : n’importe qui pouvant se réclamer de l’appellation Gilet Jaune, il n’est pas étonnant que les revendications aient fini par être en contradiction avec celles du début.
      L’incroyable incapacité à penser se doter d’un service d’ordre a profité aux casseurs et autres antifas qui ont saboté les manifs en pourvoyant les merdias d’images de violence camouflant la légitimité des revendications.

      .


    • Fergus Fergus 5 octobre 16:02

      Bonjour, Attila

      Il y a sans doute eu des « infiltrations ». Mais dès le départ, les revendications étaient très hétérogènes.

      Pour ce qui est de « l’incroyable incapacité à penser se doter d’un service d’ordre »  directement liée au rejet de toute forme de leadership —, il n’est pas douteux que cette carence a joué un rôle de premier plan dans l’échec du mouvement.


    • Armelle Armelle 5 octobre 17:46

      @Fergus Bonjour
      « Certes ! Mais ils se sont surtout enterrés eux-mêmes en se révélant incapables de fédérer leurs idées et, dans le cadre d’un processus démocratique, de jeter les bases d’une plateforme de revendications crédibles défendue dans les médias par des porte-paroles dîment mandatés »
       Rien n’est plus vrai, au même titre que rien n’était plus prévisible dès les premiers jours de ce mouvement. Un épisode de plus dans l’histoire citoyenne qui révèle les incroyables et pathétiques effets du populisme, lequel à la fâcheuse conséquence de mettre la bêtise sur le devant de la scène !!! Et c’est sans doute cette dernière qui a fini par pousser les médias à laisser pourrir ce capharnaüm insensé tant le discours véhiculé aux heures de grande écoute transpirait la bêtise et la malhonnêteté intellectuelle. Un journal digne de ce nom ne peut se permettre de faire l’apologie de la bêtise des mois durant...
      Entendre sans cesse des revendications aussi sottes du style « on ne peut pas se payer un resto par mois », est une véritable honte, car ce n’est qu’un problème riche !!! 
      Cela montrera aussi une fois de plus que finalement la masse n’est pas si importante que cela, l’important c’est la roue avant, la tête. Et force est de constater qu’il n’y avait pas de tête du tout et dans tous les sens du terme !!!
      Et c’est d’autant plus bête que d’avoir eu cette conviction de pouvoir faire plier le pouvoir avec de telles actions et de tels discours. C’est sous estimer les capacités de nos dirigeants qui, s’ils sont de véritables ordures, sont malheureusement très intelligents et très stratégiques !!!
      Si encore les clowns en jaunes avaient fait le choix de la violence extrême, et couper des têtes mais même pas !!! Pensez donc, trop à perdre dans cette société où indépendamment des difficultés de chacun, indiscutables certes, la redistribution est la plus généreuse du monde !!!
      Je plains tous ces gens quand ce sera le vrai chaos, la disparition du statut salarié car il disparaîtra, par la force des choses, les situations clémentes sont tjrs suivies de situations inverses. Avec l’effet payboom, ce sont 450000 entreprises qui seront à céder dans les 10 ans à venir, et en face ce sont à peine 50000 repreneurs potentiels, pour l’instant car si la crise perdure, ils ne seront que moins !!! Alors je ne suis pas certaine que faire revenir les odeurs du front populaire soit bien pertinent, en 36 on en avait les moyens et d’autant plus ensuite avec avec la reconstruction du pays, mais aujourd’hui il n’y a rien à l’horizon. Au 21ème siècle ous avons choisi la paix et la consommation, nous devrons alors en accepter tout le package qui va avec...La guerre aussi affreuse soit elle, règle le problème de l’activité, de l’emploi, de l’empathie(perdue aujourd’hui) 


    • Armelle Armelle 5 octobre 17:52

      @Fergus
      Tout cela pour dire que ces gens sont au stade primaire de la réflexion, au stade digestif ; moi je, moi je, moi je...
      Et qu’on ne dise pas qu’ils agissent pour les suivant, ce serait alors encore plus bête d’ croire quand on voit depuis 50 ans la principale caractéristique des mouvements contestataires ; Exclusivement des manifestations corporatistes...
      Le Français est un enfant gâté, et montre chaque jour les stigmates de l’enfant gâté !!! 


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 5 octobre 10:08

      Les prophéties sur la France ne disent pas que le règne appartiendra aux gilets jaunes mais aux saints du Très-Haut (Daniel 7 :9-14 et 25-27), mais ceci après les cataclysmes mentionnés dans Luc 17 :20-30.


