• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Pourquoi le Venezuela doit-il être détruit ? (D. Orlov)

Pourquoi le Venezuela doit-il être détruit ? (D. Orlov)

http://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-le-venezuela-doit-il-etre-detruit

Pourquoi le Venezuela doit-il être détruit ?


Par Dmitry Orlov – Le 29 janvier 2019 – Source Club Orlov

 La semaine dernière, Trump, son vice-président Mike Pence, le directeur du département d’État américain Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, ainsi qu’un groupe de pays d’Amérique centrale, qui sont grosso modo des colonies américaines et qui n’ont pas de politique étrangère propre, ont annoncé, en même temps, que le Venezuela avait un nouveau président : une non-entité virtuelle nommée Juan Guaidó, qui ne s’était jamais présenté à ce poste, mais qui a été en quelque sorte formé pour ce poste aux États-Unis. Guaidó est apparu lors d’un rassemblement à Caracas, flanqué d’une petite clique de flagorneurs très bien rémunérés. Il avait l’air très effrayé lorsqu’il s’est autoproclamé président du Venezuela et s’est mis à remplir ses fonctions présidentielles en allant se cacher immédiatement.

On ne savait pas où il se trouvait jusqu’à ce qu’il fasse surface lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle il n’a pas répondu à la question de savoir s’il avait été contraint de se déclarer président ou s’il l’avait fait de son propre gré, sans hésiter. Il y a beaucoup de choses à la fois tragiques et comiques dans cette histoire, alors démontons-la morceau par morceau. Ensuite, nous passerons à la question de savoir pourquoi le Venezuela doit être détruit (du point de vue de l’establishment américain).

Ce qui ressort immédiatement, c’est la combinaison de l’incompétence et du désespoir dont font preuve toutes les personnalités publiques et non-publiques mentionnées ci-dessus. Pompeo, en exprimant sa reconnaissance à Guaidó, l’appelant « guido », qui est une insulte ethnique contre les Italiens, tandis que Bolton a fait mieux en l’appelant « guiado », ce qui pourrait être compris en espagnol par « contrôlé à distance ». Pour ne pas être en reste, Pence a prononcé tout un petit discours sur le Venezuela – une sorte d’adresse au peuple vénézuélien – qui était truffé d’un pseudo charabia espagnol vraiment atroce et qui s’est terminé par un « ¡Vaya con Dios ! » tout à fait incongru, comme sorti d’un western des années 1950.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a également été l’occasion de se divertir, le représentant russe Vasily Nebenzya, toujours redoutable, soulignant que la situation au Venezuela ne constituait pas une menace pour la sécurité internationale et ne relevait donc pas de la compétence du Conseil de sécurité. Il posa ensuite une question pointue à Pompeo, qui était présent à la réunion : « Les États-Unis envisagent-ils de violer une fois de plus la Charte des Nations Unies ? ».

Pompeo n’a pas donné de réponse. Il s’est assis là, ayant l’air d’un chat qui fait semblant de ne pas mâcher un canari, puis il s’est rapidement enfui. Mais tout récemment, alors qu’il sortait probablement d’une réunion sur la sécurité nationale et se rendait à pied à une conférence de presse de la Maison-Blanche, Bolton a accidentellement montré son bloc-notes devant les caméras des journalistes. On y trouvait les mots « 5000 soldats en Colombie » (il s’agit d’une base militaire/colonie de narcotrafiquants américaine à la frontière nord du Venezuela). Était-ce un moment de sénilité de Bolton ? Quoi qu’il en soit, cela semble répondre par l’affirmative à la question de Nebenzya. La nomination au poste d’envoyé spécial au Venezuela d’Elliott Abrams, un criminel reconnu coupable d’etre complice de la précédente tentative de coup d’État au Venezuela contre Hugo Chávez, ce qui l’a automatiquement rendu persona non grata au Venezuela, est également un signe d’intention hostile.

John Bolton

Il serait tout à fait pardonnable que vous confondiez cette opération de changement de régime avec une sorte d’art absurde, une performance. C’est certainement un peu trop abstrait pour les complexités du monde réel de l’ordre international. Un pauvre larbin effrayé est projeté devant une caméra et se déclare président de Narnia, puis trois larbins (Pence, Pompeo et Bolton) et Bozo le Trump sautent tous sur l’occasion et crient « Oui-oui-oui, c’est sûrement lui » ! Et un retraité qui a déjà raté son coup est sorti du banc, dépoussiéré et envoyé en mission dans un pays qui ne veut pas de lui.

Pendant ce temps, dans le monde réel, l’armée vénézuélienne et les tribunaux vénézuéliens restent fermement derrière le président élu Nicolas Maduro et une liste de pays qui constituent la grande majorité de la population mondiale, dont la Chine ; la Russie ; l’Inde ; le Mexique ; la Turquie ; l’Afrique du Sud et quelques autres parlent d’un soutien à Maduro. Même les habitants des pays d’Amérique centrale contrôlés à distance savent très bien à quel point une telle opération de changement de régime créerait un dangereux précédent si elle devait réussir, et ils réfléchissent : « Bon là c’est le Venezuela, demain, ça sera notre tour ! ».

