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Accueil du site > Tribune Libre > Les machines créent-elles de la valeur ?

Les machines créent-elles de la valeur ?

Le sujet est en apparence très récent. Et pourtant le problème des machines et du capitalisme est très ancien.

Karl Marx y a même découvert le talon d'Achille du capitalisme.

La réponse sur notre avenir se trouve dans Le Capital.

 

Les robots et des intelligences artificielles se développent toujours plus vite. A terme, tous les emplois sont menacés. 

Mais les « élites » n’ont aucune solution. Elles font tout pour que le peuple ne soit pas informé. Elles font tout aussi pour laisser entendre qu’elles auraient une solution. 

On se demande s’il faut taxer les robots. Bill Gates et Benoît Hamon par exemple proposent cette idée. On se demande aussi s’il faut créer un revenu universel. 

Mais les robots créent-ils de la valeur ? 
 

1- Pourquoi le capitalisme conduit à la robotisation

 

La question des machines est très ancienne. C'est l'un des sujets le plus importants dans Le Capital de Karl Marx. 

Un livre dépassé diront certains. Mais peut-être pas. 

Que dit Marx ? Les capitalistes sont en concurrence. Donc ils cherchent le profit maximum. Et qu'est-ce qui permet de faire plus de profit ? Eh bien par exemple, remplacer des travailleurs par des machines. 

Prenons un exemple. Les caisses automatiques dans les magasins. Imaginons que dans chaque magasin, Auchan remplace 5 caissières par une caisse automatique. Au début, Auchan paie ces machines. Mais tous les mois, Auchan paie cinq caissières en moins par magasin. Et la machine les remplace très bien. Donc les caisses automatiques sont très vite rentabilisées. Avec ces économies, Auchan peut baisser ses prix. 

Carrefour, Lidl et les autres magasins sont en concurrence avec Auchan. Si Auchan baisse ses prix, les autres doivent faire pareil. Sinon ils vont avoir moins de clients. Donc que vont faire les autres magasins ? Eh bien ils vont chercher eux aussi à baisser leurs prix. Comment faire ? Comme Auchan : remplacer des caissières par des caisses automatiques. 

Ce phénomène peut s'appliquer à d'autres secteurs comme l'automobile par exemple. En fait, il s'applique à toute l'économie. 

Quand une entreprise remplace des salariés par des machines, les autres doivent le faire aussi. 
 

« s'il arrive qu'un producteur parvient à fabriquer à meilleur compte et à vendre moins cher, par conséquent à occuper plus de place sur le marché, ses concurrents se voient obligés, l'un après l'autre, d'appliquer également un procédé plus économique, apportant une nouvelle réduction de la quantité de travail socialement nécessaire. » 

Karl Marx, Le Capital - Livre III, §2, X

Chaque entreprise suit son propre intérêt. C'est pourquoi elles remplacent les travailleurs par des machines. 

Mais d’un point de vue global, cela conduit à un problème impossible à résoudre pour le capitalisme. 

Quel est ce problème ? 
 

2- Les machines ne créent pas de valeur

 

Le problème, c’est que les machines ne créent pas de valeur. 

A priori, on pourrait croire qu’une machine crée de la valeur. On voit un produit qui sort de la machine, elle fabrique un objet, donc on se dit : « elle crée de la valeur ». En réalité, la seule chose qu’on peut en déduire, c’est qu’elle fabrique un objet, rien de plus. 

Fabriquer un objet et créer de la valeur sont deux choses différentes. 

Karl Marx expliquait que la machine ne crée pas de valeur. Elle transmet simplement sa propre valeur aux marchandises qu’elle fabrique. 
 

« Il est évident au premier coup d’œil que l'industrie mécanique, en s'incorporant la science et des forces naturelles augmente d'une manière merveilleuse la productivité du travail, on peut cependant demander si ce qui est gagné d'un côté n’est pas perdu de l'autre, si l'emploi de machines économise plus de travail que n'en coûtent leur construction et leur entretien. Comme tout autre élément du capital constant, la machine ne produit pas de valeur, mais transmet simplement la sienne à l’article qu’elle sert à fabriquer. C'est ainsi que sa propre valeur entre dans celle du produit. Au lieu de le rendre meilleur marché, elle l’enchérit en proportion de ce qu'elle vaut. » 

Karl Marx, Le Capital - Livre premier, IV° section, XV, II

Pour comprendre pourquoi une machine ne crée pas de valeur, il faut comprendre ce qu'est la valeur. 

