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Accueil du site > Tribune Libre > Vladimir Poutine, 18 ans de pouvoir ! Vraiment ?

Vladimir Poutine, 18 ans de pouvoir ! Vraiment ?

Les élections présidentielles russes se profilent à l'horizon 2018 et la question de la candidature de Vladimir Poutine se pose à nouveau. La nouvelle durée du mandat présidentiel, deux mandats consécutifs de six ans, a été conçue sur mesures pour que Vladimir Poutine puisse être aux commandes du pays en 2020, année déterminante en ce qui concerne la fin de la première phase de la restructuration des forces armées russes.

                                    Vladimir Poutine prête serment en 2012.

Il est donc hautement probable que Vladimir Poutine se présente et qu'il soit à nouveau élu au grand dam des responsables occidentaux et des médias traditionnels qui ne manqueront pas pour l'occasion de déverser tout leur fiel sur la Russie vu leur frustration de n'avoir aucun moyen pour influer sur le résultat des élections.

Vladimir Poutine a fait son entrée sur la scène politique russe et internationale il y a un peu plus de 18 ans. C'était quelqu'un de pratiquement inconnu en Russie et encore plus dans le reste du monde.

Quand un Boris Eltsine à la santé déclinante l'avait nommé Premier ministre de la Fédération en 1999, personne n'imaginait à quel point Vladimir Poutine bouleverserait tous les pronostics sur l'effondrement de la Russie qui semblait inéluctable à l'époque ainsi que sur sa dislocation en plusieurs entités indépendantes.

Il semblait que le sauvetage du pays ne pouvait venir que d’Evgueni Primakov, un poids lourd de la politique et un homme relativement ferme dans ses relations avec les Occidentaux mais le chemin du pouvoir lui fut barré par le président Eltsine et son entourage.

 

                                                         Evgueni Primakov.

On ne saura jamais si Boris Eltsine avait décelé en Vladimir Poutine l'homme providentiel qui sauvera la Russie de l'effondrement ou s'il voyait en lui un nouveau chef d’État soumis aux volontés des oligarques.

Toujours est-il que ces derniers donnèrent leur approbation à l'arrivée de ce jeune loup en se disant que sans leur soutien financier, Vladimir Poutine soit échouera aux élections, soit sera rapidement renversé. Il serait donc leur obligé et ils purent croire que le pillage du pays se poursuivrait sans obstacles.

Comme président, Vladimir Poutine commença par respecter le « deal ». On ne revint pas en arrière pour condamner les acquisitions frauduleuses des fleurons du patrimoine industriel soviétique et la famille Eltsine ne fut pas inquiétée pour son enrichissement personnel et pour sa complaisance envers les méthodes criminelles des oligarques.

D'un autre côté, doucement mais sûrement, il s'attela à rétablir l'autorité de l’État jusque dans les régions les plus éloignées.

C'est ce qu'on peut aussi appeler : rétablir la verticalité du pouvoir.

 

 

Bilan des deux premiers mandats.

 

Vladimir Poutine a eu la chance de voir les États-Unis s'embourber dans de coûteuses guerres sans fin en Afghanistan et en Irak.

Sans doute croyaient-ils qu'il était impossible que la Russie se relève et ils ont négligé le pays qui pouvait le plus remettre leur hégémonie militaire sur le monde en question.

Vladimir Poutine a été le premier dirigeant à apporter son soutien aux États-Unis après le 9/11. Il n'aurait pas opposé son veto à l'invasion de l'Irak en 2003 sans l'insistance de la France. Il désirait avant tout rester en bons termes avec les États-Unis.

La réorganisation du pays grâce à la nomination des gouverneurs par le Kremlin qui a permis de reprendre le contrôle des régions éloignées et la montée des cours du pétrole sur les marchés mondiaux furent deux éléments importants qui lui permirent de consolider son pouvoir et de s'émanciper de l'argent des oligarques.

Avec une croissance annuelle d'environ 7 % par an, la Russie décollait enfin après les catastrophiques années 1990. Le niveau de vie des Russes retrouvait des niveaux décents.

Sans que Vladimir Poutine ne soit un partenaire docile, les Occidentaux ou plutôt les sept autres pays du G8 pouvaient croire avoir suffisamment de moyens pour contrôler ce nouveau membre du club.

La suite nous montrera qu'ils avaient tort.

 

 

Le controversé intérim de Dmitri Medvedev.

 

"Controversé" parce que les Occidentaux ont eu l'illusion qu'après le calamiteux (pour eux) épisode géorgien, la Russie rentrerait dans le rang et qu'elle se soumettrait aux volontés des dirigeants occidentaux représentés par le G8 et par l'OTAN.

La présidence de Dmitri Medvedev commença en 2008 par une guerre dans le Caucase suite à une provocation géorgienne. On put pour la première fois se rendre compte que l'armée russe n'était plus l'armée en guenilles des années 90 même s'il y avait encore des manquements que les médias occidentaux ne manquèrent pas de relever.

Ce fut une des seules actions de politique internationale où le nouveau président russe et Vladimir Poutine, son Premier ministre, parlèrent d'une même voix.

Sur énormément d'autres décisions présidentielles, Vladimir Poutine répondait souvent que lui, il n'aurait pas agi comme cela mais sans jamais contester le droit du président de prendre les décisions en question.

 

Sans en faire une liste exhaustive, voici quelques points qu'on peut épingler.

 

  •  Le vote de nouvelles sanctions contre l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU en 2010.
  • L'abstention lors du vote de la résolution 1973 qui a déclenché les bombardements de l'OTAN sur la Libye.
  • La non-livraison de missiles S300 à l'Iran.
  • L'achat de deux porte-hélicoptères de type Mistral et l'option d'achat pour deux autres.
  • L'accord avec la Norvège concernant la ZEE de l'archipel de Svalbard.

                                         Le Vladivostok à Saint-Nazaire.

Cela permet de dire et c'est la réponse à la question posée dans le titre de l'article que les quatre années de présidence de Dmitri Medvedev ne peuvent pas être assimilées à des années de pouvoir de Vladimir Poutine qui durant cette période n'a pas ou alors que très peu influencé directement la politique étrangère de son pays.

Dmitri Medvedev consultait son Premier ministre comme il est de coutume de le faire mais il prenait ses responsabilités en consultant aussi d'autres conseillers.

Les dirigeants occidentaux avaient trouvé en Dmitri Medvedev un président russe beaucoup plus coopératif et ils espéraient qu'il reste à la tête de la Russie.

 

 

2012, le grand retour.

 

La candidature de Vladimir Poutine aux élections présidentielles de 2012 ne faisait guère de doute. Les ingérences étasuniennes dans ces élections furent gigantesques [i]avec une ambassade des États-Unis qui servit de QG à l'opposition pro-occidentale. On peut comparer l'ingérence russe dans les élections américaine de 2016 à un pipi de moineau à côté du torrent d'actions de tous types qui eurent lieu à cette période : financement de l'opposition politique, activation des ONG russes par leurs homologues occidentaux, concertation entre des agents étasuniens et l'opposition libérale[ii], pression sur les oligarques, insinuations de fraudes massives par les médias occidentaux, accusations d'enrichissement personnel pharaonesque de Vladimir Poutine etc.

Il était évident que le « Deep State » à Washington et leurs équivalents européens allaient essayer de rendre le mandat de Vladimir Poutine aussi difficile que possible et qu'ils allaient tester sa détermination en espérant qu'il réagisse comme l'aurait fait un dirigeant soviétique.

Au grand étonnement général et au mien en particulier, Vladimir Poutine réagissait toujours avec modération en laissant une porte ouverte pour sortir de la crise. Aux moments critiques ou quand les intérêts majeurs du pays étaient menacés, il a su prendre des décisions rapides et déterminantes comme par exemple :

 

  • Le sauvetage de Viktor Yanoukovitch.
  • L'annexion légale de la Crimée pour que Sébastopol ne soit pas un jour livrée à l'OTAN.
  • Le voentorg et peut-être des interventions ponctuelles au Donbass.
  • L'intervention en collaboration avec l'Iran pour sauver le régime laïc syrien. 

 

Ces actions éloignent la Russie des positions occidentales et provoquent une profonde division avec l'Union européenne.

 

 

Qui peut s'opposer à Vladimir Poutine en 2018 ?

 

Est-ce que les élections présidentielles en Russie seront plus sereines qu'aux États-Unis et qu'en France ? C'est encore trop tôt pour répondre à cette question mais il y a fort à parier que l'opposition arrivera aux élections plus divisée que jamais et que l'essentiel de la campagne anti-Poutine se déroulera dans les médias occidentaux.

Le Parti communiste, toujours très populaire en Russie, devra choisir son candidat entre le président du parti, Maxim Souraykin (39 ans), et Guennadi Ziouganov (73 ans), le candidat historique[iii].

                            Maxim Souraykin. La surprise des présidentielles russe ?

Vladimir Jirinovski (71 ans) et son Parti libéral-démocrate (droite nationaliste) seront aussi présents.

Les libéraux pro-occidentaux, toujours aussi divisés, présenteront un ou plusieurs candidats dont probablement Mikhaïl Kassianov (60 ans) s'il arrive à réunir le nombre nécessaires de signatures.

Une demi-surprise est l'annonce d'une candidature du Parti de la croissance de Boris Titov. C'est le parti qui défend les droits des entrepreneurs et qui a toujours été fidèle à Vladimir Poutine. C'est peut-être avec la bénédiction de ce dernier parce qu'ils prendront des voix aux libéraux pro-occidentaux.

Il y aura sans doute aussi un candidat du Parti Russie juste de Sergueï Mironov qui avait fait 3,9 % aux dernières élections présidentielles plus quelques candidats indépendants et un candidat écologiste s'ils récoltent suffisamment de signatures.

Est-ce que Mikhaïl Prokhorov ou un autre oligarque lancera encore un coûteux défi à Vladimir Poutine comme en 2012 ? J'en doute fort vu l'impopularité des oligarques mais ce n'est pas totalement impossible.

Alexeï Navalny, l'agitateur anti-corruption mais lui-même condamné pour malversations[iv], brillera sans doute par son absence. Il est pour le moment inéligible et je ne vois pas Vladimir Poutine céder à des pressions occidentales pour l'amnistier. S'il était malgré tout autorisé à se présenter, ce serait parce que Vladimir Poutine estimera qu'il ne représente pas de danger pour lui.

Il a d'ailleurs été très mauvais lors de ses dernières prestations dans des débats télévisés dans lesquels il s’emmêlait les pinceaux avec son programme. Il n'arrive plus non plus à réunir des foules comme en 2011 et ses concurrents de l'opposition ne se rassembleront sûrement pas autour de lui.

Il y a encore un point essentiel concernant les élections présidentielles de 2018 qui n'a pas encore été bien évalué et que je voudrais relever.

La réduction de 755 membres du personnel des représentations diplomatiques étasuniennes en Russie va complètement désorganiser les possibilités d'ingérence de leurs officines dans l'élection présidentielle russe.

Avec les 455 membres restants, les États-Unis n'auront pas assez de personnel formé et protégé par l'immunité diplomatique pour accompagner une agitation politique à grande échelle comme en 2011 et en 2012.

La nouvelle ambassade des Etats-Unis à Moscou. Il y risque d'y avoir pas mal de locaux vides.

On peut aussi prédire sans beaucoup de risques de se tromper que les réponses aux dernières mesures antirusses toucheront en priorité les organismes étasuniens présents en Russie qui pourraient inciter à manifester contre le résultat des élections présidentielles.

De plus, les ONG à vocation politique financées par les Occidentaux sont discréditées avec la loi sur les « agents de l'étranger » qui, il faut le rappeler, est inspirée par la loi FARA en vigueur aux États-Unis depuis 1938[v].

Lilia Chibanova, l'ex dirigeante de l'ONG Golos dissoute en 2016. Elle était financée par des fonds étrangers.

Quant-aux nouvelles sanctions étasuniennes qui s'attaquent aux avoirs des oligarques et indirectement au pouvoir d'achat des Russes, elles produiront leurs effets trop tard pour arriver à provoquer un mécontentement général et il serait très étonnant que les oligarques prennent le risque de perdre tous leurs biens en Russie en tentant un coup d’État qui risque d’échouer[vi].

Il faut aussi rappeler la réorganisation des forces du ministère de l'Intérieur qui a vu fusionner les unités spéciales et d'élite avec les forces anti-émeutes sous un commandement unique en 2012. Le pouvoir dispose actuellement d'une Garde nationale de 400.000 hommes commandée par Viktor Zolotov, un fidèle à Vladimir Poutine. Elle est disponible pour s'opposer à un coup d’État ou à une éventuelle révolution de couleur[vii].

                                          La Garde nationale lors d'un défilé.

Encore une fois, Vladimir Poutine a mûrement réfléchit à la riposte et il a joué un coup de maître au bon moment.

 

 

Réflexion sur la durée de présence à la tête d'un État.

 

On dit que le pouvoir corrompt, qu'il y a l'usure du pouvoir, que l'alternance permet de dynamiser la politique, qu'une opposition a vocation à arriver au pouvoir mais est-ce qu'on peut dire que ce sont des réflexions partout et toujours pertinentes ?

Tout enfermés que nous sommes dans notre certitude que la démocratie représentative est le système démocratique suprême, nous n'avons pas vu la démocratie petit à petit nous échapper.

Quel sens a encore l'élection d'un représentant du peuple dans une assemblée qui ne peut légiférer que sur un nombre restreint de sujets et où les décisions sur les sujets les plus importants lui échappent.

Dans ce cadre-là, qu'apporte une alternance ?

Il est vrai que dans un système comme en UE qui tend vers plus de libéralisme et où les principales décisions sont à caractères économique et social, de très longs mandats peuvent mener à des connivences entre le pouvoir et certains milieux d'affaires mais cela se passe surtout aux niveaux européen et régional, là où on peut être élu un nombre illimité de fois.

Est-ce que la meilleure réponse pour résoudre ce genre de problèmes est de limiter le nombre de mandats nationaux successifs qui pénalise finalement les élus honnêtes et compétents et donc indirectement les intérêts des citoyens[viii] ?

Ne serait-il pas plus judicieux d'avoir un système qui permettrait de révoquer un élu en cours de mandat suivant une procédure excluant les abus[ix] ou de remettre des décisions gouvernementales en cause par référendum surtout dans des pays où le président a beaucoup de pouvoirs [x] ?

Il y a eu dans les pays qui pratiquent la démocratie représentative de nombreux dirigeants qui restèrent longtemps au pouvoir sans que cela ne provoque de contestations.

 

Nous pouvons citer :

  • Nehru : 17 ans à la tête de l'Inde. Mandat interrompu par son assassinat.
  • Margaret Thatcher : 16 ans plus 4 ans comme secrétaire d’État.
  • François Mitterrand : 14 ans et 11 fois ministre sous la quatrième République.
  • Angela Merkel : 12 ans plus 8 ans de ministère sous les gouvernements d'Helmut Kohl. Elle briguera un quatrième mandat consécutif en septembre.
  • Benjamin Netanyahou : 11 ans plus divers autres ministères (Finances et Affaires étrangères) entre 2002 et 2009. Mandat en cours et il n'y a pas de restriction quant au nombre de mandats à la tête de l'exécutif israélien.
  • Jacques Chirac : 12 ans à la présidence précédée par une longue carrière politique.

 

D'autres chefs d’État n'ont pas pu se présenter à nouveau alors qu'ils étaient très populaires et que leur successeur fut contesté comme par exemple Bill Clinton, Lula ou Michelle Bachelet.

 

Mais nous avons aussi vu des présidents qui restaient au pouvoir jusqu'à la fin de leur mandat alors qu'ils ne gardaient que peu de confiance dans les sondages. Rien qu'en France, on pourrait citer Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Si Vladimir Poutine était élu pour un quatrième mandat en mars prochain (comme peut-être Angela Merkel en septembre), il finirait sa carrière politique en 2024 avec 20 ans à la présidence et 4 1/2 ans à la tête du gouvernement de la Fédération. Est-ce vraiment excessif ?

 

Dans un système plutôt libéral-conservateur d'État comme en Russie qui cherche à s'émanciper du libéralisme-libertaire globalisé, une alternance risque d'avoir un effet en dents de scie comme lors de la présidence de Dimitri Medvedev.

Je crois que dans le cas de la Russie, l'argument du nombre de mandats est davantage un prétexte avancé par ses ennemis pour chercher à exclure Vladimir Poutine du pouvoir. La grande majorité des Russes veulent garder leur président actuel[xi].

Il est à remarquer que Vladimir Poutine a toujours respecté la lettre de la loi et sa légitimité a toujours reposé sur des élections au premier tour avec plus de 50 % des voix. Sa légitimité ne peut de ce fait être contestée.

 

Je n'ai évidemment pas d'opinion définitive sur la question du nombre de mandats mais je pense que cela doit pouvoir varier suivant les circonstances et qu'il faut accepter que chaque État ait le droit de choisir le système qui lui convient le mieux.

 

 

Conclusion.

 

Le système américain avait sa candidate qui a été battue.

Le système français avait aussi son candidat qui lui a bien été élu.

Il en est de même en Russie : le système russe a son candidat en la personne de Vladimir Poutine et il mettra tout en œuvre pour qu'il soit élu au premier tour et de façon légale. Cela lui donnera une énorme légitimité.

Il n'aura évidemment pas 80 % des voix, son taux de soutien actuel auprès des Russes, mais égaler les 63 % de 2012 ou ne fut-ce qu'obtenir la majorité absolue au premier tour serait déjà un grand succès. La seule chose qui pourrait un peu ternir sa victoire serait un faible taux de participation.

Les six années supplémentaires avec Vladimir Poutine à la tête de la Fédération de Russie ne vont pas plaire aux dirigeants européens mais à part une disparition physique, rien n'empêchera cela s'arriver[xii].

Alors ils n'ont que deux manières de réagir.

 

  • Suivre aveuglement les États-Unis dans la voie de la rupture avec la Russie. Cela entraînera la vassalisation définitive de l'Europe.
  • L'alternative est de parler fermement aux Américains, de les convaincre que le monde de demain sera apolaire ou multipolaire et que leur rêve d'imposer un « Nouveau Siècle américain » risque de mener le monde vers l'apocalypse[xiii].

 

C'est malheureusement la première manière qui a le plus de chances de se réaliser. La continuation ou l'abandon des projets Nord Stream 2 et Turkish Stream pour alimenter l'Europe en gaz seront les tests déterminants pour l'avenir du continent.

 

Certains verront dans cet article un énième panégyrique à Vladimir Poutine parce que je ne parle pas des problèmes qui n'ont pas été résolus en Russie depuis son arrivée au pouvoir : la corruption, l'accès de l'opposition aux médias d’État, la faible espérance de vie des hommes[xiv], l'absence de transparence dans l'attribution de marchés publics (le pont de Kertch par exemple), le manque de croissance économique, une certaine opacité de la justice etc.

Il faut d'abord noter que la plupart de ces problèmes n'ont pas été résolus chez nous non plus. On constate cependant que les choses s'améliorent régulièrement depuis le départ de Boris Eltsine et Vladimir Poutine n'aurait pas le fort soutien populaire actuel s'il n'en était pas ainsi.

Il faut aussi noter que la Russie est sur la défensive et qu'il y a dans le pays des élites intellectuelle et économique qui sont très influencées par les pressions occidentales qui entravent le « business as usual ». Dans ces conditions et pour éviter toutes tentatives de subversion, le pouvoir maintient un contrôle sur la politique et sur l'économie. Nous pouvons trouver cela anormal de notre point de vue libéral mais je rappelle que la Russie est beaucoup plus conservatrice et elle garde un mauvais souvenir des dix années de libéralisme débridé de l'époque Eltsine.

 

Ne vaut-il pas mieux être réaliste le plus tôt possible et se rendre compte que la Russie de Vladimir Poutine ne cédera pas sur tout ce qui mettra sa sécurité et aussi son mode de vie traditionnel en danger.

Essayer de détruire la Russie en se détruisant soi-même pour cela est un comportement schizophrénique suicidaire et parfaitement inutile.

 

Malgré les moyens colossaux que les États-Unis déploient pour imposer le capitalisme-libéral globalisé au reste du monde, leur influence politique diminue et l'emploi de plus en plus fréquent de la coercition économique ou militaire témoigne de leur faiblesse.

Le réalisme nous oblige de reconnaître que 80 % de la planète rejette la globalisation ou la mondialisation ainsi que le système parlementaire représentatif tel que nous le pratiquons. Il est associé, sans doute injustement, aux guerres dites « humanitaires » et au colonialisme qui ont détruit un nombre considérable de pays et ruiné tant d'autres depuis que le capitalisme et les États-Unis, le principal pays-source de ce modèle économique, ont décidé de l'imposer au reste du monde.

Nous voyons de plus en plus souvent le commerce mondial se passer du dollar. Le yuan renminbi s'impose petit à petit comme devise pour les échanges en Asie. Récemment, l'Indonésie a acheté 11 avions de combat russes avec un système de troc[xv]. La Russie a aussi passé des accords pour ne plus utiliser le dollar avec certains pays : Turquie, Iran, Chine etc. Il y a des discussions pour l'utilisation des monnaies nationales dans les échanges bilatéraux au sein des BRICS. Il est clair que la Chine et la Russie mettent doucement en place un nouveau système pour les échanges avec les pays tiers en Yuans convertible en or qui exclut le dollar, le socle sur lequel repose toute la puissance économique des États-Unis.

Tout cela indique que dans un monde qui ne sera bientôt plus unipolaire, nous reviendrons de plus en plus souvent vers des pratiques commerciales d’État à État telles qu’elles ont toujours existées et que plusieurs modèles économiques existeront en parallèle. Le capitalisme libéral a perdu la bataille pour s’imposer globalement.

On peut le regretter ou refuser de l'admettre mais c'est inéluctable et il nous serait hautement profitable de s'y préparer au plus vite.

 

 

[iii] Le Comité central du Parti communiste de Russie a demandé à Maxim Souraykin de présenter sa candidature à la présidence.

https://russian.rt.com/russia/news/355212-kommunisty-kandidat-vybory

[viii] Je cite souvent le sport en exemple. Est-ce qu'on limite à deux le nombre de victoires successives d'un champion au Tour de France pour permettre à ses concurrents d'aussi le gagner ?

[ix] On pourrait par exemple organiser de nouvelles élections après deux ans si un nombre suffisant de signatures était réunis. Le Tour de France est aussi une bonne comparaison. Un coureur, fut-il maillot jaune, peut être exclu pendant le Tour s'il triche.

[x] La Suisse est un pays qui applique le référendum contraignant. La décision d'acheter de nouveaux avions de combat avait été annulée après un référendum.

 https://www.lematin.ch/suisse/C-est-non-Lavion-Gripen-ne-volera-pas-en-Suisse/story/28236477

[xii] Vladimir Poutine craint pour sa vie. Il y a eu de nombreux responsables américains qui ont appelé à son élimination physique et de hauts responsables politiques ukrainiens appellent tous les jours au meurtre. L'avion présidentiel russe a par exemple fait un détour de 500 km pour se rendre au G20 de Hambourg pour ne pas survoler certains pays de l'OTAN et éviter un éventuel « missile égaré ». http://www.intelligence-info.com/2017/07/10/le-crochet-de-500-km-du-president-poutine-fait-reflechir-qui-aurait-voulu-abattre-lavion-du-president-poutine/


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164 réactions à cet article    


  • Gorg Gorg 18 septembre 14:45

    @Pierre,

     Excellent article Pierre (bien documenté) . Merci.

    J’ajouterais que ça nous change des divagations de certains...


    • Jeekes Jeekes 18 septembre 16:43

      @Gorg
       
      Bien d’accord !

      Ceci dit, ça va polluer sévère, vont tous rappliquer les chiens de paille.
      C’est d’ailleurs déjà commencé cf : à partir du troisième commentaire...
      Qu’est-ce qu’on va rire !
       
       smiley


    • Gorg Gorg 18 septembre 17:20

      @Jeekes

       Ouais, ça va s’agiter sévère... Tous en train de brandir leurs petits liens vers la propagande des bourreurs de crânes.
      Les meilleurs ne sont pas encore là, que le menu fretin pour l’instant... Les autres n’ont peut-être pas terminé la cure à Sainte-Anne... Ou alors certains se sont échappés...


    • Courtois Laurent Courtois Laurent 19 septembre 08:05

      @Gorg

      Seulement certains ou certaines ?


    • Gorg Gorg 19 septembre 11:17

      @Courtois Laurent

      Les deux, sans aucun doute... En fait, j’ignore le sexe des trolls...


    • Gorg Gorg 19 septembre 11:24

      @Gorg

      Ou plutôt, je n’aborderais pas la question du sexe des trolls...


    • alinea alinea 18 septembre 14:49

      En ce qui concerne les diplomates américains, ce sont les Américains qui se sont coupés l’herbe sous les pieds ; c’est très drôle, con de leur part, bon pour nous !
      J’espère qu’il fera un nouveau mandat histoire de renforcer l’autonomie de la Russie face à l’occident ; d’ici là, de l’eau aura coulé sous les ponts et on ne sait guère où en seront les USA ! et nous !!
      Si on regarde comment le vent tourne, avec un peu d’optimisme, on peut imaginer la fin de l’hégémonie américaine, une chute bien amorcée de la folie guerrière post-colonialiste ; mais pour ce faire certains pays sont essentiels et, bien sûr, dans ces pays ceux qui sont au pouvoir.
      Maduro déjà vend son pétrole en yuan !
      Je pense que dans ce nouvel équilibre qui s’instaure, Poutine est indispensable ; je suppose que les Russes le savent aussi !!


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 septembre 16:18

        @alinea

        Salut Alinéa,
        Je suis désolé d’être méchant, mais vous retardez un peu smiley

        Obama, et Trump après lui, sont clairement les présidents chargés de réaliser au mieux (pour les USA) la fin de « l’hégémonie ».

        L’Hyperpuissance, c’est bel et bien fini depuis au moins 2008. En fait ça n’a pas duré tant que ça et ça n’a guère été bénéfique, pour personne.

        C’est un peu le problème avec les « poutiniens » : ils sont restés bloqués en l’an 2000.


      • V_Parlier V_Parlier 18 septembre 18:46

        @Olivier Perriet
        « C’est un peu le problème avec les « poutiniens » : ils sont restés bloqués en l’an 2000. »
        —> Les néocons US et les médias ouest-européens seraient-ils donc poutiniens ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 septembre 19:43

        @Olivier Perriet
        Tiens, voilà la CIA qui essaye de nous faire croire que Soros et l’ Etat profond US sont devenus de gentils humanistes, des pacifistes qui ont renoncé aux révolutions colorées, qui ne font plus d’ingérence dans aucun pays, qui n’utilisent plus de terroristes dans le Caucase ou en Birmanie, qui ne financent plus d’ONG pour déstabiliser les Etats, qui ne financent plus les antifas et autres fachos pour créer une guerre civile aux USA et virer Trump, qui ont renoncé à mettre la main sur la Russie, et qui respectent le Droit International au Moyen Orient et dans tous les pays qui ont du gaz et du pétrole ....


        Bzrezinski est mort, les piranhas sont devenus végétariens, Killary est allée à Lourdes, et un miracle s’en est suivi, j’ai tout bon ?

      • Olivier Perriet Olivier Perriet 19 septembre 09:16

        @Fifi Brind_acier

        La politique ne suit pas les lois de la nature, les êtres humains ne sont pas des animaux, et « Killary » n’a pas été élue présidente.

        Donc, oui, vous avez le raisonnement d’un dinosaure et vous êtes très con.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 19 septembre 18:07

        @Olivier Perriet
        Il y a surtout que vous n’avez pas d’arguments pour répondre, autrement que par des insultes.


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 20 septembre 10:52

        @Fifi Brind_acier
        Je viens de le faire :

        les êtres humains ne sont pas des poissons carnivores.
        Apparemment, pour vous, si.

        C’est comme ça qu’on raisonne, dans la secte


      • antiireac 18 septembre 14:59

        Un long texte à la gloire de dictature russe et son dictateur putin.

        L’auteur oublie que lors de l’élection (du démocrate putin) 2012 de nombreuses fraudes furent constatées et des nombreuses manifestations ont émaillé les rues de grandes villes de l’empire russe.


        Il faut aussi parler de enrichissement soudain des amis de putin alors que la majorité de la population vit dans la pauvreté voir la grande pauvreté



        • Xenozoid Xenozoid 18 septembre 17:04

          @antiireaxcel


          elle va faire quoi merkel ?

        • Pierre Pierre 18 septembre 17:46
          @antiireac
          Vous oubliez que les nombreuses manifestations ont été organisées par l’opposition financièrement soutenue par des fonds occidentaux.
          Les résultats des élections présidentielles de 2012 et le score de Poutine étaient conformes aux sondages de l’Institut Levada (associé à la Fondation Carnegie et agent de l’étranger) donc les articles de l’Obs sont là pour vendre du papier.
          La Russie n’est plus un pays communiste et il y a de la pauvreté dans le pays. Pas la majorité des Russes comme vous l’écrivez. 20% comme chez nous et il y en a bien plus dans le sud de l’Union européenne.
          Il n’y a pas que les amis de Poutine qui se sont enrichis, ses ennemis aussi et ils sont beaucoup plus nombreux parmi les oligarques. Si le gouvernement privilégie ceux qui ne placent pas leurs capitaux à l’étranger, c’est de bonne guerre et tout bénéfice pour le pays. Appelez-les « amis de Poutine » si vous voulez, moi, je les appellerai « entrepreneurs patriotes ».
          Vous comprendrez peut-être un jour qu’on ne peut pas être un dictateur quand on a le soutien de 80% de la population et qu’on a été élu démocratiquement.

        • antiireac 18 septembre 18:38

          @Pierre
          Pour l’état des lieux en Russie je me fie exclusivement aux publications occidentales (car si on lit les publications russes tout va bien ou presque) qui seules relatent avec une importante certitude la réa lité du pays

          Pour la pauvreté


        • V_Parlier V_Parlier 18 septembre 18:50

          @antiireac
          Oh, les beaux liens vers la crème de la crème : Le Monde et le Nouvel Obs, l’essence même du fiel russophobe obessionnel. (Il manque encore Libération, les autres suivant un peu plus loin derrière).
          « la majorité de la population vit dans la pauvreté voir la grande pauvreté »
          -> Donc, lors de mes 14 séjours en Russie (en circulation totalement autonome et dans différentes régions) je ne devais pas y être vraiment. Peut-être qu’ils nous connectent le cerveau à une « matrice » quand on passe la frontière et que tout notre séjour est simulé par ordinateur...


        • antiireac 18 septembre 18:58

          @V_Parlier
          Les média français et les médias occidentaux en général sont plutôt bien renseignés sur la situation en Russie en tout on peut se fier à ses écrits et on peut leurs faire plus confiance qu’aux torches cul

          russes genre sputnik.

        • V_Parlier V_Parlier 18 septembre 19:01

          @antiireac
          Vous lisez ce que j’écris ou vous êtes irrécupérable à ce point ?


        • Anatine 18 septembre 19:34

          Vous avez pris la pilule bleue smiley


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 septembre 20:07

          @antiireac
          Les média français et les médias occidentaux en général sont plutôt bien renseignés..

          Ils sont surtout branchés en direct sur les néo cons US qui ont fait de Bzrezinski leur idole !

          Il suffit de lire la liste des médias à fréquenter sur DECONEX, pour y trouver les grenouilles météos de l’ Empire que vous affectionnez : Libé, l’Immonde et le Nouvel Obs ...


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 septembre 20:09

          @Xenozoid
          Elle dit qu’elle préfère le gaz russe moins cher, plutôt que le gaz de Trump, bien plus cher..., mais souvent cette femme varie, bien fol est qui s’y fie ...


        • Gorg Gorg 18 septembre 20:44

          @antiireac

          « Pour l’état des lieux en Russie je me fie exclusivement aux publications occidentale »

          Ne vas pas plus loin, ton erreur est là... On comprends mieux maintenant...

          « qui seules relatent avec une importante certitude la réa lité du pays »

          oui,oui... bien sur... Prends nous pour des jambons, en plus...


        • Oceane 18 septembre 21:32

          @antiireac

          Aux Zunis la « majorité de la population » ne vit pas dans la pauvreté, le partage des richesses y est équitable et la règle. Il paraît même qu’en Allemagne, première économie de l’Ue, la population glisse de plus en plus vers la pauvreté ; les retraités sont obligés de trouver des jobs et certains vont à la soupe populaire. En France, les restos du coeur reçoivent de plus en plus de pauvres. Des travailleurs sont obligés de dormir dans leur voiture et certains en meurent en hiver.

          pourquoi certains sont si allergiques à s’occuper de leurs propres affaires ?


        • Oceane 18 septembre 21:51

          @antiireac

          C’est l’opinion des Russes - 80% - qui compte en ce qui concerne leur président et non ce que pensent médias occidentauxde lui. Il faudra bien finir par s’y faire.


        • Dzan 19 septembre 09:12

          @Pierre
          Les journalistes abattus par des soi disant Thétchènes, c’est pratique pour l’oligarque Poutine.


        • Pierre Pierre 19 septembre 09:29
          @Dzan
          On peut répéter n’importe quelle rumeur, on est libre de le faire. Ce n’est pas pour cela qu’on est dans le vrai. 
          Ce qui est paradoxal, c’est que ceux qui croient en ces rumeurs trouvent que ceux qui mettent en doute la version officielle du 9/11 sont des complotistes.

        • Xenozoid Xenozoid 26 septembre 15:25

          @Xenozoid


          elle rajoute le temps au temps,ils vont arriver a égalité

        • jalin 18 septembre 15:50

          Poutine, le terroriste des russes :

          « L’implication du FSB dans les attentats de septembre 1999 laisse peu de doutes quant à la nature criminelle du régime qui dirige aujourd’hui la Russie. Dans la mesure où Poutine était à la tête du FSB jusqu’en août 1999, moins de trois semaines avant le premier attentat, il est impensable qu’il n’ait pas lui-même été impliqué dans une opération à si grande échelle sur le sol russe. »


          http://www.huffingtonpost.fr/francois-christophe/les-racines-terroristes-du-pouvoir-de-poutine_a_23210698/

          • Pierre Pierre 18 septembre 17:53

            @jalin
            Vous me semblez être un beau complotiste. Je suppose que vous croyez aussi que c’est la CIA qui est responsable de l’attentat contre les Twin Towers.


          • V_Parlier V_Parlier 18 septembre 18:54

            @jalin
            Donc l’attentat a eu lieu quand il n’y était plus et ça prouve que c’est lui, c’est ça ?
            Pour ce qui est des « preuves », l’état de corruption de l’armée et des services secrets à cette époque était tel que le matériel utilisé par les terroristes pouvait très bien provenir des arsenaux russes sans que cela ne prouve quoi que ce soit.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 18 septembre 20:16

            @jalin
            « La nouvelle grande Russie, autopsie d’une résurrection » par Xavier Moreau.
            Polytechnicien français, il vit en Russie depuis plus de 20 ans.

            Il dirige une entreprise de conseils aux investisseurs en Chine et en Russie : STRATPOL. Si ses analyses étaient mauvaises, il perdrait ses clients.


          • Gorg Gorg 18 septembre 20:48

            @Fifi Brind_acier

            Je te plusse Fifi (une fois n’est pas coutume). Continues à donner de saines lecture à jalin (ça le changera de plaibois)...


          • jalin 18 septembre 20:54

            @Pierre

            Pas du tout, les complotistes sont en général du côté des admirateurs de Poutine, ce connard qui s’exhibe torse nu qui fait croire qu’il est expert en Judo, ce beauf russe criminel...

            L’article que je cite montre que tout converge vers des attentats du FSB. Vous pouvez rajouter l’annexion de la Crimée, atteintes aux frontières d’Ossétie et de Georgie, en violation de tous les traités.

            Mais continuez à vous masturber devant les photos de cette ordure de Poutine, pour vous croire une grosse bite.

          • Gorg Gorg 18 septembre 21:12

            @calin

            « Mais continuez à vous masturber devant les photos de cette ordure de Poutine, pour vous croire une grosse bite » plus bas « il finira pendu par les couilles »

            Mais dis donc mon p’tit calin, tu es bien haineux... aurais-tu des problèmes d’érection... ?...


          • Oceane 18 septembre 21:57

            @jalin Comme l’implication du régime de Bush fils dans le 11 septembre ? Qif-qif ?


          • Oceane 18 septembre 22:01

            @jalin

            Les Russes sont cons, puisque 80% d’entre eux soutiennent leur « terroriste ». Un score qui plairait bien à Jupiter.


          • Pierre Pierre 18 septembre 22:07

            @jalin
            C’est bien ce que je craignais. Vous êtes un expert dont les connaissances de la Russie se limitent à « Tintin au Pays des Soviets ».

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