Pour être complet, examinons les arguments utilisés pour faire avancer cette opération de changement de régime. Certains prétendent que Nicolas Maduro n’est pas un président légitime parce que les élections de l’année dernière, où il a été soutenu par 68% des électeurs, ont manqué de transparence et ont été boycottées par certains partis d’opposition, alors que la déclaration de Juan Guaidó est 100% légale malgré lui et son Assemblée nationale sans importance qui, selon les sondages de l’opposition, est contestée par 70% des Vénézuéliens. Il y a également eu des allégations non-fondées de « bourrage des urnes » – du fait notamment que les Vénézuéliens n’utilisent pas de bulletins de vote en papier, alors que selon l’observateur électoral international et ancien président américain Jimmy Carter, « le processus électoral au Venezuela est le meilleur au monde ».

Certains prétendent que Maduro a mal géré l’économie vénézuélienne, ce qui a entraîné une hyperinflation, un taux de chômage élevé, une pénurie de produits de base (notamment de médicaments) et une crise des réfugiés. Il y a du vrai dans cette affirmation, mais nous devons aussi noter que certains voisins du Venezuela font encore pire à bien des égards, même si Maduro n’est pas leur président. En outre, de nombreuses difficultés économiques du Venezuela ont été causées par les sanctions américaines à son encontre. Par exemple, à l’heure actuelle, environ 8 milliards de dollars de l’argent du Venezuela sont bloqués, destinés à financer une armée mercenaire qui devrait envahir et tenter de détruire le Venezuela comme cela a été fait avec la Syrie.

Enfin, une grande partie de la situation difficile du Venezuela est liée à la malédiction du pétrole. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde, mais son pétrole est très visqueux et donc coûteux à produire. Pendant une période de prix élevés du pétrole, les Vénézuéliens sont devenus dépendants des largesses pétrolières que le gouvernement avait l’habitude d’utiliser pour sortir des millions de personnes d’une pauvreté abjecte et de les faire sortir des bidonvilles pour les mettre dans des logements sociaux. Et maintenant, les bas prix du pétrole ont provoqué une crise. Si le Venezuela parvient à survivre à cette période, il sera en mesure de se redresser une fois que les prix du pétrole se seront redressés (ce qui sera le cas une fois que le foutu système de Ponzi aux États-Unis aura fait son temps). Nous reviendrons plus tard sur le pétrole vénézuélien.

En passant, beaucoup de gens ont exprimé l’opinion que les malheurs du Venezuela sont dus au socialisme. Selon eux, c’est bien si beaucoup de gens souffrent tant que leur gouvernement est capitaliste, mais s’il est socialiste, ce n’est pas le bon type de souffrance et leur gouvernement mérite d’être renversé, même si tous ont voté pour lui. Par exemple, le site ZeroHedge, qui publie souvent des informations et des analyses utiles, a poussé cette ligne de pensée ad nauseam. Il est malheureux que certaines personnes s’imaginent qu’elles ont des principes et qu’elles ont raison alors qu’elles ne sont au mieux que des idiotes stupides et au pire des idiotes utiles. Ce n’est pas à elles de décider de la politique des autres nations et elles devraient cesser de nous faire perdre notre temps avec leurs absurdités.

Cette tentative bien visible de changement de régime créerait un précédent très dangereux pour les États-Unis eux-mêmes. La doctrine de la jurisprudence n’est nullement universelle. Elle nous vient du sombre âge de la common law tribale anglaise et n’est suivie que dans les anciennes colonies britanniques. Pour le reste du monde, c’est une forme barbare d’injustice parce qu’elle accorde un pouvoir arbitraire aux juges et aux avocats. Les tribunaux ne doivent pas être autorisés à écrire ou à modifier des lois, mais seulement à les suivre. Si votre cause peut être tranchée en fonction d’une autre cause qui n’a rien à voir avec vous, alors pourquoi ne pas laisser quelqu’un d’autre payer vos frais juridiques et vos amendes et purger votre peine pour vous ? Mais il existe un principe fondamental du droit international, à savoir que les nations souveraines ont le droit de respecter leurs propres lois et traditions juridiques. Par conséquent, les États-Unis seront liés par les précédents qu’ils établissent. Voyons comment ça marcherait.

Le précédent établi par la reconnaissance de Juan Guaidó par le gouvernement américain permet à Nicolas Maduro de déclarer la présidence de Donald Trump illégitime pour pratiquement toutes les mêmes raisons. Trump n’a pas réussi à remporter le vote populaire, mais n’a obtenu la présidence qu’en raison d’un système électoral corrompu et truffé d’irrégularités. En outre, certains candidats de l’opposition ont été traités injustement au cours du processus électoral. Trump est aussi une honte et un échec : 43 millions de personnes vivent grâce à des coupons alimentaires ; près de 100 millions font partie des chômeurs de longue durée (pudiquement appelés des « sans emploi ») ; la situation des sans-abris est endémique et des villages entiers de tentes sont apparus dans plusieurs villes américaines ; de nombreuses entreprises américaines sont au bord de la faillite ; et Trump ne semble même pas être capable de maintenir le gouvernement fédéral ouvert ! C’est un désastre pour son pays ! Maduro reconnaît donc Bernie Sanders comme le président légitime des États-Unis.