Les hommes échangent des choses entre eux. Toutes ces choses qui sont échangées ont un point commun : il a fallu travailler pour les produire. Prenez n’importe quel marchandise, elle a nécessité pour être produite : des matières premières, des outils, des machines, et surtout des travailleurs. 

Par exemple pour produire une voiture, il faut du métal et d’autres matériaux, une chaîne de montage et des ouvriers. 

Or, le métal, les matériaux et la chaîne de montage sont aussi des marchandises. 

Le constructeur de voiture doit acheter le métal par exemple. Une autre entreprise produit du métal. En fait, le métal aussi nécessite du temps de travail pour être produit. 

Donc, 
 

marchandise initiale + travail = marchandise finale

 

Or, la marchandise initiale est aussi faite d'une autre marchandise initiale et de travail. 

Une marchandise, c'est donc la combinaison d’un travail passé (ou mort) et d’un travail vivant. 

Quand un homme produit un objet, son travail vivant se cristallise dans cet objet, qui devient alors du travail mort. 

Par exemple, un cordonnier qui fabrique une chaussure va utiliser du cuir (travail mort) et sa force de travail (travail vivant) pour aboutir à une chaussure (travail mort). 

Tout ce qui s’échange dans la société, c’est du temps de travail. Il existe sous deux formes : le travail mort (les marchandises) et le travail vivant (qu’on vend par exemple en échange d’un salaire). 

La valeur, c'est le temps de travail qu'il faut en moyenne dans une société donnée pour produire une marchandise. 

Créer de la valeur, c’est donc ajouter du temps de travail vivant à une marchandise 1 pour produire une marchandise 2. Cette marchandise 2 aura donc une valeur supérieure à la marchandise 1, parce qu'on y a ajouté du temps de travail. 

Par exemple la chaussure a plus de valeur que le cuir initial car le cordonnier y a incorporé son temps de travail. 

Quand on achète une chaussure au cordonnier, on a pas à travailler soi-même pour fabriquer la chaussure. Le cordonnier l’a fait pour nous, mais comme il a dépensé son temps, il veut quelque chose en échange : de l’argent, qui lui permettra d’acheter lui aussi des marchandises, c’est à dire le produit du travail des autres. 

Ainsi on voit que ce qui s’échange, c’est du temps de travail contre du temps de travail. 

Ce n’est pas la même chose avec les machines, parce que les machines ne travaillent pas. Elles font bien sur un mouvement mécanique qui donne le même résultat que le travail d’un homme. Mais elles ne dépensent pas leur temps, ce ne sont pas des êtres conscients. Elles n’exigent pas non plus un salaire en échange de leur activité et ne peuvent pas posséder quoi que ce soit ni acheter ni vendre des marchandises. 

Mais alors pourquoi ce qui sort d’une machine a une valeur ? 

Marx nous l’expliquait tout à l’heure. La machine ne crée pas de valeur mais par contre elle a une valeur. En effet il faut du temps de travail pour la produire. Donc celui qui possède une machine a un objet de valeur. Cet objet a un certain pouvoir de fabrication. Celui qui possède la machine possède ce pouvoir de fabrication qui a une certaine valeur. C’est cela qu’il vend, c’est cela qui se transmet aux marchandises que la machine fabrique. 

Par exemple, si une machine peut aider à produire 1000 voitures avant d’être complètement usée, alors elle aura transmis un millième de sa valeur à chaque voiture. 

Au final, il n’y a que le travail (humain) qui crée de la valeur. 

Donc le capitalisme tend à remplacer les travailleurs par des machines. Donc il crée un monde où il n’y a plus besoin de travail. Si on a plus besoin de travailler pour produire un objet, alors celui-ci n'a plus de valeur. 

Mais à quoi bon échanger ce qui n’a plus aucune valeur ? Si tout est produit par des machines, plus rien n’a de valeur car plus rien ne nécessite de temps de travail. 

Le capitalisme ne résoudra pas ce problème. Cela ne peut à long terme que créer du chômage et des crises. Peu importe ce que les « élites » disent pour faire croire qu’il n’y a pas de problème, la robotisation est un problème que le capitalisme ne peut pas résoudre. C’est un changement complet de société qui s’impose. 

Source : http://proletaire.altervista.org/marxisme/textes/les-machines-creent-elles-de-la-valeur.php

Autres articles : http://proletaire.altervista.org

  


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32 réactions à cet article    


  • math math 19 octobre 09:14
    Les machines ne sont que le prolongement de l’homme il me semble..un instrument à sa disposition !
    Quand vous allumez la lumière, le bouton n’est pas le fabricant d’électricité ?

    • zzz'z zzz’z 19 octobre 09:20
      « Les machines créent-elles de la valeur ? »J’en vois plein sur leur high-faune fulminer « K.M. est un hater ! »

      • jalin 19 octobre 10:09

        « Les caisses automatiques dans les magasins »


        Très mauvais exemple, ce ne sont pas des caisses automatiques, ce sont des caisses en self service. C’est le client qui passe le lecteur de code barre à la place de la caissière, le client fait le job de la caissière tout comme il fait le job du pompiste quand il fait lui même le plein de sa voiture. Idem pour celui qui va au restaurant self service, le client remplace le serveur, il se sert lui même...

        L’IA est encore très loin de pouvoir tout faire, et elle a toujours besoin de concepteurs qui apportent la valeur ajoutée.

        Taxer les « robots » est idiot, car à partir de quand et comment on définit ce qui est un robot et ce qui ne l’est pas. En fait, un robot c’est automatisme comme il en existe de toutes sortes. Un thermostat de frigo c’est un automatisme, vous allez le taxer sous prétexte qu’il fait partie de ce qu’on pourrait appeler un robot thermorégulateur ? Une machine à calculer de poche, c’est aussi un automatisme qui remplace le crayon et le papier, le boulier ou la règle à calculer.

        Des idiots comme Jorion ou Hamon veulent taxer les robots alors qu’ils sont incapable de définir ce qu’est un robot. A ce compte, il fallait taxer les chevaux ou boeufs qui permettaient de tracter une charrue mieux qu’un homme seul.

        • NEMO Chourave 19 octobre 10:33

          La valeur est un attribut lié au fétichisme de la marchandise dont l’origine est le système d’équivalence qui établit des liens entre producteurs et consommateurs. Elle n’a donc de sens que dans le cadre d’une économie de marché, c’est-à-dire d’un rapport social de production qui suppose l’échangeabilité, le travail socialement nécessaire pour produire la marchandise et la quantité de travail nécessaire aux forces productives. La machine est un multiplicateur qui n’augmente pas la valeur, mais le profit. Ce n’est pas à la machine qu’il faut s’en prendre : l’amélioration de la productivité put servir à autre chose qu’à la réalisation de profits dans un autre type d’économie, à soulager l’humanité de l’aliénation dans le processus de production. Mais ceci est une autre histoire.


          • Chris 19 octobre 10:47

            Très curieux, cet article :


            « Que dit Marx ? Les capitalistes sont en concurrence. Donc ils cherchent le profit maximum » : puis vous nous faites la démonstration de la nécessité de la concurrence ... non pour faire du profit, mais pour faire baisser les prix aux consommateurs.

            « Les machines ne créent pas de valeur » : Belle démonstration la nécessité du capital pour les investissements, en passant par les processus d’amortissement des machines.

            « Mais à quoi bon échanger ce qui n’a plus aucune valeur ? »
            La réponse allant de soi (pour l’usage des produits fabriqués), finalement vous nous montrez les bienfaits du capitalisme et de la concurrence associés : l’un permet de baisser les coûts de production, pendant que l’autre permet au plus grand nombre d’accéder au produits. 

            Fallait-il vraiment s’appuyer sur les textes de Marx pour montrer cela ?


