Le plus grand scandale archéologique de tous les temps
C'est aujourd'hui et cela se passe en France. Oui, je sais. On va encore me reprocher de faire une fixation sur le site du mont Beuvray et de revenir sans cesse sur la polémique que j'ai soulevée depuis plusieurs années en dénonçant cette grave erreur de localisation d'avoir placé Bibracte à cet endroit. Oui, je sais qu'actuellement, la mode est de s'enflammer en faveur de la thèse absurde d'une Alésia franc-comtoise plutôt que s'interroger sur l'emplacement de nos anciennes capitales gauloises. Et pourtant, il suffirait que facebook porte son attention sur Bibracte pour qu'éclate le plus grand scandale archéologique de tous les temps, scandale culturel, financier, politique, européen, autrement dit : un scandale d'Etat.
I. La relecture des textes anciens n'a jamais été faite.
La chose est incroyable. La République a lancé un gigantesque chantier sans demander à une équipe de latinistes, d'hellénistes et de militaires confirmés de vérifier les traductions des deux auteurs principaux qui ont évoqué le site de Bibracte : César et Strabon. Ce qu'il aurait fallu faire, je l'ai fait, ce qui m'a amené à placer Bibracte dans l'ancienne ville murée de Mont-Saint-Vincent, en Bourgogne du sud, et d'identifier le mont Beuvray à la ville boïenne de Gorgobina, ce qui change tout. En outre, après avoir amené, non sans mal, un partisan du mont Beuvray a exposer ses trois principaux arguments, je n'ai eu aucune peine à les mettre en pièces http://www.agoravox.fr/tribune-libr...
Pire, parmi les plusieurs centaines de publications scientifiques consacrées au mont Beuvray, y compris extra-nationales, telles qu'elles sont récapitulées dans la bibliographie de son musée archéologique http://www.interieur.gouv.fr/sectio..., aucune ne porte sur la question de la localisation.
Pire, en consultant ce lien précité - document officiel - on relève la signature ou le nom de nombreux responsables, y compris politiques, qui de ce fait, ont engagé l'autorité de l'État et son budget sans se poser les questions élémentaires qu'ils auraient dû se poser... de nombreux responsables dont un certain nombre sont montés en grade.
Pire, la plupart des autorités responsables actuellement en poste, culturelles, politiques, journalistiques, sont au courant de ma contestation mais préfèrent fermer les yeux quand elles ne cherchent pas, tout simplement, à étouffer le scandale.
Pire, l'actuel ministre de la Culture - qui ne peut ignorer ma contestation - laisse l'entourage du président de la République programmer une visite présidentielle au mont Beuvray sans le mettre en garde, pensant probablement dégager sa responsabilité sous prétexte que "puisque les archéologues le disent" (réponse du ministre au sujet d'Alésia) http://info.france2.fr/politique/sa....
II. Des moyens énormes ont été engagés sur un site qui n'est pas le bon.
Extraits du document précité en deuxième lien : des chiffres extravagants.
... C'est pour cette raison qu'au pied du mont Beuvray, côté Saône-et-Loire, a été construit, pour un coût total de 14M€, financé principalement par l'État, un musée...
... Au total, en effet, les acquisitions foncières, la construction des immeubles, les achats de matériel et de mobilier réalisés depuis 1992 ont coûté quelque 35M€, auxquels les collectivités ont participé pour environ 3,5M€.
... S'agissant de la recherche, l'État en a assuré seul le financement, et il continuera d'assumer cette charge.
... Sur le plan financier, la situation de la SAEMN Bibracte s'avère globalement équilibrée. L'importance des subventions dans le financement des charges de la société ne peut toutefois qu'être soulignée.
... Les charges de la SAEMN Bibracte s'élèvent à environ trois millions et demi d'euros.
... En ce qui concerne les subventions accordées pour l'exercice 2006. Subventions de l'État : 2 283 460€. Subventions des collectivités territoriales et assimilés : 240 245€.
Une réécriture pervertie de la protohistoire à partir d'un site erroné.
... Associés : UMR françaises, équipes de protohistoriens d'une dizaine de pays d'Europe, musées. Participent aux fouilles de nombreuses équipes scientifiques relevant d'universités européennes. Un école de protohistoire de Bibracte. Colloques rassemblant les doctorants venus de tous les horizons.
Quelques perles parmi d'autres.
... La notoriété du musée ne peut que croître.
... Les villes gauloises étant faites plus de bois que de pierres.
... A une échelle plus réduite, mais avec les mêmes enjeux pour la spécialité, le Beuvray fonctionne pour les protohistoriens comme le CERN pour les physiciens (Katherine Gruel, UMR 8546).
III. Je ne reproche rien au président François Mitterrand.
Bien au contraire, son intention de ressusciter le site et l'histoire de Bibracte était tout à fait conforme à l'intérêt national. En revanche, j'en veux à ceux qui l'ont induit en erreur sur le lieu, notamment M. Christian Goudineau, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire des Antiquités Nationales. C'est lui, le machinateur de toute cette entreprise. C'est lui qui, aujourd'hui, ne peut ignorer son erreur et qui pourtant, la maintient.
Ce n'est que peu de temps avant la mort du président que j'ai compris qu'il me fallait court-circuiter la coterie qui entourait le prince et m'adresser directement à lui. Depuis, j'ai beaucoup réfléchi. La réponse qu'il m'a faite en me remerciant de ma "pensée" s'inscrit dans la foi qu'il avait dans les forces de l'esprit. Sa renonciation à se faire enterrer au mont Beuvray, ses dernières déclarations au journal le Monde sur l'importance qu'il y a pour l'homme politique d'acquérir une culture historique mais en rejetant clairement sur l'historien la responsabilité de l'interprétation, un certain désabusement, sa modestie concernant le rôle qu'il a joué, oui, j'en suis persuadé, François Mitterrand avait compris (Le Monde, édition du 29 août 1995). A-t-il parlé ? C'est possible. Il faudrait le demander à son entourage http://www.bibracte.com/mon_histoir....

IV. Personnalités dont le nom apparaît dans le lien cité en deuxième référence. Que sont-elles devenues ?
Lettre en date du 19 avril 2006, je cite : L'oppidum de Bibracte, au sommet du mont Beuvray, est un site majeur de l'archéologie gauloise. C'est aussi un lieu emblématique de notre histoire nationale, où se déroulèrent plusieurs épisodes successifs de la guerre des Gaules..., signé Claude Guéant, actuellement ministre de l'intérieur.
Michel Clément, ancien directeur de la DRAC Bourgogne lors de l'opération mont Beuvray, promu dans la foulée directeur du patrimoine au ministère de la culture, chargé par son ministre d'étudier le dossier de la localisation des anciennes capitales gauloises, a confié à M. Grenier de Monner de la Sous-direction de l'archéologie le soin de m'envoyer sur les roses, aujourd'hui nommé à la tête d'une préfiguration d'une future direction générale des patrimoines de France, ce qui lui permet d'occuper un poste budgétaire.
M. Christian Goudineau, personnage fluctuant, auteur de nombreux ouvrages au contenu historique très discutable, principal acteur et responsable de l'opération mont Beuvray, toujours titulaire de la chaire des Antiquités nationales.
M. Vincent Guichard, ancien polytechnicien, dévoué à M. Goudineau, président directeur général de la SAEMN Bibracte.
Mme Isabelle Balsamo, ancienne sous-directrice de l'archéologie, promue chef de l'Inspection des patrimoines.
Mme Marie-Christine Labourdette, ancienne directrice de la DRAC Bourgogne, promue directrice des musées de France.
MM les députés en charge de responsabilités territoriales Christian Paul, Christophe Siruge etc...
Et il y en a d'autres...
Mmes les anciennes ministres de la Culture Trautman et Tasca qui ont répondu à au moins sept représentants de la Nation en usant de la langue de bois... exemple :

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