Vladimir Poutine pourrait alors s’appuyer sur ces deux précédents en reconnaissant également Bernie Sanders comme le président américain légitime. Dans un discours public, il pourrait dire ce qui suit : « J’admets librement que nous avons installé Donald Trump en tant que président américain, comme c’était notre droit sur la base des nombreux précédents établis par les États-Unis eux-mêmes. Malheureusement, l’expérience Trump n’a pas fonctionné comme prévu. Mueller peut prendre sa retraite, car cette clé USB contient tout ce qui est nécessaire pour annuler l’intronisation de Trump. Donny, désolé que ça n’ait pas marché ! Ton passeport russe est prêt, tu peux le retirer à notre ambassade, tout comme les clés de ta chambre à Rostov, juste à côté de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch qui a été violemment changé-de-régime par votre prédécesseur Obama. »

Pourquoi cette hâte inconvenante à faire sauter le Venezuela ? L’explication est simple : il s’agit du pétrole. « Cela fera une grande différence pour les États-Unis sur le plan économique si les compagnies pétrolières américaines peuvent investir et produire du pétrole au Venezuela », a déclaré John Bolton dans une émission sur Fox News. Vous voyez, le pétrole vénézuélien ne peut être produit de façon rentable sans des prix élevés du pétrole – si élevés que de nombreux consommateurs dépendant du pétrole feraient faillite – mais il peut certainement être produit en quantités beaucoup plus importantes et avec d’énormes pertes financières.

D’énormes pertes financières ne gêneraient certainement pas les compagnies pétrolières américaines qui ont jusqu’à présent généré une perte de 300 milliards de dollars en utilisant la fracturation hydraulique, financée par le pillage de l’épargne-retraite des américains, en imposant aux générations futures une lourde dette et d’autres plans néfastes. N’oubliez pas non plus que le plus gros consommateur de pétrole au monde est le ministère américain de la Défense, et s’il doit payer un peu plus cher pour le pétrole afin de continuer à faire exploser des pays, il le fera. Ou plutôt, vous le ferez. C’est la même chose pour eux. Les États-Unis sont déjà bien au-delà de la faillite, mais leurs dirigeants sont prêts à tout pour faire durer la fête pendant encore quelques temps.

Voilà le vrai problème : la fête autour du pétrole de schiste se termine. La plupart des puits les plus productifs ont déjà été exploités ; les nouveaux puits s’épuisent plus rapidement et produisent moins tout en coûtant plus cher ; les prochaines vagues de fracturation, si elles se produisaient, gaspilleraient 500 milliards de dollars, puis 1 000, puis 2 000… Le rythme de forage ralentit déjà et a commencé à ralentir même lorsque les prix du pétrole étaient encore élevés. Pendant ce temps, le pic de production de pétrole conventionnel (non fracturé) a eu lieu en 2005-2006 et seuls quelques pays n’ont pas encore atteint leur pic. La Russie a annoncé qu’elle commencerait à réduire sa production dans seulement deux ans et l’Arabie saoudite n’a plus de capacité disponible.

Une pénurie de pétrole assez importante s’annonce, et elle affectera plus particulièrement les États-Unis, qui brûlent 20% du pétrole mondial (avec seulement 5% de la population mondiale). Une fois l’effondrement survenu, les États-Unis passeront de 2,5 millions de barils par jour devant etre importés à au moins 10 millions de barils devant etre importés, mais ce pétrole n’existera plus. Auparavant, les États-Unis étaient capables de résoudre ce problème en faisant exploser des pays et en volant leur pétrole : la destruction de l’Irak et de la Libye a permis aux compagnies pétrolières américaines de se remettre sur pied pendant un certain temps et a empêché l’effondrement du système financier. Mais l’effort pour faire sauter la Syrie a échoué, et la tentative de faire sauter le Venezuela est susceptible d’échouer aussi parce que, gardez à l’esprit, le Venezuela a entre 7 et 9 millions de Chavistes imprégnés de l’esprit révolutionnaire bolivarien, une armée importante et bien équipée et ce pays est généralement d’un voisinage très dur.

Auparavant, les États-Unis avaient eu recours à diverses ruses pour légitimer leur agression contre les pays riches en pétrole et le vol subséquent de leurs ressources naturelles. Il y avait cette fiole de talc hautement toxique que Colin Powell a secouée à l’ONU pour que le Conseil de sécurité vote en faveur de la destruction de l’Irak et du vol de son pétrole. Il y a eu l’histoire inventée d’atrocités humanitaires en Libye pour obtenir les votes en faveur d’une zone d’exclusion aérienne (qui s’est avérée être une campagne de bombardements suivie d’un renversement du gouvernement). Mais avec le Venezuela, il n’y a pas de feuille de vigne. Tout ce que nous avons, ce sont des menaces ouvertes d’agression pure et des mensonges flagrants auxquels personne ne croit, livrés maladroitement par des clowns, des larbins et des vieux sur le retour.

Si le plan A (voler le pétrole vénézuélien) échoue, alors le plan B est de prendre tous vos chiffons de papier libellés en dollars américains – espèces ; actions ; obligations ; actes ; polices d’assurance ; billets au porteur, etc. et de les brûler dans des poubelles pour essayer de rester au chaud. Il y a une nette bouffée de désespoir dans toute cette affaire. L’hégémonie mondiale est brisée ; elle est tombée et ne peut plus se relever.

S’il reste un doute dans votre esprit sur la raison pour laquelle le Venezuela doit être détruit, et pourquoi le peuple vénézuélien ne compte pas du tout, c’est Trump lui-même qui l’a dit.

Vidéo : https://www.youtube.com/embed/4_mEQ8_ykvU

 

Les cinq stades de l'effondrementDmitry Orlov


Moyenne des avis sur cet article :  4.5/5   (24 votes)




Réagissez à l'article

74 réactions à cet article    


  • aimable 6 février 15:50

    Moralité, quand votre pays regorge de richesses telle que les matières premières , il vaut mieux ne pas le crier sur les toits et surtout éviter que les USA ces faux amis , juge votre pays très très intéressant et proposent de vous aider a les exploiter avec la complicité d’affairistes corrompus du cru puis de mettre leurs troupes aux frontières pour éviter que vos voisins ne viennent vous « piller » , ainsi petit a petit votre peuple sera enchainé , il perdra son identité et sera soumis .


    • Paul Leleu 6 février 18:20

      @aimable

      ben, en France on a eu le Plan Marshall... et les français sont contents d’être américanisés... ils sont même tellement américainisés qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils n’ont plus d’identité...

      comme disait Eisenhower : « le jazz est le meilleur ambassadeur de l’Amérique »...

      les USA nous ont pillé nos colonies, notre or, notre industrie, notre marché intérieur, et ils ont fait de la civilisation française un paillasson globalisé...

      les Américains ne sont jamais venus nous « libérer » en 1944... ils sont juste venus chercher leur part du gâteau... avant, ils entretenaient d’excellents rapports avec Vichy... D’ailleurs Roosevelt et Pierre Laval avaient des liens de parenté par mariage...

      limite, si De Gaulle nous avait pas joué son numéro de pipeau souverainiste (Vivà Mexico !! etc.) les français se seraient mieux rendus compte de la colonisation... le souverainisme de De Gaulle ne fut toléré par l’oligarchie, que parce-qu’il restait en fait dans le giron américain (guerre froide aidant)... mais De Gaulle résista moins à Kennedy qui Tito à Staline... ça en dit long...


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 février 21:35

      @Paul Leleu. Lors de la 2e guerre mondiale, puis le Prêt-Bail puis le plan Marshall, le capitalisme U.S. était industriel, un monde d’ingénieurs et de techniciens. Leur armée était largement constituée de civils, démerdards. Ce monde là a disparu pour un capitalisme financier. Leur panique et leur désorganisation lors des inondations de Louisiane est parlante. Leur armée n’est plus entraînée que pour la guerre civile contre leurs pauvres.


    • machin 7 février 11:57

      @Paul Leleu

      Excellent rappel...


    • Alren Alren 8 février 13:03

      @aimable

      Avec ses soixante-sept millions d’habitants la France joue dans la cour des grands beaucoup plus peuplé dans les domaines scientifiques (informatique, mathématiques, médecine) et techniques.
      Ce n’est le cas ni de l’Allemagne ni d’un autre pays de l’Europe hormis la Russie.
      Au grand dépit des Étatsuniens et des soviétiques, elle a produit seule en un temps record après l’Occupation la bombe atomique, A puis H.
      Elle va réussir à produire, n’en doutons pas, un planeur hypersonique, rejoignant le club fermé Russie, USA, Chine qui en fabriquent.
      Elle possède ou possédait des industries modèles.

      C’est ça sa richesse que les USA et les autres puissances veulent s’approprier par l’espionnage et pour les USA par le biais de procès aux dirigeants et d’amendes arbitraires exorbitantes.
      Malheureusement, notre président n’est pas un Chavez, mais un corrompu qui va interdire les soins médicaux alternatifs en faveur des laboratoires pharmaceutiques.

      https://www.mesopinions.com/petition/sante/huiles-essentielles-menacees/45040


    • Matlemat Matlemat 6 février 16:02

      La femme de Leopoldo Lopez, chef de l’opposition toujours en contact avec Guaido fut arrêtée avec 200 millions de bolivars en espèce dans sa voiture ( 60 000 dollars ) elle a déclaré que c’était pour payer les frais médicaux de la grand-mère qui a 100 ans !

      https://www.youtube.com/watch?v=3JnxUQwW9pw


      • leypanou 6 février 17:14

        @Matlemat
        En diffusant ce genre d’information, RT France vient de confirmer qu’il n’est pas acceptable pour l’Élysée de lui octroyer une accréditation.

        Car en France, on aime bien les journalistes du genre ...vous mettez le nom que vous voulez, vous êtes à peu près sûr de tomber dans le mille ils sont tellement nombreux (10 milliardaires détiennent etc, etc).

        On pensait avoir touché le fond avec FH en politique étrangère, avec l’actuel, on est encore tombé plus bas. Bref, çà n’a fait que dégringoler depuis NS.


      • Matlemat Matlemat 6 février 20:20

        @leypanou
        Oui c’est bien pour cela que RT a du succès..

         Moi aussi je croyais qu’il n’était pas possible de faire pire qu’ Hollande, en fait on a du François Hollande en immature.


      • Matlemat Matlemat 6 février 20:23

        @leypanou
        En parlant d’affaire étrangère, Le Drian juge « inacceptable » l’ingérence italienne dans les affaires française car Di Maio a reçu des représentant des Gilets jaunes !

        Heureusement que le ridicule ne tue pas...

        https://francais.rt.com/international/58850-gilets-jaunes-paris-juge-provocation-luigi-di-maio-inacceptable



      • Matlemat Matlemat 6 février 21:06

        @JC_Lavau
        Je me suis toujours demandé pourquoi le Drain a eu sa promotion au ministères des affaires étrangères, un bon représentant du lobby militaro-industriel probablement.


      • Matlemat Matlemat 6 février 21:07

        @Matlemat
        Pardon pour les fautes : Le Drian au ministère des affaires étrangères.


      • Garibaldi2 7 février 01:06

        @JC_Lavau

        Edifiant !


      • Le421 Le421 7 février 10:28

        @Matlemat

        on a du François Hollande en immature.

        Immature ? Surtout détraqué du bocal... Ce type est fondu complet.
        Dans la même phrase, il dit tout et son contraire !! En même temps...  smiley


      • baldis30 7 février 10:45

        « @Matlemat
        bonjour,
         »on a du François Hollande en immature
        ."

        une normalité immature en somme


      • Matlemat Matlemat 7 février 12:43

        @Le421 et @baldis30

        en immature et encore plus faux-cul.


      • Christian Labrune Christian Labrune 6 février 18:13

        On commence à être un peu fatigué de tous ces articles sur le Vénézuéla sur AgoraVox. Que Maduro soit un excellent chef d’état, dans un pays opulent malgré tout ce qu’on peut raconter ici et là, cela ne fait aucun doute et je ne sais pas pourquoi tant d’articles s’appliquent à démontrer bien laborieusement des évidences qui crèvent les yeux.

        Il suffit d’un minimum de bon sens pour comprendre tout de suite la situation, et voir clairement tout ce qui peut opposer les terres de grande liberté comme Le Vénézuéla, Cuba ou, plus loin, la Corée du Nord et l’Iran, à l’immonde totalitarisme américain.

        Le gros problème du Vénézuéla, actuellement, c’est de devoir empêcher l’immigration aux frontières. Malgré sa prospérité, ce pays ne peut quand même pas, comme disait Michel Rocard, « accueillir toute la misère du monde ». Il est donc obligé de faire obstacle à l’entrée de tous ceux qui rêveraient, venant de pays pauvres, faire fortune rapidement à Caracas. Mais dans un pays d’inspiration socialiste, on ne se résoudra jamais à élever des murs aux frontières.

        Quel est, a contrario, le rêve de l’abominable dictateur Donald Trump ? C’est d’empêcher les Américains de fuir leur pays pour trouver ailleurs, et particulièrement au Mexique, la liberté et l’aisance dont ils sont si cruellement privés dans leurs Etats-Unis. Il voudrait voir s’élever des murs, ce salaud, sur des centaines de kilomètres, qui permettraient de garder prisonniers indéfiniment ses pauvres concitoyens dans un enfer américain qu’ils exècrent autant que nous.

        Je profite de cette page pour exprimer ma solidarité avec tous les Américains qui ont pu réussir à s’échapper et gagner les côtes françaises. Si des réseaux existent déjà et si je peux faire quelque chose pour les aider, j’y suis tout à fait disposé.


        • Paul Leleu 6 février 18:27

          @Christian Labrune

          posez vous juste la question de savoir si les pays en question ne sont pas tout bonnement ruinés par l’impérialisme... et si la prospérité des grandes puissances ne tient pas au pillage qu’elles exercent sur ces pays pauvres...

          par ailleurs, quand on voit la situation sociale aux USA ou en France, on se dit que le butin du pillage est bien mal réparti...

          quant aux pays pauvres, la plupart d’entre eux appliquent à la lettre les prescriptions impérialistes... et ils sont tous dans la ruine et la migration... après, si ça vous procure du plaisir de taper sur les quelques pays pauvres qui essayent d’opposer un peu de résistance à leur pillage...


        • Pere Plexe Pere Plexe 6 février 19:01

          @Christian Labrune
          Quel est, a contrario, le rêve de l’abominable dictateur Donald Trump ?

          Mettre la main sur les premières réserves de pétroles mondial
          Et plus encore ne pas en laisser l’accès aux chinois.
          Un classique de l’interventionnisme US.
          Un remake de 2002 « Le coup d’État manqué au Venezuela était étroitement lié à de hauts responsables du gouvernement américain, a établi The Observer. Ils ont une longue histoire dans les « guerres sales » des années 1980 et des liens avec des escadrons de la mort travaillant en Amérique centrale à cette époque.  »

          La situation catastrophique du Venezuela doit moins à Maduro qu’au travail de sape des USA depuis plus de 20 ans. Quel dirigeant, quel pays aurait mieux résister ?


        • Christian Labrune Christian Labrune 6 février 19:05

          posez vous juste la question de savoir si les pays en question ne sont pas tout bonnement ruinés par l’impérialisme...

          ==========================
          @Paul Leleu

           Vous êtes en pleine métaphysique ! Si vous nous parliez du Diable au lieu de parler de l’impérialisme, vous diriez exactement la même chose. Les pays d’Extrême-Orient, au XIXe siècle, on eu affaire à l’impérialisme occidental. Les guerres de l’opium en Chine, les traités inégaux, le sac du Palais d’Eté, tout cela n’a pas été bien drôle, mais ce n’était pas une fatalité pour les Chinois. Ils n’y ont pas vu l’action d’une entité métaphysique : Colonialisme ou Impérialsme. Ils ont appris de ceux qui prétendaient les dominer, et leur impérialisme actuel, de plus en plus réel, n’est pas moins dominant que celui des anciennes grandes puissances occidentales. Le Japon, au milieu du XIXe siècle, fut obligé sous la menace des canonnières de Perry d’ouvrir ses ports au commerce international. Moins de soixante ans plus tard, ce pays jusqu’alors médiéval disposait d’une flotte de guerre capable d’envoyer par le fond celle des Russes !
          Il y a cinquante ans, le PNB de la Corée du Sud était exactement le même que celui de l’Algérie. Les choses ont bien changé depuis, mais c’est que d’un côté on s’est endormi sur les ressources faciles du pétrole en geignant sur le malheur fatal d’avoir été colonisé, tantis que de l’autre côté, on a retroussé ses manches sans cracher sur un Capitalisme suspecté d’être d’essence diabolique,
          Il y a ceux qui rêvent de la société sans classe, du communisme, de l’égalité parfaite à la fin des temps, du paradis sur terre et de la victoire sur les forces du Mal qu’ils appellent Colonialisme, Capitalisme ou Impérialisme, et ceux qui, sans rêver d’un monde idéal, s’efforcent au jour le jour, de la manière la plus pragmatique, d’améliorer la situation et d’aller de l’avant.
          Cela dit, je vous accorde qu’en Europe, parce qu’on commence à se raconter les histoires métaphysiques qui servent aux peuples en perte de vitesse à se consoler d’une impuissance dont ils sont pourtant totalement responsables, on est en train de prendre un chemin tout contraire, celui qui mène à l’affaissement et à la régression.


        • JC_Lavau JC_Lavau 6 février 19:27

          @Christian Labrune : « On commence à être un peu fatigué de tous ces articles sur le Vénézuéla ».
          Certes, si l’assassinat d’un pays et de son peuple pouvait être couvert par le silence de tous les médias, ce serait rêvé...
          On a déjà évoqué l’érection d’un mur entre les Tazunis et l’Europe. Inutile de te demander si tu es cour ou pontre.


        • CN46400 CN46400 6 février 19:40

          @Christian Labrune
          Manifestement vous n’avez pas remarqué que la Corée du Sud voudrait voit les troupe de Trump décoller de la péninsule, sans doute pour avoir plus de latitude pour négocier avec la Chine et aussi la Corée du Nord...


        • Christian Labrune Christian Labrune 6 février 22:28

          Certes, si l’assassinat d’un pays et de son peuple pouvait être couvert par le silence de tous les médias, ce serait rêvé...

          =========================
          @JC_Lavau

          C’est pourtant ce qui s’était passé déjà au milieu des années 70, dans le Kampuchea démocratique des Khmers rouges dont l’idéologie n’était pas si éloignée de celle d’un Maduro. Le discours que vous êtes en train de nous servir, je le lisais à l’époque dans les colonnes du Monde. Quand on sut ce qui s’était vraiment passé, le pauvre Chomsky, déjà bien gâteux, pour minimiser la chose, parla d’un « autogénodide ». Les philosophes de l’antiquité regardaient la guerre civile comme la pire des guerres mais lui pensait sans doute que quand il fallait que cela débouche sur un génocide, l’autogénocide, c’était quand même plus soft.

          La police et l’armée vénézuéliennes n’en sont pas encore à exécuter en masse ; on se contente de tirer dans le tas à balles réelles dans des manifestations qui, officiellement, n’ont pas lieu, mais si on s’émeut en France, et à juste titre, de voir la police éborgner des manifestants avec des balles en caoutchouc, que ne pourrait-on pas dire de ce qui se passe au Vénézuéla ?

          On me répondra il est vrai que le Vénézuéla n’est pas la France. C’est déjà ce qu’on m’expliquait en 75 : on ne concevrait pas, me disait-on, que le gouvernement imposât à tous les Parisiens d’aller arracher les betteraves dans la plaine picarde, mais le Cambodge n’était pas la France, et après cet intermède nécessaire, tout le monde s’en trouverait évidemment mieux à Phom Penh. De fait, entre un et deux millions de Cambodgiens ont été rapidement débarrassés de toute sorte de maux et n’auront plus jamais eu faim.

          https://www.lexpress.fr/culture/livre/l-aveuglement-des-intellectuels-face-au-genocide-khmer-rouge_1069522.html


        • JC_Lavau JC_Lavau 6 février 22:40

          @Christian Labrune. Tu veux noyer ton chien ? Accuse le de la rage.


        • Garibaldi2 7 février 02:26

          @Christian Labrune

          Il est parfaitement logique que les gens préfèrent être du côté de l’oppresseur plutôt que celui de l’opprimé, il y a plus d’opportunités de réussite quand on est du côté du manche et c’est moins douloureux que de se battre contre un rouleau compresseur.