      • Gollum Gollum 5 octobre 10:43

        @Daniel PIGNARD

        Vous êtes déjà un cataclysme à vous tout seul... mais Luc vous a oublié dans les textes.


      • @Daniel PIGNARD le Pape François vient déjà d’exprimer entre les lignes de son discours, que le cataclysme est en marche et que le retour en arrière paraît-peu probable. Pas besoin d’attendre les prophéties, elles se sont déjà réalisées et en plus nous devons assister à notre mort en étant vivants..


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 octobre 14:31

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Bonjour, le pape François parle ou plutôt régurgite le discours de ceux qui l’ont placé à la tête de l’Eglise, après avoir fait pression sur le pape Benoît pour démissionner et laisser sa place à l’Argentin.
        Pape François, dans sa posture, dans ses paroles, promeut le mondialisme et l’Etat Profond, il s’en fait le chantre. D’ailleurs sa position depuis le VAtican est une tribune idéale pour le mondialisme. L’Etat Profond ne place pas ses billes n’importe où.
        C’est un leurre, et de plus en plus de Chrétiens ne le reconnaissent plus comme Pape. Personnellement, en tant que catholique, je ne me reconnais absolument pas dans un tel personnage qui appelle à développer le Nouvel Ordre Mondial.
        Vade retro satanas.


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 octobre 14:34

        @Nicole Cheverney
        @ Mélusine,
        Le Pape dit : un retour en arrière n’est pas possible ? Tiens, la bonne affaire, qu’en sait -il ? Il parle comme la mère Thatcher avec son TINA : il n’y a pas d’alternative. Quel culot !


      • babelouest babelouest 5 octobre 10:19

        Dommage que ce texte soit si long, avec des phrases interminables. Cela affaiblit dangereusement le raisonnement, et empêche de s’accrocher (« atomes crochus ») aux propositions. C’est trop flou.

        .

        Quant à s’enterrer, je pense que ce sont surtout les dirigeants qui se sont enterrés, à la manière de l’autruche. L’eau en excédent, on ne peut pas l’arrêter. Les excès de frustrations et de violences, s’ils sont actuellement moins visibles, ressortiront un jour de façon qui pourrait même être violente. Ce jour-là, de façon imagée, « les Gilets Jaunes passeront au rouge ».


        • Notre restant de civilisation est arrivé à un stade tel, que plus personne de pourra s’entendre et partager un projet commun. Il m’arrive de lire des blogs sur certains sujets. Exemple : La bible encourage-t-elle à avoir des enfant ? Vaste question face à l’horreur du monde contemporain. Lecture des commentaires : cinquante avis totalement différents. Chacun étant audible : l’enfant est une bénédiction de dieu, les hommes d’aujourd’hui ne feraient plus de bons pères,... jusqu’à : c’est criminel de vouloir un enfant dans ce monde -ci. Surtout si la bible parle en même temps d’Apocalypse... Je crains hélas que ce qui nous réunissait encore il y a une vingtaine d’années ne permette plus de rassembler au moins (trois personnes maximum imposé par le Covid). Cela ressemble plus à une psychose : morcellement social et psychologique, la violence prend la place d’éros. Concernant la bible, elle n’a aucune réponse face à l’approche d’une apocalypse : faut-il encore avoir un avenir et malgré tout procréer. Ce qui rassemble, uni les humains, c’est l’idée d’avoir un projet (faire ensemble un enfant,...). Dans la haine, la violence est-ce raisonnable.. Il s’agit juste d’une question.. 


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 octobre 14:38

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            L’apocalypse c’est aussi la vérité qui surgit, les révélations. Et je ne me place pas d’un point de vue religieux, mais Politique. L’époque est intéressante.


          • @Nicole Cheverney Exact. Au tarot (Rota ou Torah) c’est la 20ème carte (Jugement). Mon médecin ne m’a jamais trouvée aussi bien que depuis le Co-vide. Comme une impression de nettoyage. Chacun son destin,.... Un changement à 180 degrés me plairait bien. On efface les 37 année foireuses précédentes. Un ratage complet. 40 : chiffre symbolique. Pluton entre en verseau.... Cela vaut la peine de tenir le coup. 


          • Même sur cette petite île qu’est Agora. Aucun commentaires ne converge. Excepté quand il s’agit de détruire,...


            • Le mariage pour tous fut notre enterrement..  J’espère juste que les enfants qui survivront s’en souviendront,...


              • xana 5 octobre 11:07

                Ce texte est sans doute trop long et dilué.

