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Accueil du site > Tribune Libre > Non à l’hydrogène...

Non à l’hydrogène...

Voici un article qui veut s’opposer de façon totale à la propulsion mécanique avec comme carburant l’hydrogène qui est une solution à long terme bien moins performante tant énergétiquement qu’écologiquement que l’électricité.

Effectivement l’Allemagne se précipite vers ce nouveau carburant (enfin nouveau, façon de parler) destiné à remplacer les hydrocarbures polluants et en voie progressive d’extinction (que fait BB ?). On nous parle de véhicules performants en vitesse et uniquement hydropolluant. Un peu de rosée, matin, midi et soir. Rosée au féminin car au masculin la prévention routière déconseille fortement. Nos électrochimistes nous font à partir d’une molécule d’eau H2O une molécule d’hydrogène H2 et une demi-molécule d’oxygène 1/2 O2, ce qui consomme du courant. Bien malins ensuite ils les rabibochent pour nous faire avec une H2 et une 1/2 de O2 une néomollécule d’eau H2O ce qui produit de l’énergie. Tout ça pour ça !

Jules Verne le devin était appelé à la rescousse prédisant que l’avenir était à l’hydrogène. A propos de passé je prendrai deux exemples qui seront les deux axes de ma petite réflexion.

1- L’Hindenbourg qui le 6 mai 1937 brûle comme une torche post-olympique faisant des morts (37). Il était gonflé à bloc de 200 000 m3 d’hydrogène (le gaz étant composé de deux atomes d’hydrogène, je devrais pour faire savant l’appeler le di-hydrogène, savant ne suis). Evidemment ce n’est pas très honnête de ma part de prendre cet exemple. Nous n’en sommes plus là. C’est pour dire que l’hydrogène est inflammable et volumineux. Il faut donc le comprimer ou le liquéfier et se protéger pour éviter les petits ennuis genre barbecue non souhaité. Quels sont les désavantages majeurs de ce carburant ?

a- Il est vorace en énergie pour le fabriquer. Il y a donc une première déperdition d’énergie entre la source première (l’électricité, qui est déjà en seconde position) et sa fabrication, et ensuite une seconde déperdition entre son utilisation et sa transformation en énergie motrice. En somme il y a deux pertes de rendement en cascade.

b- Il nécessite un effort industriel important : transformation des véhicules, transformation des stations.

c- Son transport et son stockage ne sont pas anodins. Il faut des bonbonnes résistantes à la pression. Ces bonbonnes sont un surpoids important pour le véhicule, surpoids qui augmente la consommation. Et si on regarde le bilan énergétique complet du début de vie à la fin de vie d’un véhicule et de son utilisation, il y a un surcoût énergique de fabrication, par exemple ces bonbonnes à fabriquer : énergie et matières premières, transport et installation.

2- La Jamais Contente est la première voiture au monde à passer la barre des 100 km/h le 29 avril ou le 1er mai 1899. Cette voiture du belge Jenatzy était électrique avec un moteur par roue arrière. Les trois éléments essentiels de cette histoire sont :

- l’énergie est l’électricité ;

- les moteurs sont associés directement aux roues ;

- les batteries font la moitié du poids du véhicule.

Comme l’a prouvé cette voiture, l’électricité est une énergie hautement compétitive en matière de vitesse et même d’accélération. Sans en mettre des couches, voici seulement trois liens vers des voitures entièrement électriques qui démontrent cette compétitivité. Aux USA la future Zap-X et la future Tesla, en France la déjà Venturi Fetish. Ces voitures annoncent des accélérations foudroyantes (0 à 100 en moins de 4 secondes) et pour un prototype japonais à l’élégance douteuse (et six roues), une vitesse de pointe de 400 km/h. Autant dire que l’hydrogène est battu à plate couture.

