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Accueil du site > Tribune Libre > Massacre du 20 février 2014 : les snippers de Kiev avaient ordre de tirer (...)

Massacre du 20 février 2014 : les snippers de Kiev avaient ordre de tirer sur les policiers comme sur les manifestants

Les media alternatifs l'avaient dit, personne n'a voulu le croire. Conspis, conspis ! qu'ils disaient dans les media.

Il se disait que lors du massacre en Ukraine, 80 morts à Kiev le 20 Février 2014, des snippers avaient tiré à la fois sur les manifestants et sur les policiers, provoquant la tuerie. Il se disait aussi qu'il s'était produit la même chose en Syrie, lors des premiers événements meurtriers. On aurait pu croire que ces secrets le resteraient jusqu'à la fin des temps. Mais il s'est produit un événement inespéré, incroyable : les snippers se sont eux-même dénoncés, et ils affirment qu'ils ont obéi à l'opposition d'alors, et aux directives des USA qui la soutenait.

Les faits sont là, incontournables, et il convient de donner à cette affaire scandaleuse mais habituelle toute la publicité qu'elle mérite. 

Il faut que chacun comprenne que le même processus est à l'oeuvre dans toutes les révolutions colorées (sauf en Tunisie peut-être), partout dans le monde. Irak, Libye, Syrie, Venezuela. Des dissidents payés par les USA, en particulier au travers de la fondation Soros, ou de ces pseudo-organisations humanitaires financées par la NED aux quatre coins du monde, organisent ou infiltrent des manifestations plus ou moins pacifiques, et les snippers se mettent à l'ouvrage, selon toujours le même et invariable agenda.

Un massacre s'ensuit, et on accuse le gouvernement qui gêne et n'obéit pas aux consignes US, ce qui donne prétexte à armer l'opposition et à mettre en route le processus d'élimination du pouvoir en place (il n'y a guère qu'en Syrie que ça n'a pas bien fonctionné, grâce à Poutine).

Pour la première fois à ma connaissance, les auteurs des provocations se dénoncent, et dénoncent leurs commanditaires : c'est un événement historique. C'est une télévision italienne qui dévoile cette affaire sordide :

Pourquoi se dénoncent-ils ? C'est toute la question. Sans doute n'ont-ils pas compris sur le moment la gravité des ordres qu'on leur donnait. Sans doute ont-ils compris par contre qu'ils étaient la prochaine cible, à titre de témoins gênants, et que leur seule solution de survie était d'apparaître au grand jour.

On peut même imaginer des remords, et un regain d'humanité au fond de leur coeur.

Maintenant, on ne manquera pas de dire que c'est encore un coup de propagande Russe.

Mais je crois que ce procédé commence à faire long feu.

C'est à vous de vous faire une opinion.

Pour en savoir plus :

https://www.les-crises.fr/no-news-temoignage-des-snipers-du-massacre-du-maidan-les-ordres-venaient-de-l-opposition/

Merci à "Les crises" pour les sous-titres de la vidéo.


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100 réactions à cet article    


  • Alren Alren 21 novembre 18:36

    "Sans doute ont-ils compris par contre qu’ils étaient la prochaine cible, à titre de témoins gênants, et que leur seule solution de survie était d’apparaître au grand jour."

    C’est la raison je pense de la reconnaissance de leur activité criminelle ... avouée à l’étranger !


    • doctorix doctorix 21 novembre 19:13

      @Alren
      Dans la liste des false-flags par tireurs d’élite interposés, il y a aussi l’exemple de la Thaïlande, que je ne connaissais pas :

      Il semble que la méthode ait du bon, et qu’elle soit universelle.

    • Alren Alren 22 novembre 12:52

      @doctorix

      « Il semble que la méthode ait du bon, et qu’elle soit universelle. »

      Dès qu’il y a des morts par balle dans leur rangs, les manifestants ou tout groupe constitué, considèrent aussitôt qu’ils ont affaire à un ennemi et réagissent en conséquence.

      Cela a été vrai en Russie en 1905 et 1917, mais également lors de la guerre d’Algérie.

      Beaucoup de soldats du contingent n’avaient aucune envie de participer au conflit. Un ancien combattant m’a confié que lors d’escarmouches inoffensives, son groupe tirait volontairement à côté des fellaghas pour ne pas les toucher, tout en obéissant aux ordres de tirs de l’encadrement.
      Puis un jour camarade était tué par balle, alors aussitôt, ils ajustaient vraiment ceux qui s’étaient révélés être leurs ennemis.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 20:25

      @doctorix
      Tu peux remettre le lien de Thala ? ça ne marche pas .



    • doctorix doctorix 23 novembre 08:48

      Extrait :

      Conclusion

      Très clairement, à travers cet exemple vivide et ses admissions éhontées, nous pouvons comprendre pourquoi de “mystérieux hommes armés” tombent toujours à pic dans une révolution colorée. Leur violence sert deux buts essentiels : créer suffisamment de chaos et d’effusion de sang pour forcer un gouvernement à démissionner, ou pour justifier une colère croissante parmi les manifestants qui ne se doutent de rien. En Syrie, nous voyons ces mystérieux hommes armés remplir ce rôle à merveille. En Thaïlande, les leaders des chemises rouges avaient averti souvent que si le gouvernement refusait de se plier a leurs demandes, une guérilla pourrait bien s’ensuivre. Comme nous l’avons vu en Libye et en Côte d’Ivoire, ceci est l’étape suivante logique, avec une intervention militaire étrangère pas loin derrière.


