Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile
  • Agoravox TV

Accueil du site > Actualités > Environnement > Fukushima, un silence inquiétant

Fukushima, un silence inquiétant

Plus de 7 mois se sont écoulés depuis la catastrophe, et les médias semblent croire à une normalisation de la situation.

Les apparences sont trompeuses.

Pour que la situation se normalise, il faudrait au moins que la température à l’intérieur des réacteurs descende sous la barre des 100° C, or il apparait que cette température est toujours élevée, au point que personne n’est en mesure de s’en approcher.

Dans un article paru le 14 octobre dans le journal « Politis  », on apprend en effet que, malgré la poursuite des injections d’eau, la température varie entre 300° et 500°C, expliquant qu’en dehors de l’arrosage, les ingénieurs ne savent plus quoi faire. lien

Le 9 octobre, une délégation de l’AIEA s’était rendue sur le site dévasté, et nous proposent un diaporama en 10 photos « à l’intérieur du cauchemar  ». lien

Il y a un mois, un travailleur anonyme du site nucléaire se faisant appeler Mr T.S., afin de ne pas perdre son emploi, a « mangé le morceau ».

Il s’est donné une mission, avec son compteur personnel Geiger (qui ne le quitte pas), il mesure, partout ou il passe, les taux de radioactivité, et lorsqu’ils sont importants, il prévient les habitants du secteur.

Il raconte sa situation lorsqu’il travaille dans la centrale : il a un système d’alarme personnel qui sonne si la radioactivité dépasse un certain niveau, mais il n’a pas la mesure exacte de ce qu’il a absorbé. lien

Il convient de rappeler que pour les travailleurs du nucléaire japonais, avant l’accident, la limite était d’un millisievert par an, elle est aujourd’hui 80 fois supérieure, mais ailleurs, comme en France par exemple, cette norme est toujours d’1 milli sievert par an. lien

Et puis, ce serait oublier que la norme n’empêche pas le danger.

Ce travailleur anonyme explique qu’aujourd’hui, dans la centrale où il continue de travailler, la radioactivité est de 10 000 fois plus élevée qu’avant l’accident. lien

Le 6 octobre dernier un travailleur employé à la centrale nucléaire est mort subitement, mais les autorités affirment que les radiations ne seraient pas en cause.

Il a pourtant reçu, selon Tepco, une dose de 2,02 millisieverts, soit plus du double de la limite fixée avant l’accident.

Ce sera donc le 3ème mort officiel parmi les travailleurs de la centrale, en écartant les 2 morts du jour du tsunami. lien

On sait en tout cas, depuis le mois de mai, que 4956 travailleurs de Fukushima ont présenté des taux de d’irradiation interne élevés, ainsi que l’a admis Terasaka Nobuaki, patron de NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency). lien

A la date du 18 avril, on dénombrait 21 travailleurs ayant reçu des doses supérieure à 100 millisieverts, bien qu’en réalité, la dosimétrie individuelle de chaque travailleur ne soit pas connue avec précision, vu que les ouvriers s’échangeaient leurs dosimètres, lesquels étant à ce moment en nombre insuffisant. lien

Le 27 septembre, d’après l’IRSN le césium 134 et 137 de la région de Fukushima ont des taux comparables à ceux de la région de Tchernobyl, soit  15 millions de Bq/m2, et au delà de la zone d’exclusion des 20 km, on a mesuré des taux dépassant les 3 millions de Bq/m2. lien

Pas étonnant des lors que les japonais refusent de retourner dans les zones contaminées, notamment à Hirono, ce que leur adjoignait les autorités. lien

Comme l’explique Dominique Leglu, ce n’est que 7 mois après que les thyroïdes de 360 000 enfants vont être examinées, et on s’attend à des nouvelles pas très bonnes, vu que les autorités ont attendus 5 longs jours avant de distribuer les pilules d’iodes, décision trop tardive et donc inutile, puisque la radioactivité avait eu largement le temps de se fixer sur les thyroïdes des japonais, et particulièrement sur celles de leurs enfants. lien

Les premiers résultats viennent de tomber : 10 des 130 enfants évacués de Fukushima présenteraient des troubles thyroïdiens. lien

Il y a 40 ans, la première manifestation antinucléaire contre la centrale nucléaire de Bugey avait défrayé la chronique, (vidéo) et j’ai eu l’honneur d’y participer, tout comme à celle qui s’est tenue le samedi 15 octobre 2011 avec  3000 autres manifestants, (lien) et à cette occasion Yuko Nishiyama a envoyé un message aux amis français.

Extraits : « on a perdu notre région, on ne sait même pas quand l’accident se terminera (…) l’état japonais, le préfet de Fukushima, et le maire de Fukushima ne nous ont pas informés de ce qui se passait réellement, ils ne nous ont pas du tout protégés. Donc nous avons été obligés de nous sauver par nous-mêmes, avec notre propre jugement de la situation (…) les enfants ne peuvent pas partir de Fukushima et ils portent un masque quand ils sortent dehors. Il leur est interdit de faire du sport, ils vivent avec beaucoup de limitations (…) notre pays a reçu 770 000 000 000 000 000 Bq de radioactivité mais le gouvernement fait vivre toute la population comme avant (…) et puis face à cette infâme destinée pour les enfants de Fukushima, face à ce spécialiste qui nous explique que jusqu’à 100 mSv an c’est sans danger pour notre santé, et aussi face à ce préfet qui l’a invité…secourez-nous ! S’il vous plait…ONEGAI-SHIMASU ». lien

Un autre citoyen japonais, Simon, a habité 10 ans à Fukushima City, à 60 km de la centrale et à 47ans, il a tourné la page, laissant derrière lui son appartement, son travail, ses amis et il restera en France les 3 mois que lui permet son visa touriste, puis il hésite entre l’Angleterre ou l’île d’Okinawa, le plus loin possible de Fukushima.

Il évoque le « Whole Body Counter » une machine qui détecte les radionucléides contenus dans l’organisme, mais qui est inaccessible financièrement (1000 €) et affirme que seulement 5 personnes ont pu l’utiliser à ce jour : ils tournaient une émission télé, et c’est la chaine de TV qui a payé.

Alors il s’est acheté sur le Net un compteur Geiger, fait ses mesures lui-même, le prête, et a détecté souvent une radiation supérieure à 20 mSv. lien

« Asahi Shimbun », un quotidien japonais, à révélé des niveaux élevés de radioactivité jusqu’à 250 km de la centrale, du coté de Siba et Salaima, mesures prises entre le 8 et 12 septembre dernier : entre 30 000 et 60 000 becquerels par m2.

