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Sécurité sociale. L’asymétrie d’information. Un endoctrinement imposé

La sécurité sociale vous avez tous un avis là dessus mais qu’en savez vous en dehors des clichés et mythes qu’on vous impose depuis l’enfance ?

La sécurité sociale est un exemple d’asymétrie d’information. Certainement l’une des pires car face à la réalité, l’idéologie est plus forte que le raisonnement.

 

L’asymétrie d’information

L’asymétrie d’information est en économie un échange ou l’un des participant dispose d’informations pertinentes que l’autre n’a pas.

L’exemple le plus connu est celui du « vendeur de véhicule d’occasion d’occasion », qui fausse ou dissimule une partie des informations, en vue d’amener plus facilement une transaction avec un acheteur.

L’asymétrie d’information est un pilier de notre vie sociale. Les conséquences ne sont pas neutres, La Nobel Georges Akerlof conclus dans sa thèse Nobel, que l’asymétrie d’information provoque un problème de « sélection adverse » .

Pas besoin d’être Nobel pour comprendre que quand vous n’avez pas toute l’information d’un produit ou service que vous achetez, Vous pensez que c’est le meilleur rapport qualité/prix mais en réalité si vous aviez eu connaissance d’un autre choix et informé de la réalité de celui que vous avez acheté vous en auriez fait un autre,

Tirole le Nobel Français avec des exemples d’aiguillages et de trains, démontre lui que l’asymétrie d’information change les comportements. Que l’environnement social modifie le comportement rationnel. Dans la réalité si vous saviez, étiez correctement informé et preniez le temps de comprendre, il y a longtemps que la France serait passé pour la santé à la mutuelle privée et la retraite au fond de pension.

 

La sécurité sociale. Les clichés et l’information réelle.

Voici donc les mythes dans lequel vous vivez et la réalité :

Information fausse N° 1 : la Sécurité sociale est un acquis social plébiscité par tous les Français

La réalité :

Le modèle social français, ce sont des gens qui paient, d’autres qui en bénéficient, rien de plus. Ce mythe permet d’entretenir l’illusion d’un modèle social fondé sur une redistribution acquise au terme d’une lutte acharnée contre des puissants. La démagogie sur les « droits sociaux » s’en trouve confortée, tout comme la légitimité d’un pouvoir politique qui usurpe son statut de protecteur des plus faibles.

En réalité, il n’en est rien. C’est le travailleur seul qui finance sa protection sociale. Et il le fait dans des proportions qu’il connaît mal en raison de l’opacité qui caractérise le financement des services sociaux. L’administration et les intéressés n’ont pas intérêt à se montrer transparents dans la mesure où la piètre performance de ses services serait mise à nu, ce qui changerait notre opinion sur « le modèle social que le monde nous envie ».

Instaurée de façon autoritaire en octobre 1945 sous l’influence du Parti communiste et des syndicats, destinée à remplacer les assurances sociales privées qui existaient auparavant (dont un certain nombre seront nationalisées), étendue progressivement à presque toute la population, elle n’a jamais été confirmée par le suffrage universel. Ce n’est donc en rien un « acquis social », et elle n’a jamais été plébiscitée par quiconque.

On peut parler en ce qui concerne la Sécurité sociale de « coup d’État », car les ordonnances de 1945 relèvent du non-droit (en mai 1946, la proposition de Constitution de la IVe République est rejetée par référendum ; il y a un « trou » constitutionnel sur la période 1945-1946). Un précédent avait été créé en 1941, par le régime de Pétain, qui détourne alors les provisions des assurances sociales vieillesse pour les donner aux « vieux travailleurs » : c’est l’origine des retraites par répartition.

La sécurité socialempute le pouvoir d’achat réel des salariés qui se voient obligés d’affecter la moitié de leur rémunération pour renflouer des caisses de la Sécurité sociale insuffisamment performantes. Il conviendrait au contraire de soumettre ces caisses à un régime de libre-concurrence pour laisser les employés affecter le fruit de leur travail librement.

 

Information fausse N° 2 : la Sécurité sociale, c’est l’État

La réalité :

L’organisation de la Sécurité sociale est par construction indépendante de l’État. Le Code de la Sécurité sociale est juxtaposé à la Constitution. Les Caisses, l’URSSAF sont de droit privé (comme des mutuelles qu’elles sont en réalité), avec mission de « service public ».

Il n’y a pas en France d’assurance maladie étatique comme dans certains pays. Une assurance maladie étatique aurait au moins l’avantage de fournir une couverture minimale dont les coûts seraient maîtrisés, tout en laissant par ailleurs le mutualisme et l’assurance privée se développer librement et couvrir la grande majorité des personnes.

Cependant, on peut parler d’étatisation rampante de l’assurance maladie durant ces dernières années. L’exécutif des Caisses est désigné par le gouvernement, Les représentants aux conseils d’administration sont majoritaires de régimes spéciaux les comptes de la Sécurité Sociale sont formatés par le ministère avant d’être présentés au Parlement (censé exercer un contrôle), et la fixation des taux de cotisation échappe aux partenaires sociaux. L’État fixe le prix des médicaments, la rémunération des médecins, leur numerus clausus, décide de l’agrément des cliniques privées…

Il y a par ailleurs un grand nombre d’organismes de nature juridique différente mais dits « de sécurité sociale » : on compte plus de 1 000 organismes différents (les caisses à elles seules comptant plus de 100 000 employés), et même un « musée de l’assurance maladie » et un « Comité d’histoire de la Sécurité sociale », sans parler des « Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie », « Haute autorité de santé ».

 

Information fausse N°3  : Grâce à la Sécurité sociale, le système de santé français est un des meilleurs au monde

La réalité :

Le système de santé n’a rien à voir avec la Sécurité sociale, qui n’a jamais soigné personne, et qui se contente de « gérer » des flux monétaires, en prélevant les uns et en indemnisant les autres. Le progrès technique en matière de médecine n’est pas de son fait, pas davantage la compétence du personnel médical.

Le système de santé français n’est pas le meilleur du monde (voir le scandale du sang contaminé dans les années 80, ou la canicule de 2003), mais s’il était aussi mal en point que la branche maladie, et aussi fossilisé que l’organisation de la Sécurité sociale, on pourrait légitimement s’inquiéter.

Il y a heureusement un système de santé privé plus efficace et moins coûteux que le public. Les médecins (autres que ceux de l’hôpital public) ne sont pas des fonctionnaires, bien qu’ils soient de plus en plus prisonniers (volontaires) des contraintes que leur impose l’organisation de la SS (depuis 1971 le « conventionnement » les oblige à pratiquer les tarifs SS), tout comme les « assurés » assujettis.