    • Jeekes Jeekes 21 novembre 19:43

      ’’Des dissidents payés par les USA’’
       
      Vous n’oubliez personne, là ?
       
      ’’en particulier au travers de la fondation Soros’’
       
      Ha ben, vous voyez !
      Moi j’ajouterais et co-religionaires. Bon, c’est vrai que c’est pas bien de dire du mal de cette bande d’ordures qui ’’n’existe pas’’...
       


      • Gatling Gatling 21 novembre 21:13

        On le savait depuis le début, les ordures qui gouvernent l’Occident
        Pas de pitié pour les français lâches, Islamisme chez eux pour les châtier
        la France ce pays de connards qui fait honte aux frontons de ses institutions : Liberté, Égalité & Fraternité qu’ils disaient
        pareil en Libye en Syrie ...
        VIVE LA FINANCE VIVE LA FRANCE, VIVE LA GAUCHE ET LE PATRONAT !


        • Gatling Gatling 21 novembre 21:49

          @Gatling
          Bon je regrette tout ce que j’ai dit .. le MOSSAD frappe à ma porte * Je regrette sincèrement ...ma mère est juive, ma soeur l’est aussi, je suis ju.. ...... ..... ..... !
          ADIEU MONDE CRUEL !! *


        • doctorix doctorix 21 novembre 23:47

          Je vois que tout le monde s’en fout, de ce sujet.

          Les USA pourront donc continuer à faire tout ce qu’ils veulent, à renverser des démocraties, à bombarder, massacrer, piller la terre entière, dans la plus grande indifférence générale.
          Je regardais ce soir les méfaits de l’American Fruit Company sur la 7. Elle possédait par exemple les 3/4 des terres au Guatemala, exploitant les habitants, les réduisant à la misère, déforestant tant et plus. Après l’élection d’un président qui avait exproprié les voleurs US, elle fomenta une révolution financée par les USA, au nom d’un anticommunisme primaire, qui bombardèrent la capitale, procédèrent à des génocides sur les indiens d’origine (ils avaient l’habitude) et le nouvel élu, convenable aux yeux des américains, renationalisa tout ça.
          Puis ce fut Mossadegh en Iran, pour le pétrole, avec remise sur le trône du shah, jusqu’à Khomeiny.. 
          Ce sont exactement les mêmes méthodes qui sont utilisées aujourd’hui, mais rien à faire, tout le monde s’en fout.
          Je désespère...
          Ce n’est pas un Macron que les USA envisageraient de destituer...Ca non.

          • leypanou 22 novembre 09:23

            @doctorix
            Je vois que tout le monde s’en fout, de ce sujet  : si vous voulez avoir un sujet avec plusieurs centaines de commentaires, parlez d’islam, musulmans, burkinis, tarlouzerie, écriture inclusive, attentats.
            Les gens ne s’en foutent pas : moi personnellement, je suis d’accord avec vous sur ce sujet mais je suis déjà au courant, étant anti-interventionniste et l’empire est ce qu’il y a de pire comme interventionniste (four-word f... EU comme le disait Victoria Nuland), notre président n’est pas loin derrière.
            Continuez à écrire des articles de ce genre : ceux qui ne lisent pas l’anglais pourront en profiter (ou non).


          • Zolko Zolko 22 novembre 10:47

            @doctorix : « Je vois que tout le monde s’en fout, de ce sujet. »
             
            Pourquoi dites-vous ça ? Parce-qu’il n’y a pas 200 commentaires débiles comme certains articles entendus ? Détrompez-vous, ce sont des articles comme le vôtre qui me font encore lire AgoraVox. Merci à vous.
             
            Bien-sûr, je savais déjà le contenu de ce reportage, mais en voir la preuve, là, noir-sur-blanc, change la donne. Est-ce que l’UE pourra encore faire semblant de l’ignorer, même après le « fuck the EU » the Nuland ?
             
            Le vent a tourné : le Brexit, Merkel qui s’en va, l’Italie qui se réveille, l’Espagne qui se délite, l’Autriche qui vote souverainiste, les pays de l’Est qui le font depuis des années déjà ... il ne reste plus que la France comme bastion de l’impérialisme US. De Gaulle se retournerait dans sa tombe.


          • doctorix doctorix 22 novembre 13:45

            @Zolko
            Pourquoi dites-vous ça ? Parce-qu’il n’y a pas 200 commentaires débiles comme certains articles entendus ? 

            Non, mais parce qu’il y a 600 visites quand mon dernier article sur les vaccins en avait 6000.
            C’est-à-dire que peu de gens sauront.

          • Yanleroc Yanleroc 22 novembre 15:22

            @doctorix, c’ est loin Kiev, à pied et sans-dents. Surtout quand on peut être servi à domicile !


          • François Vesin François Vesin 22 novembre 17:23

            @doctorix
            «  Je vois que tout le monde s’en fout, de ce sujet. »


            Tout d’abord, merci de lui donner l’écho qu’il mérite.
            Ensuite, cet article était cité dès dimanche 20.11 en
            commentaire d’un article de Christelle Neant et il
            n’a suscité que peu de réactions sur AgoraVox et
            aucunes dans les merdias...qui préfèrent les mensonges
            qui apaisent aux vérités qui questionnent !!!