                Cependant je le considère comme un message d’espoir, car il m’est impossible de me soumettre aux pourris qui nous dirigent, tout comme mon père a trouvé impossible de se soumettre à la francisque alliée aux nazis.

                Mais plus j’attends, plus ma colère se transforme en violence.


                • tashrin 5 octobre 15:45

                  A vous lire, on pourrait imaginer que le GJ sont la nouvelle internationale syndicale... Sacrement (irréaliste) optimiste

                  Il me semble que l’abstention (...).Je pense que ce mouvement dans sa diversité y a sa part

                  scusez, mais d’une part l’abstentionnisme politique (ie en sachant pourquoi) n’a certainement pas attendu le « mouvement » pour émerger, et d’autre part, il est impossible d’analyser statistiquement l’abstention. Me concernant, je suis abstentionniste et me reconnais dans votre définition. Mon voisin l’est aussi, mais parce qu’il est pecheur à la ligne ou amateur de foot. Aucune analyse ne saurait distinguer Pierre de Paul, vous encore moins. L’affirmer est trompeur

                  Avec un message non voulu par les autorités : la violence dans la rue en retour de flammes de la violence des politiques sociales aveugles paie

                  à quel moment ca a payé ? 

                  La seule chose que les GJ ont obtenu c’est de payer eux même de leurs poche leurs maigres conquetes, en ayant simultanément provoqué des dégradations en veux tu en voila (à payer donc), la mobilisation (chère) des forces de l’ordre pendant des mois, la bérésina des commerces de centre ville (chomage partiel, licenciements, baisses de revenus et donc de cotisations sociales, ...). Ah pardon, et j’oubliais, un splendide 0.9% aux européennes (le chien sur l’affiche a fait 3 % :))

                  Tu parles d’une victoire, yen a qui se contentent de peu !

                  Ce phénomène fut soigneusement souligné par les éditorialistes avec une certaine jubilation comme signe de l’irresponsabilité des GJ alors que c’est le fruit de leur travail commun avec les médias et responsables politiques en vu d’étouffer toute critiques et propositions alternatives

                  Les GJ se sont exclus eux mêmes du jeu en refusant la représentativité. Les plus futés l’avaient compris, et sont donc logiquement partis. Pour ne laisser subsister que les excités du samedi apres midi sans plus aucune crédibilité.

                  quelles propositions alternatives ? le RIC, c’est à dire le truc auquel ils n’avaient pas pensé avant que Chouard profite de l’occase ? Et qui par ailleurs ne résoud rien ?

                  De réelles capacités d’organisation et de manœuvre en lien avec le niveau socioculturel qui monte

                  source ? parce que c’est pas vraiment ce qu’on constate au quotidien, et encore moins en écoutant les microtrottoirs des samedi apres midi. L’Education populaire n’existe plus depuis bien longtemps, et le mouvement des GJ n’était que la juxtaposition de revendications particulières hors sol sans aucune vision globale ni prise en compte de l’interet global (incluant donc ceux dont la sensibilité n’est pas GJ).

                  Ne vous en deplaise il n’ya pas qu’une opposition bicephale entre medef d’un coté et GJ de l’autre. Il ya aussi des personnes pour qui le liberalisme économique effréné n’est pas plus souhaitable qu’un hold up democratique par un groupuscule de gens qui pretendent être le peuple parce qu’ils l’ont déclaré.

                   Il est vrai aussi qu’un rassemblement autour de solutions alternatives a du mal à émerger.

                  Merci pour cette conclusion pleine de bon sens, et qui vient en une petite ligne balayer les loooongs paragraphes précédents :)


                  • Fergus Fergus 5 octobre 16:15

                    Bonjour, tashrin

                    « je suis abstentionniste et me reconnais dans votre définition. Mon voisin l’est aussi, mais parce qu’il est pecheur à la ligne ou amateur de foot »

                    C’est tout le problème de l’abstention. Elle constitue à mes yeux la pire des réponses électorales. Et pour cause : comme vous le reconnaissez vous-même, elle mêle les abstentions militantes  le rejet de l’offre politique  aux abstentions de confort personnel ou d’incivilité ! 

                    C’est pourquoi l’abstention doit être combattue et, en cas de rejet de l’offre, être remplacée par le vote blanc qui reconnu ou pas dans les résultats du scrutin  a, par le seul fait du déplacement au bureau de vote, le mérite de n’être pas amalgamé au comportement de tous ceux qui ne vont pas voter pour de très mauvaises raisons. 