Le système de santé français, est de plus en plus menacé dans son ensemble par la SS, « assureur public », qui n’a pas d’autre moyen pour essayer de contrôler les dépenses que de limiter l’offre de soins en imposant règlementation sur règlementation (dossier médical personnel, dispositif de médecin traitant, parcours de soins, plafonds pour les dépenses de santé, ticket modérateur, CSG, CRDS, etc.). On peut d’ailleurs noter que ces contraintes ne sont pas conformes à l’ordonnance du 19 octobre 1945, qui énonçait le principe selon lequel le patient aurait le libre choix absolu du praticien, les honoraires de ce dernier étant fixés par entente directe avec le médecin.

 

Information fausse N°4 : La Sécurité sociale assurance maladie est universelle : tout le monde y a droit

La réalité :

Ceux qui ne cotisent pas n’ont droit à rien.

En pratique, soit les non-cotisants ont suffisamment de moyens (diplomates, rentiers, inactifs…) et peuvent se payer une assurance privée à un prix intéressant (bien moins cher que ce que paie un assujetti à la SS) ; soit ils sont trop pauvres et peuvent bénéficier (sous certaines conditions et pour un certain temps) de la CMU (Couverture maladie universelle) instaurée en 2000.

Une particularité de l’assurance maladie française est d’étendre sa couverture à ceux qu’on appelle les« ayants droit » du cotisant (les enfants, le conjoint), qui en bénéficient sans devoir cotiser en contrepartie (ce qui n’est pas le cas avec les assurances privées). Ce système faussement généreux fait donc payer à la collectivité les choix personnels des couples (j’ai le « droit » d’avoir des enfants, et la société « doit » s’occuper d’eux). Il explique une partie du déficit (pour un seul cotisant, il peut y avoir un grand nombre d’ayants droit).

 

Information fausse N°5  : Cotiser est une façon de faire preuve de solidarité, cela permet à ceux qui n’ont pas les moyens d’être quand même couverts, grâce à la CMU.

La réalité :

La CMU n’est pas prélevée sur les cotisations sociales, mais de l’impôt. Cotiser ne vous rend donc pas « solidaire » envers les plus pauvres. La CMU, d’invention récente, est comparable aux systèmes américains Medicare et Medicaid, plus anciens. Les femmes seules, les jeunes de – de 25ans n’ayant jamais travaillé, les chômeurs de plus de deux ans de chômage, les indépendants ayant fait faillite ou cessé faute d’actif, n’ont droit à rien. Pire, les artisans ne réalisant pas assez pour se nourrir sont même taxé de cotisations obligatoires sans aucune solidarité à attendre. Ils sont même poursuivit après leur faillite et endettés de force.

 

Information fausse N°6 : La Sécurité sociale a permis à une large population de se soigner.

La réalité :

Cette affirmation est une pétition de principe qui fait fi de la réalité historique.

Historiquement, les médecins ont toujours soigné même ceux qui n’avaient pas de ressources pour payer leurs honoraires. Le serment d’Hippocrate le prévoit : « je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera ». Dans le passé, il n’y avait pas de tarif conventionné : les médecins adaptaient leurs honoraires aux moyens de leur patient, ils pratiquaient ainsi une solidarité directe au niveau le plus proche du terrain. Vous pouvez relire tout Zola, vous ne trouverez pas d’exemple d’un médecin qui ait refusé des soins à un malade sous prétexte que celui-ci ne pouvait pas payer.

 

Information fausse N°7 : La Sécurité sociale a moins de frais de gestion qu’une mutuelle.

L’assurance maladie obligatoire, c’est quatorze régimes obligatoires et 90 opérateurs qui gèrent ces régimes. Pour la partie mutuelles, c’est environ plus de 550 organismes privés décomptés.
C’est l’argument à la mode en ce moment. En fait les études qui le démontrent sont absurdes, et en plus en on se demande sur quels bases ouvertes ils ont estimé leurs bases de calcul, sachant que la sécurité sociale est un organisme qui ne publie pas et ne diffuse pas des bilans détaillés.

En fait il n’y a actuellement aucune comparaison possible entre mutuelle et sécurité sociale, car ce n’est pas le même métier, ni les mêmes sources de financement ni les mêmes soins à rembourser….

C’est comme comparer des frais de gestion du 1er et second œuvre du bâtiment.

Des frais de gestion d’une mutuelle sont structurels sans rapport avec la masse financière ou humaine à gérer. 

Si vous faites un virement de 1000€, c’est 0,10€ de frais. Si vous faites un virement de 100€ c’est toujours 0,1€ de frais. Les frais de gestion sont une donnée structurelle. C’est pas une variable sur laquelle développer une argumentation.

La sécu prend en charge les soins au 1er euro, les mutuelles prennent en charge le complément. Gestion et frais structurels n’ont rien a voir.

Par ailleurs dans la sécu le recouvrement des fonds est caché par l’état qui collecte certaines taxe à sa place sur les alcools, taxes douanières ou CSG, CRDS qui ont des coûts mais ne sont pas comptés à son budget, mais qui sont à charge de la collectivité.

 

Information fausse N°8 : (assurance maladie) la sécu est moins chère.

La réalité :

Une assurance maladie privée offre les mêmes prestations pour nettement moins cher,même pour un smicard la sécu est bien trop chère.

Le coût de l’assurance maladie pour un salarié smicard, (SMIC au 01/01/2017 :1 480 Euros) Le total des charges santé retenues de la sécurité sociale sont 0,75% part salarié, 13,14% part employeur, 7,5% CSG, 0,5% CRDS. Soit une cotisation complète de 327€ par mois, soit annuellement 3924€. (calcul hors maladie complémentaire (mutuelle)).

Un expatrié qui n’a pas droit à la sécu paye un forfait entre 200 et 380€ selon son age comprenant a la fois sécu et mutuelle, et indifféremment de ses revenus.

La comparaison est d’autant plus favorable aux assurances privées que le salaire de l’assuré est élevé (puisque la prime est fixe et non proportionnelle au salaire). Pour un cadre ou un travailleur indépendant qui gagnent bien leur vie, les cotisations prélevées au titre de l’assurance maladie représentent souvent de 10 000 à 15 000 Euros par an, alors qu’avec 2000 Euros ils peuvent avoir une assurance santé privée équivalente.

 

Information fausse N°9 : Les taux de remboursement de la Sécurité sociale sont excellents

La réalité :

Ils sont parmi les plus bas d’Europe.

Il est notoire que l’optique et les soins dentaires sont très mal remboursés (quelques euros pour les lunettes ou les lentilles). Le taux de remboursement moyen des médicaments est un des plus bas d’Europe : France 54 % 65 % en Italie, 71 % en Suède, et 90 % au Royaume-Uni. Il en est de même pour les soins médicaux et les soins hospitaliers.

L’impact est d’autant plus important que les dépenses de santé représentent en France 9,5 % du PIB, en tête des pays européens (avec l’Allemagne). On est bien loin de l’ambition d’origine de la SS qui était de rembourser les frais médicaux à 80 %.

 

Information fausse N°10 L’employeur paye une partie des cotisations sociales, ce qui est un avantage appréciable pour le salarié

La réalité :

Les cotisations sociales, tant salariales que patronales, font partie du salaire.

Les cotisations sociales sont séparées fictivement en cotisations salariales et cotisations patronales. En réalité, les cotisations patronales n’appartiennent pas au patron, elles font partie des avantages et appartiennent donc au salarié. C’est un point confirmé par la législation européenne, qui définit une rémunération comme étant « le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum, et tous autres avantages payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l’employeur au travailleur en raison de l’emploi de ce dernier. » (point 2 de l’article 141, ex article 119, du traité d’Amsterdam).

Le salarié serait largement gagnant à toucher son salaire complet et à s’assurer librement par lui-même. Le fait que ce soit le patron (en fait la SS) qui décide à sa place ressortit d’un paternalisme digne du XIXe siècle (« si on les laisse libres, ils ne s’assureront pas »« si on leur donne leur salaire complet, ils vont aller tout dépenser au bistrot »). Étonnamment, on estime que le salarié est assez responsable pour aller voter et décider ainsi de l’avenir de son pays, mais pas pour adhérer de lui-même à une assurance !

 

Information fausse N°11 : Le fameux « trou » de la Sécurité sociale est un faux problème : il existe depuis des décennies et on ne s’en porte pas plus mal

La réalité :

Le choix politique a été de vivre à crédit en reportant sur les générations futures la charge du remboursement des déficits (car le trou correspond à une dette auprès de créanciers français et internationaux qu’il faudra bien rembourser).

L’assurance maladie française, c’est 25 réformes (toutes inefficaces), une dette de 100 milliards d’Euros, des déficits de plusieurs milliards d’Euros chaque année.

La Sécurité sociale vit sur le mythe que les ressources collectives sont illimitées. Le « trou », se transforme en gouffre irréversible tant que les créanciers gardent un minimum de confiance.

La sécurité sociale épouse la pensée de la dinde du théorème de la dinde. Du point de vue de la dinde, l’idée qu’elle se fait de la vie peut se résumer à « on va me nourrir tous les jours jusqu’à ma mort naturelle, et cela ne changera jamais ». Chaque jour qui passe semble confirmer ce point de vue. Mais un jour, avant la fin de sa vie vient son exécution.

Une dette un jour doit être remboursée ! Ce jour là arrivera indubitablement.

 

Information fausse N°12 : Il est plus économique d’avoir en France une caisse unique plutôt que de multiples assurances privées. Il y a des économies d’échelle, il n’y a pas de frais de publicité, pas d’impôt, etc.

La réalité :

Monopole ne signifie pas économie ! Pourquoi l’assurance maladie de la SS est-elle plus chère qu’une assurance santé privée ?

Une caisse unique à adhésion forcée présente tous les inconvénients du monopole : inefficacité, prix excessifs faute de concurrence, files d’attente, irresponsabilité, etc.

Ses coûts de gestion, ne tiennent pas compte, outre tous les inconvénients intrinsèques du monopole, des gaspillages, de la désorganisation, des effectifs pléthoriques, des détournements (tous les mois la presse sort des affaires de fraude portant parfois sur des dizaines de millions d’Euros). Ses coûts de gestion n’incluent pas les coûts reportés à l’état pour la collecte des taxes indirectes.

Un petit pourcentage d’une somme colossale reste une somme colossale. La situation de monopole de la SS lui permet de ne pas gérer la dépense : elle ne peut que la subir, ou la refuser préalablement. Ce ne sont pas les frais de gestion qui importent, mais bien ce que l’ensemble du dispositif coûte à chacun et lui rapporte. Et là, les chiffres sont éloquents.

Un exemple de gabegie pharaonique. Un rapport de la cours des compte indique qu’il y a 72 millions de personnes comptabilisées affiliées aux caisses de la sécurité sociale alors qu’en réalité nous ne sommes que 66 millions d’habitants.

A raison d’un coût par habitant de 2789€ d’indemnisation, les 6 millions d’indemnisés inconnus coûtent 17 milliards.

 

Information fausse N°13 : En matière d’assurance maladie, il n’existe pas d’offre alternative à celle de la Sécurité sociale

La réalité :

Ne pas confondre monopole de droit et monopole de fait !

De même qu’avant la SS existaient des « sociétés de secours mutuel » et des assurances sociales, il existe aujourd’hui des mutuelles et des assurances privées qui font de l’assurance santé. Le monopole forcé n’est en rien un monopole « naturel ». Les expatriés disposent du choix d’une sécu privée. Les frontaliers Suisses expriment tous l’envie de ne pas retourner au système public Français après avoir goutté au système privé Suisse.

 

Information fausse N°14 : La Sécurité sociale doit être considérée simplement comme une assurance

La réalité :

Elle en a le nom, elle y ressemble, mais ce n’en est pas une ! Elle mélange de façon illisible certaines caractéristiques qui la rapprochent de l’assurance et d’autres de la solidarité.

La Sécurité sociale assurance maladie n’est pas une assurance, car elle ignore volontairement le risque, et ceci dès l’origine (1945), ce qui rend impossible la mutualisation des risques qui est le fait de l’assurance (la distinction entre l’assurance maladie et l’assurance vieillesse n’est intervenue qu’en 1967 !). Avec la Sécurité sociale assurance maladie, il n’y a pas de « prime » mais des prélèvements proportionnels aux revenus, qui s’apparentent davantage à un impôt, il n’y a aucun rapport entre ce qu’on verse et ce qu’on reçoit, ni de « contrat » c’est un arbitraire complet qui règne, au bon vouloir des fonctionnaires et des gestionnaires. Faute de prime et de contrat, on ne peut pas parler d’assurance.

Ce n’est pas qu’une question de définition ou de technique, on a là la raison profonde qui fait que la Sécurité sociale ne peut remplir son rôle (prétendu) d’assurance sociale. Elle se limite à être un système idéologique de redistribution. En général, les discussions autour de la Sécurité sociale ne se placent pas longtemps sur le terrain économique, assurantiel ou médical, elles tournent très vite à l’idéologie : pour ses adeptes, la Sécurité sociale est justifiée non parce qu’elle serait efficace, mais parce qu’elle est « égalitaire ». Mais l’égalité, les principaux bénéficiaires ont une lecture particulière.

 

Information fausse N°15  : La Sécurité sociale est indispensable, car les assurances privées ne peuvent pas prendre en charge les maladies graves, les patients âgés, l’hospitalisation, etc., elles ne peuvent assurer que les personnes sans risques majeurs. La santé est un domaine par nature non rentable.

La réalité :

Les assurances privées remboursent frais médicaux, hospitalisation, etc., à 100 % des frais réels. Pour l’hospitalisation, il peut y avoir un plafond par exemple 1 500 000 Euros dans le cas de la compagnie IHI, ce qui fait que même avec des soins intensifs à 2 000 Euros/jour on est pris en charge.

Comme son nom l’indique, l’assurance maladie est d’abord et avant tout une question d’assurance,une technique qui est maîtrisée depuis longtemps, alors que la Sécurité sociale ne fait pas de l’assurance, mais de la redistribution aveugle et clientéliste.

L’existence d’assurances privées plus efficaces et moins coûteuses démontre que la santé est un domaine rentable.

 

Les opposants au système privé souhaitent en réalité condamner le profit pour perpétuer un système redistributif faillitaire par fanatisme idéologique.

Vous trouverez ces gens dans la partie gauche de l’échiquier politique, une vision dirigiste et totalitaire de la société n’admet pas votre volonté de liberté individuelle de choix.

 

Le contrôle), et la fixation des taux de cotisation échappe aux partenaires sociaux. L’État fixe le prix des médicaments, la rémunération des médecins, leur numerus clausus, décide de l’agrément des cliniques privées…

Il y a par ailleurs un grand nombre d’organismes de nature juridique différente mais dits « de sécurité sociale » : on compte plus de 1 000 organismes différents (les caisses à elles seules comptant plus de 100 000 employés), et même un « musée de l’assurance maladie » et un « Comité d’histoire de la Sécurité sociale », sans parler des « Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie », « Haute autorité de santé ».

La France gagnerait à être un peu mieux informée….

Le mot « Sécurité Sociale » est un terme connoté historiquement, et malheureusement idéologiquement ce qui provoque une vision idolâtrique passionnée.

 

Le vrai mot qui colle à la réalité est « assurance maladie » et « assurance retraite ».

En fait, si n’êtes pas employeur, ou comptable vous ne savez pas ce que vous payez, vous ne savez pas grand chose sur ce que vous rembourse la sécu. Votre feuille de paye ne veut rien dire et le brut de brut vous est caché.

Vous ne connaissez aucun de ses dirigeants avec un budget de 450 milliards alors que vous connaissez le dirigeant de Renault qui gère 10 fois moins.

Vous ne savez pas quelles sont les autres solutions d’assurance santé qui existent sur terre.

Vous ne savez tellement peu sauf les clichés qu’on vous impose. Il serait peut-être temps de vous réveiller et demander des comptes à ceux qui les cachent…

Et encore cette partie n’expose que la santé….

La partie assurance retraite c’est encore pire !

La sécurité sociale est issue d’un autre temps. Franco-Française, elle est inadaptée à la mondialisation et l’internationalisation des parcours humains. Elle est inadaptée aux emplois du futur qui s’annoncent. 

D’autres pays ont introduit la concurrence privée dans le domaine de la santé et ça marche mieux que chez nous et c’est plus économique et efficace !

Les Allemands, les Suisses ou les Néerlandais sont-ils moins bien soignés que les Français ?

Si les gens avaient l’information réelle !

Si ! Si les gens avaient accès à l'information. 


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58 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 20 septembre 12:51

    Quel délire !


    • HELIOS HELIOS 20 septembre 13:48

      ... eh, Spartacus : tout ça, on s’en fiche !


      Je voyage presque partout dans le monde et je constate qu’en France on est soigné et ailleurs on ne l’est quasiment pas. (même niveau de précision que vous) !

      Alors, ces 15 points là, je me souviens maintenant ce que Chirac en dirait.... et c’est plutot vulgaire. : citation numero 23 sur cette page !

      encore une fois.... nous avons plein d’avions qui vont partout, si les USA ou n’importe où ailleurs vous trouvez que c’est mieux, n’hésitez pas : en France nous avons la sécu, et comme pour le reste on s’y soumet. Lorsque vous aurez viré Macron et pris sa place vous agirez, si c’est encore possible. Vous serez probablement vieux, et le prix que vous demanderont les assurances privées seront tellement chère que vous crèverez chez vous.

      La santé n’est pas un marché et celui qui le gère le mieux c’est encore la secu, comme tout ce qui est impayable individuellement.



      • Spartacus Spartacus 20 septembre 14:18

        @HELIOS

        C’est sur que si vous voyagez en Algérie ou en Afrique..Vous trouverez pire.
        Voyagez aux Pays bas, en Suisse....

        « celui qui le gère le mieux c’est encore la secu... »
        Vous voulez quel exemple de cette for-mi-dable gestion en monopole ? 
        Celui de ce mois ou celui du mois dernièr ou celui d’avant ?

        Le scandale de semaine c’est la sécu qui a contraint et imposé le fabriquant Merck de modifier sa formule de Levotirox..
        Médicament « autorisé » en total monopole qui fait qu’il par la faute de la sécu aucun générique ni aucun concurrent que l’on peut donner à la place du Levothyrox et soulager les milliers de malades qui ne supportent pas la nouvelle formule.

        Si vous croisez une des 25 000 personnes qui souffrent et n’ont d’autre choix que le Levotirox.
        Vous leur expliquerez la « bonne gestion »...
        Attention, ils pourraient ne pas apprécier ce fake et avoir une réaction à la hauteur de leur souffrance ! smiley

        La mois prochain vous en aurez un autre exemple... Vous pariez ?

      • Trelawney Trelawney 20 septembre 14:25

        @HELIOS
        Je voyage presque partout dans le monde et je constate qu’en France on est soigné et ailleurs on ne l’est quasiment pas. (même niveau de précision que vous) !


        Citez moi des pays autres que les pays dits « pauvres » (Afrique, Amérique Latine, Indes, Chine etc) où l’on n’est pas soigné et dites moi combien cela vous a coûté.
        Parceque je peux aussi (puisque je voyage beaucoup) citer des pays comme 
        Australie, Nouvelle Zélande, Singapour (le must), Russie (eh oui !), Cuba, Canada, Japon où c’est beaucoup mieux qu’en France (Je fais exprèt de ne pas citer les pays d’Europe et de Scandinavie)
        Des pays où les urgence ne ressemblent pas à une cours des miracles. 
        Des pays où vous avez à faire à un vrai médecin diplômé avant qu’il vous passe entre les mains d’un interne qui suivra à la lettre les instructions du médecin.

        La santé n’est pas un marché et celui qui le gère le mieux c’est encore la secu, comme tout ce qui est impayable individuellement.
        Aujourd’hui en France, une jeune femme enceinte voulant accoucher dans de bonnes conditions et se choisissant une clinique obstétrique pour cela, devra débourser de sa poche 1000 euro minimum. Car avec les dépassements d’honoraires, la sécu ajouté aux mutuelles ne remboursent pas tout. Elle a donc le choix d’accoucher à l’hôpital (qui n’est pas fait pour ça) ou payer 1000 euro. Et vous vous trouvez que c’est bien géré ? Vous vous fichez de qui ?

      • hervepasgrave hervepasgrave 20 septembre 15:11

        @Spartacus
        Franchement prendre le levothyrox comme exemple ,tu joues avec le feu !
        Pour l’instant c’est l’idée de voir un problème résolu en principe pour la sécurité des patients.Mais il est fort a parier que dans un temps prochain ,il y aura certainement du nouveau et cela sera une occupation à plein temps ,qui sait pour toi ? pour étouffer quelques belles saloperies .Santé ou Fric il faut choisir.Toi tu fonces tête baissé,il me semble ?prendre les malades a témoin me parait être dangereux,le gladiateur,pouce en bas !
        cestpasgrave !


      • samuel 20 septembre 15:14

        @Spartacus

        1/ Ce n’est pas la Sécurité Sociale qui a pris cette décision. C’est l’ANSM !

        2/ On parle de 2150 cas. 15000 par extrapolation.
        Si vous voulez salir les pouvoirs publics, faites le au moins avec les bons chiffres.
        ça m’évitera de devoir écrire ce genre de messages !

        3/ Le changement de formulation est récent et les conséquences d’ors et déjà assumées.
        Le chgt de formulation avait pour but de stabiliser la dose de principe actif dont la variation était trop forte et qui posait d’autres pb aux patients (rapport bénéfice/risque).

        5/ il n’ y a pas eu de morts et les effets secondaires sont totalement réversibles.

        Vous qui aimez comparer les morts des différents régimes politiques, on parle du scandale de l’amiante ?

        bisous

      • Pauline pas Bismutée 20 septembre 15:25

        @Trelawney
         Mieux en Australie ? Et bien alors, ça doit être tombé effectivement très bas, en France !
         En Australie, il y a « Medicare » : les cas urgents (accidents, crises cardiaques, cancers ...) sont effectivement traités très vite, et, en général, très efficacement ... Ce qui est évidemment très bien.

        Pour les opérations « non urgentes » (cataractes, remplacements de hanches, la liste est trop longue ...)
        l’attente est souvent de plusieurs années, le principe étant, par exemple, que devenir aveugle ne va pas vous tuer ( le risque de rater une marche et de se rompre le cou n’est pas pris en compte).
        En gros, démerdez vous ...

        PS Je précise:pour les péquenots.Pour les autres (relations, fric, assurances privées), c’est comme d’habitude ...


      • Trelawney Trelawney 20 septembre 16:34

        @Pauline pas Bismutée
        Pour les opérations « non urgentes » (cataractes, remplacements de hanches, la liste est trop longue ...) 
        l’attente est souvent de plusieurs années, le principe étant, par exemple, que devenir aveugle ne va pas vous tuer ( le risque de rater une marche et de se rompre le cou n’est pas pris en compte).


        Le coût du Médicare est de 1.5% pris sur le salaire. Il couvre au même niveau que la sécurité sociale en France et dans des hôpitaux plus évolués qu’en France. Ensuite les familles australiennes complètent cette couverture par une assurance privée. L’assurance privée australienne qui complète les frais de médicament dentiste, les frais de clinique etc coûte pour une couverture maximale moins de 3000$ par an et pour une famille de 4 personnes.
        Combien paie une famille de 4 personnes en France (si les 2 parents travaillent) pour avoir une couverture santé du même type ?
        On va prendre l’exemple d’un revenu global de 3600 euro par mois (1200 + 2400)
        0.75% sur le salaire, mais aussi 13.19% versé par le patron soit total 13.94% soit 583.13 euro.
        A cela il faut ajouter disons 1/3 sur les 8% de CSG CRDS (les 2 autres tiers sont pour la retraite et le chômage soit 73.47 euro
        A cela on ajoute une bonne mutuelle 120 euro par mois.
        On arrive à 583.13+73.47+120 = 776.60 x 12 = 9319.20 euros
        L’Australien pour 3600 euro aura 1.5% soit 54.82 + 250 euro d’assurance privée soit 304.82 x 12 = 3657.84 euro (presque 3 fois moins) pour une meilleure couverture maladie (dentaire, lunette, clinique privée, frais de médicaments, frais de spécialistes)

        Faut pas toujours croire ce que l’on dit



      • samuel 20 septembre 17:23

        @Trelawney

        Voilà voilà, une simulation faite sur une des assurances privées dite « open ». 630$ par mois.



        C’est tellement fou de faire ce genre de comparaison au niveau individuel. Le mieux étant encore de comparer le % de PIB d’un pays dédié aux dépenses de santé.

        En Europe on est à 10%, aux USA on est à 15%. Tout ça à prestations équivalentes

      • Garibaldi2 21 septembre 03:19
        @Spartacus

        ’’Le scandale de semaine c’est la sécu qui a contraint et imposé le fabriquant Merck de modifier sa formule de Levotirox..

        Médicament « autorisé » en total monopole qui fait qu’il par la faute de la sécu aucun générique ni aucun concurrent que l’on peut donner à la place du Levothyrox et soulager les milliers de malades qui ne supportent pas la nouvelle formule.’’


        C’est quoi ce galimatias ? Vous pourriez être plus précis ?


        Le Lévothyrox est fabriqué par Merck.

        source : http://www.doctissimo.fr/medicament-LEVOTHYROX.htm


        Il existe la Lévothyroxine Biogaran.

        source : https://lc.cx/GgLT


        et le L-Thyroxine SERB du laboratoire Serb.

        source : https://lc.cx/GgKc


        Tous ces médicaments sont basés sur la même molécule : la Lévothyroxine sodique. Ils ont tous reçus l’AMM (autorisation de mise sur le marché).


        C’est la Sécu qui a obligé Merck à modifier sa formule ? Non, c’est l’ANSM, pas la Sécu  ;


        ’’Ce changement de formule du Levothyrox a été réalisé par le laboratoire Merck, à la demande de l’ANSM, car il pouvait exister des différences de teneur en lévothyroxine non seulement d’un lot à l’autre de Levothyrox mais aussi au cours du temps pour un même lot. Ces fluctuations en teneur active étaient à l’origine de perturbations de l’équilibre thyroïdien chez les patients.’’


        source : https://lc.cx/Ggvd


        Depuis quand la Sécu est-elle opposé aux génériques ?


        Ils ne sont plus commercialisés par Biogaran et Serb ? Depuis quand la Sécu est-elle responsable de la politique de commercialisation des industriels du médicament.

        N’est-ce pas la libre entreprise et la libre concurrence qui sont l’alpha et l’oméga du ’’marché’’, notions si chères à votre coeur ’’libéral’’ ?

        Une fois de plus vous vous prenez les pieds dans le tapis et vous vous vautrez lamentablement !



      • samuel 21 septembre 10:22

        @Trelawney

        Ma femme accouche dans moins de 15 jours dans un hôpital public.
        Je vais dirai donc si cela a été horrible au point de devoir aller dans une clinique et débourser 1000€.

        Pour l’instant, l’hôpital était tellement « débordé » et « pas fait pour ça » que nous avons eu rdv avec l’anesthésiste, et visite du service qui accueille les futurs mamans.

        Bref, un horrible mouroir socialiste !

      • Buzzcocks 20 septembre 14:30

        Je n’ai pas lu sauf le début et la fin...

        J’ai ensuite été voir comment on était soigné en Allemagne ... et .... en fait, le système de santé allemand repose sur des cotisations payées par les travailleurs à des organismes publics... comme en France, en fait.

        Effectivement à partir de 57 600 euros de revenus, vous n’êtes plus obligés de cotiser au système général public. Mais ça ne concernerait que 10% des allemands.

        Allez par curiosité, j’ai été voir le système de santé néerlandais... et bingo, c’est toujours pareil... des travailleurs qui cotisent à des organismes publics (volksverzekeringen) et (werknemersverzekeringen)

        Bref... j’ai bien fait de ne pas lire, ça semble encore une fois assez bidon.


        • leypanou 20 septembre 15:05

          @Buzzcocks
          vous avez bien fait de ne pas avoir lu jusqu’à la fin, Spartacus fait du délire en phase terminale.


        • hervepasgrave hervepasgrave 20 septembre 15:01

          Bonjour le gladiateur de l’intox et de la déformation des choses.C’est somme toute normal,car la casse de la sécurité sociale est bien entretenu depuis longtemps.
          Alors quoi de plus facile ,pour l’achever.
          La population désire conserver cette sécurité sociale.Mais elle perverti et démoli par nos gouvernants successifs.« Business is business  »
          La population quant à elle ne veux pas jouer a la roulette avec cette sécu.Elle sait que c’est pourtant le lieu de toutes les perversions pour l’anéantir.Même en voulant donner des détails tu donnes que des mensonges.Par exemple les régimes spéciaux ont été perverti et ruiné pour achever la sécu en rebasculant le tout sur le régime général.
          Tout le monde le sait bien ! a commencer par les premières victimes qui eux vont garder un silence de peur de l’avoir profondément dans l’os !
          Vous pouvez faire des maths comme cela vous arrange..Plus personnes n’y croit depuis belle lurette.
          Pourtant le commerce que l’on met dans la tête a coup de pub ,de slogans n’aura peut-être l’effet désiré sur les nouvelles générations !
          Vous voulez accélérer la machine croyant que le moment est propice et opportun Je pense qu’il va y avoir de grosses désillusions .
          Les gens veulent une sécu qui soit garante de la sécurité de tous ,sans autres humeurs.Car ils savent que demain n’est jamais une chose d’acquis.Et que l’on ne joue pas a la loterie avec leur argent.C’est un bas de laine qui se nourrit et qui est utilisé a bon escient . La population a simplement été volé depuis des années.
          nestpasgrave de vendre cela ?


          • leypanou 20 septembre 15:22

            Article plein d’approximations et de contre-vérités, digne de Spartacus.

            Je relève seulement ceci : Il y a heureusement un système de santé privé plus efficace et moins coûteux que le public , c’est tellement plus efficace et moins coûteux que les pseudo-mutuelles font faire des bonds de cotisations quand on passe un certain âge (60%).

            Il y a environ 3000 organismes d’assurances privées/mutuelles pour vendre la même salade : il est certain que 3000 fois x salariés coûtent moins cher en gestion qu’un seul organisme avec le nombre de salariés approprié. Et monsieur Spartacus est chef d’entreprise (un enfant de 9 ans aurait compris tout de suite cela).

            Quand à ceci :

            Vous pouvez relire tout Zola, vous ne trouverez pas d’exemple d’un médecin qui ait refusé des soins à un malade sous prétexte que celui-ci ne pouvait pas payer, il faut être complètement hors sol pour ne pas savoir comment sont traités les « moins riches » aux endroits où ils vont, certains centres de santé par exemple où c’est l’abattage qui est courant.



            • eddofr eddofr 20 septembre 15:32

              Bonjour Spartacus,


              Je n’ai pour vous répondre que quelques aphorismes ... c’est tout ce que mérite votre article ...

              « On ne jette pas le bébé avec l’eau du bain ».

              « L’herbe est plus verte ailleurs ».

              « Il n’est pas de bon traitement sans un bon diagnostic ».

              Sérieusement, la Sécurité Sociale est un vrai bordel, on le sait.

              Ce n’est cependant pas pour ça que j’irai confier ma santé à un organisme dont le seul objectif est le profit.

              Je préfère un mauvais médecin qui veut me soigner à un bon banquier qui veut mon argent ...


              • Spartacus Spartacus 20 septembre 17:00

                @eddofr

                « Ce n’est cependant pas pour ça que j’irai confier ma santé à un organisme dont le seul objectif est le profit. »

                Vous préférer surement refiler la facture de votre santé à vos enfants, eux n’ont juste pas le choix ?

                On ne confie jamais sa santé à la sécu..
                La sécu n’a jamais soigné personne

                Elle prend des cotisations pour indemniser des sinistres. Le médecin est donc à ranger dans les vils monstres horribles qui ne cherchent que le profit...
                Vous savez ce truc incroyable qui vous motive pour faire un maximum vers son prochain. Le profit.

              • HELIOS HELIOS 20 septembre 17:52

                @Spartacus

                Vous citez, plus haut des pays qui...oui, des pays qui vous remboursent, même a 70% toutes vos visites médicales, vos médicaments (même avec une retenue de 1€ par boite, qui vous rembousent vos échographies, radiographies, scanner, IRM et tout le tintouin... qui en plus sont pris a 100% lorsque c’est un cancer et jusqu’au bout, votre ultime jour de vie... 


                et tout cela pour une part minime de votre revenu (j’ai bien écrit ’revenu’) pour toute votre famille nucleaire (c’est comme ça qu’on dit).

                Quand a votre réflexion sur « la sécu n’a jamais soigné personne » j’hesite a vous classer dans les cons, je n’espère pas évidement, ou dans les humoristes toujours a l’affut d’un bon mot en société.
                Sauf que là, je croyais qu’on etait serieux.... humoriste, tenez c’est du même niveau que celui qui dit qu’on conduit sa voiture avec un volant et pas avec son permis... pfff, gamin de CE1 dans la cours d’école.

                Objectivement, pour tout cela, je préfère largement un systeme public qu’un systeme privé. La santé n’est pas une plaisanterie et il n’est pas question de la lasser a des banquiers.

              • Rmanal 20 septembre 15:47

                Article qui dénonce l’assymétrie de l’information, en pratiquant la « contre » assymétrie de l’information ?!!!?!
                Bref un article idéologique hors des réalités et donc sans intérêt.


                • Pere Plexe Pere Plexe 20 septembre 15:54

                  ...les plus anciens ont connu la France avant la Sécu.

                  Demandez leur donc !
                  En guise de démonstration on a droit à vos seuls avis.

                  Le point 1 est typique de cette duperie malhonnête : Vous affirmez que les français ne sont pas attachés à la SS.
                  Peut on vous demander quelques sources ?

                  A l’information asymétrique vous n’avez que la désinformation à proposer.

                  • Trelawney Trelawney 20 septembre 16:38

                    @Pere Plexe

                    ...les plus anciens ont connu la France avant la Sécu.

                    Demandez leur donc !
                    Demandez aux mineurs, cheminots comment c’était avant la sécu ? Ils vous diront que c’était pareil, mais depuis 46, ça c’est considérablement aggravé dans deux sens. les remboursement de frais médicaux et l’augmentation des cotisations.

                  • Pere Plexe Pere Plexe 20 septembre 19:43

                    @Trelawney
                    C’est vrai

                    Mais en creux vous reconnaissez que 80 ou 90 % des français devaient leur survie à la solidarité familiale. Avec nombre de drame quand celle ci faisait défaut.

                    Que la SS connaisse des dérives, qu’elle ait des défauts, ne devrait pas faire oublier ces réalités.


                  • Eschyle 49 Eschyle 49 20 septembre 16:38

                    Affirmation vraie n° 1 : la sécurité sociale n’existe pas ;

                    Affirmation vraie n° 2 : la sécurité sociale n’a pas de monopole ;
                    Démonstration n°2 : suivez l’actualité de ces prochains mois . 

                    • foufouille foufouille 20 septembre 16:55

                      « Historiquement, les médecins ont toujours soigné même ceux qui n’avaient pas de ressources pour payer leurs honoraires. »
                      toujours aussi débile crassus.
                      avant, les gens sans dents, crevaient, tout simplement.


                      • Trelawney Trelawney 20 septembre 17:24

                        @foufouille
                        Pas forcément. Il y avait des herboristes qui vous préparez un remède pour pas cher.

                        La sécu a servi entre autre à officialiser la médecine allopathique déjà bien implantée par Pétain et son conseil de l’ordre.

                      • foufouille foufouille 20 septembre 18:11

                        @Trelawney
                        tu sais où tu peut te mettre tes plantes hors de prix, frère de crassus ?
                        et inutiles.


                      • samuel 20 septembre 17:36

                        Je préfère l’original


                        Plus concis
                        Pas de fautes de syntaxes
                        Pas d’oublis de mots

                        Lisible en quelque sorte même si on peut ne pas être d’accord smiley

                        • Pere Plexe Pere Plexe 20 septembre 19:45

                          @samuel
                          ...un libéral qui en pille d’autres.

                          Normal.

                        • Pauline pas Bismutée 20 septembre 18:23

                          @ Trelawney

                          Mon commentaire ne concernait pas les coûts et pourcentages (je n’ai ni le niveau ni les connaissances) mais les conséquences d’un système publique sur la santé des patients.

                          Système que je connais bien, j’y ai travaille pendant dix ans.

                          Donc, en Australie, pour les opérations « non urgentes », ça marche comme ça :

                          - Visite chez toubib, examens, tests, oups, il vous faut voir un spécialiste (il se peut qu’aucun spécialiste ne puisse vous prendre, alors la, évidemment, pas de liste d’attente, c’est tant pis pour vous)... sinon
                          première liste d’attente (pour voir un spécialiste)

                          - Visite chez le spécialiste, oups, il vous faut voir un chirurgien ; deuxième liste d’attente (pour voir un chirurgien)

                          - Visite chez le chirurgien, qui décide que vous avez besoin d’une opération ; vous l’avez deviné, il vous inscrit sur une ... liste d’attente (la troisième) AVEC UNE DATE PROVISOIRE DE CHIRURGIE (date qui peut être repoussée plusieurs fois pour des raisons diverses) LES DÉLAIS OFFICIELS SONT COMPTÉS A PARTIR DE CETTE DATE LA.

                          Et, croyez moi, c’est la version speedy Gonzales ... (en plus, ça fait trois fois que je retape le texte -/ )

                          Un neurochirurgien réputé, le Dr Robert Owler, avait mème écrit un article a ce sujet (les "waiting lists) il y a quelques années (j’essaierai de le retrouver)


                          • Pauline pas Bismutée 20 septembre 18:24

                            Désolée pour les accents, ça prend trop de temps


                          • Trelawney Trelawney 20 septembre 20:20

                            @Pauline pas Bismutée
                            Est-ce que vous pensez qu’en France c’est différent ? Dès que vous voulez une consultation dans un délai raisonnable, c’est forcément hors convention. C’est en partie payé par les mutuelles. Comme c’est payé par les assurances privées en Australie. Car Mutuelles et assurance privée c’est pareil.

                            Mais en France les mutuelles ne couvrent pas tout et vous êtes de votre poche.

                            L’histoire de la jeune femme enceinte n’est pas inventée. C’est la réalité d’aujourd’hui. Lorsque vous allez accoucher dans une clinique vous pouvez tomber sur une sage femme, médecin ou anesthésiste hors convention qui vous feront payer ce qu’ils ont envie. Et vous serez de votre poche (sauf à avoir une mutuelle ++ qui coûte un bras). Ou alors vous allez à l’hôpital et après l’accouchement vous dormez vous et votre bébé dans un couloir en attendant qu’une place en chambre se libère. Et je ne vous parle même pas des accouchements le WE ou le personnel de permanence n’est même pas suffisant pour les urgences.

                            Où est le système de sécurité sociale tant venté par les français ?

                            PS : Comme vous avez travaillé pendant 10 ans en Australie, vous n’êtes pas sans savoir que le système n’est pas le même pour un Australien et un résident en Australie. Autrement dit : les australiens ont tous les avantages et les résidents passent après ou alors vont se faire soigner dans leurs pays d’origine. C’est brutal, mais trés efficace 


                          • Pauline pas Bismutée 21 septembre 03:17

                            @Trelawney

                            Je ne peux pas comparer les deux systèmes, j ai quitté l’Europe il y a trente ans et en France je n’avais pas la Secu ; je ne peux parler que de ce que je connais.

                            Beaucoup de lois sont effectivement brutales en Oz (ce serait trop long !), quant a l’ efficacité, mmm...

                            Pour le système de santé australien vous avez raison EN GROS, mais je peux vous assurer que des touristes se font soignés gratuitement (dont cas très graves, séjours en soins intensifs -« fees waived ») et que des australiens ne peuvent se faire opérer. Et beaucoup de « mismanagement » ! (comme partout car les bureaucrates prennent le relais dans les positions « a décision »)

                            En France, je ne sais pas, j’ ai rencontré des français émigrés a l’étranger (en Israël) sans aucune assurance qui revenaient se faire soigner en France (gratuitement). Peut-être des conventions spéciales entre pays, aucune idée ...

                            Je crois que malheureusement, que ce soit en France ou en Australie, les petits malins, ou « connectés », ou chanceux s’en sortent bien et que les péquenots sont poussés vers le système D (mais franchement, quelle idée d’être malade aussi ! )

                            Cordialement


                          • Daniel Roux Daniel Roux 20 septembre 18:44

                            La diffusion de fausses informations, dans le but de nuire, est punie par la loi.

                            Information fausse : la Sécurité sociale, qui n’a jamais soigné personne.

                            Il existe de nombreux centre de soins proposés par les Caisses Primaires et les Caisses Régionales.

                            Information fausse N°7 : La Sécurité sociale a moins de frais de gestion qu’une mutuelle.

                            Moins de 4% pour la Sécu et plus de 10% pour les mutuelles.

                            Information fausse N°11 : Le fameux « trou » de la Sécurité sociale est un faux problème : il existe depuis des décennies et on ne s’en porte pas plus mal

                            La réalité : L’assurance maladie française, c’est ..une dette de 100 milliards d’Euros.

                            A ce sujet, cet excellent article :

                            https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/41-7-milliards-un-trou-ou-un-29508

                            A budget pratiquement équivalent, l’Etat principalement géré par la droite, à réaliser une dette de 2400 milliards d’euros.

                            Rappelons que ce sont les députés qui votent le budget de la Sécu. Il est remarquable, par exemple, qu’il vote un budget en déficit pour les Accidents du Travail et les Maladies professionnelles, alors que les cotisations versées par les entreprises sont calculées au centimes près en fonction de leurs performances pour les plus grosses, de leur activité et du nombre de salariés pour les moins grosses.

                            Information fausse N°15  : La Sécurité sociale est indispensable, car les assurances privées ne peuvent pas prendre en charge les maladies graves, les patients âgés, l’hospitalisation, etc., elles ne peuvent assurer que les personnes sans risques majeurs. La santé est un domaine par nature non rentable.

                            Le lecteur attentif constatera que l’auteur n’argumente pas sur sa propre proposition qui est loin d’être fausse.

                            Il est de notoriété publique que les assurances privées appelées abusivement « mutuelles », déterminent les versements de leurs clients en fonction de leur âge. Le but est de faire des profits, pas d’assuré un service public. 

                            Etc... Il y a tant d’inepties qu’il n’est pas possible de les traiter toutes.

                            Par contre, ce qui est vrai, c’est que les hôpitaux publics sont à la ramasse, notamment parce que les cliniques privées traitent ce qui rapporte le plus et laisse ce qui rapporte le moins à l’hôpital, type même de la concurrence faussée et déloyale organisée par les gouvernements de droite et de gauche.

                            Les services d’urgence sont largement sous développés et les conditions d’accueil digne de la cour des miracles. Il faut le voir pour le croire.

                            Le problème de la déshumanisation c’est qu’il n’apparaît que lorsque vous y êtes confronté, au moment où vous êtes le plus faible.


                            • Jason Jason 20 septembre 18:56

                              Article d’une rare bêtise. Cela ne vaut pas même une réfutation.

                              La conclusion est proprement sidérante : « D’autres pays ont introduit la concurrence privée dans le domaine de la santé et ça marche mieux que chez nous et c’est plus économique et efficace ! »

                              Allez voir et comparer le pourcentage de PIB consacré à la santé aux USA et en France ou d’autres pays d’Europe. Vous trouverez ça facilement sur internet. Les USA sont parmi les plus coûteux et la médecine grand public y est désastreuse. Pas d’argent ? Pas de soins. C’est aussi simple que ça.


                              • Petit Lait 21 septembre 10:07

                                @Jason

                                Donner le pire exemple pour justifier son propos, alors qu’il en existe des dizaines qui le contredisent et également d’une rare bêtise, désolé de devoir vous le faire remarquer... 

                              • Jason Jason 21 septembre 10:32

                                @Petit Lait

                                Ce n’est pas le pire exemple, c’est un fait. Regardez la place des dépenses santé rapportée au PIB des différents pays. Ce sont des statistiques mondiales. Et puis, quelle est la place des USA dans le classement mondial de la santé publique ?

                                Vous avez internet, alors, servez-vous-en.

                                L’inefficacité économiques des USA en matière de santé est notoire.

                                P.S. Avez-vous vécu aux USA ? Alors allez y faire un tour, ça vous changera des montagnes suisses, des fromages et des coucous.


                              • Petit Lait 21 septembre 10:49

                                @Jason
                                Les USA ne fonctionnent pas, c’est un fait. Pleins d’autres pays fonctionnent infiniment mieux que la France en la matière, c’est un fait aussi. Donner le cancre de la classe en exemple et se pavaner parce que l’on fait à peine mieux ne fait pas de soi le premier de classe que je sache... 


                              • Jean Keim Jean Keim 20 septembre 19:04

                                Encore un article qui n’est qu’une vision, ni meilleure, ni pire que les autres, chacun voit le monde suivant son point de vue et... aussi et surtout suivant celui des autres, tout est une question de choix et également de croyances.


                                Le dénominateur commun est que tout est ramené à l’argent, tout est un problème d’argent, donc le problème avant tout n’est pas d’avoir un système plus efficace, ou plus performant, ou plus..., le problème est l’argent, et tout ce qui va avec, la (les) dette(s), la rentabilité, les profits, les cotisations, les prix, les salaires, etc., etc., alors il est où réellement le problème ? On vient de le dire, il vient de l’argent, alors occupons-nous du problème qui est l’argent.
                                Bon ça finira bien un jour par rentrer dans les esprits, quand le monde aura un plein d’esprits sains, l’argent ne sera plus un problème, et peut-être même que la maladie non plus, d’ailleurs il y a fort à parier que les problèmes non pragmatiques deviendront une denrée rare, mais ça ce n’est pas un problème  smiley


                                • Trelawney Trelawney 20 septembre 20:50

                                  Article intéressant qui a le mérite de mettre le doigt sur un problème que tout le monde (politiques, utilisateurs, médecins) veut cacher sous le tapis : « Comment notre sécurité sociale est nul et ailleurs dans certains pays c’est mieux ? On a le meilleur système de soins du monde monsieur. Et c’est Ambroise Croizat qui l’a dit ! ». 

                                  Seulement ce dernier est mort en 1951 et depuis cette époque, beaucoup de pays ont évolué en bien dans le domaine de la santé public, alors que d’autres (dont la France) ne se sont pas améliorés voir même ont régressé. On va passer sur les USA qui eux n’ont même pas commencé à entrevoir un début d’amélioration. Aux USA on meurs d’appendicite, ce qui prouve qu’il y a pire que nous.
                                  Mais on ne doit pas se satisfaire de cela et il faut le dire : « la sécurité sociale de nos parents était 100 fois meilleure que celle d’aujourd’hui »
                                  Aujourd’hui
                                  Les soins dentaires et ophtalmologiques ne sont pas remboursé (ou alors une poignée de haricot)
                                  Le secteur hospitalier est en déliquescence
                                  Les urgences c’est l’horreur et les médecins ne se déplacent plus
                                  Faut attendre des plombes pour avoir un rendez vous chez un spécialiste (certains ophtalmologues ont déjà ouvert l’agenda 2019)
                                  les médicaments sont mal remboursés (les plus mal remboursés d’Europe, alors qu’on est les plus grand consommateurs)
                                  Faut se payer une mutuelle (assurance du privé) trés cher pour être bien couvert (elle est où la justice sociale)
                                  etc

                                  L’article est un peu excessif et je ne partage pas la vision que le privé c’est mieux que le public. Mais avouez que Spartacus n’a pas tort lorsqu’il dit que la santé public en France ça coute cher et ça ne fait qu’empirer

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