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La force des opprimés

Des opprimés qui résitèrent au totalitarisme firent peu à peu émerger notre laïcité française, toujours combattue ensuite, parfois fortement, mais toujours victorieuse avec la République. En cette fin 2019, encore des menaces, de nature nouvelle....

 

 La force des opprimés.

 

L’Eglise catholique toute puissante en France sous les monarchies « de droit divin » a imposé un totalitarisme opposé à la liberté de conscience dont on rêvait peut être.

La Croisade contre les vaudois de 1488 fut une répression religieuse conduite en 1488 par l'inquisiteur Alberto Cattaneo, mandaté par le pape Innocent VIII à la demande de l'archevêque d'Embrun Jean Baile. Une expédition tenta de purger l'hérésie vaudoise dans les vallées de Freissinières, de la Vallouise, de L'Argentière et du Val Cluson.

De nombreux « hérétiques » torturés, assassinés. Des rescapés en fuite dans des communes reculées de la région que nous appelons le Queiras. Triste bilan.

On connait mieux encore la croisade du roi de France contre les Cathares, et le bûcher où les « parfaits » dits « hérétiques » furent brûlés vifs à Montsegur, le 16 mars 1244 .

 

Le totalitarisme français se manifesta fortement avec le roi de France Louis XIV qui considérait que chacun de ses sujets devait avoir sa religion à lui. Il révoqua le 18 octobre 1685 l’édit de Nantes signé par son grand père Henri IV le 30 avril 1598 qui avait mis fin aux guerres de religion. Les « dragons » de Louis XIV s’en prirent aux huguenots (protestants), torturés, assassinés, contraints d’abjurer leur religion, ce qu’ils firent semblant de faire très nombreux. Ces « hérétiques » là ne furent cependant pas vaincus, même s’ils furent décimés. Mieux, ils résistèrent, en particulier dans le Gard et l’Ardèche. Cavalier et Mazel, de nombreux autres ripostèrent à l’assassinat de leurs pasteurs et la destruction de leurs temples, par des assassinats de prêtres et l’incendie de nombreuses églises catholiques. On ne put les empêcher de se réunir parfois à plus de 3000 par exemple sur un petit plateau de la « Plaine de Less » à Issamoulenc, Ardèche, dans de multiples autres assemblées du « désert ». Avant l’arrivée des troupes royales, ils se dispersaient. Ils avaient des chaires démontables et légères permettant à leur pasteur de prêcher en hauteur. Une célèbre ardéchoise, Marie Durand, fut emprisonnée 38 ans, avant d’être libérée sous Louis 15, en 1767. Dans sa prison de la Tour de constance, à Aigues Mortes, elle refusa de se convertir, comme une trentaine de compagnes, et laissa gravée dans la pierre de sa prison, toujours visible aujourd’hui, ce témoignage, « Résister »

 

Résister à quoi ? Au totalitarisme royal bien sûr.

 

Revendication ferme pour la liberté de conscience et de son expression qui se développa avec la Révolution de 1789.

 

Patrick CABANEL et André ENCREVE dans « De Luther à la loi Debré, Protestantisme, Ecole et laïcité démontrent l’apport des protestants à l’idée de « laïcité »

 

« Luther insiste beaucoup, dès 1524, sur l’importance de l’instruction et sur la nécessité d’une forte culture classique, non pas dans un but simplement scientifique, mais comme instrument au service de l’Église et de l’État ». Des compétences qui faciliteront l’accès aux responsabilités publiques.

Il réclame « la mise sur pied d’écoles pour les enfants du peuple, .Il ne fait pas de distinction entre les garçons et les filles, et souhaite des écoles pour tous les enfants »…

 En fait, le lien entre la Réforme et l’éducation est double, parce que les Réformateurs ne réclament pas seulement le développement de la culture profane. Le type d’instruction religieuse dont ils se font les champions est lui aussi porteur d’une alphabétisation du peuple : dès lors que la Bible est la seule autorité (et non plus la hiérarchie de l’Église) et que la lecture individuelle de la Bible est une exigence fondamentale, il est indispensable que chaque fidèle soit en mesure de la lire et donc qu’il dispose d’un minimum d’instruction. D’ailleurs, au milieu du XVIe siècle, les régents d’école sont nombreux à adhérer à la Réforme, et ils sont parmi ses principaux propagateurs. Et, pour développer l’influence du protestantisme, l’un des moyens souvent utilisés alors – lorsque les huguenots dominent socialement une région – est l’introduction de maîtres protestants dans les écoles. …

Lorsque cela leur est matériellement possible, bien des protestants achètent des livres et les transmettent à leurs enfants. Ainsi, dans son étude sur les bibliothèques de Metz au XVIIe siècle, Philip Benedict montre que 80 % des familles protestantes ont des livres, alors que ce n’est le cas que de 20 % des familles catholiques, et que les familles protestantes possèdent nettement plus de livres que les familles catholiques. Naturellement, parmi les livres les plus souvent présents dans les successions des protestants, on trouve la Bible de Genève ou le Nouveau Testament.

 

On peut sans doute, pour l’anecdote, remarquer qu’en 1833, c’est le protestant François Guizot qui est l’auteur de la première grande loi destinée à permettre un véritable développement de l’instruction primaire. Mais une étude de cette loi montre bien qu’elle n’a rien de spécifiquement « protestant » et que Guizot, champion de l’usage de la raison dans le domaine politique, sait qu’une loi « protestante » n’aurait aucune chance d’être mise en application dans un pays catholique comme la France..

La laïcisation des programmes et des personnels, par les lois Ferry et Goblet, en 1882-1886, a changé la donne, en installant dans un même lieu et devant un même programme des enfants venus de différentes confessions.

 