            • Orélien Péréol Orélien Péréol 19 octobre 10:51

              Je ne pensais pas qu’on pouvait encore trouver un catéchisme marxiste aussi bêtassou. C’est mignon.

              La réalité dialectique passée sous silence, ou ignorée, de l’auteur c’est qu’on n’exerce du travail que sur du capital.
              Débrouiller la part relative du travail et du capital dans la valeur d’un bien ou d’un service est, en substance, l’objet de la politique et n’obéit à aucune loi, aucune constante si vous préférez.

              Dans l’article, il découle de cette ignorance quelques perles : « Une autre entreprise produit du métal. » Aucune entreprise ne produit du métal. Le métal, on le trouve, on l’extrait. Des entreprises s’occupent de l’extraire et d’autres, ou les mêmes, de le préparer à certains usages industriels.
              D’autre part et surtout, le marxisme a fait la preuve de son inanité dans de grandes dimensions (presque la moitié du monde a vécu sous des politiques marxistes et pendant presqu’un siècle. C’est un laboratoire incroyablement vaste...) On a bien vu ce que cette pensée valait. Elle s’est elle-même présentée comme scientifique, on peut lui appliquer le principe de la falsibilité qui détermine une science.

              • NEMO Chourave 19 octobre 11:12

                « presque la moitié du monde a vécu sous des politiques marxistes et pendant presqu’un siècle »


                En quoi une dérive historique prouve-t-elle l’inanité d’une idée ?



                • Orélien Péréol Orélien Péréol 19 octobre 13:13

                  @Chourave Pourriez-vous me dire dans quel livre Marx définit-il la « dérive historique » ? J’espère que vous me pardonnerez ma faible mémoire (pas mon ignorance, parce que j’ai lu tout Marx).


                • NEMO Chourave 19 octobre 13:24

                  @Orélien Péréol

                  dans le meme livre que celui dans lequel jésus-christ définit l’immaculée conception, la sainte trinité et les bienfaits de l’inquisition, autrement dit la construction de l’empire catholique sur les ruines de l’empire romain en prenant comme prétexte le « christianisme ». L’un est une idée, l’autre une dérive historique.

                • Orélien Péréol Orélien Péréol 19 octobre 13:55

                  @Chourave

                  « dans le meme livre que celui dans lequel jésus-christ définit l’immaculée conception, la sainte trinité et les bienfaits de l’inquisition, » je ne savais pas que Marx et Jésus avaient écrit un livre ensemble. Pouvez m’en dire le titre que je me le procure et le lise. Je brûle d’impatience.

                • Spartacus Spartacus 19 octobre 11:59

                  On rigole bien de la religion communiste et références aux théories absurdes sorties du prophète Karl Marx du 18eme sièce totalement inadaptées à notre monde.


                  On aime les paradoxes incompris.
                  « les machines ne créent pas de valeur. »
                   « La valeur, c’est le temps de travail qu’il faut en moyenne dans une société donnée pour produire une marchandise. »,« Si tout est produit par des machines, plus rien n’a de valeur car plus rien ne nécessite de temps de travail. »

                  -Allez donc dire aux disques dur de Youtube qui permettent le téléchargement, il est ou le temps de travail ?
                  -La machine à café dans le local à cocos ne créerait aucune valeur ? On se demande pourquoi des entreprises capitaliste se sont fait chier à la poser dans le local.
                  -Et si la production de la machine ne nécessite aucun temps de travail, on se demande pourquoi il y a des milliers d’employés chez Microsoft.

                  Toutes ces conneries pouvaient encore être crédible au 18-19 eme siècle, mais aujourd’hui ou 40% des produits achetés sont des biens immatériels. Le travail demandé aux humain n’est plus Tailoriste, mais intellectuel et les usines, les mines et l’exploitation et production de masse ne sont plus qu’un agrégat dans l’économie devenue économie de services.

                  Va falloir intégrer que le capital n’est pas que matériel, mais intellectuel.
                  Qu’on peu faire fortune avec une photo de chaton sans aucune machine ou usine ou capital et que le monde est 100% différent de ces temps totalement révolus.

                  Les idées de Marx ont engendré 100 millions de morts, les tyrannies étatistes, les dictatures, et aucun Nobel en économie n’a jamais sorti une niaiserie Marxiste dans ses thèses...

