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Accueil du site > Tribune Libre > Ne confondons pas émotion et compassion

Ne confondons pas émotion et compassion

J’aimerais tant que l’émotion soit utilisée pour s’imaginer « à la place de… ». A la place de ceux qui n’ont que faire de nos messages alarmistes quand leurs enfants dépérissent sous leurs yeux. J’aimerais qu’on enseigne aux plus jeunes la compassion et l’empathie. Oui, nos émotions sont exacerbées. Mais ces émotions-là, ce n’est que du plaisir. On se fait plaisir. Cette émotion-là est vide de toute compassion, d’empathie, de générosité.

Je viens de regarder « Home », le docu-film de Yann Arthus Bertrand en intégral sur Youtube. J’ignore combien a coûté ce film (et le livre), je sais seulement que « Home » a été financé à hauteur de 12 millions d’euros par M. François-Henri Pinault et qu’il est l’aboutissement de 3 ans de recherche et de travail. Le résultat esthétique est à la hauteur de nos espérances. Comment résister à de telles images ?

Yann Arthus Bertrand a parcouru 130 pays à la recherche de toutes ces beautés réunies dans une 1H34 de film. Comme Ulysse, Arthus a fait un long voyage… Il est vrai que, lorsqu’on sort de chez soi, ce ne sont pas ces images d’une planète magnifique et fragile qui sautent à la figure, mais plutôt celles de cités grises et de mines tout aussi grises des gens pressés et bien peu avenants.

L’émotion, la valeur sûre de ce début de 3ème millénaire...
J’ai aimé ce film. Forcément. Comment aurait-il pu en être autrement ? Tant de beauté vous tire des larmes d’émotion. C’est « irrésistible ». Je pense que ce film fait appel aux mêmes « ressorts » que les peintures sublimes des artistes de la Renaissance symbolisant des madones à l’enfant Jésus ou des scènes de la vie religieuse. La « promotion » d’une religion à travers l’art et la beauté. Personne ne peut résister à cela. Pas même moi… Ni les libre-penseurs des siècles passés qui ne pouvaient contenir leur émotion lorsqu’ils contemplaient les chefs d’œuvre de Leonard de Vinci ou s’abandonnaient aux voix cristallines donnant vie à des chants sacrés.

Assurément, « Home » fait appel à l’émotion. L’é-mo-tion, la valeur sûre de ce début de 3ème millénaire. L’émotion, ce sentiment qui a remplacé la raison dans nos sociétés dominées par le paraître plutôt que par l’être. Société de l’image et du zapping où la réflexion « tête froide » n’a plus sa place. Il faut « vibrer », réagir à chaud, laisser parler ses émotions… L’analyse, l’esprit critique, le doute,… ne sont plus à la mode. Ils sont pourtant indispensables pour se poser les bonnes questions et prendre les bonnes décisions. Or, j’entends ou je lis peu de réactions critiques, « pesées », documentées, peu de discours rappelant les vraies priorités, les urgences éminemment « urgentes ». Je constate que le populisme et la démagogie gangrènent nos sociétés ultra modernes, incarnés par des maîtres à penser au-dessus de tout soupçon et portés par des messages pédagogiques aussi beaux que culpabilisants.
 
Une émotion vide de compassion
J’aimerais tant que cette émotion soit utilisée pour s’imaginer « à la place de… ». A la place de ceux qui n’ont que faire de nos messages alarmistes quand leurs enfants dépérissent sous leurs yeux. J’aimerais qu’on enseigne aux plus jeunes la compassion et l’empathie. Oui, nos émotions sont exacerbées. Mais ces émotions-là, ce n’est que du plaisir. On se fait plaisir. Cette émotion-là est vide de toute compassion, d’empathie, de générosité. En effet, où est la compassion pour ceux qui meurent là-bas, si loin de nous ? Je sais que je vais encore faire grincer des dents, mais ainsi que je l’ai déjà maintes fois dénoncé dans mes articles et mon ouvrage à paraître en octobre prochain, où est-elle cette compassion qui devrait mobiliser notre énergie autour d’une plus grande cause encore, une cause urgentissime, à savoir : sauver les vies de nos frères humains qui peuvent encore être sauvées, maintenant, pas dans 50 ans ?

Ce film est sublime, oui. Et je le regarderai à nouveau parce que, comme vous, je ne peux résister à la beauté de ce « miracle de la nature » qu’est la vie sur Terre. Mais je refuse que cette beauté qui me submerge de tant d’émotion m’aveugle au point de me faire oublier que la compassion reste le plus beau témoignage d’amour que l’on puisse offrir à son prochain. Alors, oui, je regarderai ce film, encore et encore, mais sans le son, sans ces messages alarmistes qui effraient nos jeunes en prétendant que, si on ne fait rien maintenant : dans 10 ans il sera trop tard pour sauver la planète... Non, je ne veux pas penser uniquement aux générations futures, je veux penser aussi -et avant tout- à tous les « morts-vivants » d’aujourd’hui qui suscitent bien peu de compassion et d’empathie. Toutes ces pauvres âmes que les beaux discours sur l’environnement ont oubliées.


Variations sur le même thème :


"Ecologie et lutte contre la pauvreté, c’est possible !" (Billet d’humeur du 5 juin 2009). Par Véronique Anger-de Friberg

« Energies propres : combien ça coûte ? ». Par Véronique Anger-de Friberg. Publié sur le Blog « Véronique Anger, journaliste » (6 mai 2009)

« Qui veut la peau de l’auto 100% électrique ? ». Par Véronique Anger-de Friberg. AgoraVox (30 avril 2009)

« Autos vertes, c’est déjà demain ! ». Par Véronique Anger-de Friberg. AgoraVox (2 mai 2009)

« Claude Allègre, hérétique ? ». Par Véronique Anger-de Friberg (billet d’humeur du 5 octobre 2006)


Le film de YAB en version intégrale sur Youtube

 

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12 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 9 juin 2009 15:15

    Madame,
    Comme vous, j’ai admiré la splendeur des images et critiqué la pauvreté des commentaires et des perspectives
    Mais compatir avec les détresses actuelles et préparer un avenir possible pour notre planète, donc pour nos enfants, ne sont pas deux démarches incompatibles.D’ailleurs tout se tient quand on réfléchit au problème crucial de l’eau par exemple, évoqué dans le film.
    Vous nous offrez des billets souvent stimulants, mais nous regrettons que vos interventions et réponses soient si limitées, comme dans l’un de vos derniers articles, où sur des points clés ou/et ambigüs vous n’avez pas répondu.
    J’ai apprécié votre hommage à Viveret et Passet, mais beaucoup moins celui que vous rendez à Allègre


    • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 9 juin 2009 18:28

      Merci pour ces commentaires.

      @Zen : Je ne réponds pas car je n’ai pas envie de répéter 100 fois la même chose. Je pense en effet que toutes les réponses sont exposées en long, en large et en travers dans mon long article et autres txt tjrs en ligne sur AVox ou mes sites. Vous avez eu la persévérance (et c’est assez exceptionnel je dois dire à l’ère du zapping et du SMS) d’aller jusqu’à lire les notes de bas de page... bravo. Par ailleurs, comme vous, j’ai une grande admiration pour Patrick Viveret, Edgar Morin, René Passet... et autres issus du Groupe des 10. Il suffit de lire mes articles et interviews réunis sur mon site Les DS pour avoir une idée de mes convictions et des influences qui ont éclairé ma pensée depuis de longues années.

      Je dois avouer, une fois de plus, que débattre avec des pseudos me pose problème. En principe, je refuse de discuter avec des internautes qui se cachent derrière une fausse identité et vous « somment » souvent de vous « expliquer ». Désolée, mais je ne pense pas avoir affaire à des juges mais à des lecteurs ordinaires. Je sais que c’est la règle sur les blogs, mais cette règle m’agace. Je conçois qu’on puisse s’exprimer librement, voire de manière discourtoise ; en revanche, j’ai le droit -de mon côté- de refuser de dialoguer avec des personnes qui ne jouent pas franc jeu qd elles profitent de leur masque pour s’attaquer non pas au txt mais à la personne. C’est un point de vue qui ne vous plaira pas, mais c’est mon point de vue...

      En ce qui concerne M. Allègre, j’avoue que je suis un peu surprise. Je ne le soutiens ni ne partage son avis. Je remarque simplement que lui, comme tout individu dans un pays libre, a le droit d’exprimer une pensée opposée à la thèse actuelle du réchauffement (d’ailleurs il me semble, quoi qu’en disent certains, qu’il a accepté l’idée du réchauffement. Il n’est pas d’accord sur le degré de responsabilité humaine je crois). Une thèse, fut-elle débile, n’importe qui aurait le droit de l’exprimer sans être pour autant traîné dans la boue ou insulté (on ne parle pas de négationnisme, ni d’anti-sémitisme ou d’incitation à la haine raciale, on parle bien d’« idées » et de thèses scientifitique ou pseudo scientifiques). Je l’ai souvent écrit cela aussi, mais je ne peux tt de même pas vous demander de lire tous mes articles... quoique... smiley

      Je constate que le débat d’idées est devenu particulièrement difficile en France, pays où la nuance est impossible, réflexe du : « tu es avec moi » ou contre moi« . Je considère que tout le monde est libre de ne pas être d’accord avec un discours, dominant ou non d’ailleurs, et a le droit de le dire haut et fort. Mtnt, je ne suis pas scientifique et il ne m’appartient pas de départager les scientifiques sceptiques des scientifiques alarmistes... D’ailleurs, j’ai déjà dit que ce n’était pas la question qui m’intéressait. Sur le fond, ainsi que je l’ai écrit à plusieurs reprises, tout le monde a compris qu’il fallait changer son comportement, partager davantage, intégrer l’écologie à l’éducation, etc. (c’est aussi ce que recommandait l’Eglise bien avant YAB et consorts je vous rappelle : frugalité, partage, respect, humilité, etc). Je ne vais pas tout réécrire, on me reprocherait de faire trop long... smiley
      Ce dont je ne me fiche pas, en revanche, c’est qu’on essaie d’imposer une vérité comme une religion »incritiquable", un nouveau dogme.

      Et, à ceux qui prétendent que ce n’est pas parce qu’on combat le réchauffement qu’on ne combat pas aussi et en même tps la pauvreté, je répondrai : bla-bla-bla... ! C’est tjrs cet argument qui revient. Dans les faits, l’argent débloqué pour combattre les maladies et la faim dans le monde sont peanuts au regard des masses considérables d’argent débloquées pour lutter contre le réchauffement ou sortir de la crise économique. A ce propos, il n’aura échappé à personne, j’imagine, qu’au plus fort de la crise, plus grand monde ne s’inquiétait réellement du réchauffement... La priorité n’était plus le climat, mais notre confort, notre emploi ou nos actions... A chacun selon son train de vie ! La crise avait totalement occulté, pour un temps, dans les discours politiques, les médias et les conversations entre amis, les questions liées au climat. Charité bien organisée commence par soi-même n’est-ce pas ?


    • Fergus fergus 10 juin 2009 09:18

      Le problème de Claude Allègre n’est pas qu’il nie la responsabilité humaine du réchauffement de la planète (les scientifiques minoritaires peuvent avoir raison), mais qu’il ait tourné le dos à ses convictions sociales et à ses amitiés pour décrocher coûte que coûte un portefeuille ministériel ou un rôle public de premier plan. Ce faisant, le sceintifique respecté d’hier s’est transformé en un opportuniste de la pire espèce !


    • omar omar 9 juin 2009 16:19

      Merci pour votre vibrant témoignage et cette présence d’esprit.

      L’intelligence n’est-elle pas l’art de voir les choses telles qu’elles sont ?


      • Kalki Kalki 9 juin 2009 22:45

        Le but primordial de la guerre moderne (en accord avec les principes de la double-pensée, ce but est en même temps reconnu et non reconnu par les cerveaux directeurs du Parti intérieur) est de consommer entièrement les produits de la machine sans élever le niveau général de la vie.


        Dès le moment de la parution de la première machine, il fut évident, pour tous les gens qui réfléchissaient, que la nécessité du travail de l’homme et, en conséquence, dans une grande mesure, de l’inégalité humaine, avait disparu. Si la machine était délibérément employée dans ce but, la faim, le surmenage, la malpropreté, l’ignorance et la maladie pourraient être éliminées après quelques générations. En effet, alors qu’elle n’était pas em­ployée dans cette intention, la machine, en produisant des richesses qu’il était parfois impossible de distribuer, éleva réellement de beaucoup, par une sorte de processus automatique, le niveau moyen de vie des humains, pendant une période d’environ cinquante ans, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

        Mais il était aussi évident qu’un accroissement général de la richesse menaçait d’amener la destruction, était vraiment, en un sens, la destruction, d’une société hiérarchisée.

        Dans un monde dans lequel le nombre d’heures de travail serait court, où chacun aurait suffisamment de nourriture, vivrait dans une maison munie d’une salle de bains et d’un réfrigérateur, posséderait une automobile ou même un aéroplane, la plus évidente, et peut-être la plus importante forme d’inégalité aurait déjà disparu. Devenue générale, la richesse ne conférerait plus aucune distinction.

        Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d’êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s’instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s’apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n’a aucune raison d’être, et la balaierait.

        En résumé, une société hiérarchisée n’était possible que sur la base de la pauvreté et de l’ignorance.


      • omar omar 10 juin 2009 10:25

        Vous avez des idées intéressantes et une réflexion qui ne laisse pas indifférent.

        Pour ce qui est de la mise en pratique, en partant de la société telle qu’elle est aujourd’hui, comment surmonter ces difficultés.

        Comment la grande masse pourrait-elle s’instruire et apprendre à réfléchir alors que l’éducation est entièrement tournée vers la fabrication d’outils humains dédiés à des taches prédéterminées ?

        Quelles pourraient être les actions individuelles immédiates pour se détacher peu à peu du système, ne plus l’alimenter, sans pour autant mettre en péril notre existence et celle de nos enfants ?

        En admettant qu’un grand nombre de personnes aient compris la nécessité de transformer une société hiérarchisée qui n’a plus de raison d’être, quelle pourrait être la motivation suffisante pour que ses personnes se regroupent et décident d’une action commune, abandonnant par là l’ individualisme passif et cynique de la société du spectacle ?


      • Kalki Kalki 10 juin 2009 17:20

        @omar
        Quelles pourraient être les actions individuelles immédiates pour se détacher peu à peu du système ?

        NOUS, CITOYENS, LE PEUPLE, NOUS DEVONS NOUS DÉTACHER DU SYSTÈME,

        Plus exactement, des systèmes.

        • Le système économique : Nous devons créer des autres économies , nous devons refuser de payer la dette colossale qu’ils accumulent pour nous enchainer à leurs sociétés. Il faut une cassure, c’est brutal cela fait mal et il y aura des réactions du système contre nous, mais il n’empeche que la justice prévaudra sur l’injustice, vous êtes soutenu par le droit. AGISSEZ, CONSTRUISEZ , RESISTEZ.

        • Vous savez les usa par exemple ont refusés de payer les dettes contractés par des territoires qu’ils ont conquit : cuba ou l’irak. C’était à leur avantages biensur ..., vous comprenez ? Si on peut éviter de payer, on le fait.

        On appelle cela la dette odieuse :
        Alexander Sack, ancien ministre russe de Nicolas II et professeur de droit à Paris, la définit : « si un pouvoir despotique contracte une dette non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’État, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l’État entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir. »

        C’est le cas de la France qui, en 1878, a refusé d’assumer la dette de Madagascar après avoir annexé la Grande Ile. C’est également le cas des États-Unis et de Cuba deux décennies plus tard. En 1897, soutenant le peuple cubain et soucieux de leurs propres intérêts, les États-Unis entrent en guerre contre la couronne hispanique et obtiennent la souveraineté de l’île.

        Plus récemment, le cas de l’Irak a ravivé la rhétorique de la dette odieuse. Pressés de rendre solvable la nouvelle autorité irakienne pour financer la reconstruction, les États-Unis demandent l‘annulation totale de la dette irakienne.

        • Et bien j’affirme que la dette contractée en nos noms au nom des peuples est une dette odieuse. Nous ne sommes pas responsables , nous le peuple n’avons plus aucune participation équitable dans les bénéfices monstrueux du capitalisme : c’est le capitalisme qui est en cause, la dette odieuse contractée ne veut que raffermir le système capitaliste. DITE NON, RESISTEZ !

        Les Peuples, les citoyens, doivent refuser de payer cette dette odieuse.

        Le capitalisme ne répartit pas les richesses, le capitalisme ne cherche pas la justice, nous devons forcer le passage au système économique que NOUS VOULONS, pour notre BIEN.

        Un système économique que NOUS CREERONS, et que nous, citoyens déciderons démocratiquement à notre échelle humaine. Il faut absolument arrêter de nous tourner vers des experts qui soutiennent l’état actuel de la société et ces injustices !