          C’est très bien expliqué dans le ’’Scarface’’ réalisé par Brian de Palma d’après un scénario d’Oliver Stone ! Tony Montana réussit très bien son ascension en faisant sienne la phrase culte de Rollerball : ’’la règle c’est qu’il n’y a pas de règle’’.

          Je me demande si vous, vous avez bien compris le message du film ?

          Vous nous ferez un jour un article pour nous expliquer qui a viré Pol-Pot du pouvoir ? Puis vous nous expliquerez pourquoi ’’les occidentaux’’ ont refusé de reconnaître le nouveau pouvoir au Cambodge et pourquoi l’ambassadeur de Pol-Pot a été maintenu à son poste à l’ONU par ces mêmes ’’occidentaux’’. Vous nous expliquerez aussi pourquoi Maggy Thatcher a envoyé ses SAS pour soutenir les khmers rouges virés du pouvoir. N’oubliez pas aussi de nous expliquer où sont passés les 600.000 victimes des bombardements secrets des USA sur le Cambodge. Vous pouvez commencer par là :

          https://www.courrierinternational.com/article/2009/02/26/mais-ou-sont-les-complices-des-khmers-rouges

          puis continuer par là :

          http://peteralanlloyd.com/how-thatcher-gave-pol-pot-a-hand/

          En ce qui concerne l’usage d’armes à feu au Vénézuéla, je suppose que d’après vous les manifestants n’en utilisent pas, qu’il n’y a pas de morts dans la police, et que, dans un pays où la violence est endémique depuis des générations, il n’y a aucun malfrat, aucun tueur à gages, aucun pillard et aucun règlement de compte.

          Les émeutes de Los Angeles en 1992 ont fait 55 morts.

          Il est toujours regrettable qu’il y ait des morts, mais les images de la dernière grande vague d’émeutes au Vénézuéla laissent peu de doute sur la violence des provocateurs contre la police. Voyons ce qu’en dit Wikipédia :

          ’Dans l’objectif de prendre le contrôle des quartiers dans lesquels se déroulaient le mouvement de protestation, d’interdire la circulation et de bloquer l’économie, des groupes d’oppositions ont usé de techniques assimilables à de la guérilla urbaine. 9 policiers sont tués, dont certains abattus par balles, et près de 300 autres blessés (soit environ le tiers du nombre total de victimes) au cours de heurts avec des groupes armés protestataires. Par ailleurs, 16 civils sont tués par différentes manœuvres déployées par les manifestants pour bloquer les rues et interdire les déplacements, comme des câbles métalliques tendus en travers des routes qui auront décapités plusieurs motards, ou encore des barricades positionnées au sol et responsables d’accidents mortels pour les automobilistes72. Des centres de santé et de distribution alimentaires, ainsi que des locaux du Parti socialiste, ont également été attaqués et incendiés737475.

          En septembre 2014, Lorent Saleh, fondateur de la JAVU, un des groupes les plus actifs durant les manifestations, est inculpé par la justice vénézuélienne après la présentation de vidéos où il suggère d’organiser des attentats à la bombes contre des lieux fréquentés pour accentuer la déstabilisation sociale et économique du Venezuela76. ’’

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestations_de_2014_%C3%A0_2017_au_Venezuela


        • machin 7 février 12:03

          .

          .
          @Christian Labrune

          "On commence à être un peu fatigué de tous ces articles sur le Vénézuéla

          ...« 

          On ???

          Comme disent les enfants :

           »On", pronom con qui défini celui qui l’emploie.

          .

          .


        • Xenozoid Xenozoid 7 février 12:14

          @Christian Labrune

          pov’petit,on ne parle pas d’israel aujourd’hui ?...oh kestce que con quand même..

          tiens, tu as oublié munich du coup,tu es vraiment fatigué c’est bien de se connaitre soi même

          viva 


        • alinea alinea 6 février 18:49

          Épatant...


          • CN46400 CN46400 6 février 19:33

            D’après C dans l’air ce soir, Maduro n’a aucun appui, la preuve, aucune image de la manif des bolivariens n’est arrivée sur le plateau. Par contre, contrairement au images de la manif de droite longuement détaillées, où le manque de nourriture n’est pas évident, on annonce 2 ou 300 000 morts de faim pour les jours à venir....


            • phan 6 février 19:41
              Les États-Unis et leurs alliés préparent en silence un plan brutal pour « en finir avec la dictature » au Venezuela. Ce « Coup de Maître » (“Masterstroke”) déjà en marche verrait une première partie se mettre en place avant les prochaines élections, et, s’ils ne parviennent pas à chasser le président Nicolás Maduro lors de la nouvelle offensive, qui sera accompagnée de tout l’appareil de la propagande et des médias, outre des actions violentes « pour la défense de la démocratie », le Plan B est prêt, et il impliquera plusieurs pays, pour imposer une « force multilatérale » d’intervention militaire.
              Le Panama, la Colombie, le Brésil et la Guyana jouent un rôle clé, avec l’appui de l’Argentine et d’autres « amis » sous le contrôle du Pentagone. Les bases à occuper, les pays frontaliers qui fourniront un soutien direct, dont leurs hôpitaux et réserves de vivres pour les soldats, tout est prêt.
              Tout cela est spécifié dans un document de 11 pages qui porte la signature de l’amiral Kurt Walter Tidd, actuel commandant en chef du SouthCom des États-Unis, non encore divulgué. (23/02/2018)

              • JC_Lavau JC_Lavau 6 février 20:08

                @phan. Sur le plan militaire, j’ai bien vu la Russie faire un peu, dans des limites logistiques très contraintes.
                Ignorance de ma part, je n’ai pas vu la Chine faire quelque chose. Logistique encore plus contrainte par le Pacifique entier, le canal de Panama entièrement contrôlé par les Ricains, ou le Horn peu recommandable pour des tankers. Pas encore de canal du Nicaragua ni la flotte de guerre pour protéger les tankers de la piraterie étazunienne.