Par principe l’électricité a de très nombreux avantages par rapport à l’hydrogène. D’abord son utilisation court-circuite la première cataracte de rendement. On l’utilise directement. Ensuite son rendement direct de transformation en énergie motrice est très élevé. Un moteur électrique par sa simplicité nécessite beaucoup moins d’énergie par cheval vapeur (unité de puissance désuète mais bien adaptée à la nostalgie automobile et qui ne renie pas son origine : les calèches à chevaux...) qu’un moteur thermique. Rendement supérieur d’au moins 30%. Il n’y a pas à réfléchir beaucoup pour comprendre ce que cela représente de gains tant en coût énergique qu’en coûts financier et écologique. De plus un moteur électrique supprime un grand nombre d’organes tels que par exemple la boîte de vitesse. Moins il y a d’éléments, plus la balance énergétique et écologique est favorable. Moins à fabriquer, moins de pièces, moins de poids. Cela va même plus loin. Avec le perfectionnement poussé des moteurs-roues (au Japon, au Canada, en Angleterre et aux USA) comme avec cette société américaine. Les intérêts de ce genre de moteur qui n’a qu’un inconvénient - ce que l’on appelle les masses suspendues dont la règle veut que les roues pèsent un minimum pour le confort de la voiture - sont multiples. Il y en a trois principaux : 1- L’encombrement est minimal. On libère de la place. Ce qui permet des voitures soit plus spacieuses, soit plus petites avec des coffres suffisants. 2- Le poids peut être faible, 17 kg par moteur roue soit 68 kg au total. C’est nettement moins qu’un moteur classique atmosphérique avec sa boîte de vitesse, ses roues aussi, ses freins et son différentiel. 3- Grâce à l’électronique, on peut régler la vitesse de chacune des roues. On supprime le différentiel, et on peut recharger la batterie quand la voiture freine. Certains même affirment qu’il n’y a plus besoin de freins.

Il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour voir que la solution de la voiture électrique est la solution de l’avenir, bien mieux que tout moteur à l’éthanol, à l’hydrogène ou au pétrole. Mais... car il y a un mais. C’est le stockage de l’électricité. Avec les batteries classiques nous nous trouvons devant une accumulation de problèmes : pollution, poids astronomique, peu d’autonomie, coût important, temps de charge trop long.

Ne soyez pas si pessimistes car des solutions pointent à l’horizon. Pour répondre à ces inconvénients il y a des solutions. Des solutions marketing et des solutions technologiques. La solution de marché est simple : répondre à un besoin par des véhicules adaptés. C’est ce que proposent au moins trois groupes : Renault qui s’est associé avec un groupe israélien pour fabriquer d’ici 2011 de petites voitures électriques vendus en Israël. Une étude a prouvé que les déplacements moyens ne dépassaient pas 70 km. Ce qui est parfait. On recharge la nuit. Le groupe Bolloré a lui mis au point des batteries ion-lithium performantes et a signé un accord avec le célèbre designer et fabricant de voiture Pininfarina pour produire plusieurs milliers de voitures électriques dans les années à venir qui seront en location/vente. Enfin aux USA (excusez-moi mais j’ai perdu la référence), un Américain a levé 250 millions de dollars pour proposer des voitures électriques dont on changera les batteries dans des stations services. On résout le temps de charge.

