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Accueil du site > Tribune Libre > Orwell, l’homme du XXIe siècle

Orwell, l’homme du XXIe siècle

Que l’on soit d’accord ou pas avec les thèses orwelliennes, force est de constater que le monde dans lequel nous vivons donne raison au penseur Anglais.

Il a développé ses pensées dans deux principaux ouvrages, le fameux 1984 et le non moins important La ferme des animaux. La pensée unique et les totalitarismes ont été mis à l’index et critiqués avec justesse. Surtout, le contrôle des hommes et des sociétés a été analysé avec intelligence.

Inspiré des textes orwelliens et développée par des lectures similaires[1], la petite liste qui suit montre la manière dont le contrôle sur la société est exercé par la classe dirigeante.

1. La technique du plaisir

Élément principal du contrôle social, la technique du divertissement consiste à détourner l'attention du public des grands problèmes et changements décidés par les élites politiques et économiques, avec un flot ininterrompu de détails amusants et insignifiants. Cette technique dissuade également le public de s'intéresser à des informations significatives dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, du gouvernement, etc. Gardez l'attention du public loin des vrais problèmes sociaux, captivez-le par des questions sans réelle importance, voilà comment un gouvernement peut briser toute velléité de protestation.

2. Créez des problèmes et ensuite donnez la solution

La technique de la création des problèmes, puis l’offre des solutions

consiste en la création d’un problème, d’un « état d'urgence », qui, vous le prévoyez, déclenchera une réaction. Par exemple : laissez la violence civile s'intensifier ou organisez des escarmouches pour que le public puisse exiger des mesures de sécurité qui limitent ses libertés. Ou encore plus pernicieux : créer une crise financière pour faire accepter par le public, comme chose nécessaire, la détérioration des droits sociaux et la dégradation des services publics. Les gens vont non seulement vous soutenir dans vos mesures, mais, en plus, ils vont vous en demander eux-mêmes.

3. La technique de la « graduation »

Pour rendre une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement. De cette façon, des conditions socio-économiques radicalement antipopulaires (néolibéralisme) ont été imposées dans les années 80 et 90, notamment en Europe, mais pas seulement. Chômage de masse, incertitude, « flexibilité », salaires qui ne procurent plus un revenu décent, autant de changements qui entraîneraient, s'ils avaient été appliqués soudainement et violemment, des réactions à n’en pas douter, violentes de la part de la société. De la même manière, une autre façon de rendre acceptable une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », trompant le consentement du public par sa mise en œuvre dans un futur un peu lointain. Il est toujours plus facile de reporter vers les générations futures un sacrifice, plutôt que de le faire accepter avec effet immédiat. En plus, une telle technique laisse au public un certain temps pour s'habituer à l'idée de changement et l'accepter comme une fatalité.

4. Adressez-vous au sentiment plutôt qu’à la raison

La dépendance émotionnelle est une technique classique pour court-circuiter l'analyse rationnelle, et donc la perception critique des individus. De plus, l'utilisation de l'éventail des émotions vous permet d'ouvrir la porte de l'inconscient pour implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions ou des comportements ... La publicité utilise énormément cette technique, souvent en même temps que la technique de l’infantilisation du public.

5. Maintenir le public dans l’incapacité de réfléchir

Il s'agit de rendre le public incapable de comprendre les technologies et les méthodologies que vous utilisez pour les asservir. C’est dans cette optique que doit être placé la crise dans laquelle les différents gouvernements ont conduit l’enseignement. Je parle ici de la situation en Europe occidentale, où l’enseignement est devenu soit trop chère et par conséquent accessible à une certaine élite, soit tellement dégradée qu’elle ne joue plus son rôle d’ascenseur social. Aldous Huxley, un des inspirateurs de George Orwell écrivait dans Le meilleur des mondes : « le secret du bonheur et de la vertu, aimer ce qu’on est obligé de faire. Tel est le but du conditionnement. Faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper. » Dans le même domaine, encourager le public à aimer la médiocrité avec, par exemple des émissions de téléréalité qui sont légion actuellement sur nos écrans, rentre dans le même processus.

6. La technique du remplacement de l'insurrection par la culpabilité

Il s'agit de faire croire à une personne qu'elle est seule responsable de sa misère, du fait de son insuffisance intellectuelle, de l’insuffisance de ses capacités et de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système financier, il se dévalorise et se laisse aller. Cette condition contient les germes d'une dépression, qui a pour effet de conduire l’individu à s'abstenir de toute action. Et sans action, vous éloignez la révolution !

7. Mieux connaître les gens qu'ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des dernières décennies, les progrès de la science ont ouvert un fossé de plus en plus profond entre les connaissances du grand public et les connaissances détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiologiquement et psychologiquement. Le « système » a appris à connaître la personne moyenne mieux qu'elle ne se connaît elle-même. Cela signifie que dans la plupart des cas, le « système » exerce un contrôle beaucoup plus important et impose un pouvoir plus important aux individus que les individus sur eux-mêmes.

 Nota bene : Il est évident que toute ressemblance avec les situations prévalant actuellement dans différents endroits dans le monde, est totalement fortuite et dénouée de fondement ! N’allez surtout pas imaginer qu’un pays ou un groupe de pays ou une entité, spécifiques, sont visés ; il s’agit simplement des réflexions in abstracto.

 


[1] Réflexions librement inspirées par la lecture du texte intitulé Dix techniques pour contrôler l’opinion publique, sur le site www.enallaktikos.gr. Ce dernier a repris un texte écrit par Sylvain Timsit, en 2002, publié sur le site sytinet.

 


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76 réactions à cet article    


  • Très bon article. Orwell aurai-il lu Bernays ?


    • astus astus 22 janvier 14:39

      à l’auteur,

      Depuis Gustave Le Bon (La psychologie des foules) , Edward Bernays et Wilfred Trotter (les pères de la propagande moderne), beaucoup de gens se sont préoccupés de manipulation sociale. Soit pour l’utiliser comme Joseph Goebbels (« Quand les mots n’auront plus de sens nous aurons gagné ») avec la plupart des politiciens, soit pour la dénoncer comme Orwell (1984), Solomon Asch (conformité au groupe), Milgram (obéissance à l’autorité), Grégory Bateson et Paul Watzlawick (double lien), et plus récemment Noam Chomsky qui a recensé les dix stratégies de manipulation des masses rappelées dans cet article (et pourquoi ne le dirait-on pas ?).
      Cdlt.


    • @astus. Rajoutons christian Nots. Extrait : Depuis plusieurs millénaires, la décivilisation occidentale s’en prend cycliquement aux monothéismes sous formes de déicides de masse (judéocides, « christianicides », islamicides contemporains, instrumentalisation systématisée des minorités religieuses par les terrorismes d’Etat, etc.). Il y a donc une triple corrélation des plus sulfureuses que nos élites exécutives cherchent constamment à déployer depuis des millénaires entre la destruction des monothéismes, la mort de Dieu et la fin de l’Humanité dans l’Homme. Mais quels intérêts génèrent ces mêmes processus pour nos Elites politiques – qui se gamment et qui se fleurdelysent au passage toujours plus depuis la naissance de l’Etatisme ? Leur intérêt est tout simplement que la laïcisation des systèmes monothéistes débouche à terme sur des idéologies totalitaires qui soient à la fois efficientes et pérennes et dont les ancrages pseudo-spirituels-sources ne partiraient plus de la clarté des Essences, des Valeurs ou encore du Sens des masses civiques mondiales mais de l’intérieur même des pires des institutions d’Etat et de leurs élites. D’ailleurs, c’est déjà grâce à cela que les plus hautes élites exécutives du G7 sont aujourd’hui, pour parties, en « position sacrale à la Adolf ou à la Staline ».

      L’histoire de Dieu correspond donc, en quelque sorte, à la fois au certificat post-mortem de l’Humanité (cosigné magistralement par nos plus hauts Diables oligarchiques d’Etat et par nos Etats fédéraux) et aux résultats catastrophiques – qui sont issus des puissantes liturgies politico-dissociantes incrémentées, aujourd’hui, dans l’Humanité toute entière.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 14:58

      @astus

      Orwell est ailleur et bien plus.


    • PETINOS PETINOS 22 janvier 15:05

      @astus
      Je suis d’accord avec vous. Et comme j’aime beaucoup les dystopies, j’en rajouterai deux excellentes : le classique Fahrenheit 451 de Ray Bradbury et Vox de Christina Dalcher, une dystopie glaçante, que j’ai découverte à sa sortie aux États-Unis en 2018. Il me semble qu’elle a été traduite depuis en français.


    • astus astus 22 janvier 15:30

      @PETINOS

      Fahrenheit 451 est en effet incontournable, surtout si l’on songe que presque tous les totalitarismes débutent par la mise au ban des intellectuels et les autodafés de livres, mais je ne connais pas Vox de Christina Dalcher. Et merci de cette indication utile...Cdlt.


    • astus astus 22 janvier 15:31

      @Aita Pea Pea

      Merci d’indiquer où ...


    • JC_Lavau JC_Lavau 22 janvier 15:37

      @Aita Pea Pea. Tandis que le concierge est tailleur.


    • velosolex velosolex 22 janvier 15:58

      @astus
      Bradbury avait pensé que le pouvoir brûlerait les livres, pas que les gens s’en détourneraient. 
      Le smartphone est l’objet parfait au service du totalitarisme. Le tweet son avatar : Une pensée réduite à sa plus simple expression, basée souvent sur l’invective, ou le désir immédiat, avec le « moi » au centre d’une toile d’araignée sans cesse en mouvement. 
      Une dictature cool, où le flic ne vient plus du dehors mais est intériorisé, et à un masque ludique, amenant vers la régression et l’abrutissement.
      En ce sens, notre époque tient autant des prophéties d’Orwell que de celles d’Huxley, qui avait eu l’intuition d’un monde où la technologie mettrait des lunettes spéciales sur les yeux. Le cinéma « autant sentant » qu’il avait entrevu est maintenant d’actualité


    • astus astus 22 janvier 16:01

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Si selon vous « la laïcisation des systèmes monothéistes débouche à terme sur des idéologies totalitaires » alors Jésus n’aurait jamais dû dire : "«  Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! » et le Droit Romain qui laïcisait le droit avec la Loi des Douze Tables n’aurait jamais dû exister...
      Je crains qu’il faille inverser votre proposition citée plus haut car avec le monothéisme c’est l’idée non seulement d’un dieu unique qui prévaut mais surtout que celui-ci est la seule et indiscutable VÉRITÉ (alors qu’il a existé des milliers de dieux dans l’Histoire !) ce qui est le discours que tiennent tous les paranoïaques dans leurs domaine privé. Et c’est exactement ce qu’ont fait tous les totalitarismes avec la croyance folle dans une vérité unique qui a accompagné la plupart des grands crimes de l’histoire : croisades, guerres de religions, anéantissement des amérindiens, mais aussi nazisme, stalinisme etc...Cdlt.


    • velosolex velosolex 22 janvier 16:05

      @PETINOS
      Hugh Howey a réussi une trilogie assez flippante, avec son roman « Silo » qui a donné donc suite à deux autres romans. Un autodidacte qui a dans un premier temps diffusé sur internet, avant de devenir un phénomène d’édition. 


    • @astus

      si vous avez l’occasion de lire Christian Notas. Il pense que la société actuelle a remplacé le monothéisme (je parlerais plutôt de pluralisme religieux : judaïsme, christianisme,...) antique par le monothéisme totalitaire d’Etat.


    • @astus

      On parlait des grandes messes hitlériennes. 



    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 22 janvier 16:46

      @astus

      Fahrenheit 451 est maintenant remplacé par JC_Lavau 5304


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 17:21

      @astus

      La notion de décence commune ça vous parle ?


    • velosolex velosolex 22 janvier 17:50

      @astus
      Merci pour les liens.
      Articles très intéressants et qui se complètent


    • Et hop ! Et hop ! 22 janvier 17:59

      @astus

      Il ne faut pas confondre les guerres civiles comme les guerres de religion, entre partisans opposés politiquement, guerre faite par un clan pour prendre le pouvoir, et les guerres d’oppression ou de répression faites par les États comme les guerres de Vendée, de 14-18, ou du Vietnam, ou d’Irak et de Libye. 

      Il ne faut pas confondre les guerres anciennes, artisanales, comme la Ière croisade avec quelques millieux de clampins armée d’épées et d’arcs (il n’y avait pas d’artillerie), qui prennent des bateaux rudimentaires, pour aller reprendre aux Arabes le teritoire de la Palestine conquis par les Arabes avec des moyens aussi rudimentaires, et les guerres du XXe siècles avec des pluies de feu qui tombent sur les villes, pendant des mois, sur des milliers de kilomètres carrés, comme au Vietnam, comme en Syrie oùon voit des villes immenses réduites en ruines.

      Le Dieu qui a à voir avec ces horreurs, c’est l’Argent, Mamon, ou l’orgueil, la volonté de pouvoir et de domination des révolutionnaires, ou la méchanceté gratuite, la perversité, comme quand on bombarde des villes en sachant qu’il n’y a que des civils.


    • velosolex velosolex 22 janvier 18:41

      @PETINOS
      Noamie Klein a théorisé de façon très intéressante sur « la création de problèmes » à travers le concept de la« théorie du Choc », nom du livre en question. 
      Elle analyse de façon très pertinente la génèse des coups d’état en argentine et au Chili, orchestrés par la CIA. Créer une crise, un catharsis, avec des agents infiltrés, des grèves de camionneurs, par exemple, puis imposer un remède de cheval, sur font d’exactions militaires, amenant la sidération. Pour ce fait, le libéralisme économique, version Norman Friedman. 
      Toute cette technique est en lien avec les théories d’un psychiatre américain déjanté, le docteur Cameron qui eut son heure de gloire, aux states au début des années 60, et qui a soigné des milliers de gens. Le principe était simple : Perturber les états de conscience de l’individu, en cassant le rythme jour-nuit, la temporalité, tous repère dans le temps et la distribution des repas, afin de casser les fondations « malades » de l’individu, et de le reprogramme ensuite, comme Windows, après une réinitialisation. Les sectes s’inspirent de cette méthode, avec lecture de catéchismes au lieu de bréviaires économiques distribués par voix de radios et tv...


    • CLOJAC CLOJAC 22 janvier 18:43

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      « Très bon article. Orwell aurai-il lu Bernays ? »

      Orwell fut un excellent romancier, mais ses « prédictions » doivent beaucoup à ses prédécesseurs qui ont traité de psychologie sociale et de manipulation des individus et des foules.

      De Cicéron qui expose sans vergogne l’art de duper les gens par le verbe, à William Mc Dougall qui théorise la psychologie sociale au début du XXème, en passant par Quintilien et tous les rhétoriciens qui ont suivi, on ne manque pas de références !

      Quant à l’étude in vivo, il suffit de regarder les propagandistes interchangeables des télés, ces individus lustrés et calamistrés, mielleux aux indignations calibrées, adoptant les poses et les soupirs, les pauses et les sourires d’acteurs à la ramasse encore capable de se faire applaudir par un public d’abrutis... 

      Il suffit aussi de voir combien de mots ont été détournés ou instrumentalisés pour comprendre comment fonctionne la machine à laver les petites têtes.
      Un délinquant exotique, c’est un « jeune »
      Un QI < 80 c’est une « intelligence différente »
      Un élu avec 20% c’est un « démocrate »
      Un battu avec 25% qui ose se plaindre, c’est un « fasciste »
      Un délinquant multirécidiviste, c’est une « victime du système »
      Un terroriste, c’est un « combattant de la liberté »
      Un islamiste qui égorge un otage civil, c’est une « exécution »
      Un opération militaire qui liquide un général ennemi, c’est un « assassinat »
      Quant à moi, je me revendique « primo occupant de l’Océanie »
      Non mais des fois !  smiley


    • Chaosphere 23 janvier 11:06

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Est-ce que vous connaissez le roman « Un bonheur insoutenable » de Ira Levin ?
      Dans le genre distopique j’ai vraiment adoré, je vous le conseille vivement


    • @Chaosphere. Merci, c’est aussi le plaisir d’être sur Agora. Bien meilleur que les critiques littéraires des médias classiques qui ne parlent (en général) que des livres à succès.


    • gnozd 23 janvier 16:01

      @velosolex

      Ouais...bof. j’ai le sentiment que ceux qui ont envie de lire un bouquin le font, et avec probablement la même proportion qu’à d’autres époques.
      On a dit la même chose pour la télé.


    • Arogavox 25 janvier 12:15

      @astus
       le ressort de Fahrenheit 451 est bien moins ’les autodafés de livres’ que la question atomique et ... un appel à une culture réellement démocratique !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 janvier 17:18

      @astus

      OUI. Je suis agréablement surpris qu’on ait laissé publier cet article. Il y a sans doute une astuce qui m’a échappée. Je vieillis. Je tenterai de rester vigilant...

      PJCA


    • Étirév 22 janvier 12:39

      Johana, On dit aussi « Saint Jean », depuis qu’on a masculinisé le nom de cette femme, est Notre dame du XXIème siècle et celle de l’Âge d’Or qui s’en vient.

      Johana, qui a écrit l’Apocalypse, aurait aperçu les événements futurs par intuition.

      Si cela est, l’intuition est une faculté qui peut s’exercer à longue distance, ce qui supprime pour notre cerveau la notion du temps. Quel problème à méditer !


      • velosolex velosolex 22 janvier 16:22

        @Étirév
        Sujet récurent. Les artistes sont ils des voyants, ou des cinglés ? 
        On cherche des devins, comme au moyen âge, quand la régression et la peste faisaient fantasmer sur la fin des temps. Saints, ermites et illuminés avaient toute une cour. Mers démontées à venir, forêts en proie à des incendies immenses, jamais vus. Quant on lit les prophéties de l’apocalypse, on pourrait assez facilement les coller sur notre époque. 
        La notion de temps n’existe pas au moyen âge. On le mesure difficilement. Les horloges ne sont pas inventées. Seules les cloches distillent le rythme de journées qui ressemblent à l’histoire d’un jour sans fin. Pas de progrès, oui si peu. La religion enserre tout, donne le seul sens à une existence qui parait insensée, et qui n’a de sens que dans l’eau delà. Jacques Le Goff explique que c’est pour cela que les peintures sur les scènes bibliques ou les personnages de calvaire sont toujours habillés comme les contemporains du moyen âge. Les croisés qui vont en terre sainte sont persuadés qu’il vont se battre contre les tortionnaires du christ, sans avoir saisi l’écoulement du temps. Curieusement, avec l’oubli de l’histoire, et notre culture de l’immédiateté, on peut se demander si l’on ne réinvestit pas de plus en plus le niveau de conscience limité du moyen âge, avec le libéralisme pour seule religion, nous mettant des œillères


      • pemile pemile 22 janvier 12:40

        @PETINOS "les connaissances détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiologiquement et psychologiquement. Le « système » a appris à connaître la personne moyenne mieux qu’elle ne se connaît elle-même"

        La surveillance numérique, en temps réel, est aussi un formidable outil smiley


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 janvier 14:04

          Comme Camus ou encore Bernanos...respect...et d’autres .


          • floyd floyd 22 janvier 14:26

            Quand Orwell a écrit ses livres, on pensait alors surtout à la propagande communiste. Mais la petite liste de votre article s’applique très bien à la nouvelle religion écolo-catastrophiste. Une grande partie des gens regardent avec condescendance les propagandes du passé alors qu’ils sont eux-mêmes totalement contrôlé par les nouvelles propagandes des grands médias.


            • JL JL 22 janvier 15:04

              @floyd
               
              ’Quand Orwell a écrit ses livres, on pensait alors surtout à la propagande communiste.’’
               Orwell lui-même, y pensait. Ce retournement, c’est ce qu’on appellerait une ’ruse de l’Histoire’.
               
               ’’Mais la petite liste de votre article s’applique très bien à la nouvelle religion écolo-catastrophiste.’’

               « Quand Mandeville dit : « Les vices privés font la vertu publique », que dit-il d’autre que ceci : ce que vous prenez pour du vice c’est en fait de la vertu. Ou encore : si vous le prenez au premier degré, c’est du vice mais si vous le prenez au second, c’est de la vertu. Ce discours brouille tout repère et annule toute pensée démonstrative : il revendique de pouvoir dire tout et son contraire puisqu’il affirme qu’en fin de compte, le blanc est noir et que le faux est vrai – exactement comme le discours pervers ». (Dany-Robert Dufour)
               
              Exactement comme le discours orwellien. La fable des abeilles est une fable typiquement orwellienne. La théorie du ruissellement est une idéologie orwellienne.
               


            • velosolex velosolex 22 janvier 16:39

              @floyd
              Orwell a été vu par un facho par les communistes, après avoir écrit la « ferme des animaux » une critique du stalinisme. Mais il a été vu comme un social communiste, car il a fait la guerre d’Espagne, et toute son œuvre prend la défense des faibles et des opprimés. Il faisait part de son malaise à être catalogué, dans ses livres de mémoires et de correspondances ( trois tomes : IVrea) C’est un type libre, un lanceur d’alerte d’avant terme. Peut être qu’on peut le mettre dans la lignée de Jack London dont il s’inspire quant il écrit ; Dans la dèche à Paris et à Londres. Peut être qu’il y en lui quelque chose d’Albert Londres.
              Sur l’écologie qui n’a de nom que l’indignation à l’époque, et que Huxley évoque aussi dans « contrepoint » il écrit un petit roman qui est un régal : Un peu d’air frais.. 
              C’est l’histoire d’un représentant anglais, père de famille, qui décide de rompre avec la monotonie de son existence. Au volant de sa voiture, il décide de revoir la petite ville où il habitait quant il était gosse. Il veut faire ce qu’il ne pouvait pas réaliser à l’époque : Aller pécher dans un petit lac bordé d’arbres et peuplé d’animaux, qui le faisait rêver...La ville a changé. Des lotissements partout sur les terrains vagues. Quant au lac, où il arrive après avoir acheté son matériel, il ne trouve qu’un trou bourré d’immondices. Le lac est devenu une décharge sauvage. Plus haut, le gardien d’un lotissement de bobos, lui demande ce qu’il fait là….Ecrit dans les années 30....Je ne doute pas une seconde où se situerait l’indignation de cet old fellow


            • velosolex velosolex 22 janvier 18:23

              @JL
              Religion écolo catastrophique assez étrange, où les disciples honoreraient un dieu qui les révulse….. Mandeville est brillant, mais c’est une brillant escroc. L’anthropomorphisme a une valeur poétique, si on projette les particularités humaines sur les animaux, afin d’en faire des contes moraux, comme chez « La Fontaine ».
              Mais Mandeville brouille ces pistes. Il fait semblant d’ignorer que la ruche est un tout, et que les individualités n’existent pas dans cet ensemble, et surement pas les notions de vice et de fortune, et de courte vue...Notion qui n’apparait que trop bien dans la société humaine. Et c’est d’ailleurs la cause de la disparition de abeilles, par les pesticides. Une inconséquence qui nous fait retourner chez la Fontaine. 
              La théorie du ruissèlement est une vieille arnaque datant des années 30, basée sur une espérance de partage. Mais les politiques et les journalistes ramènent cette vieille baderne. 
              Cette théorie oublie simplement les gouttières, qui comme chacun sait récupère tout ce qui coule du toit, pour être récupéré dans des citernes. Pas seulement une métaphore, dans ce monde où les inégalités se creusent de plus en plus, de façon absurde...Ainsi les grenouille pourront rester des heures à attendre l’eau qui coule du toit, et croasser tant qu’elles veulent. Gargantua s’empiffre, et monté sur les murailles, nous montre son cul, et nous pisse dessus, réduisant la théorie du ruissèlement à un jet d’urine. 


            • Jonas Jonas 22 janvier 23:27

              @floyd « Quand Orwell a écrit ses livres, on pensait alors surtout à la propagande communiste. »

              Pour être précis, Orwell visait les totalitarismes socialistes en général.
              Dans « 1984 », le parti totalitaire qui gouverne est le « IngSoc », Parti Socialiste Anglais, ou Socialisme Anglais.


            • Xenozoid Xenozoid 22 janvier 15:24

              c’étaient/ce sont, des constats aussi,et toute dystopie est en phase avec pouvoir,qui est enfait le coeur de la misère humaine


              • Orwell est très bien revisité dans le livre : GLOBALIA. 


                • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 janvier 16:23

                  Un des mérites de George Orwell a été de faire découvrir à beaucoup de lecteurs la notion de « double pensée » qui n’était jusque là abordées que dans les cercles de spécialistes de la psychologie et/ou de l’endoctrinement politique ou religieux, pratiqué depuis belle lurette par les sectes et les gourous dans le monde entier.

                  La différence avec la propagande est que ce mode de fonctionnement psychologique particulier est fondé sur le mensonge à soi-même, qui permet soutenir simultanément deux thèses incompatibles, le fameux « en même temps ». Ce concept est en effet très actuel et s’applique à des régimes qui ne présentent plus les caractéristiques « classiques » du totalitarisme.

                  L’illusion de « démocratie » se forge sur le mythe de l’idéologie « naturelle » de la société prônée par le « néoconservatisme »,  un mélange d’austérité religieuse, de contrôle éducatif, et de renforcement des institutions patriarcales, racistes et militaires, les croisades contre le « terrorisme » et le « choc des civilisation », que ce soit au Moyen-Orient pour les Etats-Unis ou en Afrique pour la France.

                  La double est la clé de cette contradiction qui consisterait à faire le bonheur des gens malgré eux, mais aussi celle de la bonne conscience et de la complicité de ceux qui en sont aussi les victimes.


                  • velosolex velosolex 22 janvier 16:53

                    @Séraphin Lampion
                    On dit que 1984 doit beaucoup à un romancier russe de Zamiatine « nous autres »...Je ne l’ai pas lu. Par contre lui même reconnait sa dette à Swift, de « Gulliver » formidable roman d’anticipation, et dont on peut reconnaitre la dynamique de conflit des blocs, exploitée par les dirigeants, pour soumettre le peuple.
                    Le passage sur l’ile aux chevaux, qui parlent, contrairement aux hommes, qui sont à l’état de bêtes, esclaves des chevaux, ne maitrisant pas le langage, offre à Swift le prétexte à des pensées sur le rôle du langage et la place des émotions. https://bit.ly/2TMePd9
                    Pierre Boule exploitera cette idée dans la planète des singes


                  • floyd floyd 22 janvier 16:41

                    Par rapport à la propagande écolo :

                    2. Créez des problèmes et ensuite donnez la solution

                    On a crée le faux problème du changement climatique (alors que le climat a toujours changé) et on propose la fausse solution des énergies renouvelables.

                    3. La technique de la « graduation »

                    Il ne nous reste que 20-30 ans pour solutionner le problème du réchauffement climatique. Il faut donc s’atteler tout de suite à changer notre société et à appliquer graduellement les solutions nécessaires.

                    4. Adressez-vous au sentiment plutôt qu’à la raison

                    Les médias nous inondent continuellement d’images catastrophistes qui sont là pour attiser avant tout la peur.

                    5. Maintenir le public dans l’incapacité de réfléchir

                    Le but de l’enseignement est avant toute de faire la promotion de l’écologiquement correct et surtout pas de faire réfléchir les élèves par soi même. Est-ce qu’on parle par exemple des causes naturelles du changement climatique ? J’en doute fort.

                    6. La technique du remplacement de l’insurrection par la culpabilité

                    L’homme est profondément coupable de la destruction de la planète et de toutes les catastrophes naturelles. C’est le cancer de la terre. Il doit faire pénitence si il veut survivre.

                    7. Mieux connaître les gens qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

                    Les élites savent très bien qu’il n’y a pas de problème de changement climatique puisqu’ils ne s’appliquent pas à eux mêmes ce qu’ils prêchent, mais ils savent aussi que les gens sont des moutons et qu’ils sont facilement manipulables par la peur.


                    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 22 janvier 17:01

                      @floyd

                      excellent exercice d’application
                      on pourrait se livrer à un travail analogue à propos de la grande distribution, du packaging, de l’incitation à la surconsommation liée aux produits bio, au commerce équitable et au traitement des déchets.


                    • L’écologie peut aussi se révéler orwellienne. Croître pour décroître.



                        • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 22 janvier 18:26

                          Ces méthodes de manipulations ont été élaborées et appliqués bien avant la parution des ouvrages d’Orwell. Il n’a fait que relater ce qui lui a été enseignée par les personnes importantes qu’il fréquentait.

                          La question qu’on devrait se poser est « Pourquoi il se trouve si peu de personnes pour étaler et dénoncer ses saloperies, alors qu’ils s’en trouvent beaucoup pour rabâcher et dénoncer des abus qui ne sont pourtant un secret pour personne »


                          • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 23 janvier 10:19

                            @Florian LeBaroudeur

                            Voilà surement une phrase orwéllienne qui utilise le fameux « en même temps » sur deux sens opposés.

                            « Pourquoi il se trouve si peu de personnes pour étaler et dénoncer ses saloperies, alors qu’ils s’en trouvent beaucoup pour rabâcher et dénoncer des abus qui ne sont pourtant un secret pour personne »


                          • lloreen 22 janvier 18:27

                            Pour savoir ce que cache l’agenda 21 (et le suivant...) je vous invite vivement à prendre connaissance des informations diffusées par Rosa Koire.

                            Monsieur Macron a déjà balisé la voie avec la loi Lagleize...

                            https://www.youtube.com/watch?v=_kN_Jb2BUxw


                            • lloreen 22 janvier 18:38

                              S’il est vital de préserver la planète, tout le monde doit par contre avoir bien compris que la fumeuse théorie du « réchauffement climatique » n’est qu’une arnaque supplémentaire sortie du cerveau de psychopathes, aidés d’une cohorte de manipulés et/ou de simples d’esprit dont le verbiage incompréhensible et les simagrées sont dignes de discours d ’amuseurs publics.

                              L’arnaque du réchauffement climatique :
                              https://www.youtube.com/watch?v=pVwMWOMpHZg
                              https://www.youtube.com/watch?v=G7JO8qcdHZw
                              https://www.youtube.com/watch?v=wJDsqxyTuHM
                              https://www.youtube.com/watch?v=zCgTyiQsm2s


                              • soi même 24 janvier 23:05

                                @lloreen, Il y a bien un réchauffement climatique, cela est due à trois facteur la terre est actuellement dans sa rotation est au proche du du soleil, le deuxième facteurs l’écosystème naturel est profondément affecter, il y a plus la la capacité à absorber la pollution grandissante de la pollution multiforme des dérivées des produits pétrolifères ( mer noir, océan de plastique, produit de phytosanitaire de la pétrochimie, pollution de la haute atmosphère par la radio-activité et toute les dériver des combustions issus du pétrole. Résultat la diminution de la couche d’ozone, l’apparition de plus en plus préoccupent des rayons infra rouges et d’ultra violet , et le troisièmes facteurs un facteur géologie, une perturbation du champs magnétiques, une accélération du déplacement du pôle magnétique, un déplacement du pôle nord physique qui se remarque par le décalage des saisons qui ne correspond plus a printemps été ,automne, hiver de ce qui été la morne, il y a encore 20 ans et un autre facteur qui est que les pluies sont devenue toutes à faites chaotiques entre sécheresse et pluie diluvienne.
                                Et le denier facteur, il y a plus de 100 volcans actifs sous glacière de l’antarctique qui est en train de faire dérivée des icebergs de la taille de la Belgique dans les océans arctiques.

                                Il y a trois phénomènes qui se conjugue aujourd’hui : pollution humaine , activité solaire, activité tellurique et il est vrais que l’on ne peut pas le résumer à un simple réchauffement climatique qui n’a uniquement une causse humaine et pourtant l’humain joue un grand rôle pour acerbe et accentuer les déséquilibres de la nature qui en réalité est d’une fragilité extrême.


                              • JC_Lavau JC_Lavau 24 janvier 23:19

                                @soi même. Avant d’apprendre la physique, commencer par apprendre la grammaire française. Apprendre à ordonner ses idées, commencer par faire un plan de l’exposé qu’on voudrait faire.
                                Après seulement, apprendre la physique et sérieusement revoir la planétologie.
                                Hugh ! Beaucoup à faire... Plusieurs années de travail pour rattraper autant de retards.


                              • soi même 24 janvier 23:54

                                @JC_Lavau, un cancre autodidacte serra tous un cancre face aux immortels.
                                 smiley


                              • pallas 22 janvier 19:05
                                ETINOS

                                Bonsoir,

                                Orwell c’est trompé, il est humaniste, dans sa conception du monde, l’humain peut tout, aussi bien qu’en mal.

                                C’est chose faute, une simple illusion.
                                L’immoratilité n’existe pas

                                Nul n’échappe à la mort, celle ci ne marchande.

                                Nous assistons a une régression physiologique de notre espèce, auquel les jeunes enfants sont inférieurs aux chimpanzés sur le facteur intellectuel.

                                Et encore, il y a aussi l’infertilité, plus important encore, le changement chimique de l’atmosphère, trés rapide, l’oxygène diminue, accentuant les maladie mentaux.

                                Nous ne sommes pas dans un régime Orwellien, mais plutot la fin d’une odyssée pitoyable.

                                Notre régime est « Idiocratie », le filma vu juste.

                                Azazel n’aurait jamais du donner son expérience et la technologie aux humains, même si c’était par bonté de cœur à la base (livre d’Enoch).

                                Salut


                                • soi même 24 janvier 00:59

                                  @pallas, conique comme propos.


                                • soi même 22 janvier 19:16

                                  Orwell, l’homme du XXIe siècle, en effet, il suffit de reprendre tous vos entêtes énumérés pour comprendre que le fameux roman n’est pas un roman, il est l’exposition sous forme romancé du manuel d’asservissement des individus et la disparition des nations.

                                  Car il est visible qu’il y a pas seulement la disparition de la notion de la liberté individuel, il y a aussi une dimension géostratégique de grand bloc d’empire (L’Estasia, l’Eurasia et l’Océania) qui s’affronte dans une guerre sans fin ,

                                  • « La guerre, c’est la paix. »
                                  • « La liberté, c’est l’esclavage. »
                                  • « L’ignorance, c’est la force. »
                                  Et contrairement à que l’on pourrait pensé, c’est un roman d’anticipation politique qui sous le prétexte d’avertir d’un futur proche d’un cauchemar civilisation n’est rien d’autre que nous préparez consentent obligé.

                                  • pallas 22 janvier 19:41

                                    @soi même

                                    Bonsoir,

                                    C’est bon, Orwell n’a fait que reprendre l’idéologie de l’Empire Romain et fait de son livre « 1984 » un avenir dictatorial, c’est tout.

                                    Les philosophes Etrusques dans leurs écrits critiquaient la nouvelle doctrine qui devint « Rome », il y a des écrits

                                    1984 n’est rien d’autre la fondation de Rome, c’est tout.

                                    Voir la fondation de la Religion Romaine et son role, ainsi que son évolution.

                                    La religion monothéisme est en cela, la doctrine.

                                    Sa va !!!!!!!!!!!!!!!

                                    C’est comme dire que Azazel ou Azael, d’etre a l’origine du mal dans l’humain, c’est de la lâcheté et de la pire mensonge.

                                    Salut


                                  • soi même 22 janvier 20:17

                                    @pallas, qu’il a eux des antécédents historiques cela n’est pas étonnant, ce qui par contre est plus étonnant c’est aujourd’hui nous sonnes bien rendue à des détails près dans le cœur de ce que décrit Orwell. 
                                    Une montée en puissance des dictatures polymorphes qui sont en train de se regrouper dans des configurations continentales, sans oublier l’abêtissement haineuses généralisés de l’humanité que ne fait plus à l’échelle d’une nation mais qui touche l’humanité entière.


                                  • pallas 22 janvier 20:36

                                    @soi même

                                    La France .......

                                    Les ilots de la misere dans l’entre deux guerres en France, des idéologues et architectes, repensant l’architecture, le modele de nos cités actuels.

                                    Encore, encore, encore, toujours la meme chose

                                    J’en est marre de vous

                                    En faite Franz Kafka était schizophrène, son livre « La métamorphose », était ça propre bibliographie et de sa lutte contre celle ci

                                    La France, c’est la maladie du crétinisme

                                    Salut


                                  • soi même 24 janvier 00:56

                                    @pallas, Les cons cela ose tous c’est à cela que les reconnais. Ne te sens surtout pas visé, je décèle chez toi un esprit supérieur. smiley


                                  • Jonas Jonas 22 janvier 23:12

                                    Orwell a été un grand visionnaire, son oeuvre « 1984 » fourmille de tout un tas d’aspects idéologiques qui pouvaient paraître incohérents voire incompréhensibles à l’époque où le livre a été écrit (1949), mais qui avec le recul des décennies, mettent finalement en perspective ce qu’ont en commun les doctrines totalitaires socialistes.

                                    - En particulier, le gouvernement a mis en place la « novlangue », vider le langage de sa substance pour inhiber et désarmer les peuples, qui ne peuvent plus se défendre contre une menace imprécise, floue. Comme on peut le voir aujourd’hui par le remplacement des termes :
                                    communautarisme  -> islam
                                    quartier populaire   -> zone islamisée
                                    déséquilibré -> terroriste islamiste
                                    ...

                                    - « Les deux minutes de la haine » d’Emmanuel Goldstein, un adversaire fictif contre lequel le gouvernement déchaîne la haine du peuple afin de masquer les problèmes internes du pays (pauvreté, chômage, etc..).

                                    - la notion de « double pensée », désorienter toute critique et neutraliser tout débat en opposant une argumentation contradictoire :
                                    « La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ; la guerre, c’est la paix. »
                                    Sarkozy était un grand spécialiste de la double-pensée (adepte du multiculturalisme et du métissage obligatoire, et en même temps grand défenseur de l’identité française).

                                    Mais rien n’égale à ce niveau le « en même temps » de Macron :

                                    « Il nous revient de retrouver le fil de notre projet national. Celui qui nous a fait, nous unit. Un projet humain, profondément français. »
                                    Macron - 15 avril 2019
                                    « il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse ».
                                    Macron - 5 février 2017
                                    « L’art français, je ne l’ai jamais vu »
                                    Macron - 21 février 2017

                                    « Winston laissa tomber ses bras et remplit lentement d’air ses poumons. Son esprit s’échappa vers le labyrinthe de la double-pensée. Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle.
                                    Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore.
                                    Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer. La compréhension même du mot »double pensée« impliquait l’emploi de la double pensée.
                                     »1984" - George Orwell - Folio p51


                                    • Kapimo Kapimo 23 janvier 00:31

                                      3. La technique de la « graduation »

                                      Pour rendre une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement.

                                      Du Asselineau dans le texte à propos de la nature de l’UE et de toutes les pertes de souveraineté dont les gens découvrent l’ampleur aujourd’hui.

                                      Sinon, il semble que George Orwell cotoyait beaucoup un Mr Herbert Wells, avec lequel il fut initié à une certaine franc-maçonnerie anglo-saxonne, dont la Golden Dawn d’Alasteir Crowley. Il pouvait puiser directement à la source des programmes et méthodes d’une certaine élite, avec une justesse prophétique assez remarquable...


                                      • Trelawney Trelawney 23 janvier 07:44

                                        Orwell est dans le domaine public. Vous pouvez légalement télécharger ses livres sans qu’il vous en coûte 1 centime.

                                        Alors profitez en pour vous faire une idée par vous même


                                        • velosolex velosolex 23 janvier 12:44

                                          @Trelawney
                                          Je reviens sur sa correspondance et ses articles de journaux, qui sont un régal souvent. Ils nous mettent en complicité avec cet homme éminemment sympathique, officier aux indes, qui quitte l’armée, devient journaliste free lance, fait des expériences extrêmes qui ruineront sa santé : Le trimard à Paris, combattant en Espagne...Ses écrits sont le solde d’une vie qui n’est pas que celle d’un intello, mais d’une esprit curieux et ouvert. Il tient une petite épicerie une année ou deux près de Londres, élève des poules, un cochon, taille les tranches de jambon qu’il vend.
                                          « J’ai un regret, c’est celui de ne jamais avoir planté de noyer »...Dit il..Il a une conscience écologique certaine, en rapport avec son gout affirmé de la simplicité, de la solitude, et bien que pauvre, il ne semble pas souffrir de son dénuement, comme tous ceux souvent qui ont vécu la guerre ou le trimard. 
                                          A la fin de sa vie, malade, il se réfugie sur une ile au large de l’écosse, avec son fils adoptif. C’est là qu’il rédige 1984. Cet état crépusculaire a sans doute joué dans la rédaction. Dans sa correspondance et ses écrits, certains sont éblouissants. Je pense à la description de ses années de collège, saint cyprien d’abord, puis Eton, qu’il aborde en qualité de boursier. C’est dire qu’il connait bien cette Angleterre de classe, pour avoir incarné autant le bourgeois, face à des ouvriers, que celui venu du bas quand il est à Eton. Il a une forte résilience, et manie beaucoup l’humour, se situant comme ayant de la chance, en rapport avec les collégiens de l’époque des sœurs Bronté. A Eton, il se souvient plus tard avoir entendu les étudiaient russes, comparer avec les anglais le patrimoine de leurs parents le nombre de Rolls. "Que sont ils devenus maintenant, après la révolution des soviets ?...Sans doute chauffeurs de taxi Parisien, avec beaucoup de morgue en moins. Il y a une autobiographe très bonne sur Orwell, qui se lit comme le roman de sa vie, trop courte et intense. ( Sirke ?...) Et plein de podcast sur France culture sur lui 


                                        • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 janvier 07:47

                                          Brillantissime constat Orwellien et brillantissime soutien, à l’article, de certains commentateurs/commentatrices qui au-delà de cet article soutiennent la propagande et la rhétorique de Mrs Macron . 

                                          Donc on peut se dire que sur ce site certaines personnes souffrent de contradictions compulsives .........hahahahahaaaaaaa .

                                          Moi j’adore le petit documentaire d’Arte « La fabrique du consentement ». Edward Bernays y trouve une place avantageuse de comploteur, de manipulateur aux services de celui qui paie sans se soucier de la morale et des conséquences criminelles ou pas .

                                          Du consentement, de la propagande sur AGV il y en a énormément .


                                          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 janvier 09:00

                                            @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                                            « Du consentement, de la propagande sur AGV il y en a énormément .  »

                                            C’est comme l’air qu’i respire : il y en a partout.
                                            Ce n’est pas une raison pour ne pas l’analyser !
                                            L’air aussi peut être vicié, nocif et mêle contaminé et mortel.
                                            Entre la propagande énervante de la religion bio des bisounours écolos et la propagande létale de la religion des armes à feu de la NRA et des néocons, il y a des degrés.


                                          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 janvier 07:48

                                            Finalement, le Royaume-Uni nous aura offert deux Blair. Tony, qui a eu le bon goût de ne pas trop traverser la Manche, et Eric qui a été adopté partout dans le monde. Eric Blair est plus connu sous son nom de plume : George Orwell.




                                              • velosolex velosolex 23 janvier 12:19

                                                On peut pas comprendre Orwell sans se rappeler son vécu. Il s’est coltiné la guerre d’Espagne, au sein du Poum, ce qui indépendant de la balle qu’il a reçu dans la gorge, à failli lui être fatal, comme ses copains exécutés. La scène d’épouvante et de torture à la fin de 1984, qui n’est pas sans avoir inspiré celle du film « Brasil », est à remettre dans cette dynamique. Il nous dit : « Ceux qui résistent à la manipulation auront devant eux un autre mur : La peur...L’épouvante….Voilà ce qu’il faut s’attendre, pour les lanceurs d’alerte et les résistants »....Ce qui se passe actuellement au Bresil, avec cette dictature de soudards acculturés, dont Bolsonaro, cet imbécile auprès duquel Trump est un homme du monde, est à mettre en parallèle.

                                                «  Beaucoup de gens en Europe et aux États-Unis n’ont pas entièrement saisi combien le président Bolsonaro et son gouvernement sont d’authentiques fascistes, d’authentiques autoritaires. On a beaucoup comparé Bolsonaro à Donald Trump, je pense que c’est une comparaison totalement inexacte. Bolsonaro est beaucoup plus dangereux et beaucoup plus extrême. Il a publiquement fait l’apologie de la dictature militaire qui a gouverné le Brésil jusqu’en 1985. Ils souhaitent le retour de cette dictature. Ils veulent recréer un climat de pression et peur. À travers moi, et via leurs médias, plateformes et soutiens, ils entendent intimider tous les journalistes, les dissidents, ceux qui s’opposent au gouvernement. » Source Mediapart : Glenn Greenwald : « Bolsonaro veut créer un climat de pression et de peur »


                                                • JL JL 23 janvier 12:46

                                                  @velosolex
                                                   
                                                   ’’On peut pas comprendre Orwell sans se rappeler son vécu.’’
                                                   
                                                  Mais si, voyons !
                                                   


                                                • @velosolex, je conseille vivement le film : BACURAU.


                                                • velosolex velosolex 23 janvier 13:22

                                                  @JL
                                                  Comme pour tout, il faut ne pas séparer cette phrase de son contexte. Et connaitre la vie d’Orwell, et l’époque où il a vécu, en étant un acteur engagé, ne gâche rien à l’affaire. 


                                                • velosolex velosolex 23 janvier 13:35

                                                  @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                                                  Pas moyen de me rappeler l’auteur de la très bonne biographie d’Orwell, mais ses essais, lettres, correspondance en alrea quoique un peu chers, mais complets sont vraiment très intéressants. 
                                                  Jusqu’au bout il se bat. Il tient à peine debout mais continue à gagner en moto son cottage éloigné, tout au bout d’un ile ’ de Jura" où il écrit 1984….https://www.lepoint.fr/societe/george-orwell-l-ermite-de-jura-19-08-2018-2244381_23.php
                                                  La tuberculose ne le lâchera pas, contrairement à Camus, dont on peut faire d’ailleurs un certain parallèle de vie. Esprit indépendant, dénonçant non seulement le stalinisme, mais tous les modes d’oppression . Quoique Orwell n’’a pas été un séducteur, ou s’il l’a été, ce n’a été qu’en dépit de son propre gré. 


                                                • JL JL 23 janvier 14:07

                                                  @velosolex
                                                   
                                                   faites donc une biographie d’Orwell si cela vous inspire.
                                                   
                                                   Le sujet ici ce n’est pas Orwell, mais « La pensée unique et les totalitarismes ».
                                                   
                                                   Quelque chose d’intéressant à dire, là-dessus ?


                                                • velosolex velosolex 23 janvier 14:25

                                                  @JL
                                                  Pour mémoire l’article ne s’appelle pas « La pensée unique et les totalitarismes », mais « Orwell, l’nomme du 21 siècle »
                                                  Le serait il que ça ne changerait pas grand chose. Le mérite de cette article est de livrer une facette d’Orwell, et des techniques de manipulation,( et de mise au pas, justement…), qu’il a traité, mais je ne pense pas que l’auteur cherche à mettre pour autant un couvercle dessus, de façon stalinienne. 
                                                  L’avez vous remarqué mais chacun tire ici les rallonges sur le sujet, à sa convenance. Il n’y a une« pensée unique », pour reprendre vos termes, qui doit cloisonner les réponses et les réactions des uns et des autres, chacun apportant sa pierre, par échos successifs, ou non. 
                                                  D’autant plus pour Orwell, pour ce que j’en connais, ne détestait rien plus que les petits esprits, surtout aux ordres d’un grand maître, et les querelles de chapelles. Mais personne n’est là pour en faire l’exégèse. Orwell aimait bien surprendre, se cacher des fâcheux, comme dans le dernier épisode de sa vie, celle ile de Jura dont j’ai le projet d’aller jeter un coup d’œil, aimant bien les îles moi même, terrestres ou maritimes.
                                                  Pour tirer des bords une fois de plus, en bon breton, je me permettrais de conseiller, « les iles » ce très beau livre de Jean Grenier, qu’appréciait beaucoup Camus.


                                                • jjwaDal jjwaDal 26 janvier 13:51

                                                  @velosolex
                                                  Oui. J’ignore si Orwell avait correctement perçu le rôle absolument central de la courroie de transmission de ces « réalités alternatives » que joue les grands médias.
                                                  Ils veulent contrôler les « fake news » en les colportant au quotidien. Pour Gleenwald, silence étourdissant des grands médias qui fait écho au sort réservé à Snowden ou Assange et bien d’autres. Je voyais ce matin le témoignage à l’ONU du scientifique qui a conduit les investigations sur place de la prétendue attaque chimique de la Douma en Syrie, qui avait « légitimé » l’attaque quasi immédiate (à quoi bon attendre le résultat d’une enquête ?...) des USA, de la Grande Bretagne et de la France, bombardant une fois de plus un gouvernement légitime sans aucune déclaration de guerre bien sûr. Il n’y a eu aucune attaque chimique à la Douma, une pure mise en scène. Mais quel grand média oserait corriger ce qu’il a écrit auparavant en mettant en première page sa complicité d’alors pour justifier une agression de plus ? Cela rappelle les nombreuses commissions d’enquête conduites par des gens dont on a des raisons logiques et légitimes de penser qu’ils peuvent être en situation de conflit d’intérêt voire coupables directs.
                                                  Une guerre permanente est mené contre la réalité des faits et la vérité. Peu de gens en sont vraiment conscients et c’est le signal le plus clair que nous allons vers des situations dystopiques qui seront incompréhensibles pour la majorité, ce qui est le seul objectif visé. Que la réalité des faits soit accessible à une minorité ne dérange en rien les pouvoirs en place, du moins dans un premier temps.


                                                • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 24 janvier 04:45

                                                  Orwell est plus important que le dieu unique des monothéistes , peu importe le nom qu’on donne à ce dieu Aton,Yahvé, Allah, le père....etc... 

                                                  Mais un peuple qui élit des corrompus, des crapules, des renégats, des voleurs, des imposteurs n’est pas victime, il est complice !

                                                  Les élus ressemblent à leurs électeurs . 

                                                   


                                                  • Jonas 24 janvier 11:00

                                                    Pourquoi lire et relire George Orwell, ? Parce sa lecture montre sa lucidité politique( Hommage a la Catalogne) et son analyse du siècle du totalitarisme à côté de l’aveuglement d’un grand nombre d’intellectuels qui disaient qu’il vaut mieux « avoir tort avec Satre , que raison avec Aron ». 

                                                    Quelques années plus tard , c’est Michel Foucault , qui avait soutenu , la révolution islamique de Khomeyni et aujourd’hui , les mêmes " idiots utiles , apportent leur soutien aux terroristes islamiques , avec différends arguments , déjà utilisés pour le fascisme et le stalinisme. 


                                                    • uleskiserge uleskiserge 24 janvier 18:45

                                                      Orwell s’est trompé sur une chose : il pensait que la seconde guerre mondiale provoquerait en GB l’avènement d’une révolution socialiste... il y a cru dur comme fer jusqu’à sa mort ; c’est, disons, la seule utopie qu’il se soit offerte ! Pour le reste, il avait vu juste ; de la nocivité du camp communiste et de son rôle durant la guerre d’Espagne à la création d’un Etat démocratiquement totalitaire dans un consentement d’une majorité de quidams sans conscience politique ou déconscientisés. 

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