Il est clair que l’une des réussites de la Réforme a été de créer un type de piété marqué par un rapport au livre bien différent de celui des catholiques. Ce genre de rapport à l’écrit caractérise l’ensemble des protestants, mais, en France, il est renforcé par les vicissitudes de l’histoire. Chacun le sait, au moment de la révocation de l’Édit de Nantes, Louis XIV tente d’éradiquer le protestantisme en utilisant tous les moyens, même les plus violents, mais aussi en faisant disparaître le corps pastoral (surtout par exil). Raisonnant en catholique, il pense qu’en privant les protestants de leurs pasteurs, il parviendra à faire disparaître les Églises réformées. Mais il oublie alors que les protestants, qui adhèrent à la doctrine du sacerdoce universel, peuvent se passer de pasteur, puisque la famille protestante est une « petite Église ». L’absence de pasteur conduit donc, le plus souvent, les protestants français (en dehors d’assemblées « du Désert », épisodiques) à se replier sur une pratique religieuse familiale, centrée sur le culte de famille, lui-même, pour l’essentiel, organisé autour de la lecture de la Bible familiale. Dans Si le grain ne meurt, André Gide en a laissé une description intéressante, datée de la fin du XIXe siècle, alors que l’exercice du culte est bien évidemment devenu libre ; mais cela n’a pas fait disparaître les habitudes de pratique religieuse familiale. Égaré à la tombée de la nuit dans la campagne près d’Uzès, il frappe à la porte d’un mas, pour ne pas passer la nuit à la belle étoile. Il est accueilli et, remarquant « sur une sorte d’étagère une grosse Bible », il comprend qu’il s’agit d’une famille protestante, puisque c’est alors un marqueur religieux évident. Il dîne avec la famille puis il participe au culte de famille : « Mais, dit le vieux [le grand-père, puisque le père est absent], vous permettrez que nous ne dérangions pas nos habitudes […] Alors il alla chercher la grosse Bible que j’avais entrevue, et la posa sur la table desservie. Sa fille et ses petits-enfants se rassirent à ses côtés devant la table dans une attitude recueillie qui leur était naturelle. L’aïeul ouvrit le livre saint et lut avec solennité un chapitre des évangiles, puis un psaume ; après quoi chacun se mit à genoux devant sa chaise, lui seul excepté que je vis demeurer debout, les yeux clos, les mains posées à plat sur le livre refermé. Il prononça une courte prière d’action de grâce, très digne, très simple, sans requêtes, où je me souviens qu’il remercia Dieu de m’avoir indiqué sa porte, et cela d’un tel ton que tout mon cœur s’associait à ses paroles. Pour achever il récita le "Notre Père", puis il y eut un instant de silence, après quoi chacun des enfants se releva »

Cette multitude de « petites « églises familiales représente la Résistance imparable, le despote Louis XIV est de fait battu sur ce terrain. Battu aussi dans l’interdiction appliquée d’ensevelir les protestants défunts dans les cimetières existants. Les protestants ensevelirent leurs morts dans des leur jardin, leur propriété. Dans les siècles suivants, lorsque les cimetières communaux furent publics, mais avec des concessions coûteuses et souvent temporelles, ils continuèrent à utiliser leurs propres cimetières, seuls lieux encore aujourd’hui où ils sont chez eux pour l’éternité.

 

Revenons à l’Ecole. Il faut que ça fonctionne bien, que les enfants apprennent, il faut des maîtres en pédagogie.

« Attentifs aux leçons et aux recettes qu’ils pouvaient recevoir de l’Europe protestante, politiques et pédagogues de la génération de Jules Ferry ont choisi pour maître, sans cesse célébré, véritable « Réformateur » européen au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, le Suisse de langue allemande Pestalozzi…

Que Pestalozzi ait été un jalon inattendu, mais peut-être capital, dans la généalogie de l’école républicaine – nous ne disons pas encore « laïque » – trouve une étrange vérification biographique dans le cas d’Élie Rabier, le presque inamovible directeur de l’enseignement secondaire dans la République de Ferry, qui est l’arrière-petit-fils d’un élève du pédagogue suisse venu fonder une école à Bergerac à l’invitation du philosophe Maine de Biran. Rabier est l’un des « directeurs » protestants de la laïcité en cours d’institutionnalisation, aux côtés de Ferdinand Buisson (qui dirige l’enseignement primaire), de Louis Liard (qui est à la tête de l’enseignement supérieur – l’homme n’est qu’un compagnon de route du protestantisme)19, de Félix Pécaut puis Jules Steeg à Fontenay-aux-Roses, de Mme Jules Favre à Sèvres, de Pauline Kergomard (née Reclus) à la tête des jeunes écoles maternelles, etc.20. Ces hommes et femmes, pour certains anciens pasteurs ou théologiens, pour d’autres membres de familles pastorales, incarnent ce moment unique, et peut-être provisoire et fragile, où l’histoire de France n’a plus été écrite ni par les héritiers de Bossuet, ni par ceux de Voltaire, mais bien par les arrière-petits-fils d’un Calvin ou peut-être d’un Castellion…

Pour des raisons multiples, des protestants, chrétiens sans cléricalisme, laïques sans athéisme, ou du moins tenus pour tels, ont très exactement fourni the right men in the right place. Protestantisme et laïcité donc.

Les protestants n’ont pas été « naturellement » laïques, pas plus en matière d’école que d’État, comme le montre le fait que plusieurs pays protestants européens ont encore aujourd’hui des Églises « établies ». Ils se sont ralliés à la laïcité de l’école parce que, dans un pays où ils sont l’infime minorité, elle offrait les plus grandes garanties de protection et de liberté face à un péril clérical, ou tout simplement catholique, dont on les voit exprimer la crainte jusqu’à la fin des années 1950 ! Qu’ils aient conçu pour cette laïcité une reconnaissance fondamentale, pour ne pas dire viscérale, et qu’ils l’aient servie avec passion, hussards parmi les hussards ; qu’ils aient apprécié de trouver entre la structure de leurs Églises et celle de la République une règle de fonctionnement commune, celle-là même de la démocratie représentative, et qu’ils l’aient fait savoir, n’enlève rien au fait que cette rencontre d’une minorité et d’une idée a été un moment d’histoire, non une donnée intemporelle qui voudrait qu’il y ait des religions « laïques » et d’autres « cléricales ».

 Ce protestantisme a appris à redouter bien davantage, des années 1830 aux années 1870, les pressions du cléricalisme et l’intolérance tranquille d’une société restée encore profondément catholique, ce qui ne peut que faciliter son ralliement précoce et sincère au nouveau cours ; et que les dirigeants de la SEIPP ne représentent plus, dans les années 1880, que l’une des sensibilités protestantes, la grande majorité des familles et même un certain nombre de pasteurs passant d’enthousiasme à l’école laïque. Ce clivage entre des dirigeants plus « religieux » et une masse franchement « laïque » se retrouve tout au long du XXe siècle. Il est tel que les responsables de la Fédération protestante de l’enseignement et le directeur gaulliste de l’hebdomadaire Réforme, le pasteur Albert Finet, sont finalement contraints, face à l’émotion suscitée par le projet de la loi Debré, en 1959, de se rallier à leur base, dont la sensibilité laïque est vive, et d’apporter leur soutien au Comité national d’action laïque. ….

 

On peut parler d’une forme d’échec du protestantisme dans sa volonté de peser en faveur d’une laïcité spiritualiste, voire d’une neutralité sincère ; mais on peut tout aussi bien signaler combien les protestants se sont sentis à leur aise dans la nouvelle école laïque, à laquelle ils ont donné leurs enfants mais aussi beaucoup de maîtres, des « hussards noirs » aux inspecteurs généraux, des auteurs de manuels aux ministres (de Guizot à Jospin, en passant par Jean Zay). Ici se sont retrouvés les deux traits majeurs de leur personnalité historique : une appétence d’origine religieuse pour le livre et l’alphabétisation, mais désormais sécularisée (de la majuscule à la minuscule pour noter le « Livre ») ; et la chance saisie face à l’ouverture d’un espace scolaire qui ne prétend reconnaître que des individus libres et égaux, offrant par là un nouveau destin aux héritiers de minorités hier persécutées, interdites ou reléguées. La laïcité, c’est la perte du handicap pour les protestants et les juifs, et c’est la survalorisation de leur savoir-lire séculaire.

