• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Les professeurs peuvent-ils être encore des maîtres ?

Les professeurs peuvent-ils être encore des maîtres ?

JPEG

Les mots "maître, maîtresse" ont tendance à disparaître de l'Education nationale : les instituteurs sont désormais des "professeurs des écoles". Nouvelle dénomination révélatrice...

Les profs peuvent-ils être encore des maîtres ?

 

Leur autorité a été battue en brèche par de nouvelles modes et méthodes pédagogiques : le cours magistral est déconseillé depuis longtemps par l'institution elle-même.

Le professeur se doit d'accompagner l'élève en situation d'apprentissage : l'élève doit être actif. C'est ce qu'on a appelé la pédagogie de la découverte, l'élève doit être acteur de son propre savoir... Il s'agit d'éveiller le questionnement et la curiosité des élèves.

 

Le silence dans une classe est dès lors jugé suspect... le silence serait en fait une marque de sommeil et de paresse intellectuelle.

L'écoute serait inerte, passive, et pourtant, l'attention demande un effort, c'est un travail.

Mais, il est vrai que l'attention est de plus en plus difficile à obtenir de la part des élèves. Les nouvelles technologies entraînent une dispersion et une dilution de l'attention. Sur internet, les adolescents naviguent d'une page à une autre, grignotent, picorent de-ci de-là...

Il conviendrait donc de fixer l'attention des élèves en classe, de leur apprendre à écouter dans le calme.

 

Mais ce message est sans cesse seriné par les inspecteurs : les classes doivent être vivantes, en mouvement, l'enseignant est même invité à encourager et admettre les bavardages...

Pour mettre les élèves en activité, il faut pourtant leur avoir donné de la matière et faire appel au cours magistral...

Faut-il transmettre simplement une dose minimale de savoir, comme le disent certains ? A mon sens, c'est une dose maximale de savoir qu'il faut mettre à la portée des élèves.

Or, les ambitions ont été pendant des années revues à la baisse : on a ainsi négligé l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe, jugées trop complexes.

Dans certaines classes, l'autorité n'a plus aucune efficacité : les nouvelles pédagogies ne sont pas adaptées à de telles classes qui auraient besoin d'une pédagogie et d'une discipline plus strictes.

Et l'autorité est ainsi parfois transférée au groupe : les élèves prennent le dessus, l'enseignant n'arrivant plus à maîtriser sa classe.

On assiste alors à une inversion préoccupante des valeurs et des rôles...

Il conviendrait, sans doute, de redonner aux enseignants un statut de maîtres : refuser, par exemple, l'intrusion trop grande du numérique dans les classes, ou encore mieux valoriser le métier des professeurs.

JPEG

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2019/05/les-professeurs-peuvent-ils-etre-encore-des-maitres.html

 

Source :

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/quest-ce-quun-bon-prof


Moyenne des avis sur cet article :  1.44/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


  • Chantecler Chantecler 6 mai 15:27

    les profs de maths ne se posent pas tant de questions !

    quoiqu’en dise Socrate, la maïeutique ne permet pas à elle seule de faire redécouvrir le théorème de Talès par un esclave illettré en lui posant les questions pertinentes !

    et les maths restant le critère de sélection pour la « voie de l’excellence », cette discrimination inavouée mais connue des initiés comme l’était le filière « allemand première langue » permet de réserver les classes calmes à la future élite et de réduire à de l’animation les activités dans les établissements et classes de seconde zone où il s’agit de conditionner davantage que d’éduquer (quoique le rôle des enseignants soit ramené à celui d’éducateurs dans bien des secteurs !)


    • Chantecler Chantecler 6 mai 15:42

      @Chantecler

      Pour en revenir au titre, tout dépend des relations que l’on recherche : les chiens ont des maîtres et les chats ont des amis. On ne fait qu’un avec son ami. On ne fait pas qu’un avec son maître.


