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Accueil du site > Actualités > Environnement > EPR : qui fera cesser le scandale ?

EPR : qui fera cesser le scandale ?

Pas le Premier ministre Edouard Philippe qui fut directeur des relations publiques chez Areva de 2007 à 2010, actuellement au bord de la faillite. Ni un Nicolas Hulot cédant sur les perturbateurs endocriniens à peine avait-il martelé sa détermination de ne rien lâcher sur les acquis, et dont la Fondation est généreusement financée par EDF : le 19 mai ont été célébrés leurs 25 ans de partenariat ! Et bien évidemment pas Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, pour qui - il en est convaincu - EDF construira une nouvelle gamme d’EPR en France qui devrait voir le jour à l'horizon 2030 : l' "EPR optimisé". Cet homme désormais disjoncté par la réalité économique qu'il n'avait sans doute pas évaluée à sa juste valeur quand il a accepté le poste de PDG d'EDF (« Il y a quelques années, EDF vendait en France son électricité entre 50 et 60 euros le MWh. Ce prix était tombé autour de 40 euros à mon arrivée à la tête de l'entreprise à la fin 2014, et il est désormais de 26 euros. C'est une violente secousse (...) alors qu'EDF a déjà un niveau élevé d'endettement, d'environ 37 milliards d'euros [en réalité il serait de plus du double]) », cet homme, donc, ne voit plus d’autres solutions que de s'en remettre désormais, dans une confiance aveugle, à la soi-disant expertise des « Américains qui utilisent la même technologie que la nôtre [pour les centrales nucléaires, et] sont en train de prolonger les leurs jusqu'à quatre-vingt ans » ! Et alors même que Westinghouse, fabricant de ces centrales américaines et propriétaire de la licence utilisée en France, rachetée par Toshiba, mobilisait il y a peu des avocats experts en faillite. Et c’est Toshiba qui, désormais, se retrouve au bord du gouffre à cause d’une perte de 6,3 milliards de dollars dans sa branche nucléaire américaine !! Et c’est dans ce contexte, avec un EPR à Flamanville plombé par un retard de 5 ans dans sa construction et un triplement de son coût évalué désormais à 10 milliards d’€, que le 28 juin, après avoir été soumis à une pression inouïe de la part de la Commission européenne, une pression qui s’apparente à un véritable chantage, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a pris la décision de valider la cuve de l’EPR alors même que son acier défectueux ne répond pas aux normes en vigueur dans l’industrie nucléaire. Or ce cœur ultrasensible de la centrale doit durer un minimum de 60 ans sans pouvoir être remplacé.

Malgré la démission tonitruante de Thomas Piquemal, l’ancien directeur financier d’EDF, refusant de donner sa caution au projet d’Hinkley Point, et malgré un moral des salariés d’EDF en chute libre mesuré par une enquête interne qui à l’époque aurait fait trembler sa direction, EDF, son PDG et son conseil d’administration ont donc choisi la fuite en avant. « Fin 2015, explique affolé Thomas Piquemal, EDF avait déjà investi 58 % de son patrimoine dans la technologie EPR. Avec celui d'Hinkley Point, cette part allait monter à 70 %. Mais qui investirait 70 % de son patrimoine sur une technologie dont nous ne savons toujours pas si elle fonctionne ? ». (EDF : « J’ai démissionné par désespoir »). Et tandis que les deux premiers EPR, en Finlande et à Flamanville, ont vu leur coût tripler et leur date de démarrage toujours reculer (« EPR : des tuiles en chaîne »), à Hinkley Point les travaux de terrassement de l’EPR ont-ils à peine débuté que son coût vient d'augmenter brutalement d'1,7 milliards d'€ !

Dans Libération ("La scoumoune plane sur les EPR"), Pierre-Antoine Chazal, analyste financier chez Bryan Garnier, résume la perplexité d’une partie du microcosme financier : « L’efficacité de cette technologie n’a jamais été démontrée, aucun réacteur n’est en service, les contraintes de sécurité sont immenses… Si d’autres surcoûts ou retards interviennent, ces projets sans garanties auront du mal à attirer d’éventuels investisseurs. »

Mais qui arrêtera donc ces dirigeants irresponsables dans leur fuite en avant ? D'où viendra la sagesse apaisant leur esprit et leur permettant de mesurer enfin que le prix du Kwh d'électricité d'origine nucléaire, puisque celui-ci semble représenter le critère premier de leurs décisions, n'est plus compétitif au regard des énergies renouvelables (Le nouveau solaire deux fois moins cher que l’EPR) ? Qui leur rappellera que Tchernobyl et Fukushima vomissent une radioactivité qu'on ne peut contrôler, et que leurs coriums sont en train de se balader dans l'écorce terrestre, du moins ceux de Fukushima. En ce qui concerne Tchernobyl le doute s’est installé à la suite de la construction d'une semelle de béton sous le réacteur, coûtant la vie à des milliers de liquidateurs.

Sont-ils tous devenus fous ? Ou bien lâches ? Ou les deux, préférant risquer la vie et la santé des populations plutôt que d’admettre que la survie d’une ou deux entreprises, furent-elles le fleuron de l’industrie française, ainsi que le profit de leurs actionnaires puissent être moins importants que la vie d’un grand nombre d’êtres humains ? Des normes fixées par des spécialistes au terme d’une réflexion longue et intense à partir de critères économiques et techniques sophistiqués, se retrouvent ainsi bafouées au nom d’un orgueil démesuré et de la cupidité… Au regard de tels enjeux doit-on interpréter le retard pris dans la construction des EPR comme la résistance muette d’ingénieurs et de techniciens à la folie et/ou la lâcheté de leurs dirigeants ?

L'Etat français, EDF et Areva continuent de foncer les yeux fermés vers le mur. Qui sera en mesure de les arrêter ? Qui ?

Ce n'est pas sur la Commission européenne qu'il faudra compter pour empêcher l’accident. Aiguillonnée par le lobby nucléaire elle a mis le feu aux poudres. C'est donc à un véritable chantage financier qu'elle a soumis l'ASN, celle-ci étant sommée de prendre une position politique d'une gravité inédite sous couvert d'un avis purement technique.

En effet Bruxelles a conditionné son accord au rachat d’Areva NP par EDF à l’homologation de la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville par l’ASN. Autrement dit elle a décidé d’exercer ce chantage sur une administration dite indépendante qui se retrouverait responsable en cas d’avis technique négatif de condamner Areva à la faillite et peut-être même EDF dans la foulée, puisque son programme EPR pourrait se voir alors disqualifié. Autant demander à Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN, d’avoir l’amabilité de se faire hara-kiri, sachant que l’ASN savait apparemment depuis 2005 que l’acier fabriqué par l’usine Creusot Forge (rachetée par Areva pour tenter d’y mettre de l’ordre) ne répondait pas aux normes de l’industrie nucléaire, et en aurait informé EDF. EDF et Areva ont passé outre et la construction de la cuve a débuté à partir de 2006. Officiellement selon l’ASN ce n’est qu’en fin 2014 qu’Areva NP aurait mis en évidence une anomalie dans l’acier des cuves (Le "récit" qui doit sauver l’honneur de l’ASN (…) - Observatoire du nucléaire).

Que voulez-vous que les dirigeants de l’ASN fissent face à un tel dilemme ? Ce que font toutes les élites françaises en pareil cas : repasser la patate chaude à une commission technique, tout en précisant, pour désamorcer à l’avance toute tentative d’obstruction militante, que son avis serait soumis au débat public jusqu’en septembre et la décision finale prise en octobre. Les 26 et 27 juin se sont donc réunis une trentaine d’experts dont la conclusion est conforme au souhait implicite du lobby nucléaire mondial, de la Commission européenne, de l’Etat français, d’EDF, d’Areva et de l’ASN. Ils « ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, et donc que l’EPR est dangereux  » (Lien). Néanmoins soulagée, l’ASN s’est aussitôt rangée à l’avis des experts, suivie par Nicolas Hulot dont la feuille de route annonce sur le nucléaire la volonté de se conformer à son expertise : « L’ASN a présenté le 28 juin 2017 sa position sur l’anomalie de la cuve du réacteur EPR de Flamanville.(…) Sur la base des analyses techniques réalisées, l’ASN considère que les caractéristiques mécaniques du fond et du couvercle de la cuve sont suffisantes au regard des sollicitations auxquelles ces pièces sont soumises, y compris en cas d’accident. Pour autant, l’anomalie de la composition chimique de l’acier conduit à une diminution des marges vis-à-vis du risque de rupture brutale ». Il y a donc bien "des anomalies sérieuses, voire très sérieuses" sur la cuve selon Pierre-Franck Chevet, le risque est donc patent, mais néanmoins l’EPR peut fonctionner dans de telles conditions !… Cette position est bien évidemment jugée « aberrante » par Greenpeace et le Réseau Sortir du nucléaire.

En réponse Pierre-Franck Chevet dévoile le leurre de la consultation publique. Au micro de Sciences et avenir, il explique ce qu’il attend en réalité de ses concitoyens : « Il ne s'agit donc clairement pas d'un référendum, mais "nous espérons des conseils techniques qui viendront compléter notre vision". Des conseils d'experts, et non pas du grand public. Les observations et les remarques sur la politique énergétique "ne nous servent pas dans les décisions techniques", pointe-t-il » sans ambages. Tout est dit…

Ignorera-t-il l’impact psychologique sur la conduite au quotidien des ingénieurs, des techniciens et de tous les salariés des centrales nucléaires dont le moral est déjà au plus bas, qu’induira inévitablement cette décision des dirigeants de ne pas respecter les normes techniques capitales actuellement en vigueur et n’ayant subi aucune modification ? Aura-t-elle pour effet un plus grand respect des consignes ou au contraire un laisser-aller grandissant similaire à celui de leur élite ?

La réponse est malheureusement évidente. Quelle alternative restera-t-il alors pour contrer cette inclinaison annonciatrice des dangers les plus graves ? D’aucuns sont convaincus qu’à elle seule la déconfiture économique de la production d’énergie d’origine nucléaire sera suffisante à l’effondrement de son industrie. C’est bien mal connaitre l’irrationalité inhérente à la nature humaine et les capacités de fuite en avant qu’offre l’aveuglement d’un Etat. Et c’est pourquoi à l’instar des pilotes de ligne engagés contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il serait souhaitable qu’à défaut d’une mobilisation citoyenne improbable des ingénieurs et des techniciens se lèvent pour dénoncer l’inacceptable.

Car on ne pourra pas compter sur un Jupiter marié à sa sœur dans la mythologie ou à sa mère dans un storytelling actuel, et dont l’un des attributs est la foudre, en l’occurrence nucléaire, pour apporter de la rationalité dans un domaine où elle commence à manquer cruellement.

 

 

 

Crédit photos : Greenpeace France


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125 réactions à cet article    


  • Patrick Samba Patrick Samba 8 juillet 14:34

    Bonjour,

    face à une telle accumulation d’irresponsabilité, d’absurdité, d’aberration voire de folie, il n’est pas souhaitable, qui plus est en ce jour de mobilisation à Notre Dame des Landes(De nos terres à la Terre),de laisser s’insinuer l’idée qu’en cette période de début de vacances estivales propice à la relative somnolence militante, la mobilisation citoyenne serait vouée à l’échec sur la question d’un EPR à la cuve défectueuse. En réalité les choses tiennent à la capacité de partager une véritable détermination à agir, et à une communication efficace. Et avec internet chacun peut aisément participer. Il suffit par exemple de diffuser cet article à son entourage.
    Et pour ceux et celles qui sont engagé(e)s dans une association ou un parti antinucléaire d’inciter ses représentants à envisager dans le délai le plus proche une rencontre au sommet.


    • babelouest babelouest 9 juillet 21:19

      @Patrick Samba
      Présent hier et aujourd’hui à l’entrée de la rencontre de Notre Dame des Landes depuis des années, je suis aussi partie prenante de la lutte contre les compteurs connectés qui nous conduisent au pire : ce qui fait que je suis aussi ami avec Stéphane Lhomme, lanceur d’alerte à propos de ces compteurs comme à propos du nucléaire qui m’inquiète depuis tant d’années.....

      Tous ces dossiers sont inextricablement liés. Tous démontrent une terrible irresponsabilité de la part des pouvoirs publics gangrenés par l’Argent-Empereur.


    • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 10:09

      @babelouest
      Vous avez bien fait de citer Stéphane Lhomme, et ceci indique clairement votre niveau.

      Stéphane Lhomme, une nullité abyssale, un adepte de Cabanel, autoproclamé « lanceur d’alerte ».

      Il manipule des compteurs, comme la Rivasi et sa bande, mais ne sait même pas ce que c’est qu’une activité. On se souvient de la délectable histoire du « tapis de particules d’iode » autour de la centrale de Cruas. De fameux lanceurs d’alerte !

      Comprenez vous pourquoi, malgré vos alliances électorales, les Français vous rejettent massivement ? Et avec un gangster comme Hulot au pouvoir, ce rejet risque de se transformer en haine. Je connais votre réponse : c’est parce qu’ils sont gangrenés par l’argent-empereur.

      Mon commentaire n’est pas brillant, c’est juste pour me mettre à votre niveau.

    • sls0 sls0 8 juillet 16:41

      Il y avait longtemps que l’on avait plus un article du représentant du lobby du charbon et du gaz.

      Vous êtes anti quelque chose mais les remplaçants à ce quelque chose vous n’en parlez pas et il ne sont pas trop apétissants.
      Chez moi c’est surtout de l’hydraulique et des coupures, 30kWh mensuels me suffisent donc le nucléaire n’est pas nécessaire, ils ne gaspillent pas localement.
      Si on ne veut pas lever le pied coté consommation et si l’on ne veut pas mourir étouffé j’ai bien peur que le nucléaire soit nécessaire.
      De temps en temps par curiosité je regarde la polution en Europe, on voit où sont les pays anti nucléaires.



      • pemile pemile 8 juillet 17:42

        @sls0 « Vous êtes anti quelque chose »

        Est-il possible d’être juste anti-boulot salopé ?


      • sls0 sls0 8 juillet 19:05


        @pemile
        Je connais le code ASTER qui a certainement servit pour les calculs.

        Il faut aller sur le forum du code ASTER pour voir d’éventuelles remarques. Vu le nombres d’universités et de chercheurs qui l’emploient maintenant, la petite bête a certainement été recherchée ne serait ce qu’à titre d’exercice intellectuel.

        Pour avoir côtoyé des inspecteurs de l’autorité de sûreté, ils maitrisent et n’ont pas peur de bloquer un redémarrage de tranche preuve de leur indépendance.

        Je suis effectivement anti quelque chose c’est les arguments basés sur l’émotionnel plutôt que le factuel.

        Il y en a qui ont rêvé d’un blocage suite à une non conformité par rapport à des critères.
        Si on peut justifier par une note de calcul la non nocivité de cet écart roule ma poule. 
        S’il faut un suivi pour valider la note de calcul, il y aura des suivis.
        La vie ce n’est pas prendre ses peurs, rêves et fantasmes pour la réalité.

      • pemile pemile 8 juillet 20:22

        @sls0 « Je suis effectivement anti quelque chose c’est les arguments basés sur l’émotionnel plutôt que le factuel. »

        A part continuer à noyer la poisson en nous parlant du logiciel de modélisation d’EDF, code_aster (z’avez chez vous la puissance de calcul nécessaire ?), vous ne répondez pas sur le fond, est-il possible de dire que factuellement ce chantier ne fut qu’un enchainement de malfaçons ?


      • sls0 sls0 8 juillet 21:20

        @pemile
        Je n’ai pas à noyer le poisson n’étant pas partie prenante.

        Le code ASTER je l’ai connu il y a longtemps, je ne l’emploie plus depuis un certain temps mais j’apprécie son succès et le fait qu’il soit open source.
        Je ne connais pas assez le chantier pour pouvoir en parler.
        Suite au départ prévu des pappys boomeurs que ce soit coté EDF ou Framatome, avant la construction je me doutais qu’il y aurait eu un problème de ressources et connaissances.
        C’est toutes les industries du long terme qui y sont confrontées.
        Bouygue ne pouvait avoir les connaissances nécessaires pour cette construction particulière. EDF en avait mais peut être pas suffisament.
        C’était la mode ou doctrine de la soutraitance, c’est pas le mieux pour un prototype ou tête de série.

        Un problème de ressources dû a du départ en retraite et une période sans construction.
        Et un problème de mode management à la mode plus prévu pour la production de biens courants.

        C’est une tête de série, avant même avec plus d’habitudes, le planning et le budget étaient souvent emplafonné avec de la tête de série.
        S’il y a d’autres EPR de prévus ça devrait tenir la route.

        Je le répète, si on gaspille moins les EPR ne sont pas nécessaires.On gaspille, on assume.

      • pemile pemile 8 juillet 23:18

        @sls0 « C’était la mode ou doctrine de la soutraitance, c’est pas le mieux pour un prototype ou tête de série. »

        Merci de le reconnaitre et donc que votre précédente déclaration « Je suis effectivement anti quelque chose c’est les arguments basés sur l’émotionnel plutôt que le factuel. » n’avait aucun sens, factuellement, ce chantier « c’est pas le mieux » tout court !

        « C’est une tête de série »

        Ouais, dont la Chine va vite nous piquer le marché avec pas forcément des normes de sécurité aussi stricte qu’en france smiley

        « Je le répète, si on gaspille moins les EPR ne sont pas nécessaires.On gaspille, on assume. »

        D’accord sur le fond, mais cela ne répond pas au problème de la fin de vie des centrales actuelles et à la promotion des énergies renouvelables.


      • Ouallonsnous ? 9 juillet 00:09

        @sls0

        Ce que vous dites dans vos dernières lignes est évident, et il ne faut être qu’un bobo abruti par les merdias et les écolos européistes pour ne pas le comprendre.

        Le développement de la filière nucléaire en France a été arrêté au rentable financièrement, il faut continuer sur « l’aprés vente », c’est à dire le reconditionnement des structures ayant fonctionnées ainsi que le reconditionnement des déchets.

        Cela n’exclut pas de développer en solution de secours d’autres formes comme l’hydraulique et l’énergie marémotrice où solaire !


      • sls0 sls0 9 juillet 03:28

        @Ouallonsnous ?
        Il y a l’énergie de production et domestique.

        Il y a l’énergie liée au transport. C’est par celle là que l’on va se casser la gueule. Difficilement remplaçable le pétrole, sans transport à quoi ça sert de produire ce qui implique une baisse de moyens pour le domestique.
        Dans les années 70 ils avaient une projection par rapport aux ressources connues. Dans l’ensemble ça tient plutôt la route.
        A partir de 2030-40 réduction de la population, dans ce marasme, certain que la demande énergétique baissera.
        40% de la bouffe c’est du pétrole, -40% ça peut expliquer la baisse.

        J’ai fais de l’électricité avec de tout à part la houle.
        J’ai quelques connaissances et l’esprit ouvert mais il y a deux ans je suis tombé sur : L’énergie durable pas que du vent de David Mackay, une autre approche mais bien vue, basée sur du connu et reconnu, de la simple règle de trois. Le raisonnent est imparable.
        Il m’a enlevé pas mal de certitudes et des déformations dues à une habitude. On trouve son livre sur amides.fr, c’est gratuit.
        Avec mes 30kWh de consommation mensuelle ce n’est plus trop mon problème. Coté bilan carbone je suis en dessous de 2 tonnes, c’est franchement plus mon problème.
        Tout les ayatollah pour ou contre le nucléaire je les écoute à condition que leur bilan ressemble au mien, pas de mots à l’horizon, que du bruit.

      • sls0 sls0 9 juillet 03:44

        @pemile
        On a remplacé des ingénieurs avec un profil technique par des managers, c’est comme ça et il n’y a pas que la filière nucléaire.

        C’est généralisé, même notre président n’est plus un homme d’état, c’est un manager au service du CAC40.
        C’est une autre époque.

        Si les chinois sont moins cons que nous c’est normal qu’ils gagnent.
        On monte, on atteint un sommet et on redescend, c’est la vie et c’est l’histoire.

        Pour le troisième thème je crois qu’au dessus j’y ai répondu en partie.

      • Pouêt 9 juillet 13:24

        @sls0
        On peut aussi être favorable au nucléaire tout en étant contre ce qu’il se fait actuellement à l’EPR de Flamanville. Le fait que la cuve est non-conforme est une info connu depuis des années, et c’est juste intolérable de démarrer une centrale nucléaire avec le composant le plus important de la central qui est non-conforme. On parle du nucléaire quand même, en cas de catastrophe, quelques milliards c’est juste de la petite monnaie comparé aux conséquences...
        Ayant bossé dans le nucléaire (à Fessenheim), je connais très bien le sérieux des inspecteurs de l’ASN ou des chargés d’affaire d’EDF. Mais ceux que je connais, c’est ceux du bas de l’échelle, qui, pour garder leurs boulot sont obligés d’être intransigeant en toute circonstances, et ce n’est bien évidemment pas ceux là qui prendront la décision de valider la cuve ou non. Ce sera les dirigeants, et eux, ils n’ont pas que la question « sécurité » à prendre en compte.


      • sls0 sls0 9 juillet 16:30

        @Pouêt
        Au siècle dernier j’ai eu droit à un test style AIEA.

        Un inspecteur m’a posé la question : Si votre hiérarchie vous demande de passé outre des critères que faites vous ?
        J’ai répondu que comme chargé d’affaire nommé sur une affaire, j’en ai aussi la responsabilité devant les services de sûreté interne et externe.
        S’il y a une non conformité elle est dans les 2 à 4h recensée informatiquement et les organismes de sûreté y on accès en même temps que la hiérarchie ainsi que toutes personnes habilités curieuses ce qui fait beaucoup de monde.
        Ensuite l’inspecteur m’a sorti un scénario où la hiérarchie est au courant avant la déclaration et impose un silence.
        Je lui ai répondu que le responsable c’était moi et que le hiérarchie ne peut rien faire.
        Etsi on vous remplace par une personne plus « maléable », j’ai répondu que je n’étais pas le seul au courant et que les gens causent et que personnellement j’avais un ami journaliste.

        Le lendemain le patron de la centrale est venu me remercier de mes réponses qui avaient apporté des points coté culture sûreté.
        Il m’a demandé le nom du journaliste, je lui ai donné. Il m’a dit qu’il était très « vert » le journaliste, je lui ai répondu oui mais que suite à mes explications il ne sortait pas de conneries.
        Bien trop de gens sont au courant, le boucher du coup en sait souvent plus qu’un spécialiste vu à la télé, culture sûreté et culture du secret sont incompatibles et beaucoup trop de monde est au courant.
        L’esprit service public inclus aussi la protection de ce public.

        Au moment du nuages de Tchernobyl il y avait beaucoup de bouchers au courant car les alarmes s’étaient déclenchées et que les anthropographies montraient un pic de césium.
        Les médias nationaux pouvaient dire ce qu’ils voulaient, les journalistes locaux allaient chez le boucher local.

        Autre exemple : un prestataire avait fait une connerie qu’il aurait pu camoufler entrainant un risque sûreté. Genre de truc qui engendre normalement à être foutu dehors dans tout autre industrie.
        Il l’a déclaré, le patron de la centrale s’en est occupé, montré comme exemple dans la gazette locale, une prime et a veillé à sa promotion.

        Tout ça pour dite qu’il est très difficile de camoufler, une culture sûreté et beaucoup de monde au courant.

        A un moment j’ai eu droit à des pressions assez importantes d’un ministre de l’industrie, un de mes rapports mettait en danger une industrie, l’industrie a plongé, une fois sur les rails une tricherie observée ça fait mal, même un ministre ne peut rien faire. Le nucléaire fait peur, même un ministre ne peut rien faire. 5 ans sans promotion, c’est pas bien puissant un ministre.

        Maintenant je suis sur une ile où il n’y a pas de nucléaire, souvent le responsable de la protection civile fait appel à moi, la culture sûreté ça aide à voir les problèmes invisibles pour les autres.
        En cas de tremblement de terre la protection civile ne prendra plus ses locaux sur la tronche. On a une vision plus affûtée des risques.

        L’inconnu engendre la peur qui à son tour engendre le rejet.
        Cette peur a fait en sorte que j’ai travaillé dans de très bonnes conditions au niveau indépendance. Un peu de pression hiérarchique anti sûreté et il y avait de quoi alimenter le rejet.



      • pemile pemile 9 juillet 16:59

        @sls0 « Tout ça pour dite qu’il est très difficile de camoufler, une culture sûreté et beaucoup de monde au courant. »

        Les « pratiques non conformes » à l’usine Areva du Creusot ont duré combien de temps et ont impliqué combien de personnes ?


      • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 10:13

        @sls0

        Je me souviens que dans les éditions précédentes, votre commentaire était en première position.
        Comment Samba a-t-il fait pour faire passer son commentaire en premier ? De super pouvoirs, sans doute.

      • sls0 sls0 10 juillet 17:52

        @pemile
        Bien que j’ai foutu mon nez dans un rapport de fin de fabrication d’un couvercle pour une soudure, mes connaissances sont limitées coté fabrication.

        Je me baserai donc sur l’ASN.
        2005 suite à audit du BCCN on s’aperçoit de nombreux écarts et une culture sûture qualité déplorable chez Creusot forge. C’était une période où la finance s’amusait au monopoly avec des conséquenses sociales importantes. Pas trop serein comme ambiance et un système qualité sérieux ne va pas toujours dans le sens des intérêts des actionnaires.
        En 2008 suite au pression de l’ASN et d’EDF ça s’améliore.
        En 2012 il y a quand même le directeur de l’ASN qui se déplace pour expliquer au personnel de Creusot ce qu’est que la culture sûreté, c’est donc pas merveilleux. Du coup ils sont sur surveillance renforcée.
        Ce qui est du ressort normalement du constucteur est passé à la loupe.
        2013 essais mécaniques sur des viroles de GV non conformes.
        Ensuite tout est épluché et au bout de deux ans en 2015 l’ASN sort son rapport. On connait la suite.
        Il est indéniable que le problème vient d’un système qualité déficient coté Creusot forge et la culture sûreté de la boite, avec un avenir incertain suite au monopoly ça peut se comprendre mais ce n’est pas une excuse.

        Maintenant l’écart et là, il faut voir si l’on peut vivre avec.
        Il y a les normes et arrêtés, ils ne sont pas aux limites mais avec une marge confortable. Il faut donc prouver après calculs et essais que l’on garde une bonne marge par rapport aux limites.

        On a démantelé Chooz A, c’était du PWR aussi.
        Sa durée de vie avait été calculé avec de la marge du fait que l’on avait qu’une vue théorique de la chose.
        Il y a eu un carottage du fond de cuve, elle était presque comme neuve par rapport aux prévisions.
        C’est aussi confimé par les éprouvettes que l’on récupère au niveau des internes cuve plus fortement irradiés.
        C’est un peu comme les potentiels des moteurs d’avion.
        Un moteur Lycoming c’est 2000h, il a fait ses preuves, au début c’était 500h.
        Si on connait bien la réaction dans le temps on peut se permettre d’être plus précis dans les calculs qu’avec des estimations dues à la théorie avec de la marge.
        Parfois l’expérience diminue la durée estimée d’une façon théorique mais c’est plus rare. C’est souvent suite à du contrôle systématique
        Un des avantages qu’il y ait beaucoup de modèles indentiques, ça permet d’augmenter les chances de détections et de confirmations d’un problème.
        Il y a un système de veille assez bien fait, c’est pas rare un courrier de l’ASN du style : dans un centrale aux USA, il a un problème de fissurations par fatigue vibratoire sur une tuyauterie, est-ce possible chez nous ? Si c’est pas l’ASN c’est de l’interne EDF.
        Vu le nombre d’années réacteur cumulées il commence à avoir un bon REX. Tchernobyl et Fukushima étant de conception différentes on ne peut pas faire de parallèle technique mais c’est souvent une remise en cause organisationnelle ou technique.




      • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 18:36

        @Layly Victor

        « @sls0 : Je me souviens que dans les éditions précédentes, votre commentaire était en première position.Comment Samba a-t-il fait pour faire passer son commentaire en premier ? De super pouvoirs, sans doute »

        Comme vous y allez !.... Juste un peu d’entregent ! Graisser la patte aux salariés d’AV... Vous voulez savoir comment on fait alors qu’ils nous sont inconnus ? Dites le moi, je vous dévoilerai le moyen.

        Non mais bon vous n’aviez pas encore compris qu’en réalité je suis Carlo Revelli ? Quel manque de sagacité... Décidément Layly.... La proximité des radionucléides pendant toute la vie active, c’est sûr, ça n’arrange pas l’activité synaptique...


      • sls0 sls0 10 juillet 21:15

        @Layly Victor.

        Non il est descendu naturellement à la suite des sous-commentaires.

      • Layly Victor Layly Victor 14 juillet 19:43

        @sls0
         Oui, il y a des compteurs qui ont sonné partout, et alors ? Les compteurs déclenchent pour un seuil d’activité qui est plutôt faible.

        La question est : est-ce que l’activité déposée était de nature à entraîner des mesures extrêmes de protection ?
        La réponse est non. La preuve a d’ailleurs été donnée par ce qui a suivi. Il n’y a eu aucune conséquence en France à Tchernobyl.
        Et ceci a été prouvé par l’analyse des dépôts localisés.

        Ceci n’a pas empêché les écolos et les journalistes de s’acharner sur le professeur Pellerin, et ensuite sur sa tombe, malgré plusieurs procès qui l’ont tous innocenté.

        Votre histoire de boucher local, ça plaît aux écolos. Inutile de dire que des histoires comme ça, j’en ai entendu plein. En face du centre de Cadarache, il y a un lac artificiel. Les écolos soutiennent mordicus que ce lac a été fait pour permettre aux nucléocrates, la nuit, de jeter les fûts contenant des déchets radioactifs. Il y en a même qui les ont vus.

        Soyons sérieux. J’ai travaillé pendant trente ans à la sûreté nucléaire et je n’ai jamais vu de résultat caché ou modifié.
        Ce que vous faites n’est pas juste.

      • sarcastelle sarcastelle 8 juillet 17:40

        Samba a écrit : Que voulez-vous que les dirigeants de l’ASN fissent face à un tel dilemme ? 

        .
        Faute de concordance des temps :
        Que voulez-vous qu’ils fassent ou que vouliez-vous qu’ils fissent.
        Mais c’était sans doute une licence d’auteur pour éviter : « fassent face ». 
        .
        Tout le reste de l’article est bon, excellent même. 


        • pemile pemile 8 juillet 17:55

          Patrick Samba « Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, et donc que l’EPR est dangereux  »

          Non, cette pièce n’est pas conforme et donc les marges de sécurité sont réduites.

          Même si il n’y a pas forcément de danger d’accident, il y aura des conséquences en cout d’exploitation dues à la surveillance supplémentaire à mettre en place et un risque de fiasco financier si effectivement la cuve présente des fatigues dès son début d’exploitation.

          L’obstination à vouloir démarrer ce projet sans changer la cuve a de toute façon complètement flingué l’image de sérieux du nucléaire français et de cet EPR qu’Areva voulait vendre comme le summum de la sécurité smiley

          Comme ce modèle de sécurité est basé sur le confinement en cas d’accident, l’accident sera peut être la meilleure démo de la qualité française (humour noir)


          • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 10:25

            @pemile

            Faux : le confinement est le même que dans les autres réacteurs REP, pratiquement.
            La sécurité accrue de l’EPR, et ce qui a coûté cher, c’est le récupérateur de corium et les récupérateurs d’hydrogène. C’est ce qui garantit l’invulnérabilité à n’importe quel type d’accident.
            L’EPR est cher à cause des défenses passives fortement améliorées.
            Les écolos le savent, et c’est pourquoi ils sont tellement haineux.
            Ils aimeraient tant qu’il y ait un accident grave en France : ça leur donnerait un pouvoir accru et des rétributions qui vont avec.
            Avec l’EPR, cet espoir s’envole.

            Désolé, vous voulez absolument que la France devienne un pays du tiers monde mais, malgré tous vos efforts et ceux des politiques, la technologie française reste de très bon niveau. Vous avez encore du pain sur la planche. Après le nucléaire, il vous faudra dégommer l’aéronautique et le spatial.

          • pierre 8 juillet 18:10

            chuuuuuut , vous allez réveiller notre inénarrable Laily....


            • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 10:16

              @pierre

               smiley et ben voilà c’est fait.... et qu’est-ce qu’il peut être bruyant... : Et on en veut à la France, et on en veut à nos industries qui nous veulent tant de bien, et nous sommes les agents de l’ennemi qu’on a un peu de mal à définir mais qui n’en reste pas moins l’ennemi, et on est que des ignares, et...

              Que l’on soit d’ignobles ignares, celle-là je l’aime bien, car je garde toujours dans un coin cet échange mémorable qui eut lieu sur ce site dans les commentaires de l’article « Le mystère des drones, à Fessenheim et ailleurs, s’épaissit - AgoraVox le média citoyen »
              (je le coupe en plusieurs messages car le site ne tolère pas des copié-collé de plus de 10000 caractères (!) m’est-il répondu à chaque tentative d’envoi)                                             


            • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 10:22

              Ruut 7 décembre 2014 06:14

              Vous imagines si ces drones sont de l’EI et font du ciblage GPS pour tirer des missiles sur toutes les centrales en même temps (les transformateurs et les piscines.
              En 5 min blackout total européen.
              C’est trop fort le nucléaire pour avoir des blackout, avec risque de pollution sur 4,5 milliards d’années.

              Layly Victor 7 décembre 2014 20:15

              Ruut

              Je suis un imbécile complet, doublé d’un abruti total. J’ai soutenu un doctorat d’état en physique nucléaire (bac+11), j’ai ensuite passé trente ans dans le nucléaire, et je ne savais même pas qu’il y avait des radioisotopes ayant une durée de vie de 4,5 milliards d’années (j’avais entendu parler de 8 jours pour l’Iode 131, 30 jours pour le Césium 127, 60 jours, 90 jours et même jusqu’à mille ans pour les radionucléides à très longue durée de vie, mais qui ont une activité très faible).
              Votre savoir m’éblouit ! Il est vrai que dans les milieux chamaniques, ésotéristes Mayas ou pèlerins de Bugarach, il y a des gens qui détiennent une avance scientifique considérable. 


            • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 10:28


              Doume65 17 décembre 2014 10:37

              « J’ai soutenu un doctorat d’état en physique nucléaire (bac+11), j’ai ensuite passé trente ans dans le nucléaire, et je ne savais même pas qu’il y avait des radioisotopes ayant une durée de vie de 4,5 milliards d’années ».

              L’uranium 238 a une demi-vie de 4.47 milliards d’années. C’est quelque chose que tout bachelier sait approximativement (c’est facile à se rappeler, c’est plus ou moins l’âge de la Terre.).
              Le potassium 40, le rubidium 87 et le rhorium 232 ont une demi-vie située entre 1.26 et 48.8 milliards d’années.

              Il eu fallut ne pas dormir pendant les heures de cours durant ces onze années.
              Un p’tit tour sur wikipedia ou wikipedia, par exemple ?

              Mais ceci ne fait pas de toi un « un imbécile complet, doublé d’un abruti total ». juste quelqu’un qui ne sait pas tout. Un mec normal, quoi.


            • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 11:33

              Et voilà c’est tout lui. Et c’est ça depuis octobre 2014. Et pas un instant de répit !
              30 ans dans le nucléaire, vous en rendez-vous compte ? Bon pas trop près des centrales apparemment si l’on se fie à son profil. Une chance ! Imaginez qu’il ait eu à diriger une centrale ! Vous imaginez ? Brrr...


            • Patrick Samba Patrick Samba 10 juillet 11:43


              30 ans.... mais, attendez.... ce ne serait pas lui par hasard qui....

              EPR de Flamanville : découverte de déchets enfouis depuis trente ans - Le Parisien


            • sarcastelle sarcastelle 10 juillet 13:26

              @Patrick Samba

              .
              Si je comprends bien, vous repérez une formulation malhabile quelque part, et hop, voilà la contrepartie adverse de toute la physique de fantaisie que vous et vos semblables servez sur Agora ? 



            • gaston gaston 8 juillet 18:56

              EPR l’idée de départ est séduisante , un réacteur 10 fois plus puissant qu’un classique et qui produit 10 fois moins de déchets.....vraiment séduisant !
              Mais le chantier commence mal puisque il est confié à des salopards d’exploiteurs qui font travailler des turcs qui sont maçons comme je suis pape , des exploiteurs qui ne respecte aucune norme de sécurité ni de qualité !
              Après faut pas venir s’étonner de malfaçon , car c’est pourri de malfaçons !
              des fondations jusqu’au toit !!!
              Ce genre de travail ne devrait être confié qu’a des entreprises sérieuses qui peuvent certifier et garantir le sérieux de leur travail et de leur personnel , ce qui n’est certainement pas le cas d’entreprises comme bouygue qui ne cherche que l’optimisation du profit bien entendu même au détriment de la qualité , et qui sont p^ret à faire des centrales nucléaires comme ils font leur cages à poules !


              • sarcastelle sarcastelle 8 juillet 21:07

                @gaston
                .

                M’étonnerait qu’il y ait foule de travailleurs non qualifiés dans une fonderie de cuves de réacteurs, m’enfin...

              • gaston gaston 9 juillet 06:35

                @sarcastelle la je parlai de la « maçonnerie » plus particulièrement puisque il y a des malfaçons avec le béton dès les fondations apparemment.....


              • sarcastelle sarcastelle 8 juillet 21:09

                Encore si peu de lecteurs ? Cet article est excellent. 


                • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 10:15

                  @sarcastelle

                  J’ai remarqué que, pour vous, c’est toujours excellent quand ça va dans votre sens.
                  Cet article est d’une nullité abyssale, comme tout ce que produit Samba. Il n’a strictement aucune connaissance dans le nucléaire, et il est très fier de son ignorance. Mais votre religion écolo vous interdit d’avoir le moindre esprit critique.
                  L’industrie française, comme l’indique plus haut SisO, est victime d’un mal qui s’étend à toutes les branches : le renoncement à tout projet à long terme au profit de la rentabilité financière à court terme, la disparition ou l’éviction des élites possédant l’expérience et le savoir faire, leur remplacement par des cohortes de jeunes mal payés (c’est le mot-clé pour les recruteurs), malheureux, souvent compétents mais cantonnés dans des tâches morcelées et à court terme, sans aucune vision générale, la plupart du temps en sous-traitance.
                  La sous-traitance, c’est une forme moderne de l’esclavagisme. C’est fait uniquement pour baisser les salaires, l’unique souci des patrons.
                  Ce n’est pas que le nucléaire, c’est toute l’industrie française qui est en train de plonger, pour la plus grande satisfaction des traîtres et parasites, des agents des lobbys charbonniers et du Reich bruxello-Allemand, comme ce misérable Samba.

                  Je connais bien ces jeunes, et j’en ai formé pas mal. Ils sont tristes. Leur travail requiert une formation de haut niveau, une dépense d’énergie permanente. Ils sont mal payés, mal considérés, traités comme des criminels par les fanatiques écolos. Et en plus, ils constatent qu’ils n’ont aucun moyen de se faire entendre sur le fond et que seuls les irresponsables ignares comme ce Samba ont voix au chapître.

                • pemile pemile 9 juillet 10:50

                  @Layly Victor « @sarcastelle J’ai remarqué que, pour vous, c’est toujours excellent quand ça va dans votre sens. »

                  Roohhh, nous nous remarquons que vous avez du mal à suivre qui est quoi sur ce forum et à comprendre l’humour sarcastique de sarcastelle ! smiley


                • sarcastelle sarcastelle 9 juillet 15:44

                  @Layly Victor

                  .
                  J’ai d’abord émis deux messages brefs pour dire l’excellence de l’article, puis un troisième, long, pour en moquer plusieurs points notables : ne vous en êtes-vous donc pas avisé. Je ne suppose pas que le premier avril 2016 vous ayez pensé que je prenais au sérieux mes panneaux solaires nocturnes. Quand j’écris qu’il y a des milliers de Californiens morts de Foucouchima, ou quand j’écris qu’on ne peut pas aller sur la lune parce que l’énergie massique du kilogramme du plus puissant propergol est inférieure à l’énergie cinétique de ce même kilogramme lancé à 11 km/s, à chaque fois vous marchez alors que ce n’est pas du tout mon but, croyez-le bien, ni mon intérêt, et qu’il ne s’agit que d’ironiser sur les théories des cabanes en tout genre. 

                • sarcastelle sarcastelle 9 juillet 16:04

                  @sarcastelle

                  .
                  Et pour ma « religion écolo », je ne sais plus quoi dire ! 

                • Layly Victor Layly Victor 9 juillet 18:03

                  @sarcastelle

                  Mille excuses. Je n’ai pas compris au début qu’il s’agissait d’humour, me fiant au système des étoiles.
                  Je pense que je ne suis pas le seul.
                  Vous connaissez le système des étoiles sur Agoravox. Si vous écrivez un article ou un commentaire argumenté et rédigé, la horde des zombies se précipite pour vous mettre une étoile qui signifie « pas intéressant ».
                  Si vous commettez une grosse bouse mais qui va dans le sens de leur religion fanatique, les zombies vous attribuent une étoile qui signifie « excellent ». C’est, paraît-il, la démocratie participative.
                  En voyant les étoiles positives que les ecclésiastiques vous avaient attribuée, j’ai cru que vous aviez changé de camp. Les autres l’ont cru aussi. La plupart du temps, ils ne lisent même pas les arguments. Ils regardent d’un coup d’œil si c’est gauche-écolo ou pas gauche-écolo.
                  Des fois, ils sont embêtés. Si j’écris « Mélenchon » vous le met bien profond ", ils ne savent pas si c’est une provocation émanant d’un insoumis ou une constatation de la réalité.
                  Donc, pardonnez moi.

                  Je tiens à préciser
                  1) l’écologie devrait être une préoccupation majeure pour la nature en perdition, mais elle a été détournée en religion fanatique
                  2) je ne reprocherai jamais à quelqu’un d’être opposé au nucléaire, si cette démarche est étayée par une argumentation réelle. Ce que je reproche, c’est aux énergumènes comme Samba de colporter des mensonges et des fausses informations, sans se soucier le moins du monde de la vérité.
                  Donc, mille excuses.

                • Layly Victor Layly Victor 10 juillet 10:30

                  @pemile
                  J’ai fait exprès pour avoir de bonnes étoiles de la part des fanatiques.

                  Bingo ! Pour la première fois, j’ai eu de bonnes étoiles. Ce qui prouve que ces abrutis ne lisent même pas les commentaires. Ils regardent si c’est gaucho-bobo ou pas.

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