            Emmanuel38 20 novembre 19:55

            @Christelle Néant

            J’attire votre attention sur un article sorti il y a quelques heures sur les-crises.fr, traduit de l’italien, de titre Témoignage des snipers du massacre du Maïdan : « Les ordres venaient de l’opposition »
            L’article est ici : https://www.les-crises.fr/no-news-temoignage-des-snipers-du-massacre-du-maidan-les-ordres-venaient-de-l-opposition/


          • Gogonda Gogonda 22 novembre 17:32

            @doctorix


            100% d’accords avec vous !

            Incident du Golf Du Tonkin
            Coup d’état contre Mossadegh 
            Le coup d’état contre Salvador Allende (organisation de la grève des transporteur par la CIA et appuie du coup d’état de Pinochet) :


            Couveuse du Koweït
            Intervention du Canal de Suez 
            La fiole de Colin Powell
            La Libye
            La Syrie
            etc...

            Bref, rien ne manque en terme d’informations, y comprit de la part des médias « officiel » (pour ceux qui ne jure que par eux...) pour s’apercevoir qu’il y a de la « fils de puterie » à tous les niveaux mais quelle est la réaction des gens ? ils s’en foute comme vous dite ! et c’est ça qui est choquant ! pourtant ils devraient s’inquiéter sérieusement en se posant la question suivante :

            Si nos « gouvernements » agisse de manière aussi criminel à l’égard d’autres pays, n’agiront-ils pas de manière aussi criminel pour nous mettre au pas dés qu’ils auront installer leurs hégémonie ? la question mérite d’être posé...

            En ce qui me concerne, je doutes fort que le projet hégémonique des USA, soit démocratique, car une vraie démocratie s’interdirait de payer des snipers pour flinguer policiers et civils...


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 20:33

            @doctorix
            Ingérences des USA dans les élections et la vie politique des autres pays :
            « Rapport anti-empire n° 140 » Par William Blum.


            " Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont :
            • — Tenté de renverser plus de 50 gouvernements étrangers, dont la plupart étaient élus démocratiquement.

            • — Bombardé la population de plus de 30 pays.

            • — Tenté d’assassiner plus de 50 dirigeants étrangers.

            • —Tenté de réprimer un mouvement populiste ou nationaliste dans 20 pays.

            • — Gravement interféré dans les élections démocratiques d’au moins 30 pays.

            • — De plus… bien que cela ne soit pas facile à quantifier… ont plus trempé dans la pratique de la torture que n’importe quel autre pays au monde… depuis plus d’un siècle… pas seulement en infligeant concrètement la torture, mais en l’enseignant, en fournissant des manuels et des équipements."

          • JBL1960 JBL1960 23 novembre 16:42

            @doctorix C’est pas que tout le monde s’en fout, c’est que beaucoup s’en foutent...

            On est nombreux cependant à avoir relayé cette excellente vidéo et comme c’était effectivement su depuis longtemps, j’ai pour ma part pour appuyer la vidéo mis les billets ad hoc ainsi que mon tout dernier PDF des écrits de Nestor Makhno ou l’anarchie ukrainienne dans la révolution russe dans ce billet « Toute Vérité Officielle n’est pas bonne à dire ».
            Et je vous le confirme, tout le monde s’en fout...
            Faut dire qu’aujourd’hui y’a un canard à l’orange qui gracie une dinde aussi blanche que la Maison qui l’accueille... Et la dinde n’est pas forcément celle qu’on croit... Bon c’est Thanksgiving et là aussi il y a une autre histoire amérindienne dont tout le monde se fout, encore plus que la Place Maïdan, pourtant y’a eu 100 millions de morts, oui depuis 1492 mais quand même !


          • doctorix doctorix 21 novembre 23:59

            A tout hasard, pour ceux qui n’aiment pas les vidéo, voici le verbatim de l’émission italienne, traduit par« les crises ».

            Verbatim du reportage précédent de Canale 5 (si vous n’avez pas vu la vidéo) :

            Il y a quatre ans, le 20 février 2014 sur la place de l’Indépendance à Kiev en Ukraine, 80 manifestants ont été tués par de mystérieux tireurs d’élite.

            Deux jours après, Ianoukovytch, le président ukrainien pro-Poutine pro-russe, doit fuir, le régime ukrainien change et les rebelles prennent le palais présidentiel et le pouvoir.

            Que s’est-il passé depuis ? Avons-nous échappé à une guerre européenne due à l’ingérence russe dans les affaires ukrainiennes ? Et surtout, nous, Européens, nos entreprises le constatent tous les jours,nous payons le prix d’un embargo qui, depuis ce moment-là, est dirigé contre la Russie.

            Ce soir, grâce à Gian Micalessin, nous vous montrons un documentaire à couper le souffle. C’est un scoop international. Gian Micalessin a retrouvé trois personnes, trois tireurs d’élite, trois responsables de ces morts qui, vous le verrez dans le documentaire, n’étaient pas pro-russes, mais étaient en contact avec des officiels et des militaires américains.

            “Que s’est-il passé ? Quelqu’un a été touché ! Je n’arrive pas à y croire. C’est arrivé ici même… Un homme à côté de moi a été touché !”

            “C’était à l’aube. J’ai entendu le bruit et le sifflement des projectiles. Un homme a été touché à la tête par un tireur d’élite !”

            Ils nous avaient donné l’ordre de tirer tant sur les policiers que sur les manifestants, sans distinction.

            D’où viennent les tirs ? Les tirs provenaient de l’intérieur de l’hôtel Ukraine.