    • rosemar rosemar 6 mai 17:12

      @Chantecler

      Le professeur doit-il faire de ses élèves des amis ?? 


    • rosemar rosemar 6 mai 17:13

      @Chantecler

      Il peut le faire facilement en distribuant des bonnes notes, par exemple...


    • Aimable 6 mai 20:40

      @rosemar
      C’est ce que certains ont voulu faire après 68 , le résultat n’a pas tardé a se faire sentir , ils se sont fait dévorés et depuis ils n’ont jamais pu redresser la barre .


    • Christian Labrune Christian Labrune 7 mai 12:34

      @rosemar

      La relation maître-élève n’est pas une relation duelle. Il y a un troisième terme transcendant absolument essentiel, qu’on pourra appeler si on veut la rationalité, la connaissance, le savoir, et auquel le maître aussi bien que l’élève sont également soumis, et cette soumission commune n’a rien de méprisable puisqu’elle est la condition même de toute liberté.

      A partir du moment où la « pédagogie » des plus cons a renoncé à Instruire pour se borner à éduquer, c’est là que la relation a commencé à se détériorer. La médiation d’un universel abstrait et transcendant ayant disparu, il n’y a plus, face à face, qu’un dominant et un dominé, quelque chose qui ressemble à la relation maître-esclave de la philosophie hégélienne. L’autorité du maître n’étant plus fondée en raison, pourquoi prétendrait-il dominer, c’est-à-dire noter, évaluer, sélectionner ?

      On est tous égaux, non ? De quel droit ce con peut-il prétendre que l’Art de la fugue d’un vieux schnock du XVIIIe siècle serait supérieur au rap que j’écoute pendant qu’il fait un cours qui ne m’intéresse pas le moins du monde ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 9 mai 08:56

      @Christian Labrune. Juste ahurissant ! Je suis d’accord sur un point avec Christian Labrune !

      Problème : il arrive que « le savoir » au programme soit lourdement bogué.

      Les plus beaux loupés de l’enseignement des sciences. Le management par les féodalités est fautif

      ...
      Et les représailles pleuvent sur le répétiteur de programme qui s’est aperçu de la fraude au pouvoir.


    • Raymond75 6 mai 18:15

      J’ai connu les cours magistraux lorsque j’étais à l’école, au collège ou au lycée. Nous étions alors 45 élèves par classe, et les profs n’avaient pas une seconde à nous consacrer pour pouvoir respecter (déjà) le programme.

      Exception comme l’a dit l’un ’entre nous : les sciences, où il y avait des expériences que nous devions être capables de comprendre et d’expliquer, et les maths où il faut faire appel au raisonnement rigoureux. Mais pour ceux qui avaient du mal à suivre, et bien tant pis pour eux, de toute façon il y avait du travail à l’époque.

      Puis j’ai connu, peu de temps avant de m’échapper, les cours magistraux à l’université, où un prof qui travaillait 16 h par semaines débitait son cours mécaniquement devant 400 étudiants, en se fichant éperdument de savoir si quelqu’un suivait. De toute façon, ce sont les Travaux Dirigés qui sont importants.

      Autre temps, autres moeurs : aujourd’hui, les médias ouvrent sur le monde, pour le meilleur et pour le pire. Il faut donc transmettre l’envie d’apprendre avant d’enseigner, et là c’est plus difficile. Pour les gosses des ’bons milieux’, cela fait partie de la transmission familiale, pour les autres, et bien il n’y a rien, mais il n’y a pas de travail non plus ...

      Reste donc une solution inenvisageable pour l’Éducation Nationale : revaloriser très fortement enseignement professionnel initial et la formation continue des adultes, et continuer d’offrir un enseignement de bon niveau pour les ’bons’ élèves, et une formation de très grande qualité pour les élèves travailleurs qui ont de l’ambition.

      La sélection n’est pas un gros mot ; ce qui est une horreur, c’est de voir 140 000 jeunes arriver à l’âge adulte sans aucune qualification ni même structuration intellectuelle !

      Les profs devraient être mieux payés en effet, à condition que les plus expérimentés exercent dans les zones les plus difficiles.


      • rosemar rosemar 6 mai 18:28

        @Raymond75

        Le professeur doit tout de même transmettre des connaissances structurées : comment se passer de l’enseignement de la grammaire ou de l’orthographe, par exrmple ?


      • rosemar rosemar 6 mai 18:28

        @rosemar
        Je corrige : par exemple...


      • Raymond75 6 mai 18:40

        @rosemar

        C’est le rôle de l’école primaire (initiée par la maternelle), amis on constate que le quart des enfants qui entrent au collège ne savent pas lire, écrire et compter correctement.

        Les enseignants n’y sont pour rien ? La faute aux autres ? La lecture globale a été une catastrophe, dénoncée depuis toujours par les parents, mais il n’y a pas que cela. Il y a une perte du savoir faire.


      • rosemar rosemar 6 mai 18:52

        @Raymond75

        C’est le rôle de l’école primaire et du collège, car les règles grammaticales doivent être revues pour être bien assimilées, mais le problème, c’est qu’on a négligé l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe !


      • Venceslas Venceslas 6 mai 19:29

        @Raymond75
        Eh oui, la faute aux autres. Les inspecteurs disent entre quatre yeux aux enseignants qu’ils ne sont que des exécutants, et s’entendent à les dresser. L’administration est toute puissante, et aux ordres de ministres qui réduisent à chaque « réforme » les horaires des français et de maths".


      • JC_Lavau JC_Lavau 6 mai 20:49

        @rosemar. La grammaire est essentielle, et en gros déficit.
        Echecs garantis en maths : comment traduire en symboles mathématiques ce qu’ils ne maîtrisent pas en français ?
        Le élèves qui ne maîtrisent pas encore les majuscules des minuscules, ni la droite de la gauche ni le haut du bas ne peuvent ni lire ni écrire de la chimie.


      • Christian Labrune Christian Labrune 6 mai 21:11

        Leur autorité a été battue en brèche par de nouvelles modes et méthodes pédagogiques : le cours magistral est déconseillé depuis longtemps par l’institution elle-même.

        ............................................................

        @ Rosemar,

        J’ai commencé à enseigner en 71. On tonnait déjà contre le cours magistral, dont la détestation a dû commencer en mai 68.

        Cela dit, en 38 ans de carrière, je n’ai pas le souvenir d’avoir fait autre chose que des cours magistraux.


        • rosemar rosemar 6 mai 23:16

          @Christian Labrune

          Voilà qui est dit : je pense qu’on ne peut se passer de transmettre des connaissances, c’est la base du travail de l’enseignant.


        • Christian Labrune Christian Labrune 6 mai 23:43

          Voilà qui est dit : je pense qu’on ne peut se passer de transmettre des connaissances, c’est la base du travail de l’enseignant.

          ....................................................
          @rosemar

          Vous avez raison. C’est tellement évident qu’on ne devrait même pas avoir à le souligner. Un cours est réussi ce n’est évidemment pas toujours le cas quand les élèves, à la fin de l’heure, sont surpris par la sonnerie, et il n’y a qu’en faisant un cours magistral qu’on obtient ce type de résultat. Si on les abandonne à eux-mêmes et à leurs seules capacités intellectuelles encore trop faibles, ils s’ennuient mortellement et ils n’ont pas l’impression d’avancer. Le cours magistral leur permet, pendant un bon moment, d’avoir la cervelle, les connaissances et l’expérience d’un adulte.
          Le problème, c’est que ça demande beaucoup d’énergie et que c’est crevant, surtout les premières années. Beaucoup plus épuisant pour le prof que « mettre les élèves en activité », comme disent ces cons de « pédagogues », en les faisant « travailler » par petits groupes ou en les scotchant à des écrans d’ordinateurs. L’enseignant, alors, n’est plus qu’un surveillant, qu’un pion. Si la société le traite avec mépris, il ne faudra pas qu’il s’en étonne : il l’aura lui-même voulu et mérité.