        Nous devons ETRE RESPONSABLE , LA SOLUTION NE PEUT VENIR QUE DE NOUS, IL NOUS FAUT REALISER LE CHANGEMENT, NOUS DEVONS CHANGER D’ECONMIE.

        • Le système politique, et par conséquent le système législatif, judiciaire, et le système social : Nous devons vouloir la démocratie. Nous ne sommes pas en démocratie. Nous devons comprendre que l’autorité que l’on soutient en votant est forcément « dictatoriale » ( « ceux qui parlent  » sont ceux qui ont les voix ). L’élue est décideuse au nom de tous. Est-il juste, éclairé, omnipotent, démocrate, incorruptible ?

        Nous devons créer non pas une nation démocratique , mais un système qui n’impose pas, un système qui fait confiance, un système qui n’est pas hiérarchique, un système en réseau, un système composé de démocraties, c’est-à-dire une société multicellulaire - la « commune » étant la cellule vivante, démocratique.

        J’attire l’attention sur le fait que la «  »« Democratie  » participative " n’est pas une véritable démocratie. Ceci constitue le même mensonge que firent les fondateurs de la démocratie moderne, et repris par nos politiques jusqu’a maintenant.

        Les mensonges ont assez duré. N’écoutez plus et même faites taire celui qui continue à nier et à mentir, ces personnes contre la démocratie, dangereuse pour la démocratie, trompeuse, et manipulatrice, ne doivent pas avoir la parole en démocratie. TOUTES LES PREUVES SONT LÀ. Résistez : si personne ne dit la vérité et si personne ne nie les mensonges, si la vérité ne trouve pas de défenseurs, la vérité aura perdu, et tout le monde aura perdu.

        Résistez, pour vous, pour tous, pour vos enfants , pour l’avenir , pour la justice. Mais résistez, il ne faut plus se soumettre, se conformer, relativiser, s’enfermer dans sa bulle, vous devez résister ! Créer, c’est résister. Résister, c’est créer.

        Peuples, CITOYENS, vous voulez la démocratie , allez en démocratie.

        Des voix de sociétés juste, équitable et démocratique sont déjà proposées. La structure peut s’appliquer à n’importe quel niveau du monde réel, le quartier , la commune, la ville, ou même dans des structures plus abstraites, des réseaux plus délocalisés, moins formels.

        Et à tous ceux qui se mettront sur votre chemin vous répéterai inlassablement :
        « Est ce que l’on est en démocratie ? » Et vous ne vous arrêterez pas, et vous résisterez ! Vous ne vous tairez pas, vous ne vous soumettrez pas, la vérité doit être entendue , elle ne doit pas être tue, toute au fond de vous.

        J’ai une autre chose à dire à tous les citoyens qui s’engagent dans le sens de la création d’une nouvelle société :

        • Notre action se veut "non violente" , nous voulons construire et non détruire, nous voulons vivre libre et non faire la guerre, nous voulons la justice et non l’injustice.

        • Citoyen, soyez près à la résistance , la flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas !

        Vous devez être prêt à défendre vos idéaux , vous devez être prêt à vous lever et à dire NON. NON, ça ne se passera pas comme ça, NON, l’injustice par vos autorités c’est TERMINEE.

        Ainsi, vous devez soutenir ceux qui défendront vos nouvelles sociétés, des résistants corps et âmes utilisant des actions légitimes.

        Vous devez aussi comprendre que la pression à l’encontre de vos nouvelles sociétés doit trouver des forces de résistances de votre part, cela demande une implication et une organisation en ce sens. Comprenez, je vous en supplie, pour la réussite de ces nouvelles sociétés et pour votre sécurité que  la dissuasion est UNE ARME DE PAIX, sachez construire et utiliser ses armes, autant que la désobéissance civile.

        Vous réussirez avec leurs soutiens. Citoyens vous n’êtes pas seul, vous n’êtes pas seul, vous êtes des millions !

        Croyez en vous même, votre nombre quelqu’il soit importe peu, n’attendez pas de convertir la majorité de la population : VIVEZ AUTREMENT, VIVEZ DANS VOTRE SOCIETE, pour cela vous n’avez pas besoin de la majorité de la population.

        En résumé :

        • Rassemblez-vous, votre nombre est suffisant

        • Établissez votre nouvelle société démocratique,

        • Établissez votre économie, capable d’interagir avec les autres économies.

        • Soutenez un système social, à plus grande échelle, entre les cellules démocratique.

        • ET SURTOUT RÉSISTEZ, UTILISER TOUTES LES ARMES POSSIBLES POUR VOUS DÉFENDRE ET RÉSISTER, VOUS EN AVEZ TOUS LES DROITS , VOUS EN AVEZ LE DEVOIR MORAL.

        • Il est question aujourd’hui et maintenant d’un choix pour l’humanité, pour votre avenir, et pour celui de vos enfants, pour votre progéniture.

        • La liberté de droits, ou ce que le système, cette société archaïque propose. Soyez conscient que cette société se dirige de nouvelle forme de totalirisme ?

        CITOYENS DU MONDE, HUMANITE : LA DÉMOCRATIE PRÉVAUT.

        @alchimie tu inverses tout et tu l’appliques en dehors du « monde » ou c’est appliqué , tu es a coté de la plaque.


      • omar omar 10 juin 2009 19:42

        @kalki

        Merci pour les liens et les références.

        J’y ai trouvé des réponses à certaines des questions que je me pose. J’aime bien l’aspect pragmatique et concret et les perspectives d’action individuelles qui sont évoquées.

        Je vais explorer ces ressources...


      • LeGus LeGus 9 juin 2009 22:57

        Très bel article, je vais me plonger de ce pas dans votre blog.
        Mon petit doigt me souffle que vous n’ignorez pas l’étymologie des termes compassion-empathie.
        Et non, ne nous laissons pas anesthésier par l’esthétique de YAB smiley
        Très cordialement.


        • Fergus fergus 9 juin 2009 23:10

          Personnellement, j’ai apprécié les images de ce film, mais je suis resté totalement sur ma faim. Sans doute parce que j’attendais plus, eu égard à la promotion préalable dont il avait fait l’objet.

          Résultat : un très beau documentaire, mais sans le moindre relief en regard de ce que l’on connaissait déja de l’état de la planète. Peut-être parce que le souci esthétique a pris le pas sur la spontanéité, la vérité d’une image non travaillée. Qui plus est, le commentaire d’Arthus Bertrand était dit sur un ton qui manquait terriblement de chaleur et confinait parfois à la mièvrerie. Sans doute aurait-il fallu confier ce travail à un professionnel plus convaincant.

          Au final, je n’ai rien ressenti : pas la moindre émotion, rien de ce qui peut donner envie de se battre pour l’environnement. Ce qui n’avait pas été le cas du film d’Al Gore qui m’avait infiniment plus parlé et convaincu.

          Comme quoi, toutes les sensibilités existent. Et c’est d’ailleurs ainsi qu’Allah est grand, comme disait en conclusion de ses chroniques le grand Alexandre Vialatte.


          • Véronique Anger-de Friberg Véronique Anger-de Friberg 10 juin 2009 13:58

            Encore un qui a sauté les cours d’explication de texte... Fatiguant de toujours ré-expliquer les choses... Vous n’avez pas lu ou pas compris. Je n’ai écrit nulle part que j’étais d’accord ou pas d’accord, d’ailleurs je n’en ai rien à fiche de savoir qui a raison. Je l’ai écrit, mais vous ne savez pas lire, j’oubliais... Fatiguant... fatiguant... Heureusement, il reste qques lecteurs qui font l’effort intellectuel d’essayer de comprendre et y arrivent même ! Ouf...


          • Philou017 Philou017 10 juin 2009 14:45

            L’émotion est le principal vecteur sur lequel jouent les pouvoirs en place pour nous manipuler.

            Comme Sarkosy avec la peur sécuritaire...
            Comme la pub qui joue sur l’émotion et non pas les qualités d’un produit.
            Comme le complexe médico-industriel qui joue avec la peur de la maladie.

            J’aime bien votre comparaison entre les cités grises de tout-un-chacun, produites par le monde affairiste et affamé de profit de mr Pinault, et les beautés de la nature dans le film.

            Ca me rappelle « Soleil vert », où les beautés de la nature n’étaient plus disponibles qu’en vidéo. Tout cela sent la manipulation.

            Il est temps de virer les charlatans qui nous gouvernent avant d’en arriver là.

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