                  Il serait peut être temps de lire Tirole, Bastiat, Bucanan et laisser Marx pourrir dans sa tombe avec ses théories totalement dépassées et obsolètes.


                  • NEMO Chourave 19 octobre 12:17

                    @Spartacus

                    Pour votre gouverne, Karl Marx, né le 5 mai 1818 à Trèves en Rhénanie et mort le 14 mars 1883 à Londres, est un historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste allemand, ce qui le situe carrément au XIXème siècle.


                    Platon est né le 7 mai 427 av. J.-C, ce qui n’a conduit personne à en déduire qu’il racontait des sornettes.

                  • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 19 octobre 12:21

                    @Chourave

                    «  historien, journaliste, philosophe, sociologue, économiste, essayiste, théoricien de la révolution, socialiste et communiste ,,, »


                    Il a trouvé où le temps d’engrosser sa bonniche ?

                  • NEMO Chourave 19 octobre 12:45

                    @Cateaufoncel3

                    qui ça ? Platon ?

                  • Pierre Sanders Pierre Sanders 19 octobre 14:35
                    @Chourave

                    « Karl Marx aurait également eu un fils naturel, Frederick Demuth (1851-1929), issu d’une relation avec la bonne de famille, Helene Demuth. Frederick Demuth fut reconnu par Friedrich Engels. »


                  • Trelawney Trelawney 19 octobre 16:53

                    @Pierre Sanders
                    Frederick Demuth on n’est pas trés loin de Bismuth


                  • Pierre Sanders Pierre Sanders 19 octobre 19:44

                    @Trelawney


                    Ceux qui réussissent à me faire rire sont très rares.

                    Compliments.

                    P.S. - Savez-vous… ? comment pourriez-vous le savoir ? J’ai été contraint de renoncer aux barres chocolatées pour ne rien me savoir en commun avec le premier président de la République dont le monde entier a vu la première dame à loilpé, avec la toison que des temps pas si anciens retouchaient pudiquement.. . Bon, on peut aussi se dire que cette audace novatrice nous a peut-être épargné un Buzz planétaire (paroles et musique de Kiddy Smile) de la minette de 65 piges.


                  • Désintox Désintox 20 octobre 20:19

                    @Spartacus


                    Dans la modélisation marxiste de l’économie, le travail humain est en effet la source de toute valeur.

                    Aucune production n’est assurée à 100% par des machines.

                  • foufouille foufouille 19 octobre 12:52
                    pas tout lu tellement c’est con. l’auteur devrait bosser dans le BTP avec zéro machine pour voir si c’est bien.


                    • Désintox Désintox 20 octobre 20:39

                      @foufouille


                      Vous n’avez pas compris.

                      Dans le BTP comme ailleurs, on utilise des machines, mais celles-ci ne créent pas de valeur.

                      C’est l’homme qui utilise les machines qui produit de la valeur.

                      Si un jour l’humanité disparaît mais que des machines continuent à fonctionner automatiquement, croyez vous que de la valeur sera produite ?

                    • Jean-Yves TROTARD Jean-Yves TROTARD 19 octobre 13:15
                                 Ne pas réveiller le SpartGus !

                                       Le laisser dormir sur ses bitcoins !

                      • Trelawney Trelawney 19 octobre 14:26

                        Laissez Marx où il est. Déjà qu’à son époque sa « théorie » était sujette à caution. Aujourd’hui, elle n’a plus de raison d’être.

                        Néanmoins l’auteur commence à comprendre ce qu’est une valeur et un coût. Comme il est convaincu que la notion de capital et prolétariat existe encore il aborde faussement ces termes sous un vocable foireux « travail mort et travail vivant ».
                        Notion de base sur la valeur d’un produit
                        La valeur d’un produit est le prix que l’on indique pour vendre ce produit et c’est tout !. Bien sur le prix de vente doit être supérieur au prix de revient sinon il n’y a pas de bénéfice.
                        Notion de base sur le prix de revient :
                        Le prix de revient est la somme des dépenses nécessaires à la fabrication du produit et elle comprend 3 poste plus un quatrième qu’on expliquera plus tard. Les 3 postes sont :
                        1. Les matériaux nécessaire à la fabrication du produit, soit la matière première, mais aussi le coût de la sous traitance
                        2 Les matériels, c’est à dire le local, les machines, l’électricité, etc.
                        3 Le coût de la main d’oeuvre à savoir salaire, cotisations sociales taxes et impôts divers sur le travail etc. ce qui fait qu’actuellement, le coût d’une heure de travaille d’un smicard travaillant dans le bâtiment est de 34 euros et non pas les 9.88 euros de smic brut,

                        le 4ème poste est l’investissement pour augmenter la marge sans changer la valeur des 3 postes précédant. C’est à dire la publicité, la communication etc.
                        Si un jean est fabriqué pour 5 euros (poste 1 2 et 3) et est vendu 30 euros. On peut aussi ajouter le poste 4 pour une valeur de 15 euros (soit 20 euros au total) et parce qu’il a été porté par des stars ou dans des défilés de mode, il sera vendu 100 euro soit 80 euros de bénéfice par jean au lieu des 25 initiaux. Elle est où la valeur travail là dedans ?

                        • Désintox Désintox 20 octobre 20:41
                          @Trelawney

                          Vous ne contredisez en rien l’article.

                          En effet, les différents prix de revient que vous détaillez correspondent in fine au travail humain qui a été nécessaire pour les produire.

                        • Spartacus Spartacus 20 octobre 21:05

                          @Désintox


                          Toutes ces conneries Marxistes répétés répétées répétées sont le triste résultat d’un endoctrinement gauchiste de la mainmise dans les sciences sociales et économiques de débiles profs Marxistes et leurs programmes.

                          Dans l’économie réelle, il y a longtemps qu’il a été démontré que Marx était une buse en économie et c’est trompé sur tout.

                          Une bonne cure de « désintoxication » d’une culture Marxiste est nécessaire dans notre pays. 

                          La valeur c’est l’échange qui le définit. POINT.
                          Et ce qui définit l’échange c’est la loi de l’offre et la demande. POINT

                          Ce n’est ni le prix de revient, ni le temps de travail, ni rien d’autre et encore moins les conneries Marxistes.

                          T’a travaillé pour planter des tomates, lundi elles valent 1,5€, le samedi elles sont pourries et jetées à la poubelle, quel que soit le travail ou le prix de revient c’est l’échange de l’offre et la demande qui fait la valeur

                        • Trelawney Trelawney 22 octobre 13:23

                          @Désintox
                          En effet, les différents prix de revient que vous détaillez correspondent in fine au travail humain

                          C’est difficile de faire boire un animal qui n’a pas soif. Je vais expliquer la valeur du produit par rapport à une citation de salavador Dali. Ce dernier plongeait des service à thé en argent dans du goudron.
                          Une service à thé en argent vaut disons 1500 euros (matière premièer et tavail de l’artisan). Une fois plongé dans le goudron, il ne vaut plus rien. Mais si c’est Salvador Dali qui le plonge dans le goudron, il vaut 50000 euros
                          Elle est où la valeur travail par rapport à la valeur du service à thé plongé dans le goudron ?
                          Le cas du jean est identique. Il vaut si on réalise une marge de 50% 30 euros. 15 euro travail et 15 euros bénéfice. Mais si c’est porté par une vedette il vaut 100 euros (jean de marque) avec une valeur travail 15 euros et un bénéfice de 85 euros.

                          J’espère que vous avez compris la nuance et que la valeur travail entre dans les frais mais ne participe pas à l’augmentation des profits commerciaux.

                        • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 19 octobre 14:27

                          En voilà un qui a l’air de croire que Le Capital est le nouvel évangile ! Je lui conseille de lire la partie économique de l’article suivant : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-une-alternative-aux-179614

                          Cela lui permettra de sortir des raisonnements circulaires du genre : la valeur c’est du temps de travail or les machines ne travaillent pas donc elles ne produisent pas de valeur. C’est si simple, il suffisait d’y penser ! En tout cas le temps de travail que proletaire de fer a passé pour écrire cet article n’a pas produit beaucoup de valeur.