Les habitants de cette région reçoivent plus de 4 mSv/an, soit 4 fois plus que la norme pratiquée ailleurs.

A Tokyo même, des niveaux incompatibles avec la santé ont été relevés, et nombreux sont ceux qui pensent qu’il faudrait évacuer la ville.

Le gouvernement à une tache difficile : selon le ministère de l’environnement japonais, il faut enlever et éliminer (mais comment ?) 29 millions de m3 de terre contaminée dans une zone de 2400 km2, et tout cela aura un prix élevé : aux 2,2 milliards d’euros, il faudra ajouter plus de 4 milliards d’euros, et cela ne sera pas suffisant.

D’après le « Mainichi Japan » du 12 octobre 2011, un niveau de radioactivité anormalement élevé a été relevé le long d’une rue de Setagaya, un arrondissement de Tokyo, qui serait du aux pluies radioactives.

Près de certaines écoles de ce quartier, un taux de 2,7 mSv/heure a été détecté, et nettoyer à grande eau n’a pas permis d’abaisser cette radioactivité.

A Funabashi, près de l’aéroport international de Narita, un niveau de 5,8 mSv/h a été relevé dans un parc, et à Yokohama, du Strontium 90 a été décelé dans le sol.

Cet isotope radioactif est susceptible de provoquer des cancers de l’os et des leucémies. lien

Au moment ou nombreux sont ceux qui imaginent que tout est réglé à Fukushima, on s’aperçoit qu’ils sont très éloignés de la réalité, et que malheureusement, le pire est sûrement devant nous.

Au mois de mai, la décontamination partielle des 110 000 tonnes d’eau radioactive que voulait entreprendre Tepco était estimée à 650 millions de dollars, (lien) et le 22 juin, l’opération lancée avec promesse qu’en 150 jours tout serait réglé, allait connaitre de nombreux déboires, (lien) prenant beaucoup de retard, et son efficacité n’est que d’environ 55%. lien

Le 22 novembre, date à laquelle tout devait être tout devait être terminé, rien n’aura été résolu, et l’opacité de Tepco ne permet pas de savoir comment ils comptent résoudre le problème.

Le 22 septembre, il restait encore 102 000 tonnes d’eau à traiter.

De plus, une bonne partie de l’eau radioactive a fui vers l’océan, ou les nappes phréatiques. lien

Eva Joly qui se rend au Japon dès le 18 octobre prochain essayera de nous donner de nouvelles informations. lien

Car comme dit mon vieil ami africain : « la plupart des gens préfèrent vivre avec des vieux problèmes qu’avec des nouvelles solutions  ».

Merci aux internautes, et à Corinne PY pour leur aide efficace.

L’image illustrant l’article provient de « machronique.com ».


Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (115 votes)




Réagissez à l'article

384 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 17 octobre 2011 10:16

    Bonjour Olivier,

    Qu’importe les dégâts, les vies sacrifiées sur l’autel de l’économie, surtout ne pas remettre en cause la manne financière du nucléaire. Silence radio afin que les marchands, apprentis sorciers, continuent d’engranger profits. La mort insidieuse continuera son œuvre sur le monde nippon et au delà pendant que les affairistes continueront a construire leurs monstres nucléaires partout dans le monde.


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 10:35

      bonjour Gabriel,

      je partage et remercie.
       smiley

    • JMBerniolles 17 octobre 2011 17:10

      Ceci est un article approximatif mal informé et mal intentionné. Qu’il recueille plus de 80% d’approbation serait incroyable s’il ne s’agissait d’un domaine où la cécité idéologique joue à plein.

      1)  L’auteur ne s’est pas vraiment informé : les réacteurs et stockages de combustibles usés sont actuellement sous contrôle, le primaire des réacteurs 1,2 et 3 est sous les 100°c et le « cold shutdown », -arrêt froid -, est officiellement prévu avant la fin de l’année (avec un mois d’avance). Il y a deux types de refroidissement par eau  fraiche décontaminée : a) par la feedwater line b) par la ligne d’aspersion incendie fire spray line.

      2) Les travailleurs sur le site sont évidemment équipés de dosimètres et leur irradiation suivie individuellement. Par ailleurs les points chauds sont repérés. Les techniciens ne sont pas envoyés travailler dans n’importe quelles conditions et ils sont tous suivis médicalement. Comme les populations [2 millions d’examens médicaux, des enfants particulièrement observés pour les problèmes thyroïdiens ..]

      3) l’auteur n’a visiblement pas compris et ne s’est pas correctement informé sur la notion de dose biologique intégrée. Pour la population la dose annuelle d’irradiation, due spécifiquement à ces accidents nucléaires, tolérée est de 5 millisieverts par an. Ce qui est logique puisqu’un scanner corps entier donne cette dose de rayonnements absorbés. Pour les travailleurs de l’atome la limite annuelle (en France aussi) est de 20 millisieverts. En situation exceptionnelle la dose limite fixée pour les travailleurs les plus exposés est de 100 millisieverts. Au Japon cette limite a été portée à 250 millisieverts par décision gouvernementale. Et seuls 6 travailleurs ont dépassé ce seuil. Il faut savoir que la diose de 100 millisieverts est reconnu comme le seuil d’innocuité absolue de l’irradiation. En fait c’est aussi vrai bien au-delà et notamment évidemment jusqu’à 250 millisieverts. Surtout si on ne l’intègre pas d’un seul coup.

      Jusqu’à présent il n’y a eu aucun mort par irradiation à Fukushima Daiichi. Les dépôts ponctuels dans l’environnement d’Iode 131et de Césium 134 et 137 ont effectivement dépassé dans certaines zones très limitées, les niveaux de Tchernobyl où la dispersion des aérosols radioactifs a été largement supérieure, mais cela n’a pas entrainé d’irradiations mortelles ou de contaminations insupportables. Après un moment de flottement qui s’explique tout de même par l’ampleur du désastre naturel, séisme + Tsunami, les sources radioactives ont été localisées et mesurées, notamment par l’US DOE et les aliments contrôlés comme bien d’autres choses.

      Aujourd’hui l’heure est au retour des populations, hors certaines zones limitées et à la décontamination.