              • CN46400 CN46400 7 février 02:56

                @JC_Lavau
                L’an passé la Chine aurait consommé 300 000baril/jour de pétrole vénézuélien contre 500 000 barils aux USA. Mais chaque pétrole nécessite des raffineries adaptée qui existaient au USA pour ce pétrole, mais pas en Chine.
                Si les USA ne payent plus, le réseau Gifto, qui distribue aux USA les produits raffinés issu de ce pétrole, sera paralysé provisoirement... et la production vénézuélienne baissera d’autant, sauf si la Chine , ou l’Inde, compensent.
                Les USA peuvent remplacer ce pétrole par du shisteux, mais plus onéreux...


              • phan 7 février 07:12

                @JC_Lavau

                Mais il y a aussi le problème qui est loin d’être mineur pour la Chine, qui, au cours des dix dernières années, a prêté plus de 50 milliards de dollars à Caracas dans le cadre d’un programme d’accords « pétrole contre prêt ». Cela souligne à quel point une nouvelle pression de la Maison Blanche pour un changement de régime pourrait rapidement amener Washington à entrer en conflit indirect avec la Chine et la Russie. Et, selon un rapport de FOX, le Venezuela doit « plus de 120 milliards de dollars uniquement à la Chine et à la Russie ».

                La « communauté internationale » a une envie soudaine de démocratie humanitaire au Vénézuela ? c’est une même communauté de pourritures anglo-sionistes qui bombarde et qui affame au Yémen !


              • CN46400 CN46400 7 février 12:57

                @CN46400
                Précision : il s’agit de barils tout court, pas de barils/jour


              • JC_Lavau JC_Lavau 7 février 13:10

                @CN46400. Nous grand public manquons de renseignements sur le trafic des tankers. Notamment entre le Venezuela et la Chine.
                Combien ? Quelles tailles ? Ils passent par Panama ? Ou par Drake (entre le Horn et l’Antarctique) ou par Bonne Espérance et le détroit de la Sonde ? Tous itinéraires longs et vulnérables, qui laissent la part belle à la prochaine de guerre de blocus.


              • JC_Lavau JC_Lavau 7 février 13:19

                @CN46400 : « des raffineries adaptée qui existaient au USA pour ce pétrole, mais pas en Chine ».

                Vu de loin, je m’imagine que c’est avant tout une question de serpentins de préchauffage. Comme nous avions en céramique pour pouvoir brûler du lourd. Plus des proportions différentes dans les produits résultants.
                Je n’imagine pas les chinois mettre plus de deux ans pour avoir monté les raffineries convenables. De toutes les manières, s’ils importent déjà du vénézuélien, ils savent déjà comment le traiter. Juste que la capacité actuelle devrait être doublée pour faire face aux blocus économique et non militaire étazunien. Evidemment si blocus militaire, tout devient beaucoup plus aigu.


              • CN46400 CN46400 7 février 17:51

                @JC_Lavau
                Par exemple, il a fallu une année aux cubains pour adapter la raffinerie de Cientfuegos, prévue pour traiter du pétrole soviètique, au pétrole vénézuélien..


              • CN46400 CN46400 7 février 17:58

                @CN46400
                Par contre je ne sais pas où est traité le pétrole, petite quantité, extrait à Cuba...


              • quijote 6 février 20:31

                « Détruit » ? Pas du tout. « Entre les bonnes mains » me paraît bien plus approprié.

                Tout ce bon pétrole... Imaginez que cette ordure de Chavez l’investissait pour construire des maisons pour les pauvres... Dans l’éducation... Dans la santé... Quel con, non mais quel con ! Dégagez-moi ça !

                Les riches, c’est fait pour être très riches, et les pauvres, très pauvres.


                • Matlemat Matlemat 6 février 21:28

                   Au lieu de faire des économies et de développer massivement les énergies renouvelables les USA ont choisis de rester dépendant du pétrole et de se servir de leur force militaire pour l’obtenir en faisant en sorte que l’argent qu’ils donnent aux pays producteurs leur revienne par les achats d’armement.

                   La stratégie d’extraire du pétrole de schiste à perte avait probablement pour but de mettre à genoux via la baisse des cours du pétrole la Russie, l’Iran ainsi que le Venezuela, si c’était bien le but on voit bien que c’est un échec.

                   Les faucons US n’arrivent pas à comprendre comment avec une telle puissance ils n’ont pas réussi à changer le gouvernement en Syrie alors ils se concentrent sur le Venezuela.

                   L’Asie centrale c’est foutu alors au moins l’Amérique du Sud.

                   L’agressivité américaine semble se heurter à de plus en plus de résistance dans le monde.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès