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Oublier Alger...

 

La sortie du film Indigènes nous a donné l’occasion de nous interroger, souvent assez grossièrement, sur un pan de notre histoire aussi glorieux qu’indigeste. Colonisation... Guerres d’indépendance... Repentance... Réparations... La machine à lessiver la mémoire, à fabriquer de l’incompréhension, puis de la haine, s’est remise à tourner. Mais que pouvait-on attendre de mieux d’un film présenté par son réalisateur et les principaux acteurs de façon aussi manichéenne ? Voyons plutôt s’il ne nous manque pas quelques rouages essentiels pour nous façonner le socle d’une mémoire apaisée, dont nous allons avoir grandement besoin dans les décennies à venir...

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

L’histoire des guerres ne s’écrit jamais dans la continuité. Elle dépend du miroir que chaque nation est disposée à brandir devant elle-même quand lui vient un coup de blues. Mais il faut prendre en compte un paramètre évident : à chacune de ces crises d’identité, le miroir est appelé à changer de nature, en fonction des maux intimes qui agitent cette nation, puisqu’il lui sert à la fois de modèle et d’exutoire. Le principe de base (parfois douteux du point de vue de l’efficacité) étant que le regard se doit de ne jamais contempler deux fois de suite le même reflet.

L’épopée napoléonienne a longtemps forgé notre imaginaire - au moins jusqu’à Edmond Rostand et même au-delà - avant de devenir synonyme de fourvoiement pour nombre d’historiens contemporains (ce qui reste à démontrer). La guerre de 1914, dite " La Grande Guerre", longtemps décrite comme héroïque et toute à la gloire des vainqueurs, est aujourd’hui complaisamment assimilée à une boucherie (vision des plus réductrices). Concernant la Seconde Guerre mondiale, chacun la lit à sa façon et dans le cortège de mythes usinés pour façonner l’âme des peuples. Cependant, les Américains apprennent chaque jour un peu plus à la voir avec moins d’angélisme que celui dont ils se gavaient jusqu’à présent. Les Anglais n’ont pas ce souci, même s’ils restent évasifs sur l’embarquement précipité de leur troupes à Dunkerque et sur les divers bombardements qu’ils ont programmés avec leurs cousins d’outre-Atlantique dans le seul but de rayer de la carte la plupart des grands ports du continent. Les Espagnols ont carrément zappé ce conflit majeur car ils n’ont pas encore pu digérer leur guerre civile, et ils sont trop occupés aujourd’hui à s’interroger sur ce qu’ils vont bien pouvoir faire de la vallée de Los Caïdos où s’élève un funeste mémorial à la gloire du franquisme. Pour ce qui est des Italiens, ils ne savent toujours pas si Pier Paolo Pasolini a été assassiné dans la banlieue romaine pour s’être intéressé d’un peu trop près et trop crûment à la sordide République faschiste de Salo. Quant aux Suisses de bonne compagnie, il leur reste le goût acidulé de leur "neutralité bancaire" en travers de la gorge, et les Norvégiens leur gouvernement de collaboration avec les nazis... Pas facile d’affronter l’histoire... Et s’il était question d’en douter, les Turcs nous en apporteraient aussitôt la preuve avec le génocide arménien.

Vu par la France, le vécu de la guerre de 1939/1945 a été encore plus difficile à écrire, car c’était un vécu propre à diviser la nation qui, sur le moindre sujet, ne demande que ça. Intoxication... Débâcle... Passivité... Pacifisme... Collaboration... Résistance... L’engagement dans l’une ou l’autre de ces voies remonte loin, jusqu’au plus profond des années 1930, et même à l’affaire Dreyfus, à Bismarck, à Fachoda, à Sedan, et pour ceux qui s’en souviennent à Maximilien Ier... La Résistance ayant été tout à la fois gaulliste, communiste, radicale, mais aussi l’apanage d’une certaine droite aristocratique, la Libération ne pouvait qu’aiguiser des règlements de compte qui ont perduré tout au long de la IVe République et qui, alors qu’ils commençaient tout juste à s’estomper grâce aux efforts de reconstruction, ont été brutalement ravivés par la Guerre d’Algérie.

La Guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Dans l’excellente émission de Daniel Schneidermann "Arrêt sur image" en partie consacrée à la sortie du film Indigènes, l’historien Gérard Blanchard rappelait dimanche dernier que la mémoire des Français à propos du rôle des troupes d’outre-mer dans la libération de l’Europe, cette mémoire alimentée depuis le début du siècle par une quantité prodigieuse d’images et de littérature, s’est refermée brutalement quand les métropolitains ont vu les rapatriés d’Algérie descendre les passerelles des navires avec leurs vêtements fripés, les yeux hagards, une ou deux valises en carton à la main.

Faudra-t-il aussi réécrire ces pages d’histoire ? Il est significatif de constater que plus on parle de la colonisation, plus on s’efforce de passer à la trappe le sort des pieds-noirs, c’est-à-dire de ceux qui en étaient les principaux artisans et qui, eux-aussi, ont participé à la libération de l’Europe. D’autant que, toutes proportions gardées, on a compté plus de morts dans leurs rangs qu’au sein des troupes "indigènes". Définitivement associés au sort des harkis dans notre imaginaire reconverti dans la repentance, on dirait qu’il convient de rayer ces gens de notre mémoire qui lave plus blanc que blanc. Bien sûr, il n’y a pas à prendre parti pour eux. La page d’histoire a été tournée. Mais leur drame reste bien réel, tant dans l’exil que dans le racisme auquel ils ont été confrontés, à l’instant même où ils ont mis un orteil sur le continent. Les logements précaires. Les recasements douloureux. Les Port-Vendres où personne n’était là pour les attendre. Les Sarcelles sinistres. La solidarité perdue. Les regards envieux ou réprobateurs des métropolitains qui estimaient qu’on en faisait toujours trop pour ces "esclavagistes". Rappelons qu’en 1962, les bateaux qui les ramenaient à Marseille ont été accueillis par les dockers communistes brandissant des pancartes où il était écrit : "Les pieds-noirs à la mer".

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Je n’avais que douze ans au moment de l’indépendance algérienne, mais je me souviens encore des discours qui enflammaient ma famille sur le déroulement de ce qu’on appelait alors des "évènements". L’idée même d’abandon faisait pendant à celui de la "débâcle" de 1940, et c’est bien ainsi que le FLN avait envisagé son combat pour l’indépendance, en avançant ses pions au moyen de sanglantes provocations ciblées destinées à saper le moral de la population musulmane, avant même de faire douter les Français. Après huit ans de conflit, il a fallu du temps pour panser les blessures. D’autant que le fait de voir l’Algérie anarchique et bourgeoise de Ben Bella, puis l’Algérie socialiste et doctrinaire de Boumedienne se jeter dans le giron de Khrouchtchev et de Brejnev n’était pas fait pour donner envie à de Gaulle d’étendre vers le sud une politique de réconciliation si bien entamée avec l’Allemagne. La base de sous-marins de Mers-el-Kébir était une épine dans le pied de l’Europe, avec une surveillance particulière de la part des Anglais installés à Gibraltar et des Américains qui attendaient depuis des décennies le moindre prétexte pour mettre la main sur le pétrole saharien... Qui se souvient de ce qui faisait alors l’actualité ?... Il faudrait parler ici de l’étrange mort de Conrad Killian, inventeur du pétrole saharien. Ce génial géologue français fut empoisonné, en 1943, par des Touaregs à qui les Britanniques avaient très certainement fourni la fiole de poison, mais il en réchappa, jusqu’à ce qu’on le retrouve suicidé-pendu, à l’espagnolette d’une fenêtre de chambre d’hôtel, en 1950. C’était à la veille des plus grandes découvertes de gaz et de pétrole sahariens...

Plus tard, quand Houari Boumedienne comprit qu’il ne serait pas le Nasser d’un Maghreb impossible à unifier et que les Russes étaient incapables de faire tourner convenablement les gigantesques complexes industriels qu’ils avaient implantés à grand frais dans le pays, il tenta de renverser la vapeur qui le menait au chaos, mais c’était un peu tard. Ce président droit et austère est mort avant d’avoir pu atteler cette nation encore en gestation au wagon de la modernité, comme comme l’avait fait Atatürk en son temps. Pourtant, il en avait montré clairement l’intention lors du débat sur la Charte nationale qu’il avait initié après avoir appris la gravité de sa maladie. Mais le peuple algérien ne l’avait pas suivi. C’est à cette date, fin 1978 et début 1979, que le pays a basculé, et que les Frères musulmans (associés à l’aile conservatrice du FLN) ont remporté leur première victoire. Après d’âpres combats au sein des principales instances représentatives du pays, l’Algérie n’était plus une "République socialiste". Elle était devenue une "République socialiste et islamique". Les barbus avaient franchi leur Rubicon. Plus rien ne serait comme avant en Méditerranée et dans le monde arabe. Au-delà, on se souvient mieux de ce qui s’est passé. Chadli Benjedid dépassé par les évènements et par les affairistes. Mohamed Boudiaf assassiné en quelques jours. Les élections court-circuitées. Lamine Zeroual et l’armée à toutes les leviers de commande. Le pays noyé dans le sang... Et Bouteflika sorti comme un lapin blanc d’un chapeau de prestidigitateur salement cabossé, en réincarnation de la face cachée de Boumedienne, et qui tente depuis de refaire l’unité du pays sur le dos des Berbères éternels frondeurs, des harkis toujours aussi copieusement bafoués, et des Français traités de génocidaires.

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

Aujourd’hui, on nous demande de tous côtés de "revisiter" notre histoire, de balayer dans les coins et dans les recoins, et même sous les tapis. Mais qu’on nous dise alors en quel temps l’Algérie a écrit la sienne. En cinquante ans, en a-t-elle jamais eu les moyens, et même l’envie ? A la voir amnistier des milliers d’assassins sur son sol, tout en continuant de pourchasser, hors de son territoire (tout au moins en paroles), ceux qui lui servent depuis des années de boucs émissaires institutionnalisés, on peut en douter.

Chez nous, les réactions qui se développent sur différents forums consacrés au film Indigènes montrent qu’une partie très importante des jeunes d’origine maghrébine l’utilisent comme une revanche de l’actualité sur l’histoire. Rien n’est plus dangereux. C’est ainsi que nous avons pu voir sur Canal + et ailleurs des images montrant le réalisateur et les principaux acteurs postés derrière une estrade, en Torquemada enflammés, prêts à jeter au bûcher le moindre contradicteur. Depuis qu’il est passé à "Arrêt sur Images", les insultes n’arrêtent pas de pleuvoir sur Gérard Blanchard accusé d’impartialité. Or, cet historien a été le conseiller officiel du film... Que lui reproche-t-on, sinon de ne pas porter les valises idéologiques qu’on aurait bien voulu le voir porter comme un laquais de l’histoire "équitable" ? Ceux qui ont bien écouté ses propos durant cette émission peuvent comprendre qu’il n’était pas loin d’estimer s’être fait manipuler par les principaux protagonistes, tout au moins dans la présentation du film, et qu’il tenait à rectifier le tir.

Colonisation... Immigration... L’amalgame n’est pas loin. Cachan... Sétif... Certains aimeraient nous faire croire que c’est pareil, avec les enfants en première ligne. Et dans la foulée de ces réflexions malsaines, la bien-pensance livre une fois de plus un combat d’arrière-garde, sans même se rendre compte qu’elle agit comme les instituteurs post-soixant’huitards qui s’accrochent désespérément à des méthodes débiles d’apprentissage de la lecture, bien qu’on sache pertinemment qu’elles ont ôté à leurs élèves toute possibilité de mener à terme le moindre raisonnement logique. Serons-nous obligés, dans trente ans, de revenir là aussi aux "bonnes vieilles méthodes d’avant" ? Celles qui avaient fait leurs preuves : le "qui fait quoi ?" en grammaire et, en histoire, le "qui a fait quoi ?"

La guerre d’Algérie ne finira-t-elle donc jamais...

De même que Palestiniens et Israéliens n’apprendront à se respecter qu’à partir du moment où ils assureront, de part et d’autre, un réel enseignement de connaissance, de compréhension mutuelle et d’acceptation de l’autre, de même Français et Algériens ne pourront à nouveau naviguer de conserve qu’en ajustant leur mémoire réciproque, et non en s’obstinant unilatéralement à insulter le passé. La France a fait des erreurs en Algérie. Elle les a reconnues. Mais elle n’a pas fait que des erreurs. A d’autres de le reconnaître.

L’Express en a fait sa couverture : "Faut-il avoir honte d’être Français ?" A l’aube du XXIe siècle, est-ce cette impression de nous-mêmes que nous voulons léguer aux jeunes qui en seront les maîtres, pour essayer de leur donner le goût de se comprendre avant même de pouvoir s’accepter ? On se croirait toujours scotchés dans les années 1960, à l’époque où nos intellectuels se demandaient s’il valait mieux avoir raison avec Sartre le théoricien plutôt qu’avec Camus le réaliste. On dirait qu’un demi-siècle ne nous a pas suffi pour reconnaître qu’à tout prendre, Camus connaissait quand même un peu mieux son "sujet" et son "terrain" que l’éternel enraciné au Flore.

Au lendemain de la bataille d’Alésia, les chefs gaulois sont rentrés chez eux (sauf ceux qui ont été fermement priés d’aller à Rome faire un triomphe à Jules César) et tout le monde a cherché à oublier au plus vite. Tant et si bien qu’au XIXe siècle, les historiens se sont rendu compte qu’on ne savait plus rien de l’emplacement de cette place forte dont la chute avait fait des Gaulois éparpillés en tribus querelleuses un peuple de Gallo-Romains... Et si dans nos banlieues où se développe un communautarisme chauffé à blanc par des mercenaires de l’histoire, on se disait enfin qu’il faut parfois savoir oublier... Oublier le "là-bas" mythique des mémoires torturées ou manipulées... Oublier un passé qui, depuis longtemps, n’appartient plus à personne... Oublier des racines qu’on voudrait étirer maintenant jusqu’au fin fond de la péninsule arabique... Oublier que les victoires ou les défaites qui ont le mieux servi les peuples sont celles où l’on a vu le futur, et non pas le passé, sortir vainqueur...

Notre mémoire pourra commencer à s’apaiser quand nous aurons commencé à oublier Alger...


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671 réactions à cet article    


  • space_cowboy (---.---.97.140) 4 octobre 2006 10:28

    Bonjour Patrick,

    très beau texte et très bien construit même si je ne suis pas d’accord avec cette notion d’oubli dont vous vous faites le chantre. L’argumentaire est très bien monté et je vous en félicite.

    Je préfère être en désaccord constant avec vous lorsque vous êtes calme, c’est beaucoup plus constructif.

    Ma position est contraire puisqu’une lecture objective de l’histoire me parait importante pour construire l’avenir. Une lecture objective et tentant de ramener la responsabilité de tous : colonisateurs et partisans du FLN pour exemple, puisque tout deux ont pris en otage un peuple entier pour imposer leur vue.

    On ne construit rien sur des bases inexistantes et une lecture partisane de l’histoire n’en font que des bases fragiles et sujettes à d’autres guerres. L’histoire passée pour construire notre futur. Pas question de repentance mais de vérités toujours bonnes à dire même si elle sont douloureuses.

    En tout cas, félicitations pour cet article beaucoup plus sujet à réflexion qu’à polémique.

    +1, voire +2 à Patrick, (aujourd’hui je vous appelle patrick jusqu’à la lecture de vos réponses à commentaire ou je vous espère explicatif plus qu’agressif).


    • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 12:46

      A demian west

      Votre parfaite sufisance : vous vous prenez pour l’ayatollha de la pensé universelle et vous n’en êtes hélas que le grand mamamouchi.Triste abbé trisotin confondant le français et le volapluc vous nous emm...

      Freddy


    • space_cowboy (---.---.133.77) 4 octobre 2006 13:05

      surtout que question arguments vous faites pâle figure... c’est toujours l’intelligence qui gagne... face à PA vous faites pâle figure...

      si je ne suis pas d’accord avec PA sur la totalité de sa pensée, ce n’est pas en étant à la limite de l’insulte que vous en sortirez grandi...


    • aram (---.---.163.3) 5 octobre 2006 21:18

      Très juste observation, Demian. Patrick Adam fait souvent de la voltige ; il n’a rien d’un historien capable d’analyser objectivement les événements.


    • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 10:39

      Excellent article, comme d’habitude. Y a plus qu’à attendre que les chacals radinent pour bouziller ce fil de discussion... Avant ça, un petit lien malicieux.


      • Paul M (---.---.75.83) 4 octobre 2006 10:57

        @ Patrick Adam

        Encore un texte qui se lit comme on déguste un grand cru !

        Que du plaisir.

        Voila qui devrait donner à réfléchir à un certain « intellectuels » bardé de diplômes (mdr), je pense bien entendu au « néant bleu ».

        Si les bouquins d’histoire (et les autres) avaient tous cette fluidité et ce charisme nos chères têtes blondes et brunes attendraient avec impatience la fin de la récréation.


        • space_cowboy (---.---.133.77) 4 octobre 2006 13:07

          Ce n’est qu’un lecture de l’histoire qui prête à controverse... pas la peine non plus de s’emballer !

          quant au style, là je m’incline... le texte est très bien écrit !


        • cosetoujours (---.---.4.88) 4 octobre 2006 11:07

          Mon cher Patrick Adam es-tu masochiste ou quoi ? Au bahut c’était toi « tête à claques » ?


          • cosetoujours (---.---.4.88) 4 octobre 2006 11:23

            @ Patrick Adam : l’Algérie c’est un peu trop compliqué pour toi:attends encore de grandir quelques années.Parle-nous plutot de l’assassinat de Mehdi Ben Barka !


          • hassan (---.---.234.0) 7 octobre 2006 00:38

            l’article est bien ecrit.l’analyse est juste est claire. quant a benbarka,ne remuons pas le couteau dans la plaie. le maroc est devenu nation grace a ses rois, a son peuple. on a revise notre histoire meme la plus sombre. et nous avoncons. que l’algerie fasse la meme chose. et l’histoire doit servir l’avenir.


          • Bulgroz (---.---.37.38) 4 octobre 2006 11:25

            La caste des rédacteurs

            par Carlo Revelli le 12 septembre 2006

            Encore une fois, je n’approuve pas la méthode de DW qui consiste à publier des dizaines de messages sur un même article. Je trouve que cela est contre-productif pour lui et pour le débat. Et ça risque d’énerver certains lecteurs. Ca n’empêche pas ce que j’ai déjà dit sur lui


            • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 11:52

              @ Bulgrave le fasciste:c’est vrai que je trouve parfois Demian pénible,mais ton appel à la censure en dit long sur ta vision de la tolérance.


            • Stravos (---.---.132.162) 4 octobre 2006 13:53

              J’allais dire la même chose : « D.W ou les inconvénients de la liberté d’expression... » Moi, j’arrive à m’y faire, malgré l’extrème difficulté de la tâche. A coté de D.W, passer l’agreg c’est de la gnognote comme épreuve...


            • (---.---.23.35) 4 octobre 2006 11:33

              Après la critique d’un film QU’IL N’A PAS VU,Patrick explose lui-même Patrick en en faisant UN DEUXIÈME ! smiley

              Ce type est extraordinaire ! smiley


              • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 11:52

                Salut Marsu

                Bien sûr le titre de mon article fait référence à l’excellent bouquin d’Edmonde Charles-Roux, femme de Gaston Deferre et fille d’un historien spécialiste de la colonisation qui a publié en 1932, dans la « Revue Historique », un article intitulé « France et Afrique du Nord avant 1930 » qu’on devrait distribuer gratuitement dans les écoles.

                Je me demande quand même de plus en plus en plus s’il est naturel que la rédaction laisse pourrir systématiquement tous les fils qui parlent du Maghreb ou de tout ce qui touche de près ou de loin à l’islam. Tout le monde a le droit d’exprimer une opnion, mais nous ne sommes plus là devant l’exposé d’opinions, mais dans une entreprise d’obstruction qui n’est pratiquée que par un groupe d’individus peu nombreux et parfaitement identifiables.

                Bien à toi. Patrick Adam


                • cosetoujours (---.---.4.88) 4 octobre 2006 12:00

                  @ patrick Adam:je trouve que ta proposition de distribuer gratuitement tes lectures dans les écoles est intéressante,mais les budgets sont trés serrés.En plus elles sont occupées à rechercher les évaluations des enfants expulsables,sous demande de certaines autorités.Véridique.

                  Quand je disais que ça schlingue de plus en plus dans notre beau royaume de France....


                • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 12:23

                  @ space_cowboy

                  Ravi de votre commentaire. Comme vous le voyez, l’ensemble de mes textes repose sur une forme manifeste de sérénité que des importuns de service s’évertuent toujours d’entamer. Je n’ai aucune passion ni aucune vocation à me montrer agressif. Mais comme le dit Marsu, je suis un « réactif » un peu vif. Le propre d’une réaction étant d’être le corrolaire d’un geste qui ne m’appartient pas.

                  Mon propos n’est pas d’affirmer « qu’une lecture objective de l’histoire » ne serait pas « importante pour construire l’avenir ». Je pense que la plupart des articles que j’ai publiés sur Agora démontrent le contraire.

                  Je suis amoureux de l’histoire. Mais quand une société se trouve devant un écueil, que faut-il faire ? Continuer à taper dedans, ou bien le contourner. Ma suggestion (ce n’était qu’une suggestion, pas une injonction, encore moins une menace) à « oublier Alger » est adressée à ceux qui croient avoir tout appris de l’histoire parce qu’ils sont allés passer une heure et demie dans une salle obscure, pour voir une brochette de stars estamillés « beurs » triturer l’histoire suivant ses seuls intérêts (même s’ils sont légitimes).

                  L’histoire de l’Algérie est toujours aussi brûlante pour nous, pour les Algériens, pour les harkis, pour les pieds-noirs, pour les émigrés de la première génération, pour ceux de la deuxième, et à présent pour ceux de la troisième.

                  Les « vérités toujours bonnes à dire même si elle sont douloureuses. » A condition qu’elles ne soient pas toujours manipulées dans une seule direction. La vérité est toujours complexe, et ramificatrice. Quand j’ai commencé à m’intéresser à l’histoire d’un bout du Sahara, j’ai réalisé que je tirais un fil qui m’a amené à passer une bonne partie de ma vie dans des bibliothèques où je n’avais jamais mis le pied. Tout le monde n’a pas à faire la même démarche bien sur, mais l’histoire se doit d’être respectée dans sa globalité. Or l’histoire aujourd’hui c’est de l’actualité et c’est totalement antinomique.

                  Alors que fait-on ? On laisse les saltimbanques faire le boulot ?... Dimanche dernier, au cours d’un repas qui m’a fait rencontrer quelques jeunes, on m’a fait une réflexion qui ne laisse pas de me perturber : on parlait du spectacle des comiques qui passent en boucle à la télé, chacun s’accrochant au sien comme s’il faisait partie d’une secte, (il semble que ce soit le sujet de conversation primordial aujourd’hui). Au cours de la conversation, quelqu’un a dit que Bigard était le plus fort car il avait appris grace à lui des tas de choses qu’on ne lui avait jamais enseignées. Et comme exemple il a cité l’Homo Sapiens dont il n’avait jamais entendu parler avant le spectacle de Bigard. Consternant...

                  Bien à vous. soyez assuré que l’agressivité n’est pas pour moi un psychotrope, mais juste une réaction quand je me vois condamné pour des pensées qui ne me concernent pas.

                  Patrick Adam


                • ZEN zen 5 octobre 2006 08:28

                  J’approuve ce commentaire mesuré,même si sur ton article,trés intéressant et stimulant,il y aurait beaucoup à dire du point de vue historique...

                  (Il se trouve que « j’avais vingt ans dans les Aurès » et je garde une mémoire blessée de cette période cruelle.)

                  Cela nous change de certains de tes commentaires (où les imprécations et les appoximations prennent trop souvent le pas sur l’analyse ), même des excès de Pascal Bruckner, qui récidive avec « La tyrannie de la pénitence »...même s’il pointe un vrai problème,notamment l’instrumentalision de la mémoire dans un sens ou dans l’autre.

                  Je reste attaché à cette remarque de Ricoeur dans « La mémoire, l’histoire, l’oubli » où tout me semble dit : « Le rôle de l’histoire est de corriger, de critiquer, voire de démentir la mémoire d’une communauté déterminée, lorsqu’elle se replie et se referme sur ses souffrances au point de se rendre aveugle et sourde aux souffrances des autres communautés. »

                  Salut


                • ZEN zen 5 octobre 2006 08:41

                  @Visiteur indigène

                  « La société de consommation s’ouvrait mais pas pour tous et elle avait le mérite de proposer à la population blanche d’accéder au consumérisme à outrance et de leur faire oublier les affres des sans grades confrontés a une ghettoisation et précarité croissante. Cacher la misère que l’on ne saurait voir était le credo »

                  D’accord ,à condition de ne pas oublier que les dégats du libéralisme économique avec son cortège de précarisation et d’exclusion touche TOUT LE MONDE...même si certaines communautés plus marginalisées géographiquement et culturellement en souffrent plus que d’autres,comme les noirs aux USA.


                • Aïcha Qandicha (---.---.208.76) 4 octobre 2006 11:55

                  Quoi ? Oublier Alger et retourner au Mont Canigou ? Quelle horreur ! Heureusement qu’il lui reste Smara ! pauvre pupille du désert, qu’est-ce qu’il deviendrait sans les Arabes !


                  • ohlala (---.---.124.230) 4 octobre 2006 12:15

                    Agoravox le média citoyen. DW = Je suis partout. Il y a quelque chose qui va pas , là.


                    • Bulgroz (---.---.37.38) 4 octobre 2006 12:15

                      Encore une fois, Demian West va pourrir le débat généré par la TRIBUNE LIBRE de Patrick Adam, en proférant des attaques ad hominem et en s’en prenant notamment aux diplômes que les uns et les autres auraient ou n’auraient pas.

                      A titre d’exemple, je me suis permis de relever les interventions de Damien West sur le fil généré par l’ article de Poète des Tavernes.. Ces interventions en forme d’insultes gratuites portent sur l’auteur de l’article « Laïque, mais pas trop ! »

                      Sur le débat de fond, il n’y a pas eu un seul apport de Demian West. Voir plus bas et notamment le dernier post datant de ce jour.

                      Je me pose la question de savoir quel intérêt à Agoravox à laisser Demian West poster ses tonnes d’insultes à l’encontre des auteurs et des commentateurs. Insultes qui génèrent elle mêmes autant de réactions déplacées.

                      Si Agoravox pense que Demian West est nécessaire aux débats, que cela soit dit et qu’on interdise Patrick Adam (par exemple) de publication. Sachant que Patrick Adam récolte régulièrement 80% d’avis favorables en moyenne pondérée sur ses articles alors que Demian West n’en recueille lui péniblement que 30% !!

                      Sachant que les interventions de Demian West sont orientées uniquement sur la défense de l’Islam et la New Andalousie 24/7, c’est son droit mais pas celui de marquer à la botte tous ceux qui ne pensent pas comme lui 24/7

                      Je me pose la question de savoir si Demian West a une fonction officielle sur Agoravox, pour éviter (par exemple) que ce site soit hacquerisé comme le sont nombre de sites en France et d’ailleurs.

                      Pour un nouvel internaute qui découvre Agoravox, il y a 100% de chances de tomber sur des posts de Demian West qui sont plus en forme de chat d’ados qu’ en débat de fonds de contributeurs souhaitant adhérer aux valeurs affichées par Agoravox.

                      J’ai bien lu la recommandation faite par Carlo Revelli à Demian West sur la contre-productivité de ses posts, mais cela ne semble pas avoir eu d’effets.

                      Je souhaiterai lancer le débat sur ce sujet et je suis désolé d’avoir pollué de fil de Patrick Adam à cet effet.

                      Merci

                      Laïque, mais pas trop !par demian west (IP :xxx.x12.226.110) le 29 septembre 2006 à 11H58 Le tavern eux, Vous allez donc aussi surfer sur la vague anti-musulmane pour vous faire une bonne et grasse audience sur AgoraVox ? « Même chez nous » comme vous dites si francément.

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x12.226.110) le 29 septembre 2006 à 12H01 Je veux dire : quand vous choisissez vos sujets autour de la laïcité et du culte à reprises du fond de commerce des xénophobes. Le waouhisme du citoyen ! Dw

                      > Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x12.163.30) le 29 septembre 2006 à 12H43 Bravo le Taverneux, D’avoir r’assemblé à nouveaux la Foire aux Racistes et aux Xéno. C’était prévu sans doute. DW

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x03.144.5) le 29 septembre 2006 à 13H52 Taverneux, C’est plutôt la vôtre boutique du Ténardier. Mais c’est votre droit et le nôtre de... DW >

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 22H32 Taverneux, Ici, et votre sujet : savent attirer tous les islamophobes et xénophobes du site, et maintenant vous dialoguez avec eux. Car vous pensez, présomptueux, que vous êtes plus fort qu’eux, puisque vous seriez républicain, et ils vous engluent déjà dans leur lie. Vous vous êtes vendu à l’audience dont le prix c’est la glue. Demian West

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 22H54 Taverneux, Vous êtes un enfant naïf qui débattez encore avec la lie islamophobe, xénophobe, raciste et tout du reste. Ils sont ici, car je les ai chassés d’ailleurs, avec d’autres internautes qui les chassent aussi. Vous êtes présomptueux car ils vous ont déjà englué, quand vous pensiez les convaincre à changer. Alors qu’ils ne changeront jamais, puisqu’il sont trop vieux pour voir le nouveau monde qui les remplace déjà. DW >

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 22H59 Je dirais même plus outre : vous les recevez. Et la honte en prime. DW >

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H02 Mon précédent post était destiné au Taverneux islamaudience et commerce. DW

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H04 Taverneux On avait remarqué que vous étiez très poli avec la bête. D’aucuns diraient même trop... DW >

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H14 Taverneux cuidant, Pourquoi ? vous faites aussi casserole et toutes menaces : vous êtes peut-être propriétaire du journal ou de je-ne-sais quelle police ? Vous paraissez grotesque à quémander de l’audience en attirant de telles grappes de mouches racistes. DW >

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H20 Taverneux, Ce fil, à l’ensuite de l’article est devenu si pourri de racisme anti-républicain, qu’on en prend honte pour l’auteur de l’article même. Car il accueille cette lie jusqu’au dégoût du lecteur même. DW

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H38 Taverneux, Force nous est de reconnaître que vous êtes si débordé par le racisme résiduel sur ce site, qu’il a bien entamé de votre compétence résiduelle aussi. DW

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x14.255.57) le 1er octobre 2006 à 23H40 Tav, Pas si sa méconnaissance entraîne l’islamophobie et la xénophobie ou le racisme militant qui peuvent entraîner le crime. DW

                      Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP :xxx.x21.126.192) le 2 octobre 2006 à 09H26 Taverneux, Vous me faites rire : Quand vous parlez à un raciste, vous lui dites : « vous avez des préjugés grossiers » et quand vous parlez à un pervers, vous lui dites qu’il n’a pas d’idées. Alors qu’il a les pires idées et qu’il vous les balance sur le fil de votre article, que vous n’avez jamais maîtrisé : tellement vous étiez ivre de votre audience factice, qui vous a fait oublier vos prétentions d’idéal. DW

                      > Laïque, mais pas trop ! par demian west (IP:xxx.x12.163.35) le 4 octobre 2006 à 09H47 Taverneux, Effectivement, Agoravox n’interdit pas que vous apportiez la vôtre boîte de cirage pour proprer les durillons souliers souillés de Bulgroz : c’est pourquoi vous vous y autorisez genre cireuse dans les détails. Et c’est bien. DW


                      • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 12:25

                        @ Bulgroz

                        C’est vrai qu’il y en ras le bol des interventions stupides de D.W. qui sabotent systématiquement tous les fils de discussion sans jamais amener aucune contribution aux débats. Ce n’est que de la pollution visuelle et verbale, un spambot diffamateur.


                      • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 12:30

                        @ Dhimmi-hi-han à l’ouste

                        Ce qui es sûr, c’est que t’es fat, toi !


                      • space_cowboy (---.---.97.140) 4 octobre 2006 13:56

                        si tu crois que tu vas faire chier que les racistes et autres faurisson, tu te fous les doigts dans l’oeil jusqu’à l’homo-plat !

                        tu pourris la vie de tout le monde et tout le monde va partir ! et en plus, tes conneries de nov langue va dans leur sens... on passe tous pour des couillons !

                        t’es vraiement chiant !


                      • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 12:22

                        BRAVO PATRICK

                        Tu as écrit un article remarquable sur la manière d’écrire l’histoire . Elle ne peut être totalement objective car ele est toujours le reflêt de l’actualité du moment . il est certain que l’histoire coloniale est influencée par les problêmes de banlieues . L’histoire de la révolution française a varié régulièrement au fil du temps et les explications manichéennes ont été remplacées par celles de l’ecole Furet . L’histoire travaille avec des faits souvent incontestables mais leur interprétation varie ;

                        Ton approche des problêmes de notre époque a l’intérrêt d’être faite par un esprit libre hors de toute chapelle c’est pourquoi je me régale à la lecture de presque tous tes articles /

                        Deux points sur lesquels j’attire ton attention

                        La vraie formule est : « il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aragon » formule soixante huitarde et imbécile .

                        Deuxio : Fais moi le plaisir d’ignorer le pitre que nous connaisons tous afin de ne pas te perdre car ce fil mérite mieux que les dégueulis d’un malade mental .

                        Bonne continuation et encore bravo .

                        Vive la république quand même


                        • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 12:28

                          @ Cambronne

                          « La vraie formule est : » il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aragon « formule soixante huitarde et imbécile ».

                          Rogntudjuuu.. C’est pas Aragon, c’est Aron...


                        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 4 octobre 2006 12:44

                          La formule « Mieux vaut avoir tort avec Sartre, que raison avec Aron », attribuée à BHL, a de nobles antécédents :

                          Aristote : « Je suis ami de Platon, mais encore plus de la vérité. »

                          Cicéron : « Je préfère être dans l’erreur avec Platon, que dans le vrai avec ses contradicteurs »


                        • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 13:47

                          MARSU

                          MILLE EXCUSES ! c’est ma fourche qui a langué !

                          C’est l’exemple type du lapsus significatif .

                          Vive la république quand même !


                        • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 13:56

                          POUR REPRENDRE CE QUE NOUS DIT YANN, il est question de faire un « vrai » film sur la guerre d’algérie du style et de la qualité de Platoon.

                          Je crains le pire car nous avons déja eu RAS , vingt ans dans les aurés etc Seul l’honneur d’un capitaine de schoendorffer essayait de dire les choses sans manichéisme et sans parti pris mais il n’a eu qu’un succés d’estime . Il devrait le reprendre maintenant que les esprits ont muri .

                          « L’honneur d’un capitaine » de schoendorffer un beau film qui existe en DVD et que je conseille à tout le monde .

                          Vive la république .


                        • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 12:23

                          Toujours fort intelligent et proche de la réalité vos articles cher Adam, il est heureux de vous lire et de saisir tout le jus de vos rectifications historiques en ces temps de propagande islamiste étatisé. Je ne vous apprendrait rien en vous disant que le prochain opus de la bande à Jamel Troisbouzes traitera cette fois des exploits humanistes du FLN... En attendant la guerre civile je brique ma kalach..


                          • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 12:43

                            Quand Yann apparaît,Internaute n’est pas loin ! Avox noyauté par l’extrême droite,c’est ça le problème.Et franchement,c’est craignos. Amitiés aux responsables d’Agoravox.


                          • Prêtresse Prêtresse 4 octobre 2006 13:34

                            Ta « maman ! » est un concept relatif Demian.

                            — -


                          • ohlala (---.---.124.230) 4 octobre 2006 12:47

                            bel article, riche et dense.


                            • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 12:52

                              Je ne noyaute pas cher Monsieur, je m’exprime tout bonnement. Nous n’avons pas la coutume ni le goût de l’entrisme dans les rangs patriotes, nous sommes républicains et nous participons au débat dans le but de l’enrichir ou de l’éclairer. Aprés ce n’est pas vraiment de mon fait si nous sommes de plus en plus nombreux, c’est le vent de l’histoire..


                              • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 4 octobre 2006 13:14

                                Pourquoi pseudo intellectuel ? Demian ? Où veux-tu en venir ?


                              • Rocla (---.---.180.65) 4 octobre 2006 13:00

                                Manichéisme ,

                                c’ est quand un homme est obsédé de vouloir

                                mettre les chiens dans sa niche ?

                                Rocla


                                • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 4 octobre 2006 13:13

                                  Demat toujours obsédé par Israël. smiley


                                  • Daniel Milan (---.---.2.142) 4 octobre 2006 13:45

                                    Je comprends, La Communauté suscite de l’émotion, d’autant que ce sont nos Français de souche (crémieuse) !... Ils ont été près d’un million à quitter l’Algérie promise pour la France promise !


                                  • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 13:18

                                    Attention, c’est du lourd au niveau neuronique :

                                    Ensemble des commentaires émis par D.W. sur cet article entre 10h35 et 13h02 :

                                    « Islampophagie et inculture sont les deux hypertrophiques mamelles de la bande à PA. Un texte décousu autour des conceptions d’un pseudo-historien qui rumine l’histoire sans jamais en avoir avalé une page dans l’ordre. C’est un collier de pensées malformées et qui ne mènent qu’au constat qu’il faut vite étudier l’histoire avec des maîtres, pour pouvoir en parler à son tour fermement. Soupe d’histoire. Je me sens mieux l’ayatollah de la vôtre fessée de ce matin heureux. Depuis quelque temps, vous êtes au plus houba ! Oui c’est un maso pas pasolinien du tout, car il en redemande tellement qu’il y bosse genre je m’y applique à gymself. hi hi hi ! muuuaaaaaaahhh ! C’était juste pour vous dire la bonne journée. En plus, mes copinettes vous trouvent très sexy. Elles me le disent... Je pense qu’il écrit sous la contrainte, sinon sous la torture genre bourrelleries et grièvetés des arts qui désertifient. Mais, ça fait des mois que vous avez ravagé les allées de l’AgoraVoïde avec vos litanies en fils interminables qui déversaient la haine pour autrui : et juste parce qu’il serait né en arabique landique ou qu’il y aurait ses origines. Votre règne est désormais ferré car on ne vous lâchera plus... Quand les racistes et xénophages et islamophages commencent à geindre c’est que la France ne va pas si mal. Regarde les racistes crier »maman !« A Fatwa by Marsupilami. A Fatwa by Bulgroz. ...des incultes je vous dis... Il faut comprendre que c’est toute la bande du FN qui n’a plus d’audience dans les médias traditionnels, et que ces xénophages ont vu dans l’Agora leur chance de se réapproprier l’opinion : c’est raté comme on dit chez taré. Regarde les pleurer »maman !« . est nombreux puisqu’il est à la foire dans le palais des miroirs. N’oublions pas que tous ces pseudo-intellectuels de l’islamophagie ont appris à écrire quand René Coty était Président de la République Française : ça donne le ton bien solemne qui leur glue les bottes. Aujourd’hui c’est Nowadaies : et c’est mieux ».

                                    Passionnant, n’est-ce pas ?


                                    • Daniel Milan (---.---.2.142) 4 octobre 2006 13:40

                                      Ce sont deux mêmes ordures !


                                    • Moué (---.---.196.72) 4 octobre 2006 14:06

                                      Demian, autant à mes débuts sur AgoraVox je vous considérais comme un « poil à gratter » nécessaire, autant en ce moment vous tournez au psoriasis.


                                    • Christophe (---.---.123.29) 4 octobre 2006 23:33

                                      Daniel Milan qui vient de se fouler un de ses deux neuronnes tellement il a dû réfléchir pour nous sortir l’une de ses plus puissantes reflexions de la semaine (attention, ça vaut son pesant de cacahuettes) : « Ce sont deux mêmes ordures ! » (impressionnant, non ?) smiley

                                      il faut dire que nous avons à faire ici à l’un des plus grands intellectuels de la côte niçoise. Et pour que vous puissiez vous rendre compte de la profondeur (abyssale) de sa pensée, je vous encourage à lire son CV impressionnant :

                                      "Procès d’un néo-nazi converti à l’islam à Nice.

                                      Parcours : Daniel Milan, 56 ans, agent de sécurité, est une vieille connaissance de la communauté juive niçoise. Militant du groupe néo-nazi FANE à la fin des années 70, il sera jugé par la 7e chambre correctionnelle de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence le 10 janvier 2005. Il est poursuivi pour rébellion (envers les policiers venus l’interroger) et avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis en première instance, en décembre 2001.

                                      Retour sur l’affaire : en septembre 2001, Daniel Milan, resté dans l’ultra-droite, adresse par fax des lettres anonymes à diverses personnalités et associations, dont J’Accuse, dirigée par Marc Knobel, qu’il prend pour cible ainsi que Maître Richard Sebban, avocat de l’association. il profère en particulier des menaces de morts. dans ces textes, son autre obsession est la « chasse aux arabes et aux musulmans » répandue par les sionistes" suite, selon lui, aux attentats du 11 septembre 2001. très rapidement, il est identifié comme l’auteur de ces missives et est mis en examen.

                                      Lors de la procédure, l’intéressé s’enferre dans un délire paranoïaque complet : il injurie le procureur de Nice, Eric de Montgolfier et accuse Marc Knobel de le persécuter et même de l’avoir fait torturer par la police. Le procureur qui avait requis contre lui en première instance avait demandé un an de prison ferme. il a également fait appel.

                                      Ce dossier aurait pu rester anecdotique si Daniel Milan ne s’était converti à l’islam et pas sous sa forme modérée. Ni si une association de soutien à sa personne n’avait vu le jour avec son siège à Paris. Il s’agit de RDM (Réhabilitation de Daniel Milan). Le prévenu risque en appel une aggravation de sa peine"


                                    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 13:24

                                      @ tous

                                      Pour ce qui est de la controverse c’est bien Sartre et Aron, et le débat portait alors sur l’appréciation que l’on pouvait avoir de l’URSS... Cette controverse est plus tardive que l’opposition très forte, du début des années 60, entre l’existentialisme nihiliste de Satre et Camus qui pensait que l’absurdité de l’existence n’empêchait pas de donner un sens à la vie.

                                      Puis qu’on en est aux corrections : à noter que dans l’article il faut lire « Gérard Blanchard accusé de partialité » et non « d’impartialité », bien sûr.

                                      Mille excuses. Patrick Adam


                                      • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 13:27

                                        Tiens Christian vous avez modifier votre icône, je dois bien dire que je n’aperçois plus vos traits fort distinctement. Que pensez-vous de cet article ? Est-ce selon vous une tribune raciste ou un texte équilibré ?


                                        • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 13:49

                                          @ yann

                                          Merci pour votre appréciation. effectivement le prochain film sera sans doute encore plus gratiné que celui-ci. A touiller goulûment dans le pot de confiture qui rapporte gros, pourquoi se gêner ?

                                          Je pense que traitant du FLN, ils n’oublieront pas de parler des centaines de fellhas qui ont eu le nez coupé d’un coup de couteau parce qu’il avaient fumé du tabac français. Voici le texte d’un avertissement placardé par le FLN à Djemaa (teritoire de Touggourt), le 25 septembre 55 : « Ecoutez, gens. Evitez de fumer des cigarettes françaises, cela vaudra mieux pour vous. Nous brûlerons le magasin de celui chez qui nous trouverons des cigarettes françaises et par dieu, la France ne pourra jamais rien faire. Nous couperons au couteau le nez de celui que nous trouverons en train de fumer des cigarettes francçaises. Nous en avons décidé ainsi. Faites ce que vous voulez.Toi, Caïd, fais attention à ce que tu fais. Nous t’égorgerons, toi et ta famille, petits et grands. Evitez les jeux de hasard dans les cafés, tels que dominos et cartes... Vous pourriez vous en retpentir... »

                                          J’ai vécu dans l’Est algérien à la fin des années soixante-dix et j’ai rencontré des tas de gens qui avaient subi ce traitement humaniste et « libérateur ».

                                          Bien à vous. Patrick Adam


                                          • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 14:00

                                            Et certains militaires français disaient :« si vous ramassez un de nos mégots,on passera votre village et vos caches au lance-flamme » et ils l’ont fait.Les survivants avaient droit à la gégène, hein Jean-Marie ?.Plein d’appelés sont revenus détruits de ces « opérations de maintien de l’ordre ».


                                          • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 14:15

                                            DUGENOU

                                            Vous avez choisi un beau pseudo qui convient bien à votre pensée . Vous avez oublié les viols massifs avec rires gras des chefs , mais je pense que c’est pour le prochain post .

                                            N’importe quoi !


                                          • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 14:21

                                            FURTIF

                                            Comme vous j’ai appris à écrire sous Auriol et je trouve que ce sont les générations nowaydays qui pouraient en prendre de la graine car leurs prestations ne sont pas trés convaincantes .

                                            Je n’ai pas l’impression que l’auteur souhaite que l’on fasse du passé table rase ou alors j’ai mal compris .

                                            Cordialement .


                                          • Yann (---.---.71.157) 4 octobre 2006 13:51

                                            Camus était un véritable penseur, dans le haut du panier. Rien de commun avec Sartre qui l’a d’ailleurs emmerdé toute sa vie avant de le louer à sa mort. C’était le conflit algérien qui les sépara, Camus étant un patriote..


                                            • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 14:04

                                              @ Yann

                                              Camus n’était pas un patriote taré du FN comme toi. Il était seulement déchiré entre des fidélités contradictoires.

                                              « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice ».


                                            • meddye (---.---.81.53) 4 octobre 2006 13:55

                                              @ADAM tu as vue le film ? il ne s’agit pas d’un film sur la colonisation ni surl’indepedance mais un film de guerre sur 39/45. => L’oubli du role de ces combattant « français ». Pourquoi te sentir si outré que des « beurs » ont réalisé un film permettant une certaines justices pour ceux qui ont combattu pour la france ! => Pourquoi vouloir confronté les miseres subit par les communauté harki,pieds noir et les colonisés ?

                                              Chaque soufrance merite une reconnaissance pour appaiser les blessures du passés ! Cepandant il est plus facile de pardonner lorsque la morale et la justice sont sur ton chemin que l’inverse ! Cordialement


                                              • Nic Telsa (---.---.91.144) 4 octobre 2006 13:57

                                                Je suis impressioné par la technicité de ce site, quel est le logiciel génial qui reconnait automatiquement les posts stupides et/ou inbitables et qui les illustre automatiquement d’une tête d’ahuri, sorte de BHL version rha loukoum bleu azur. Merci, cela nous permet d’un coup d’oeil d’éviter la lecture du facheu ! Chapeau !


                                                • gem gem 4 octobre 2006 15:08

                                                  LOL ! excellent !


                                                • Moué (---.---.196.72) 4 octobre 2006 14:00

                                                  Je voudrais vous remercier Mr Adam pour cette Histoire qui se lit comme une histoire. Quand je vois un de vos articles le matin sur Avox, je sais que je vais passer un bon moment, riche d’enseignement et de réflexion. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que vous dites mais vous le dites bien, vous étayez votre propos et vous montrez combien le monde ne peut se penser de manière manichéenne.

                                                  Continuez votre chemin en faisant fi des facheux (là je pourrais faire un jeu de mots). Parcontre un petit bémol : dans vos commentaires parfois vous vous laissez aller à la colère (sur d’autres fils).


                                                  • Patrick Adam Patrick Adam 8 octobre 2006 18:11

                                                    @ Moué

                                                    Je n’avais pas eu l’occasion de vous répondre et je m’en excuse. J’aime beaucoup vos différentes interventions sur les fils et même si, comme vous le dites, nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout (quoi de plus normal) je suis heureux de vous voir apprécier mes réflexions.

                                                    Bien à vous. patrick Adam


                                                  • c florian (---.---.162.39) 4 octobre 2006 14:07

                                                    il ne faut jamais oublier l’histoire, bien au contraire la connaissance du passé, de ses erreurs et de ses réussites, est essentielle pour aller de l’avant. la polémique sur les combattants des colonies est née du manque de savoir des français sur ce sujet, d’un oubli d’une partie de l’histoire. reconnaitre son histoire est le meilleur moyen d’éviter à certains de la manipuler ou de donner une version différente aussi partiale que « l’officielle ». les exemples sont nombreux, de l’esclavage à la colonisation, de l’empire à la Ve république. il n’est pas normal d’attendre un film pour parler de l’armée d’outre mer, pour revaloriser les pensions. on en sait beaucoup plus de la stratégie militaire de la premiére guerre mondiale que de la colonisation. l’histoire ne doit pas être un fardeau à porter, elle doit être un ensemble d’expériences nous permettant de devenir meilleurs. avancer sans oublier


                                                    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 14:10

                                                      PATRICK

                                                      comme je disais à YANN réjouissons nous du futur film qui doit être de la même veine que Platoon .Je conseille vivement à ceux qui ne l’ont pas vu de voir « l’honneur d’un capitaine » de schoendorffer qui est ce que j’ai vu de mieux sur la guerre d’algérie et les problêmes de conscience qui se sont posé aux militaires .

                                                      Je regrette de m’être planté en te reprenant sur Sartre et Aron , d’autant plus inexcusable que j’ai lu les mémoires d’ Aron en entier aprés avoir lu régulièrement ses éditos dans le figaro . Le peintre comme tu vois en a profité pour faire son petit pipi . C’est désolant et je me demande comment la nature a fait pour nous fabriquer des erreurs de ce genre .

                                                      Restons ZEN et vive nous !


                                                      • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 14:29

                                                        @ Dhimmi-hi-han à l’ouste

                                                        Il vaut mieux lire la tranche d’un ouvrage d’Aron que de regarder ta tronche ouvragée. C’est nettement plus instructif. Et merci pour ton précieux qu’on-m’enterre.

                                                        @ Cambronne

                                                        C’est un excellent film de Schœndœrfer, L’honneur d’un capitaine. A part ça je te condamne à lire du Armand Robin, na.


                                                      • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 18:46

                                                        MARSU

                                                        Merci pour ce lien , je viens de lire armand Robin et je me suis régalé ; tu connais mon amour pour les communistes !

                                                        Je repense au personnage d’Aragon qui pour moi est le pire fumier de la terre . Vivant dans le luxe ne sachant même pas l’odeur que peut avoir un ouvrier en transpiration .

                                                        En tout cas il faisait bien rire les staliniens de chez staline .

                                                        Salut et fraternité .


                                                      • Le furtif (---.---.46.252) 4 octobre 2006 14:15

                                                        @ Patrick Adam

                                                        Quelles que soient les intentions de votre très beau texte : expliquer , partager et apaiser. Quel programme !

                                                        Je crains que vous n’atteigniez ces objectifs en empruntant la voie de « on efface tout » . Vous m’aviez semblé appartenir au camp de la vérité coûte que coûte , quoi qu’elle coûte. Les plaies que l’on cherche à masquer ne cicatrisent jamais.Les travailleurs de l’ombre se réjouiraient trop.Tous les obscurantistes, vaticanistes, fascistes bruns ou verts, peopolistes gênés dans leur petit commerce.......toute la racaille des chercheurs de vent, des ebouriffés de l’autoproclamation seraient trop heureuse.

                                                        D’ailleurs cela me fait sourire . Avec ce que tu nous montres de ton caractère depuis des mois . T’imaginer en possession d’un argument, d’une information, d’un élément et ....ne le livrant pas !?

                                                        Au fait, je n’ai pas appris à écrire sous Coty mais sous Auriol , un jour je t’apprendrai où j’ai appris à lire...Le bondissant et toi avez le droit de rire aussi .

                                                        Maintenant trollons un peu

                                                        Toi Patrick appartenant à la très haute caste des rédacteurs....

                                                        « vénérés soient-ils »

                                                        Ne pourrais-tu pas jouer de ton influence pour obtenir un respect de la hierarchie chronologique dans le classement des interventions sur un « fil ».

                                                        Deuxièmement Agoravox a-t-il un service de veille permanent 24h/24h. ou a-t-il tout simplement des permanents.

                                                        Troisièmement existe-t-il des bandes intervenant en groupe sous le même pseudo ?

                                                        Pour conclure un rappel : lire et relire l’article de B Dugué du 13/09 sur les people, reseau ....On dirait vraiment qu’il a travaillé sur le motif.


                                                        • Marsupilami (---.---.47.198) 4 octobre 2006 14:36

                                                          @ Le Furtif

                                                          Vivre est un paradoxe. Il faut à la fois savoir se souvenir (pour ne pas refaire les mêmes erreurs) et oublier (pour avancer sans rancœur). Pas de souvenir sans oubli, pas d’oubli sans souvenir. C’est vrai autant pour la grande Histoire que pour nos petites histoires de tous les jours.


                                                        • vigie (---.---.94.57) 4 octobre 2006 15:03

                                                          L’introspection sur notre passé colonial ne peut se faire que dans le devoir de vérité, relayé par des faits incontournables, et vérifiable et non pas être manipulé au gré des intérêts communautariste qui n’ont pour seul but que des servir leurs desseins et non une volonté Forcené de justice historique.

                                                          On ne doit pas sans arrêt fouiller le passé, faire sortir les cadavres du placard pour un comptage post mortem qui sous un certain angle laisserait volontairement des pans entiers d’informations pour mieux servir sa cause. Seul des historiens, des témoins, des documents authentifiables peuvent servir cette démarche pour comprendre ce qui est arrivée. Loin des manipulations et d’une réécriture partisane.

                                                          L’exercice est difficile tant la tentation de falsification de l’histoire est latente. La récupération clanique de notre passé ne servira pas le devoir d’exigence morale que nous avons de comprendre les évènements ce qui se sont déroulés. Il faut être très prudent avec les souvenirs que l’on exhume, les douleurs ravivées, les passions toujours présentes. Si nous arrivons l’acceptation par toutes les parties de notre part d’ombres et de lumières hors de tous manichéismes, alors, peut être pourrons nous enterrer notre passé dignement.

                                                          Ci dessous extrait de l’express :

                                                          la vérité sur les massacres d’Oran

                                                          Combien de pieds-noirs ont-ils été enlevés et tués au moment de l’indépendance de l’Algérie, notamment lors des journées sanglantes que connut la grande ville de l’ouest du pays ? Un rapport d’historiens - dont L’Express révèle la teneur - va être remis à Dominique de Villepin.

                                                          Il livre enfin un bilan précis, bien loin des surenchères et de la guerre des chiffres, qui n’en finissent pas d’attiser les rancœurs.

                                                          par Boris Thiolay, L’Express, le 13 septembre 2006

                                                          C’est un épisode « oublié » de la fin de l’Algérie française. Une tache sombre dans le processus sanglant de décolonisation. La question des Européens disparus en 1962-1963, après le cessez-le-feu puis l’indépendance algérienne, est une blessure toujours à vif pour les rapatriés et un sujet de polémique jamais éteint, malgré les recherches des historiens. Pour les familles concernées, ce sont des deuils encore impossibles à faire, quarante-quatre ans après les faits. « Cette souffrance, pour nous, c’est comme si elle datait d’hier, car elle n’a jamais été prise en compte », raconte Colette Ducos-Ader, membre du Groupe de recherche des Français disparus en Algérie (GRFDA), une association réunissant des familles et quelques historiens.

                                                          La tragédie dissimulée. Oran, 5 juillet 1962

                                                          Combien y eut-il, en vérité, de victimes les 5, 6 et 7 juillet 1962 à Oran, quand des pieds-noirs furent kidnappés et assassinés par des soldats algériens et la foule fêtant l’indépendance ? Que sont-ils devenus ? Combien furent relâchés, et même sauvés par des « Arabes », comme on les nommait à l’époque ? Pouvait-on empêcher, au terme de huit années d’une guerre atroce, ce nouveau coup de folie meurtrière, sachant que l’armée française, qui n’avait plus autorité, n’est pas intervenue pour protéger les victimes ? De ce trou de mémoire, de cette faille de l’histoire franco-algérienne continuent de sourdre de vieilles haines intactes. Une frange de la communauté pied-noire, travaillée par les nostalgiques de la colonisation et les anciens ultras de l’OAS (Organisation armée secrète), s’obstine à colporter des rumeurs invérifiables et à avancer des chiffres effarants. « 25 000 civils français ont disparu en Algérie, dont 3 000 rien qu’à Oran », clament certaines associations. « 6 000 à Oran », affirmait déjà en 1967 l’Association pour la sauvegarde des familles et enfants de disparus (Asfed), l’une des premières organisations à se mobiliser. En réalité, ils furent 365 à disparaître à jamais dans l’Oranais, probablement tous assassinés.

                                                          C’est l’une des conclusions d’un rapport qui sera remis prochainement au Premier ministre, Dominique de Villepin, et dont L’Express révèle ici la teneur en exclusivité. Cette étude inédite, commandée par le ministère des Affaires étrangères, s’appuie sur la totalité des dossiers des pieds-noirs disparus en Algérie de 1954 à 1962. Elle a été menée par deux historiens, Maurice Faivre et Jean Monneret - qui a aussi consulté les archives du ministère de la Défense et en a fait un livre, La Tragédie dissimulée. Oran, 5 juillet 1962, chez Michalon - ainsi que par des fonctionnaires de l’Agence nationale pour l’indemnisation des Français d’outre-mer (Anifom). Il est donc aujourd’hui possible d’établir un bilan précis, à quelques dizaines de personnes près, du nombre de civils français disparus pendant la guerre d’Algérie, et en particulier des victimes des enlèvements et des massacres d’Oran.

                                                          Entre le début de la guerre d’Algérie, le 1er novembre 1954, et le cessez-le-feu, le 19 mars 1962, 370 Européens ont disparu et n’ont jamais été retrouvés. Après le 19 mars 1962 et jusqu’en avril 1963, 3 490 personnes ont été enlevées : 1 940 sont présumées décédées, 910 autres ont été libérées et 640 ont été retrouvées vivantes. Sur ce total de 3 860 personnes enlevées, pour l’ensemble de la guerre, on dénombre 430 femmes et une quinzaine d’enfants. Et 2 300 Européens sont demeurés disparus. A titre de comparaison, on estime qu’environ 13 500 civils algériens musulmans ont été enlevés entre 1954 et 1962 par l’armée française, mais aussi par le Front de libération nationale (FLN). Pour ce qui concerne Oran, en ces journées tragiques du 5 au 7 juillet, 453 enlèvements sont répertoriés. Selon les auteurs de l’étude, on connaît le sort de 88 de ces personnes : certaines ont été libérées ou retrouvées, d’autres sont indubitablement décédées. On est loin du « génocide » dénoncé par les associations jusqu’au-boutistes. Mais ce fut bien, en 1962, à Oran, un épisode de violence insoutenable, malheureusement prévisible, dans le droit-fil de ces années de guerre. Au crépuscule de l’Algérie française, la grande ville de l’Ouest algérien est le dernier bastion de l’OAS. Alors que l’indépendance devient inévitable, les ultras de l’Algérie française multiplient les destructions, les attentats aveugles, les assassinats. L’OAS a déjà causé la mort d’environ 500 personnes dans l’Oranais. L’écrivaine Andrée Montero, dont le mari et le frère furent enlevés le 25 avril 1962 à Oran, a décrit, dans Le Cri retenu (L’Harmattan), cette marche vers l’abîme : « Dans les deux camps, c’était à qui se massacrerait, s’étriperait avec le plus de haine. [...] Le fossé était devenu fosse, où se perdaient les charniers [...]. » Dans ce contexte, les enlèvements de pieds-noirs représentent une forme de terrorisme silencieux, un effrayant « message politique » destiné à les faire fuir. Pour les autorités algériennes, l’alibi est de livrer une guerre sans merci aux partisans de l’OAS.

                                                          Mais, en réalité, ces enlèvements sont aussi motivés par la soif de vengeance, la jalousie, le banditisme. Alors que les durs de l’OAS ont quitté Oran durant les derniers jours de juin, les Européens les plus modestes, les plus isolés, deviennent des proies faciles que l’on peut dépouiller, rançonner, assassiner. Andrée Montero poursuit : « Vous savez comment se comportent les vainqueurs... » « Il faut permettre aux familles de faire leur deuil. » A quoi sert de revenir, quarante-quatre ans après, sur cette comptabilité macabre ? « Il faut dire la vérité et permettre aux familles de faire leur deuil. Cela rétablit aussi un certain équilibre historique », affirme Maurice Faivre, historien et général à la retraite, qui était affecté au 2e bureau, le service de renseignement, à l’état-major d’Alger en 1962. « Il est bon de rappeler qu’il y eut des morts innocents dans toutes les communautés. Il n’y a pas d’un côté de bonnes victimes, les partisans de l’indépendance algérienne, et de l’autre de mauvaises, les pieds-noirs et les harkis », insiste Jean Monneret, lui-même pied-noir et membre d’associations défendant la mémoire des Européens disparus. « Cette guerre des chiffres est la traduction d’une guerre mémorielle. Chaque communauté s’accroche à des chiffres symboliques et astronomiques », explique Benjamin Stora. Historien spécialiste de l’Algérie, il dénonçait déjà en 1991, dans La Gangrène et l’oubli (La Découverte), l’inflation, au fil du temps, des totaux de victimes, tant en France qu’en Algérie.

                                                          Car, du côté de l’Etat algérien, on n’est pas en reste. Depuis plus de trente ans, le FLN a officialisé le chiffre d’ « un million et demi de martyrs », quand des historiens comme Maurice Faivre l’évaluent aux environs de 153 000. « On reste sur des postures victimaires ; on ne parvient toujours pas à sortir de la mémoire pour passer à l’Histoire », poursuit Stora. Cette surenchère continue d’empoisonner les relations franco-algériennes. Et d’alimenter des haines franco-françaises.

                                                          L’Etat disposait pourtant depuis longtemps d’informations sur le nombre global et les circonstances de certaines disparitions. Dès le mois de mai 1963, Jean de Broglie, alors secrétaire d’Etat aux Affaires algériennes, annonce à l’Assemblée nationale le bilan suivant : 3 080 Européens enlevés ou disparus, dont 18 retrouvés, 868 libérés, 257 tués. En octobre 1963, le même de Broglie reçoit les résultats d’une commission d’enquête menée en Algérie par la Croix-Rouge. Faute d’avoir obtenu l’accès à une vingtaine de camps de prisonniers, l’organisation humanitaire conclut à la disparition certaine de 1 500 personnes. Ce rapport, frappé du délai de confidentialité trentenaire, n’a pas été communiqué aux familles en 1993. Ses résultats n’ont été révélés qu’en 2003. L’année suivante, le Quai d’Orsay rendait publique une liste de 3 689 noms. Elle a été révisée dès juillet 2005 : on y a soustrait 1 408 personnes retrouvées, pour parvenir à 2 281 noms.

                                                          Les associations de familles de disparus ont, elles aussi, établi des listes. Depuis longtemps. Souvent de manière approximative. Colette Ducos-Ader, membre du GRFDA, a quitté l’Algérie le 1er juin 1962 pour mettre ses enfants à l’abri. Elle n’y est pas retournée. Quatre membres de sa famille ont été enlevés en 1962. Dont son premier mari, agriculteur près de Blida, qui n’a jamais été retrouvé. Depuis, elle n’a eu de cesse de rassembler des témoignages et des informations sur les disparus. En près d’un demi-siècle de recherches et de recoupements, elle a établi une liste de 4 635 noms. « Je ne prétends pas posséder la vérité, mais je tiens ces documents à disposition pour les comparer avec ceux que détient l’Etat », explique cette femme qui réclame « le droit à la vérité ». Elle est bien placée pour savoir que les autorités, françaises comme algériennes, ont caché des informations aux familles, par négligence, omission ou mépris. Exemple : le certificat de décès de son premier époux a été établi à partir d’une déposition reconstituée sur un papier à en-tête de la République française, mais estampillé d’une signature algérienne. La date de décès mentionnée est le 13 juin 1962, c’est-à-dire la veille de son enlèvement... D’autres familles ont reçu le dossier d’un proche disparu. Elles ont découvert que les autorités avaient la certitude du décès, alors qu’elles laissaient planer le doute dans leurs courriers. On a ainsi entretenu espoirs et rumeurs. Et laissé la porte ouverte aux manipulations.

                                                          Destinée à reconnaître les déboires des Français rapatriés, la loi du 23 février 2005 a, de plus, remis le feu aux poudres. Le fameux article 4, qui, abrogé depuis, demandait aux enseignants de mettre en valeur le « rôle positif » de la colonisation, a été ressenti, notamment par les historiens, comme une provocation. Depuis, le traité d’amitié que l’Algérie et la France envisagent de signer est au point mort. Cependant, les 11 et 12 septembre dernier, le rapporteur spécial Jacques Baudot a décidé de visiter, au nom du gouvernement français, plusieurs anciens cimetières et lieux de mémoire européens à Alger et à Oran. Reste que le régime algérien - pour qui l’histoire mythifiée de la guerre de libération est l’un des derniers artifices de cohésion nationale - exige la repentance de la France et dénonce le « génocide » subi durant la colonisation. La France a pourtant, bon gré mal gré, fait quelques pas en exprimant ses regrets à propos, notamment, de l’usage de la torture, ou des massacres de Sétif, le 8 mai 1945.

                                                          Un lobbying d’associations qui veulent réhabiliter l’OAS La loi sur les rapatriés a aussi remis en selle les nostalgiques de la colonisation et les anciens ultras de l’Algérie française. Quelques députés et certains maires, essentiellement UMP, de grandes villes du sud de la France - Nice, Toulon, Béziers, Perpignan - ont, depuis des années, autorisé l’inauguration de monuments à la gloire de l’OAS. En présence de nombreux élus du Front national et de vieux routiers de l’extrême droite française. Aujourd’hui, un autre projet est en gestation à Perpignan. Le Mémorial des disparus d’Algérie devrait être inauguré en 2007, dans l’enceinte du couvent Sainte-Claire, avec l’appui politique et financier de la municipalité. Le lieu devrait comprendre un mur de 15 mètres sur 2,5 mètres, sur lequel seraient inscrits « les noms de toutes les personnes disparues entre 1954 et 1963, sans distinction de sexe, d’âge, d’origine ou de confession ». Traduire : les personnes disparues du fait de leur attachement ou engagement aux côtés de l’Algérie française. Cette stèle devrait être financée par une souscription. Combien de noms pourraient y figurer ? « Environ 3 000 pour les civils, 340 pour les militaires. Pour les harkis, on n’a pas de chiffres, mais certains parlent de 150 000 », réplique Suzy Simon-Nicaise, présidente du Cercle algérianiste des Pyrénées-Orientales, l’association à l’origine du projet de mémorial.

                                                          Or les historiens français estiment que l’abandon puis le massacre des harkis ont fait entre 55 000 et 75 000 victimes. Autrement dit, à Perpignan, on graverait dans le marbre des chiffres fantaisistes, amplifiés, falsifiés. « On ne peut pas passer sous silence un génocide », clame Suzy Simon-Nicaise, qui a quitté l’Algérie en 1962, avec ses parents, à l’âge de 8 ans. « Des gens victimes de massacres réels avancent des chiffres toujours plus hauts pour se réclamer d’un génocide, commente l’historien Claude Liauzu, spécialiste de la colonisation. Rendre hommage à ses victimes est légitime, mais calquer sa souffrance sur le “modèle” de la Shoah est invraisemblable. Derrière ce mur des disparus, on pressent un lobbying politique d’associations qui veulent réhabiliter l’action de l’OAS. » Maurice Halimi, adjoint au maire de Perpignan, jure que le contenu scientifique du mémorial sera soumis à des historiens incontestables : « Si nous ne parvenions pas à un consensus et à une vérité arithmétique, nous reviendrions à un mur sans noms, avec un simple rappel des événements. » Certains, à gauche et surtout à l’extrême gauche, réclament l’abandon du projet. Mais Perpignan « la Catalane » - comme aime la dénommer son maire, Jean-Paul Alduy (UMP) - ville de 120 000 habitants, a accueilli entre 15 000 et 20 000 rapatriés d’Algérie dans les années 1960. La municipalité a érigé la question identitaire en modèle de gestion. « Depuis que Jean-Paul Alduy est maire, le vote Front national est passé de 37 à 16,1% », se félicite Maurice Halimi. Il est vrai que Pierre Sergent, ancien conseiller municipal, et qui fut élu député du Front national dans les Pyrénées Orientales en 1986, était un ex-officier passé à l’OAS. Certains de ses compagnons de route n’ont pas abandonné le combat.

                                                          Boris Thiolay


                                                          • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 17:13

                                                            Sauf erreur de ma part,on a viré Mendés-France,qui avait une autre approche pour régler le problème de la décolonisation de l’Algérie.(les premiers massacres ont été contemporain de la fin de la 2éme guerre mondiale).Si on l’avait écouté,c’est à dire s’il y avait eu plus de raison et moins de fanatisme on aurait pu éviter cette guerre atroce de part et d’autre.


                                                          • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 17:57

                                                            VIGIE

                                                            excellent rappel des horreurs qui ont eu lieu aprés le cessez le feu et qui font que commémorer le 19 Mars 1962 comme le font la FNACA et les socialos communistes est une honte .

                                                            Cdt


                                                          • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 18:23

                                                            PATRICK

                                                            J’ai apprécié ton article en tout point remarquable à la première lecture mais je viens de le relire et je le trouve encore meilleur . Non ce n’est pas du cirage de pompe mais il correspond tellement à ce que je pense que je ne peux qu’applaudir .

                                                            Je ne crois pas malheureusement qu’on poura écrire une histoire en commun avec les algériens car pour cela il faudrait déja que nos propres historiens ne soient pas de parti pris . Il y a en effet une convergence entre les historiens officiels français et ceux d’algérie pour dire que nous étions une bande de pourris et d’assassins face à de valeureux combattants du fln .

                                                            Tu n’es pas historien de formation mais tu en as la démarche car tu as compris que la vérité ne se décrète pas ; il faut faire des recherches et instruire à charge et à décharge .

                                                            Dans les milieux intellectuels français il est politiquement incorrect de parler des pieds noirs et de l’armée française en algérie de façon positive .

                                                            Nous avons torturé , nous avons violé aprés l’ avoir spolié , tout un peuple . Toi tu oses dire que c’est plus compliqué . Hé oui la vérité est toujours plus compliquée .

                                                            La réaction du ministre de robien montre bien que nos gouvernants ont peur des banlieues donc ils vont passer la brosse dans le sens du poil . S’il veut faire de l’histoire à l’école , alors faisons en mais sur tous les sujets et pas sur un « détail » de l’histoire . J’ai employé détail de manière délibérée et j’entends déja les hyènes ricaner .

                                                            Je te félicite pour ton sang froid et je remercie tous les intervenants qui sont nombreux sur ce sujet à parler avec raison et modération .

                                                            Vive la france !


                                                          • calicéo (---.---.14.212) 4 octobre 2006 15:36

                                                            Cher Patrick, comme d’habitude je lis vos articles avec grand plaisir tant ils sont bien rédigés et intéressants. Je crois que vous avez raison, comme je vous l’ai déjà dit vous ne tombez jamais dans le manichéisme et c’est cela qui fait la richesse de vos pensées. Comme d’autres participants à ce fil, je vous demande de ne pas tenir compte des commentaires intempestifs de quelques « agités du bocal ». En effet, quoique vous disiez ils seront toujours là non pour argumenter mais pour perturber le débat. Vous feriez un article sur les saveurs et les thés du monde entier, en mettant un bémol sur le thé à la menthe, qu’ils vous traiteraient encore d’islamophobe ou de raciste. Je rigole de leur ridicule. Quant à Demian, il a été questionné sur une autre fil, sur son C.V, son blog, sa gallerie d’art (tu parles !) et il n’a toujours pas répondu.... cela laisse à penser que le pauvre homme n’a rien à dire pour sa défense, si ce n’est : « vous êtes raciste, vous êtes islamophobe.... » toujours le même disque rayé... Je pense qu’il est de votre devoir d’homme intelligent, même sous les insultes, de ne plus répondre. Et puis,il est tellement déjanté et imbu qu’il trouverait encore le moyen de se construire un piedestal avec les pierres que nous pourrions lui jeter. Vous qui vivez au Maroc, prenez pour vous ce proverbe : « les chiens aboient, la caravane passe ». Soyons cette caravane.... Bien à vous, chaleureusement, calicéo


                                                            • (---.---.50.208) 4 octobre 2006 15:53

                                                              Sur un modèle de pondération... Quand on cite en exemple des témoignages d’européen à la mentalité « tintin au congo », on se discrédite soi-même.

                                                              Personnellement, je vois patrick adam comme un raciste depuis son dernier article où il reproche un manichéïsme inéxistant dans le film « indigènes » tout en citant des personnes soi disants pondérées qui auraient pu servir de modèle à Jean Dujardin pour OSS117.

                                                              Si Adam n’est pas raciste, c’est qu’il est stupide. Hors je n’ai pas l’impression qu’il soit stupide...


                                                            • Rocla (---.---.180.65) 4 octobre 2006 15:39

                                                              Quand-même ,en ce moment on a pas de guerre à laisser à nos petits , mais de quoi vont-ils parler dans 50 ans ? On est des salauds , on aime plutôt la paix . Des dégénérés j’ vous dis . Heureusement il y a le réchauffement , les religions , la popolitique ,et Sarkolène de Segozie .

                                                              Rocla des anticipations


                                                              • Basta (---.---.65.219) 4 octobre 2006 16:19

                                                                « les Russes étaient incapables de faire tourner convenablement les gigantesques complexes industriels qu’ils avaient implantés à grand frais dans le pays » !!!!

                                                                D’où tires-tu que les complexes industriels ont été construits par les Russes ! Totalement faux,comme beaucoup d’affirmations de cet article qui fait penser aux nostalgiques larmoyants de l’Algérie française.

                                                                Pour info, la plupart des grands complexes industriels algériens ont été réalisés par des consortiums américains ou européens. Il était pas con, Boumédiene, il achetait les armes à l’URSS, et ramenait les plombiers des USA.

                                                                A l’auteur de cet article : quelle impression ça te fait de vivre dans une région colonisée par le Maroc ? Informe nous des progrès de l’ONU dans leurs tentatives de mettre en place un référendum qui décide de l’avenir de ce coin de Sahara (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sahara_occidental), ça te rendra réellement utile et tu auras des données de première main, et non des réminiscences faschos !


                                                                • RAF (---.---.10.2) 4 octobre 2006 17:20

                                                                  @ Patrick Adam @ ses co-légionnaires déclassés :

                                                                  OUBLI(EZ) ALGER !

                                                                  J’ai l’impression de voir une cohorte de coyotes amassés autour d’une crotte...de coyote, il va sans dire !

                                                                  Désolé, mais vous avez beau salivé pour ceux de votre espèce en Algérie il n’y a plus de place. Refoulés, battus, humiliés, déclassés, émasculés, renvoyés le baluchon pour seul bagage...rongés par la rage et noyés dans le fiel. Vous ne pouvez plus y retourner. Jamais...

                                                                  Vous ne savez pas à quel point vous restez si petits au regard du plus simple des Algériens. Vous pouvez dominer, acheter, pervertir, corrompre, humilier...tous les peuples que vous voudrez/qui le voudraient ; pas les Algériens : vous laisserez vos dents, vos molaires, vos crocs, vos canines... et repartez sans rien.

                                                                  Il est révolu le temps des maîtres et des esclaves. Le discours des Algériens pour ceux qui ne le savent pas c’est de dire à la bétise : « Va voir ailleurs, si j’y suis ».

                                                                  Autant vous dire tout de suite que je n’ai pas lu votre torchon, vous savant d’avance, inhumain, raciste, pouilleux et puant.

                                                                  PS/ OUBLI(EZ) ALGER, VOUS ! En revanche Alger ne vous oubliera pas. Ne le lui demandez surtout pas...Cela, elle le refusera de toutes ses forces.

                                                                  RAF


                                                                  • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 17:20

                                                                    Salut Cambronne

                                                                    Bien sûr je n’ai jamais écrit : « du passé faisons table rase », je dis seulement que vouloir « éduquer » nos banlieues avec un film fait par des bobobeurs pour des beurs qui sont encore secoués par un passé mal digéré, n’est pas la meilleure solution aujourd’hui. Et j’ai entendu le ministre de robien dire ce matin qu’il avait recomandé de faire passer le fil dans les établissements scolaires... On peut craindre le pire, vu la façon dont on y enseigne l’histoire.

                                                                    Le titre « oublier alger » faisait précisément référence au livre d’edmonde charles Roux qui parle du déracinement de manière adminrable.Mais le fond du problème est bien d’essayer de savoir quelle mémoire doivent se construire les enfants d’immigrés. Est-ce celle de la réparation, de l’expiation et de la revanche, ou bien celle d’une histoire apaisée, qui sans gommer les fautes, s’appuient sur ce que ces deux peuples si différents l’un de l’uatre se sont appris en coexistant pendnat plus d’un siècle.

                                                                    A propos, moi aussi j’ai du apprendre à lire sous Auriol, mais, si j’en crois ma mère car moi j’ai oublié, je n’avais pas deux ans quand je pouvais réciter 7 ou 8 fables de la Fontaine en entier. La « culture », ça commence à la maison pas à l’école, et c’est encore mieux quand c’est fait pour donner du bonheur et de la fierté à sa mère.

                                                                    Patrick Adam


                                                                    • (---.---.23.35) 4 octobre 2006 17:30

                                                                      Tu n’as même pas lu le livre.


                                                                    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 17:32

                                                                      @ basta

                                                                      Je vosi que je parle à un expert. Alors t’as sans doute visité un jour l’immense complexe sidérurgoique que les Russes avaient implanté à la sortie d’Annaba, pas loin de l’ancien site d’Hyppone, et dont j’ai pas le temps maintenant de rechercher le nom. Quand j’étais en Algérie, il tournait à 30% de ses capacités de productions. C’était la risée de tout le pays. Il y avait aussi une cimenterie du côté de Mostaganem, qui aurait dû produire des tas de tonnes de ciment, mais les concepteurs russes avaient oublié de construire la voie ferrée pour évacuer la production. Les files de camion s’étiraient le long de la côte. Le ciment coûtait un prix fou. A l’époque, le port d’Alger, celui de Skikada et celui d’Anaba étaint gérés par des russes. pas celui d’Oran. A Tebessa, tout l’hiver on mangeait du poulet russe et du chou russe. Faut dire qu’il n’y avait pas grand chose d’autre à bouloter. Le pire était de tomber malade, car à l’hôpital, on était soigné par des Russes... et j’ai une ou deux anecdotes locales assez « piquantes » en réserve à ce sujet, si ça t’intéresse.

                                                                      Tu devrais te procurer quelques numéros de la revue Afrie-Asie de l’époque. elle faisait scrupuleusement le bilan de la cooépration avec les russes et avec les Allemands de L’Est. Tiens, à propos, Simon Malley, son ex-rédacteur en chef est mort ces jours-ci. Pourquoi tu nous ferais pas un article à sa gloire.

                                                                      patrick Adam


                                                                    • (---.---.23.35) 4 octobre 2006 17:37

                                                                      Tu n’as pas lu cette revue.


                                                                    • Aïcha Qandicha (---.---.48.163) 4 octobre 2006 18:49

                                                                      Ta mère, elle aurait dû commencer par t’apprendre la politesse, puis l’adresse de qui tu sais... ça t’aurait évité de vivre dans le passé !


                                                                    • Emile Red (---.---.225.150) 4 octobre 2006 18:23

                                                                      Encore une revisite de l’histoire par le très célèbre Adam.

                                                                      Quand comprendra-t-il que l’histoire ce n’est pas deux romans de gare et une imagination sclérosée.

                                                                      Qu’il se cantonne à étudier les cailloux du désert et cesse de renifler sur sa grandeur perdue au fin fond de ses plus alcoolisés rêves coloniaux.

                                                                      Quelle magnanimité peut avoir le peuple marocain à supporter une telle engeance en son sein !

                                                                      Parler d’un film qu’il n’a vu tout en commentant une situation qu’à 12 ans il n’a pu comprendre, y mêlant Napoléon et Maximilien... même Spielberg n’y aurait pas songé.

                                                                      Que de visqueuses turpitudes...


                                                                      • Emile Red (---.---.225.150) 4 octobre 2006 18:32

                                                                        « je n’avais pas deux ans quand je pouvais réciter 7 ou 8 fables de la Fontaine en entier ».

                                                                        J’avais point vu la perle...

                                                                        Le roi de l’anecdote va nous la raconter plus tard... comme d’habitude...

                                                                        Que n’a t-il vécu ce Superman de la plume stérile ?

                                                                        « Je lisais Hegel et Kant en têtant le sein droit de maman »... c’est pour quand ?


                                                                      • Bulgroz (---.---.120.129) 4 octobre 2006 18:54

                                                                        Tu vois, Emile Red, au dessus du titre, il y a marqué « Tribune lîbre ». Alors Patrick Adam nous raconte son histoire avec ses sentiments et son vécu.

                                                                        Pour la VRAIE HISTOIRE, nul doute que tu puisses t’en remettre à ce que tu sais et que tu as appris et que tu vas t’empresser de nous livrer.

                                                                        Sinon, tu a toujours la possibilité de faire des couper/coller de Wikipedia et les proposer comme article à Agoravox. Alors, on te lira.


                                                                      • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 18:52

                                                                        @ Cambronne

                                                                        J’ai compris ce qu’était l’histoire telle que bon nombre d’historiens nous la servent, à Smara, quand, arrivant dans cette « cité » décrite dans quasiment tout les livres d’histoires comme ayant été bombardée ou incendiée par les troupes du colonel Mouret en 1913, j’ai découvert les reste de la zaouÎa de Cheikh Ma el Aïnin quasiment intacts, et ayant souffert depuis, beaucoup plus de l’occupation espagnole qui débuta en 34, puis de leur abandon par les Marocains.

                                                                        Quand j’ai commencé mes recherches, sur les conseils du Lt coL Jean D’Arbaumont qui a publié un ouvrage où il traite de la question, j’ai cherché le rapport militaire, puis le rapport politique du colonel Mouret. J’ai remis un exemplaire du rapport militaire aux autorités de Smara qui n’en avaient jamais eu connaissance. J’ai eu aussi le plaisir de remettre divers documents au petit-fils du cheikh, qui les expose à l’intérieur du bâtiment.

                                                                        La zaouïa est toujours debout, et ça n’empêche pas nombre d’historiens de bazar de continuer à écrire qu’elle a été bombardée. C’est même dans tous les guides touristiques. Le Clézio qui n’est pas historien mais qui a voulu donner des cours d’histoire dans « Gens des nuages » a sacrifié au rituel. De même qu’Antoine de Meaux qui avoue dans son ouvreage n’avoir pas pu visiter la zaouÎa lors de son bref passage à Smara... J’ai participié à une controverse à l’Académie des Sciences d’Outrre-Mer avec le directeur des Guides Bleus qui continuent de parler de cette destruction . Pour l’anecdote, l’homme est descendant du fameux Marmol à qui on doit une « Histoire d’Afrique » des plus intéressantes et qui date du XVIIème siècle.

                                                                        Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur la façon dont on écrit l’histoire la première fois que je me suis rendu à Asrir, près de Guelmim (Anti-Atlas), sur les ruines de Noul Lamta, une cité un peu mythique qui a été, du Xè au XIIIème siècle la capitale d’une tribu de nomades guerriers dont on parle dès qu’on se réfère à cette partie de l’Afrique, vu que ces guerriers se sont joints au Almoravides dans leur conquête du Maroc puis de l’Espagne. Toutes les descriptions font de cette cité une ville importante, connue pour oa fabrication de boucliers en peaux d’antilopes. Quant tu es sur le site, tu te rends compte que c’était une petite boite de terre séchée qui ne devait pas pouvoir contenir plus de cinq cents âmes...

                                                                        Voilà comment on écrit l’histoire. Et pourquoi j’aime à me glisser dans les fissures... Merci pour tes pensées. Bien à toi.

                                                                        Patrick Adam


                                                                        • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 19:03

                                                                          @ bulgroz

                                                                          Qu’est-ce que tu t’embêtes avec l’Emile Louis de l’histoire... A mettre dans le même panier que ses comparses et les noyer dans l’indifférence. Pour eux, c’est la pire des choses qui puisse leur arriver. Ils viennent là pour se persuader qu’ils existent. Ne leur donne pas ce plaisir. Répond à ceux qui avancent des arguments, même quand s’ils ne te conviennent pas, mais zappe ceux qui sont là pour polluer. Ils ont trop dévoilé leurs batteries. De moins en moins d’intervenants les supporte. Il n’est pas impossible que la rédaction se décide à appliquer d’autres règles afin de respecter les opnions (même exprimées avec une certaine force) mais à condition que ce soit des OPINIONS et non de vulgaires poubelles verbales.

                                                                          Ton travail de compil est bon, mais comme pour ce qui est du Marsu qui s’y est attelé aussi, je vous trouve un sacré courage d’aller chercher comme ça dans le nauséabond.

                                                                          Bien à toi. patrick Adam


                                                                          • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 4 octobre 2006 19:07

                                                                            Fisser dans les glissures tu l’as lu Adam ?


                                                                            • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 19:16

                                                                              PATRICK

                                                                              Continuons notre combat parcequ’il est évident que pour beaucoup de gens ce qui figure dans les manuels scolaires est de l’histoire alors que c’en est loin la plupart du temps ; Comme tu l’as trés bien mis en évidence l’histoire s’écrit en fonction du gout du jour ou plutot de l’actualité du moment . Donc l’histoire est révisable contrairement à ce que disent les imbéciles ou les malhonnètes .

                                                                              Il faut reprendre les différentes éditions de LAVISSE sur la révolution française . A chaque fois les monarchistes deviennent un peu plus ignobles et les républicains plus vertueux . A ce propos je te conseille «  la chambre » de françoise chandernagor où elle décrit les derniers mois de la vie de Louis XVII et surtout la manière inhumaine dont ce pauvre gosse a été traité .

                                                                              Pourquoi cette évolution ? Parcequ’il fallait former de bons petits républicains solidement convaincus de la légitimité du régime alors que la république n’était pas encore bien assise .

                                                                              Comme nous avons un sérieux problêmes avec nos banlieues je te parie deux balles que nous n’avons pas fini de voir des séquences de cirages de pompes par nos ministres respectifs .Ils croient les naïfs qu’en flattant la beuritude ils seront tranquilles. Que nenni ce sera pire :

                                                                              « Oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous oindra » selon une bonne et belle formule du moyen age dont je ne donnerai pas la traduction car chacun peut comprendre .

                                                                              Bien a toi et vive la république quand même .

                                                                              PS : pour Napoléon les historiens d’aujourd’hui sont revenu à des aspects plus positifs du personnage comme pour Napoléon III d’ailleurs .L’excellent historien Tullard a écrit des livres remarquables la dessus .


                                                                              • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 19:24

                                                                                @ au furtif

                                                                                Deux aspects à ton post.

                                                                                1) l’histoire c’est ma passion, mais l’hisoire pour laquelle j’ai consacré des centaines d’heures d’études, perso, dans mon coin, sans rien demander à personne, jusqu’à ce que je sente que le puzzle était en train de se reconstituer. Je ne demande pas l’oubli de l’histoire, au contraire, tout ce que j’aiécrit prouve le contraire. Mais nos stars du show-bizz et les bobos-beurs ne doivent pas faire de l’histoire revancharde. C’est dangereux. On constate chaque jour que les plaies concernant l’Algérie ne sont pas refermées. Qui a intérêt à jeter du sel dessus ? L’histoire de l’Algérie n’appartient à personne, d’autant que ce pays n’existait pas sur le plan politique avant l’arrivée des Français. Quant à sa réalité géographique de l’époque et à son étendue, mieux vaut ne pas en parler, ça ferait rougir les Algériens qui possèdent aujourd’hui la deuxième superficie d’Afrique, après celle du Soudan, et qui devraient remercier pour ça les Français...

                                                                                Le sens de mon article c’est que le jour on on va écrire cette histoire, tout le monde doit trouver sa place : faire un film sur un aspect de la question, et en travestissant la réalité, n’est pas bon. Les jeunes qui sont en France ont besoin d’oublier Alger. Il ne sert à rien de regarder « là-bas ». je connais bon nombre de Marocains résidant enFrance, ou Français, qui ne veulent plus se rendre au bled, car on les y insulte, ou on les vole en chemin (même les banques les volent).

                                                                                2° J’écris des textes sur Agora. La rédaction les retient pour la plupart et je l’en remercie. Agora est un espace de liberté d’expression irremplaçable. Ma collaboration ne va pas plus loin. Je n’ai pas l’impression de faire partie d’un club ou d’une caste quelconque. Il m’est même arrivé de le dire à Carlo Revelli. Je n’ai aucun instinct grégaire. Et du reste j’apprécie que la rédaction m’assure cette totale indépendance. Alors pour ce qui est du classement ou des modération, je ne peux rien faire pour toi. Je subis régulièrement la lèpre verbeuse des éructateurs de service. J’ai essayé diverses méthodes avec eux. L’échange à été impossible. Et même le combat avec l’hydre de Lerne a fini par me lasser. Il y a des choses plus intéressantes à faire dans la vie que de perdre du temps à couper des têtes hideuses qui repoussent immédiatement.

                                                                                Patrick Adam


                                                                                • (---.---.30.119) 4 octobre 2006 19:33

                                                                                  Bin nous, on a peut-être des têtes hideuses sur Agoravox, mais on ne demande pourtant pas grand chose : Juste de faire une critique d’un film après l’avoir vu, c’est quand même pas grand chose. smiley


                                                                                • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 19:43

                                                                                  @ Cambronne

                                                                                  La vision de l’histoire est un miroir. C’est certain.

                                                                                  Certains le contemplent avec complaisance en s’épilant les poils follets ou en se collant de copieuses couches de fard (tiens, ça me rappelle le portrait de quelqu’un, ça...), d’autres font des grimaces le matin pour remettre leurs muscles en place, d’autres, d’autres encore comme les vielles filles travaillées par la ménaupose ou les vieux-beaux aux cheveux teints, se poudrent comme au temps du Régent ou se noie de parfums. D’autes oublient de se laver les dents.

                                                                                  Les historiens communistes sont responsables d’une dérive doctrinaire dont il est difficile aujourd’hui de se débarrasser. Quand on pense aux bouquins qui ont été écrits sur Lénine ou Mao par les ctuels inconditionnels de Bush, ça relativise pas mal de grands principes « émancipatoires ». Et l’exemple type est Doriot. Avant de m’intéresser à l’histoire du Maroc, je ne connaissais de Doriot que sa participation très active aux plus sinistres oeuvres de Pétain. Quand je me suis penché d’un peu plus près sur la guerre du Rif, j’ai découvert la hargne des discours anticoloniaux que Doriot (alors député communiste) déversait régulièrement à la Chambre des Députés. Garaudy n’aurait-il pas fait à peu près le même chemin, sauf que lui, ce n’est pas à Sigmaringen qu’il va finir mais à Téhéran.

                                                                                  Pour Nap. III je suis bien d’accord avec toi. D’autant que je suis un fantique du baron Haussmann et je me marre toujours autant de voir tous les bobos se boucher le nez quand on évoque son nom tout en étant les premiers à s’arracher les sublimes appartements qu’il a laissés dans Paris.

                                                                                  Bien à toi. Patrick Adam


                                                                                • (---.---.30.119) 4 octobre 2006 19:47

                                                                                  « Quand on pense aux bouquins qui ont été écrits »

                                                                                  Oui Patrick, c’est bien d’y penser, mais c’est encore mieux de les LIRE.

                                                                                  cordialement smiley


                                                                                • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 20:49

                                                                                  @ spirou

                                                                                  Je m’excuse auprès de Pascal Blanchard et non Gérard pourtant j’avais son nom sous les yeux en écrivant mon texte...

                                                                                  Effectivement comme vous le dites : « Certains s’attendaient à ce que Pascal Blanchard se pare du costume de militant exalté tout en utilisant son »magistère« d’historien. Malheureusement pour ces gens-là, celui-ci n’a pas daigné oublier l’impartialité qui sied à l’historien. » J’ai même eu l’impression qu’il tenait à remettree les pendules à l’heure comme s’il ne digérait pas les tentatives de manipulations dans lesquelles ont avait voulu l’embarquer.

                                                                                  J’attends avec impatience le livre de Daniel Lefeuvre. Je crois aussi que Bruckner compte ajouter un opus au « sanglot de l’homme blanc ». La rentrée sera instructive.

                                                                                  Il est évident qu’aujourd’hui l’actualité (et plus encore l’actualité spectacle) a remplacé l’histoire. Seules quelques émissions donnent encore la parole à des historiens (la plupart sur France Culture) , mais ils doivent se sentir bien perdus.

                                                                                  Pour ce qui est deVBoumedienne : je suis d’accord avec vous concernant l’emploi des professeurs syriens et égyptiens qu’il a fait venir en masse dans les années 70 et qui ont fait le lit du FIS. Je l’ai souvent rapporté sur différents fils. Et j’étais présent en Algérie à cette époque. J’ai pu en mesurer les dégâts. Il faut dire à sa décharge que l’ensemble du système n’avait pas voulu mobiliser les fonds pour payer d’autres coopérants et que les égyptiens et syriens ne coûtaient pas chers, d’autant que leurs pays faisaient tout pour s’en débarrasser. Un effort très important avait été fourni pour la construction des bâtiments, l’erreur a été de les faire fonctionner avec du personnel d’un niveau intellectuel indigent. Mais là aussi, à la fin de sa vie, Boumedienne a réalisé son erreur. Et en78, il a ouvert en grand les portes de la coopération aux Européens en faisant venir des centaines de profs de français, de maths, de physique, d’anglais etc.... Mais là aussi, le débat sur « l’école fondamentale » avait salement savonné la planche. Et le niveau était effroyablement bas.

                                                                                  Bien à vous. Patrick Adam


                                                                                • aram (---.---.163.3) 5 octobre 2006 23:43

                                                                                  Avant de poursuivre la lecture des commentaires qui suivent, je crois devoir faire une pause ici pour corriger de nombreuses lacunes dans le discours de P. Adam. Ce dernier semble, hélas, n’avoir rien appris de son séjour en Algérie :

                                                                                  1°) Si les Algériens ont opté pour la coopération avec les Russes, dès la fin des années 60, c’était pour deux raisons :

                                                                                  a) Les Européens, et en particulier les Français, avaient ri au nez des Algériens quand ceux-ci s’étaient ouverts à eux de leur projet d’installer une usine sidérurgique à Annaba. « Comment, vous qui ne disposez ni de moyens humains compétents et suffisants ni d’industre capable de consommer votre éventuelle production, pourriez-vous entrer en concurrence avec la sidérurgie européenne qui, elle-même, souffre non seulement d’une mévente grandissante mais souvent de l’incapacité de suivre l’évolution technologique permanente ? » leur avaient objecté non sans raison les Européens. De la même manière que Nasser confronté à un égal refus à l’occasion de l’édification du barrage d’Assouan, Boumédiène, saisissant alors l’offre alléchante et opportune de la Russie, a donc relevé le défi en contractant avec cette dernière. Bien évidemment il n’est pas de mon propos de commenter ici les résultats parfaitement négatifs de cette opération.

                                                                                  b) Il faut se rappeler que la nationalisation de son pétrole par l’Algérie en 1971 avait été immédiatement sanctionnée par une espèce de lever de boucliers en vertu duquel, tout en déclarant rouge le pétrole algérien, autrement dit pétrole interdit d’accès sur le territoire européen, un blocage des relations commerciales avec ce pays a été décidé et mis en application de longues années durant. Du coup, Boumédiène s’était mis en quête de nouveaux marchés pour écouler son pétrole mais aussi pour y acheter ses équipements.

                                                                                  2°) Le recours aux « frères arabes » du Moyen-Orient que l’Algérie a eu, durant les vingt premières années environ de son indépendance, tient, lui, à une triple raison :

                                                                                  a) A la rentrée scolaire de 1962, les Algériens, faisant le décompte des élèves comme des effectifs disponibles, s’étaient rendu compte que 85 % des enfants admissibles à l’école n’étaient pas scolarisés, d’un côté ; et, de l’autre, que les quelques centaines d’instituteurs disponibles, de souche exclusivement autochtone, ne pourraient jamais prendre en charge les 15 % d’élèves déjà inscrits à la veille de l’indépendance.

                                                                                  b) Confrontés à une situation aussi dramatique, les autorités du pays s’étaient rapprochées de leurs homologues françaises pour leur demander avec insistance l’envoi, au titre de la coopération déjà prévue dans les Accords d’Evian, d’un contingent le plus fort possible d’enseignants français. Il était clair, à ce moment là, que, pour la France déployant à travers tous les continents une activité intense dans le sens de son rayonnement culturel, l’occasion de préserver la culture française en Algérie devenait à tous égards un geste prioritaire. Mais ce n’est pas ce choix que de Gaulle avait retenu, puisqu’il est resté sourd aux appels de détresse reçus.

                                                                                  c) Le recours aux plombiers, savetiers et autres chameliers moyen-orientaux décidé alors par Alger devenait par suite inéluctable. Et le cortège de fondamentalistes qui allait accompagner ces soi-disants enseignants se traduirait bien sûr par les conséquences désastreuses qui ensanglante l’Algérie depuis plus de quinze ans...


                                                                                • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 4 octobre 2006 19:27

                                                                                  Flatter la beuritude ? flatter la juivitude serait un peu plus appropriée, non ? On ne parle jamais en mal de son maitre, n’est ce pas Cambronne !


                                                                                  • Spirou (---.---.109.37) 4 octobre 2006 19:31

                                                                                    @Patrick Adam.

                                                                                    Votre article est bon(excellent rappel des différents problèmes mémorielles qui tenaillent divers sociétés. Vous auriez pu mentionner aussi le Japon et l’Allemagne).

                                                                                    Un bémol il ne s’agit pas de Gérard Blanchard mais de Pascal Blanchard. Le procès de partialité que l’on lui intente est à mourir de rire lorsque l’on connait un peu son parcours. Il s’était distingué par un ouvrage sur les zoo humains pendant les expositions universelles. Ce sujet lui avait « autorisé » une page entière dans le Monde diplomatique(dernière page si je me souviens bien) et lui avait marqué le début de son exposition médiatique. D’ailleurs, si l’on réfléchit votre erreur n’en est pas une. Certains s’attendaient à ce que Pascal Blanchard se pare du costume de militant exalté tout en utilisant son « magistère » d’historien. Malheureusement pour ces gens-là, celui-ci n’a pas daigné oublier l’impartialité qui sied à l’historien.

                                                                                    En tout cas, ces polémiques ont le mérite d’affirmer qu’une fois de plus histoire et mémoire s’opposent terme à terme...

                                                                                    Pour revenir à votre proposition finale, je ne crois pas que l’oubli soit une solution à ce trop plein de mémoire.

                                                                                    En revanche, l’histoire peut être un remède à nos « société mémorielles » où le culte du passé n’est qu’une tentative maladroite de répondre aux incertitudes de l’avenir et à l’absence de projet collectif. En ce sens que l’un des rôles de l’histoire est d’affranchir l’homme de la tutelle des souvenirs.

                                                                                    Comme le dit Pierre Nora" Au coeur de l’histoire, travaille un criticisme destructeur de la mémoire spontanée. La mémoire est toujours suspecte à l’histoire dont la mission vraie est de la détruire et de la refouler. L’histoire est la délégitimation du passé vécu...[...]Les lieux de mémoire. I. La république. p.xix-xx

                                                                                    Etant donné que la lecture de vos posts me donne « régulièrement » d’excellentes références bibliographiques, je ne peux qu’attirer votre attention sur le prochain livre de Daniel Lefeuvre « Pour en finir avec la repentance coloniale » cf http://www.amazon.fr/gp/product/toc/2082104400/ref=dp_toc/402-1182046-5112913?ie=UTF8&n=301061

                                                                                    A ce propos, il est étonnant de voir des historiens -cantonnés dans des domaines de recherches très pointus - investir des« débats de société ». Il y a peut être une corrélation avec les masses d’âneries historiques débitées à la minute dans les médias ?

                                                                                    nb : je ne suis pas d’accord sur le rôle de boumédienne. Je peux me tromper mais ce monsieur est responsable de l’importation d’instituteurs égyptiens(notamment) dans le cadre de sa politique d’arabisation. Instituteurs égyptiens qui avaient aussi la particularité pour certains d’entre eux d’être membre d’une célèbre confrèrie égyptienne. Ce sont eux les formateurs de la génération FIS et cie.


                                                                                    • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 20:39

                                                                                      SPIROU

                                                                                      Merci pour les références du bouquin et pour votre intervention trés interessante . Comme vous je pense que Boumédienne était une des pires figures du fLN .

                                                                                      Cdt


                                                                                    • Virgile (---.---.226.199) 4 octobre 2006 19:38

                                                                                      Bel article, joliment tourné.

                                                                                      Puisque la glose des « colonisés » tend à l’insulte des colons réduits au role d’esclavagistes, largement légitimée par l’autocritique expiatrice inconséquente des agités, puisqu’il n’y a plus de nuance et qu’une seule opposition épidermique colons/étrangers alors M Adam a raison : il est préferable d’oublier... En attendant que les agités s’écoutent et comprennent qu’il est stupide d’opposer, de diviser pour vivre ensemble.


                                                                                      • RAF (---.---.10.2) 4 octobre 2006 21:18

                                                                                        @ VIGILE

                                                                                        Vous avez tort de penser que je fais dans la généralisation.

                                                                                        Je vous prie de bien lire ce que j’ai écrit. J’ai bien dit qu’il s’agissait de ceux qui vivaient et sévissaient ici dans ce forum. Je me suis tout simplement mis en faux contre leurs thèses de fascistes. Mes propos sont donc destinés exclusivement à cette bande qui peste toujours dans ce forum et qui l’empeste - qui passe d’ailleurs le plus clair de son temps à insulter ici l’arabe, là le musulman, l’africain, le palestinien, le libanais, l’irakien... et j’en passe.

                                                                                        Ne me dites surtout pas que ce qui est dit par ces gens en général et P.Adam en particulier est justifié par la volonté de dialogue : ils sont là , ils se défoulent tout bonnement sur l’Autre. Voulez-vous une preuve ? Reprenez-les un par un, vous verrez que là où il y a l’insulte ils se trouvent. Liberté d’expression : mon oeil ! La haine, la rancoeur, l’esprit de revanche, c’est plutôt ce qu’il faudrait dire.

                                                                                        Maintenant, si vous voulez mon avis sur les colons : il y a comme partout les Bons d’une part et les Méchants de l’autre. Ne me dites surtout pas qu’il n’y avait que de bons colons en Algérie. Ne me faites pas dire non plus que les colons sont des esclavagistes (j’ai parlé des maîtres et des esclaves d’une façon plus générale). Quand bien même il y’en aurait eu, je ferais volontiers la différence entre un colon et un colonialiste.

                                                                                        Je ne vois pas de cet oeil le monde : pour moi la question est de l’ordre de l’humain. Il n’y a pas de communauté qui soit moralement et humainement exempte de défauts. Ceux qui prétendent l’être à l’instar de Patrick Adam veulent tout simplement déverser leur venin de faschos intraitables. Alors voilà, Monsieur Vigile, si vous cherchez le dialogue - le vrai - n’allez pas voir de grâce chez Patrick Adam et ses légionnaires. Vous devriez comprendre qu’aborder un sujet comme le fait ce revanchard revient à provoquer le trouble dans les imaginaires et à mettre le feu aux poudres. Maintenant, par ailleurs, si vous considérez l’article de P.A. comme étant de bonne facture, ce qui est votre droit le plus absolu, vous ne devriez pas à mon sens le justifier par le fait que quelqu’un ait pu donner l’air d’en vouloir aux colons. Procéder par identification comme vous le faites équivaut à être soi-même catégorique. Vous tomberiez dans la même erreur et/ou piège.

                                                                                        Un mot sur votre expression « agités » : voyez-vous franchement autour de PA qui ne s’agitent pas.

                                                                                        Bien à vous.

                                                                                        RAF.


                                                                                      • DUGENOU (---.---.4.88) 4 octobre 2006 22:09

                                                                                        @Virgile:si tu parles de cohabiter,on peut oublier.Si tu veux« vivre ensemble » il faut que lumière soit faite pour comprendre et pardonner.Les crimes des hommes sont ceux de leurs passions et de leur dirigeants.


                                                                                      • Antoine Diederick (---.---.229.33) 4 octobre 2006 20:14

                                                                                        Pas mal...j’apprécie ...


                                                                                        • CAMBRONNE (---.---.87.215) 4 octobre 2006 20:36

                                                                                          PATRICK

                                                                                          Le résultat de la zénitude est frappant ! Le déjanté du pinceau est parti se coucher .

                                                                                          Pour DORIOT par rapport à Pétain / Doriot était chef des jeunesses communistes et à ce titre a fait des stages de formation à Moscou avant la guerre.

                                                                                          Il n’était pas du tout un soutien de Pétain . Doriot comme Déat un ancien socialiste étaient à Paris et animaient le mouvement collaborationiste qui était hors gouvernement . Ils étaient anti vichistes car ils avaient compris que le vieux maréchal n’aimait pas les allemands ni les Nazis alors qu’eux souhaitaient vraiment la victoire de l’Allemagne et du nazisme .Doriot en uniforme allemand de la LVF .

                                                                                          Là encore l’histoire doit selon moi être revisitée ou du moins précisée .Et comme pour l’Algérie nous ne sommes pas prêts . L’Ecrivain Américain Paxton est à mon avis la meilleure référence sur Vichy , à lire absolument si ce n’est déja fait .« Le gouvernement de vichy et l’armée de vichy ».

                                                                                          Salut et sérénité .


                                                                                          • blackfeetfeet0 (---.---.73.111) 4 octobre 2006 20:42

                                                                                            Cequi est aussi incontestable,c’est que 168.ooo Francais d’Afrique du Nord ont participé à la libération du pays. Pour l’Algerie c’étaient des juifs et des chrétiens qu’on appelait pas encore des pieds noirs.Je ne vais pas reprendre les propos fort justes de Daniel Blanchard. Je rappelle que je viens d’un ex département francais. Sur mes papiers,il est marquè 93,département de Constantine. Nous sommes des cousins germains des Francais,en exil dans un pays qu’on nous a présenté comme le notre. Je n’aime pas votre qualificatif de crémieux. Sachez que depuis 62,bon nombre de cimetières juifs et chrètiens ont été profanés.Certains qui sont venus vous liberer ont leurs os disséminés mais au moins,ils sont morts sur leur terre.Comme l’a déclaré De Gaulle à Peyrefitte nous avions un peu de substance humaine francaise. Dommage que je ne puisse pas avoir une carte d’apatride.


                                                                                            • blackfeetfeet0 (---.---.73.111) 4 octobre 2006 21:01

                                                                                              Au fait,demandez à Vllalonga,Hanin,Bedos,Bruel,Garcia... si ils sont issus d’esclavagistes. Dans beaucoup de forums ,tout se confond. Amalgames,manque de recul,et surtout émotion qui remplace la connaissance et réflexion. Quand aux anciens combattants indigènes non Francais,ils n’auront jamais la parité pour leurs retraites.Com associée aux larmes de Chirac sont synonymes de manipulation. Le Gisti vient encore de le dénoncer. Au fait,porquoi ne pas parler des colonnes infernales d 1793 en Vendée ? La Guerre d’Algerie est à la fois une guerre d’indépendance,de sécession et civile entre les 3 communautés,entre musulmans ,entre Francais et les musulmans dont 95 pour cent n’avaient pas la citoyenneté francaise pleine et entière,entre les pieds noirs et les métropolitains. Voilà,la complexité du problème.


                                                                                            • cloclo (---.---.12.221) 4 octobre 2006 20:43

                                                                                              @ l’auteur

                                                                                              bon article, très bien écrit comme d’habitude.

                                                                                              J’ai vu l’émission de Daniel Schneidermann « Arrêt sur image ». L’historien Gérard Blanchard m’a impressionné par sa connaissance et sa franchise. J’ai tout particulierement apprécié le passage où il faisait référence aux monuments aux morts de la guerre de 14, erigés en l’honneur des soldats d’afrique ainsi que du traitement fait, à ces meme soldats par les médias de l’époque.

                                                                                              J’ai savouré ce passage tout en me remémorant les divers débats ayant eu lieu sur ce site.

                                                                                              En ce qui concerne la mémoire (et donc l’histoire), je pense que la collective, à la différence peut etre de l’individuelle, n’en retient que des bribes vraies ou fausses (aucune importance). Le but étant d’avancer et de se constituer un socle commun, et non d’éviter de refaire d’hypothétiques erreurs.


                                                                                              • blackfeetfeet0 (---.---.73.111) 4 octobre 2006 21:12

                                                                                                La mémoire ne peut etre que subjective.Ce n-est qu’une partie de l’Histoire meme si l-etre humain ne rate aucun rendez-vous avec sa mémoire. Pour la notion de socle commun,je suis d’accord.Cela repose la définition du mot nation. Mais le sens de l’Histoire,va vers l’identité européenne. L’émission « Arrets sur images » décrypte, analyse et prend du recul. Beaucoup trop d’émissions sont de l’entertainment


                                                                                              • cloclo (---.---.12.221) 4 octobre 2006 21:21

                                                                                                @ blackfeetfeet0

                                                                                                bien dit.

                                                                                                je suis d’accord. l’attention de la france se porte vers l’europe dans le but d’essayer de se construire un socle commun (manuels d’histoire franco-allemand par exemple), peut etre au grand desespoir des peuples africains (et nord-africains). Ce qui expliquerait leur tendance à se rappeler à notre souvenir via les polémiques sur la colonisation francaise.


                                                                                              • liberté chérie (---.---.252.50) 4 octobre 2006 21:53

                                                                                                La France, la pauvre, s’imagine encore le centre du monde.

                                                                                                Alors qu’elle n’en est plus qu’une petite composante, qui plus est, en totale perte de vitesse : elle a perdu son entrain et fait désormais du surplace, et n’en finit plus de dépression...Empêtrée dans une repentance obsédante imposés par des « boulets » pesants et encombrants, incapables d’abandonner des modèles religieux et culturels archaïques qui sont pourtant des échecs cuisants dans les pays fuis par leurs aînés.


                                                                                              • tchoutch (---.---.166.44) 4 octobre 2006 21:22

                                                                                                À propos du film Indigènes : la « libération »... mais pas pour les colonies

                                                                                                La sortie du film Indigènes a été l’occasion, en plus d’une promesse de revalorisation tardive des pensions des anciens combattants, d’un flot de déclaration sur la « Libération » de la France et la part qu’y ont jouée ces soldats originaires des colonies françaises.

                                                                                                « Nous savons tout ce que nous devons à l’engagement et au courage de ceux qui ont défendu notre patrie et ses idéaux dans les conflits du XXe siècle », a affirmé le Premier ministre. Le journal du PS a écrit quant à lui : « Hommes d’Algérie, du Maroc, du Sénégal, ils ont versé leur sang pour sauver la patrie française des affres du nazisme. » L’éditorialiste de l’Humanité, le quotidien du PCF, affirme pour sa part que le film permet de « redécouvrir le sens de la devise nationale pour laquelle les indigènes étaient envoyés au front, Liberté, Égalité, Fraternité ». L’ensemble de la presse et des commentateurs ont été à l’unisson : 200000 hommes seraient partis des colonies pour aller défendre la mère-patrie, la démocratie, la liberté.

                                                                                                Quelle démocratie et quelle liberté, puisque ces hommes, « colonisés » par la France, étaient privés par elle de tous les droits élémentaires ? Quelle mère-patrie, puisque leur terre natale était occupée et exploitée par la France coloniale ? Il n’y avait pour eux ni Liberté, ni Égalité et bien peu de Fraternité.

                                                                                                D’ailleurs, le recrutement de ces troupes n’a pas été aisé. L’armée française a parfois dû utiliser la force, pour enrôler des hommes qui ne voulaient pas quitter leurs villages. En Algérie et en Tunisie, l’engagement ne se faisait pas seulement au volontariat, mais aussi par tirage au sort parmi les hommes reconnus « bons pour le service ».

                                                                                                Dans cette guerre, les représentants de l’impérialisme français qui s’étaient rangés dans le camp allié se battaient avec la peau des « indigènes » pour défendre l’Empire colonial. Le recrutement des troupes africaines et leur capacité combattante servaient surtout à montrer que la France avait encore son mot à dire. « Sans l’Empire, la France était un pays libéré ; avec l’Empire, c’est un pays vainqueur », a dit un politicien de l’époque. Ces soldats ont donc combattu, et sont morts, moins pour la défaite de l’impérialisme allemand, assurée pour l’essentiel par les Soviétiques et les Américains, que pour que la France puisse être à la table des « vainqueurs » et donc conserver ses cinquante millions d’esclaves coloniaux.

                                                                                                La libération de la métropole n’a été suivie d’aucune libération des colonies. Bien au contraire. Le 8 mai 1945, commençait la répression de Sétif, qui fit des milliers de morts dans la population algérienne, suivie en 1947 des massacres à Madagascar puis du début de la guerre d’Indochine.

                                                                                                Les « indigènes » ont eu à se battre deux fois : une première fois pour le compte de l’impérialisme français, une seconde fois pour se libérer du carcan colonial que faisait peser sur eux ce même impérialisme.


                                                                                                • blackfeetfeet0 (---.---.73.111) 4 octobre 2006 22:28

                                                                                                  Votre argumentation peut se comprendre,meme si elle est très partisane. Mais la métropole a aussi utilisé la peau des pieds noirs,juifs et chrétiens. C’est Leclerc à l’époque qui avait promis aux colonisés leur émancipation ,tout en prenant en comte le cas particulier de L’Algerie,la plus francisée puisqu’au départ colonie de peuplement. La répression de Sétif apparait maintenant comme inexcusable.En plus,decidée par De Gaulle.L’ambassadeur de France l’a reconnu mais il a rajouté que cela avait creusé le fossé entre les communautés.Ce que la presse n’a pas repris. Depuis 1962,on est tombé d’un extreme à l’autre.Beaucoup de jeunes Algeriens ignorent que des juifs et des chrétiens peuplaient entre autres le pays.Et ce n’étaient pas tous loin de là des esclavagistes


                                                                                                • Sihem (---.---.166.66) 13 octobre 2006 20:51

                                                                                                  Des tirailleurs à la racaille, par Philippe Bernard

                                                                                                  Voilà bientôt un an, la France tressaillait au spectacle de ses propres « indigènes » des cités incendiant des voitures. Elle applaudit aujourd’hui la réhabilitation de leurs aïeux, héros de la Libération et du film de Rachid Bouchareb. De même, le gouvernement entend honorer les anciens tirailleurs en revalorisant leur pension, tout en multipliant les expulsions d’immigrés, leurs descendants. Raccourcis hâtifs ? Schizophrénie ? Ni l’un ni l’autre : le mépris où ont été confinés les anciens combattants noirs et arabes, et la peur que suscitent les enfants d’immigrés ont une source commune : le refoulement d’une histoire coloniale qui a toujours mêlé violence et bons sentiments.

                                                                                                  L’engagement militaire des uns au service de la France comme la présence jugée problématique des autres, obligent à revisiter un passé qui, à l’instar de Vichy pendant longtemps, « ne passe pas ». Un passé qui, dans la mémoire collective, ravive confusément de mauvais souvenirs. Celui de vaillants soldats tricolores combattant ensuite la France pour conquérir l’indépendance de leur pays. Celui d’une « guerre de libération » algérienne dont bien des acteurs ont paradoxalement immigré et fait souche chez l’ancien colonisateur. Le fellagha a éclipsé le tirailleur. Le « beur » a fait oublier le « sidi », figure du colonisé soumis. Le « voyou de banlieue » en survêtement à capuche a renvoyé définitivement au folklore le sourire des boîtes de Banania.

                                                                                                  En un temps où les aigreurs mémorielles nourrissent partout les tendances au repli communautaire et parfois de hasardeuses justifications à la violence, les proclamations de Jamel Debbouze sur son amour de la France sont plutôt roboratives. Pour une fois, la mémoire coloniale cesserait d’être un objet de repentance masochiste pour devenir un élément constitutif de l’identité nationale. L’avenir dira si ces déclarations, à l’évidence sincères et propres à séduire les habitants des beaux quartiers, sont aussi bien reçues dans les cités populaires.

                                                                                                  Car le message qui entoure la sortie d’Indigènes, y compris la récompense à Cannes, signifie à la société française que les enfants de Maghrébins ne sont précisément plus des « indigènes ». Que leur pleine qualité de citoyens français les rend légitimes non seulement pour revisiter l’histoire franco-africaine de leurs ancêtres, mais pour en tirer une certaine fierté à être de ce pays. A ce titre, elle marque une profonde césure par rapport à la génération des parents, prisonniers de la rhétorique antifrançaise des indépendances.

                                                                                                  La démarche du film de Rachid Bouchareb confirme surtout que le « vivre-ensemble », loin de passer par l’occultation des drames de l’histoire, suppose leur mise au jour y compris dans leurs aspects conflictuels voire paradoxaux. D’ambivalences et de paradoxes, la chronique de la France coloniale n’en manque certes pas.

                                                                                                  L’impérialisme français a toujours et de façon singulière traité ses colonisés « à la fois en frères et en sujets », a ainsi analysé Hannah Arendt. L’anthropologue Jean-Pierre Dozon a montré à quel point cette grille de lecture s’appliquait à l’ensemble des relations franco-africaines, de Colbert à la Ve République, jusque et y compris dans les phénomènes post-coloniaux que sont l’envoi massif de coopérants dans les années 1960 et les immigrations maghrébine et africaine. « Un peu de fraternité républicaine pour beaucoup de sujétion coloniale », tel a toujours été le « singulier cocktail » servi par la France (Frères et sujets : la France et l’Afrique en perspective, Flammarion, 2003).

                                                                                                  Sur ce plan, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont parfaitement perpétué la tradition lorsque le premier a reconnu, peu après les émeutes, que les « enfants des quartiers difficiles » sont « tous les filles et les fils de la République » quelques semaines après la dénonciation de « la racaille » par le second. Un an plus tard, l’acharnement du ministre de l’intérieur à « faire du chiffre » en matière de reconduites à la frontière et le soudain accès de générosité présidentielle à l’égard des anciens tirailleurs prolongent cette perpétuelle ambiguïté.

                                                                                                  SORTIR DU PRISME COLONIAL

                                                                                                  Si la connaissance du passé colonial a bien une utilité pour agir aujourd’hui, ce devrait être pour sortir de ce double discours. Il serait temps que les réalités de ce qu’il est convenu d’appeler l’« intégration » des enfants d’immigrés dans la France contemporaine soient analysées par les responsables politiques autrement qu’à travers un prisme qui reste de fait colonial. Au lieu de ressasser le refrain sur l’« échec de l’intégration » comme s’il s’agissait d’agglomérer des peuplades étrangères à une France immuable, les élus pourraient tirer les conséquences du caractère essentiellement social, économique et urbain de l’exclusion dont ils souffrent.

                                                                                                  Or le discours et les actes de l’acteur ultra-dominant sur ce terrain qu’est M. Sarkozy ne font que conforter les intéressés dans la conviction confuse mais résolue qu’ils restent considérés comme des indigènes. Des citoyens de papier qu’il est possible de reléguer, de contrôler, de provoquer et de tutoyer à loisir, des importuns à « nettoyer » d’urgence au Kärcher. De tels messages « sécuritaires », nolens volens, convoquent les clichés coloniaux dans l’imaginaire populaire. La rhétorique assimilant les banlieues à de nouveaux territoires à « nettoyer » comme jadis le djebel fait le lit de l’extrême droite. Chez les jeunes issus de l’immigration, il renforce un processus de victimisation autodestructeur.

                                                                                                  Quant au geste de M. Chirac en faveur des tirailleurs, telle une faveur accordée par le prince à des sujets délaissés, il confirme l’idée que seul un événement médiatique peut secouer la torpeur des politiques. Ce que les émeutiers des cités savent depuis longtemps. Quel film faudra-t-il tourner pour qu’un président de la République engage le grand plan de rattrapage scolaire, urbain, policier, judiciaire et social qui romprait avec le naufrage des quartiers déshérités ?

                                                                                                  Là encore, la référence aux tirailleurs fait sens. De la première à la seconde guerre mondiale, c’est dans l’insupportable confrontation entre la promesse républicaine d’égalité entrevue dans la fraternité combattante et la réalité coloniale retrouvée intacte après la guerre, que se sont forgés les militants des indépendances. Les jeunes qui, aujourd’hui, provoquent les policiers ou brûlent des voitures sont, eux, aspirés par une frénésie de consommation ou par la spirale du vide et non par un élan révolutionnaire.

                                                                                                  La discrimination sociale dont ils souffrent dans le seul pays dont ils peuvent se réclamer, la France, a peu de choses en commun avec le statut d’« indigène » qui officialisait la situation de sous-citoyens des colonisés. Mais la perpétuation de telles frustrations sans réponse politique et sociale adaptée se révèle électoralement aussi explosive


                                                                                                • liberté chérie (---.---.252.50) 4 octobre 2006 21:32

                                                                                                  Bon article qui amène la réflexion

                                                                                                  Pour vous donc l’oubli peut s’avérer une solution aux problèmes du communautarisme et de la surenchère mémorielle.

                                                                                                  Mais alors comment l’homme, le courageux, pourrait-il avancer, construire sur du vent, du néant ? Sans retomber dans les mêmes erreurs, puisque sans souvenirs ?

                                                                                                  La science, les progrès techniques n’ont pu se réaliser sans ces mélanges d’erreurs, d’échecs et de succès.

                                                                                                  L’histoire est une science, une science humaine basée sur la mémoire de nos faits.

                                                                                                  Sérieux décalage entre le niveau des progrès scientifiques et celui de notre morale restée bien primitive...

                                                                                                  La vérité n’est-elle pas mille fois préférable à l’oubli, surtout en ces temps où l’histoire est chaque jour un peu plus réinventée par ceux (les « faibles » de Nietzsche qui finalement l’emportent sur les « forts » car jouant sur le registre de la mauvaise conscience ?) qui veulent fuir un passé peu glorieux, un présent glauque et un futur angoissant ?

                                                                                                  La justice, la réparation et peut-être le pardon (s’il est demandé et accordé) seraient des alternatives plus solides pour un projet de vie en commun. Mais c’est une utopie...car elle demande de la volonté.


                                                                                                  • Antoine Diederick (---.---.161.208) 4 octobre 2006 21:54

                                                                                                    En fait, (je viens de le relire ce texte) c’est comme une invitation à la mémoire et une mémoire qui serait faite de rigueur. C’est peut être aussi une proposition à une re-visite de l’histoire et une ré-évaluation d’un drame, celui de cette guerre pourrie dont la France et l’Algérie contemporaine portent encore les blessures.

                                                                                                    Il y a beaucoup ds ce texte, presque lyrique peut être un peu trop littéraire mais bien écrit. L’auteur est pareil à lui mme les qualité de panache et précision sont présentes. Texte enlevé qui va au but.

                                                                                                    Je devine l’auteur partagé ds ses attachements, le passé glorieux, la guerre de décolonisation terrible, le présent qui parle encore aux lueurs de l’actualité.

                                                                                                    Rien n’est simple en effet.....


                                                                                                    • Antoine Diederick (---.---.161.208) 4 octobre 2006 22:18

                                                                                                      Demian, vous m’escagassez....

                                                                                                      J’entends par re-visite une manière de dire les choses autrement que la chape de plomb qui pèse sur l’Histoire en France motivée par le consensus de l’apaisement de jadis , tout de suite après la fin de la guerre d’Algèrie.

                                                                                                      J’entends par « trop littéraire » que le style qu’a pris Monsieur Adam pour rédiger ce texte est éloigné du style journalistique classique mais ce n’est pas un défaut.

                                                                                                      Quant à savoir ce que je lis, ma foi, cela ne vous regarde en rien.

                                                                                                      Je retiendrai surtout votre mauvaise humeur mais je vois que je ne suis pas le seul à subir vos assauts de mécontentement.


                                                                                                    • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 22:19

                                                                                                      @ demian

                                                                                                      Viens prendre un pot à buenos aires le printemp arrive ,les calaffates sont en fleur ,le vent du nord est doux ,le malbeck est bon et les filles sont belles viens voir les andes ,l’aconcagoua,les poulinages en tant qu’esthète tu vas aimer ,ce n’est pas les bibans ni la vallée de la souman mais c’est trés beaux. Freddy


                                                                                                    • Antoine Diederick (---.---.161.208) 4 octobre 2006 22:25

                                                                                                      Bonne initiative Freddy,

                                                                                                      Cela lui fera une occupation et cela va éclaircir sa palette grise comme le canal et son humeur.

                                                                                                      Il mettre des fleurs ds les cheveux de ses modèles....et sortir une palette encolorée....

                                                                                                      Et ici, on va respirer.


                                                                                                    • Rocla (---.---.180.65) 4 octobre 2006 22:27

                                                                                                      Vocabulé ce Antoine ,il sait parler l’ escagassien , saurais tu parler le « ça te chatouille ou ça te gratouille » ? ou alors le « vé prépare moi l’ aïgo-boulido »

                                                                                                      Rocla


                                                                                                    • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 23:13

                                                                                                      @ Demian : pas une blague viens on invite aicha et en reguardant monter de l’horizon des`’etoiles nouvelles nous parlerons de al khindi,al farhabi al bhiruni,je vous parlerai de la suture termino terminale de l’intestin chez al bissina aicha nous parlera des siecles obscur du maghreb et « si puede ? » nous chantera oum khalsoum .Nous parlerons de ti gibus« a cul les velrans »tu nous expliqueras la structure de la lumiére à travers les vitraux des églises gothiques aicha nous expliquera pourquois vingts mots pour définir le sable en tiffinar et l’on s’endormira sous les étoiles en révant d’omar kahhyam et de fhirdoussi aicha nous récitera des passages du « sha namhé » et dans la nuit argentine nous pleurerons ensemble les souffrances du jeune werther et haffiz reunis ( sans divans bien sur)


                                                                                                    • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 23:29

                                                                                                      @ p adam

                                                                                                      la montagne aux écritures s.v.p mon rêve d enfant


                                                                                                    • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 23:44

                                                                                                      @ Pelmato

                                                                                                      Connaissais vous les cammisards ,les chouans,les colonnes infernales de « Turreau des marriés de Nantes les hussards de Daugeraux » les dieux ont tj soifs n’en nónt jamais assez et c’est la mort tj recommencée " bizou bizou Freddy


                                                                                                    • CAMBRONNE (---.---.109.1) 5 octobre 2006 09:42

                                                                                                      ANTOINE

                                                                                                      Tout à fait d’accord avec votre analyse sur l’excellent article de Patrick ADAM et sur votre réaction à l’égard du peintre qui décidèment ne va pas bien du tout .

                                                                                                      Cdt


                                                                                                    • Bulgroz (---.---.18.47) 4 octobre 2006 22:04

                                                                                                      Encore une fois, Demian West a pourri le débat en proférant des attaques ad hominem et en s’en prenant notamment aux diplômes que les uns et les autres auraient ou n’auraient pas.

                                                                                                      Sur le débat de fond, il n’y a pas eu un seul apport de Demian West.

                                                                                                      Je me pose la question de savoir quel intérêt à Agoravox à laisser Demian West poster ses tonnes d’insultes à l’encontre des auteurs et des commentateurs. Insultes qui génèrent elle mêmes autant de réactions déplacées.

                                                                                                      Si Agoravox pense que Demian West est nécessaire aux débats, que cela soit dit et qu’on interdise Patrick Adam (par exemple) de publication. Sachant que Patrick Adam récolte régulièrement 80% d’avis favorables en moyenne pondérée sur ses articles alors que Demian West n’en recueille lui péniblement que 30% !!

                                                                                                      Sachant que les interventions de Demian West sont orientées uniquement sur la défense de l’Islam et la New Andalousie 24/7, c’est son droit mais pas celui de marquer à la botte tous ceux qui ne pensent pas comme lui 24/7

                                                                                                      Je me pose la question de savoir si Demian West a une fonction officielle sur Agoravox, pour éviter (par exemple) que ce site soit hacquerisé comme le sont nombre de sites en France et d’ailleurs.

                                                                                                      Pour un nouvel internaute qui découvre Agoravox, il y a 100% de chances de tomber sur des posts de Demian West qui sont plus en forme de chat d’ados qu’ en débat de fonds de contributeurs souhaitant adhérer aux valeurs affichées par Agoravox.

                                                                                                      J’ai bien lu la recommandation faite par Carlo Revelli à Demian West sur la contre-productivité de ses posts, mais cela ne semble pas avoir eu d’effets.

                                                                                                      Je souhaiterai lancer le débat sur ce sujet et je suis désolé d’avoir pollué de fil de Patrick Adam à cet effet.

                                                                                                      Merci


                                                                                                      • freddy (---.---.73.241) 4 octobre 2006 22:06

                                                                                                        Cher p. adam

                                                                                                        Les historiens ne travaillent en géneral que sur cette instance séche qui est la premiére ,on oublie trop souvent le coeur et les tripes qui je pense sont plus facteur de l’histoire que la reflection(impossible dans l’instant)Merci pour l’article .La montagne au écriture existe-elle ? Freddy


                                                                                                        • Bulgroz (---.---.18.47) 4 octobre 2006 22:22

                                                                                                          Où vont se réfugier les laîcs Marocains ?

                                                                                                          NOUS NE LAISSERONS PAS MOURIR LE « SALMAN RUSHDIE »MAROCAIN !

                                                                                                          Anas El Jazouli est l’organisateur de l’élection de la première Miss Maroc en 2002.

                                                                                                          Dans cette monarchie, cette élection ne se résuma pas à une simple cérémonie car il s’agissait avant tout de question de liberté individuelle et de tolérance. 14 000 jeunes femmes marocaines ne s’y trompèrent pas et concoururent pour le titre de « Gazelle de l’Atlas ».

                                                                                                          Ce engouement ne fut pas du goût des islamistes marocains et Anas El Jazouli fut victime d’une Fatwa de la part du cheick Abdeslam Yassine de l’organisation islamiste Al Adl wal Ihssane.

                                                                                                          Le journal islamiste « Al Tajdid » qualifia alors Anas El Jazouli de « Salman Rusdhie marocain ».

                                                                                                          Dés lors, il ne restait plus à Anas El Jazouli et sa famille qu’à rejoindre la France comme terre d’asile pour fuir les menaces grandissantes des intégristes.

                                                                                                          Dés son arrivée dans notre pays, Anas El Jazouli continua son combat pour les libertés et les droits de l’Homme en créant ou participant à plusieurs associations.

                                                                                                          Président du Mouvement Laïc Marocain, président de l’Association des Opposants Marocains à l’Etranger, membre du Mouvement pour la Défense des Minorités au Maroc, membre du Manifeste des Libertés, Anas El Jazouli déploya un militantisme qui mérite le respect de tous les laïques.

                                                                                                          Or Anas El Jazouli est aujourd’hui sous le coup d’un arrêté d’expulsion, victime lui aussi des mesures restrictives au droit d’asile orchestrées par le ministre de l’intérieur Sarkozy.

                                                                                                          On imagine aisément ce qu’il adviendra de lui et de sa famille, pris en étau entre les islamistes et les services secrets de la monarchie marocaine, si ils sont expulsés dans leur pays d’origine.

                                                                                                          Nous ne pouvons l’accepter !

                                                                                                          Comme nous pouvons pas supporter qu’il continue de se mettre en danger par la grève de la faim qu’il a commencé depuis une dizaine de jours !

                                                                                                          L’UNION DES FAMILLES LAÏQUES DE SEINE ET MARNE manifeste son soutien à la famille El Jazouli et appelle à la création d’une grande chaîne de solidarité en sa faveur en relayant l’information et en envoyant un message à solidariteeljazouli@ufal.org.

                                                                                                          L’UFAL 77 demande l’annulation immédiate de l’arrêté d’expulsion visant cette famille Seine-Et-Marnaise de Montereau et exige que lui soient octroyés les papiers afin de lui garantir un avenir serein en France.


                                                                                                          • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 22:57

                                                                                                            @ bulgroz

                                                                                                            laisse tomber le dingue pour une fois - t’as pas besoin de revenir sans cesse sur lui. On dirait qu’il te manque.

                                                                                                            Patrick Adam


                                                                                                            • Bulgroz (---.---.18.47) 4 octobre 2006 23:07

                                                                                                              Patrick,

                                                                                                              Un coupé collé pour le Guignol « qui est partout », c’est trop facile, et je n’ai pas ta patience.


                                                                                                            • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 23:16

                                                                                                              @ Antoine Diederick

                                                                                                              Vous dites : « Je devine l’auteur partagé ds ses attachements, le passé glorieux, la guerre de décolonisation terrible, le présent qui parle encore aux lueurs de l’actualité. »

                                                                                                              Il n’en est rien. Je n’ai eu aucun attachement avec le Maghreb avant l’année 1978. J’ai vécu alors en Algérie avec le poids du passé colonial tel qu’il était alors enseigné en France par les marxistes. C’est dire que je n’avais aucune nostalgie plutôt de la honte.

                                                                                                              Je lisais chaque jour El Moujahid, chaque semaine Afrique-Asie (revue tiers-mondiste très illustre à l’époque et distribuée dans toute l’Afrique). Je me suis aussi acheté quelques livres sur l’histoire du pays édités par le gouvernement algérien. C’est aussi en Algérie que j’ai étudié pour la premirèe fois le Coran et que j’ai pris eu cours de langue arabe, que j’ai totalement oubliés (je suis un mauvais élève). Quand je suis rentré en France, je me suis engagé dans une forme de militantisme personnel (je ne fais jamais rien en groupe) et j’ai créé en 82 la seconde radio libre pour immigrés de France. Puis la vie m’a amené sur d’autres rives, mais j’ai toujours gardé une passion pour l’Algérie et j’ai continué à me docuementer sur le pays, sa politique et sa culture.

                                                                                                              Plus tard, je me suis intéressé à l’histoire du Sahara. Non pour des raisons personnelles. Là non plus, je n’ai aucune attache. Juste la passion. Tout ce que j’exprime aujourd’hui vient de ce que j’ai trouvé au long de mes recherches. Il n’y a rien de personnel là dedans, rien de sentimental. Je pense avoir montré dans tout ce que j’écris que j’ai plutôt un penchant pour la logique et la vérité telle que j’ai pu la relever sur place et pas des les brasseries parisiennes. Que personne ne se sente visé, mais j’ai rencotnré suffisamment de spécialistes à Paris qui écrivait des livres sur les pays où ils n’avaient jamais mis les pieds, à l’exemple de J. M. G. Le Clezio qui a écrit « Désert » sans avoir été au Sahara... J’ai d’ailleurs rédigé un bêtisier de cet ouvrage qui contient plus de 200 « perles » de non-culture et encore je ne me suis intéressé qu’aux quelques chapîtres consacrés à l’histoire de Ma el Aïnin et de son épopée vers le Nord pour devenir sultan à la place du sultan.

                                                                                                              Rien de perso dans tout ça. Juste un chemin et quelques traces.

                                                                                                              Bien à vous. Patrick Adam


                                                                                                            • Prêtresse Prêtresse 4 octobre 2006 23:25

                                                                                                              Et cela crée à la longue de nouvelles choses.

                                                                                                              — -


                                                                                                            • calicéo (---.---.18.45) 4 octobre 2006 22:57

                                                                                                              Au cas où DEMON de l’OUEST ne m’aurait pas lu : Cher Patrick, comme d’habitude je lis vos articles avec grand plaisir tant ils sont bien rédigés et intéressants. Je crois que vous avez raison, comme je vous l’ai déjà dit vous ne tombez jamais dans le manichéisme et c’est cela qui fait la richesse de vos pensées. Comme d’autres participants à ce fil, je vous demande de ne pas tenir compte des commentaires intempestifs de quelques « agités du bocal ». En effet, quoique vous disiez ils seront toujours là non pour argumenter mais pour perturber le débat. Vous feriez un article sur les saveurs et les thés du monde entier, en mettant un bémol sur le thé à la menthe, qu’ils vous traiteraient encore d’islamophobe ou de raciste. Je rigole de leur ridicule. Quant à Demian, il a été questionné sur une autre fil, sur son C.V, son blog, sa gallerie d’art (tu parles !) et il n’a toujours pas répondu.... cela laisse à penser que le pauvre homme n’a rien à dire pour sa défense, si ce n’est : « vous êtes raciste, vous êtes islamophobe.... » toujours le même disque rayé... Je pense qu’il est de votre devoir d’homme intelligent, même sous les insultes, de ne plus répondre. Et puis,il est tellement déjanté et imbu qu’il trouverait encore le moyen de se construire un piedestal avec les pierres que nous pourrions lui jeter. Vous qui vivez au Maroc, prenez pour vous ce proverbe : « les chiens aboient, la caravane passe ». Soyons cette caravane.... Bien à vous, chaleureusement, calicéo


                                                                                                              • Bulgroz (---.---.18.47) 4 octobre 2006 23:19

                                                                                                                Patrick,

                                                                                                                La meilleure hors sujet de la journée a quand même été celle là :

                                                                                                                Oublier Alger... par Nic Telsa (IP:xxx.x41.91.144) le 4 octobre 2006 à 13H57 Je suis impressioné par la technicité de ce site, quel est le logiciel génial qui reconnait automatiquement les posts stupides et/ou inbitables et qui les illustre automatiquement d’une tête d’ahuri, sorte de BHL version rha loukoum bleu azur. Merci, cela nous permet d’un coup d’oeil d’éviter la lecture du facheu ! Chapeau !.


                                                                                                                • Pelmato (---.---.60.48) 4 octobre 2006 23:28

                                                                                                                  Bonjoour Patrick Adams,

                                                                                                                  Je n’ai pas pris le temps de lire tout votre article... mais je le ferai plus tard. Je connais un peu l’histoire que vous racontez et votre article m’a plus cette foie... Ainsi que la manière dont vous avez écris.

                                                                                                                  Bien sur je ne suis pas dacord sur la notion d’oublie...

                                                                                                                  Je voudrai que vous vous mettiez a ma place de trentenaire et que vous compreniez ... Votre vie a vous a semblé differente de la mienne : très tôt il me semble vous êtes partie au maghreb... (vous avez la chance d’avoir eu des parents voyageurs pas comme les miens)... Très tôt le passé de ces lieux vous a interessé et c’était facil pour vous puisque vous étiez la bas. Vous avez ensuite baigné dans cette histoire a force de recherche et je comprends a présent que vous en ayez assez de cette histoire qui vous semble tronqué dans nos médias ou ailleurs...

                                                                                                                  Mais pas moi... J’en ai pas assez.

                                                                                                                  Pour ma part la guerre d’Algérie viens à peine de commencer. Elle a démaré il y a 3 ans maintenant. Avant je ne savais rien. Mes parents ne savaient rien... l’Algérie n’existait pas pas et la guerre encore moins... La colonisation ? pff......personne ne savait ce que c’était par chez nous ! L’école aurait pus réparer cela. Mais ce n’était pas au programe... L’histoire entre le maghreb et la France n’existait pas non plus dans mes manuelles scolaire. J’aurai pus m’en passer dailleurs... j’irai ni moins bien ni plus mal.

                                                                                                                  Et puis par la force de mon mariage avec un Algérien j’ai commencé a m’y interesser comme ça...sans plus. Mais petit a petit je me disais que quelque chose n’allait pas et je me suis plongée de plus en plus interloqué par cette histoire evidemment... et du haut de mes 28 ans horrifié je me suis dit « mais comment l’école de la république et des droits de l’homme ne m’a pas parlé de cette histoire déguelasse ? »... mais comment ça se fait......

                                                                                                                  Je vous rejoint sur le fait que le passé et le passé... on ne le changera pas. Mais ce que je ne pardonne pas a mon pays : c’est de ne pas m’en avoir parlé avant ! (je m’excuse d’avoir été si ignarde dailleurs, je m’en étonne moi même et j’en ai presque honte...)

                                                                                                                  Maintenant j’ai la rage... tout autant que les jeunes de banlieux qui vont découvrir cette histoire au travers du film Indigènes. Je suis déjà passé par beaucoup de stade concernant ce foutus passé, les pleurs, l’indignation, l’incompréhesion, mais la compréhension aussi...parfois au contact des autre... Je veux tout savoir de Lyautey à Henri Alleg......... TOUT TOUT ce que ne m’a pas enseigné a l’école. Mais surtout pas de point de vue tout fait sur la question... Toute les excuses bidons qui consistent a dire que d’autre ont fait pire que nous ou que l’Algérie était une terre brulé et que nous avons tout construit au nom de notre honorable charité de m’interesse pas... Tant que les historien n’auront pas écris cette histoire (des 2 cotés de la méditerannée) je prends chaque...film, chaque livre, chaque texte comme un morceau de réponse a toute mes interrogations qui sont immense...

                                                                                                                  Voila ce que je voulais dire... Pour ma génération la guerre d’Algérie viens de commencer... et si la France et l’Algérie avait fait leur travail de mémoire on aurait pris moins de risque a cristaliser les haines et a faire des amalgames... Oui on risque d’interdire la critique de ceux qui critique le film indigène... a juste titre malheureusement...Les jeunes français d’origine maghrébines commencent a apprendre leur histoire (absolument pas transmise par leur parent) hors du contexte scolaire qui aurait pus apporter le recul nécessaire (comme cela a été fait pour la guerre de 40)...ben je crois que c’est très dangeureux... Ils sont un peu comme moi au fond.

                                                                                                                  Si les « réparations » et l’histoire avait été faite en temps et en heure on en serait pas la. Et un film n’aurait pas été le pretextexte pour réduire les injustices. A mon avis on a pris de très gros risque en posant un couvercle sur l’histoire franco-africuaine après la guerre d’Algérie.

                                                                                                                  Je me demande a présent si ça peu continuer ainsi longtemps. A qui la faute... ??? a tout le monde ... mais aussi a la génération précédente qui n’a pas joué le jeux de la reconnaissance.

                                                                                                                  Aujourd’hui je ne demande pas a sangloter... ni a me flageler ou a avoir honte... mais a comprendre...Je veux faire partie d’un pays qui sait regarder son passé avec recul, et humilité... simplement pour l’aimer encore plus et être fière de ce que je suis.

                                                                                                                  Pelmato


                                                                                                                  • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 00:18

                                                                                                                    @ pelmato

                                                                                                                    votre commentaire m’a beaucoup intéressé. Je tâcherai de vous répondre demain matin. bien à vous. Patrick Adam


                                                                                                                  • Christophe (---.---.123.29) 4 octobre 2006 23:48

                                                                                                                    FELICITATIONS PATRICK,

                                                                                                                    encore une superbe article : riche et agréable à lire, comme tu sais si bien les faire. Si nos profs d’histoire avaient su nous la raconter comme tu le fait, cette matière aurait certainement eu plus de succès. Merci pour tes contributions qui compensent largement la médiocrité d’une poignée de perturbateurs dont on se demande bien pourquoi les administrateurs ne les ont pas encore exclus dans l’intérêt de tous.

                                                                                                                    Bonne continuation à toi.


                                                                                                                    • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 23:53

                                                                                                                      @ fresddy

                                                                                                                      L’histoire est par essence suggestive. Je fais une histoire, un autre peut en faire une autre. L’important est l’exigence morale de chacun de nous, la matière première récoltée, et l’esprit de synthèse personnel. Et là on peut toujours juger, analyser. Un auteur finit toujours par trahir quelque chose de sa personnalité. L’histoire a été faite pendant cinquante ans par des professeurs marxistes ou marxisants ou formés à la pensée marxiste. Beaucoup de peuples mettront longtemps s’en remettre.

                                                                                                                      @ liberté chérie

                                                                                                                      Je pense que l’oubli aujourd’hui peut-être un vecteur de cohésion pas un oubli vers un néant, mais un oubli vers un vide où l’on accepte l’autre, les autres. tant que l’histoire se fera sur des bases communautaristes ou tribales nous ne pourrons que nous enfoncer davantage dans l’incompréhension. La notion d’oublier Alger comme celle d’oublier Palerme d’edmonde charles-Roux est de conseiller à des gens à la mémoire blessée ou malmenée d’avoir le courage de tourner la page, de demander à leurs parents d’apprendre à cuisiner d’autres plats que l’éternel tagine de la semaine et le couscous du vendredi.. Parce que ça ne sert à rien de s’installer dasn un pays étranger pour y reproduire son mode de vie. C’est un appauvrissement. Oublier Alger, c’est demander à ces jeunes de se sentir Français et que notre société les conforte et leur donne les moyens de ce sentiment. Oublier Alger, c’est chanter avec le groupe de femmes kabyles Djurdjura leur très belle chanson « Héritiers de l’avenir ».

                                                                                                                      @ blackfeetfeet0

                                                                                                                      L’histoire n’existe pas en tant que réalité mais en tant que regard. Le socle commun auquel je pense ne se réfère pas à l’idée de nation mais à celui de culture. La France est une culture. Toute personne qui a un projet pour l’intégrer doit assimiler cette culture et donc choisir entre celle d’où il vient et celle qu’il veut adopter. C’est le non-choix qui créé les plus fortes déchirures.

                                                                                                                      @ cloclo

                                                                                                                      Il faut effectivement « avancer vers un socle commun ». en prenons-nous le chemin avec le film dont nous avons parlé ? On peut en douter. Une propagande peut toujours être remplacée par une autre. Et le politiquement correct ne se pratique du’à sens unique. Notre mémoire bribesfinira boursouflée.

                                                                                                                      @ Virgile

                                                                                                                      Effectivement le constat est alarmant. Votre analyse semble êtres déjà palpable dans la rue (enfin, ça dépend où on habite n’est-ce pas) : « la glose des »colonisés« tend à l’insulte des colons réduits au role d’esclavagistes, largement légitimée par l’autocritique expiatrice inconséquente des agités ». On aimerait pourvoir feuilleter ensemble un livre d’images, mais on sait que pour le moment (et peut-être pour longtemps encore) ce n’est pas possible.

                                                                                                                      Merci à tous et à ceux que j’oublie pour la qualité de vos commentaires. Bien à vous. Patrick Adam


                                                                                                                      • Patrick Adam Patrick Adam 4 octobre 2006 23:59

                                                                                                                        @ Caliceo

                                                                                                                        Merci pour votre commentaire. J’ai trouvé excellente votre phrase « vous feriez un article sur les saveurs et les thés du monde entier, en mettant un bémol sur le thé à la menthe, qu’ils vous traiteraient encore d’islamophobe ou de raciste. »

                                                                                                                        J’ai beaucoup ri et trouvé cette image vraiment épatante.

                                                                                                                        Bien à vous Patrick Adam


                                                                                                                      • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 00:02

                                                                                                                        @ prêtresse

                                                                                                                        coucou prêtresse - le message était sympa

                                                                                                                        Patrick Adam


                                                                                                                      • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 00:14

                                                                                                                        @ christophe

                                                                                                                        Merci de cette intervention chaleureuse. Ma passion, quand j’étais gamin, c’était l’archéologie. J’ai eu la chanse d’avoir un prof avec qui je partais chaque semaine dans la campagne faire des fouilles. Nous allions fouiller des tumuli, des dolmens ou des champs d’urnes préhistoriques. J’ai aussi fouilé avec lui quelques villas romaines. Ce prof était un grand préhistorien. Un jour, il m’a amené dans une grotte de l’Ariège où un camp de fouille avait été installé par Henry de Lumley, directeur de préhistoire au CNRS. Nous avons visité ses fouilles. Il nous a dit être là jusqu’à la fin de ses jours... Mon ami lui a dit qu’il avait fait quelques sondages dans une grotte des Corbières qui s’étaient avérés intéressants, mais que le gisement semblait très profond et qu’il n’avait pas les moyens de s’en charger. Il lui demandait si le CNRS ne pourrait pas envoyer une équipe. Quelques années plus tard, on apprenait la découverte de l’Homme de Tautavel dans la groyte de l’Arago... Henry de Lumley ne reconnut jamais ce qu’il devait à mon ami qui était un autodidacte comme je le suis. De Lumley un universitaire reconnu...

                                                                                                                        Patrick Adam


                                                                                                                      • (---.---.91.94) 5 octobre 2006 09:02

                                                                                                                        Tiens ? Un commentaire intéressant de Patrick.

                                                                                                                        Patrick, j’ai compris ce qui me plaisait en toi, malgrès mes attaques répétées, tu n’as pas fait assez d’études et tu en as un complexe, moi j’en ai fait de trop et j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps. smiley


                                                                                                                      • (---.---.180.214) 5 octobre 2006 03:26

                                                                                                                        De l’auteur :

                                                                                                                        « Oublier Alger, c’est demander à ces jeunes de se sentir Français et que notre société les conforte et leur donne les moyens de ce sentiment. »

                                                                                                                        Voeu pieux monsieur l’auteur, à aucun moment votre société nous a fait sentir que nous étions français et encore moins conforté, quant aux moyens.....hormis la répression, le parcage et les bâtons dans les roues, les rêves d’émancipation se sont cassés les dents sur l’autel de l’intolérance et du déni. Cela à tous les stades de la vie.

                                                                                                                        Il convient aussi, et c’est ce qui nous distancie, de comparer la France d’avant les années 85 et d’après et de constater que le glissement idéologique de nos politiques, uniquement sur le plan du traitement de cette jeunesse a été fatal et volontairement entretenu.

                                                                                                                        J’explique tout simplement qu’il y a eu volonté politique délibéré de maintenir ces jeunes dans une sorte de sous-prolétariat assisté, peu de ma génération s’en sont sorti ! Ne parlons pas des générations suivantes... Est-ce spécifique à ma région ? je ne pense pas puisque les mêmes schémas ont été reproduit ailleurs. Avions-nous droit à la parole alors que l’on voyait l’impasse se profiler ? Non, ils savaient pour nous, cela venait d’en haut.

                                                                                                                        L’explication est émminement politique et uniquement politique, une caste a commencer à grignoter le pouvoir insidieusement dans les années mitterand avec dans ses bagages le modèle américain dans toutes ses composantes, qu’ils ont reproduit à l’identique avec son cortège de ségrégations insidieuses. Ces politiques bien au fait des tares du système US n’ont pas cherché à le corriger voire les supprimer, bien au contraire, ils l’ont entretenu et nivelé par l’acculturation mimétique par rapport aux latinos et blacks américains. La société de consommation s’ouvrait mais pas pour tous et elle avait le mérite de proposer à la population blanche d’accéder au consumérisme à outrance et de leur faire oublier les affres des sans grades confrontés a une ghettoisation et précarité croissante. Cacher la misère que l’on ne saurait voir était le credo.

                                                                                                                        J’accuse cette caste qui porte une couleur religieuse et une idéologie très précise d’avoir palestiniser délibérément l’ensemble des populations maghrébines du territoire national en vue de préparer le terrain à ce à quoi nous assistons aujourd’hui.

                                                                                                                        Il n’y a pas eu échec de l’intégration, cette volonté n’a jamais existée depuis l’avènement de la gauche. Les changements de pouvoirs successifs n’ont été que saupoudrage et artifice, la puissance administrative a maintenu le cap. Comment aspirer à une intégration effective lorsque l’on se retrouve du mauvais côté de la barrière ? Côté que vous ne connaissez pas puisque vos références sont votre vécu de l’autre côté ! Il y a forçément antagonisme et incompréhension mutuelle alors que nous avons aspiré et rêvé de vivre comme vous. On y croyait à cette devise républicaine liberté, égalité et fraternité, nous n’avons eu que désillusion et discrimination. Alger est dans nos pensée....

                                                                                                                        La jeunesse des banlieues parle de racisme identitaire pour expliquer ce phénomène, ce n’est finalement que de l’ ostracisme volontaire de la part de cette caste (le camp de la guerre) qui dresse aujourd’hui les classes sociales entre elles. L’insécurité a bon dos.. La France a été menée vers ce quoi elle n’avait jamais été destinée. L’avenir très incertain et dangereux...

                                                                                                                        Kesed, éric et consorts caméléons défoulez-vous !


                                                                                                                        • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 5 octobre 2006 03:33

                                                                                                                          J’ai oublié de signer le commentaire ci-dessus. Censure/pas censure....à voir !


                                                                                                                        • ZEN ZEN 5 octobre 2006 08:48

                                                                                                                          @visiteur indigène

                                                                                                                          Ma réponse s’est malencontreusement placée trop haut :

                                                                                                                          par zen (IP:xxx.x79.152.197) le 5 octobre 2006 à 08H41


                                                                                                                        • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 08:41

                                                                                                                          @ IP:xxx.x29.180.214

                                                                                                                          « Oublier Alger, c’est demander à ces jeunes de se sentir Français et que notre société les conforte et leur donne les moyens de ce sentiment. »

                                                                                                                          Pourquoi toujours faire porter le poids de l’échec sur l’autre ?... Est-ce si profondément enraciné culturellement. La non intégration a de multiples causes, notamment l’éducation familiale qui n’a jamais voulu couper les attaches.

                                                                                                                          Les immigrés de la première génération vivant avec l’idée du retour mythique au bled. Les ouvriers trimant comme des fous en France pour envoyer le maximum d’argent au pays, et faire vivre une famille et parfois même tout un clan. L’argent de ces familles en France n’a pas servi à l’éducation des enfants. Les parents n’ont pas acheté de livres, pas de moyens d’expression nouveaux. Ils ne les ont pas inscrits à des culbs sportifs ou des activités culturelles. Et quand ils ont fait venir les mères pour le regroupement familial, celles-ci se sont souvent donné comme « mission » de faire l’assaut des services sociaux pour obtenir le maximum d’avantages. Alors quel exemple ont eu les jeunes issus de cette première immigration ? Des pères qui triment pour envoyer l’argent au bled et des mères qui vont se plaindre dans les administrations... Belle façon de s’intégrer...

                                                                                                                          Vous voulez qu’on parle de l’argent du CAS qui était distribué généreusement dans les années 80 à des tas de petites associations pour favoriser l’intégration... Vous voulez des exemples ? Mais au bled, c’est pareil. La dernière « mode » est aussi là-bas de monter des tas de petites associations pour gratter ce qu’il y a à gratter...

                                                                                                                          Vous parlez de vécu ? soit. Avez-vous passé au moins une fois la frontière entre l’Espagne et le Maroc, fin juillet, et vu les camionnettes chargées de marchandises de toute sorte qui sont rapportées au bled comme du butin ? Evaluez les transferts financiers (au black - donc hors statistiques) qui s’écoulent alors en quelques jours. Sans parler des maisons que ces familles se sont obstinées à construire et qui ne servent à rien, sinon à montrer au voisin qu’on a réussi. Les transferts de fonds des MRE ne permettent pas au pays de décoller, car ce n’est pas en construisant des tas de maisons vides que le pays va s’en sortir, d’autant que cet argent fait défaut ici pour l’éducation des enfants. Et je vais encore enfoncer le clou et me faire traiter une fois de plus de raciste (mais je m’en fous - j’ai l’habitude) il faudrait aussi fouiller un peu dans les camionnentes qui passent la frontière fin juillet et voir la provenance de bon nombre d’objets qui sont « exportés » vers le bled. Est-ce la bonne méthode pour donner à ses enfants le sens des valeurs ?

                                                                                                                          Il n’y a pas de problème « idéologique » et encore moins de « volonté politique délibéré de maintenir ces jeunes dans une sorte de sous-prolétariat assisté ». Quel intérêt aurions-nous à pratiquer une telle politique ? C’est vous qui raisonnez en idéologue. Vous ne vous voyez qu’en victimes. Pourquoi peu de gens de votre génération s’en sont sortis ? Mais c’est la même chose au bled, mon bon monsieur. Pourquoi aucun pays maghrébin ne s’en sort (en dehors de la Tunisie tenue d’une main de fer par Ben Ali) ? Pourquoi l’Algérie richissime est incapable de donner du travail à ses enfants ? Pourquoi de moins en moins d’entreprises européennes ont envie de travailler avec les Marocains ? Posez-vous un peu ces questions et vous aurez quelques pistes à transposer chez nous.

                                                                                                                          Vous dites : « Non, ils savaient pour nous, cela venait d’en haut. » Mais tant que vous raisonnerez ainsi, vous êtes foutu, mon bon monsieur. Complètement foutu ! Vous ne fonctionnez qu’à travers le mythe du complot, de la machination. Et vous transplantez cette victimisation partout, tant dans en politique intérieure que dans votre vision du monde. Vous ne vous rendez pas compte que c’est une « maladie mentale ». La victimisation est un crime contre la décence envers soi-même. Vous dites avoir « aspiré et rêvé de vivre comme vous ». Ah oui ? Où et quand ? En faisant venir des familles entières du bled sans avoir aucun moyen d’existence légal que celui d’allocations, en ayant multiplié les mariages entre cousins qui se négocient au bled entre 500 et 1000 €. C’est ça la volonté de vivre comme nous ? Est-ce que vous avez jamais essayé DE L’INTERIEUR de mettre un peu d’ordre dans ces pratiques ? Non ! Vous avez attendu que l’administration française s’en occupe pour pouvoir crier encore un peu plus fort au racisme !...

                                                                                                                          Vous parlez de « caste qui porte une couleur religieuse et une idéologie ». Essayez de nous la définir un peu mieux. Votre propos est allusif. Où est la « couleur religieuse » aujourd’hui ? Vous avez besoin que vous la montre ?...

                                                                                                                          Bien à vous. Patrick Adam


                                                                                                                          • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 09:05

                                                                                                                            @ zen

                                                                                                                            Tu es toujours dans l’affirmation gratuite et non étayée. Basta !

                                                                                                                            Est-ce ta façon de fonctionner ? Tu vis toujours dans l’allusif sans jamais citer un exemple de ce que tu avances. Bizarre comme comportement. Je trouve que c’est particulièrement malsain. Tu crois que je vais passer mon temps à te répondre alors que tu n’as jamais eu la politesse au moins d’accuser réception au travail que je fournissais ? Vraiment parler avec toi ne m’intéresse pas. Tu peux continuer ton petit jeu tant que ça te chante. J’en ai assez de m’abaisser à essayer de te parler, d’autant que pour ce qui est de la « hauteur de vue » je te trouve de plus en plus bas de la casquette. haque fois que jete parle j’ai plutôt l’impression de devoir regarder vers le bas. Alors continue de collectionner tes « approximations ». Si tu fais pareil dans l’intimité tu dois être invivable.

                                                                                                                            Bien à toi et bonne journée. Patrick Adam


                                                                                                                            • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 09:09

                                                                                                                              @ IP:xxx.x53.91.94

                                                                                                                              Je te répondrai quand je saurais à qui je m’adresse. parler à un mur ou à un drap ne m’intéresse pas.

                                                                                                                              Patrick Adam


                                                                                                                            • ZEN ZEN 5 octobre 2006 09:29

                                                                                                                              @PAdam

                                                                                                                              Je ne comprends pas..Est-ce à ce post que tu réponds ? : zen (IP:xxx.x79.152.197) le 5 octobre 2006 à 08H2

                                                                                                                              Il semble qu’il y ait malentendu ou confusion de personne..

                                                                                                                              Je te félicitais et voilà comme tu me réponds. Ingrat, va !


                                                                                                                            • Rocla (---.---.16.34) 5 octobre 2006 09:45

                                                                                                                              Et si ,comme ça peut arriver très simplement , Patrick Adam avait eu des profs mauvais pédagogues ,qui n’ apportaient pas de bonnes réponses à ses questions ? Autodidacte n’ est en aucun cas un mot péjoratif . Et à la vérité de dire beaucoup de diplomés ne valent guère .Le talent est souvent inné , ainsi que l’ aptitude à comprendre la vie . De là à se prendre au sérieux...

                                                                                                                              Pour valoir ce que de droit , et de gauche .

                                                                                                                              Rocla


                                                                                                                              • Antoine Diederick (---.---.236.239) 5 octobre 2006 11:29

                                                                                                                                @Rocla

                                                                                                                                Autodidacte....

                                                                                                                                Pour une fois votre commentaire de s’égare pas ds le « vocabulé » smiley

                                                                                                                                D’accord avec vous.


                                                                                                                              • Patrick Adam Patrick Adam 5 octobre 2006 09:45

                                                                                                                                @ zen

                                                                                                                                Je crois que tu ne comprendras jamais comment je fonctionne. Je haïs tout ce qui est allusif et les gens qui avancent masqués (sauf quand c’est un concombre).

                                                                                                                                Mon propos t’était parfaitement destiné et il était réfléchi. Je n’aime pas ta façon de procéder qui ressemble étrangement à celle de Reboul. Il vaut mieux que nous passions notre chemin, l’un par rapport à l’autre. Je n’ai aucune anémosité particulière à ton égard, simplement une lassitude d’être devant une anguille. Et comme je n’ai aucune envie de t’attraper pour te jeter vivant dans l’eau bouillante, je préfère me taper une bonne tranche de saucisson à l’ail ou un morceau de boutifarre (délicieux boudin catalan - un must).

                                                                                                                                Patrick Adam


                                                                                                                                • ZEN ZEN 5 octobre 2006 10:13

                                                                                                                                  @PAdam

                                                                                                                                  Je me suis sans doute mal exprimé ou tu as mal compris.Tu m’avais assuré une fois que tu ne ferais plus de procès d’intention.

                                                                                                                                  Je disais que j’avais fais la guerre d’Algérie et que je peux avoir une autre vision que la tienne, d’ailleurs tu reconnais toi-meme honnêtement que ton interprétation est ouverte à d’autres .Tu l’auras compris, je ne suis pas un habitué des « grands messes » des anciens d’AFN autour d’un méchoui...

                                                                                                                                  Ricoeur n’est-il pas un bon guide pour l’apaisement des mémoires déchirées ?

                                                                                                                                  Quand à Bruckner,il pointe de vrais problèmes, mais il en fait trop et on peut se poser des questions sur ses positions, lui qui applaudit à la guerre bushienne en Irak et qui approuve sans nuance le pamphlet de Redeker.

                                                                                                                                  C’est tout ce que je voulais dire. Est-ce plus clair ?

                                                                                                                                  Salut


                                                                                                                                • Marsupilami (---.---.59.118) 5 octobre 2006 10:27

                                                                                                                                  @ Zen

                                                                                                                                  « Quand à Bruckner,il pointe de vrais problèmes, mais il en fait trop et on peut se poser des questions sur ses positions, lui qui applaudit à la guerre bushienne en Irak et qui approuve sans nuance le pamphlet de Redeker ».

                                                                                                                                  Et alors ? Pourquoi lui faire un procès d’intention ? On peut avoir raison dans certains domaines et tort dans d’autres. Nobody’s perfect. J’ai écouté Bruckner ce matin, il était remarquable et il a dit qu’il trouvait excessif le ton -mais non le fond - de l’article de Redeker. En tout cas je vais lire son bouquin, La tyrannie de la pénitence : essai sur le masochisme occidental, qui va tout à fait dans le sens de cet article.


                                                                                                                                • ZEN zen 5 octobre 2006 11:34

                                                                                                                                  Je n’ai pas dit que j’étais en désaccord avec Bruckner sur ce point,je ne l’ai pas entendu, mais il reste trés jésuitique, sans doute par embarras ,je l’espère(il a dit qu’il trouvait excessif le ton -mais non le fond - de l’article de Redeker)..car le problème est sur le fond...


                                                                                                                                • ZEN zen 5 octobre 2006 11:35

                                                                                                                                  @Marsu

                                                                                                                                  C’était pour toi.


                                                                                                                                • Bulgroz (---.---.247.234) 5 octobre 2006 11:37

                                                                                                                                  Il a dit « Bruckner » (à peu prés) :

                                                                                                                                  « L’Islamiste dit que l’Islam est paix et tolérance et que celui qui dit le contraire, ben, on lui casse la gueule ».


                                                                                                                                • ibraluz 9 octobre 2006 17:28

                                                                                                                                  à Zorglub

                                                                                                                                  « L’Islamiste dit que l’Islam est paix et tolérance et que celui qui dit le contraire, ben, on lui casse la gueule ». Tu as pompé ça sur BHL ? Il y a une quinzaine d’années, au cours d’un débat télévisé en Espagne avec Garaudy, notre Bazar de l’Hotel de Lyon s’était écrié, tant écrasé par la verve de son « faire-valoir » : « Je vais te casser la gueule ! » ça avait bien fait rire...


                                                                                                                                • ibraluz 9 octobre 2006 18:07

                                                                                                                                  à Ka

                                                                                                                                  Salam et ramadan moubarrak. Je vous ai posté - il y a quelques jours - un message sur le fil des « moines contre mollahs ». L’avez-vous lu ? A bientôt, incha Allahou, et bonne continuation.

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