En fait l’avenir est ailleurs. Recharger sa voiture en quelques minutes sur une prise de courant classique. En électricité il y a une différence importante entre une batterie classique qui nécessite un électrolyte, et un condensateur. Ce dernier est d’une simplicité extrême : deux surfaces conductrices séparées par un isolant, dont la particularité est de se recharger quasi instantanément et de pouvoir fournir en un temps ultra court beaucoup d’énergie. L’inconvénient majeur vient du fait que le stockage, lui, n’était pas performant. C’est la raison essentielle qui a fait passer ce composant dans l’oubli comme réserve d’électricité. En effet le problème réside dans la surface utile du condensateur. Jusqu’à il y a peu, ce problème de surface était rédhibitoire. Mais le MIT il y a plus de deux ans a mis au point un super-condensateur dont les surfaces ont été multipliées de façon astronomique grâce à la nanotechnologie. L’avenir est dans ce concept. En effet les avantages d’un condensateur sur une batterie, fût-elle ion-lithium, sont considérables. Pour un poids et un volume inférieur de deux tiers, ces condensateurs fournissent la même énergie. Ils peuvent se recharger un million de fois, c’est-à-dire un nombre considérable de fois, bien plus important que la durée de vie de la voiture. Ils sont bien moins polluants, notament en fin de vie, qui est et de beaucoup plus éloignée que celle d’une batterie. Peu polluants, durée de vie extrême, peu de volume et peu de poids, une recharge en moins de cinq minutes : que demande le peuple ? Il demande que cela soit accessible. C’est là que cela coince. Le développement n’est pas si facile, mais on va y arriver. On peut dire, sous réseve de non-mensonge et/ou effet d’annonce, qu’une société américaine est arrivée à industrialiser ces condensateurs et devrait selon les accords signés livrer en ce moment même (à la seconde près...) sa première série à une société canadienne. Lire ici et . Le second problème est le coût.

En conclusion, la véritable solution industrielle, économique, écologique c’est la voiture électrique avec des moteurs-roues et des super-condensateurs. A la différence de n’importe quel carburant, il n’y aura plus sur les routes de camions citernes (hydrogène ou essence ou biocarburant), plus de pipe-lines, il y a du courant pratiquement partout dans le monde. Les lignes sont déjà tirées. L’électricité se trouvera partout, et enfin un moteur électrique, c’est beaucoup beaucoup moins de bruit. Ce n’est pas l’intérêt des grands groupes chimiques, pétroliers, automobiles, céréaliers, agricoles, mais c’est pourtant objectivement l’avenir.


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116 réactions à cet article    


  • impertinent3 impertinent 5 mai 2008 11:18

    Parce que certains type de moteurs électriques ont un couple pratiquement constant, quelle que soit la vitesse de rotation.


  • Iceman75 Iceman75 5 mai 2008 11:26

    Pour résumer rapidement il s’agit du problème de transformation entre le mouvement mécanique d’un moteur à explosion et celui des roues...

    La solution électrique est certainement à terme une solution d’avenir, MAIS....

    - Si les déplacements moyens sont de 70km, l’écart type de ces déplacements est très important. Il va du déplacement urbain pour lequel le véhicule électrique est idéal, au déplacement interurbain type Représentant de commerce avec un kilométrage important dans une journée et une vitesse élevée. Car hélas, plus on va vite, moins on va loin. La solution transitoire de l’hybride (essence, diesel, ou autre) permet de développer l’électrique, les condensateurs sans se cantonner à un micromarché. Il n’est donc pas étonnant que les japonais, pays insulaire, soient très en avance dans ce domaine (Nissan, Mitsubishi, Subaru)

    - si les voitures sont toutes électriques, les normes des prises ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Si cela peut fonctionner sur des petites voitures réservées à un marché intérieur, il faudra prévoir des adaptateurs et transformateurs / redresseurs de courants pour les véhicules plus ambitieux. Comme tout équipement électrique, il y aurait alors un kit d’adaptation disponible pour les pays étrangers.

    - Si on voit très bien la prise électrique dans un garage individuel , il faut trouver un mode de consommation et paiement pour les parkings collectifs et avoir une politique volontariste dans la mise en place de ces prises. Cela veut dire aussi qu’il n’y aura qu’un seul type de prise par pays pour toutes les marques. On peut imaginer que l’on édite un ticket à la sortie de l’emplacement parking pour le paiement de son du...et une identification par badge ou autre pour les parking d’immeubles.

    Des solutions existent donc mais personne ne s’y intéresse. On préfère sortir des voitures sans prévoir les lieux pour les accueillir. Cela aboutira à une désafection du public si l’on ny prend garde.

    L’étape intermédiaire sera aussi le "plug in hybrid" de tels véhicules circulant déjà aux états unis, sur base Prius notamment. Cela permet de mettre en place progressivement les infrastructures tout en les rentabilisant avec un parc réel et pas hypothétique.

     


  • Sayris 5 mai 2008 17:08

    @iceman75

    Je ne crois pas qu’il y aura un problème de prises électriques. Pour recharger un véhicule en moins de cinq minutes (via des super condensateurs) c’est pas 2 ou 3 kwatts mais plutôt des dizaines (voir des centaines) de kwatts qu’il va falloir acheminer et ça tu ne le fera pas passer dans une prise électrique domestique standard. La prise ressemblera à un très gros plugs avec des câbles aussi gros qu’un tuyau de pompe à essence actuelle.

    Ceci dit, même si je suis d’accord avec le fond de l’article concernant le tout électrique il reste quand même un problème de taille ---> la production de l’électricité !!!!

    Aujourd’hui, en France on est légèrement excédentaire en production mais si demain toutes les voitures roulaient à l’électricité il faudrait triplé (voir plus) le parc de centrale électrique. Et là on peut se poser la question : nucléaire ? Charbon ? Gaz ? Toutes ces solutions sont polluantes voir dangereuse (nucléaire).

    La solution de la voiture électrique sera viable selon moi quand on produira de l’électricité proprement notamment avec la fusion nucléaire. Et par fusion je ne pense pas au projet ITER qui ne produira jamais rien et qui encore plus dangereux que le nucléaire classique à cause des émissions de neutrons à très hautes énergies (15Mev) ; je pense plutôt à un réacteur basé sur les résultats d’expérience des Z-machines qui sont très prometteur et sans danger.

    Wait&See

     

     

     


  • Sayris 5 mai 2008 17:10

    Désolé pour les TAGs HTML je ne les avais pas vu lors de la prévu du post.

     


  • Iceman75 Iceman75 6 mai 2008 08:41

    à Sayris

    evidemment, vu l’intensité nécessaire, il faudra des prises particulières comme celles déja vues sur la bluecar de bolloré, les 106 électrique, etc. Alors lesquels ?


  • LE CHAT LE CHAT 5 mai 2008 11:16

    la voiture de demain , 100 % energie solaire , c’est dans 

     

    • dup 6 mai 2008 07:35

      et s’il pleut ?


    • meta-babar 5 mai 2008 11:21

      Je ne comprend pas ce point de vue. La voiture à pile à combutible EST une voiture électrique non ? Je pense qu’à autonomie égale, les batteries sont plus lourdes, plus polluantes.

      Certes, et je suis tout à fait d’accord sur ce point, les industriels tentent de nous faire oublier qu’il faut de l’énergie électrique pour produire l’hydrogène, et que donc la pollution est déplacée...

      Cependant, si on trouve un jour un moyen de stocker l’hydrogène de façon sure (j’ai entendu parler de réservoirs remplis de nanotubes), c’est un excellent moyen de stocker de l’énergie en masse, ce que n’importe quelle batterie ou condensateur ne pourra jamais faire.

      J’en viens à ma conclusion, qui tranche un peu avec la votre, qui est que l’hydrogène pourrait devenir la meilleure solution de stockage d’énergie. Une centrale nucléaire, lorsque son énergie n’est pas consommée, est obligée de la gaspiller en chaleur (on chauffe alors les poissons dans la rivière). Si au lieu de ça on stockait l’énergie sous forme d’hydrogène dans les périodes de basses consommation (et des spécialistes me reprendront peut etre mais cette énergie gaspillée n’est pas négligeable), on aurait là un système tout à fait rentable.


      • Traroth Traroth 5 mai 2008 12:28

        C’est expliqué dans l’article :

        -Pertes : pour fabriquer l’électricité (inévitable), pour produire l’hydrogène, pour produire de l’électricité à partir de l’hydrogène (dans la voiture) et pour produire de l’énergie mécanique (inévitable aussi)

        -Risques : trimballer de gros camions remplies d’hydrogène sur les autoroutes laisse présager quelques accidents ayant un arrière-goût d’Apocalypse Now

        -Refaire toute la chaine logistique, des unités de production de ce qui serait alors un carburant aux réservoirs des véhicules, en passant par les canaux de transports ("hydrogènoducs", camions-bonbonne...), stations de distribution...


      • 5A3N5D 5 mai 2008 13:21

        "Pertes : pour fabriquer l’électricité (inévitable), pour produire l’hydrogène"

        Pas vraiment d’accord : on peut produire de l’hydroxène par simple réaction chimique, expérience que chacun pourra faire en laboratoire.

        Il suffit de faire réagir de la soude caustique sur de l’aluminium. On obtient alors de l’aluminate de sodium et du dihydrogène.


      • meta-babar 5 mai 2008 14:15

        et alors ?

        Les piles à combustibles ont de très bon rendements que je sache (80%). Les 20% de perte par rapport à la voiture électrique sont largement compensés par le fait qu’on peut stocker l’énergie non utilisée lors des périodes de basse consommation globale.

        L’argument du camion bon... hum... et puis pour réorganiser l’approvisionnement de toutes façons avec le tout électrique il va falloir aussi retravailler le réseau je pense !

         


      • Traroth Traroth 5 mai 2008 14:35

        @5A3N5D : Oui, mais de ce cas, ça va contribuer à l’épuisement des ressources naturelles. De plus, comment produit-on l’aluminium, déjà ? Electrolyse de l’alumine contenue dans la bauxite, non ? Je ne suis pas certain qu’au niveau énergétique ça soit beaucoup plus rentable que l’électrolyse de l’eau, par exemple. Ca revient à vouloir attraper un oiseau en lui mettant du sel sur la queue...


      • fourminus fourminus 5 mai 2008 15:06

        Il est aussi possible de fabriquer de l’hydrogene à partir de la photosynthese des algues (Sciences et vie du mois passé).

        Et les véhicules électriques : on fait koi de leurs batteries en fin de vie ???


      • Traroth Traroth 5 mai 2008 15:30

        On les recycle, comme toutes les batteries.


      • Imhotep Imhotep 5 mai 2008 15:53

         @ fourminus : lisez ce que j’ai écrit : les supercondensateurs sont très peu polluants en regard des batteries classiques : le métal est réutilisable et l’isolant (du verre par exemple) est également recyclable. Du fait de la recharge possible 1 million de fois, un même condensateur pourra être utilisé dans plusieurs voitures de suite. 1 million de rechardges pour une autonomie de 450 km cela fait 450 millions de km. Il y a de quoi voir venir.


      • fourminus fourminus 6 mai 2008 11:37

        Etes vous certain que ces "supercondensateurs réutilisables 1 million de fois" sont moins polluants que les algues qui produisent de l’hydrogene ??


      • Gasty Gasty 5 mai 2008 11:24

        Il y a la pile à conbustible au méthanol qui se développe , j’ignore si cette application à de l’avenir mais son rendement est très supérieur aux panneaux solaires. On en trouve de plus en plus à équiper les camping cars. Si quelqu’un a une idée, je sais seulement que le méthanol est un poison violent contrairement à l’éthanol.

        Un détail qu’on fini par ne plus voir et que nous observons pourtant tous les jours. Un moteur électrique peut délivrer sa pleine puissance à partir de zéro tour minutes. un moteur thermique est dans l’incapacité de se lancer tout seul et de délivrer une pleine puissance à sa vitesse de maintien , le ralenti.


        • Gasty Gasty 5 mai 2008 11:30

          Et pour répondre à léon , sur un moteur thermique on démultipli avec une boite de vitesse afin de palier l’absence de puissance à bas régime. Ce qui n’est pas nécessaire avec un moteur électrique.


        • pyralene 5 mai 2008 11:31

          L’hydrogéne est trop contraignant et dangereux au stockage,sauf si le vehicule fabrique à l’instant T l’hydrogéne dont il a besoin,il existe déja un bricolage avec le réacteur Pantone....quant à l’électrique,les batteries actuelles sont trop polluantes et trop peu performantes...il reste des progrès énormes à faire en ce domaine,des solutions existent,mais il faudrait que l’immense gaspillage des guerres du pétrole servent à cette recherche,reste à convaincre la "racaille" du bien-fondé de ce projet.....ça va être dur !

          Toutefois un constructeur Français génial (cocorico !) se voit mettre des bâtons dans les roues,le lobby pétrolier est par trop puissant....d’ou cette mauvaise volonté....

          http://www.miwim.fr/blog/mdi-energy-va-commercialiser-la-voiture-a-air-comprime-636



          • Traroth Traroth 5 mai 2008 14:56

            Les moteurs à eau sont de la fumisterie. Ca ne tient pas debout une seconde pour qui connait les principes fondamentaux de la thermodynamique.


          • Traroth Traroth 5 mai 2008 14:59

            Site à hurler de rire sur le sujet :

            http://www.waterengine.org/

            Les types qui ont fait le schéma ne sont pas très malins franchement. Ils n’ont pas remarqué qu’en récupérant l’eau au niveau du pot d’échappement et la réacheminant vers le réservoir, ils avaient pratiquement le St-Graal : le mouvement perpétuel !


          • tinga 5 mai 2008 11:31

            Article convaincant, la voiture électrique de Tesla remonte aux années 30, et sa première centrale solaire (elle faisait tourner un moteur) à 1900, amusant de voir tesla motors à la pointe de cette technologie,que de temps perdu et de pétrole gaspillé...


            • pyralene 5 mai 2008 11:35

              mais que de dollars engrangés....et de guerres,et de misères....et de conneries...


            • pyralene 5 mai 2008 11:42

              le futur char d’assaut ??


            • pyralene 5 mai 2008 11:48

              2 LITRES aux 100 pour cette 6 places de belle allure et Française !!

              http://www.mdi.lu/fra/affiche_fra.php?page=citycats


            • Imhotep Imhotep 5 mai 2008 15:54

               cette voiture a trois roues de chaque côté dont quatre pour la direction.


            • Imhotep Imhotep 5 mai 2008 16:11

               exact. Elle a non 6 mais 8 roues. J’ai recopié le lien et ma mémoire m’a fait un sale tour. Merci à vous de la remarque. J’avais vu cette voiture il y a six mois et je n’avais fait que garder ce fameux lien et il me restait en têtequ’elle avait 6 roues. Voilà une belle bourde de ma part.


            • Marco Marco 5 mai 2008 11:56

              Article très intéressant. Je suis tout à fait d’accord avec vous que l’avenir est une économie du tout électrique, pas une économie de l’hydrogène.

              A noter qu’une startup américaine nommée EESTOR prétend avoir développé un supercondensateur aux performances exceptionelles (environ deux fois la densité d’énergie des batteries au lithium) dont les premiers exemplaires devraient sortir des chaînes de fabrication fin 2008 pour livraison à la société canadienne Zenn Motor qui a l’exclusivité mondiale de cette technologie pour tous les véhicules de moins de 1400kg. D’après son PDG, Ian Clifford, Zenn Motor envisage la création de joint-ventures avec de grands constructeurs automobiles. Les constructeurs français et européens feraient bien de ne pas négliger cette piste s’ils ne veulent pas mettre la clé sous la porte au cas où EESTOR tiendrait ses promesses.

              Le supercondensateur d’EESTOR permettrait de passer directement aux véhicules tout électriques. Un supercondensateur d’EESTOR d’environ 120 kg fournirait environ 500 km d’autonomie à un véhicule de taille moyenne pouvant rouler à 120 km/h. Il serait rechargeable en 3 à 6 min dans une station service spécialisée ou en une nuit chez soi (où l’intensité électrique maximale est limitée par le contrat avec le fournisseur d’électricité).


              • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 5 mai 2008 15:02

                Ce qui mine le progrès et qui fait qu’on se traîne depuis deux siècles avec le moteur à explosion, l’âge de la pierre de la locomotion mécanique, c’est cette petite locution écrite par Marco : "exclusivité"...

                Qui va de pair avec d’autres conneries comme "brevet", "monopole".

                Une invention qui apporterait plus de confort à l’humanité devrait être versée au domaine public et son inventeur rémunéré par la communauté internationale et non par une entreprise privée.

                Quand on privatise, en fait on prive !

                On attend la révolution qui fera que la recherche sera au service des hommes et non au service du profit réservé à quelques spéculateurs égoïstes.

                C’est sans doute la raison pour laquelle les "gros" poussent l’hydrogène en avant. Pas dans le but de libérer l’homme de la dépendance pétrolière, mais simplement pour se faire du fric sur le dos des esclaves de la bagnole.


              • Imhotep Imhotep 5 mai 2008 15:56

                 @ marco : le lien pour cette société est dans l’article...


              • trip-hop trip-hop 5 mai 2008 12:03

                Tout d’abord, votre exemple sur l’hydrogène se basant sur un zeppelin (technologie datant de 70 ans) est tout simplement risible et malhonnete ... ou alors vous pensez qu’il n’y a eu aucun progrès et qu’un tacot des années 30 a les mêmes performances que les voitures actuelles !

                La voiture électrique est très intéresante pour l’avenir mais ne sera qu’une partie de la solution. Vous dénigrez l’hydrogène avec des arguments stupides.

                L’hydrogène n’est qu’un moyen de stocker l’énergie, les voitures qui l’utiliseront fonctionneront également avec un moteur électrique, tout les avantages que vous décrivez pour le moteur électrique (rendement) sont donc également valables pour l’hydrogène. Vous parlez du poids excessif pour le stockage de l’hydrogène ... tout en disant que le poids des batteries électrique est, je cite, "astronomique" ... dois-je commenter ?

                De plus, vous ne parlez pas de 2 points essentiels concernant les voitures électriques : l’autonomie de ces véhicules ainsi que le temps de recharge des batteries (le temps de faire le plein). Sur le lien "tesla" de votre article, on y apprend que l’autonomie est uniquement de 220 miles (350 km) ... et qu’il faut 3 heures et demi pour faire le plein ! Ces voitures pourront donc être utiles pour de petits deplacements quotidiens mais je vois mal des vacanciers s’arretant 3 heures et demi tous les 350 km pour faire le plein .... d’où l’intérêt de l’hydrogène. De plus, vous parlez des performances en vitesse de cette voiture (400 km/h) comme d’un argument ... est-ce vraiment l’essentiel au moment du réchauffement climatique ?

                Vous dites que les voitures à hydrogène nécessiteront un changement du parc automobile ... qu’en sera-t-il pour le choix de la voiture électrique ? Un abandon du pétrole nécessitera forcément un changement du parc aotomobile quelquesoit la solution choisie !

                Vous parlez de la dangerosité de l’hydrogène ... en oubliant les problèmes du pétrole (marées noires,...) et que le gaz est explosif. De plus, cet argument pour l’hydrogène est obsolète, je vous invite à lire ces articles :

                http://neel.cnrs.fr/spip.php?article1280

                http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3496

                Le stockage est sûr avec une bonne compacité !

                 

                 


                • 5A3N5D 5 mai 2008 13:16

                  L’hydrure d’aluminium est également un client potentiel au stockage de l’hydrogène. Ce matériau ne produirait comme déchets solides que de l’aliminium (réutilisable...)

                  http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/technologie-1/d/un-reservoir-dhydrogene-en-aluminium-et-jetable_14738/

                   


                • meta-babar 5 mai 2008 13:40

                  Je vous rejoins totalement, je pense que le tout électrique n’est absolument pas pratiquable. Il faudrait une production électrique encore plus énorme pour assurer les pics de consommation. A l’inverse, l’hydrogène permet de stocker l’énergie des périodes de basses consommation où l’énergie nucléaire est gaspillée vers les périodes de sur consommation où on sature. C’est donc beaucoup plus viable que les batteries, qui en plus polluent.