    • lavabo 17 octobre 2011 18:08

      Ah mais cher monsieur, on est chez cabanel ici, mal informe et pas compris...... oui vous avez bien resume le clown en chef smiley smiley smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 18:22

      mon cher lavabo

      vous êtes complètement siphonné,
      ce qui parait logique, pour un lavabo.
      je n’ai rien à ajouter.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 18:29

      jmberniolles

      vous avez raison,
      je regrette humblement tout ce que j’ai écris, et bien évidemment, comment ne pas vous croire, même si vous n’avez pas donné le moindre lien pour attester vos affirmations.
      il ne viendra à l’esprit d’aucun lecteur d’imaginer une seconde que vous avez fait une tentative de désinformation,
      on sent derrière chacun de vos mots une totale sincérité,
      j’espère que vous pardonnerez mes moments d’égarements,
      au passage, vous devriez passer aussi un savon aux scientifiques, et autres chercheurs, qui ont donné des informations selon vous mensongères.
      vous savez, nous sommes fier de compter sur ce fil un tel champion de la vérité toute nue.
      espérant avoir le plaisir de vous retrouver un de ces quatre,
      j’ai passé un excellent moment en votre compagnie.
       smiley
      ps : n’oubliez pas d’enlever votre nez rouge lorsque vous écrivez, çà donne un son nasillard à vos propos.
      et ça pourrait vous décrédibiliser.
       smiley

    • sto sto 17 octobre 2011 20:07

      M. Berniolles,

      La temperature de certains endroits des cuves est peut etre un poil en dessous de 100°, mais il ne s’agit ENAUCUN CAS D’UN ARRET A FROID (cold shutdown) ! Selon wikipedia anglais, un arret a froid requiert un etat defini dans la notice d’operations, avec une marge definie, et des elements de securite enclenches. Or on ne connait pas l’etat exact de ce qui reste des coeurs, et les elements de securite ont probablement fondu eux aussi. Il ne peut plus y avoir de « cold shutdown ». Cold shutdown est un mensonge pur a Fukushima 1-2-3

      >> Jusqu’à présent il n’y a eu aucun mort par irradiation à Fukushima Daiichi.
      Affirmation gratuite sans aucun fondement. Les morts ne parlent pas.

      >> certaines zones très limitées
      Encore une affirmation

      >> es aliments contrôlés comme bien d’autres choses.
      Les aliments, (comme les cendres d’usine d’epuration) sont dilues avec des aliments d’autres regions du Japon, jusqu’a ce que le niveau soit un poil en dessous de la limite officielle. Drole de politique ! au lieu de jeter 10% de la production du Japon, on contamine les 90% sains restants !!!


    • Marco07 17 octobre 2011 20:13

      JMBerniolles, merci pour votre commentaire lucide et argumenté.


    • JMBerniolles 17 octobre 2011 20:22

      Je ne veux pas descendre à ce niveau de polémique à l’humour un peu lourd….

      Vous parlez de crédibilité et de références :

      J’imagine que vous ne pensez pas que c’est Politis qui mesure les températures dans les circuits primaires de Fukushima Daiichi..

      Renseignez vous mieux sur Setagaya , comme azur vous l’a fait remarquer …

      Si vous voulez des références sur les effets biologiques des rayonnements et les limites de doses biologiques intégrées, je vous recommande la lecture de la Publication 103 de la CIPR, commission internationale de protection radiologique qui donne beaucoup de références. Parmi celles-ci je vous recommande également le rapport de 2005 à l’Académie de Médecine des Professeurs Aurengo et Tubiana, cité dans la publication.

      Ce qui caractérise le plus le genre de personnage que vous êtes, c’est l’utilisation lamentable de morts pour justifier votre discours idéologique. En dehors des deux noyés initiaux, Il y a eu effectivement trois morts de travailleurs  du site de Fukushima Daiichi, cet été. Ces trois morts ont été particulièrement documentées parce que le Japon a profondément dans sa culture le respect et le souvenir des morts. Il s’agissait de travailleurs âgés, vraisemblablement usés par le travail, et qui n’avaient pas été parmi les plus exposés aux radiations, loin de là.

      Je vous laisse à votre idéologie si elle peut combler vos frustrations, mais on ne peut pas laisser raconter n’importe quoi sur un site qui a une certaine audience, sans doute justifiée.

      JMB


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 20:40

      jmberniolles

      j’en ai lu des vertes et des pas mures, mais avec le coup des « presque retraités de tepco », vous faites très fort,
      « il s’agissait de travailleurs agés, vraisemblablement usés par le travail »
      je vous cite, grand donneur de leçon.
      et j’aimerais bien savoir sur quelle base vous affirmez pareille chose ?
      d’ou tenez vous qu’ils étaient agés ?
      d’ou tenez vous qu’ils étaient usés par le travail ?
      et si quand bien même c’était le cas, trouvez vous normal qu’ils aient été sacrifiés sur l’autel du sacré saint nucléaire parce qu’ils étaient vieux ?!!!
      reprenez vos esprits
      merci de nous renseigner sur vos sources, sinon, votre crédibilité va en subir les conséquences...
      car, si on veut bien comprendre votre argumentaire, le nucléaire ne s’en prend qu’aux vieux travailleurs ?
      c’est çà ?
      et quid des enfants de Fukushima dont les thyroïdes ont été atteintes ?
      de vieux travailleurs usés par le travail ?
      vous devriez avoir honte.
       smiley 

    • JMBerniolles 17 octobre 2011 20:45

      Pour votre information.

      La Tepco a soumis au Gouvernement japonais et à l’autorité de sûreté japonaise la NISA, un document dans lequel elle prévoit d’aboutir à l’arrêt froid avant la fin de l’année, c’est-à-dire un mois avant la date initiale prévue.

      L’arrêt froid ce sont :

       *Les températures du primaires à moins de 100°C (elles sont mesurées en fond de cuve et au niveau des piquages des alimentations feedwater line notamment)

       *Un refroidissement en boucle avec l’eau qui passe par l’usine de décontamination Kurion Areva et Toshiba en ligne (piégeage du césium et désalinisation entre autres) en circuit semi fermé puisque les enceintes fuient (l’eau primaire est  récupérée dans les bâtiments réacteur et turbine)

       *Une injection d’azote dans les enceintes des réacteurs 1,2 et 3 pour éviter de nouvelles explosion d’hydrogène, dont une partie restante vient d’ailleurs d’être soutirée.. dans les réacteurs 1 et 2.

       * l’injection d’acide Borique dans les réacteurs pour bloquer toute possibilité de réaction en chaine

       * un bâtiment spécifique dédié au stockage des eaux très contaminées qui résultent des piégeages de césium dans l’usine de décontamination

       * une évaluation des débits d’eau minimum de refroidissement pour assurer moins de 100°c au primaire (de cela dépend la quantité journalière d’eau radioactive par son passage dans le circuit primaire à décontaminer qui est de l’ordre de 100 tonnes à la limite des capacités de l’usine)

      Du coup les mesures de retour des populations dans certaines zones d’exclusion vont être un peu étendues.

      JMB


    • JMBerniolles 17 octobre 2011 21:05

      Vous n’avez pas la décence de vous  taire.

      Vous ne vous rendez pas compte que là vous manifestez vous-même votre ignorance du contexte de ces morts.

      Oui, il y a eu de fortes retombées d’Iode 131 et de Césium 134 et 137. Comme une partie de l’Iode a été émise sous forme gazeuse, I2 et HI, il y a même des zones où l’on ne connait pas bien le niveau de concentration en Iode 131 qui a été atteint. Effectivement, une proportion notable d’enfants ont été touchés et certains manifestent des troubles thyroïdiens. Cela a été révélé par des examens médicaux qui ont été pratiqués en masse (360.000 examens et suivis médicaux sont planifiés pour les enfants de moins de 18 ans au premier avril 2011). Si des cancers de la thyroïde se déclenchent, il seront repérés tôt et guéris pour la grande majorité comme dans le cas de Tchernobyl  (100.000 cancers de la Thyroïde dont la grande majorité ont été soignés et guéris)

      Ce sont les faits.

      JMB


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 22:36

      jm berniolles

      vous écrivez :

      « Si des cancers de la thyroïde se déclenchent, il seront repérés tôt et guéris pour la grande majorité comme dans le cas de Tchernobyl  (100.000 cancers de la Thyroïde dont la grande majorité ont été soignés et guéris) »

      comme s’il suffisait de détecter un cancer pour le guérir ? dans quel monde vivez vous ? je veux simplement vous rappeler qu’un cancer n’est pas un simple rhume que l’on soigne en deux coups de cuillère à pot... je me demande si vous réalisez la portée de ce que vous avez écrit ? pour guérir d’un cancer de la thyroïde, cela nécessite son ablation avec les conséquences que l’on sait...

      Les effets secondaires de la chimiothérapieIls ont été largement diminués grâce aux progrès des traitements. 
      Mais ils existent encore et les séances peuvent être difficiles à surmonter et provoquer une fatigue importante.
      • Ils varient selon les médicaments prescrits et le protocole.
      • Ils sont transitoires et disparaissent dès la fin du traitement.
      • De nombreux médicaments sont prescrits afin de limiter ces effets.
      • Les nausées et les vomissements
      • La chute des cheveux
      • La baisse des globules rouges, blancs et celle des plaquettes
      • L’arrêt ou l’irrégularité des règles chez les femmes non ménopausées
      • L’inflammation et brûlure de la bouche et de la gorge
      • Les modifications de la peau, sensation de sécheresse et parfois de démangeaisons
      • Les modifications des ongles qui deviennent cassants striés ou foncés
      • La diarrhée ou la constipation...
      • alors voyez vous, votre optimisme me parait quelque peu déplacé....



    • traboule traboule 18 octobre 2011 13:38

      Salut olivier, tout d ’abord merci pour ce point information, précis et annoté, même si les nouvelles apportés ne sont evidemment pas bonnes.


      Une question néanmoins me tracasse.... Comment arrivez vous a garder votre calme et votre plume avec des réactions telles que JMBurne ? Tout mes respects en tout cas :)


    • Netanya Netanya 18 octobre 2011 15:11

      Autant j’apprécie souvent les articles de l’auteur, autant je trouve ça vraiment n’importe quoi la sur-réaction aux propos argumentés de JMB.

      @ l’auteur, à réagir ainsi et en caricaturant/fermant le débat, vous n’êtes pas prêt d’être crédibles.

      quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, contredit cordialement certaines de vos affirmations, et vous sombrez dans la posture de principe.

      vous n’êtes pas différents des gens à qui vous reprochez le sectarisme et leurs idées bornées.

      vive le débat et longue vie à ceux qui savent discuter et se remettre en question.


    • SergeL SergeL 18 octobre 2011 20:17

      Si des cancers de la thyroïde se déclenchent, il seront repérés tôt et guéris pour la grande majorité comme dans le cas de Tchernobyl (100.000 cancers de la Thyroïde dont la grande majorité ont été soignés et guéris)

      Pour les faits JMB , adressez vous à des personnes compétentes : par exemple

      Yuri BANDAJESKI Professeur de Médecine, Directeur du Centre Écologie et Santé en Ukraine ( il est en France )

      cela vous évitera de vous discréditer avec ce type d’affirmation …

      http://jde.eelv.fr/pleniere-nucleaire/ à partir de la 9e minute


    • JMBerniolles 18 octobre 2011 23:10

      Ce que le Professeur Bandajevski met en avant, c’est plutôt l’action du Césium 137 qu’il accuse de provoquer des problèmes cardiovasculaire. L’Iode 131 de Tchernobyl a disparu depuis bien longtemps.

      Le Césium137  absorbé reste fixé dans le corps humain, principalement dans les muscles, pendant une à deux semaines… Les travaux  de ce Professeur, cité de manière privilégiée par vos camarades, comme s’il était le seul à travailler sur les effets biologiques des rayonnements ne sont pas étayés par des articles et publications scientifiques reconnus.

      Vous reproduisez le discours formaté habituel..

      Je dépose des commentaires ici sans aucune illusion sur plus de 80% des personnes, un petit cercle idéologique., pour deux raisons :

      1) j’ai, pour l’instant, un certain respect pour ce site Agoravox, donc la voix justement rencontre un écho assez large…

      2) la situation de la France est grave. Nous souffrons d’une très grave désindustrialisation. Les industries qui s’en vont ne reviendront jamais. Un de nos derniers secteurs clés est constitué par le domaine du nucléaire civil. Sa réussite est indéniable et ce n’est pas un hasard si le niveau des accidents nucléaire chez nous reste inférieur ou égal à 2. [Sur le plan de la sûreté, arrêter les EPR plus modernes et plus sûrs, pour prolonger la vie de réacteurs vieillissants est d’une absurdité insensée]

      Il y a de fait en France un moratoire qui dure depuis 20 ans (Civaux 1991). L’arrêt de Super Phénix, une technique unanimement reconnue aujourd’hui comme celle de l’avenir a déjà porté un coup grave à notre recherche et à notre position dans le monde sur ce domaine de l’énergie qui est en expansion, parce qu’il est incontournable [voir discours récent de Ban Ki Moon, prévisions de l’AIEA et de l’AIE …]. Les Russes avec BN600 nous sont passés devant …

      Un nouveau coup porté à notre potentiel sera mortel. Le monde ne nous attend pas.

      JMB




    • SergeL SergeL 18 octobre 2011 23:27

          comme s’il était le seul à travailler

          Vous reproduisez le discours formaté habituel..

      Quel mépris !


      L’arrêt de Super Phénix

      Et bientôt d’ ASTRID


    • JMBerniolles 19 octobre 2011 10:10

      La première chose est que si je participe ici à un débat faussé, c’est que je respecte les gens. Le contraire du mépris. C’est-à-dire que j’aimerais que les gens soient informés d’un sujet qui est très complexe, pour pouvoir se prononcer.

      Il me semble que Stéphane Lhomme est apparu ci comme lié à l’auteur de l’article. C’est un leader, ou ex, d’un courant extrémiste de l’anti nucléaire qui n’hésite devant aucun mensonge, aucune affirmation non fondée pour susciter la peur des gens dans ce domaine. Inutile de dire qu’il est beaucoup plus indulgent pour la Chimie. Il vient d’avoir la quantification de son influence au sein de la mouvance anti nucléaire (les mouvements dits « écologistes » se résument souvent à cela). Elle est quasi nulle. C’est pourquoi je parle de cercle restreint. C’est aussi pour être poli, ce qui pour moi est une marque claire du respect de la personne, y compris si elle ne pense pas comme moi.

      Le Césium se rapproche chimiquement du Potassium. Dans le corps humain il a à peu près le même comportement. Les Strontiums 89 et 90 se rapprochent eux du Calcium. Ils se fixent donc sur les os.

      Le Césium présent dans la nature a deux effets :

      1) l’irradiation externe. Il émet des rayonnements qui irradient de manière externe.

      2) l’irradiation interne. Le Césium est transféré depuis les sols notamment, vers les aliments (avec un coefficient de transfert faible) Il est alors susceptible d’être ingéré. Il se fixe donc pendant un temps limité, une à deux semaines donc, principalement dans les muscles et constitue une source d’irradiation interne. (Comme le Potassium 40 d’ailleurs). Il est évident qu’il constitue alors une source locale d’irradiation du cœur et du système vasculaire. Suivant le niveau de dose les effets biologiques peuvent être marqués. La théorie du Pr Bandajevski est qu’une telle irradiation interne limitée dans le temps donc, peut avoir des effets 30 ans après.

      Je me garderai de dire que c’est totalement faux. En apprenant que les joueurs de Rugby Gallois avaient subi des séances de Cryogénie dures, je me suis fait la réflexion que cela pouvait précisément avoir des conséquences à long terme sur leur système vasculaire extrêmement secoué par ces séances.

      JMB


    • JMBerniolles 19 octobre 2011 17:30

      Holà, je n’ai absolument pas peur d’une plainte en diffamation. Cela me donnerait une exposition  que l’on me refuse.

      Je n’ai simplement pas envie de disserter sur ces « cercles ».

      Apparemment, vous n’êtes pas contre une application du nucléaire lorsqu’elle est utile. Précisément la question de l’électronucléaire tient dans cette problématique : « est ce nécessaire ou non » ? J’entends au niveau mondial.

      Que vient de dire l’AIE (Agence Internationale pour l’Energie) émanation des pays riches.

      Je cite l’AFP :

      Les hydrocarbures (pétrole 26% et gaz 25%) représentent toujours la majorité des besoins d’investissement en énergie au cours du prochain quart de siècle, selon l’AIE, avec des besoins de 10.000 milliards de dollars dans le pétrole et 9.500 milliards dans le gaz…. Au fur et à mesure que les anciens gisements pétroliers et gaziers s’épuisent, les compagnies se tournent vers des sites beaucoup plus profonds, techniquement plus difficiles à exploiter, ou situés loin au large comme au Brésil ou dans des zones reculées (Arctique…), ce qui coûte beaucoup plus cher.

      Avec la connexion attendue d’une grande partie de l’humanité au réseau électrique et le développement économique, l’électricité représentera l’essentiel (45%) du reste des besoins, avec une projection de 16.900 milliards, très loin devant le charbon (3%, 1.100 milliards) et les biocarburants (1%, 300 milliards).

      Plus de 1,3 milliard de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès au courant électrique, selon l’AIE.

      Donc les réserves fossiles en Pétrole et Gaz s’épuisent (ce que l’on ne disait pas avant que cela devienne une évidence) et la demande électrique explose. Le seul moyen connu actuellement, - ce qui vaut pour au moins les trente prochaines années-, pour satisfaire ces besoins immenses est l’électronucléaire. C’est un secteur jeune qui n’a pas encore développé toute sa capacité et tout son potentiel d’applications qui sont multiples (chaleur industrielle, dessalement d’eau de mer, suivi du réseau électrique..).

      Le livre de P Bruckner s’appelle « Le fanatisme de l’Apocalypse ». Vous avez sans doute raison sur les engagements de l’auteur, mais il se trouve que son livre rencontre un certain succès.

      En France il se trouve qu’il y a une certaine saturation vis à vis  des théories largement exposées par les médias du système, de gens qui se prétendent « écologistes » mais qui réduisent leur discours au nucléaire et à ses terribles dangers. La « sortie du nucléaire », sans que l’on sache comment d’ailleurs, est le seul élément clair du programme de la clique Duflot, Joly, Mamère, … Quant à Cohn-Bendit depuis la pantalonnade de son TGV, abondamment édité dans Libé, il ne se risque plus à faire un programme… il se contente de soutenir l’ultralibéralisme au Parlement européen.

      Voilà, le nucléaire est incontournable pour la production électrique. Il faut faire avec : améliorer la sûreté, les surveillances, l’information .. Mais c’est comme cela. Les grands discours sur « les choix énergétiques » me font toujours sourire. L’Humanité, surtout avec la démographie actuelle n’a pas le choix.

      JMB


    • Gaston Lanhard 23 octobre 2011 09:47

      Merci de votre réaction courageuse qui ne va pas dans le sens du poitiquement correct....
      l’escrologie tout un art de la désinformation.
      s’il n’y a pas eu de mort par irradiation, mais enfin êtes-vous naïf ? C’est qu’on nous les cache tout simplement.
      Les néo bonimenteurs commencent à avoir la vie un peu plus difficile, et cela ne fera qu’empirer pour eux et mieux respirer pour tout les autres 


    • sto sto 23 octobre 2011 16:30

      >> " Le Césium137  absorbé reste fixé dans le corps humain, principalement dans les muscles, pendant une à deux semaines…" doit-on entendre qu’il s’agit d’une contamination temporaire, et qu’il n’y a pas lieu de s’affoler pour autant ?

      Non, il ne s’agit pas d’une contamination temporaire.
      Ce que cela implique est que si vous allez au Japon et mangez, respirez du cesium, une grande part de ce cesium sera evacuee du corps quelques semaines apres votre retour (pas tout, certains organes en gardent quand meme)

      Par contre, pour un resident au Japon, continuellement alimente par de l’eu, du riz, des legumes contamines, l’effet est permanent !!


    • chantecler chantecler 23 octobre 2011 17:11

      à JMBorgniolles ,

      Je crains que vous n’ayez raison et je ne vais pas me faire des amis .

      L’électronucléaire s’est imposé en France faute de solution alternative : plus de colonies ,donc plus de matières premières bon marché, plus de gaz , l’hydroélectrique saturé et le charbon résiduel .

      Alors ?

      Malgré tous les inconvénients , les enjeux économiques lié au BTP et ses marchés bizarres , notre pays et aucun autre ne va se retirer du nucléaire .

      L’Allemagne ? Des promesses conjoncturelles actées sur 20 ou 30 ans le temps de développer ces énergies alternatives comme les éoliennes , ou le solaire, chers aux écolos , mais qui ne sont en aucun cas capables de fournir les GW nécessaires .

      Le pétrole ? Nous l’avons vu se raréfie et dans le Golf du Mexique son extraction s’est montrée aussi risquée que dangereuse .

      Le gaz ? Nécessite des gazoducs qui pour l’instant entrainent des conflits meurtriers . Et les aléas de marché .

      Alors effectivement soit nous abandonnons la production et l’usage excessif d’électricité soit il faudra faire un panaché entre du nucléaire sous surveillance , car effectivement il n’est pas question de le confier au privé comme au Japon , et fiabilisé au maximum , et économiser la consommation par des mesures antigaspillages : machines moins gourmandes, isolation ,etc...

      Soit il nous faudra renoncer à retrouver des niveaux de vie corrects et en revenir au 18 éme siècle , au cheval, au boeuf , aux engrais naturels , au chauffage par bois et aux rythmes imposés par le soleil .....

      Mais affirmer que c’était le bonheur pour tous me semble exagéré (cf le cheval d’orgueil et les famines )

      Le souci c’est l’accroissement de la population, de ses besoins , et la fin du charbon (lui même polluant) qui produisait chauffage, gaz et aussi la vapeur des machines .

      Désolé pour les écolos radicaux mais je pense qu’ils ne sont pas très lucides , ce qui permet de les mener en bateau .

      A moins qu’ils n’aient sous le coude le brevet du moteur à eau .

      PS : dernier espoir : la géothermie .


    • olivier cabanel olivier cabanel 23 octobre 2011 18:53

      chanteclerc

      il manque beaucoup de données dans votre liste des alternatives.
      petit rappel, pour 275 millions de tonnes equivalent pétrole produits chaque année dans notre pays, il n’arrive chez le consommateur que 150 mtep
      la raison ?
      le transport de l’énergie, et l’eau chaude de refroidissement des centrales perdue la plupart du temps et évacuée dans les fleuves...plus quelques autres raisons.
      ce qui signifie que si nous consommions sur place l’énergie produite, 150 mtep suffiraient théoriquement, soit la fermeture de tous les réacteurs nucléaires du pays.
      ensuite, ce serait oublier la piste essentielle que représente le méthane produit, dépendant de l’activité humaine, qui comme je l’ai prouvé pourrait répondre à la totalité des besoins de déplacements en terme de véhicules particuliers, ou poids lourds.
      puis de nombreuses sources sont a exploiter
      moderniser l’hydraulique, énergie malheureusement oubliée...voire abandonnée
      puis bien sur l’éolien, le solaire thermique et photovoltaique, et puis bien sur la géothermie de grande profondeur qui a elle seule pourrait répondre aux besoins de chauffage de Paris et sa Banlieue avec l’immense nappe d’eau chaude qui se trouve dans son sous sol.
      et pour finir (provisoirement) une isolation plus performante des maisons et des entreprises permettrait de réduire quasi du 1/5eme la demande énergétique.
      un court résumé des alternatives avait été publié sur le lien qui suit :
      merci de votre commentaire

    • JMBerniolles 23 octobre 2011 20:49

      Borgnole et fils est une célèbre maison de pompes funèbres, notamment implantée dans le XVIème à Paris !

      Je ne veux enterrer personne, surtout pas le nucléaire. Comme vous le constatez  le nucléaire est incontournable. Dans le domaine du fossile il reste tout de même le charbon pour une durée conséquente. D’où les efforts pour aboutir à la filtration des fumées et à la captation du CO2.

      La Géothermie c’est en moyenne quelques watts par m2, -jusqu’à 30-40 au maximum-. Intégré sur la surface de la planète cela fait beaucoup d’énergie, mais dans la pratique c’est très peu exploitable. Mais il est évident que la pompe à chaleur, - récupération de chaleur dans le sol, - il y a aussi air/air-,  est sans doute un avenir de chauffage pour des résidences et des maisons individuelles [cela donne au moins 3 unités de chauffage pour une unité d’électricité consommée]

      [C’est le seul chauffage électrique, avec des panneaux rayonnants peut-être, qui ne soit pas exclu par les RT spécialisées du bâtiment à partir de 2005..]

      Effectivement, c’est un euphémisme, si vous dites des choses pareilles vous ne vous faites pas des amis ici !

      Peut-on suggérer poliment à monsieur Cabanel qui,  en devenant artiste, a sans doute oublié les choses terre à terre, que les chaudières à flamme qui produisent de l’électricité sont également soumises au cycle de Carnot, comme les colonnes de distillation en Chimie …

      Notre société est une construction très fragile. On ne peut la changer du jour au lendemain.

      On va bientôt s’apercevoir que pas un gouvernement ne pourra survivre à un sérieux « Black out » électrique. Ce qui nous attend certainement si on applique les mesures d’arrêt de Fessenheim et des EPR en France.

      JMB


    • olivier cabanel olivier cabanel 23 octobre 2011 21:23

      jmb

      merci de vos conseils avisés, mais désolé, je n’ai pas envie d’y donner suite.
      lorsque vous affirmez le nucléaire est incontournable, je vous répond que les choix sont limités, ce sera le nucléaire, ou ce sera la vie.
      cette énergie désuète, a peine plus évoluée que la marmite de Papin, est non seulement dangereuse pendant, mais aussi après.
      devrais-je vous rappeler que les déchets qu’elle produit n’ont trouvé à ce jour aucune solution acceptable ?
      devrais-je vous rappeler les cancers induits à cause d’elle ?
      devrais-je vous rappeler les conséquences militaires ?
      devrais-je vous rappeler les conséquences financières lors d’éventuels démantèlement, dont on n’est pas sur de leur concrétisation ?
      franchement, devenez moderne.
      renoncez à ce choix plus que discutable.
      ne soyez pas égoïste, et essayez de penser à ce que vont vivre vos enfants et petits enfants !
      devenez adulte.
      et ayez confiance en un avenir propre et surtout respectueux de l’environnement.
       smiley

    • JMBerniolles 23 octobre 2011 21:38

      @Catherine

      La fin de votre message est définitive et ne demande pas de réponse, mais malgré tout je veux vous répondre sur quelques points.

      Votre message un peu sinueux, fait d’affirmations péremptoires et de négation de l’interlocuteur, montre d’emblée que vous n’avez pas bien saisi ce qui se prépare en France au niveau de l’électricité.

      Je ne sais pas exactement quelle est votre définition méprisante des « populations nanties », mais apparemment  vous croyez que les couches privilégiées seront touchées par une politique d’abandon du nucléaire et de recours massif à des énergies intermittentes. C’est faire preuve de naïveté pour quelqu’un qui donne des leçons.

      Je vois que vous n’avez pas entendu parler du réseau électrique dit « smart grids » qui est en gestation et qui demande d’ailleurs de gros investissements. Ce réseau électrique intelligent a, au contraire, l’objectif de servir les « privilégiés  » lorsque la production électrique sera insuffisante [cet hiver nous avons battu un record avec 96.000 MWe mobilisés avec seulement 60% de nucléaire d’ailleurs]. Avec un nouveau compteur électrique on coupera ainsi l’alimentation de gens repérés, -mauvais payeurs, petit contrat.. les pauvres en somme- pour continuer à alimenter les « riches ».

      C’est ce que l’on appellera « les économies d’énergie ».

      Pour le reste, je vous l’ai dit, pour donner des leçons il faut être solide sur les problèmes débattus.

      D’évidence ce n’est pas votre cas.

      Je regrette qu’un débat honnête ne soit pas possible ici.

      JMB


    • ObjectifObjectif 24 octobre 2011 08:40

      JMBerniolles a écrit : "Si des cancers de la thyroïde se déclenchent, il seront repérés tôt et guéris pour la grande majorité comme dans le cas de Tchernobyl"

      Le nucléarophile utilise exactement les arguments des violeurs pédophiles : ce n’est pas grave, puisque les enfants restent vivants.


    • olivier cabanel olivier cabanel 24 octobre 2011 09:05

      objectif

      bien vu !
       smiley

    • JMBerniolles 24 octobre 2011 11:37

      J’imagine qu’il est urgent de me décrédibiliser..

      Le titre de l’article est Fukushima, un silence inquiétant. Les personnes qui ouvrent ce message veulent sans doute avoir des précisions sur ce qui à est à craindre dans le futur, puisque jusqu’à présent il n’y a pas eu de décès y compris parmi les techniciens en première ligne, pour les populations les plus exposées.

      Effectivement, parmi celles-ci ce sont les enfants [en France on considère 0-24 ans, au Japon une catégorie précise a été définie : moins de 18 ans au 1er avril 2011] qui sont les plus sensibles.

      Il y a deux principales menaces identifiées :

       * Les cancers de la Thyroïde qui résultent plutôt d’une irradiation interne

       * Les Leucémies plutôt engendrées par des irradiations externes.

      Parmi les actions positives du gouvernement japonais à Fukushima, il y a le très grand effort de surveillance sanitaire des travailleurs et des populations des zones où la radioactivité est au-dessus de la normale. Concrètement cela fait plus de 2 millions de personnes. Pour les enfants de la catégorie mentionnée cela fait 360.000. Un certain nombre de problèmes thyroïdiens ont été repérés sur des enfants et la contamination en I131 de certaines zones est incertaine à cause de sa diffusion, pour une part, sous forme gazeuse. Ces enfants font  l’objet d’examens par ultrasons pour repérer d’éventuelles tumeurs et seront suivis médicalement toute leur vie.

      Ce que j’ai dit est un fait reconnu. On a recensé 2000 cancers de la Thyroïde dus à Tchernobyl chez des enfants. Pour une grande majorité ils ont été guéris. Aujourd’hui, on guérit les cancers de la Thyroïde lorsqu’ils sont repérés à temps. Effectivement, cela laissera des traces. Mais ce qui est occulté par des personnages comme E Joly qui au Japon n’a pas un mot pour les 24.000 morts et disparus du Tsunami, c’est que cela rentre dans un traumatisme global en réaction aux désastres. Il n’y a que des raisons idéologiques poussées à l’extrême pour faire le tri dans les malheurs.

      En ce qui concerne les Leucémies potentielles nous avons en France, avec le travail de la mission ministérielle NORD COTENTIN au début des années 2000, une base sérieuse pour l’évaluation des risques en fonction des conditions d’irradiations. Je ne pense pas qu’il ait eu au Japon jusqu’à présent une évaluation des probabilités de Leucémie suivant les conditions d’irradiations.  Cela reste une menace dans des zones malgré tout limitées, où la radioactivité a pu dépasser celle due à Tchernobyl.

      L’épidémiologie reste dans notre pays un sujet assez mal maitrisé. Il y a néanmoins des tendances. Il est clair que les problèmes thyroïdiens, qui ne conduisent à des cancers que dans un pourcentage limité de cas, sont en recrudescence en France d’une manière générale. C’est à dire qu’il n’y a pas de lien direct avec les régions nucléarisées. Des associations anti nucléaires viennent de voir leur action en justice contre ce pauvre Professeur Pellerin se conclure par un non lieu en Corse.

