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Accueil du site > Tribune Libre > L’OEA et le coup d’État en Bolivie

L’OEA et le coup d’État en Bolivie

On comprendra, dès le départ, que l’Organisation des États américains (OEA) répond, avant tout, aux dictats et intérêts des États-Unis qui ont plein contrôle sur la majorité des membres de l’Organisation et sur celui qui en assume le secrétariat général. Pour de nombreux analystes politiques, l’OEA est le ministère des États-Unis dont l’objectif est de promouvoir et protéger, tout à la fois, ses intérêts dans l’ensemble des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Les conditions de travail et les bénéfices financiers qui sont consentis à son Secrétaire général et à ses alliés politiques lui assurent une mainmise dominante sur l’ensemble des activités de l’OEA. Sa véritable nature se révèle à travers ses diverses interventions (Venezuela, Bolivie, Nicaragua, etc.) tout autant qu’à travers ses silences (Colombie, Honduras, Chili, Brésil, etc.). Dans le premier cas, il s’agit de peuples qui remettent en cause la domination impériale et qui luttent pour leur indépendance et souveraineté. Dans le second cas, il s’agit de gouvernements qui répriment leur population pour sauvegarder l’hégémonie du pouvoir de l’Empire et des oligarchies locales.

 

CE QUI S’EST PASSÉ SUITE À LA VICTOIRE D’EVO MORALES, LE 20 OCTOBRE DERNIER

Au grand dam des partis de l’opposition, Evo Morales remporta ces élections avec la majorité des votes nécessaires lui permettant d’éviter un second tour. Comme il fallait s’y attendre, l’opposition donna suite à ce qu’elle avait déjà déclaré, des mois à l’avance, à savoir qu’elle ne reconnaitrait pas la victoire d’Evo Morales s’il était élu comme Président de la Bolivie. D’une seule voix, cette opposition et ses alliés, y incluant l’épiscopat bolivien, dénoncèrent, sans en préciser la nature, les fraudes qui ont entaché la légitimité de ces élections. À noter, toutefois, que le cardinal Toribio Ticona, née à Potosi, Bolivie, fut le seul, au sein de l’épiscopat bolivien, à dénoncer haut et fort ce chantage de l’opposition sur une soi-disant fraude électorale.

 "Comment est-il possible que M. Mesa, ancien président et ancien vice-président, appelle à la violence, alors qu'avant la fin du dépouillement des votes, il se déclare déjà vainqueur alors que nous savons qu'il n'a finalement pas été vainqueur. C'est pourquoi il s'est précipité sans fondement, cela ne vaut pas la peine et, à mon avis, il est à blâmer pour toute cette violence qui se poursuit ".

https://www.religiondigital.org/america/Cardenal-Ticona-Mesa-culpable-violencia-bolivia-elecciones-religion-iglesia_0_2173282657.html

 

Je ne sais ce qui s’est passé avec ce cardinal dont la voix s’est soudainement éteinte. Il faut croire que la Conférence épiscopale bolivienne, férocement opposée au gouvernement socialiste d’Evo Morales, ait choisi de prendre en main le volet communication dont l’objectif est de dénoncer, contre vent et marée et sans aucune preuve, que l’élection était contaminée de fraudes multiples.

Face à une telle situation, le président élu, Evo Morales, a fait un appel à tous ceux et celles qui qualifiaient cette élection de frauduleuse de se joindre, avec les spécialistes de leurs choix, pour participer à un recomptage complet des votes. Il fit appel à l’OEA ainsi qu’à des représentants de divers milieux européens et américains pour participer à ce recomptage. Un protocole a été établi entre le gouvernement et les participants au recomptage. Cet exercice prendrait deux semaines et les conclusions devraient être portées à la connaissance du public, le mercredi, 13 novembre. Le président s’engageait à donner suite aux résultats et aux recommandations en découlant. Curieusement, les opposants radicaux se dissocièrent de l’OEA et poursuivirent leurs dénonciations de fraudes tout en générant la violence et les confrontations entre partisans du gouvernement et ceux de l’opposition radicale, question d’exercer suffisamment de pression en vue d’obtenir la démission du président élu, Evo Morales.

Dimanche, le 10 novembre, au moment où le président Evo Morales décidait de convoquer à de nouvelles élections et de procéder au renouvèlement du Conseil national électoral, le Secrétaire de l’OEA anticipait, pour sa part, une ébauche des conclusions à tirer de ce recomptage non encore terminé. Il laissait entendre qu’il y avait eu fraude électorale bien que difficilement identifiable. Par cette intervention, il dérogeait au protocole initial de l’opération recomptage et semait davantage de confusion.

Heureusement, de nombreux autres intervenants dans ce recomptage, non liés à l’OEA, donnèrent, au terme de ce recomptage, un point de vue tout à fait différent. C’est entre autres le cas du « Centre de recherche économique et politique des États-Unis qui a présenté lundi un rapport qui reflète l'absence d'irrégularités lors des élections du 20 octobre dernier en Bolivie et qui a attribué à Evo Morales la présidence gagnante, niant la position de l'Organisation des États américains (OEA). »

http://www.resumenlatinoamericano.org/2019/11/11/bolivia-golpe-de-estado-desmienten-a-la-oea-sobre-irregularidades-electorales/

 

De fait, dès que l’OEA fit le constat que la soi-disant fraude électorale ne saurait tenir la route, elle se tourna aussitôt du côté de l’armée et de la police pour en faire les principaux acteurs, conduisant au dénouement du coup d’État et exigeant la démission d’Evo Morales dans le but de laisser la place aux forces de l’opposition. Il faut rappeler que le gouvernement d’Evo Morales avait un plan visant à apporter des changements au sein de la police, impliquée dans plusieurs opérations de corruption. Ces changements n’étaient pas les bienvenus. Des changements étaient également prévus au sein de l’armée. C’est dire que le président Evo Morales n’était pas dans une position de force à leur endroit. Sa vie étant en danger, il accepta l’invitation du Président du Mexique pour s’y réfugier le temps de voir venir les évènements et de poursuivre la lutte sous d’autres formes.

 

 

La substitution du gouvernement en exercice par les forces de l’opposition radicale, soutenue par l’armée et la police, ne peut avoir d’autre qualificatif que celui d’un véritable coup d’État. Derrière tout cela, il faut y voir la main de l’Oncle Sam qui y retrouve sa pleine souveraineté en Bolivie. Sa démocratie repose sur ses subordonnés. Il lui revient de décider du sort des présidents et présidentes. Les autoproclamés (Guaido au Venezuela et Jeanine Áñez en Bolivie) en témoignent. Il suffit que l’oncle Sam les reconnaisse comme tels. Les peuples n’ont qu’à s’ajuster aux volontés de ce dernier. Les élections ne doivent être réalisées que dans des conditions de certitude. 

 

Oscar Fortin

Le 14 novembre 2019

Voir la série d'audios qui nous en disent beaucoup sur le processus conduisant à ce coup d'État. La référence est en espagnol, mais avec le traducteur google (https://translate.google.ca/?hl=fr#fr/es/) vous pourrez vous y retrouver rapidement.

https://www.telesurtv.net/news/bolivia-audios-revelan-golpe-estado—20191114-0009.html

 


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27 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 15 novembre 14:01

    Bhâââ... Pas grave... A la prochaine convocation électanale, les veaux se précipiteront quand même pour gaver les urnes...

    Le miracle de la démocratie, En Marche, tant qu’il y aura de la médiocrité à préserver.


    • Lugsama Lugsama 15 novembre 14:01

      « l’objectif est de dénoncer, contre vent et marée et sans aucune preuve, que l’élection était contaminée de fraudes multiples. »


      Aucunes preuves qu’il dit, alors qu’il dénonce un coup des américains sur des suppositions sorti de son chapeau.


      Et Morales qui a perdu un réferundum et violer sa propre Constitution c’est parce que le peuple le soutennait que les morts ont votés pour lui ? smiley



      • Lugsama Lugsama 15 novembre 14:21

        @oscar fortin

        Quand on prend pour source telesur.. pourquoi pas legrandsoir pendant qu’on y est smiley

        Et pour la guerre froide vous épluchez les documents de la Stasi ? Avec google traduction bien sur.

        La fraude était si massive et documenté que Morales lui même n’a pu la nier.. mais bon vous êtes encore plus fort que le roquefort visiblement.


      • oscar fortin oscar fortin 15 novembre 14:30

        @Lugsama : para las traducciones puedes elegir lo que quieres. Lo importante es que sepas lo que se dice y revela en los textos que te refiero. Aquí te dejo con otro texto que da mucha información sobre lo sucedido. De parte de uno que busca la verdad de las cosas puede ser de gran importancia.

        https://www.aporrea.org/ddhh/n348943.html


      • Lugsama Lugsama 15 novembre 15:22

        @oscar fortin

        Mais j’ai bien compris que vous preniez pour référence des articles de propagandes que vous appelez « verdad ».

        Sinon pourquoi me parler en castillan sur un site francophone ?? Sans utiliser usted de plus smiley Demain ça sera tío ?


      • oscar fortin oscar fortin 15 novembre 16:25

        @Lugsama : Mon cher ami j’utilise les informations là où elles se révèlent. Si vous trouvez le même contenu de ces articles sur des sources d’information francophone, allez-y allègrement. Autrement vous avez toujours la possibilité d’en faire une traduction, ce qui semble vous gêner. C’est triste pour vous. Bonne journée et soyez heureux avec votre information.


      • oscar fortin oscar fortin 15 novembre 17:20

        @Lugsama
        Sur quoi vous basez-vous pour qualifier telesurtv.net comme un moyen de communication de désinformation ? Si vous me disiez que vous n’avez aucun problème à écouter en espagnol ce centre d’information et que votre horizon de lecture vous permet d’en apprécier le vrai et le faux, je comprendrais votre affirmation. Il est évident que Telesur ne fait pas partie des médias sous contrôle de l’empire et des oligarchies qui informent selon la politique éditoriale de leurs médias.

        En ce qui me concerne, je lis le français et l’espagnol et divers médias dans l’une et l’autre langue. Je puis me permettre un point de vue qui ne soit pas fondée sur le vide. Avec tout mon respect.


      • Lugsama Lugsama 16 novembre 00:55

        @oscar fortin

        Je connais un peu le Venezuela, j’ai vecu plusieurs années avec une vénézuélienne, je suis resté proche de la famille, presque la moitié des employés de la société ou je travail sont de pauvres réfugiés de la dictature chaviste et chez moi, en Espagne, ils sont tellement nombreux à avoir fuient cette dictature que de nombreux services administratifs sont saturés depuis des mois, et ceux dans toutes les provinces, c’est dire.

        Telesur n’est que l’outil médiatique de du regime chaviste, régime dont on peut difficilement concurrencer le caractère oligarchique ironiquement. Vous vivez sur quel planète ?


      • oscar fortin oscar fortin 16 novembre 01:07

        @Lugsama : je vis sur la planète terre. Je vois ce qui se passe au Chili, la répression fasciste qui n’a aucune sensibilité pour la protection des droits humains. Je vois que ce Chili, donné en exemple au monde, fait partie des 7 pays au monde où l’inégalité des revenus est la plus grande entre riches et les autres. Je vois en Colombie que l’on tue systématiquement les leaders sociaux et de nombreux journalistes comme si rien n’était. Je vois que les États-Unis et ses acolytes ne respectent d’aucune manière le droit international proclamé dans la Charte des Nations Unies. Ils interviennent là où la Charte des N.U. leur interdit de le faire. Ils s’imposent comme les maitres du monde et en cela ils ont suffisamment de ressources pour soutenir son armée de journalistes et de médias pour leur faire dire ce qu’il veut bien leur faire dire au monde. Ils construisent la vérité qu’ils veulent et diabolisent les gouvernements qu’ils veulent etc..... Si quelqu’un les dénonce, met à nue ces tricheries, il passe pour quelqu’un qui ne vit pas sur la même planète. Vous voyez ce que je veux dire..... Bonne fin de soirée


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 novembre 11:06

        @oscar fortin
        Bonjour Oscar,

        Je ne remets pas en question les ingérences des USA, chaque fois que ses intérêts sont en jeu, mais il semble que cette fois, les choses sont plus compliquées.
        Je vous livre ces informations :

        "... la Bolivie était le théâtre d’un coup d’Etat qui fleure bon la CIA. Les ressemblances avec le Maïdan ukrainien sont d’ailleurs assez frappantes : un président quelque peu naïf, une opposition violente, liée à Washington, des pontes de la police et de l’armée qui trahissent leur gouvernement et retournent leur veste, une chasse aux sorcières qui débute...

        Un coup d’Etat, donc ? Oui mais... Ce blog se doit avant tout d’être objectif et il faut reconnaître que l’ami Evo n’est pas non plus blanc comme neige. Personne n’a bien compris pourquoi le comptage des voix a soudain été arrêté pour finalement désigner Morales gagnant alors qu’il n’était qu’en ballotage favorable. Certaines vidéos montrent que ses partisans n’avaient rien à envier non plus à l’opposition sur le plan de la violence. Plus généralement, on peut difficilement contester que la Bolivie, y compris parmi sa propre base électorale, était lasse d’un président qui s’accrochait de plus en plus au pouvoir.

        C’est lui-même qui, en 2009, avait inscrit dans la Constitution la limitation à deux mandats présidentiels. Pourtant, il se présentait là pour la quatrième fois ! Il avait déjà fait un tour de passe-passe en obtenant de la justice que son premier mandat (2006-2010) ne soit pas pris en compte. Puis, en 2016, il a perdu le référendum l’autorisant à se représenter mais une nouvelle et commode décision de justice a purement et simplement annulé le résultat du vote ! Dans un remake digne de l’euronouillerie, le tribunal a considéré que briguer une fonction est un droit de l’homme supérieur à la Constitution ou au résultat d’un référendum. Bref, vous l’aurez compris, Evo a quand même donné le bâton pour se faire battre...etc "


      • oscar fortin oscar fortin 16 novembre 12:29

        @Fifi Brind_acier

        Toujours un plaisir de lire vos commentaires. Cette fois-ci, je me permets de vous rappeler que la campagne dénonçant la fraude électorale a trouvé sa réponse dans deux informés qui ont contredit les dires de l’OEA et de ceux qui s’en ont fait les propagandistes.

        https://www.telesurtv.net/news/segundo-informe-desmiente-oea-elecciones-bolivia-golpe-estado-20191114-0037.html

        http://www.resumenlatinoamericano.org/2019/11/11/bolivia-golpe-de-estado-desmienten-a-la-oea-sobre-irregularidades-electorales/

        Bonne journée et au plaisir de vous relire


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 novembre 13:30

        @oscar fortin
        Je vais lire tout ça, merci !


      • Lugsama Lugsama 17 novembre 02:28

        @oscar fortin

        Donc votre argumentation c’est que l’outil médiatique officiel d’une dictature ne fait pas de la propagande parce qu’au Chilie ce sont des « méchants fachistes ». Amusant.


      • sls0 sls0 15 novembre 15:04

        La Bolivie pendant longtemps ça été des coups d’état avec la CIA derrière. Des militaires prenaient le pouvoir et s’enrichissaient en compagnie de l’oligarchie et les compagnies US.

        Le plus grand narco-trafiquant a été Suarez qui travaillait main dans la main avec les militaires.

        La DEA avait un tel dossiers sur lui que pour les USA l’affaire n’était plus tenable. Si Suarez tombait, il emmenait avec lui les dirigeants du pays.

        Premières élections démocratiques, car le scandale était trop grand. Du coup Klaus Barbie s’est retrouvé sans boulot, avec seulement 3 personnes au courant ils ont réussi à le foutre dans un avion pour la France, seul pays qui voulait le poursuivre.

        95% de la production de coca et Klaus Barbie pour les négociations sociales s’en était vraiment trop coté image de marque.

        30 ans ou une génération après il y a l’oubli et moins de complexes, c’est le retour.

        Morales sait que les coups d’état en Bolivie sont très sanglants habituellement, normalement l’opposition est décapitée violament, son départ permet de calmer le jeu, avec les cadres de son parti 6 pieds sous terre ou dans le Pacifique, le parti perdrait en efficacité.



          • pallas 15 novembre 17:46
            oscar fortin

            Bonsoir,

            Le Mordor, n’est pas un mythe, le seigneur de la Terre du Milieu.

            L’écrivain Tolkien décrivait La France.

            Il n’y a pas d’anneau, donc pas de sauveur, c’est le monde réel

             smiley

            Il y a le Roi Sorcier d’Angmar, qui fait général.

            L’argent, le pognon, ne sont que peut d’intérêts, futile.

             smiley

            Salut


            • OMAR 15 novembre 18:17

              Omar9

              .

              Bonjour @oscar fortin :"l’Organisation des États américains (OEA) répond, avant tout, aux dictats et intérêts des États-Unis qui ont plein contrôle sur la majorité des membres de l’Organisation ..".

              .

              Il n’y a pas que l’O.E.A qui répond aux dictats et intérêts américains.

              Nous pouvons citer en vrac l’O.N.U, la Ligue Arabe, l’OTAN, l’Union Africaine, le GATT, l’U.E, etc...

              .

              Pour les USA, c’est simple : sur terre, il y a les américains et le reste : une populace.

              .

              Voyez leurs films de science-fiction : les extra-terrestres ne s’attaquent qu’à eux, nous autres, sommes juste insignifiants...


              • MAUGISMICHEL MAUGISMICHEL 16 novembre 03:46

                Bonjour Oscar Fortin

                Il y a 2 faits qui se sont passés quelques temps avant les élections qui prouvent qu’il y avait quelque chose de pas très clair qui se préparait pour ses élections.

                1. La réunion de Almagro avec Morales par laquelle il soutient le droit de Morales à une quatrième candidature. Cela me semblait bizarre connaissant le curriculum de se traitre d’ Almagro. Il y avait anguille sous roches. Almagro visait bien plus loin, le coup d’état. C’est durant cette réunion qu’a été accepté le comptage rapide des résultats et son interruption une fois atteint les 80% des suffrages. C’était une idée de Almagro, pas de Morales. La raison de son soutien.. pour lui tendre une embuscade

                  Il est d’ailleurs curieux que les trolls qui « s’expriment » rabâche ce `problème de limitation des mandats, alors que Almagro lui-même l’a cautionné et reconnu parfaitement constitutionnel.

                2.  La diatribe de Trump contre toute idée de socialisme en nommant Cuba, Venezuela et Nicaragua comme les nouveaux dangers pour le monde « libre », ou quelque chose comme cela. Le mystérieux de cette diatribe est qu’il n’a pas placé la BOLIVIE dans cette harangue, alors que maintenant il dit que ce coup d’état est un message pour ces 3 pays cités ! Curieux n’est ce pas ? D’autant plus que la Bolivie était le pays le « plus dangereux » comme exemple à ne pas suivre en Amérique Latine, selon la « filosofie » criminelle des quelques trolls qui viennent en soutien des USA.

                Très heureux de lire vos articles, qui suscitent toujours la haine méritée des .....fauteurs de guerre et de la politique des mensonges


                • leypanou 16 novembre 09:13

                  @MAUGISMICHEL
                  Almagro visait bien plus loin, le coup d’état. C’est durant cette réunion qu’a été accepté le comptage rapide des résultats et son interruption une fois atteint les 80% des suffrages. C’était une idée de Almagro, pas de Morales. La raison de son soutien.. pour lui tendre une embuscade 

                   : merci pour cette information.

                  Les ignares sur ce site ne risquent pas de savoir cela, étant biberonnés par la propagande des Le Monde, Libération, FranceInfo, FranceTV, etc, etc.

                  De toute façon, beaucoup de hauts gradés de la police et l’armée en Amérique du Sud ont suivi des formations aux États-Unis ou y ont été attachés militaires : les États-Unis en ont profité soit pour les corrompre soit pour lessiver leurs cerveaux.

                  Morales a commis l’erreur de ne pas avoir purgé l’armée et la police d’éléments non fiables et mis de vrais patriotes. La petite bourgeoisie compradore est facilement corruptible. Maduro tient encore malgré quelques défections, dont justement l’ancien attaché militaire vénézuelien à l’ambassade vénézuelienne à Washington.


                • leypanou 16 novembre 10:24

                  document assez long mais instructif sur le rôle de l’armée et la police en Amérique latine en illustration de ce que j’ai écrit au-dessus


                • oscar fortin oscar fortin 16 novembre 12:37

                  @MAUGISMICHEL Merci pour vos commentaires toujours très intéressants. Dans le cas présent, je remarque que sont peu nombreux ceux qui font état des deux informés sur le recompte des votes qui contredisent l’informé de l’OEA.

                  http://www.resumenlatinoamericano.org/2019/11/11/bolivia-golpe-de-estado-desmienten-a-la-oea-sobre-irregularidades-electorales/

                  https://www.telesurtv.net/news/segundo-informe-desmiente-oea-elecciones-bolivia-golpe-estado-20191114-0037.html

                  Ces deux informés confirme la légitimité de l’élection d’Evo Morales pour un nouveau mandat comme président de la Bolivie. La démocratie du peuple a été renversé par la démocratie de l’Empire.

                  Bonne journée à vous


                • Lugsama Lugsama 17 novembre 02:36

                  @oscar fortin

                  La « démocratie du peuple » (trololol) lui à refusé le droit de se présenter par referundum comme l’interdisait la Constitution qui l’a lui même proclamé. Mais bon j’imagine que les sites de propagandes étranger sont plus legitime pour décider de l’avenir de la Bolivie que le peuple de ce pays o :)


                • oscar fortin oscar fortin 17 novembre 07:02

                  @Lugsama : il y a eu un second référendum qui lui a permis de se représenter. Il faut croire que dans le second référendum la manipulation des adversaires ait été moins efficace que dans le premier référendum.


                • keiser keiser 16 novembre 11:29

                  @ oscar fortin

                  Attention à vous car vous allez finir par vous faire traiter de gauchiste de Gôôôche.

                  Et en ce moment la chasse est ouverte. smiley

                  Ceci dit, l’Amérique du Sud a toujours été le pré-carré de l’oncle Sam.

                  En plus, Evo Morales a eu le culot d’obtenir de bons résultats économiques.

                  Et ça, les bourgeois conservateurs n’aiment pas du tout .

                  Dans leur monde, Il y a un ordre des choses à respecter.


                  • Samson Samson 17 novembre 20:04

                    Après Lula et Correa, c’est au tour d’Evo Morales.

                    Le coup était d’autant plus intelligent que contrairement à Maduro qui du fait de l’affaiblissement du cours du pétrole, d’une pénurie organisée, des sanctions internationales et de la « reconnaissance » d’un très fantoche président alternatif — polarise l’attention de la presse main-stream et ne peut se prévaloir de bons résultats économiques, le bilan économique, social et civil d’Evo Morales premier président indigène de Bolivie et deuxième du continent sud-américain est on ne peut plus flatteur : la nationalisation des ressources minières a permis d’investir dans les infrastructures civiles et sortir une grande majorité de la population de l’extrême pauvreté, dans un pays dont l’économie prospère.

                    J’imagine qu’il y avait urgence à effacer cet exemple de succès du bolivarisme et d’un authentique socialisme, d’autant que la Bolivie avait levé toute tentative de main-mise du FMI et que dans le cadre plus large de la guerre économique sino-U$ -, ses joint-ventures conclues avec des groupes chinois pour l’exploitation souveraine et à long terme des gisements de lithium et de ses débouchés technologiques devaient occasionner bien des sueurs froides et du dépit aux groupes occidentaux évacués du marché et des perspectives technologiques qu’il ouvre.

                    L’empire s’écroule inexorablement, mais après son échec piteux au contrôle des ressources pétrolières et gazières proche-orientales, l’Oncle Sam ne semble pas encore décidé ou réduit - à lâcher sa main-mise sur son pré carré sud-américain.

                    Désolant !

                    En vous présentant mes cordiales salutations ! smiley

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