        • Le Sudiste Le Sudiste 7 mai 00:39

          @Christian Labrune
          J’avoue, les discours sur la pédagogie m’amuse quand on connait les « motivations » des « profs »...
          Aujourd’hui, en France, en 2019, nos pathétiques petits « profs » expliquent, apprennent aux gosses depuis 18 ans que le 11 septembre c’est Ben Laden.

          Minables petits soldats qui font semblant de ne pas comprendre leur rôle.

          Pour niquer un pays, il faut niquer sa jeunesse.


        • Christian Labrune Christian Labrune 7 mai 12:08

          nos pathétiques petits « profs » expliquent, apprennent aux gosses depuis 18 ans que le 11 septembre c’est Ben Laden.
          ==============================
          @Le Sudiste
          Oui, c’est absolument scandaleux, alors que sur AgoraVox, tant d’auteurs d’articles très bien inspirés par les dieux auront pris soin de leur expliquer, de long en large, que les Américains eux-mêmes avaient tout fait sauter du côté de Manhattan.

          Je me rappelle très bien aussi l’affaire de ce pauvre Hervé Gourdel, assassiné en Algérie non pas par des islamistes, mais par les services secrets français : l’article doit encore être disponible.

          Même sur des faits qui se sont passés en France, on a raconté des sottises, et par exemple que le massacre du Bataclan avait été commis par des islamistes alors qu’il avait aussi été prémédité par les services français pour pouvoir mieux stigmatiser les musulmans, premières malheureuses victimes de cet attentat.

          Le pire, pour moi, c’est encore le cas de ce pauvre garçon égorgé sur l’autel d’une église normande par un vieux prêtre fanatique qu’on aura ensuite, monstrueusement, fait passer pour la victime.

          Vous seriez un excellent prof de la nouvelle histoire promue par l’UNESCO et on a besoin de gens comme vous pour construire enfin un récit plus conforme à la réalité telle qu’elle est fantasmée par les moins instruits, lesquels ont bien le droit de penser ce qu’ils pensent. Il faut faire sa part au rêve, à la fantaisie, et donner enfin droit de cité à l’ignorance. En finir avec l’espèce de doxa fascisante qui prétendrait que les faits ne sont que les faits.

          Développer l’imagination, cette « reine des facultés » chez les plus jeunes, et les habituer à ne rien croire de ce qu’ils voient, dans une démocratie, c’est une nécessité tout à fait essentielle.

          Dieu merci, ce processus est déjà en marche. Hier, j’apprenais que le porte-avions USS Lincoln était en marche vers le détroit d’Ormuz, pour menacer la grande démocratie iranienne qui s’efforce de pacifier tout le Moyen-Orient et d’y faire prévaloir les valeurs démocratiques. Celle-ci est fort heureusement soutenue par notre Président désireux de prolonger jusqu’à la fin des temps un régime des mollahs qui aura fait tant de bien au peuple iranien et à ses pauvres voisins. Salauds d’Américains ! Il semble cependant que le peuple français ait enfin compris, qui ne dit mot et approuve ainsi la franche collaboration de la France avec un régime ami, le plus libéral et le plus civilisé de notre petite planète.


        • Raymond75 7 mai 08:50

          Lorsque j’étais au lycée, j’étais en ’maths et Techniques’, une filière très difficile et sélective, qui nécessitait une forte motivation, et je n’y ai pas connu les problèmes que vous évoquez. Mais avant, à l’école et au lycée, obligatoires pour tous déjà à l’époque, il y avait aussi des fainéants et des cancres, ce n’est pas nouveau. Peut être malgré tout plus rares et plus disciplinés qu’aujourd’hui. Mais à l’époque il y avait l’apprentissage (très jeune) et du travail : cancre pour les uns, bons travailleurs manuels pour les autres, futurs citoyens pour tous ...

          Les différences avec l’école actuelle sont de deux ordres :

          Aujourd’hui, la formation professionnelle est méprisée, et il y a un considérable chômage des jeunes. Ces populations sont donc poussées à prolonger des études livresques et abstraites qui ne les intéressent pas, avec l’échec au bout. Echec des études, échec sur le marché du travail, échec pour construire sa vie ...

          L’autre différence, c’est qu’il n’y avait pas de populations issues de l’Afrique (nord ou sud). Les enfants de Portugais, Espagnols ou autres européens se comportaient très bien, car leurs familles exigeaient de bons résultats, comme les Asiatiques aujourd’hui.

          Si de nombreux jeunes issus de l’immigration africaine obtiennent des diplômes de l’enseignement supérieur, ils sont encore plus nombreux en situation d’échec. Dans ces pays il y a beaucoup d’analphabètes, donc très peu de librairies et de goût pour l’abstraction. Le premier soucis est de trouver du travail, et dans ce contexte étudier Lamartine ou Ronsart est assez ’décalé’. Mais il n’y a plus d’apprentissage et pas de travail ... De plus, il sont souvent très indisciplinés, fonctionnent en meutes ethniques, et les familles sont souvent démissionnaires dit on.

          L’autre particularité est que dans ces sociétés on ne reconnait pas l’autorité, voire la compétence des femmes. Hors ces enfants et ados ne sont confrontés qu’à de très jeunes femmes, sans expérience, sans formation réelle, et qui ont souvent une vision idyllique de l’enfance. Ce qu’il leur faut, ce sont des hommes solides et expérimentés, qui incarnent l’autorité et le savoir par leur seule présence. Ces enseignants existent : ils sont dans les quartiers bourgeois, où les familles transmettent les valeurs du savoir et disposent des moyens pour aider leurs enfants en cas de difficultés.

          On continue de penser l’école comme dans es années cinquante (ou avant) alors que l’on vit dans un autre monde, imposé et non choisi.


          • Raymond75 7 mai 10:00

            @Raymond75
            ’Mais avant, à l’école et au lycée’ ... et au collège bien sûr ! désolé


          • Pere Plexe Pere Plexe 7 mai 09:18

            On peux s’interroger s’ils le peuvent.

            Mais on doit surtout se demander s’ils le doivent.

            Apprendre, faire découvrir, développer curiosité et réflexion, faire aimer, n’est pas imposer.


            • victormoyal victormoyal 7 mai 09:54

              Des « maitres » je ne sais pas, mais des « mètres » surement..au royaume des nains de jardins de la raie publique...


              • Armelle Armelle 7 mai 11:22

                Maître !!! Les sens que l’on peut attribuer à ce terme sont dans tous les cas très révélateurs ;

                -Qui détient une autorité sur les autres ; ce sens là ne devrait pas s’inviter dans une notion de transmission du savoir

                -Qui a des disciples et qui leur sert de modèle !!! A voir le résultat aujourd’hui, ça laisse rêveu-r-se !!!

                Autrement dit il s’agit juste d’une expression un peu pompeuse, plus que prétentieuse et largement exagérée !!! et comme la prétention se marie fort bien avec la bêtise, on est pas sorti de l’auberge !!!

                « Instructeur » suffirait amplement, puisqu’en plus on ne cesse de nous rabâcher que l’EN n’a d’objectif QUE l’instruction !!!


                • Sparker Sparker 7 mai 14:30

                  @Armelle

                  Bah il y a maître aussi pour celui qui maîtrise son sujet, c’est un maître en la matière comme on dit...


                • Armelle Armelle 7 mai 14:42

                  @Sparker
                  Evidemment, mais si je n’évoque pas celui-ci c’est bien parce qu’il n’impacte pas directement sur la qualité de l’instruction. On le sait d’ailleurs trop. Ce n’est pas parce qu’un individu maîtrise son sujet qu’il est pour autant capable de l’enseigner !!! ma foi ça se saurait...


                • Sparker Sparker 7 mai 15:54

                  @Armelle

                  Donc il nous faut des enseignants qui maîtrisent leur sujet et qui soit apte à enseigner de par nature.
                  Mais il y a un autre paramètre c’est, ce qu’attend l’institution, en matière de résultats de statistiques et il faut bien le dire de politique.
                  Et là ça commence à coincer un peu. J’ai peu d’expérience mais pour avoir enseigner ou initier ma spécialité en Greta, je sais que le calibrage des formations vise aussi à satisfaire l’institution et soutenir des politiques même si sur le terrain les résultats sont plus que mitigés. Et les acteurs en postes doivent suivre le mouvement, sinon..., et à la sortie les dés sont pipés.


                • Armelle Armelle 7 mai 20:45

                  @Sparker
                  Moi aussi j’ai enseigné, mais très peu de temps, je me suis vite sauvée de bazar immonde, et immonde non pas par le profil des élèves mais par celle des collègues, prêts à vous fusiller si vous avez le malheur de sortir de la ligne blanche et que ça marche... Bref (de ce que j’ai connu) une corporation jenfoutre et conservatrice au possible et surtout accrochée surtout aux acquis plutôt qu’au souci de vois les élèves réussir.
                  L4enseignement en France est en échec mais la cause n’est pas seulement politique, ni seulement ne viendrait d’une mauvaise éducation


                • Ruut Ruut 7 mai 12:18

                  Un Maître maîtrise ce qu’il enseigne (Maîtrise son art), alors qu’un professeur insuffle un programme écris, rédigé et pensé par d’autres (propagande et doctrine).

                  C’est peut être la perte de la maîtrise qui fait que les professeurs actuels ne sont plus autant respectés. (la maîtrise du sujet impose naturellement le respect)

                  Durant ma scolarité, j’ai eu des Maîtres, des Maîtresses qui maîtrisaient leurs sujet et nous le transmettait et j’ai eu des professeurs qui nous donnaient des enseignements qu’ils ne maîtrisaient pas eux mêmes.

                  Lorsque l’enseignant n’aime pas ce qu’il enseigne, comment l’élève peut il, luis même, apprécier l’enseignement reçus.......


                  • Christian Labrune Christian Labrune 7 mai 12:51

                    Un Maître maîtrise ce qu’il enseigne (Maîtrise son art), alors qu’un professeur insuffle un programme écris, rédigé et pensé par d’autres (propagande et doctrine).

                    ==================================
                    @Ruut

                    Votre remarque est tout à fait juste. Un prof de l’enseignement secondaire qui fait son cours ayant devant lui les notes qu’il a d’abord rédigées, s’inspirant pour cela de gloses préexistantes (collection « Profil d’une oeuvre » par exemple j’ai vu ça !) n’est pas un prof, il n’est que le répétiteur du travail d’un autre.
                    Cela vaut pour l’enseignement des lettres, auquel je pensais, mais c’est à peu près la même chose dans toutes les disciplines. Si on ne maîtrise pas ce qu’on doit enseigner, si on s’inquiète de n’être pas à la hauteur en s’emparant du sujet, on n’a rien à faire dans l’institution. S’adressant aux littérateurs indigents, Boileau disait : « Soyez plutôt maçon si c’est votre métier ».


                  • Sparker Sparker 7 mai 15:45

                    @Christian Labrune

                    « Soyez plutôt maçon si c’est votre métier ». »

                    Et du coup peut-il enseigner la maçonnerie ?


                  • L'Astronome L’Astronome 8 mai 09:37

                     

                    Il n’y a plus de maîtres — de même qu’il n’y a plus de disciples... enfin d’élèves respectant la discipline.

                     

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès