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Perspective d’une crise alimentaire : la campagne anti bio doit cesser

Avec la guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine et les perspectives de crise alimentaire, les anti-bio, partisans d’une agriculture conventionnelle grosse consommatrice d’intrants chimiques, n’hésitent pas à entretenir des campagnes contre l’agriculture biologique. Mais on peut s’interroger si cela n’est pas fait pour masquer autre chose ?

Dans la perspective d’une famine généralisée, l’agriculture bio y aurait-elle une part de responsabilité ?

Depuis quelques semaines avec la guerre déclenchée par la Russie de Vladimir Poutine contre l’Ukraine, avec les risques bien réels d’une crise alimentaire généralisée, nous assistons à des campagnes perfides contre l'agriculture biologique, orchestrées par les tenants d’une agriculture productiviste.

Le patron du géant de l'agrochimie Syngenta, Erik Fywald, a même indiqué dans un quotidien suisse demander l'abandon pur et simple du bio ( https://www.letemps.ch/economie/patron-syngenta-defend-labandon-lagriculture-biologique ) incroyable !.... Selon lui, les faibles rendements des terres converties au bio seraient la cause indirecte des vagues de famines qui s'annoncent. Ce monsieur semble oublier que l'Ukraine qui fut le grenier à blé de l’Union Soviétique et aujourd’hui celui des pays Européens fait l’objet d’une guerre terrible déclenchée par la Russie de Wladimir Poutine, après son invasion de l’Ukraine. Ce qui impacte très fortement sa production et la distribution de ses céréales, notamment ses exportations vers les autres pays Européens, dont la France, mais aussi vers les pays d’Afrique du Nord où, par exemple, l’Egypte dépend à 80 % du blé Ukrainien.

Cette campagne perfide contre le bio et le label AB à laquelle nous assistons, tant au travers des invités de certaines émissions de télévision que de radio, masque au fond un autre phénomène : l'utilisation croissante des céréales partout sur la planète pour autre chose que l'alimentation humaine. Ainsi, près de 10% des graines cultivées dans le monde servent à fabriquer des agrocarburants que l’on nomme abusivement « biocarburants ». Et quasiment 20% des huiles végétales, essentiellement de tournesol ou d'huile de palme, entrent dans la composition des agrodiesels également nommés abusivement « biodiesels ». De la même façon, blé, orge, tourteaux de soja ou de tournesol sont massivement utilisés pour nourrir le bétail.

Des pressions scandaleuses et inadmissibles de la part des anti bio

Des pressions des anti bio s’exercent actuellement contre la Commission européenne qui, dans le cadre de « la stratégie Farm to Fork », à échéance 2030 a décidé réduire de moitié l'usage de pesticides et de 20% celui d'engrais, à baisser de 50% les ventes d'antimicrobiens pour les animaux d'élevage et s'est donné pour objectif d'atteindre les 25% de terres cultivées en agriculture bio, contre 8% aujourd'hui. https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/from-farm-to-fork/ https://www.pleinchamp.com/actualite/le-parlement-europeen-valide-la-strategie-farm-to-fork Les pressions qu’exercent les anti bio contre « la stratégie Farm to Fork » de la commission Européenne sont scandaleuses et inadmissibles. Les gouvernements doivent réagir.

En attaquant l’agriculture bio, Par leurs arguments, les anti bio masque une réalité qui participe à la perspective d’une famine généralisée, autrement plus que les 8 % des terres de l’agriculture bio qui ne servent qu’à l’alimentation et dont les produits agricoles sans pesticide qui en sont issus ne peuvent qu’avoir un impact favorable sur la santé.

S’en prendre à l’agriculture bio masque en réalité la production de céréales en grande quantité destinée aux « agrocarburants »

S’en prendre à l’agriculture bio est un non sens, inadmissible et stupide. Pour preuve, que l’agriculture bio ne peut en aucun cas participer de près ou de loin à la dilapidation de terres agricoles au profit d’une quelconque perspective de famine, c’est qu’elle contribue elle même à nourrir des populations avec des productions saines. Au contraire, c’est bien la progression de la demande des agrocarburants qui entraîne une mutation radicale des marchés agricoles, qui est susceptible d'induire une hausse des prix mondiaux de nombreux produits agricoles et de contribuer ainsi à une éventuelle perspective de famine généralisée.

C’est d’ailleurs un nouveau rapport publié par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) et l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui a averti. Selon les « Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO », des épisodes de sécheresse sévissant dans les régions productrices de blé ou le faible niveau des stocks expliqueraient dans une large mesure les récentes augmentations des prix agricoles, mais aussi une réduction très sensible des productions.

Les agrocarburants et agrocombustibles couvrent l'ensemble des carburants et combustibles liquides, solides ou gazeux produits à partir de la biomasse destinés à une valorisation énergétique dans les transports et le chauffage.

Les agrocarburants ne servent qu’à réduire légèrement la consommation d’essence et de gasoil en utilisant de grosses quantités de céréales destinées à l’alimentation

Les agrocarburants sont majoritairement utilisés sous forme d’additifs ou de complément aux carburants fossiles. Les agrocarburants conventionnels sont élaborés à partir de l’alimentaire : cane à sucre, betterave, maïs, blé, orge, pomme de terres L’incorporation d’agrocarburants conventionnels est aujourd’hui plafonnée à 7% de l’énergie contenue dans les carburants.

Il existe deux grandes filières de production des agrocarburants : la filière des agrocarburants « essence » et celle des agrocarburants « gazole ».

La filière agrocarburant « essence », pour les véhicules essence, comprend l’éthanol et son dérivé l’ETBE (éthyl tertio butyl éther) ainsi que les essences de synthèse.

En France en 2019, 7,9% de l’énergie contenue dans les essences était d’origine agricole.

La filière agroessence avec l’éthanol

En France, la betterave à sucre et les céréales, blé, maïs sont les principales ressources utilisées pour la production d’éthanol d’origine agricole. Il peut être également obtenu avec certains résidus vinicoles (marcs de raisin et lies de vin).

Les sucres (glucose ou saccharose) contenus dans les plantes sucrières, betterave à sucre, canne à sucre et les plantes amylacées, céréales comme le blé ou le maïs, sont transformés en alcool par un procédé de fermentation industrielle. L’alcool est ensuite distillé et déshydraté pour obtenir de l’agroéthanol. Les coproduits obtenus lors du processus de production, drêches et pulpes sont destinés à l’alimentation animale.

En France, les cultures utilisées pour la seule production de l’agroéthanol destiné à un usage carburant représentent environ 3% de la surface agricole française globale de céréales et de plantes sucrière.

Par exemple, la répartition des matières premières utilisées pour produire l’éthanol mis à la consommation sur le territoire national en 2019 est la suivante : Blé 35 %, Betterave 23 %, résidus viniques 9 %, orge 0,51 %, résidus de bière 0,13 %,

L’agroessence de synthèse

L’agroessence de synthèse peut être obtenue par hydrotraitement d’huiles et dans ce cas, elle peut être dénommée Huile Végétale Hydro Traitée Essence, ou HVHTE, ou par procédé Fischer-Tropsch à partir d’un gaz de synthèse. Ce sont des processus industriels « lourds » opérés dans des unités de production du type raffineries et agro-raffineries.

L’agroessence de synthèse est totalement miscible à l’essence et peut être incorporée à hauteur de quelques pourcents. En 2019, l’agroessence de synthèse incorporée dans les carburants a été produite à partir d'huile de palme (89%), de colza (7%) et d'effluents d'huileries de palme, 4%.

 La deuxième génération de l’éthanol, d’origine lignocellulosique

Pour l’éthanol, afin de diversifier les ressources en matières premières et de réduire la concurrence avec les productions à des fins alimentaires, actuellement on semble toutefois s’orienter au soutien à des projets sur la valorisation de la part non alimentaire de la plante. Par exemple, avec l’utilisation de la biomasse, la valorisation de déchets et de la lignocellulosique, soit le bois ou la paille.

La filière agrogazole dénommée abusivement biogazole

La filière des agrocarburants gazole, souvent regroupés sous l’appellation abusive de « biodiesel », comprend différents produits, fabriqués à partir d’huiles issues de plantes oléagineuses, de graisses animales ou d’huiles usagées. En 2019, 7,3% de l’énergie contenue dans le gazole provenait des agrocarburants.

Les Esters Méthyliques d'Huile Végétale (EMHV) ou agrodiesel dénommé abusivement biodesel

Les différentes étapes de la production d’agrodiesel produisent des « co-produits », soit des produits ne pouvant être transformés en biocarburant. Ces différents produits sont toutefois réutilisés dans d’autres industries : Le tourteau, provenant du broyage des graines (colza, soja, tournesol…), est un résidu solide valorisé dans le domaine de l’alimentation animale. La glycérine (ou glycérol), obtenu lors de l’étape de transestérification des corps gras en EMAG ou en EEAG. Elle peut être valorisée dans les domaines pharmaceutique (crèmes, dentifrice), cosmétique (produits de beauté) ou alimentaire.

En France, le colza est la matière première la plus utilisée pour la fabrication des EMHV.

La répartition des matières premières utilisées et de leurs origines pour produire les EMHV mis à la consommation dans sur le territoire national en 2019 est la suivante : Colza 64 % dont 56 % provient d’Europe, 4 % d’Amérique, 3 % d’Océanie et 0,04 du moyen orient. Le soja 29 % dont 24 % provient d’Amérique, 3 % d’Océanie et autres pays 2 %. la palme 9 % dont la totalité provient d’Asie. Le tournesol 4 % vient en totalité d’Europe.

L'Europe est la zone d'origine de la matière première pour 60% des volumes produits. Les deuxième et troisième zones pourvoyeuses de matière première sont l'Amérique (28% ; soja en provenance d'Argentine notamment, et colza canadien) et l'Asie (9% ; huile de palme).

Aujourd’hui, les EMAG sont utilisés en mélange dans le gazole B7 commercial de manière banalisée à hauteur maximale de 7% en volume.

Les EMAG peuvent également être incorporés à hauteur de 10% dans le gazole B10, de 30% en volume dans le gazole B30, et jusqu'à 100% dans le B100. Le B30 et le B100 ne sont pas commercialisés en station-service car ils ne sont pas compatibles avec les moteurs de nombreux véhicules Diesel déjà mis en circulation. Le B30 et le B100 sont réservés à une utilisation en « flotte captive », c’est-à-dire pour des flottes de véhicules qui disposent de leur propre logistique d’approvisionnement de distribution et de conditions de maintenance adaptées. Environ 51% des volumes d’huiles usagées utilisées pour produire des EMHU proviennent d’Europe (France, Espagne et Belgique notamment), et 32% d’Asie, dont 22% de Chine. Les graisses animales utilisées pour les EMHA proviennent d’Europe. Pour en savoir plus : https://www.ecologie.gouv.fr/biocarburants

De sérieuses réserves sur la filière des agrocarburants émises par la Confédération paysanne

Dans un document, dont en introduction, la confédération paysanne donne les éléments techniques relatifs aux filières industrielles de productions d'agrocarburants et permet de rétablir la vérité scientifique et économique sur une filière qui a su, jusqu'à présent, trop bien masquer toutes ses incohérences et toutes ses dérives. Sans donner les revendications finales de la Confédération paysanne, ce document est une étape indispensable pour permettre une bonne compréhension des enjeux par chacun-e, dans l'intérêt général. L’utilisation d’agrocarburants en substitution à l’essence (pour l’éthanol) et au gasoil (pour les Esters Méthyliques d’Acides Gras (EMAG), principalement des Esters Méthyliques d’Huiles Végétales

- EMHV) est censée réduire la consommation de carbone fossile et les émissions de gaz à effet de serre (GES) du secteur des transports routiers, ce qui justifierait l’effort que la Collectivité Nationale consacre au soutien de ces filières. Il ne s’agit pourtant pas là des objectifs initiaux, la réflexion sur le développement des agrocarburants étant venue, dans les années 1980, d’une volonté de créer un nouveaux débouché solvable pour certaines productions agricoles devenues structurellement excédentaires. Les motivations énergétiques et climatiques n'ont été invoquées qu'ultérieurement.

Selon la confédération paysanne, Il apparaît aujourd’hui que les agrocarburants produits en France le sont avec une efficacité énergétique faible : 1 mégajoule (MJ) d’éthanol produit / MJ fossile primaire mis en œuvre, 2,2 MJ d’EMHV produit / MJ fossile primaire mis en œuvre. ( sources : calcul EDEN selon les données ADEME Bio IS 2010)

Ces performances énergétiques très médiocres, certes meilleures que pour les carburants d’origine fossile ( 0,82 MJ d’essence/ MJ fossile primaire, et 0,80 MJ de gasoil / MJ fossile primaire mise en œuvre) mais extrêmement faibles pour des énergies dites « renouvelables » ( 10 à 20 pour l’éolien terrestre, 15 pour le bois déchiqueté, 3 à 5 pour le solaire photovoltaïque...) ont plusieurs conséquences :

- Une réduction des émissions de GES nécessairement faible par rapport aux carburants fossiles, d’autant plus que l’étape agricole est fortement émettrice de N²O, très puissant gaz à effet de serre, émissions qui n’existent pas pour les filières pétrolières.

- Une absence de compétitivité par rapport aux agrocarburants issus de productions
d’origine intertropicale, produits avec une efficacité énergétique plus forte, jusqu’à 10 sortie usine pour l’éthanol de canne à sucre, et 4 pour l’agrodiesel de synthèse (procédé Neste-oil, différent de l’estérification) produit à partir de l’huile de palme.

- Un coût de production qui reste très corrélé au prix du carbone fossile : l’augmentation du prix du pétrole ne permet pas aux agrocarburants métropolitains de gagner beaucoup en compétitivité par rapport aux carburants pétroliers, en particulier l’éthanol de céréales ou de betterave.

- Un coût de soutien de la collectivité nécessairement élevé et durable.

- Une valorisation des matières premières agricoles nécessairement faible, sauf mécanismes de marché artificiels, en particulier pour les filières éthanol.

SURFACES, IMPACTS SUR LES EMISSIONS DE GES, COUTS POUR LA COLLECTIVITE NATIONALE, DEFISCALISATION (OU DETAXATION), EMPLOIS CREES, COPRODUITS, ESTERS METHYLIQUES DE GRAISSES ANIMALES, IMPACT SUR LA BALANCE COMMERCIALE, BENEFICES POUR LES PRODUCTEURS AGRICOLES, AGROCARBURANTS DE GENERATIONS SUPERIEURES… A lire : http://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/mots_cles/documents/Agrocarburants_VadeMecum_ConfederationPaysanne_VF.pdf

Pour un collectif d’ONG, les agrocarburants ont un impact plus que douteux sur l’environnement

Dans une tribune du journal le Monde d’Octobre 2021, un collectif d’ONG engagées dans la défense de l’environnement dénonçait les agrocarburants en faisant observer un bilan carbone douteux. De plus, les carburants fabriqués à partir de matières premières utilisées pour l’alimentation sont particulièrement nocifs pour la biodiversité et perpétuent un modèle agricole à bout de souffle.

La production intensive du colza a conduit de nombreux agriculteurs dans une impasse technique, notamment depuis l’interdiction des néonicotinoïdes. La dérogation arrachée par les producteurs de betterave à sucre pour continuer à utiliser ce pesticide est un sursis dont les abeilles en paye le prix fort.

En France, c’est une surface de 800 000 hectares, l’équivalent d’un département comme le Puy-de-Dôme, qui est ainsi consacrée à la production d’agrocarburants. Des surfaces, notamment grignotées sur les jachères sont réduites aujourd’hui de plus de moitié par rapport aux années 2000. Or, selon le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) si on ajoute la réduction des jachère et les pesticides, ce sont les deux principaux facteurs à l’origine de l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux en milieu agricole.

Mais il y a aussi la pression exercée sur les terres et les écosystèmes par une demande en agrocarburant qui ne s’arrête pas à nos frontières. Nous importons également de la déforestation pour faire rouler nos voitures. L’exemple du Brésil qui empiète sur la foret Amazonienne pour étendre des cultures de soja et de colza que nous importons, dont une partie est destinée aux agrocarburants. A lire : https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/16/energie-il-faut-avoir-le-courage-politique-d-engager-un-plan-global-de-sortie-des-biocarburants-de-premiere-generation_6098619_3232.html

La question démographie-besoins en agrocarburant devrait aussi être posée

Concernant l’évolution de la population mondiale, selon « ONU, World Population Prospects 2019 », en 2010 la population mondiale était de 6,9 milliards d’habitants en Janvier 2022 elle est de 7,9 milliards d’habitants et atteindra les 8 milliards en fin 2022. Soit plus d’un milliard d’habitant en 12 ans, sans compter la perte annuelle de 100 000 km² de terres arables, soit la superficie de la France en 5ans et demi. Or, entre 2000 et 2019, la production mondiale d’agrocarburants s’est accrue de près de 900 %.

Cette hausse s’est accrue essentiellement au même rythme que la croissance de la demande. Mais plus le nombre de population ne cesse de croître, plus il y a de consommateur avec toujours plus de besoins, car le désir d’appropriation de l’être humain étant toujours le plus for, il faudra toujours plus satisfaire les nouveaux besoins de production de ces agrocarburants. Le leurre de la voiture électrique n’y changera pas grand-chose, car, outre les terres rares, dont sont issus les métaux rares, qui sont une ressource fossile, donc épuisable, il faut les construire et cela à un coût ...

Pour conclure

Faudrait-il encore penser que l’avenir est déjà là, avec l’agriculture « 4.0 », qui représente la « nouvelle frontière » du lobby agro-industriel : les drones, les robots et le numérique. cette mise en application à l’agriculture de la nouvelle révolution numérique risque de ne servir que des intérêts sans rapports directs avec celui de l’alimentation de la population. Mais ne se fera t-elle pas au détriment des agriculteurs, dont les dépendances aux équipementiers et aux banques ne peuvent que s’aggraver. Ce qui nous est promis, c’est une agriculture pratiquée dans une campagne complètement déshumanisée, définitivement vidée de ses paysans. Excepté l’agriculture bio, ce qui explique aussi la campagne anti bio de certains.

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82 réactions à cet article    


  • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 juin 10:25

    Quoi qu’il en soi, il est impossible de nourrir 8 milliards d’habitants avec une agriculture respectueuse de l’environnement.

    Les 5.5 milliards d’habitants supplémentaires par rapport à 1945 doivent leur existence à la révolution agro-industrielle permise par les hydrocarbures.

    Sans ça, il n’y a que 2 leviers possibles

    _Des restrictions alimentaires à l’échelle global et contrôlé avec l’aide du numérique.

    _Un génocide à l’échelle global afin de sauvegarder le train de vie des élus

    Le monde est décidément injuste.. 


    • Roberto Rastapopulos Séraphin Lampion 7 juin 10:37

      @Florian LeBaroudeur

      Sans aller jusqu’au génocide, un contrôle des naissances serait une mesure sage. Mais ça ferait moins de consommateurs, moins de clients, moins de profits. L’économie « de marché » (capitalisme et néo-libéralisme sont devenus des gros mots) est aveugle sans perspectives, et elle scie la branche sur laquelle elle est assise. Nous ? On n’est que des feuilles ou des radicelles selon les opportunités.


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 juin 10:51

      @Séraphin Lampion

      On dit que les naissances sont une plaie mais personne ne parle de l’augmentation de l’espérance de vie qui amène au 3ème âge une population conçue du temps où le taux de reproduction était maximale.

      Qui va s’occuper de la moitié de la population qui se retrouvera en EHPAD ?  


    • @Florian LeBaroudeur
      Faux. Au contraire même ! C’est en étant respectueux de l’environnement qu’on peut nourrir une grande population.

      Certes l’agriculture telle qu’elle est largement pratiquée aujourd’hui est une impasse. La productivité par unité de surface est très faible, parce qu’est privilégiée la productivité par travailleur.

      Mais la permaculture permet de nourrir bien plus que 8 milliards d’habitants.

      Allez par exemple voir du côté de la ferme de Bec-Hellouin d’Hervé-Gruyer.

      Lisez aussi le livre de John Jeavons :
      « How to grow more vegetables than you ever thought possible on less land than you can imagine ».


    • Roberto Rastapopulos Séraphin Lampion 7 juin 11:17

      @Florian LeBaroudeur

      ah, ok !
      donc, le génocide que vous préconisez consiste à pratiquer l’euthanasie généralisée pour TOUTES le personnes en fin de vie active pour ne pas avoir à payer les retraites ! 
      à moins que vous ne dispensiez de cette mesure radicale ceux qui ont capitalisé auprès d’une compagnie d’assurance et ceux qui ont des revenus suffisants pour pouvoir se dispenser d’une pension ?


    • sylvain sylvain 7 juin 11:43

      @Florian LeBaroudeur
      Quoi qu’il en soi, il est impossible de nourrir 8 milliards d’habitants avec une agriculture respectueuse de l’environnement.

      Je sais pas d’ou vous sortez ça .Je n’ai jamais vu aucune étude qui le démontre . On peut avoir une agriculture respectueuse de l’environnement et plus efficace que l’agriculture traditionelle, ne serait ce que par des techniques d’irrigation moderne .

      Surtout si on était un peu moins dogmatique sur la distinction bio/industriel . Notamment sur une utilisation intelligente des engrais, qui n’est pas forcément nocive pour l’écosystème ni pour l’humain .On en met juste beaucoup trop en général


    • sylvain sylvain 7 juin 11:46

      @Giordano Bruno - Non vacciné
      Allez par exemple voir du côté de la ferme de Bec-Hellouin d’Hervé-Gruyer.

      Le bec hellouin vend des livres, des formations, des videos, mais pas tellement de légumes . Si vous voulez voir des agriculteurs qui font vraiment de la production agricole avec des techniques alternatives, allez voir « ver de terre production »


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 juin 11:51

      @Giordano Bruno - Non vacciné

      Il y a une différence entre un exemple à l’échelle locale et une application à l’échelle global. Il y a encore 10 ans, les partisans de la transition énergétique pensaient que la mettre en place à l’échelle continentale serait d’une simplicité enfantine sans prévoir les inconvénients et les obstacles qui sautent aux yeux au moment de son déploiement. 


    • alinea alinea 7 juin 11:51

      @sylvain
      Et vous oubliez l’énorme gaspillage : plus de 40% en occident !! et tous ceux qui mangent trop !! sans compter que les terres riches, et bios, donnent plus que la terre tuée par la chimie !! C’est quand même une bonne nouvelle qui donne raison au bon sens !


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 juin 11:59

      @Séraphin Lampion

      Je ne préconise pas de génocide mais la loi de la nature est ce qu’elle est, tout ce qui s’est développée au delà des limites finit tôt ou tard par régresser à son état initial, d’une façon ou d’une autre.


    • sylvain sylvain 7 juin 12:29

      @alinea
      Et vous oubliez l’énorme gaspillage : plus de 40% en occident !!

      oui entre ça, les agrocarburants, l’élevage industriel et les méthaniseurs, il y a de la marge .

      sans compter que les terres riches, et bios, donnent plus que la terre tuée par la chimie !!

      C’est une des impasses dans lesquels on s’est fourrés avec la révolution verte . L’agriculture industrielle a produit énormément en lessivant les sols, la population s’est développée sur cette surproduction. Maintenant il faut réussir a produire pour tout ce monde tout en réhabilitant les sols . Mais ça semble faisable, ce qui manque le plus, c’est une politique volontariste, qui n’existe pas malgrès tous les discours .


    • joletaxi 7 juin 12:51

      @sylvain
      et les licornes...
      avant, tout était bio, et même chez nous, on crevait de faim pour certains.
      La révolution verte a permis de fournir à bas prix, une abondance de nourriture,
      Et vos sols, « lessivés » généralement, quand ils se convertissent au bio, au bout de 2/3 ans, les rendements s’effondrent car les engrais encore dans le sol ont été consommés, d’ailleurs, quand on achète une terre qui a été cultivée,on paie à l’agriculteur une indemnité ^pour cet « engraissement » de la terre

      un bon site https://seppi.over-blog.com/2022/06/les-vaches-peuvent-elles-contribuer-a-attenuer-le-changement-climatique-oui-elles-le-peuvent.html


    • charlyposte charlyposte 7 juin 13:17

      @Florian LeBaroudeur
      Sources ?


    • Florian LeBaroudeur Florian LeBaroudeur 7 juin 13:31

      @Florian LeBaroudeur

      Habitants : 8000 millions de personnes
      Terres émergés : 135 millions de km²
      Ce qui fait 60 habitants par Km²

      Il convient de soustraire la moitié de ces terres émergés, c’est à dire les déserts, la toundra, les forets vierges, les chaines montagneuses etc...tout ce qui n’est pas propice à une installation humaine conséquente.

      Sur Zone habitable, la densité est donc en réalité de 120 habitants par Km²
      Ce qui fait 0.83 hectares par habitant, soit à peine plus qu’un terrain de football ( 0,7 hectares )


    • sylvain sylvain 7 juin 15:03

      @Florian LeBaroudeur
      Ce qui fait 0.83 hectares par habitant

      et un hectare de culture permet de faire vivre... c’est difficile a dire vu l’hétérogénéité des terres, mais plusieurs dizainnes, et jusqu’à plusieurs centaines de personnes en zone tropicale .

      Mais effectivement, ça commence a être chaud, d’autant qu’on perd environ 10 millions d’hectares de zone de culture par, principalement a cause du bétonnage et de la désertification .


    • sylvain sylvain 7 juin 15:21

      @joletaxi
      et les licornes...

      Moi qui croyais que je verrais enfin un vrai élevage de licorne, je suis déçu par votre lien .Elles fournissent le meilleur engrais pour faire pousser les roses, vous saviez ??

      Votre lien est assez étonnant pour quelqu’un qui semble ne jurer que par l’agriculture industrielle, car toutes les pratiques dont il parle tendent a disparaitre, voir a être interdites, sous la pression de l’industrie.

      L’indemnité pour engraissement de terre, ça existait il y a un bail pour le fumier, mais franchement j’ai jamais vu ça de nos jours . Des sols qui s’épuisent au bout de 2 ans comme vous le décrivez, ce sont précisémment des sols lessivés . C’est l’humus qui fait la qualité d’un sol, même pour l’agriculture industrielle, sinon vous faites carrément de l’hydroponie, et ça ne marchera qu’en sols sableux, il ne faut pas d’argile car la seule chose qui le rend perméable a l’eau et a l’air est sa structuration, donc l’humus .

      La quantité de minéraux disponibles pour les plantes est un stock qui n’est pas pérenne .Aussitot minéralisée, les éléments doivent être absorbés par une structure, sinon il y a lixiviation . Les « stocks » d’engrais n’ont donc aucun intérêt .Il est parfaitement normal que les rendements bio baissent au bout de deux ans sans apport d’engrais .Par contre si vous avez de bonnes pratiques, ils vont événtuellement recommencer a croitre tout doucement au bout de trois ans .Le seul moyen de faire ça est de faire doucement croitre votre quantité d’humus, ce qui augmentera la minéralisation naturelle, qui remplacera avantageusement les engrais, mais sans, évidemment, apporter les énormes quantités de nitrates ou potasse de l’engrais chimique, ce qui limite effectivement les rendements . 


    • joletaxi 7 juin 15:26

      @sylvain

      mais oui, mais oui,

      vous savez, les gens qui expliquent la belle théorie, il y en a plein,on voit cela avec les renouvelables, avec les circuits courts etc etc... sauf que cela ne marche jamais

      les fermiers de tout temps ont tout fait pour maximiser leur production, et leurs revenus, alors les spécialistes venus de la ville...

      me demande si en Ukraine et en Russie, ils utilisent des engrais et des pesticides ?
      hein, les combats actuels ont lieu dans une usine d’engrais ? vite, qu’ils la rasent


    • sylvain sylvain 7 juin 15:52

      @joletaxi
      es fermiers de tout temps ont tout fait pour maximiser leur production, et leurs revenus, alors les spécialistes venus de la ville...

      je ne viens pas de la ville et je fais de l’agriculture depuis une quinzainne d’année, dans l’élevage et la maraichage principalement . Par contre je doute que vous ayez jamais pratiqué au vu de vos commentaires .

      Sinon vous avez raison , les fermiers ont toujours essayé de produire le plus possible, c’est assez dur pour en faire le moins possible ce métier.

      D’autre part je ne suis pas forcément hostile aux engrais si vous lisez mes commentaires attentivement . Mais jusqu’à la révolution verte les paysans étaient aussi attentifs a la qualité de leurs sols, c’était même central . L’industrie a voulu faire croire qu’elle avait les réponses a tout, et que la vie du sol, la quantité et la qualité de l’humus, n’avaient plus aucun intérêt .

      C’est une tromperie, une erreur terrible . Dans le nord, certains sols a betterave, les meilleurs sols d’europe, mais très argileux ont commencés a être abandonnés, ils ne boivent plus qu’un millimètre de pluie par jour.
      Heureusement, en bio ou non, il y a aujourd’hui un consensus général sur l’idée qu’il faut augmenter les teneurs en MO


    • jjwaDal jjwaDal 7 juin 16:39

      @Florian LeBaroudeur
      Affirmation péremptoire basée sur du vide. D’abord parce que des études ont montré que conduits intelligemment des productions économes en intrants énergétiques et chimiques pouvaient avoir des rendements assez voisins tout en étant soutenables dans la durée et surtout l’alimentation carnée et les agrocarburants dévorent des espaces énormes que l’on devrait pouvoir récupérer.
      Si la Terre peut difficilement nourrir 8 milliards d’humains avec le régime alimentaire occidental elle pourrait nourrir sans peine 20 milliards de végétariens, des effectifs que nous n’atteindrons peut-être jamais.


    • Rincevent Rincevent 7 juin 19:30

      @Florian LeBaroudeur

      tout ce qui s’est développée au delà des limites finit tôt ou tard par régresser à son état initial, d’une façon ou d’une autre. OK, donc si on vous suit, ça s’applique aussi à l’agriculture intensive ?


    • charly10 8 juin 09:18

      @Séraphin Lampion

      Au sujet de l’argument population mondiale à venir, pas certain que nous soyons sur terre aussi nombreux que prévu en 2100. Tous ces calculs relèvent uniquement de projections assises sur les critères actuels. On ne sait pas comment évolueront les populations qui accèdent aux conditions occidentales de vie. D’autres études récentes commencent à envisager une solution inverse.

       https://www.leparisien.fr/societe/8-8-milliards-d-humains-en-2100-vers-un-declin-imminent-de-la-population-mondiale-15-07-2020-8352897.php


    • véronique 8 juin 11:18

      @Giordano Bruno - Non vacciné

      La ferme du bec hellouin a cessé de commercialiser sa production. Trop faible sans doute.
      La permaculture ne convient qu’à de toutes petites productions, c’est une méthode pour un jardin familial avec basse-cour.
      Ça me fait penser à aberkane qui a prétendu qu’on pouvait gagner 200000 euros par hectare. Un ha de bois, mais c’est super rentable ! On a le bois, les champignons, dont les truffes, les myrtilles, les glands pour les porcs, le miel, la sève, le charbon de bois, l’agro-tourisme etc, tout ça en même temps et sur la même surface... il fallait juste y penser. 


    • sylvain sylvain 8 juin 12:18

      @véronique
      La permaculture ne convient qu’à de toutes petites productions, c’est une méthode pour un jardin familial avec basse-cour.

      pas du tout . Jettez un oeil sur « ver de terre prosduction », vous verrez des maraichers, des céréaliers, des légumiers... inventer des solutions agronomiquement révolutionnaire pour faire de la grande production .

      Quand a ces chiffres de 200000 euros par ha, ils n’ont pas grand intérêt .
      La production qui porte un réel enjeux d’évolution écologique, c’est les céréales, la patate, les légumes de grande consomation... pas des trucs de niche ou on peut faire des tas de thunes .D’ailleurs avec le CBD, vous pouvez arriver a plusieurs millions


    • véronique 8 juin 15:24

      @sylvain

      J’ai regardé votre lien. Et je me suis rendue compte que ce que vous appelez permaculture, j’appelle ça agriculture tout simplement. Et cette histoire de sol vivant, c’est un peu la redécouverte de l’eau tiède, ou chaude.
      Ça permet de vendre des formations en tous cas, activité en net développement depuis quelques années ( et encore cette année elle figure dans les recommandations de l’UE pour la France d’ailleurs).


    • sylvain sylvain 8 juin 16:13

      @véronique
      Et je me suis rendue compte que ce que vous appelez permaculture, j’appelle ça agriculture tout simplement.

      Vous avez une vision très idéalisée de ce qu’est l’agriculture industrielle alors . Depuis 1980, il n’y a même plus de formation sur la vie des sols en france, qui sont considéré comme des substrats inertes ...
      On a pensé la monoculture sur des régions entières, voir des pays...

      il y a des itineraires techniques précis et efficient sur ce site, qui permettent de faire de la production en respectant les sols ... vous ne trouverez ça nul part ailleurs


    • xana 8 juin 22:31

      @l’auteur
      « Avec la guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine »...
      OK, c’est mal parti.
      Cette guerre a démarré en 2014 avec la révolution de couleur « Maidan » à Kiev, orchestrée par les habituels fauteurs de guerre anglo-saxons, dans le but d’enfoncer une épine dans le flanc de la Russie.
      J’imagine que le reste de l’article est aussi inspiré par le story-telling donc inutile de le lire.


    • Ruut Ruut 9 juin 08:06

      @Florian LeBaroudeur il est impossible de nourrir 8 milliards d’habitants avec une agriculture respectueuse de l’environnement.

      Totalement faux.
      L’agriculture respectueuse de l’environnement peut aussi se faire hors sol en atmosphère contrôlée partout. Tant dans des immeubles qu’en sous-sol, même en orbite et de manière sous-marine.
      À nous d’utiliser avec intelligence notre technologie.
      En atmosphère et environnement contrôlé, les pesticides et herbicides ne sont même plus nécessaires.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 9 juin 09:27

      @Ruut
      @Florian LeBaroudeur ’’il est impossible de nourrir 8 milliards d’habitants avec une agriculture respectueuse de l’environnement.’’
       
      Ce discours relève de la fabrication d’ignorance : associé au greenwashing il débouche sur les projets eugénistes du Grand Reset. Si une agriculture respectueuse de l’environnement n’est pas rentable c’est seulement en terme de profits puisque la jauge de l’utilitarisme capitaliste c’est le profit.
       
       « Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » Hannah Arendt 
       
      Marx disait que le capitalisme porte en lui la guerre. Je dirai après lui et au vu d’une expérience historique qu’il n’a pas eue, que le capitalisme porte en lui la mort. Le seul prédateur de Homo faber c’est lui-même. Cette dernière considération est probablement de celles qui permettent à ceux qui nous infligent ces injections mortelles dans le but évident de réduire la population mondiale, de se regarder encore dans la glace.


    • véronique 10 juin 10:32

      @sylvain

      Ma vision n’est en rien idéalisée, je constate ce que je vois dans la réalité. Et ce que vous dites sur les formations agricoles est faux. L’environnement n’est pas ignoré dans les formations, et ce qui se passe dans les sols non plus. Il a suffit de mettre le mot « vie » ou « vivant » un peu partout pour faire croire à une innovation, soit-disant rejetée par les agriculteurs conventionnels, il n’en est rien. Depuis les années 90, on peut voir un changement. Le semis direct, le vrai, est devenu possible grâce à des semoirs spéciaux, mis sur le marché il y a au moins 25 ans. 

      J’ai regardé 2 vidéos du site. De gros producteurs de tomates sous serre qui retrouvent l’utilité de produire sur et avec un vrai sol agricole, ça n’a rien d’innovant. En revanche je ne vois pas très bien en quoi c’est formidable de pouvoir se passer d’engrais chimiques dans ces conditions puisqu’ils remplacent par des amendements organiques qu’ils n’ont pas produit eux-mêmes grâce à leur sol. 
      Un céréalier qui fait la leçon aux autres en ayant l’air de dire que son système permet de produire facilement presque sans main d’oeuvre ni matériel, ni produits, mais qui ne dit pas que s’il peut faire du vrai semis direct sur couverture vivante c’est parce qu’il a de très bonnes terres (au moins 20 cm de sol, c’est dans certaines régions un maximum), et avec des caractéristiques qui permettent ce type de conduite. Et pour les produits, il en utilise aussi, des engrais chimiques aussi, peut-être moins, en soulignant le mot « peut-être ». Il n’est même pas impossible qu’il soit en train d’épuiser ses sols.
      En fait beaucoup d’agriculteurs cherchent des solutions plus économiques, qui sont aussi le plus souvent plus écologiques, depuis le début des années 2000, alors que le chiffre d’affaires et le résultat des exploitations ont eu une sacrée tendance à régresser et à devenir fluctuants (prix agricoles trop bas, diminution des aides, augmentations des charges). Dans ces conditions il est facile de vendre des formations qui promettent monts et merveilles.
      L’agriculture c’est bien. La plupart des gens ne s’y intéressent pas, puisqu’on leur a dit qu’en France c’était devenu secondaire (d’ailleurs beaucoup croient que notre grenier à blé c’est l’ukraine). Ce qui permet à divers lobbies de dire n’importe quoi à des fins politiques.


    • joletaxi 7 juin 12:46

      et si on arrêtait plutôt la campagne au bazooka de promo du bio.
      car rien ne montre un quelconque avantage nutritionnel du bio, ni aucun avantage de sécurité.
      Et comme toujours avec les niaiseries coûteuses de la clique verte, quand on met en pratique, on se heurte au dur mur des réalités, cela est vrai dans tous les domaines, mais n’empêche pas les mêmes de continuer à bêler leurs mantras*Un pays a voulu passer au bio, plus de pesticides, plus d’intrants, et en 1 an une crise alimentaire d’envergure.
      Que les gens qui croient, qui y voient un avantage, cultivent leurs carottes sur leur balcon, mais de grâce , foutez la paix à ceux qui remplissent les rayons des magasins à des prix bas.
      Avec vos idioties, on va se les geler cet hiver, on va devoir se rabattre sur des produits discount, et on va se retrouver dans des clapiers avec un vélo dans le hall d’entrée.
      Si cette société vous tente, allez-y mais une fois encore , foutez la paix aux gens qui font marcher le pays


      • charlyposte charlyposte 7 juin 13:22

        @joletaxi
        LOL, à ce jour en France on utilise deux fois plus de pesticides smiley merci à Monsanto le sponsor du clown en marche..... dormez tranquilos l’état veille aux grains ! pfffff smiley


      • joletaxi 7 juin 14:22

        @charlyposte

        comme tout bon « lobotomisé » vous répétez Monsanto, Monsanto, Monsanto

        toutes les religions opèrent de cette façon, la répétition qui « éteint » le cerveau


      • sylvain sylvain 7 juin 15:39

        @joletaxi
        car rien ne montre un quelconque avantage nutritionnel du bio, ni aucun avantage de sécurité.

        Renseignez vous avant de dire des conneries . Le premier avantage, c’est que tu ne bouffes pas directement des pesticides, et si c’est pour me répondre que rien ne prouve la nocivité des pesticides, je vous invite a vous faire un bon bol de round up ou de decis .

        Ensuite il y a pléthore d’études qui montrent les qualités du bio (ici ou la par exemple) .Mais certaines montreront aussi le contraire, quoiqu’elles soient plus rares . C’est un domaine ou il y a de gros enjeux, et beaucoup de parti pris . Contrairement a ce que vous dites, l’agri industrielle a pourtant infiniment plus de moyens, de soutiens politiques et industriels pour faire sa promotion que le bio .

        Enfin il est de moins en moins censé d’opposer bio et industriel . Depuis que le bio commence a générer de gros profits, les pires capitalistes de l’agroalimentaire s’y sont mis . On peut faire de belles saloperies sans produits chimiques, et ils ne seprivent pas . Par exemple certains gros maraichers convertis au bio pour des raisons financières vont carrément stériliser les sols a la vapeurs, utiliser des produits chimiques ( si vous êtes bon en administratif, il y a toute sortes de dérogations, par exemple vous pouvez traiter tout votre élevage de poules aux antibios rois fois par an et être en bio) .Quand vous stérilisez un sol sur trente centimètre, cela peut créer une telle minéralisation que vous aurez plus de nitrates qu’avec un engrais chimique...


      • véronique 8 juin 11:30

        @joletaxi

        Tout-à-fait. 
        Du reste l’agriculture bio utilise aussi des pesticides, dont le cuivre qui empoisonne les sols, et d’autres substances comme des insecticides à base de pyrèthre. Tous ces produits sont souvent bien moins efficaces, d’où leur sur-utilisation.


      • sylvain sylvain 8 juin 12:13

        @véronique
        ah ben c’est marrant je vous ai répondu sur le cuivre plus bas, mais il semble que vous ne conaissiez pas le role du cuivre . Le cuivre est un oligo élément, il est indispensable a certaines doses, puis devient toxique en excès . On estime les besoins a 4kg/ha et par an si ma mémoire est bonne .
        Il peut donc améliorer les sols, ou les polluer, selon le dosage .
        Les non bios utilisent eux aussi principalement le cuivre contre le mildiou, par contre en bio l’apport annuel est limité, pour ne pas polluer les sols justement .
        Le pyrèthre n’est quasi plus autorisé (lien)


      • véronique 8 juin 14:32

        @sylvain

        Le cuivre a évidemment une réelle utilité biologique.
        Là je parle de cuivre utilisé comme fongicide (bouillie bordelaise très utilisée sur vignes, arbres fruitiers, pommes de terre), et comme il n’y a que ça qui fonctionne en agriculture biologique, ça conduit à une sur-utilisation en agriculture biologique, avec du cuivre qui s’accumule dans les sols. Et une trop forte accumulation de cuivre est très préjudiciable pour la fertilité des sols, sans parler des risques pour les humains.
        Le cuivre est l’exemple type du produit qui a été considéré durant des décennies comme inoffensif, pourtant. Tout ça parce que c’est « naturel ».
        Et tant mieux s’il y a des restrictions sur les pyrèthres.


      • sylvain sylvain 8 juin 16:03

        @véronique
        la bouillie bordelaise n’a rien de naturel, elle est obtenu par des processus industriels .
        Et comme je vous l’ai dis, les quantités de cuivre en bio sont limités par la réglementation .

        Mais il existe bien des aberrations qui se multiplient au fur et a mesure que le bio devient plus rentable, que son marché grossit . Par exemple, on en est venu a ne plus limiter le nombre de poules pondeuses par élevage, ce qui a entrainé des problèmes de maladies, et le fait qu’on autorise 1, puis 2, puis 3 traitement aux antibiotiques sur l’ensemble du cheptel .


      • zygzornifle zygzornifle 7 juin 14:58

        7,5 milliards d’individus a nourrir avec du bio ?


        • Albert123 7 juin 17:44

          @zygzornifle

          la différence entre le non bio et le bio ?

          la paperasse administrative pour obtenir le label.


        • Roberto Rastapopulos Séraphin Lampion 7 juin 17:47

          @Albert123

          tu m’as précédé de deux minutes, mais je n’avais pas lu ton commentaire avant de faire le mien : je tapais sur mon clavier.


        • mmbbb 12 juin 11:47

          @Albert123 c est vrai , je regrette le veau aux hormones et la vache folle .
          Quant aux pesticides , les plus performants sont les organo chlores ou phosphores , On devrait lever l interdiction et les employer en masse 
          Il ne sont pas dangeruex, leur formule chimique est proche des gaz innervant.

          Reprenons aussi l usage de l amiante .

          Georges Blanc , chef etoilée ,m a affirmé qu il ne servirait plus de poulet de Bresse 
          Dans son menu, un excellent poulet importe du Bresil avec d excellents legumes venus d Espagne 
          Mais il n est pas con , le prix sera toujours le même .

          En revanche le BIO est souvent cher , et il est vrai c est devenu n importe quoi
          moi je suis un ane , je prefere acheter des pommes au marche directement d un producteur
          Et comme je suis tres con , je n achete pas des poires venues d Argentine mais des poires chez le meme producteur 
          De surcroit les prix sont inférieurs que les prix en grandes surfaces.


        • mmbbb 12 juin 11:49

          @Séraphin Lampion a ton age si ne fais pas la différence entre un poulet Label Rouge et un poulet DOUX , c est que tes neurones sont atteintes 


        • Roberto Rastapopulos Séraphin Lampion 7 juin 17:46

          Il n’y a pas de « campagne anti bio » !

          Même si le type d’agriculture productiviste est un fléau, la difficulté pour la distribution des produits bio, c’est d’abord qu’ils sont chers, surtout pour les budgets serrés, mais aussi que les critères retenus pour l’étiquette « bio » sont flous et que le consommateur a l’impression d’acheter le même produit plus chers parce qu’il a un packaging vert. Les anglophones appellent ça « greenwashing ».


          • sylvain sylvain 7 juin 21:34

            @Séraphin Lampion
            si il y a une campagne très agressive, et mondiale, qui a commencée juste avant le covid, avec la mise en place de normes internationales interdisant quasimment a terme tout ce qui n’est pas issu de l’industrie dans l’alimentation.

            Les formes principales qu’elle a pris sont la mis en place du passeport phytosanitaire ( quelques mois avant le pass sanitaire) pour le végétal et le classement des élevages en risque pandémique normalisés au niveau mondiale .

            Le premier interdit tout échange de lot végétaux sans des controles sanitaires strictes et couteux, qui rend très difficile l’échange de lots qui ne sont pas totalement exempts de certains organismes, ce qui est quasi impossible en agriculture bio et artisanal, et aussi l’échange de petits lots, les controles étant trop couteux .Le second classe les élevages en 4 catégories, de la polyculture élevage avec les poules dans la cour a l’usine totalement cloisonné, avec surchaussures, employés confinés... bref une sorte de labo P4 .En cas de « pandémie », seul ces derniers seront autorisés a commercialiser leurs produits ( je simplifie un peu, mais c’est pas a peu près ça)

            Je serais d’accord pour dire que ce n’est pas une campagne contre le bio, c’est une campagne contre l’agriculture paysanne


          • charlyposte charlyposte 7 juin 18:00

            J’aimerai connaître celui qui a volé tous les pots de moutardes via les petites et grandes surface !!!??? Un exploit que même Arsène Lupin aurait applaudit des deux mains et des deux pieds , la tête contre les murs smiley


            • Roberto Rastapopulos Séraphin Lampion 7 juin 18:17

              @charlyposte

              C‘est ARISTIDE FILOSELLE : lien.


            • charlyposte charlyposte 7 juin 18:29

              @Séraphin Lampion
              Bravo pour cette investigation menée d’une main de maître Séraph... comme quoi, très souvent je me demande que fait la police dans c’pays ! smiley


            • Attila Attila 7 juin 18:49

              « Au lieu d’avoir une alimentation non toxique, les Sri-Lankais ont un état d’urgence alimentaire et une pénurie de denrées de première nécessité »

              « le pays de 21 millions d’habitants souffre de pénurie de denrées de première nécessité comme le riz, le sucre, le lait.  »

              « tout le secteur agricole est affecté, pas seulement le thé et d’autres produits d’exportation comme la cannelle.

              En bref, la catastrophe est en grande partie le résultat d’une décision très critiquable, prise par le président Gotabaya Rajapaksa par un Cabinet Memorandum du 27 avril 2021, de bannir les importations d’engrais et de pesticides de synthèse pour promouvoir une agriculture 100 % biologique.  »

              Agriculture 100% bio au Sri-Lanka : pénurie alimentaire

              .


              • Attila Attila 7 juin 18:49

                « Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde paysan ont échoué parce que le monde agricole ne peut être géré par des théories, il est régi par la réalité. »

                « Ce qu’il y a d’effrayant, c’est que l’idéologie résiste aux faits et que rien ni personne ne semble pouvoir mettre fin à un désastre qui ne peut qu’empirer, les stocks d’engrais minéraux étant épuisés ou en voie de l’être. »

                Le bio est aux écologistes ce que le cacher est au judaïsme et le halal aux musulmans : une nourriture produite conformément à des dogmes religieux.

                .


              • sylvain sylvain 7 juin 21:13

                @Attila
                vous nous expliquez ce qu’il y a de religieux dans la toxicité des pesticides ou des métaux lourds ?? Parce que si vous me dites que le round up est pas toxique je vous invite a vous en taper un pti verre, même une petite cuillère ça m’irait .
                D’ici là, vous êtes surtout une grande gueule qui ne sait toujours pas de quoi elle parle


              • sylvain sylvain 7 juin 21:23

                @Attila
                le pays de 21 millions d’habitants souffre de pénurie de denrées de première nécessité comme le riz, le sucre, le lait.

                J’ai lu votre lien . Se passer totalement d’engrais dans un pays surpeuplé n’est pas forcément judicieux, mais l’article ne dit tout de même pas quelle était la situation avant cette interdiction. Parce qu’il me semble que le bangladesh a toujours eu un paquet de crève la faim.

                Il y a aussi des absurdités comme celle là :« On aurait pu penser qu’il a pris la mesure des ravages très médiatisés du mildiou sur la vigne cette année  », censé montrer l’absurdité de la réduction de l’utilisation de pesticides . L’absurdité étant que cette vague de mildiou a eu lieu avec l’utilisation des pesticides .D’aucun en conclueraient que quitte a être farci de mildiou, autant ne pas mettre de produits chimiques en plus.
                De plus, en bio comme en conventionel le mildiou est principalement traité au cuivre, qui est autorisé en bio .

                Bref votre article est un pamphlet certainement financé par je ne sais quel lobby de l’industrie et qui n’est pas franchement subtil


              • Attila Attila 7 juin 22:00

                @sylvain
                Sophisme : attaque ad personam :
                « Bref votre article est un pamphlet certainement financé par je ne sais quel lobby de l’industrie et qui n’est pas franchement subtil »
                D’abord, ce n’est pas Mon article. L’article dit des choses qui vous déplaisent et vous attaquez l’auteur sur sa personne : « certainement financé par je ne sais quel lobby . . . »
                Un point de vue valable se défend par des procédés intellectuellement honnêtes. Dès que l’on se sent obligé de défendre son point de vue par des sophismes ou des mensonges, on révèle à l’insu de son propre plein gré que son point de vue n’est pas défendable normalement car il ne vaut rien !

                .


              • Attila Attila 7 juin 22:04

                @sylvain
                Réaction insultante et violente, j’ai touché un point sensible : j’ai touché le sacré, j’ai blasphémé !
                « D’ici là, vous êtes surtout une grande gueule qui ne sait toujours pas de quoi elle parle »

                .


              • Attila Attila 7 juin 22:25

                @sylvain
                « Parce que si vous me dites que le round up est pas toxique je vous invite a vous en taper un pti verre »
                La toxicité du glyphosate a été évaluée depuis longtemps par des procédures scientifiques normalisées : la dose létale médiane ou DL50 en abrégé. Plus le chiffre est petit et plus le produit est toxique.
                La DL 50 du sel de cuisine, le chlorure de sodium est de 3,3 grammes. La DL 50 du glyphosate est de 4,9 gr, donc au dessus du sel de cuisine :
                Le glyphosate est légèrement moins toxique que le sel de cuisine.
                .

                La cancérogénéité s’évalue en suivant médicalement un groupe d’utilisateurs pendant au moins dix ans, en comptant le nombre de cancers apparu et en comparant ce nombre à celui d’un groupe de personnes au même mode de vie mais qui n’est pas confronté au produit à tester. Habituellement, le nombre de participants à ces études est de mille personnes.

                Pour le glyphosate, ce sont des études colossales qui ont été effectuées : 54000 agriculteurs suivis pendant 20 ans pour l’étude américaine Agricultural Health Study.

                De l’avis des spécialistes, de telles études ne peuvent pas rater les cas de cancers apparus.

                Résultat : il n’y a pas plus de cancer chez les agriculteurs qui utilisent le glyphosate que chez ceux qui ne l’utilisent pas.

                Le glyphosate n’est pas cancérigène.

                .

                Ceci dit, il n’est pas recommandé de le boire car il a quand même un défaut : il est irritant pour les muqueuses dans son état concentré.

                .


              • Attila Attila 8 juin 09:39

                @Attila
                C’est comme le désastre des sanctions contre la Russie :
                « Ce qu’il y a d’effrayant, c’est que l’idéologie résiste aux faits et que rien ni personne ne semble pouvoir mettre fin à un désastre qui ne peut qu’empirer »

                .


              • sylvain sylvain 8 juin 11:19

                @Attila
                Sophisme : attaque ad personam :
                vous seriez pas un brin parano ??

                D’abord, ce n’est pas Mon article. L’article dit des choses qui vous déplaisent et vous attaquez l’auteur sur sa personne : « certainement financé par je ne sais quel lobby .
                C
                ’est l’article que vous mettez en lien, pas besoin de jouer a l’idiot de service . Et l’hypothèse que ce genre d’article est souvent subventionnée n’est pas une attaque de l’auteur, c’est une constatation sur le lobbyisme industriel


              • sylvain sylvain 8 juin 11:33

                @Attila
                la dose létale médiane ou DL50 en abrégé.

                La DL50 est une mesure absurde pour vérifier la toxicité d’un produit. Vous le constatez d’ailleurs vous même avec l’exemple du sel . Le sel est un produit indispensable a la vie, il faut en prendre un peu tous les jours pour être en bonne santé ( en passant, sa DL50 est de 3gr/kg, ce qui fait dans les 150-200 gr pour un adulte) .
                Vous concluez que le sel est plus toxique que le glyphosate du fait de son DL50 plus élevé, et c’est la que c’est juste absurde, le glyphosate est nocif a n’importe quelle dose .
                Vous le savez d’ailleurs parfaitement bien car jamais il ne vous viendrait a l’esprit de boire ne sertait ce que 5% de sa DL50 tous les jours, sinon je vous réinvite a assumer vos position et a boire 15 gr (5% de sa DL 50) de round up par jour pendant par exemple un mois, de mon coté je prendrais 7gr de sel par jour .
                Vous ne le ferez pas car vous n’êtes pas stupide . Je vous invite donc pour la suite a ne pas proférer des absurdité dont vous êtes parfaitement conscient de la bêtise juste pour essayer d’ avoir raison


              • véronique 8 juin 11:41

                @sylvain

                Drôle de raisonnement. Il existe de nombreux produits toxiques qu’on utilise malgré tout. Question de dosage ou de conditions d’utilisation. Personne ne boira un verre de glyphosate, ni un verre d’eau de javel, pour prouver qu’on peut les utiliser.


              • sylvain sylvain 8 juin 12:06

                @véronique
                On utilise un produit toxique quand il est pire de ne pas l’utiliser, par exemple pour une maladie grave (chimiothérapie...) . Et on arrête dès qu’on peut .

                Le sel n’est pas toxique bien utilisé, comme tous les oligo éléments, il est même indispensable . Le round up si, malgrès son DL50 plus élevé . Conclure a la toxicité d’un aliment avec son DL50 est donc absurde. Franchement si là vous ne comprenez pas, je ne peux rien de plus pour vous . Il me semble que vous avez d’ailleurs parfaitement compris avec votre exemple du javel : le javel est toxique, contrairement au cuivre si il est bien utilisé, c’ est même un élément indispensable . Pourtant le DL 50 du cuivre est plus bas .Il y a des tas d’exemples...


              • véronique 8 juin 12:27

                @sylvain

                Donc vous considérez que les pesticides sont inutiles ? 
                Ils participent pourtant à éviter des diminution de rendement, donc des situations de pénurie.
                Ils sont un instrument très utile voire indispensable pour lutter contre certains adventices toxiques ou allergisants, ou contre certaines toxines de champignons microscopiques.
                Au vu de ceci ils permettent donc bien d’éviter le pire.
                Se passer d’eux, ce serait comme vouloir se passer de tous les médicaments. 


              • sylvain sylvain 8 juin 13:24

                @véronique
                Se passer d’eux, ce serait comme vouloir se passer de tous les médicaments.

                c’est un raisonnement manichéen . Certains médicaments sont bons, d’autre nocifs . A priori tous les pesticides sont mauvais pour la vie, c’est précisémment leur role, et on peut s’en passer sans trop de problèmes .

                Il est vrai que ça peut augmenter les rendements, et en cas de vrai pénurie il serait envisageable que leur emploi soit bénéfique .Mais il n’y a pas de pénuries de production, ni au niveau national ni au niveau mondial. On est en surproduction depuis des décennies . On gache 30 a 40% de la nourriture, on fait des agrocarburants, on artificialise les meilleurs sols, on méthanise, on a des jachères subventionnée et des quotas pour limiter la production... bref on est très loin d’un manque de production .

                Dans ce cas de figure, l’emplois des pesticides ne se justifie que par une concurrence féroce sur les couts de production, des subventions qui les faussent, et des logiques industrielles.


              • véronique 8 juin 14:11

                @sylvain

                A priori tous les pesticides sont mauvais pour la vie, c’est précisémment leur role, et on peut s’en passer sans trop de problèmes .

                ----------------

                Qui a un raisonnement manichéen  ? Pas moi. C’est vous qui classez tous les produits de synthèse destinés à la protection des végétaux dans la case « mauvais ». Moi je n’ai pas dit que tous les médicaments et tous les produits phytosanitaires étaient bons. D’ailleurs la liste des produits autorisés change, et concernant les pesticides de synthèse, beaucoup ont déjà disparu.
                Et non, on ne peut sûrement pas s’en passer sans trop de problèmes, car si vous aviez raison, c’est ce que tous les agriculteurs feraient, en regardant leur marge brute à l’hectare .
                D’ailleurs, même l’agriculture bio utilise des produits dits naturels, comme le cuivre qui empoisonne les sols (et le problème est loin d’être réglé car il n’y a pas d’alternative). Mais pour le consommateur lambda, ce qui est naturel est bon pour la santé, et c’est là-dessus que s’appuie le lobby du bio (pour les médicaments il y a un peu le même antagonisme entre médicaments de synthèse et produits naturels).

                Et il n’y a pas de surproduction. Oui il y a gaspillage, de sol, de productions, mais les stocks sont très bas, y compris les productions destinées aux agro-carburants. 


              • sylvain sylvain 8 juin 15:58

                @véronique
                Qui a un raisonnement manichéen ? Pas moi. C’est vous qui classez tous les produits de synthèse destinés à la protection des végétaux dans la case « mauvais »

                Non je parle des pesticides, je vous en donne un définition : Un pesticide est une substance utilisée pour lutter contre des organismes considérés comme nuisibles . Un pesticide est donc par définition destiné a nuire a une espèce vivante .

                Et non, on ne peut sûrement pas s’en passer sans trop de problèmes, car si vous aviez raison, c’est ce que tous les agriculteurs feraient, en regardant leur marge brute à l’hectare .

                si je vous assure, je connais pleins de gens qui le font, dans des domaines très variés . C’est par contre très difficile dans les logiques industrielles de pureté, de normes, de monoculture, et ça fait un peu baisser les rendements

                Et il n’y a pas de surproduction. Oui il y a gaspillage, de sol, de productions, mais les stocks sont très bas, y compris les productions destinées aux agro-carburants. 
                vous ne saisissez pas le caractère paradoxal de cette phrase ??
                Les agro carburants sont une réponse industrielle a une surproduction systémique depuis plus de 40 ans, ça a un rendement misérable, voir négatif, mais ça rentre dans une certaine logique .Enfin nier la surproduction constante montre juste une méconnaissance fondamentale de ce qu’est l’agriculture moderne . On a plus de stocks parce que ça coute cher a gérer, c’est une logique commerciale et financière


              • mmbbb 9 juin 15:38

                @Attilal l ’évolution démographique de ce pays En 1961 la population etait de 10 millions d habitants en 2016 la population etait de 22 millions d habitants .

                Comme les terres ne sont pas extensibles , évidemment cela pose des problemes 
                c est l ’ évidence 

                Contrepoints , un canard liberal , evite de mettre les évènements en perspective

                Pour avoir un ordre de grandeur, si nous avions eu le même taux de croissance démographique que l Egypte par exemple, nous serions pres de 175 millions de Francais 

                je prefere encore vivre dans un pays ou la population est relativement limitée .


              • véronique 10 juin 11:23

                @sylvain

                Un pesticide est destiné à nuire a une espèce vivante. Oui ok, et alors ? Quand vous prenez un antibiotique, c’est pareil non ? Supprimons tous les antibiotiques.

                Vous connaissez beaucoup des gens qui se passent de pesticides (de synthèse j’imagine . Je doute qu’ils ne cherchent pas à utiliser certains produits en cas d’apparition de pucerons par exemple). 
                Avec un résultat sûrement aléatoire et pour de petites surfaces. Oui dans mon jardin je n’utilise pas de produits de synthèse. Une fois on a eu des doryphores sur des aubergines. On les a enlevés à la main. 2 rangs pas très longs, en plus elles étaient bien hautes cette année-là. Facile. 
                C’est très différent quand il s’agit d’une culture de vente destinée à produire un revenu.

                Sur des productions de grandes cultures, il est préférable d’utiliser des pesticides pour avoir effectivement un produit propre, et sain. Oui j’ai bien écrit « sain ». Parce que l’usage de ces pesticides permet aussi d’éviter des risques pour la santé. Ce que les consommateurs ont perdu de vue. On leur a fait peur avec les « produits chimiques », alors tout y passe (sauf les médicaments qu’ils avalent). Il ne faut pas oublier que les cultures de vente se font sur des surfaces énormes, très difficiles à maîtriser sans l’aide de ces produits (dont je rappelle qu’ils doivent obtenir une amm pour être utilisés, et qu’ils sont utilisés en petite quantité par rapport aux surfaces d’épandage).

                Pour ce qui concerne les stocks, bien sûr que c’est volontaire. Mais que ce soit volontaire ou pas, ça ne change pas le fait qu’il y a très peu de stocks. Quant aux agro-carburants, c’est surtout lié aux politiques environnementales. Il est toujours possible de réorienter des capacités de production quand on produit trop, y compris pour des productions différentes y compris pour des jachères. Il ne faut pas s’imaginer qu’on ne peut pas faire autrement que de laisser les agriculteurs produire le plus possible, en n’ayant ensuite plus d’autre choix que de trouver un autre débouché à la production excédentaire. 


              • Attila Attila 7 juin 22:33

                La dimension religieuse de l’écologie est montrée par :

                -Les travaux du sociologue français Émile Durkheim grâce à son célèbre ouvrage : « Les formes élémentaires de la vie religieuse ». L’écologie correspond parfaitement aux critères d’Émile Durkheim.

                -Un colloque de chercheurs en sciences sociale, histoire et philosophie : « Protection de la nature, histoire et idéologie » sous la direction de Anne Cadoret, l’Harmattan.

                .


                • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 8 juin 00:31

                  La réponse est totalement hors sujet, totalement décalée des attaque contre le BIO.

                  Le BIO est attaqué pour sa faible de productivité et les conséquences sur les sols, puisque faiblement aidés par les produits de traitement, le BIO épuise les sols de ses nutriments, il demande une surface foncière démesurée et les bobos qui le défendent ne comprennent pas les réalités agricoles.

                  les conditions de vie de l’humanité qui en utilisation généralisée conduirait a la famine sur terre.

                  La productivité est faible, il faut donc plus de surface que la terre en dispose compte tenu de la loi de situation des terres fertiles.

                  L’histoire agricole le démontre. Le BIO est la forme primaire de l’agriculture, L’épuisement du sol était la forme originelle de l’agriculture avant le modernisme des produits de traitement que les écolo-gauchistes diabolisent avec le mot « pesticide » pour faire peur.  Certains sols naturellement fertiles, sont devenus dans l’antiquité infertiles par faute de nutriments abondants et infestés de parasites par une culture non aidée de type BIO . 

                  Le BIO entraine la pénurie alimentaire. La plupart des prairies ne sont pas fertilisées ou peu fertilisées. Ce sont des prairies, des pampas, des steppes froides ou sèches. Les prairies à haut rendement sont une exception. L’utilisation ou non de fertilisation dépend de la qualité du sol et du climat et doit être décidée individuellement pour chaque zone, en fonction des conditions.

                  Seules 23% des terres cultivées sur terre représentent 83% des ressources agricoles de l’humanité. Les 77% ne sont pas assez productives. La France est un endroit climatique favorable et les cultures sont dans les 23%. Avec les prairies en France, vous pouvez nourrir jusqu’à deux bovins par hectare.  En Mongolie, il faut 67 hectares par vache dans la steppe, la productivité est BIO, certes, mais nulle.

                  Le BIO est une chimère de bobo.


                  • eddofr eddofr 8 juin 10:14

                    @Spartacus Lequidam

                    Le BIO, au même titre que l’agriculture intensive industrielle est un système agraire restrictif qui se prive lui-même de ressources et d’opportunités et crée ses propres limites et problèmes. Dans un cas c’est pour des raisons idéologiques qu’on se limite, dans l’autre c’est pour satisfaire l’avidité des industriels.

                    L’agriculture comparée est une science encore jeune.
                    Elle montre malgré tous des résultats intéressants.

                    Des systèmes agricoles avec peu d’intrants peuvent s’avérer tout aussi productifs que des systèmes fondés exclusivement sur l’apport massif d’intrants (chimiques).

                    A l’origine, le intrants chimiques sont venus « remplacer » le travail manuel, trop cher (pour désherber, éliminer les nuisibles, ...).
                    Aujourd’hui les intrants prétendent « remplacer » les mécanismes naturels de renouvellement des ressources naturelles du sol.

                    Il est probable que l’agriculture du futur, si on arrive à réguler les appétits des multinationales de l’agroalimentaire, soit une combinaison d’intrants industriels, de « respect » de l’écosystème et de moyens mécaniques.

                    Faire désherber par un humain est beaucoup moins rentable que les herbicides, mais faire désherber par un robot est tout aussi rentable et plus « sélectif » ...


                  • véronique 8 juin 11:45

                    @Spartacus Lequidam

                    Entièrement d’accord (et on ne parle même pas des problèmes d’intoxication alimentaire liés aux mycotoxines ou à certaines plantes).


                  • sylvain sylvain 8 juin 11:58

                    @eddofr
                    enfin une réponse équilibrée, merci .
                    Le bio, dans sa dimension idéologique de pureté est une réaction aux excès de la révolution industrielle, principalement l’avidité et ses conséquences comme vous dites .

                    Comme avec son succès commerciale, il n’est plus a l’abri de l’avidité, et y est même plus soumis de ce fait, sa réaction instinctive ( et stupide pour ce qui est de donner une réponse au désastre agronomique qu’est notre mode actuel de production) est de se rédfugier dans la pureté, la rareté, une forme d’élitisme .

                    Il y a eu dans les années 80 une discussion entre les principales figures du mouvement bio, pour décider de ce que serait le bio, de comment il serait présenté au public . Il s’est dégagé deux axes principaux : l’un axé sur l’aspect commercial, donnant une définition centrée sur le consommateur et ce qu’il est supposé attendre : quelque chose de simple, facilement objectivable et controlable, avec une punchline claire et un autre axée sur la production et le producteur , avec une approche plus large qui prend en compte l’ensemble des problèmes apportés par l’agriculture industrielle : conditions de travail, énergies, toxicité ( ou non) des intrants chimiques, conditions et types de controles...

                    Le premier axe a été choisi pour créer le label AB . Il est plus simple et plus percutant de dire « sans aucun produit chimique » que « avec moins de 50 unité d’azote par hectare », et on a supposé que le consommateur n’en avait pas grand chose a foutre des conditions de travail...

                    Dans une certaine mesure, le label nature et progrès a pris le second axe, qui est a mon avis bien plus intéressant


                  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 8 juin 14:10

                    @eddofr
                    Des systèmes agricoles avec peu d’intrants peuvent s’avérer tout aussi productifs que des systèmes fondés exclusivement sur l’apport massif d’intrants (chimiques

                    L’apport massif est une hérésie économique et n’est pas capitaliste.
                    Et faire désherber par un robot n’est possible qu’avec des forces industrielles. 
                    Inaccessible au paysan de Guinée Bissau devant les ravageurs de son champ de carottes.

                    Si on interdit aux paysans de la planète le dichloropropène auparavant fabriqué en Europe, et qu’on en fabrique plus, n’en exporte plus par la cause du lobby BIO des pays a bobos, le paysan de la terre se retrouve avec le parasite Heterodera carotae qui détruit ses cultures de carottes et devient concrètement une personne qui crie famine.

                    Les faits sont les faits, les lois sur le bio en Europe affament le monde entier car tout est lié.


                  • mmbbb 8 juin 19:42

                    @Spartacus Lequidam au Bresil , les grands producteurs de soja , utilisent un insecticide ( je ne me souviens plus du nom ) interdit en Europe . Resultat les eaux sont pollues et les indiens de la reserve a proximité se baigne comme leur ancêtres mais attrapent des exanthèmes et autres saloperies
                    La chlodercone est desormais interdit dans les iles
                    Tu est toujours aussi futé , on devrait te cloner !!


                  • confiture 8 juin 19:47

                    @mmbbb
                    il est largement cloné, le patron de HSBC (et aussi celui de la DBank) ont déclaré qu’il ne fallait pas changer les investissements liés au climat parce qu’il n’y avait aucun problème.... le problème c’est qu’ils ont le manche et le palonnier.


                  • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 8 juin 23:46

                    @mmbbb
                    Les eaux polluées ont pour cause un problème d’hygiène et de mauvais retraitement ..
                    C’est donc un hors sujet.
                    C’est comme expliquer qu’il faut interdire les couteaux de cuisine sous prétexte qu’il y a des morts assassinés au couteaux.

                    Le Brésil est le grenier du monde. Il nourrit l’humanité.
                    Le bio est ce qui existait au moyen Age. Soit la destruction des sols, les parasites et la malnutrition.


                  • mmbbb 9 juin 10:24

                    @Spartacus Lequidam arrête tu racontes n importe quoi !

                    A Lyon , le Rhone est pollue par les PCB  

                    Bocuse , son pere tenait une auberge a Collonges au Mt D Or 
                    Il servait les poisson peches dans la Saone C est ce que narrait son fils Paul Bocuse . 

                    Désormais il n est plus possible de consommer ces poissons ! Et ce n est pas un problème d hygiene mais de pollution 

                    Rhône et Saône : une qualité de l’eau toujours en progrès mais des actions encore nécessaires (lyonmag.com)

                    Tu es tellement idiot que tu m affirmeras que ces journalistes gaucho ecolo trotskistes franc mac et j en oublie, racontent n importe quoi 

                    Sauf que le Prefet represente la tutelle de l etat est a en charge la pollution de l air et des eaux 

                    je ne doute pas qu au Moyen Age il y avait de la malnutrition de faibles rendement et aussi de de la famine 

                    mais notre systeme actuel atteint ses limites 

                    Le Brésil notamment , les parcelles sont immenses au détriment de la foret primitive 

                    Un agriculteur constate desormais qu il y a moins de précipitation sur ses champs , Ce qui est un peu couillon parce que le soja demande beaucoup d ’eau.

                    Que les les brésieliens continuent à déforester , ils auront des problemes et des sérieux .


                  • eddofr eddofr 9 juin 15:06

                    @Spartacus Lequidam

                    L’apport massif est une hérésie agronomique.

                    Mais ce n’est une hérésie économique que pour ceux qui en subissent les conséquences. Pour les fournisseurs, c’est le jackpot, surtout quand les clients sont captifs. De leur point de vue c’est parfaitement capitaliste.

                    En l’occurrence, le problème n’est pas le capitalisme en tant que tel, le problème c’est, que certains intervenants imposent leurs produits, mentent, trichent, corrompent et faussent le jeu.


                  • mmbbb 9 juin 15:40

                    @eddofr Spart et aussi obtus qu un coco , Ce dernier niait la réalité à l est 
                    Spart c est pareil , en ce sens il est un bon liberal !


                  • mmbbb 12 juin 09:24

                    @Spartacus Lequidam «  C’est comme expliquer qu’il faut interdire les couteaux de cuisine sous prétexte qu’il y a des morts assassinés au couteaux. » 
                    Le maître incontesté du raisonnement spécieux ! 


                  • baliste 8 juin 22:08

                    Ben quand on élève de l’humain en batterie on le nourri avec de la merde et on le traite aux antibio et aux vaccins . Quand on en a trop ou qu’on en veut plus : guerre . La chose qui se reproduit actuellement en nombre dans les villes n’a plus rien a voir avec un Homme , de même qu’un poulet de batterie brésilien n’a plus rien a voir avec ses nobles ancêtres .Les plantes traités non plus rien a voir avec les plantes naturels .... POOOOvre humanité suicidaire , qui ne comprend plus d’où vient le problème : l’ignorance .


                    • BA 9 juin 10:47

                      L’hôpital, encore lui, est au bord du grand effondrement. De nombreux professionnels de santé clament dans le désert que le système de santé français n’a pas remonté la pente. Partout sur le territoire, des services d’urgence saturés refusent des cohortes de malades. Des enfants, des personnes âgées, mais aussi des hommes et des femmes de tous âges, sont morts ces derniers mois parce qu’ils n’ont pas été pris en charge, ou mal, ou trop tardivement, dans une situation d’urgence, par un système de santé « à bout de souffle ». Au moment où des centaines, des milliers d’infirmiers, de médecins, arracheront simultanément leur blouse, et partiront en claquant la porte, les malades n’auront d’autre recours que d’appeler au secours leurs proches pour les sortir de là. Du moins, ceux qui ont la chance d’en avoir.


                      Le secteur de l’énergie aussi est menacé d’effondrement. Pas celui des hydrocarbures, car l’offre demeure pour l’instant abondante, et au final, pour le pétrole comme pour le gaz, ce n’est qu’une question de prix. En revanche, l’arrêt de près de la moitié des réacteurs nucléaires d’EDF pour raisons de sécurité, une situation à laquelle jamais le réseau électrique français n’a été confronté, crée les conditions pour qu’un ou plusieurs black-out surviennent l’hiver prochain. La France est le pays d’Europe ou le MWh est vendu le plus cher sur le marché de l’électricité, alors que nous sommes censés produire l’électricité la moins chère au monde grâce au nucléaire ! Il y a comme un bug ou plutôt, le big bug est devant nous. Sauf si Enedis parvient à imposer au gouvernement un système de délestages tournants, privant des millions d’abonnés d’électricité pendant trente minutes au moins simultanément, aux heures de pointe.


                      En effet, en l’état actuel des capacités de production françaises, et des perspectives d’importation, le réseau électrique français ne tiendra pas. Il manquera au minimum 10 MW de capacités pour affronter les pics de consommation de l’hiver prochain. RTE en est contraint à étudier (Les Echos-13 avril 2022) un scénario surréaliste consistant à raccorder au réseau des milliers de groupes électrogènes diesel, groupes qui servent normalement à alimenter des équipements sensibles en cas de défaillance... du réseau. Ils pourraient apporter entre 6 et 10 MW, très ponctuellement. Mais si le réseau s’effondre quand même, qui alimentera ces équipements sensibles, privés de leurs bouées de sauvetage, mobilisées pour un naufragé beaucoup trop gros pour être sauvé de la noyade ?


                      Dans l’automobile, où la France a encore une partition à jouer en Europe, les grands patrons multiplient les tribunes et les conférences pour dire que leur secteur, qui représente des millions d’emplois, mais permet tout simplement aussi la mobilité individuelle de milliards d’habitants et arme toutes les chaînes logistiques du monde en véhicules de toutes tailles, est menacé d’effondrement. À cause de la chasse au moteur thermique et de la folie des normes, de l’équation impossible du tout électrique (sujet à relier au paragraphe précédent), de la pénurie de composants électroniques, de la cherté de certains matériaux rares et moins rares...


                      Dans les télécoms, le déploiement à marche forcée de la fibre place la France loin devant tous les autres pays occidentaux, avec près de 70 % de foyers éligibles au haut débit. Mais à quel prix ! En réalité, selon le gendarme des télécoms, la fibre n’atteint pas un foyer éligible sur cinq. Le taux de panne mensuel (oui, mensuel), atteint par endroits 3%, selon le sénateur Patrick Chaize. Les délais de rétablissement sont fixés en semaines voire en mois. La plupart des armoires techniques sont transformées en « plats de spaghettis » auxquels plus personne ne comprend rien, et les déconnexions sauvages sont le lot commun de bien des abonnés. Enfin, le réseau fibre français est constitué de près de... 500 000 kilomètres de réseau aérien. À la prochaine grosse tempête, les abonnés privés d’Internet se compteront par millions, dont dans le lot nombre d’applications civiles ou industrielles hautement sensibles, car totalement dépendantes d’Internet. La communauté d’agglomération de Paris-Saclay, qui héberge entre autres Polytechnique et des laboratoires du CEA, vient de porter plainte contre les opérateurs de téléphonie, tellement le déploiement de la fibre y est catastrophique. Nos territoires ruraux sont de facto abandonnés, le télétravail tant vanté y étant chaotique du fait de ces problèmes d’infrastructure.


                      Dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, et de la restauration, les patrons n’attendent pas l’été avec la satisfaction de savoir qu’ils vont enfin pouvoir faire passer leurs comptes de résultat dans le vert, et ainsi faire face aux dizaines de milliards d’euros de PGE qui leur ont permis de garder la tête hors de l’eau pendant la pandémie. Non ! Il manque au bas mot 300 000 employés dans le secteur. Les hôtels ferment des étages entiers. Les restaurants deux, parfois trois jours par semaine, faute de personnel. Les compagnies aériennes annulent des vols par milliers.


                      Quant aux agriculteurs, tous les maux s’abattent simultanément sur leurs têtes, au pire moment. Pénurie d’eau et explosion du prix des intrants pour les céréaliers, explosion du prix du gaz pour les maraîchers qui cultivent sous serre à la mi-saison et en hiver, pénurie de main-d’œuvre pour ramasser fruits et légumes qui pourrissent sur pied. Des pandémies qui n’en finissent pas, dont une colossale et dramatique grippe aviaire, sans doute la « plus grave de l’histoire pour l’agriculture française », pandémie dont on ne parle pas ou trop peu pour des raisons aisées à deviner. Une grippe porcine menace à nos portes, avec des foyers découverts en Allemagne.


                      La place nous manque pour faire la liste exhaustive de tous ces signaux faibles d’un effondrement prochain, et en tout cas déjà bien entamé.

                      A-t-on retenu les leçons de la menace d’effondrement du système financier et bancaire en 2009 ? Les banques centrales seront-elles capables (et en auront-elles les moyens ?), une fois encore, de réagir, en cas de nouveau grippage de la mécanique, avec la nouvelle priorité de lutte contre l’inflation ?

                      L’explosion des incivilités, des vols, de la délinquance, niés par un ministre dont les services produisent pourtant des monceaux de statistiques qui disent exactement le contraire, n’est-il pas un autre signal faible d’un possible retour à la loi de la jungle... ou du Far-West ?

                      Le pire n’est jamais certain. L’accumulation de ces signaux faibles, en réalité de plus en plus visibles pour qui veut bien se donner la peine de les regarder, doit nous conduire à en tirer les conclusions qui s’imposent.


                      Soit l’État, qui est en train de disparaître sous nos yeux, cédera la place demain à une nouvelle hiérarchie des normes et des pouvoirs, plus proche et accessible des citoyens, plus respectueuse de la liberté individuelle, pleinement garante des droits et des devoirs de chacun. Il s’agira ainsi pour la société civile de reprendre la main face à l’État et aux politiques.


                      Soit nous avons déjà les deux pieds enfoncés bien profond dans les sables mouvants d’une période durablement et profondément trouble, caractérisée par un individu seul face à l’État (et écrasé par sa bureaucratie) qui cédera à l’individualisme forcené, déjà bien ancré dans notre société et dans les mentalités, mais qui atteindra son paroxysme.


                      Il faut lire et écouter Oswald Spengler, de même qu’il faut lire et écouter les (trop rares) politistes et économistes réalistes qui nous rappellent des réalités auxquelles nous avons peut-être trop tendance à opposer notre déni : que notre capacité d’innovation s’essouffle, que les perspectives d’ascension sociale pour nos jeunes sont quasiment nulles, que le dialogue entre cultures n’est pas si facile en France, que les droits de l’Homme ne sont pas si aisément transposables dans d’autres cultures, que le demos est aussi un ethnos, et que la civilisation française classique du XXe siècle mourra aussi inéluctablement que d’autres modèles.


                      C’est déjà arrivé. Rien n’empêche aujourd’hui que cela n’arrive encore une fois demain.

                      https://www.lefigaro.fr/vox/societe/l-effondrement-generalise-menace-la-societe-francaise-20220608



                      • joletaxi 9 juin 15:44

                        @BA

                        allons allons, il faut positiver

                        L’équipe de choc qui nous gouverne va régler tous ces menus désagréments

                        l’hopital ?
                        il suffit d’imposer le bio, arrêter le nucléaire, interdire la consommation de viande, et il y aura beaucoup moins de malades, c’est mathématique
                        l’énergie ?
                        le gouvernement va multiplier par 5, ou 10, ou 20 les parcs éoliens, solaires,et puis n’oublions pas , c’est pas Versailles ici, la meilleure énergie c’est celle que l’on ne consomme pas, et je ne mentionne même pas les hydroliennes de Mélanchon, ou bien c’est des tyroliennes ?
                        la fibre ?
                        bah quand nous aurons enterré des milliers de kms de cable pour un résultat nul, nous aurons les satellites de Musk
                        les agriculteurs ?
                        ces empoisonneurs, ces malfaisants qui se goinfrent de subventions, le gouvernement a déjà pris une mesure salvatrice, chacun recevra un composteur pour faire pousser ses tomates sur son balcon,et entre les coquelicots, on trouvera bien un peu de blé qui aura échappé au glyphosate
                        le système financier ?
                        mais tout a changé, on est passé de la quasi guerre civile pour quelques centimes de taxe carbone, au quoi qu’il en coûte, faut suivre hein, l’argent est gratuit
                        le tourisme ?
                        c’est quoi ce délire ? dans une société respectueuse de l’environnement, il n’y a plus de tourisme qui détruit tous ces coins artificialisés.Les restos ? faut arrêter hein, à part du quinoa, et des lentilles, il n’y a plus un plat compatible avec le bien être des ours polaires
                        la sécurité ?
                        est ce qu’il y a de la délinquance en Chine ? le gouvernement a déjà commencé à s’inspirer de ces bonnes méthodes, les confinements et autres pass n’est qu’une mignardise, moi je m’en fous, j’ai toujours mes 12 points
                        L’état ?
                        mais on va vers un gouvernement mondial, les écolos en rêvent , autoritaire, soyons fous fasciste vert, votre vie sera millimétrée ,
                        mais vous aurez évité la poele à frire, aucun sacrifice n’est de trop pour sauver l’humanité


                      • yvesduc 10 juin 08:20

                        Merci pour votre article.

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