 

De 1940 à 1945, la France occupée par les nazis ressemblait à un gigantesque camp de concentration, pillé, avec la complicité et même le zèle des collaborateurs vichystes. Cela n’empêcha pas la Résistance généralisée de protestants, de juifs, d’athées, et aussi de très nombreux catholiques, car ils n’étaient pas tous pétainistes.

 

En cette fin 2019, devant les incertitudes de la politique laïque ou non du président Macron, les Français de toute philosophie se lèvent pour que l’Etat renforce la laïcité de l’Etat et la développent dans toutes les écoles publiques. Les sondages comme celui qui est publié ce 27 octobre 2019 démontrent une exigence forte, au bon moment.

 


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39 réactions à cet article    


  • Taverne Taverne 31 octobre 11:28

    Il est toujours utile de rappeler en effet que la laïcité n’est pas une chose qui va de soi, une chose naturelle. C’est un pacte social et, en France, un pacte social et républicain, puisque la France a choisi comme modèle la république.

    Premièrement, la laïcité ne doit pas faire de victimes, sans quoi elle prendrait le contrepied de son idée de départ qui est de garantir la liberté de croire et la liberté de ne pas croire. Si elle fait des victimes, alors elle risquerait de rejoindre les conceptions archaïques des idéologies passées souvent totalitaires telles que celles que vous citez : monarchie absolue de droit divin, par exemple. Je parle évidemment de vraies « victimes », pas de position victimaire instrumentalisée et militante.

    Secondement, il faut un discours de la laïcité. Je ne fais pas ici allusion à ceux qui pressent le président de tenir un discours fort et fondateur. Non, je parle de discours au sens cartésien, autrement dit de la méthode philosophique fondée sur la seule raison qui doit présider à la mise en oeuvre de la laïcité.

    Sur ce second point, votre serviteur apportera sa contribution lundi en soumettant un article.


    • cevennevive cevennevive 31 octobre 12:12

      Bonjour C BARRATIER,

      Merci  ! Merci pour un si bel article !

      Pour appuyer vos propos, j’ai, dans mes papiers personnels, le testament de certaines de mes aïeules datant du début du 19e siècle, écrits à la plume... Ce qui prouve que même les femmes savaient lire et écrire.

      J’ajoute, puisqu’il est question de diverses religions et de laïcité, que les protestants ont souvent aidé des juifs pendant l’occupation. Ma grand mère, (très, très protestante), ici, dans ma vieille maison, a gardé un couple de juifs. Il y a encore, dans le sol de l’un de mes greniers, un « trou d’homme » où l’on pouvait se cacher (debout !) et que l’on occultait avec une grosse lauze de schiste, semblable à celles qui tapissaient le sol.

      Et les protestants d’aujourd’hui, dont beaucoup ne pratiquent plus mais qui restent attachés à la religion de leurs pères, pratiquent rarement cet ostracisme que l’on appelle « islamisme ». Il y a des humains cruels et ignobles dans toutes les religions...

      Bien à vous.


      • cevennevive cevennevive 31 octobre 12:43

        Et pour ceux qui ne connaîtraient pas l’esprit des camisards :

        http://www.museedudesert.com/article5726.html


      • Odin Odin 31 octobre 16:53

        « La laïcité, c’est la perte du handicap pour les protestants et les juifs »

        La laïcité c’est la mort des religions chrétiennes et est une pure création de la franc-maçonnerie spéculative pour éradiquer, dans un premier temps, le catholicisme dont le coup de grâce fut Vatican II.

        Que reste-il du protestantisme aujourd’hui, la secte évangéliste, principalement au USA.

        Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant la laïcité ! la laïcité ! la laïcité ! sans comprendre où cela aboutit et pour le profit de qui.


        •  C BARRATIER C BARRATIER 31 octobre 19:36

          @Odin
          Les francs maçons ont résisté en 1939-1940, aucun « collaborateur » de Vichy. Mais ils n’ont pas fait naître notre laïcité française, ils avaient un autre champ d’action. Mais je veux bien que vous les classiez parmi ceux qui militaient pour la liberté de pensée, car ils l’ont fait.
          Par contre votre position me fait penser à des paradoxes politico-religieux

          Voir Paradoxes politico-religieux sur Agoravox


        • Odin Odin 31 octobre 20:45

          Cette « laïcité » ne date pas de 1939-1940 mais comme vous parlez des francs-maçons de cette période, je vous rappelle quelques noms, je peux vous en citer d’autres :

          « aucun « collaborateur » de Vichy. »

          Je peux vous citer Pierre Laval, Jean Zay, Pierre Brossolette, Bernard Fay,Otto Abetz etc…

          « Voir Paradoxes politico-religieux sur Agoravox »

          La politique et les religions ne font qu’un depuis des siècles, je ne pense pas que je doive vous rappeler Saint-Louis ou Philippe le Bel, ce n’est pas un paradoxe mais une réalité, même aujourd’hui, mais sans la religion chrétienne, remplacée par celle de Mammon. 


          • Et hop ! Et hop ! 31 octobre 20:46

            Cet article est plein d’inexactitudes historiques et d’anachronismes.

            «  On peut sans doute, pour l’anecdote, remarquer qu’en 1833, c’est le protestant François Guizot qui est l’auteur de la première grande loi destinée à permettre un véritable développement de l’instruction primaire. »


            L’enseignement primaire public gratuit et obligatoire pour tous les garçons et les filles qui existait déjà sous Louis XIV, il a été supprimé par la Révolution, recréé ensuite par des congrégations, et François Guizot a commencé à légiférer à ce sujet.


            Il y a plusieurs ordonnances et déclarations de Louis XIV qui imposent dans toutes les paroisses de France

            aux municipalités et aux communautés d’habitants de 1°) recruter un maître d’école, et une maîtresse d’école quand il y a population scolaire suffisante pour enseigner séparément les garçons et les filles ; 2°) de leur fournir une maison et des gages minimums ; 3°) De lever sur tous les habitants une taxe pour fournir aux dépenses (car les petites écoles étaient gratuite) ;

             aux parents d’envoyer leurs enfants jusqu’à 14 ans à l’école pour apprendre à lire, écrire et compter, sous peine d’amendes ;

             aux curés de dresser chaque année la liste de tous les enfants de leur paroisse en âge d’être scolarisés, de préciser ceux qui ne fréquentent pas l’école, et parmi eux ceux reçoivent déjà une instruction par ailleurs à domicile ou dans un collège, et de l’adresser à leur évêque ; aux grands vicaires de vérifier ces listes et de signaler au procureur du roi les enfants qui ne sont pas scolarisés ; les curés ne faisaient pas l’école mais le catéchisme.


            Les maîtres et maîtresses d’écoles étaient soit des laïcs membres des communautés de métiers (corporations) de maîtres écrivains des villes avoisinantes, soit des membres des nombreuses congrégations enseignantes, parfois laïques comme les Frères des écoles chrétiennes fondés par Jean-Baptiste de La Salle, soit religieux comme les Chanoinesses-de-Saint-Augustin (Congrégation Notre-Dame) fondée en 1597 par Alix Clerc, les Ursulines, les Bénédictins, les Oratoriens, les Jésuites, etc...


            Donc l’école publique, gratuite et obligatoire pour les garçons et les filles existait déjà sous Louis XIV. Elle a été supprimée par la Révolution française qui a vendu comme biens nationaux tous les bâtiments des petites écoles (écoles primaires), des collèges (Lycées) et des universités (facultés de droit, de médecine,..).


            Après la Révolution, l’enseignement primaire a été reconstitué par les Frères des écoles chrétiennes qui ont mis au point toutes les méthodes, les programmes et les manuels scolaires de l’enseignement primaire (lecture, grammaire, arithmétique, leçons de chose, géographie, histoire). Ces manuels et ces programmes ont été copiés sous la IIIe République lorsque les congrégtions ont été interdites d’enseignement et remplacées par des instituteurs laïcs. 


            En France, l’enseignement primaire a été entièrement inventé par les Frères des écoles chrétiennes, et l’enseignement secondaire, avec ses 6 classes de niveaux numérotées de 6 à 1, avec la notation sur 20, avec l’introduction au XVIIIe siècle d’un enseignement de la physique, de la chimie, de l’histoire naturelle (Sciences de la vie).


            L’école publique est entièrement une création de l’église catholique, Luther et Calvin ont été instruits gratuitement dans des écoles fondées par l’Église.


            C’est normal puisque le Clergé a été à l’origine la catégorie professionnelle des clercs qui se définissent comme l’ensemble des gens qui travaillent dans le domaine de l’écrit, les clercs sont ceux qui écrivent, leur apprentissage nécessitait d’apprendre à lire et écrire, à rédiger, etc.


            Il faut savoir que pendant des siècles, plus 95 % de la population était paysanne ou vivait dans les campagnes et qu’il n’y avait n’avait aucune nécessité ou occasion de lire, il n’y avait pas de magazines, les livres étaient très chers, il n’y avait pas de démarches administratives et de formulaires à remplir, ni de publicité écrite, ni de service des postes. Malgré cette inutilité pratique, il y avait en 1789 au moins 50 % des hommes et des femmes campagnes qui savaient écrire, avec une prédominance des femmes. 



            • Jonas Jonas 1er novembre 19:57

              "L’Eglise catholique toute puissante en France sous les monarchies « de droit divin » a imposé un totalitarisme opposé à la liberté de conscience dont on rêvait peut être.« 

              Vous avez une drôle de vision de l’Histoire de France. C’est la république qui a imposé son totalitarisme par la révolution, à une France catholique qui existait depuis de plus de 15 siècles.
              L’Église catholique romaine a été le ciment de la civilisation européenne, en unifiant pendant des siècles les différents clans et tribus qui se combattaient (pictes, bretons, normands, alamans, saxons, germains, burgonds, etc...), à l’origine de ses valeurs morales et spirituelles, les catholiques avaient la charge des hôpitaux, des malades, des pauvres, de l’éducation des enfants et de leur instruction (jusqu’en 1905).
              Les papes ont plusieurs siècles d’avance sur toutes les autres civilisations, l’Église romaine a par exemple interdit l’esclavage sur le sol européen dès le VIIème siècle, sous peine d’excommunication.
              L’état français a été construit intégralement pendant plusieurs siècles par des rois et reines très chrétiens catholiques (Clovis, Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne, Aliénor d’Aquitaine, Philippe Auguste, Blanche de Castille, Saint Louis, Philippe le Bel, Charles VII, Louis XI, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI...), en rassemblant patiemment et méticuleusement les provinces, les régions et en luttant contre les hérésies destructrices de l’unité de la nation (catharisme, protestantisme, invasions islamiques, etc...).
              Il n’y a pas en France un village sans son Église au centre de la commune.
              Toutes les institutions françaises, hôpitaux, associations caritatives, écoles, tribunaux, parlement, cour des comptes, poste, ponts et chaussées, banques, cathédrales,... que vous connaissez aujourd’hui ont été pensés, structurés et édifiés sous la France catholique.
              Les universités qui se construisent sur toute l’Europe occidentale, sont à la charge de théologiens, prêtres, chanoines, abbés, soeurs, ordres catholiques bénédictins, cisterciens, franciscains, dominicains,... dans la hiérarchie du Pape de Rome.
              C’est l’unité catholique de l’Europe qui permet par exemple à un Nicolas Copernic d’étudier dans l’université de Cracovie dans le royaume de Pologne, puis dans celles de Bologne, Rome, Padoue, Ferrare en Italie.
              Pourquoi croyez-vous qu’il y ait une croix catholique au sommet de l’université de la Sorbonne, et sur le dôme du Panthéon ?
              Pourquoi le plus vieil hôpital de Paris s’appelle Hôtel-Dieu ?

              La gastronomie raffinée que vous dégustez (vins d’abbayes, bières, liqueurs, miel, jambons, fromages...), ont été dans la grande majorité des cas bonifiés par des moines.

              La littérature chrétienne, le »Paradis perdu« de Milton, »Polyeucte« de Corneille, »Esther« , »Athala« de Racine, Bossuet, etc... la musique sacrée de Palestrina, Hildegarde Von Bingen, Bach, Mozart, Vivaldi, Gounod, Schubert, etc... entre autres forment les piliers de la culture européenne.
              La république et sa religion maçonnique n’ont fait que piller et dilapider cet héritage millénaire à partir de 1789.

              Le calendrier de tous les pays européens est basé sur la naissance du Christ.
              Chaque jour, on fête un saint de l’Église catholique.
              Le dimanche est jour de repos pour tous, jour du Seigneur.
              Toutes les Églises font sonner leur cloches chaque heure qui passe.
              Les fêtes traditionnelles sont de tradition chrétienne (Noël, Pâques, Ascension, Assomption, Épiphanie, Toussaint, Carême, Pentecôte,...).
              Noël est fêtée depuis 15 siècles.
              Avant que le terrorisme islamique n’interdise toute représentation du Christ sur la voie publique, des crèches géantes étaient organisées à Noël, et ça ne gênait personne.

              S’il n’y avait pas d’Église catholique, il n’y aurait jamais eu de France, »fille aînée de l’Église".


              •  C BARRATIER C BARRATIER 1er novembre 22:10

                re l@Jonas
                « en luttant contre les hérésies destructrices de l’unité de la nation (catharisme, protestantisme, invasions islamiques, etc...). »
                Les dits hérétiques trouvaient qu’ils étaient plus fidèles aux origines que les catholiques de leur temps
                Détruire la pensée des autres au nom de l’unité de la nation est bien un fait totalitaire
                Je ne pense pas qu’ils parlaient de nation d’ailleurs, mais de royaume (propriété d’un roi)

                Oui l’Eglise a compté dans le passé, comme une autre domination aurait compté, comme celle des musulmans en Espagne pendant des décennies.
                Oui nous leur devons beaucoup

                Mais aujourd’hui moins d’un Français sur deux est catholique, l’athéisme progresse
                Alors il faut bien tourner la page, l’avenir ce n’est pas un autre totalitarisme, mais au contraire la laïcité.


              • Cadoudal Cadoudal 1er novembre 22:17

                @C BARRATIER
                Et je souhaite une bonne fête de la Toussaint à tous les dhimmis indigènes français, qu’ils mangent leurs morts en paix et surtout qu’ils fassent pas chier nos sympathiques colons...lol....

                Pour la fête nationale algérienne, j’adresse mes vœux les plus sincères au peuple algérien et rends hommage à son esprit de responsabilité en cette période cruciale pour son avenir. Je souhaite que nos amis algériens relèvent par le dialogue, en toute liberté, les défis futurs.

                https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1190237595030183936?ref_src=twsrc%5Etfw


              • Jonas Jonas 1er novembre 23:31

                @C BARRATIER « Détruire la pensée des autres au nom de l’unité de la nation est bien un fait totalitaire Je ne pense pas qu’ils parlaient de nation d’ailleurs, mais de royaume (propriété d’un roi) »

                Ils blasphémaient contre l’ordre établi, et défiaient les instances religieuses catholiques. Donc ils contribuaient à la désorganisation et à la partition du royaume.

                --------------------------------
                « Les dits hérétiques trouvaient qu’ils étaient plus fidèles aux origines que les catholiques de leur temps »

                C’est le propre de tout hérétique.


              • Kapimo Kapimo 2 novembre 02:44

                @C BARRATIER
                « l’avenir ce n’est pas un autre totalitarisme, mais au contraire la laïcité. »

                La laicité française (franc-maçonne) s’est batie contre le christianisme, et sa vraie nature est anti-chrétienne (sous couvert d’etre ouverte aux croyances). Elle est aujourd’hui confrontée à une impasse, étant incapable de combattre l’Islam comme elle a combattu le christianisme.
                Elle nous mène vers une société communautaire, avec des communautés musulmane et juive bien plus dynamiques et vivantes que le reste fondu dans un bloubi-boulga laicard & Lgbtqswhmd-vegan.
                Après avoir détruit nos racines, la franc-maçonnerie laicarde laisse la communauté autochtone etre dominée et laminée par des croyance importées.

                Un avenir infernal.


              •  C BARRATIER C BARRATIER 2 novembre 08:47

                @Kapimo
                c’est pourquoi j’aimerais bien que Macron interdise tout prosélytisme dans les sorties scolaires publiques (accompagnatrices voilées ou accompagnateurs avec kippas, etc.) Voir la fin de mon article, sa conclusion, ses dernières lignes...je l’ai publié pour en arriver là !
                J’approuve la lettre de Jules Ferry aux instituteurs

                 

                … « Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu’où il vous est permis d’aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ;  »…..(Jules Ferry, Lettre aux instituteurs, 17 novembre 1883).

                 

                S’agissant d’accompagnement scolaire, je dirai donc que si une seule famille, un seul parent peut être choqué par un signe ostensible, ce signe doit être évité. N’oublions pas que l’accompagnateur reçoit délégation d’encadrement, d’autorité, de réprimande aussi, et devrait donc appliquer les directives de Jules Ferry.


              •  C BARRATIER C BARRATIER 2 novembre 08:56

                @Jonas
                Vous employez un terme interne à une religion, on ne peut « blasphémer » que si on en fait partie. Dans le code pénal français, le mot n’existe pas et même en Alsace Moselle il a été éradiqué. Ceci dit, au temps de Louis XIV ne pas être de la religion du roi était blasphémer et puni de mort.
                Votre observation sur les hérétiques, qui sont toujours les autres, est juste, donc tout les monde est l« hérétiqe de quelqu’un et le même Louis disait n’importe quoi. Un »roi soleil " con comme la lune ?


              • Jonas Jonas 2 novembre 09:31

                @C BARRATIER « Vous employez un terme interne à une religion, on ne peut « blasphémer » que si on en fait partie. »

                Je faisais référence aux sociétés avant 1789, les sociétés européennes étaient religieuses, donc le blasphème existait.

                ------------------------------
                "Votre observation sur les hérétiques, qui sont toujours les autres, est juste, donc tout les monde est l« hérétique de quelqu’un et le même Louis disait n’importe quoi. Un »roi soleil « con comme la lune ? »

                C’est un changement de paradigme. Parlez aujourd’hui de grand remplacement, remettre en cause le vivre-ensemble, le multi-culturalisme, la richesse de l’immigration, la réalité des chambres à gaz au vu des recherches historiques, publier la liste de livres interdits en France, c’est du « blasphème » aujourd’hui et peut vous valoir la condamnation ou la prison.


              • Jonas Jonas 2 novembre 09:35

                @Kapimo « La laicité française (franc-maçonne) s’est batie contre le christianisme, et sa vraie nature est anti-chrétienne »

                Plus précisément, la laïcité est une religion anti-catholique.


              • JC_Lavau JC_Lavau 2 novembre 10:31

                @Jonas. Vu que la papauté fut historiquement le premier ennemi de la science et des scientifiques, relayé ensuite par Genève et les sectes amerloques, on peut prétendre que la science est une église anticatholique ?
                Toutefois les anticorps antipapaux qui se développèrent bien du 17e au 19e siècle sont inopérants contre le nouvel ennemi de l’intérieur : la science citoyenne.


              • Jonas Jonas 2 novembre 13:14

                @JC_Lavau "Vu que la papauté fut historiquement le premier ennemi de la science et des scientifiques, relayé ensuite par Genève et les sectes amerloques, on peut prétendre que la science est une église anticatholique « 

                La science moderne naît au moyen-âge dans l’Europe catholique.
                Le monde aristotélicien des philosophes grecs repose essentiellement sur les quatre éléments (feu, terre, eau, air), les trajectoires rectilignes du monde corrompu sublunaire, et parfaitement circulaires dans le monde pur de l’au-delà, la théorie des humeurs en médecine (Galien, Hippocrate). Ces dogmes présentent des incohérences totalement irrationnelles du point de vue de la formulation scientifique mathématique.
                Les sciences païennes, si on peut parler de sciences (mésopotamiennes, asiatiques, égyptiennes, grecques, romaines, perses, arabes, mayas, ...) sont basées sur l’observation de la nature et de leurs Dieux magiques (Dieu du Soleil, de la Lune, de la Terre, du Vent, de la Mer, de la Forêt,..). La déification des phénomènes naturels empêche chez les penseurs la construction d’une méthodologie scientifique rigoureuse pour comprendre les lois de la nature, tout simplement parce que des Dieux ne peuvent être soumis à une quelconque loi physique ou mathématique. Les dogmes formulés restent donc empiriques.
                Cette pensée héritée de la philosophie grecque païenne d’Aristote a sclérosé la science pendant plusieurs siècles, et va être attaquée de front par l’Église catholique dès le XIIIème siècle.
                Le 7 mars 1277, l’évêque de Paris, Étienne Tempier, condamne la doctrine d’Aristote en relevant  »219 erreurs exécrables que certains étudiants de la faculté des arts ne craignent pas de traiter et de discuter dans les écoles".
                Pour le physicien, chimiste, épistémologue et historien des sciences du début du XXème siècle Pierre Duhem, cette condamnation d’Étienne Tempier promulguée à l’Université de Paris marque le début du rationalisme scientifique :
                "S’il nous fallait assigner une date à la naissance de la science moderne, nous choisirions, sans doute, cette date de 1277...Comprise comme une condamnation du nécéssitarisme grec, elle conduira nombre de théologiens à affirmer comme possibles, en vertu de la toute-puissance du Dieu chrétien, des positions scientifiques et philosophiques traditionnellement jugées impossibles en vertu de l’essence des choses...La notion d’un Dieu théologiquement puissant a libéré les esprits du cadre fini où la pensée grecque avait inclu l’Univers."

                Au moyen-âge, l’Inquisition combat l’hérésie païenne, la sorcellerie et la magie, dans la droite ligne d’Étienne Tempier, elle va alors représenter une étape fondamentale pour démystifier les sciences occultes. L’Inquisiteur Bernard Gui au XIII-XIVème siècle explique dans son « Manuel de l’Inquisiteur » que :
                "La peste et erreur des sorciers, devins et invocateurs des démons revêt, en diverses provinces et régions, des formes nombreuses et variées en rapport avec les multiples inventions et les fausses et vaines imaginations de ces gens superstitieux qui prennent en considération les esprits d’erreur et les doctrines démoniaques."


              • Et hop ! Et hop ! 2 novembre 15:26

                @Jonas

                Avant la Révolution, le blasphème ne relevait pas du droit pénal mais du droit canon, donc il pouvait y avoir des sanctions religieuses comme la censure d’un écrit considéré comme blasphématoire ou une punition disciplinaire, mais pas de condamnation pénale.

                Par contre le sacrilège était puni, éventuellement de mort quand il était grave.


              • Et hop ! Et hop ! 2 novembre 15:42

                @JC_Lavau : «  Vu que la papauté fut historiquement le premier ennemi de la science et des scientifiques »

                Vous racontez n’importe quoi, la science moderne occidentale a été inventée par l’Église catholique, la plus grande majorité des grands scientifiques ont été des hommes d’église comme Fibonacci, Copernic, Gallilée,... voire même des papes comme Gerbert d’Aurillac.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvestre_II

                Pascal, Fermat, Descartes, Huygens, Leibniz, Laplace, Euler, Newton, Darwin, Ampère, Poincaré, Gauss, Maxwell, Louis de Broglie, la liste est très longue, étaient tous des fervents chrétiens. Einstein croyait en Dieu.

                Qu’est-ce que vous avez comme grands savants athée ? Ils sont très rares : Condorcet, Pasteur.


              • Jonas Jonas 1er novembre 20:18

                "Chacun le sait, au moment de la révocation de l’Édit de Nantes, Louis XIV tente d’éradiquer le protestantisme en utilisant tous les moyens, même les plus violents, mais aussi en faisant disparaître le corps pastoral (surtout par exil). "

                Louis XIV a essayé, mais il était déjà trop tard. Le ver était dans le fruit, avec les doctrines hérétiques de Luther et Calvin.
                Le déclin des États catholiques (France, Espagne, Italie, Portugal) au profit des États protestants (Angleterre, Pays-Bas, Flandres, États Allemands) au début du XVIIIème siècle coïncide avec la montée en puissance du capitalisme, du monde de la finance, de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la dénaturation de l’être humain, de l’extermination de masse, de la destruction à grande échelle de la Nature, tous condamnés dans les Évangiles de la Bible.

                Le protestantisme, c’est la doctrine de Luther, la négation du libre-arbitre, l’homme n’est plus responsable de ses actes, il n’a plus à avoir honte de s’enrichir, d’oppresser les faibles, de prendre le pouvoir, et d’exterminer les gens, plus de craintes de Dieu, car tout est déjà prédestiné.
                Les doctrinaires du rationalisme (avec principalement Descartes, Rousseau, Voltaire,...) donneront naissances aux sectes maçonniques (GLDF, GODF, GLNF, Rose-Croix, carbonarisme,..).
                L’homme tout puissant a pris la place de Dieu (voir le temple maçonnique du Capitole à Washington, l’immense fresque ornant la coupole intérieure représente le président Washington adoré à la place de Dieu !).


                •  C BARRATIER C BARRATIER 1er novembre 22:18

                  @Jonas
                  « Le protestantisme, c’est la doctrine de Luther, la négation du libre-arbitre »
                  Vous confondez avec le jansénisme que j’apprécie beaucoup, comme Pascal.
                  Le monde changera toujours, et de plus en plus vite, et de moins en moins de gens oeuvrent pour un prétendu paradis, parmi les chrétiens ou ex chrétiens. Ils se contentent d’oeuvrer pour la grandeur de l’homme, l’humsnisme.


                • Jonas Jonas 2 novembre 01:43

                  @C BARRATIER « « Le protestantisme, c’est la doctrine de Luther, la négation du libre-arbitre » Vous confondez avec le jansénisme que j’apprécie beaucoup, comme Pascal. »

                  Luther a endoctriné ses fidèles à la négation du libre-arbitre. C’est le premier pas pour se détacher de la soumission à Dieu, et autoriser l’homme à manifester un pouvoir sans limite vu qu’il n’est plus contraint de faire le Bien, seule la Foi justifie le Salut. Il n’y a plus de morale.
                  L’homme peut donc même assassiner allègrement, car il est prédestiné dès sa naissance :
                  « Soyez un pécheur et péchez hardiment, mais croyez et réjouissez-vous dans le Christ encore plus hardiment, car il est victorieux sur le péché, la mort et le monde. Tant que nous sommes ici, nous devons pécher. Cette vie n’est pas le lieu d’habitation de la justice, mais, comme le dit Pierre, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera. Il suffit que par les richesses de la gloire de Dieu, nous ayons appris à connaître l’Agneau qui enlève le péché du monde. Aucun péché ne nous séparera de l’Agneau, même si nous nous engageons à la fornication et assassinons des milliers de fois par jour. Pensez-vous que le prix d’achat qui a été payé pour le rachat de nos péchés par un si grand agneau est trop petit ? Priez avec audace - vous aussi vous êtes un pécheur puissant ».
                  Extrait d’une lettre de Luther à Mélenchton - 1er août 1521


                • Kapimo Kapimo 2 novembre 02:26

                  @Jonas

                  Je ne savais pas que le très franc-maçon Mélenchon avait des ancetres qui versaient dans le protestantisme. Mais c’est finalement très cohérent.


                •  C BARRATIER C BARRATIER 2 novembre 08:58

                  @Kapimo
                  Lisez bien Jonas, ce n’était pas Mélanchon


                • Et hop ! Et hop ! 2 novembre 15:45

                  @C BARRATIER

                  Le jansénisme est la version catholique du clavinisme, Madame de Sévigné avait une belle formule en disant que c’est « du calvinisme remouille. »

                  Jonas a raison, lisez L’ethique protestante et l’esprit du capitalisme de Max Webber.


                • Kapimo Kapimo 2 novembre 01:29

                  Merci pour cet article de propagande anti-catholique, tant nécessaire à notre époque ou les églises débordent de hordes fanatisées qui menacent la liberté de conscience....

                  Sinon, vous écrivez :

                  On peut sans doute, pour l’anecdote, remarquer qu’en 1833, c’est le protestant François Guizot qui est l’auteur de la première grande loi destinée à permettre un véritable développement de l’instruction primaire.

                  et

                  La laïcisation des programmes et des personnels, par les lois Ferry et Goblet, en 1882-1886, a changé la donne, en installant dans un même lieu et devant un même programme des enfants venus de différentes confessions.

                  Ce à quoi je répondrai :

                  L’ordonnance du 13 décembre 1698 (souvent improprement appelée Ordonnance du 13 décembre 1688) est une ordonnance royale édictée par Louis XIV et qui oblige les parents de France à envoyer leurs enfants dans les écoles paroissiales, dites « petites écoles ». Cette obligation s’applique aux enfants jusqu’à l’âge de quatorze ans. Les écoles paroissiales vont alors se généraliser.

                  Dans le contexte de la révocation de l’Édit de Nantes, un des objectifs était d’astreindre tous les enfants, quelle que soit leur confession, et notamment protestante, de suivre les mêmes écoles.

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_royale_du_13_d%C3%A9cembre_1698_sur_les_%C3%A9coles_paroissiales

                  .

                  La secte franc-maçonne qui prétend que l’ancien régime n’était qu’horreur et obscurantisme, ment effrontément pour occulter les crimes et méfaits des différents régimes s’étant succédé depuis la révolution. Le massacre des vendéens perpétré par la république a été aussi sanglant, voire nettement plus sanglant et organisé, que les guerres de religion de l’ancien régime.

                  L’histoire de France n’est pas l’histoire du bien (la république franc-maçonne) ayant succédé au mal (l’ancien régime), ne vous en déplaise, et les boucheries de la guerre 14 n’ont pas d’équivalent en terme de violence contre le peuple français.

                  Quant à votre suggestion catho=pétainiste, elle relève du pitoyable, quant on sait que ce sont les (franc-maçons) socialistes qui ont de très loin le plus voté les pleins pouvoirs à Pétain.


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 2 novembre 08:35

                    @Kapimo
                    Je n’ai pas souhaité écrire un article anti catholique, je me considère laïque, et ce qui dans mon article est de ma plume n’accable pas les catholiques, dont je dis bien qu’ils n’étaient pas tous pétainistes lors de Vichy.
                    Louis XIV a créé des écoles paroissiales, avec des signes religieux ostensibles, et avec la volonté que les enfants de familles protestantes « reconverties » y reçoivent dans leur instruction une éducation de sa propre religion. Il ne s’agissait pas d’écoles neutres


                  • Jonas Jonas 2 novembre 10:26

                    @Kapimo "Quant à votre suggestion catho=pétainiste, elle relève du pitoyable, quant on sait que ce sont les (franc-maçons) socialistes qui ont de très loin le plus voté les pleins pouvoirs à Pétain."

                    Bien vu.
                    Pierre Laval, chef du premier gouvernement de la collaboration à Vichy est un socialiste, un vrai pacifiste.
                    70% des députés qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940 sont des franc-maçons issus de la base de l’ex-Front Populaire de la gauche socialiste (SFIO, radical socialiste, cartel des gauches, gauche démocratique, union socialiste républicaine, etc...).


                  • Et hop ! Et hop ! 2 novembre 15:52

                    @Jonas

                    Philippe Pétain était baptisé, mais très modérément pratiquant, il a longtemps été agnostique, comme Charles Maurras. 

                    Il soutenait l’Église catholique à cause de son rôle bienfaisant et social.


                  • Kapimo Kapimo 3 novembre 00:14

                    @C BARRATIER

                    Si vous n’avez pas souhaité écrire un article anti-catholique, alors on peut se demander ce qu’il en serait si vous le souhaitiez. Et le pire est que vous continuez dans vos commentaires, en laissant entendre que dire que les catholiques ne sont pas tous pétainistes, ce qui laisse supposer qu’un grand nombre une majorité le sont, n’est pas anti-catholique....
                    Quant aux écoles de Louix XIV, on peut leur reprocher ce qu’on veut, mais elles étaient destinées à rendre accessible à tous le savoir (contrairement à ce qu’on nous répète à l’école de la république qui prétend être la première a l’avoir fait).


                  • Kapimo Kapimo 3 novembre 00:21

                    @C BARRATIER

                    « Il ne s’agissait pas d’écoles neutres ».
                    Parce que vous croyez vraiment que l’école « républicaine » est « neutre » ?
                    L’école républicaine n’est pas neutre, elle voue un culte à la république (franc-maçonne) dont elle occulte les crimes et méfaits, et voue aux gémonies tout ce qui est issu de l’ancien régime.


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 3 novembre 10:24

                    @Kapimo
                    La majorité des Français était pétainiste, hélas, en 39_41, et donc bien sûr la majorité des catholiques, pas des juifs !
                    Il y eut de grands résistants chez les catholiques, même chez des monarchistes
                     Voir FRANCE, terre de Résistance, Agoravox

                    Vous devriez mieux étudier la laïcité, vous semblez en ignorer presque tout

                    Quant à mon opinion sur les catholiques, voyez sur mon dite, en allant à la table des news ;

                    Laïcité chrétienne http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=219

                    Vous y trouverez une dizaine de news sur la laïcité puisque ce sujet vous intéresse tant.


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 3 novembre 20:11

                    @Jonas
                    Erreur Jonas
                    Les Francs maçons connaissaient l’opinion de Pétain
                    Voilà ce que Pétain a dità Karl Oberg, chef nazi SS : Pour moi, j’estime que les plus grands ennemis de la France sont les francs maçons et les communistes"(Alain Guerin, Chronique de la Résistance, page 1284)
                    Francs-maçons et Communistes furent persécutés
                    Vous semblez voir des Francs-maçons partout
                    C’est un honneur de l’être...pas d’être pétainiste


                  • Et hop ! Et hop ! 6 novembre 12:10

                    @C BARRATIER

                    Faux, il y avait beaucoup de juifs, ou plutôt de Français israélite, c’était leur appellation officielle, qui étaient favorables à Pétain et qui bénéficiaient de sa protaction, à commencer par le Consistoire central israélite réfugié en zone libre à Limoges.

                    Emmanuel Berl rédigeait des discours du Maréchal Pétain, notamment celui avec la formule : « la terre ne ment pas ».

                    " Lors de sa parution le livre de Maurice Rajsfus « Des Juifs dans la collaboration » consacré à l’Union générale des israélites de France (UGIF) a provoqué « un tollé général dans les institutions juives de France ». Il ne fallait absolument pas laisser dire que des Juifs avaient pu participer — de façon aussi modeste que ce soit — à la persécution mise en œuvre par les nazis et leurs laquais de Vichy. Aspect dont d’ailleurs étaient conscients tant Rajsfus que Pierre Vidal-Naquet, qui dans sa préface, reconnait que : « Le livre de Maurice Rajsfus n’est pas de ceux qu’on se « réjouisse » de présenter au public. [...] il m’a paru clair qu’il allait au devant de risques terribles et pas seulement celui d’être mal compris, celui au contraire d’être trop bien compris ; c’est dans la mesure où il s’agit d’un ouvrage non gratuitement injurieux mais compromettant, au sens fort du terme, que j’ai accepté — en dépit de certaines divergences sur lesquelles je reviendrai — d’écrire quelques pages au seuil de son ouvrage. » (wikipedia)


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 6 novembre 18:09

                    @Et hop !
                    Rien d’étonnant, l’exception confirme toujours la règle


                  • Et hop ! Et hop ! 7 novembre 15:11

                    @C BARRATIER

                    Ce n’est pas du tout une exception ou une anecdote.

                    Il y avait en France en 1940 deux sortes de Juifs qui se détestaient :
                    la plus grosse moitié moitié était des juifs français de souche (comme les parents de d’Elisabeth Badinter qui ont passé toute la guerre à Boulogne, ou les parents de Simone Weil) qui étaient des bourgeois aisés et conservateurs, qu’on trouve dans le Bottin Mondain de l’époque, qui avaient fait la guerre de 14, qui étaient en général radicaux-socialistes, défavorables à l’immigration juive, et favorables à l’armistice et à Pétain,
                    et l’autre moitié qui étaient des Juifs émigrés d’Europe centrale après 1918, la plupart pauvres, issus du Bund, et militants révolutionnaires, militants au Partie Communiste et dans le syndicat de la MOI (Main-d’oeuvre immigrée). Le Parti Communiste a été interdit par le gouvernement radical socialiste à cause de l’alliance entre Hitler et Staline. Ce sont ces Juifs qui vont commencer une résistance armée et à faire des attentats contre les Allemands quand le parte germano-soviétique aura été rompu, ce qui sera une deuxième raison de se faire arrêter et déporter vers l’Allemagne. 

                    Les Français israélites trouvaient que les Juifs d’Europe centrale était des pouilleux, révolutionnaires, qui leur faisaient honte et qui suscitaient de l’antisémitisme. 

                    Quand en 1942 les Allemands ont exigé un contingent de Juifs pour aller travailler en Allemagne (comme le STO), Vichy s’y est opposé en faisant un marché : vous ne touchez pas aux Français juifs, mais on vous laisse embarquer les apatrides juifs, d’autant plus qu’il s’agissait pour la plmupart de ressortissants d’Allemagne et des pays annexés par l’Allemagne (Autriche, Pologne,..). 

                    Et là, ce sont les Juifs français de souche, en liaison avec Vichy, qui ont complètement collaboré pour réaliser ce deal qui assurait leur sauvegarde en échange de la déportation des juifs étrangers, en faisant eux-mêmes les listes des personnes à arrêter et le tri des convois au camp de Drancy qui avait un directeur juif. C’est ce que montre le livre de Maurice Rafjus qui était un ancien Juif militant communiste immigré d’Europe central, déporté à Dachau, etc.. 


                  •  C BARRATIER C BARRATIER 7 novembre 19:31

                    @Et hop !

                    Merci, je voyais cela depuis l’Ardèche.
                    L’être humain peut être très égoïste,
                    Merci pour cette information
                    L’anéantissement de millions de juifs a fait oublier que parmi eux il y avait des sortes de traitres.


                  • Et hop ! Et hop ! 11 novembre 14:59

                    @C BARRATIER

                    On ne peut pas parler de trahison, ni leur faire vraiment des reproches, ils faisaient ce qu’’ils croyaient être bien.

                    Les Français juifs qui s’occupaient à Drancy à partir de 1942 d’organiser les convois de déportation de Juifs polonais vers l’Allemagne, ne pensaient pas qu’ils envoyaient presque tous ces gens à la mort, ils pensaient qu’ils allaient se réinstaller dans leursrégions d’origine.

                    D’autre part à cette époque, les milirtants révolutionnaires étaient véritablemment des gens dangereux qui constituaient une menace, tous les régimes communistes de 1917 à 1940 avaient provoqué des massacres de masse, assassiné et persécuté des millions de gens, et une bonne proportion des immigrés juifs d’Europe centrale étaient des militants communistes. Les attentats qu’ils faisaient en tant que militants juifs contre des soldats allemands à partir du moment où le pacte Hitler-Staline a été rompu, provoquaient des enquêtes et des arrestations de représailles qui touchaient d’autres juifs 

                    On ne peut pas se mettre à la place des gens d’une autre époque, pour les juger. Je discutais avec l’arrière grand-mèrede ma femme qui était aveyronnaise à propos des Juifs qui s’étaient réfugiés au fin fond de l’Aveyron au début de la guerre de 1939-45, et je lui disais que ça prouvait qu’il y avait de l’antisémitisme jusque dans les campagnes. Elle m’avait répondu que pasdu tout, que les paysans aveyronnais n’avaient jamais vu un Juif ni eu affaire à eux, qu’ils ne savaient pas ce que ça voulait dire, mais que par contre ils avaient fait la guerre de 14 et que pour eux ces gens qui se cachaient dans des fermes parlaient allemands ou avec un accent allemand, et que donc ils croyaient que c’était des Boches, des espions.

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