                    « Les GJ se sont exclus eux mêmes du jeu en refusant la représentativité. Les plus futés l’avaient compris, et sont donc logiquement partis. Pour ne laisser subsister que les excités du samedi apres midi sans plus aucune crédibilité. »


                    C’est très exactement ce que je n’ai cessé d’écrire au fil des mois. Il était évident que le seul fait qu’émergent des individus comme Fly Rider ou Rodriguez équivalait à écrire la nécrologie du mouvement.


                  • tashrin 6 octobre 11:35

                    @Fergus
                    je connais votre position sur l’abstention, vous connaissez la mienne
                    On n’est pas d’accord
                    Continuer à voter c’est tacitement accepter les regles truquées d’un jeu dans lequel vous serez toujours perdant
                    Avant 2005, le doute était permis. Depuis 2005, j’ai du mal à comprendre les gens qui continuent à cautionner cette mascarade


                  • Albert123 11 octobre 12:20

                    @Fergus

                    « C’est pourquoi l’abstention doit être combattue et, en cas de rejet de l’offre, être remplacée par le vote blanc qui reconnu ou pas dans les résultats du scrutin  a, par le seul fait du déplacement au bureau de vote, le mérite de n’être pas amalgamé au comportement de tous ceux qui ne vont pas voter pour de très mauvaises raisons. »

                    ce n’est pas l’abstention qu’il faut combattre mais la non comptabilisation du vote blanc, 

                    si vous croyez que je vais perdre du temps et me déplacer pour légitimer une mascarade qui ne prend pas le risque de prendre en compte le rejet de celle ci vous vous fourrez les doigts là oú vous en avez le plus envie, 

                    les diners de con je n’y vais pas pour une unique raison, celle de servir de bouc émissaire à une tablée de connards suffisants.


                  • Albert123 11 octobre 12:28

                    @Albert123

                    entendu bien évidement que le fait d’avoir une majorité de vote blanc implique de surcroit le « dégagisme » immédiat de l’ensemble des candidats remplacée par une offre complètement nouvelle 


                  • zygzornifle zygzornifle 5 octobre 16:10

                    En espérant que comme le phénix ils renaissent de leurs cendres , ce mouvement était comme une baffe a ce gouvernement et aux autres partis politiques et syndicats car il leur a échappé ....

                    Dommage que Macron et sa clique de flics se soient comportés comme des bouchers , honte a eux de se comporter aussi violement face a des manifestants en laissant courir en toute impunité les casseurs, je me suis demandé et je me le demande encore si ces casseurs n’étaient pas une arme de déstabilisation des GJ a la solde de ce gouvernement .. .... 


                    • Le421 Le421 5 octobre 18:33

                      @zygzornifle
                      Et moi, je ne me le demande pas. C’est couru !!


                    • Albert123 11 octobre 13:12

                      @zygzornifle

                      la naïveté au sein de tout mouvement contestataire véritable en cours de structuration c’est de nier le fait qu’il est surveillé, étudié, infiltré puis noyauté par un gouvernement et son opposition contrôlée qui ont tous les moyens de le faire et ce depuis bien longtemps, sinon depuis toujours.


                    • Le421 Le421 5 octobre 18:32

                      Enterré ou pas, gilet jaune j’étais et gilet jaune je reste.

                      Aux autres à faire pareil...


                      • zygzornifle zygzornifle 6 octobre 08:07

                        @Le421

                         Haaaaa le p’tit jaune bien chargé a la terrasse d’un antique bistrot Marseillais avec des bretzels des œufs dur et la machine a cacahouètes rouge sur le rade ou tu glissais une pièce .... 


                      • Ecureuil66 5 octobre 18:42

                        Au départ de ce mouvement des gilets jaunes il y a bien eu un instigateur...puis nombre de français s’étant fait plumés par l’équipe dirigeante et son injustice flagrante y ont adhéré, au moins intellectuellement (faire les poches des pauvres et retraités pour renflouer les finances publiques, il fallait oser le faire ! pour moi le tarif de l’essence n’a été que la goute d’eau qui fait déborder le vase )... certaines personnes censées se sont avancées pour représenter le mouvement mais elles ont été « détruites », (par qui ? le saura-t-on un jour) ne restent alors plus que quelques kamikazés dont l’intelligence n’est pas la première de leurs qualités

                        Ce n’est que partie remise car en effet rien n’a été réglé...


                        • Ecureuil66 6 octobre 00:20

                          @Ecureuil66
                          je précise quand même : bravo aux gilets jaunes qui sont descendus dans la rue !
                          perso je ne suis descendu qu’une fois donc je ne suis pas un courageux....les casseurs c’est autre chose ils font plus de mal que de bien et vraisemblablement ils sont manipulés ....

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