                          • Désintox Désintox 20 octobre 20:44
                            @Bernard Mitjavile

                            Marx dit « le temps de travail humain socialement nécessaire » si mes souvenirs sont exacts, ayant lu Le Capital il y a bien longtemps.


                          • Luniterre 23 octobre 09:35

                            @Bernard Mitjavile


                            Contrairement à votre article cité en référence, cet article du « prolétaire de fer » ne prétend pas ni refaire ni invalider la théorie marxiste, mais seulement résumer le lien entre évolution de la robotique et évolution du capitalisme.


                            De par sa méthodologie elle-même, votre article sur le sujet ne démontre rien, ni ne peut le faire, de toutes façons, comme je vous l’explique en post :


                            https://www.agoravox.fr/commentaire5330479


                            Cette carence méthodologique vaut pour chacun des points évoqués.


                            Ici, la question est donc celle du « travail mort » qui est contenu dans les machines et s’éteint avec elle, ne transmettant donc pas plus de valeur qui n’en est rentré, et n’en créant donc évidemment pas.


                            La notion elle-même de travail mort est contenue dans le principe comptable d’ « amortissement », qui n’est pas une invention des marxistes, mais bien des capitalistes eux-mêmes.


                            La racine même du mot, « mort », contenue dans le terme, vient en droite ligne du droit féodal sur la « mainmorte », ou absence de capacité de transmettre, à sa mort, ses bien, et donc la valeur de ses biens, à ses héritier, et se définit donc comme le coût à payer pour lever cette incapacité.


                            Le terme est donc repris, par la suite, par l’évolution du capitalisme marchand, au XVIème siècle pour donner un cadre juridique à la notion de « dépérissement » du matériel qu’ils utilisent (...ou qu’ils font utiliser). Définitivement formalisé, par la suite, par la Compagnie des Indes, à propos de ses navire, dont la valeur comptable est réajustée avec le temps et l’usage, tout à fait à la manière des véhicules de l’ère moderne, déjà.


                            Il s’agit donc déjà de comptabilité prévisionnelle et contient donc une part d’approximation effectivement inévitable, mais qui n’en altère pas le principe.


                            Tôt ou tard, le matériel est obsolète ou carrément hors d’état et irréparable et donc on peut à ce moment faire le bilan réel de son « amortissement », ce qui permet, du reste, d’améliorer la méthodologie de comptabilité prévisionnelle, et de la rendre de moins en moins aléatoire.


                            Une évidence à la fois suffisante et nécessaire sur ce point, comme il y en a, du reste, sur chacun des points prétendument « démontrés » par votre article.


                            Luniterre


                          • mekihuhul 19 octobre 17:24
                            Vous ne pourrez pas affronter victorieusement le transhumanisme avec du lubbisme.

                            • CN46400 CN46400 20 octobre 12:01

                              En tout cas, à l’évidense, les machines créent, parfois, des profits conséquents, sous fous forme de gains de productivité, que la bourgeoisie tient à garder rien que pour elle...


                              • Trelawney Trelawney 22 octobre 13:28

                                @CN46400
                                En tout cas, à l’évidense, les machines créent, parfois, des profits conséquents, sous fous forme de gains de productivité, que la bourgeoisie tient à garder rien que pour elle...

                                On ne va pas parler de bourgeoisie ca ne veut rien dire, mais plutôt de propriétaires des machines, c’est plus précis. Je tiens seulement à vous dire que ce que vous venez de dire et qui est fort juste « la bourgeoisie tient à garder rien que pour elle... » vous éloigne des théories marxistes. le partage des richesses n’a jamais existé dans la théorie marxiste

                              • Pr gunther-schroebel 3 novembre 20:20

                                ce qui crée de la valeur c’est l’énergie :

                                matière première + énergie = produit finit

                                cet énergie peut avoir plusieurs origines : de la photosynthèse à l’huile de coude, d’une machine électrique au cours d’une rivière...

                                c’est quand on a besoin d’une certaine quantité d’énergie pour obtenir ce que l’on veut (y compris donc, l’extraction des matières premières), que l’on commence à penser en terme de coût.
                                et toute l’économie en découle...

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