            Gian Micalessin, reporter de guerre. — Bonsoir, où les avez-vous rencontrés ? — Je les ai rencontrés après un an de recherches, deux d’entre eux à Skopje, la capitale de la Macédoine, un troisième dans un autre pays d’Europe de l’Est qu’on m’a demandé de ne pas révéler.

            — Donc c’étaient des pro-rebelles ? — C’étaient des Géorgiens envoyés par leur président géorgien de l’époque, Saakachvili, pour prendre part à l’opposition ukrainienne. [Ndt : c est sans doute une elipse du commentateur, Saakachvili n’était plus président à l’époque]

            — Donc ce n’étaient pas des Russes qui ont tiré, c’est bien ça, votre thèse ? — On n’a jamais accusé les Russes d’avoir tiré, seulement d’avoir soutenu le gouvernement qui aurait tiré sur les manifestants.

            Mais cette thèse ne tient plus debout selon ces 3 témoignages. Regardez le témoignage.”

            Depuis 3 mois, la place Maïdan, au coeur de la capitale ukrainienne, est occupée par les manifestants qui demandent au gouvernement du président Viktor Ianoukovytch de signer l’accord d’association
            à l’Union européenne. Le matin du 18 février, les heurts se font plus sanglants. On compte déjà une trentaine de morts. Le pire arrive le matin du 20 février. Un groupe de mystérieux tireurs ouvre le feu
            sur les manifestants et les policiers. En quelques heures, on compte environ 80 cadavres. Le lendemain, Ianoukovytch fuit à l’étranger. Le 22 février, l’opposition prend le pouvoir. Mais qui a tiré sur
            la foule et les policiers ?

            Jusqu’à ce jour, la thèse officielle parle d’un massacre ordonné par le gouvernement pro-russe. Cette thèse apparaît rapidement très douteuse. Le premier à la contester est le ministre des Affaires étrangères estonien Urmas Paet. Après son retour d’un séjour à Kiev effectué seulement 5 jours après le massacre, Paet transmet à la commissaire des Affaires étrangères de l’UE Catherine Ashton les révélations d’une docteure ukrainienne qui a examiné les cadavres de la place Maïdan. La conversation téléphonique interceptée et diffusée par les médias est déconcertante.

            “Ce qui est assez inquiétant… Olga le dit aussi, c’est que toutes les preuves montrent que les personnes tuées par les tireurs, de part et d’autre, à la fois chez les policiers et les gens dans la rue, ont été tuées par les mêmes tireurs embusqués… Bien sûr, c’est… Oui, mais… Ensuite, elle m’a aussi montré des photos. Elle parle en tant que médecin, elle dit que l’écriture est la même, le type de balles est le même. Et ce qui m’inquiète vraiment, c’est que maintenant, la nouvelle coalition refuse d’enquêter sur ce qui s’est vraiment passé, et qu’il y a une conviction de plus en plus forte que derrière les tireurs embusqués, il n’y avait pas Ianoukovytch mais quelqu’un de la nouvelle coalition…”

            Nous avons rencontré quelques membres d’un groupe qui ce jour-là a ouvert le feu sur la foule. Ce sont des Géorgiens, mais à l’époque, en février 2014, ils étaient parmi les manifestants qui occupaient la place Maïdan et l’hôtel Ukraine.

            L’histoire commence à Tbilissi par de nombreux acteurs cachés en coulisses. Le premier, l’ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili, a participé en août 2008 à une guerre brève mais sanglante avec la Russie de Vladimir Poutine. Le second est son conseiller militaire, Mamuka Mamoulachvili. Envoyé à Kiev pour appuyer les manifestations de la place Maïdan, il deviendra commandant d’une unité de volontaires géorgiens engagés dans les affrontements avec les insurgés pro-russes du Donbass.



            • Arnould Accya Arnould Accya 22 novembre 10:30

              @doctorix

              Vous savez comment « ils » pourront discréditer ces témoignages édifiants, si ces derniers se propagent malgré la censure (« ils » chercheront à les étouffer en premier lieu, bien sûr) ?

              Très simplement.
              « Ils » affirmeront que ce sont de faux témoins, achetés par la Russie.
              Vous voulez pariez ?

              Et tout bien-pensant, pour éviter une dissonance cognitive bien fâcheuse, se précipitera sur l’explication « lumineuse », soulagé.

              Je vous laisse deviner qui sont les « ils ».


            • doctorix doctorix 22 novembre 00:00

              La première rencontre a eu lieu avec Mamoulachvili. “Nous nous sommes présentés à 25 dans le bureau du mouvement national, et sur les 25, 10 ont signé. Vous voyez ceci ? C’est une pièce d’identité à mon nom. C’était le laissez-passer d’une unité composée d’anciens policiers et personnel militaire. Elle était structurée comme une unité militaire. De fait, c’était un service de sécurité. Il avait été créé par Mikheïl Saakachvili. Nous devions aller en Ukraine. Nous n’avions pas le choix”.

              Dans un autre pays de l’Europe de l’Est qu’on nous a demandé de ne pas révéler, nous avons rencontré Alexander. Comme les deux autres, lui aussi vient de Géorgie, et comme les deux autres, il a aussi pris part
              aux événements tragiques de la place Maïdan. Lui aussi a fait partie des services de sécurité de Saakachvili, et avant cela il a été tireur d’élite dans l’armée géorgienne. C’est pour cette raison qu’il a été choisi par Mamuka Maoulachvili.

              “Mamuka m’a d’abord demandé si j’étais vraiment tireur d’élite dans l’armée géorgienne. Alors si c’est vrai, me dit-il, tu dois aller à Kiev. Le 15 janvier, nous sommes partis. Dans l’avion, j’ai
              reçu mon passeport et un autre passeport avec ma photo mais avec un nom et un prénom différents. Puis ils nous ont donné 1 000 dollars a chacun avec la promesse de nous en donner encore 5 000 par la suite. Nous devions nous occuper des provocations. C’était nous qui devions provoquer les Berkout, les forces spéciales de la police. Notre rôle était de les provoquer afin de les pousser contre la foule. Vers le 15 et le 16 février, la situation a commencé à devenir chaque jour de plus en plus grave. Désormais tout était hors de contrôle, et on commençait à entendre les premiers tirs. Avec la montée des tensions, de nouveaux protagonistes sont apparus. Un jour, vers le 15 février, Mamoulachvili est venu en personne dans notre tente. Il y avait avec lui un autre homme en uniforme. Il nous l’a présenté et a dit que c’était un instructeur, un militaire américain.”

              L’américain s’appelle Brian Christopher Boyenger. C’est un ancien officier et tireur d’élite de la 101e division aéroportée des États-Unis. Après Maïdan, il se déplacera sur le front du Donbass, où il combattra dans les rangs de la Légion géorgienne. “Nous étions toujours en contact avec ce Brian, qui était un homme de Mamoulachvili. C’était lui qui nous donnait les ordres. Moi, je devais suivre toutes ses instructions.”

              Les premiers soupçons de la présence d’armes à feu dans les rangs des manifestants impliquent Sergueï Pachinski, un leader de la place Maïdan, devenu ensuite président du Parlement de Kiev. Le 18 février, est apparu du coffre d’une voiture arrêtée par les manifestants un fusil mitrailleur avec une lunette de précision. Quelques secondes après, Pachinsky est arrivé et a demandé qu’on laisse passer cette voiture. Le 1er avril, les militants du groupe d’extrême droite Pravy Sektor quittent Kiev, en emportant d’étranges sacs dans lesquels, prétendent-ils, se trouvent des instruments de musique.

              “À cette époque, tous les chefs de l’opposition se trouvaient régulièrement à l’hôtel Ukraine. Pachinski et trois autres personnes, parmi lesquelles se trouvait aussi Parassiouk, ont apporté à l’hôtel les sacs avec les armes. Ce sont eux qui les ont aussi apportées dans ma chambre.” Ce Parassiouk, reconnu par Koba, est Volodimir Parassiouk, un des leaders de la manifestation de la place Maïdan. Quelques jours plus tard, il deviendra célèbre en lançant un ultimatum menaçant de destituer manu militari le président Viktor Ianukovytch. “Si avant demain 10 heures, vous ne demandez pas officiellement la démission de Ianoukovytch, nous vous attaquerons avec des armes… C’est juré !”

              Lorsqu’est arrivé Mamoulachvili, je lui ai également demandé « — Qu’est-ce qui se passe ? À quoi servent ces armes ? Tout va bien ? » « — Koba, les choses sont en train de se compliquer, nous devons commencer à faire feu », m’a-t-il répondu. « Nous nous ne pouvons pas attendre des élections présidentielles anticipées. » J’étais là, à l’hôtel Ukraine. Le 18 février, quelqu’un a apporté des armes dans ma chambre. Dans cette chambre, il y avait deux Lituaniens avec moi. Ce sont eux qui ont pris les armes.

              Mamoulachvili est arrivé à l’hôtel et nous a expliqué qu’il y aurait une fusillade, à un autre endroit, le matin suivant. Il n’était pas seul, il était avec Brian. Avec eux, il y avait aussi une autre personne que je ne connaissais pas. Si je me souviens bien, cela devait être le 15 ou le 16 février. Pachinski nous a ordonné de rassembler nos affaires, et nous a emmené dans le palais du Conservatoire. Je suis entré dans le palais
              avec l’ensemble de mon groupe. Pachinski est arrivé avec d’autres personnes. Tous étaient masqués. En voyant leurs sacs, j’ai compris tout de suite qu’ils étaient armés. Ils ont sorti les armes de leurs sacs et les ont distribuées aux groupes présents.

              Seul Pachinski s’exprimait. C’est lui qui donnait les ordres. Il nous expliqua que les Berkout, les forces spéciales de la police, risquaient de donner l’assaut au bâtiment. Il disait que nous devions résister coûte que coûte. On ne nous avait pas dit qu’il fallait tuer des personnes. Nous devions tirer afin de créer du chaos et de la confusion.”

              “Bon sang, tu as entendu ? Ce sont des tirs ! Sois prudent ! Il y a un autre blessé. Ces fils de p….. sont en train de tirer ! De là-bas, de là-bas. — De l’hôtel Ukraine, c’est ça ? — Oui, de cette terrasse. Les salauds, ils sont en train de nous tirer depuis l’hôtel Ukraine. Bang ! Puis un autre Bang, comme ça. Un tir puis une pause. Ça venait de l’autre côté de l’hôtel.”



              • doctorix doctorix 22 novembre 00:00

                “À ce moment-là, j’ai entendu des tirs qui venaient de la chambre d’à côté. Au même moment, les Lituaniens ont ouvert la fenêtre. L’un d’eux a tiré par la fenêtre tandis que l’autre l’a refermée après. Je ne réussissais pas à comprendre ce qui se passait. Pachinski criait à tout le monde de se tenir prêts, de prendre les armes et le reste du matériel. Alors on s’est tous levés et on lui a donné les instructions. Nous devions tirer par à-coups de deux ou trois. Nous avons tous commencé à tirer deux ou trois coups à la fois. Pachinski se déplaçait d’un groupe à l’autre, et il y avait toujours près de lui cet homme plus jeune, celui qui s’appelait Parassiouk. Nous n’avions pas vraiment le choix, on nous avait donné l’ordre de tirer soit sur les Berkout, la police, soit sur les manifestants, sans faire de différence. C’est pour cela que j’étais complètement terrifié et stupéfait. Alors que depuis les étages supérieurs de l’hôtel Ukraine on tire sur la foule, les manifestants de la place Maïdan se sont réfugiés dans l’hôtel. C’est ainsi que les victimes se sont retrouvées à côté de leurs assassins. À l’intérieur, c’était un tel chaos qu’on ne comprenait même pas qui était qui. Il y avait plein de gens.”

                Dans le salon recouvert de cadavres, de sang et de blessés, une caméra filme des hommes armés qui s’éloignent après avoir tiré sur la foule. “C’était un cauchemar, c’était terrible. Quand nous sommes sortis de l’hôtel Ukraine, dans la rue, il y avait des incendies et des policiers blessés. Il y avait des scènes terrifiantes. Nous avons abandonné les armes là. L’ordre était de tout laisser et de partir, de quitter le bâtiment le plus vite possible. On entendait des cris, il y avait des morts et tout autour beaucoup de blessés.

                Ma première et seule pensée a été de m’en aller rapidement avant que je sois repéré, autrement ils m’auraient réduit en pièces sur place. Quelqu’un criait déjà qu’il y avait des tireurs. Je savais bien de quoi ils parlaient. Et puis j’ai vu des morts, tous ces blessés qu’on emportait et j’ai repris mes sens. À ce moment-là je n’avais pas encore réalisé, je n’étais pas prêt. Mais après j’ai compris. Nous avions été utilisés. Utilisés et piégés. La décision de parler, de tout raconter, je ne l’ai pas prise tout de suite. Elle a mûri lentement avec le temps. En vérité, il n’y a aucun motif pour m’inculper. On ne peut m’accuser de rien selon les bases légales de mon pays. Et de toute façon je suis un soldat, je n’ai peur de rien, pas même de mourir.”

                “— Ton scoop, Gian Micalessin, montre que ce sont elles, les fake news, les fables selon lesquelles c’est la révolution de la place Maïdan qui a fait sauter le méchant président pro-russe sans les armes et par les réseaux sociaux. C’est une tout autre histoire qui s’est passée sur cette place”. “— Malheureusement cette fake news, comme tu dis, était la vérité officielle, cette vérité officielle qu’on nous a servi pendant au moins quatre ans, et qui nous a coûté très cher à nous, les Italiens. Embargo, et risque de guerre”. “— Mais alors, derrière ces tireurs que tu as rencontrés, qui disent ne pas avoir peur pour leur vie parce que ce sont des soldats, en réalité, comment peut-on croire qu’ils n’avaient pas compris, naïvement, avoir été les instruments d’une révolte qui ne leur appartenait pas ?”

                “— Eh bien, ils pensaient seulement accomplir un travail. Il y a eu une révolution semblable, la soi-disant révolution rose en Géorgie, à laquelle ils participèrent sous les ordres de Saakachvili. Celle-là s’est conclue
                de manière pacifique. Donc ici aussi ils ont pensé jusqu’au 18 et 19 qu’ils n’auraient pas à prendre les armes, que tout pouvait se dérouler comme une simple révolte. Ces jours-là, clairement, quand la médiation européenne a décidé de faire des élections anticipées pour voir ce que voulait le peuple, les chefs de l’opposition en décidèrent autrement.”

                “— De massacrer leur propre peuple pour créer une révolte ?” “— C’est ce qu’ils nous apprennent dans ce film”. “— Incroyable, vraiment. Merci Gian Micalessin”. “— Merci à vous.”


                • Yanleroc Yanleroc 22 novembre 01:48

                  @doctorix, personne ne s’ en fout je crois, mais ça nous dépasse ! Ça dépasse l’ entendement bien qu’ on sache que ça existe. Impuissance, dégoût, humiliation et culpabilité, fluor, ont fait que la grenouille se tient tranquille. La pauvre, que peut-elle faire d’ autre à part serrer les fesses et graisser les rouages de la machine ? Laquelle machine fabrique les instruments de sa destruction ! 


                  Soroctopus est partout mais le grand public ne le connait pas, pas plus que le massacre en question. 

                  Encore 4 ans ?..

                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 19:31

                  @Yanleroc
                  Que peut-on faire ?
                  On peut envoyer l’information à toutes les personnes qui font partie de notre entourage.
                  Sinon, à quoi ça sert d’avoir Internet ??


                • alinea alinea 22 novembre 00:12

                  Le fait est qu’il est rageant que la populace ( pour le coup) croit ce que les médias autorisées racontent ( genre c’est vrai, je l’ai vu à la télé) et quand un autre son de cloche apparaît, elle n’y croit pas, crie au complotisme et toise avec mépris les péquins informés qui transmettent.
                  La populace n’y peut rien activement ; on ne l’a pas vue descendre dans les rues pour crier au scandale pour la Syrie, pour l’Ukraine, on va dire c’est trop loin du cœur tous ces pays-là.
                  Mais là où c’est important que les langues se délient, c’est qu’à force, de plus en plus de gens acceptent la vérité ( si dérangeante) ; et, mine de rien la peur des puissants est bien que les gens sachent, qui risqueraient de se rebiffer.
                  Mais en attendant, il y a des Macron des Trump qui oserons tout pour sidérer.
                  Savoir est inutile s’il n’est pas suivi d’actions. Et entre le savoir et l’action... combien de temps ?


                  • Yanleroc Yanleroc 22 novembre 00:31

                    @alinea, 

                    on vit une période de latence, peut-être le calme avant la tempête..
                    Espérons que si elle arrive, elle passera au bon endroit. 

                    C’ est pour ça qu’ une bonne tempête, ça se prépare, on est toujours plus sûr de sa trajectoire !
                    Bonsoir.

                  • leypanou 22 novembre 09:13

                    @alinea
                    Savoir est inutile s’il n’est pas suivi d’actions. Et entre le savoir et l’action... combien de temps ? : quoi faire surtout (voyez ce que çà a donné Nuit Debout).

                    Car il est certain que ce n’est pas une petite manif par semaine qui va mobiliser les gens, surtout qu’ils ont déjà une « mauvaise » image des syndicats (les millions d’euros de l’UIMM pour « fluidifier les relations sociales » sont passées sans tambour ni trompette) ; les partis politiques « non réactionnaires » ? à part garder quelques bastions par-ci par-là, qu’est ce qu’ils ont vraiment changé ? Quand on entend des politiciens parler d’Europe sociale, cela fait vraiment sourire : voilà des gens incapables d’avoir une majorité dans leur propre pays pour une politique sociale et qui rêvent d’une Europe sociale ? Aucune crédibilité.

                    On peut aller loin comme çà dans le sentiment d’impuissance.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 10:18

                    @alinea
                    Je n’aime pas le terme que vous utilisez de « populace ». Ce sont des citoyens qui sont victimes de manipulations. Victimes, et pas « tas de merde » comme vous les sous entendez avec mépris. 


                    J’ai mis combien de fois en lien la vidéo PSYWAR, sur la manipulation par les images ? Des tas de fois. Combien de fois l’avez vous relayée dans vos commentaires ? jamais.

                    Toutes les méthodes des USA et des pays occidentaux pour soumettre les pays, sont expliquées dans le livre « Confessions d’un assassin financier » de John Perkins. Vous l’avez lu ? Je le mets pourtant en lien régulièrement depuis 5 ans.

                    Je vous trouve bien mal placée pour faire des commentaires sur la manipulation, vous qui avalez sans broncher la propagande de Mélenchon. Il vous raconte n’importe quoi sur les origines de la construction européenne.

                    Et quand l’ UPR vous met sous le nez des documents d’archives qui prouvent le contraire, vous continuez à croire Mélenchon... Voilà, vous faites partie des Français manipulés, mais je ne me permettrai pas de vous assimiler à « la populace ».

                  • Yanleroc Yanleroc 22 novembre 11:59

                     ça va chauffer !



                  • alinea alinea 22 novembre 12:28

                    @Fifi Brind_acier
                    Je n’aime pas ce terme non plus, c’est pourquoi je l’ai annoté ; mais c’est ainsi que les enfumeurs nous désignent, et quand on (ré)agit comme ils le veulent, on le mérite.
                    Mélenchon ni Asselineau n’ont à voir avec le sujet de l’article ; mais je préciserai quand même que Asselineau seul parle de la création de l’UE, comme complot US.
                    Mélenchon lui n’en parle pas, il est résolument tourné vers l’avenir, et c’est si compliqué qu’il n’y a pas de temps à perdre.


                  • François Vesin François Vesin 22 novembre 17:42

                    @alinea
                    «  Mélenchon lui n’en parle pas, il est résolument tourné vers l’avenir »


                    Chère Alinea
                    Son passé est un passif que lui seul pourrait liquider,
                    hors il s’en garde bien et c’est là le fond du problème !
                    Ses élans sont sincères, mais sa sincérité est fluctuante 
                    car elle occulte son bilan personnel (Mitterrand, Maastricht, etc)
                    et discrédite l’ensemble du collectif qui lui est soumis.



                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 novembre 19:47

                    @alinea
                    Mélenchon lui n’en parle pas, il est résolument tourné vers l’avenir,

                    Justement, pour aller vers l’avenir, il faut savoir d’où l’on vient, et surtout, où on met les pieds ! C’est à cela que servent les vrais historiens. Je veux dire, ceux qui travaillent sur les archives comme Annie Lacroix Riz, et ne se contentent pas de compiler les livres des autres.


                    Ou les vrais journalistes, ceux qui enquêtent dans les archives de la CIA et de la Maison Blanche et ont trouvé des documents qui prouvent que les discours sur l’Europe sont des mensonges.

                    Par exemple sur le couple franco-allemand, le vrai couple est germano-américain.


                    Ou bien la création de la zone euro qui a été décidée à Washington en Juin 1965.

                    Ou bien l’ historien américain Antony Sutton, qui travaille sur les archives des firmes américaines. Et qui a découvert que Wall Street et les entreprises US avaient soutenu l’ascension d’Hitler, mais aussi aidé l’URSS...
                     

                  • Sparker Sparker 22 novembre 21:09

                    @François Vesin

                    Alinéa a dit « tourné vers l’avenir »
                    Son passé on s’en fout ! ça sert a quoi ? à créditer ou non le mouvement par la confiance qu’on peut accorder à Mélenchon ? Mélenchon n’est pas la FI et personne ne lui est soumis sauf dans vos fantasmes.
                    De plus vous nous traitez de dévots, y’en a un peu marre...


                  • alinea alinea 22 novembre 22:02

                    @François Vesin
                    Vous êtes tout pardonné de pas toujours l’écouter, mais enfin, il parle énormément de son passé, et de son évolution ! C’est, à ma connaissance, le seul homme politique à faire cela !
                    Il donne en détail (interviews,films) chaque choix qu’il a fait en en expliquant le pourquoi de l’époque, mais il explique aussi qu’il n’est pas homme de regrets et, oui, qu’il est tourné vers l’avenir, ce qui, pour un homme politique me paraît la moindre des qualités exigible !


                  • doctorix doctorix 23 novembre 07:24

                    @alinea
                    C’est le propre des girouettes de tourner au gré du vent.

                    Un homme politique se doit, et nous doit, d’avoir une vision de l’avenir, et un cap ferme.
                    C’est le cas d’Asselineau, mais pas de Mélenchon.
                    En passant, on vient de voir le procès du boucher de Yougoslavie.
                    A quand les procès des bouchers de Libye (Sarkozy) et de Syrie (Hollande) ?

                  • alinea alinea 23 novembre 09:23

                    ,@doctorix
                    Peut-être ! moi aussi je suis une girouette, j’ai appris tellement de choses en cinquante ans que je ne suis pas la même ; j’ai eu internet en 2012 et j’y ai appris beaucoup sur la politique internationale, avant, je n’avais que mon intuition et quelques lectures de fond, genre Chomsky, Annie Lacroix-Riz... Un homme ne change pas vraiment de cap, son champ s’élargit quand il y intègre toutes ses prises de conscience. Si on passe une vie sans prises de conscience ( après ne sera plus jamais comme avant), je pense qu’on stagne et si on s’en tient à un seul aspect des choses, si on n’ambitionne pas d’embrasser le Tout, c’est qu’on a besoin de se sécuriser dans son ( quant à) soi !
                    La vérité n’est pas une mais multiple, mouvante et si cela peut aider de la figer à un moment donné, y rester coincé est une limite.
                    Au contraire de vous, quelqu’un qui ne bouge pas d’un pouce ne me donne pas confiance.
                    Pour en revenir à Mélenchon, il était à quinze ans, au fond, le même qu’aujourd’hui, mais le vent a tourné qui se mue en tempête, il faut s’y adapter.


                  • Yanleroc Yanleroc 23 novembre 09:39

                    @doctorix salut,


                    Une Vision dîtes vous ?

                    « Pour asseoir de façon pérenne le Frexit, il faut avoir Une Vision, qui se transmet comme un Rêve. »
                                 
                                # Une vision pour l’ humanité, sinon rien #

                  • Ar zen Ar zen 23 novembre 09:40

                    @alinea

                    Il pose quand même question Mélenchon. 

                    Au moment de Maastricht il vote pour en développant un argumentaire pro-européen :
                     « La construction de la nation européenne est un idéal qui nourrit notre passion. Nous sommes fiers, nous sommes heureux de participer à cette construction. Nous sommes fiers de savoir qu’il va en résulter des éléments de puissance, qu’un magistère nouveau va être proposé à la France, à ma génération, dans le monde futur, qui est un monde en sursis, injuste, violent, dominé pour l’instant par une seule puissance. Demain, avec la monnaie unique, cette monnaie unique de premier vendeur, premier acheteur, premier producteur, représentant la première masse monétaire du monde, l’Europe sera aussi porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité » (Jean-Luc Mélenchon, débat au Sénat, mardi 9 juin 1992, compte-rendu officiel, page 17)

                    Et pourtant, ses devanciers n’avaient pas manqué d’attirer l’attention des électeurs au moment du traité de Rome de ce projet totalement anti-peuple. Il suffit de lire ce qu’en disait Jean Duret en 1956-1957 pour comprendre le fossé qui sépare la vision de ce dernier de celle de Mélenchon.
                    Mélenchon, qui se dit féru d’histoire politique, ne connaitrait pas Jean Duret et ses analyses ?

                    Jean Duret avait tout juste, il y a 60 ans. Mélenchon avait tout faux il y a moins de 30 ans. Et il veut continuer dans la même voie européenne, c’est totalement dingue ! 
                    Il y a un vice caché, ce n’est pas possible autrement.



                  • doctorix doctorix 23 novembre 09:43

                    @alinea
                    Il y a une grande différence entre changer de cap et faire demi-tour.

                    Ainsi, on ne peut pas chercher à se faire élire en promettant une sortie de l’UE, puis en affichant sa volonté d’y rester, en agitant la perspective de la changer quand on sait que c’est impossible.
                    Ca, ce n’est pas une évolution intellectuelle, c’est une trahison et une escroquerie.
                    C’est le propre des opportunistes.

                  • chantecler chantecler 23 novembre 09:48

                    @Ar zen
                    Sans déc !
                    Vous étiez déjà asselinien il y a trente ans ?

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