                   

                   


                • E-fred E-fred 5 mai 2008 19:30

                  @ Trip hotlà

                  Pourquoi attaquer l’auteur de ce très bon article avec des mots comme :

                  ""tout simplement risible et malhonnete" et encore "Vous dénigrez l’hydrogène avec des arguments stupides." ! La politesse, duc... ? Contre argumenter ne veut pas dire rabaisser l’autre.

                   


                • "Ces voitures annoncent des accélérations foudroyantes (0 à 100 en moins de 4 secondes) et pour un prototype japonais à l’élégance douteuse (et six roues) une vitesse de pointe de 400 km par heure. Autant dire que l’hydrogène est battu à plate couture. Autant dire que l’hydrogène est battu à plate couture."

                   

                  Il semble que vous ignoriez que la motorisation d’une voiture à l’hydrogène et d’une voiture électrique est exactement la même. La seule différence réside dans le stockage de l’énergie. De ce point de vue les batteries et supercondensateurs ne permettent toujours pas de contenir une quantité suffisante d’énergie par rapport au poids (énergie spécifique) et surtout par rapport au prix.

                  Quelques chiffres d’énergie spécifique :

                  supercondensateur : 3.6 Wh/kg
                  un constructeur connu http://www.maxwell.com/

                  Au passage un supercondensateur de 48V et 110F coûte déjà 1000€.

                  batterie li-ion : 160 Wh/kg (source wiki)

                  essence : 12000 Wh/kg

                  hydrogène : 39000 Wh/kg

                  Il existe donc un rapport de presque 10000 entre le supercondensateur et l’hydrogène. Même en rajoutant le poids du réservoir, la densité d’énergie reste sans comparaison.

                   

                   

                  "En conclusion, la véritable solution industrielle, économique, écologique c’est la voiture électrique avec des moteur-roues et des super-condensateurs."

                   

                  Là vous y allez un peu fort, au regard des chiffres précédents c’est totalement impensable d’utiliser seulement des supercondensateur pour les véhicules.

                   

                   


                  • Lisa SION 2 Lisa SION 5 mai 2008 12:51

                    C’est quand même génial !

                    Juste avant de nous écraser le nez dans le mur, qui en l’occurence est un miroir, non seulement, on peut se voir dedans comme on a l’air ridicule avec nos lourdes voitures bourrées d’assistances diverses, mais néanmoins utiles à leur maintien dans la ligne droite face au mur...Et dans un dernier ressaut de lucidité et de repentance, il nous faut admettre ö combien on aurait pu le prendre ce virage avec cette voiture ultra légère et ultra performante que vous décrivez fort bien dans votre super article !

                    Tout ces progrès en matière de production d’énergie locales ( éolien, solaire...etc ) sont fomidables et permettraient au peuple que nous sommes de produire chez lui l’essentiel de ses besoins au point de devenir quasiment autonomes et se passer entièrement d’ AREVA, de TOTAL, et même de l’Etat...

                    Seulement, pensez vous qu’ils l’accepteront un jour... ?


                    • allaf 5 mai 2008 13:13

                      Je ne suis pas spécialiste mais il me semble que les bilogistes savent cultiver (en masse ?) des bactéries qui produisent de l’hydrogène. L’hydrolyse si coûteuse n’est donc pas nécessaire.


                      • OGM=DRM 5 mai 2008 13:17

                        L ’ hydrogene en tant que gaz est mauvais pour l ’ effet de serre ( plusieurs centaine de fois plus que le CO2 ) .

                        Comme c ’ est un gaz quasiment impossible a conserver sans fuite , il y aura des relachements dans l ’ atmosphere au moment de la production , de la distribution et de l ’ utilisation .

                        Il faudrait chiffrer precisement ces fuites pour connaitre l ’ impact que cela aura sur l ’atmosphere si des millions de voitures passent a l ’ hydrogene .

                        Moi je prefere la voiture a air comprimee rechargee au solaire .


                        • thirqual 5 mai 2008 13:23

                          C’est le méthane (CH4) qui a un fort effet de serre, l’hydrogène (H2) est si léger qu’il s’échappe de l’atmosphère très rapidement.

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