      Pour conclure sur les cancers de la Thyroïde, des équipes de l’INSERM et du CEA qui travaillent ensemble dans le domaine de la Biologie dans le cadre d’un « plan cancer » viennent d’identifier la signature génétique des cancers radio induits. Ce qui veut dire que l’on pourra donc à l’avenir mettre en évidence l’effet des rayonnements ionisants sur cette glande.

      JMB


    • ObjectifObjectif 24 octobre 2011 12:16

      Comment croire aux chiffres publiés en France quand les pompiers d’Ajaccio on vu leur appareil de mesure de la radio-activité dont ils étaient officiellement chargé de l’utilisation, enlevé manu-militari, sans enquête sur cette voie de fait ?
      http://www.franceinter.fr/emission-interception-corse-un-nuage-en-travers-de-la-gorge

      La base de la nucléarophilie, c’est de faire croire aux victimes que c’est une activité normale et qu’elles ne peuvent rien faire contre...


    • olivier cabanel olivier cabanel 24 octobre 2011 18:08

      Objectif

      a force d’accumuler les mensonges, et les dissimulations, les citoyens ont fini par comprendre et ne font plus confiance aux lobbystes de tout poil,
      merci de ton commentaire
       smiley

    • olivier cabanel olivier cabanel 24 octobre 2011 18:13

      berniolles

      je crois que vous n’avez eu besoin de personne pour vous décrédibiliser, 
      vous y arrivez tout seul très bien,
      et toutes vos explications laborieuses ne font qu’aggraver votre cas,
      tout le monde s’est rendu compte à quel point vous essayez de noyer le poisson.
      c’est étrange que vous n’en soyiez pas plus conscient.
      ouvrez les yeux.


    • JMBerniolles 24 octobre 2011 20:51

      Je n’ai pas vraiment de leçons de crédibilité de la part de quelqu’un qui fait un article sans vérifier un minimum la véracité de ses données, notamment sur les limites de doses .., les doses elles-mêmes avec de grosses confusions entre milli et micro,  les problèmes comme celui de Setagaya qui n’avait rien à voir avec les retombées de Fukushima Daiichi

       Les personnes qui lisent les commentaires sont assez grandes pour se faire une idée elles-mêmes des crédibilités.

      JMB


    • JMBerniolles 25 octobre 2011 13:27

      Passant sur la manière suffisante et grossière dont vous me traitez, je lis tout de même ce que vous écrivez. Dont vous comprenez vous-même que c’est trop long et indigeste. Je dois être un des seuls à vous lire ainsi. C’est mieux pour les autres parce que l’on ne tire absolument rien d’un pensum pareil.

      Quand des arguments ne sont pas sérieux, il faut deux lignes pour les contrer.

      Je ne sais pas quel est votre CV. Ce que je vois, c’est que vous étalez une connaissance superficielle, je dirai journalistique, des sujets que vous abordez. Exemple :

       * La base de données Hiroshima est effectivement une référence mais pour les très fortes doses d’irradiation [Pour les conséquences de Fukushima Daiichi on reste dans le domaine des faibles doses]. Il y a par ailleurs un problème spécifique à Hiroshima qui est qu’une bombe atomique envoie de forts flux de neutrons qui ont des effets biologiques supérieurs à ceux des Gamma. Et c’est pourquoi parmi les premiers intervenants à Tchernobyl, une majorité a survécu à des doses d’irradiation supérieures à 40 Gy, - aux fortes doses on parle de l’énergie des rayonnements eux-mêmes, qui sont considérées comme mortelles rapidement sur la base d’Hiroshima.

       * Vous n’avez pas bien saisi le fond de ce que je disais sur l’avancée des équipes du CEA et de l’INSERM sur les cancers de la Thyroïde. Jusqu’à leur découverte, dont la publication date de juin 2011, on ne savait pas distinguer l’origine radio-induite d’un cancer de la Thyroïde. .

      Pour vous épargner de rechercher dans Wikipédia ce que je viens d’écrire, je précise que ce sont des choses que j’expose dans des conférences-débats. Où je reçois d’ailleurs la contradiction de personnes comme vous, peu nombreuses, mais qui on la caractéristique de vouloir à tout prix imposer leur point de vue. Je ressens souvent qu’elles débordent de haine. Haine qui s’exprime également en interne dans la mouvance anti nucléaire à en juger notamment par la manière dont Nicolas Hulot a été traité.

      Etant donné les enjeux cruciaux qu’impliqueraient pour notre pays, qui vient officiellement d’entrer en récession, une « sortie du nucléaire » type Eva Joly, dont le but général est la destruction de l’Etat-Nation en France, je souhaiterai un débat sérieux sur le sujet.

      Je vous quitte sans haine ni mépris.

      JMB

       



       

       

       


    • gaijin gaijin 17 octobre 2011 10:23

      salut olivier
      une fois de plus la presse officielle est bien le seul endroit ou il n’ y ait pas de fuites
      y aurait t’ il un sarkophage ?
      mais on peut avoir bon espoir d’ici 60 ou 80 ans on saura ce qui se passe en attendant la stituation est stable :
      catastrophe en cours


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 10:36

        gaijin

        oui, catastrophe en cours...c’est en effet bien ce qui se prépare, et dont nous comptabiliserons les morts et les dégats dans 20 ans et plus.
        j’ai bien aimé ton rapprochement sur « les fuites »
         smiley

      • PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP 17 octobre 2011 10:41

        Bonjour
        Il est évident que dans une situation qui échappe à tout contrôle ,il n’y a rien à contrôler.
        Alors le gouvernement et autres gestionnaires de crises, se contentent de laisser faire les choses et espérant que le temps passera et que comme pour Tchernobyl , la gravité des évènements se diluera dans l’inconscient collectif . Les responsables vont disparaitre les uns après les autres et la faute reviendra à « pas de chance ». Quant aux victimes présentes et surtout futures , je craint que pour elles la seule compensation qu’elle puissent espérer est une molle compassion suivie d’un oubli salvateur . Et quand bien même...Quelle somme pourrait réparer les dégâts ? Dans un monde où l’argent est devenu roi, il a eu avec cette affaire son holocauste de vies .
        Le dieu est satisfait : tout va bien.


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2011 10:49

          pas glop

          pas mieux !
          merci, et à +
           smiley

        • Stéphane Lhomme Stéphane Lhomme 17 octobre 2011 10:45

          Bravo Olivier pour cette synthèse édifiante... et terrifiante

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès