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Accueil du site > Actualités > Politique > Intermittents du spectacle, permanents de l’arnaque

Intermittents du spectacle, permanents de l’arnaque

A la recherche de quelque menue monnaie point trop coûteuse en voix, le Gouvernement Ayrault enquille les mesurettes et pourrait bien voir la dernière en date lui sauter à la figure…

Seuls dans la multitude des travailleurs, les intermittents du spectacle ont obtenu en 2003 sous Chirac – Raffarin un « moratoire » sur la révision de leur statut : autant dire que nous avions alors assisté à un baissage de culotte en règle, consécutif à trois manifs et deux grèves de leveurs de rideaux…

En 2013, le moratoire arrivera à échéance : supprimer le texte en cause, Hollande voudrait bien… Mais n’ose point ! Du coup, c’est le ministre de la Culture Aurélie Filippetti qui s’y colle. Citée par Le Parisien – Aujourd’hui en France du 20 août, elle affirme que chacun devra se montrer « lucide et courageux »… Avant d’ouvrir le parapluie en assurant qu’il faut « préserver le système ». Remettre en cause un système, tout en le préservant : vaste programme !

L’enjeu n’est pourtant pas négligeable, puisque d’après la Cour des comptes et son Premier président Didier Migaud – ex président socialiste de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale –, les 106.000 intermittents indemnisés représentent à eux seuls… plus de 30 % du déficit de l’Assurance chômage. Chiffre à mettre en perspective avec leur poids réel dans le compte des demandeurs d’emploi : 3 % !

Pour rappel, le statut des intermittents du spectacle* est unique au monde : pour trois mois travaillés sur 10, huit mois de chômage à taux plein ! Inutile de préciser qu’une fois le quota atteint, peu se montrent empressés à poursuivre l’effort. Les défenseurs de la profession – c’est-à-dire principalement les intermittents eux-mêmes – protestent que le nombre d’heures réellement effectuées est largement supérieur à huit heures par jour. Si l’on tient cette affirmation pour vraie et que, dans un élan de socialisme incontrôlé, on considère que ces stakhanovistes sont à la tâche 16 heures par jour, on arrive à un résultat fictif de six mois travaillés dans l’année avant de prétendre aux indemnités de chômage. Très loin des conditions imposées aux autres travailleurs…

« C’est le prix de l’incertitude », voire de la précarité, objecteront quelques bonnes âmes. D’un point de vue pragmatique, il s’agit simplement de la conséquence d’un choix fait en toute connaissance de cause : celui de vouloir approcher à tout prix les artistes, les people, les sportifs, leur monde, la scène, la télévision. Et de vivre leur gloire par procuration, comme la tique accrochée au cheval de César vivait celle de l’Empereur. Quand l’individu prend un risque, ce n’est pas à l’Etat de jouer les assureurs : l’Etat-providence ne devrait être destiné qu’à ceux qui, malgré leurs efforts et à leur corps défendant, ont besoin d’un filet de sécurité ou d’une béquille temporaire. Tant que les corporatistes Français n’auront pas compris cela, la République restera assimilée à une vache-à-lait…

Evidemment, si l’on met fin à leurs privilèges d’un autre temps – celui des Trente glorieuses, du plein-emploi et de la gestion paternaliste de certains corps professionnels –, les intermittents useront de terribles mesures de rétorsion : sabotage de représentations à Orange ou Avignon, défilés dans les rues de Paris, grève de la perche sur les plateaux TV. De tout cela, la majorité des Français n’a que faire… Au contraire de dirigeants socialistes aux petits soins pour leur clientèle électorale.

Comme l'exige le plus élémentaire bon sens, Mesdames et Messieurs les intermittents devraient voir leur statut purement et simplement aligné sur celui du commun des cotisants. Après tout, un agriculteur, un artisan, un ouvrier à la chaîne peuvent-ils se permettre de ne travailler qu’une moitié de l’année ?

Malheureusement, une fois tombés les premiers sondages confidentiels de réactions à une éventuelle atteinte aux « droits » des intermittents, il y a fort à parier que le Grand mol et son Premier taiseux enterreront discrètement un projet qui aurait pourtant pu asseoir leur crédibilité en termes de volonté politique et de responsabilité. Occasion gâchée. Faut-il s’en étonner ?

* http://www.intermittent-spectacle.fr/conditions-d-acces-au-statut-d.html


Moyenne des avis sur cet article :  3.06/5   (105 votes)




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113 réactions à cet article    


  • volpa volpa 24 août 2012 08:15

    Ils votent tous à gôôôche.

    Attention, faut les comprendre, ce sont des artistes.


    • Anaxandre Anaxandre 24 août 2012 15:09

        Encore un petit milieu qui a, pour les plus célèbre d’entre eux, table et oreille ouvertes chez nos dirigeants, surtout de gauche il est vrai. Des gens, au vu de leur médiatisation, qu’il est préférable de caresser dans le sens du poil pour les politiciens. Car si le statut particulier des intermittents du spectacle ne concernait que les petits techniciens il y a longtemps qu’il aurait sauté. C’est la République des castes et des privilèges, et ne parlons pas de l’abattement fiscal des journalistes : « tu défends mes petits privilèges, je défends les tiens »... Et quand je vois, entre autres privilégiés, un Maxime Leforestier, le même qui nous la jouait « baba-cool » libertaire dans les années 70, venir sur les plateaux télé défendre l’HADOPI, il me prend des envie de vomir... ou de violence.


    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 24 août 2012 16:38

      Il faut bien comprendre que l’ultra droite a horreur de la culture en particulier et des arts en général (sauf si ça a quelques valeurs pécuniaires), une de leur idole foireuse n’avait-il pas déclaré « Quand j’entends le mot culture je sors mon révolver... » ?

       Il faut dire que la culture de ces gens se résume à des marches militaires et des chants guerriers braillés en postillonnant des morceaux de graillons chou-croutés arrosés d’hectolitres d’une mauvaise bière, le tout dans des déguisements outranciers de carnaval avec des croix et des têtes de mort, croix celtiques et autres fariboles piquées dans des mythologies antiques ou moyenâgeuses.

      Pourquoi tant de haine ? C’est très facile à deviner, ces malades mentaux de l’ultra droite détestent la culture et l’art pour la simple et bonne raison qu’ils sont tellement bêtes que tout ce qui demande un peu d’intelligence et de sensibilité est largement hors de leur portée et qu’au lieu de faire quelques efforts pour être moins cons ils préfèrent tout rejeter en bloc et sont même prêt à cogner quiconque leur rappelle leur ignorance crasse. C’est pas plus compliqué que ça !!!...


    • volpa volpa 24 août 2012 17:32

      Ils aiment la culture quand ce sont les autres qui les engraissent.


    • vieux grincheux 25 août 2012 07:00

      L’ indemnisation par pole emploi des intermittents du spectacle prend également en compte l’ obligation qu’ ont les artistes, musiciens, danseurs, comédiens,etc....à entretenir leur virtuosité. Car, si celà semble facile au profane, pour 5% de temps passé sous les projos, il faut savoir que les 95% du reste du temps sont consacrés à l’ entretien de sa (ses) virtuosités, à la recherche, à l’ écoute/visualisation de ce que font les collègues, au répétitions souvent non-rémunérées.


      D’ ailleurs, c ’est ici que s’ articule « l’ arnaque » dont parle d’ auteur de l’ article. La production des spectacles vivants, depuis l’ idée originale jusqu’ à sa réalisation, c ’est souvent les indemnités de Pole emploi qui la finance, que ce soit pour les déplacements, les locations de studio de répète, sans compter les achats des outils de travail (les instruments,sonos,etc, voire mini studio d’ enregistrement,etc...) et les heures non payées...

      Mais le plus aliénant dans ce statut c ’est l’ « épée de Damoclès » qui revient tous les 10 mois à l’ examen des droits à l’ indemnisation.....perdre son statut d’ intermittent équivaut à déchoir dans la profession. Cette insécurité assumée par l’ Etat est en totale contradiction avec l’ Egalité citoyenne garantie par la Constitution.

      Ce qui devrait invalider également le SALARIAT QUI EST DE L EXPLOITATION DE L HUMAIN PAR L HUMAIN. Concept antinomique avec l’ EGALITE CITOYENNE.

      La solution, c ’est le Revenu de Base :http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

      Car le statut actuel de l’ intermittence (détourné par les chaines de télé, qui devrait signer des CDI, mais profitent de l’ aubaine Pole emploi) ne donne pas à l’ artiste la pleine liberté de s’ exprimer sans contrainte. La tentation est grande de « plaire au public » c ’est à dire d’ être un « bouffon », nos amis rapers, l’ ont bien compris, pour « faire ses dates ».

      Or, ce n ’est pas le rôle de l’ artiste : l’ artiste interroge sans donner de réponse car il est un chercheur, il n’ a pas de Vérité à défendre. Il interroge, le « réel », les perceptions, les relations humaines, l’ esthétique, les sentiments....et te pose la question : et toi, comment tu vois les choses ? 

      Il provoque le débat, si possible en conversations socratiques. C ’est pour celà que l’ amphithéâtre sera toujours plus démocratique qu’ une scène à l’ italienne, car dans l’ amphithéâtre chacun voit la représentation d’ un point de vue différent. la scène à l’ italienne oblige le spectateur à voir la représentation par le « regard du Roi », ce qui revient à imposer une vision du monde qui nie la multiplicité des regards, en voulant n’ en retenir qu’ un comme VRAI. C ’est ainsi que se forme la pensée FASCISTE.....

      KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

      VG



    • volpa volpa 25 août 2012 07:24

      En lisant cela les larmes m’ ont monté aux yeux.

      Faites passer la sébile.

      En France nous avons pleins d’artistes incompris.

      Mais nous les reconnaitrons une fois mort.


    • flesh flesh 24 août 2012 08:28

      J’aime ce genre de papier car il me fait oublier un instant que 100 fois plus d’argent sort de nos poches pour payer les intérêt d’une dette créée ex-nihilo par les amis banksters du PS justement, que vous décriez tant. Ca soulage un moment, merci.


      • King Al Batar King Al Batar 24 août 2012 10:42

        OUais enfin meme si ce que vous dites n’est pas forcément faux. J’ai des potes intermittants, et c’es vrai que pour la plupart, il ne bosse que trois mois et ne foutent rien le reste de l’année.
        Si ca vous plait de payer des gens à rien foutre avec vos impots c’est votre choix, néanmoins si à chaque fois qu’on parle de problème de déficit, y a toujours un mec pour dire « les bankster en premier » on ne resoudra rien !


      • Le péripate Le péripate 24 août 2012 13:03

        Pas les impôts, ce qui serait d’une certaine manière plus juste, comme une subvention. Mais sur les cotisations d’autres travailleurs, qui l’ignorent le plus souvent.


      • King Al Batar King Al Batar 24 août 2012 15:28

        Bonjour le Peripate, c’est vrai que vous avez raison, la CSG, CRDS etc ne sont pas réellement des impots, mais dans les faits comme c’est de la maille qu’on est obligé de verser à l’état je n’y vois pas de différence.
        Néanmns votre correction est juste.
        Cordialemen


      • Anaxandre Anaxandre 24 août 2012 16:48

          En général je n’aime pas prendre comme exemple un cas particulier, mais ayant connu pas mal d’intermittents, je me souviens d’un au début des années 90 qui bossait 3-4 mois par an, juste de quoi « avoir ses heures » et qui vivait le reste de l’année sur les plages asiatiques, doigts de pied en éventail, avec cocktails, poisson frais et p’tites pépées, le tout aux frais de la princesse. Mais c’est sans doute un exemple isolé car j’en ai surtout connu qui passent leur temps entre eux dans les bars et les restos des quartiers « bobos » parisiens, semaine comme weekend et jusque bien tard dans la nuit. Pourvu que ça dure...


      • vieux grincheux 25 août 2012 07:04

        L’ indemnisation par pole emploi des intermittents du spectacle prend également en compte l’ obligation qu’ ont les artistes, musiciens, danseurs, comédiens,etc....à entretenir leur virtuosité. Car, si celà semble facile au profane, pour 5% de temps passé sous les projos, il faut savoir que les 95% du reste du temps sont consacrés à l’ entretien de sa (ses) virtuosités, à la recherche, à l’ écoute/visualisation de ce que font les collègues, au répétitions souvent non-rémunérées.


        D’ ailleurs, c ’est ici que s’ articule « l’ arnaque » dont parle d’ auteur de l’ article. La production des spectacles vivants, depuis l’ idée originale jusqu’ à sa réalisation, c ’est souvent les indemnités de Pole emploi qui la finance, que ce soit pour les déplacements, les locations de studio de répète, sans compter les achats des outils de travail (les instruments,sonos,etc, voire mini studio d’ enregistrement,etc...) et les heures non payées...

        Mais le plus aliénant dans ce statut c ’est l’ « épée de Damoclès » qui revient tous les 10 mois à l’ examen des droits à l’ indemnisation.....perdre son statut d’ intermittent équivaut à déchoir dans la profession. Cette insécurité assumée par l’ Etat est en totale contradiction avec l’ Egalité citoyenne garantie par la Constitution.

        Ce qui devrait invalider également le SALARIAT QUI EST DE L EXPLOITATION DE L HUMAIN PAR L HUMAIN. Concept antinomique avec l’ EGALITE CITOYENNE.

        La solution, c ’est le Revenu de Base :http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

        Car le statut actuel de l’ intermittence (détourné par les chaines de télé, qui devrait signer des CDI, mais profitent de l’ aubaine Pole emploi) ne donne pas à l’ artiste la pleine liberté de s’ exprimer sans contrainte. La tentation est grande de « plaire au public » c ’est à dire d’ être un « bouffon », nos amis rapers, l’ ont bien compris, pour « faire ses dates ».

        Or, ce n ’est pas le rôle de l’ artiste : l’ artiste interroge sans donner de réponse car il est un chercheur, il n’ a pas de Vérité à défendre. Il interroge, le « réel », les perceptions, les relations humaines, l’ esthétique, les sentiments....et te pose la question : et toi, comment tu vois les choses ? 

        Il provoque le débat, si possible en conversations socratiques. C ’est pour celà que l’ amphithéâtre sera toujours plus démocratique qu’ une scène à l’ italienne, car dans l’ amphithéâtre chacun voit la représentation d’ un point de vue différent. la scène à l’ italienne oblige le spectateur à voir la représentation par le « regard du Roi », ce qui revient à imposer une vision du monde qui nie la multiplicité des regards, en voulant n’ en retenir qu’ un comme VRAI. C ’est ainsi que se forme la pensée FASCISTE.....

        KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

        VG

      • le_glaude 24 août 2012 08:32

        Oui, il est temps d’aligner tous les régimes sur le régime général. La France n’a plus les moyens. Entre parenthèses dans de telles conditions je serais ravi d’être un intermittent du spectacle au lieu de mourir à petit feu dans une multinationale genre presse citron !


        • vieux grincheux 25 août 2012 07:05

          L’ indemnisation par pole emploi des intermittents du spectacle prend également en compte l’ obligation qu’ ont les artistes, musiciens, danseurs, comédiens,etc....à entretenir leur virtuosité. Car, si celà semble facile au profane, pour 5% de temps passé sous les projos, il faut savoir que les 95% du reste du temps sont consacrés à l’ entretien de sa (ses) virtuosités, à la recherche, à l’ écoute/visualisation de ce que font les collègues, au répétitions souvent non-rémunérées.


          D’ ailleurs, c ’est ici que s’ articule « l’ arnaque » dont parle d’ auteur de l’ article. La production des spectacles vivants, depuis l’ idée originale jusqu’ à sa réalisation, c ’est souvent les indemnités de Pole emploi qui la finance, que ce soit pour les déplacements, les locations de studio de répète, sans compter les achats des outils de travail (les instruments,sonos,etc, voire mini studio d’ enregistrement,etc...) et les heures non payées...

          Mais le plus aliénant dans ce statut c ’est l’ « épée de Damoclès » qui revient tous les 10 mois à l’ examen des droits à l’ indemnisation.....perdre son statut d’ intermittent équivaut à déchoir dans la profession. Cette insécurité assumée par l’ Etat est en totale contradiction avec l’ Egalité citoyenne garantie par la Constitution.

          Ce qui devrait invalider également le SALARIAT QUI EST DE L EXPLOITATION DE L HUMAIN PAR L HUMAIN. Concept antinomique avec l’ EGALITE CITOYENNE.

          La solution, c ’est le Revenu de Base :http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

          Car le statut actuel de l’ intermittence (détourné par les chaines de télé, qui devrait signer des CDI, mais profitent de l’ aubaine Pole emploi) ne donne pas à l’ artiste la pleine liberté de s’ exprimer sans contrainte. La tentation est grande de « plaire au public » c ’est à dire d’ être un « bouffon », nos amis rapers, l’ ont bien compris, pour « faire ses dates ».

          Or, ce n ’est pas le rôle de l’ artiste : l’ artiste interroge sans donner de réponse car il est un chercheur, il n’ a pas de Vérité à défendre. Il interroge, le « réel », les perceptions, les relations humaines, l’ esthétique, les sentiments....et te pose la question : et toi, comment tu vois les choses ? 

          Il provoque le débat, si possible en conversations socratiques. C ’est pour celà que l’ amphithéâtre sera toujours plus démocratique qu’ une scène à l’ italienne, car dans l’ amphithéâtre chacun voit la représentation d’ un point de vue différent. la scène à l’ italienne oblige le spectateur à voir la représentation par le « regard du Roi », ce qui revient à imposer une vision du monde qui nie la multiplicité des regards, en voulant n’ en retenir qu’ un comme VRAI. C ’est ainsi que se forme la pensée FASCISTE.....

          KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

          VG

        • bernard bernard 24 août 2012 08:40

          Il faut surtout ne pas perdre le vivier que représente le monde du...spectacle...
          leur voix aux élections avec les voix induites des « anes » qui les suivent
          Il faut les préserver ces « artistes » de l’arnaque.
          Intermittants ou pas.
          Les Noah, Arditti, Biolay, Poladydes et « con...sorts »

          M....


          • Dzan 24 août 2012 11:59

            Bernard, vous oubliez Sardou, Barbelivien, Faudel Doc Gynéco
            C’est exprès ???


          • bernard bernard 24 août 2012 13:05

            Absolument pas !
            Tous à mettre dans le même sac !
            Gauche ou droite c’est exactement la même chose...
            D’ailleurs, je me demande encore pourquoi on s’évertue,encore, à vouloir faire une différence.
            Tous les partis politiques se valent et n’on rien à s’envier.
            Dans tous les cas, et avant tout, c’est eux et leurs « amis ».
            Alors nous, pauvres électeurs, on nous demande, par notre vote, de cautionner leurs « méfaits.
            Ben Non ! »

            Politiques=escrocs légaux avec pignon sur rue !


          • Le péripate Le péripate 24 août 2012 08:56

            Petite erreur dans le texte : ce n’est pas l’État stricto sensu qui paye la facture mais bien l’ensemble des salariés sur leurs « cotisations ».
            Vous sous estimez le pouvoir de nuisance de cette gent tout acquise à la gauche (au point où dans ce milieu être socialiste est vu comme carrément être de droite !). Le pouvoir a besoin de ses prêtres : indemnisation exceptionnelle des artistes, niches fiscales pour les journalistes, rien n’est laissé au hasard pour ceux qui propagent la bonne parole.

            Amen.


            • vieux grincheux 25 août 2012 07:06

              L’ indemnisation par pole emploi des intermittents du spectacle prend également en compte l’ obligation qu’ ont les artistes, musiciens, danseurs, comédiens,etc....à entretenir leur virtuosité. Car, si celà semble facile au profane, pour 5% de temps passé sous les projos, il faut savoir que les 95% du reste du temps sont consacrés à l’ entretien de sa (ses) virtuosités, à la recherche, à l’ écoute/visualisation de ce que font les collègues, au répétitions souvent non-rémunérées.


              D’ ailleurs, c ’est ici que s’ articule « l’ arnaque » dont parle d’ auteur de l’ article. La production des spectacles vivants, depuis l’ idée originale jusqu’ à sa réalisation, c ’est souvent les indemnités de Pole emploi qui la finance, que ce soit pour les déplacements, les locations de studio de répète, sans compter les achats des outils de travail (les instruments,sonos,etc, voire mini studio d’ enregistrement,etc...) et les heures non payées...

              Mais le plus aliénant dans ce statut c ’est l’ « épée de Damoclès » qui revient tous les 10 mois à l’ examen des droits à l’ indemnisation.....perdre son statut d’ intermittent équivaut à déchoir dans la profession. Cette insécurité assumée par l’ Etat est en totale contradiction avec l’ Egalité citoyenne garantie par la Constitution.

              Ce qui devrait invalider également le SALARIAT QUI EST DE L EXPLOITATION DE L HUMAIN PAR L HUMAIN. Concept antinomique avec l’ EGALITE CITOYENNE.

              La solution, c ’est le Revenu de Base :http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

              Car le statut actuel de l’ intermittence (détourné par les chaines de télé, qui devrait signer des CDI, mais profitent de l’ aubaine Pole emploi) ne donne pas à l’ artiste la pleine liberté de s’ exprimer sans contrainte. La tentation est grande de « plaire au public » c ’est à dire d’ être un « bouffon », nos amis rapers, l’ ont bien compris, pour « faire ses dates ».

              Or, ce n ’est pas le rôle de l’ artiste : l’ artiste interroge sans donner de réponse car il est un chercheur, il n’ a pas de Vérité à défendre. Il interroge, le « réel », les perceptions, les relations humaines, l’ esthétique, les sentiments....et te pose la question : et toi, comment tu vois les choses ? 

              Il provoque le débat, si possible en conversations socratiques. C ’est pour celà que l’ amphithéâtre sera toujours plus démocratique qu’ une scène à l’ italienne, car dans l’ amphithéâtre chacun voit la représentation d’ un point de vue différent. la scène à l’ italienne oblige le spectateur à voir la représentation par le « regard du Roi », ce qui revient à imposer une vision du monde qui nie la multiplicité des regards, en voulant n’ en retenir qu’ un comme VRAI. C ’est ainsi que se forme la pensée FASCISTE.....

              KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

              VG

            • brunolito 24 août 2012 09:35

              Encore une fois les prêt-à-penser du FN font des ravages avec la diabolisation de l’autre comme arme de destruction massive. Que faîtes vous de tous ces intermittents qui proposent des spectacles aux enfants, aux scolaires, poches d’art vivant dans nos villages et nos écoles et qui sont très loin de l’idée que vous vous faîtes des artistes (personnes souhaitant vivre par procuration la gloire des plus grands !?!?!?!) ? Comment payez vous les heures de répétitions pour les musiciens, les comédiens, etc... Pour deux heures de concert d’un musicien (base pour ces indemnités), savez vous combien il y a d’heures non rémunérées de création, de répétitions, etc ...

              Peut-être faudrait il faire le distingo entre artistes et techniciens, un caméraman de TF1 ayant moins d’activité créatrice qu’un musicien, fût-il de bal ? une piste qui éventuellement pourrait mériter un bref intérêt. En revanche, si les artistes ne sont plus indépendants financiérement, vous pouvez imaginer aisément toutes les dérives que cela entrainerait, sans compter le prix des spectacles vivants qui s’envoleraient coupant ainsi les plus modestes de cette source fraîche de réflexion.

              Bref, un article sans valeur ni réflexion, juste du chiffre pour affoler le quidam...


              • Gemini Gemini 24 août 2012 12:31

                D’un autre côté, le FN étant pour la destruction de la culture, il n’est pas surprenant que celui-ci s’en prenne à ceux qui justement font la culture.

                Un bon moyen de le vérifier est d’étudier à la loupe ce qu’ont fait les quelques maires FN qui ont pu obtenir un mandat. C’est éloquent.

                Un documentaire récent s’est attelé à étudier les faits : http://www.lamare.org/mainsbrunes


              • zvoltan 24 août 2012 09:57

                Cher François, votre papier est celui de quelqu’un qui ne connait vraiment rien à l’intermittence !! Votre vision est tout simplement la vision étriquée d’un réactionnaire !

                Premièrement, quand vous parlez d’intermittent, vous parlez d’un statut, et non d’un métier ! Car sous ce statut est regroupé les techniciens ( sonorisateur, éclairagiste, constructeur de décor, vidéaste,), il y a aussi les costumiers, maquilleurs, et aussi les artistes…
                deuxièmement, le financement de ces « intermittents » se fait par eux même, car je pense que vous l’ignorez, mais les intermittents sont plus taxés que le reste de la population..pour exemple, un technicien payé 150 euros net coutera à son employeur 308 euros environ..
                Après, vous faites le rapprochement des artistes avec la gauche, mais vous croyez que les Faudel, Macias, et autres johnny, ou encore du Bigard n’ont pas le statut d’intermittents ??
                Et tout les techniciens qui bosse avec les artiste cités et Carla Bruni, vous pensez que ce sont des scouts ??
                Pour finir cher Monsieur, et cette fin s’adresse aux réactions affligeante de Volta ou encore de Glaude, Il n’est pas rare pour un techniciens de faire des journées de 20h, finir à 4h du matin pour enchainer à 8h du matin sur un autre « plan » ! Je ne pense pas qu’il y est beaucoup de salariés du régime générale qui enchaine de cette façon ! et surtout, chers ignorants qui n’avez que la jalousie d’un corps de métier que vous ne connaissez pas, les techniciens du spectacle ont une espérance de vie inférieur à la moyenne nationale, il n’est pas rare de porter de lourdes charges… Mais après tout, vous n’allez pas voir de concerts, ni de théâtre, vous ne regardé pas la télé, n’allez pas au cinéma, n’écoutez pas la radio, n’allez jamais au cirque, n’aimez pas les comiques, rien ?? Car derrière tous cela se cache ????? et oui, de vilains intermittents qui ne coutent rien à personne car je le repete (n’est-ce pas Péripate !!) ils s’auto-finance sur LEURS cotisations (et non sur celles de l’ensemble des salariés), sont pour la plupart apolitique, mais qui ont la passion, l’envie de faire rêver les gens. 
                Que votre vie doit être triste !!!!!

                • Le péripate Le péripate 24 août 2012 10:04

                  C’est vrai que le cout employeur est plus élevé pour un intermittent relativement à un autre salarié. Mais ça ne suffit pas à financer le système. La meilleure preuve en est que les indemnités chomage d’un intermittent représentent entre un tiers et la moitié de ses revenus totaux. Difficile d’imaginer dans ces conditions un « auto-financement ». Vous vous foutez de nous et de l’ensemble des salariés qui cotisent.

                  Accessoirement je connais très bien ce dossier.


                • BarbeTorte BarbeTorte 24 août 2012 10:36

                  car je pense que vous l’ignorez, mais les intermittents sont plus taxés que le reste de la population..pour exemple, un technicien payé 150 euros net coutera à son employeur 308 euros environ..

                  Moi quand on me balance ce genre d’affirmation, je m’empresse d’aller vérifier combien je « coute » réellement à mon employeur, histoire de voir de quelle différence on parle. Pour reprendre votre base de 150 €, j’arrive à 306 €. Sacré différence en effet, qui justifie bien une telle différence de régime.
                  Le système n’est évidemment pas à l’équilibre.


                • vieux grincheux 25 août 2012 07:08

                  L’ indemnisation par pole emploi des intermittents du spectacle prend également en compte l’ obligation qu’ ont les artistes, musiciens, danseurs, comédiens,etc....à entretenir leur virtuosité. Car, si celà semble facile au profane, pour 5% de temps passé sous les projos, il faut savoir que les 95% du reste du temps sont consacrés à l’ entretien de sa (ses) virtuosités, à la recherche, à l’ écoute/visualisation de ce que font les collègues, au répétitions souvent non-rémunérées.


                  D’ ailleurs, c ’est ici que s’ articule « l’ arnaque » dont parle d’ auteur de l’ article. La production des spectacles vivants, depuis l’ idée originale jusqu’ à sa réalisation, c ’est souvent les indemnités de Pole emploi qui la finance, que ce soit pour les déplacements, les locations de studio de répète, sans compter les achats des outils de travail (les instruments,sonos,etc, voire mini studio d’ enregistrement,etc...) et les heures non payées...

                  Mais le plus aliénant dans ce statut c ’est l’ « épée de Damoclès » qui revient tous les 10 mois à l’ examen des droits à l’ indemnisation.....perdre son statut d’ intermittent équivaut à déchoir dans la profession. Cette insécurité assumée par l’ Etat est en totale contradiction avec l’ Egalité citoyenne garantie par la Constitution.

                  Ce qui devrait invalider également le SALARIAT QUI EST DE L EXPLOITATION DE L HUMAIN PAR L HUMAIN. Concept antinomique avec l’ EGALITE CITOYENNE.

                  La solution, c ’est le Revenu de Base :http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

                  Car le statut actuel de l’ intermittence (détourné par les chaines de télé, qui devrait signer des CDI, mais profitent de l’ aubaine Pole emploi) ne donne pas à l’ artiste la pleine liberté de s’ exprimer sans contrainte. La tentation est grande de « plaire au public » c ’est à dire d’ être un « bouffon », nos amis rapers, l’ ont bien compris, pour « faire ses dates ».

                  Or, ce n ’est pas le rôle de l’ artiste : l’ artiste interroge sans donner de réponse car il est un chercheur, il n’ a pas de Vérité à défendre. Il interroge, le « réel », les perceptions, les relations humaines, l’ esthétique, les sentiments....et te pose la question : et toi, comment tu vois les choses ? 

                  Il provoque le débat, si possible en conversations socratiques. C ’est pour celà que l’ amphithéâtre sera toujours plus démocratique qu’ une scène à l’ italienne, car dans l’ amphithéâtre chacun voit la représentation d’ un point de vue différent. la scène à l’ italienne oblige le spectateur à voir la représentation par le « regard du Roi », ce qui revient à imposer une vision du monde qui nie la multiplicité des regards, en voulant n’ en retenir qu’ un comme VRAI. C ’est ainsi que se forme la pensée FASCISTE.....

                  KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

                  VG

                • 4strO 24 août 2012 09:59

                  « Comme l’exige le plus élémentaire bon sens, Mesdames et Messieurs les intermittents devraient voir leur statut purement et simplement aligné sur celui du commun des cotisants. Après tout, un agriculteur, un artisan, un ouvrier à la chaîne peuvent-ils se permettre de ne travailler qu’une moitié de l’année ? »


                  Et si un artiste ne fait pas salle pleine, vous demandez à la PAC de le subventionner ?

                  • Francois Vial 75 Francois Vial 75 24 août 2012 13:20

                    Toujours la moquerie gauchiste envers les vraies petites gens, et les paysans en particulier... Vous parlez de la PAC et de ses subventions ? N’oubliez pas de préciser que les subventions n’ont pour but que de faire passer en douce les quotas, la mise en jachère des cultures, etc., afin qu’aucun pays ne soit plus en mesure de s’auto-suffire et doive en passer par le Grand marché mondialisé (le tourisme à la France, le high-tech à l’Inde, le bizness à la City, les matières premières ailleurs...).


                  • wesson wesson 24 août 2012 15:06

                    bonjour 4strO,


                    la comparaison que vous faite me parait parfaitement pertinente.

                    j’ai en mémoire le cas d’un agriculteur qui se permettait de pontifier sur le coût des RMISTES alors que dans le même temps il touchait l’équivalent de plus de 10 RMI en subventions, dont une bonne partie était d’ailleurs indus, car le fait de fausses déclarations (genre déclarer en jachère des terres en culture, tricher sur les surfaces, déclarer plusieurs cultures sur la même terre ...) 

                  • frugeky 24 août 2012 15:46

                    @ Vial

                    c’est exact, vous êtes un vrai petite gens...
                    La difficulté pour les intermittents est aussi de se faire reconnaître par (anciennement) les assedic où la majorité des agents ne savaient pas comment ça marchait ...pour mon cas, et malgré le nombre d’heures requises, j’ai préféré abandonner et le métier et me suis fait indemniser au régime général alors que j’avais cotisé au régime des intermittents. Je n’étais pas le seul.

                  • Guit'z Guit’z 24 août 2012 23:19

                    Si un artiste ne fait pas salle pleine, c’est qu’il n’intéresse pas grand monde, et qu’il devrait changer de métier. S’il veut persévérer, qu’il le fasse à ses frais. Et s’il le fait et que la postérité finisse par le reconnaître, eh bien qu’il se console d’être mort en songeant que la postérité est la victoire du créateur sur la mort, et parfois même sur la bêtise des contemporains.

                    Désopilant de voir, en France, la soumission immédiate que suscite chez les forts en thème amateur de théâtre de rue, installationnisme de squat et autres merdouilles raffistoleuse de lien social issues dudit spectacle vivant.

                    Artiste, donc intermittent du spectacle. Soit, chez nous, la raison catégorique, le fétiche intimidant que brandissent les parasites tous poils - tous forcément comme des poissons dans l’eau, en notre société de nombrils délirants et de troupeaux hyperactifs !

                    Inculte, immature, irresponsable, paresseux, sans talent (forcément, sinon ça se saurait dans sa profession), souvent même sans métier, je ne connais rien de plus odieux qu’un intermittent du spectacle. Rien de plus éloigné de l’art et de la bohème, rien de plus petit bourgeois en vérité. La subventionnite, cette extorsion de fond des beaufs qui s’en branlent bien de la Culture, c’est le mécénat à la portée des caniches. Jack Lang et consorts ne sont Louis XIV qu’aux frais des pauvres. Copinage et larbinat sont leur seul crédo, claironné par tous les aèdes et autres flutistes flatteurs qu’emploie par dizaine de milliers l’énorme et terrifiante église cultureuse.

                    Au moins la sous-culture de marché a-t-elle un public, mais l’art d’État, pompier et ruineux, n’est que le symbole d’une société de fonctionnaires et d’assistés : la parole morte d’un peuple asservi, et racketté pour les menus plaisirs des rupins snobs de l’élite.

                    Il n’y a que les Français pour croire que leur État culturel fasse l’admiration du monde entier. Franchement, la Kultur, cette corvée saisonnière ? Putain qu’il crève enfin, ce tapin verruqueux !

                     :->


                  • vieux grincheux 25 août 2012 07:09

                    L’ indemnisation par pole emploi des intermittents du spectacle prend également en compte l’ obligation qu’ ont les artistes, musiciens, danseurs, comédiens,etc....à entretenir leur virtuosité. Car, si celà semble facile au profane, pour 5% de temps passé sous les projos, il faut savoir que les 95% du reste du temps sont consacrés à l’ entretien de sa (ses) virtuosités, à la recherche, à l’ écoute/visualisation de ce que font les collègues, au répétitions souvent non-rémunérées.


                    D’ ailleurs, c ’est ici que s’ articule « l’ arnaque » dont parle d’ auteur de l’ article. La production des spectacles vivants, depuis l’ idée originale jusqu’ à sa réalisation, c ’est souvent les indemnités de Pole emploi qui la finance, que ce soit pour les déplacements, les locations de studio de répète, sans compter les achats des outils de travail (les instruments,sonos,etc, voire mini studio d’ enregistrement,etc...) et les heures non payées...

                    Mais le plus aliénant dans ce statut c ’est l’ « épée de Damoclès » qui revient tous les 10 mois à l’ examen des droits à l’ indemnisation.....perdre son statut d’ intermittent équivaut à déchoir dans la profession. Cette insécurité assumée par l’ Etat est en totale contradiction avec l’ Egalité citoyenne garantie par la Constitution.

                    Ce qui devrait invalider également le SALARIAT QUI EST DE L EXPLOITATION DE L HUMAIN PAR L HUMAIN. Concept antinomique avec l’ EGALITE CITOYENNE.

                    La solution, c ’est le Revenu de Base :http://www.youtube.com/watch?v=-cwdVDcm-Z0

                    Car le statut actuel de l’ intermittence (détourné par les chaines de télé, qui devrait signer des CDI, mais profitent de l’ aubaine Pole emploi) ne donne pas à l’ artiste la pleine liberté de s’ exprimer sans contrainte. La tentation est grande de « plaire au public » c ’est à dire d’ être un « bouffon », nos amis rapers, l’ ont bien compris, pour « faire ses dates ».

                    Or, ce n ’est pas le rôle de l’ artiste : l’ artiste interroge sans donner de réponse car il est un chercheur, il n’ a pas de Vérité à défendre. Il interroge, le « réel », les perceptions, les relations humaines, l’ esthétique, les sentiments....et te pose la question : et toi, comment tu vois les choses ? 

                    Il provoque le débat, si possible en conversations socratiques. C ’est pour celà que l’ amphithéâtre sera toujours plus démocratique qu’ une scène à l’ italienne, car dans l’ amphithéâtre chacun voit la représentation d’ un point de vue différent. la scène à l’ italienne oblige le spectateur à voir la représentation par le « regard du Roi », ce qui revient à imposer une vision du monde qui nie la multiplicité des regards, en voulant n’ en retenir qu’ un comme VRAI. C ’est ainsi que se forme la pensée FASCISTE.....

                    KONSELEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISEU !!!

                    VG

                  • 4strO 24 août 2012 10:03

                    Ha et sinon oui, un ouvrier intérimaire peut se contenter de ne travailler que 6 mois dans l’année (il sera au chômage les autres 6 mois)


                    • mathématiques 24 août 2012 10:11

                      Je trouve que cet article est un appel à la haine, « regardez là-bas, un bouc émissaire ! brulez-le ! », parfois ce sont les fonctionnaires, d’autres fois les chômeurs, ou encore les étrangers.
                      Tout d’abord, mis à part quelques chiffres, que connaissez vous de la vie d’intermittent ?
                      Ensuite, et ce qui me fait le plus rire, ce sont ces grandes réflexions du genre « on galère, alors pourquoi pas les autres » au lieu de souhaiter que personne ne galère, ne seriez vous pas heureux de travailler moins ?
                      Vous faites certainement partie de la cellule riposte ump...
                      capable de dire « regardez, ce chômeur gagne plus que vous sans travailler ! » au lieu de dire que les richesses crées par le travail sont peu (voire pas) réparties.
                      Cela me fait un peu penser à notre ex élégant président.
                      Vous qui avez la chance d’être à l’aise dans l’art de la prose, vous qui avez l’air de vouloir parler des problèmes, Je vous sollicite pour parler des problèmes démocratiques de notre pays.
                      Vous qui paraissez être plutôt savant sur ce qui concerne les chiffres et les finances, je vous sollicite pour parler de notre système monétaire.
                      Bref, je vous sollicite pour tirer le débat vers ce que mérite notre belle France. Un peu hauteur s’il vous plaît. Et sans taper une fois de plus sur quelques boucs émissaires... 


                      • EricB 26 août 2012 08:48

                        « parfois ce sont les fonctionnaires, d’autres fois les chômeurs, ou encore les étrangers. »

                        ....quand ce n’est pas les pédés....
                        Pas curieusement du tout, on retrouve en général les mêmes signatures qui adorent pontifier sur des sujets auxquels ils ne connaissent rien ou si peu....


                      • Le péripate Le péripate 24 août 2012 10:23

                        Le système en l’état est déjà d’une remarquable injustice. Mais le pire c’est qu’il est très facile de l’améliorer encore. Un procédé très courant et contre lequel il est impossible quasiment de lutter est la pratique d’achat d’heures. L’intermittent en fin de droit qui n’aurait pas réunis ses 507 heures peut compléter en se faisant salarié de manière fictive par un employeur complaisant (et ils le sont tous) en payant la totalité du coût employeur. C’est illégal bien sur mais tous les intermittents connaissent le truc. Un autre possibilité est le transfert d’heures d’un salarié qui en aurait trop vers celui qui en manque, juste un nom à changer.

                        Et si ça ne suffit pas, l’État a prévu de prendre le relais des Assedics par un fonds d’indemnisation spécial.

                        Je vais encore me faire des amis.... smiley


                        • Les Bulles Les Bulles 24 août 2012 10:33
                          Quand François Vial entend le mot culture, il sort son revolver ...

                          • Fred59 24 août 2012 10:38

                            Les resucées des vieilles lunes sur les intermittents, une arnaque permanente...

                            Votre article trouve ses sources dans la propagande medef de 2003, dans les articles qui reparaissent à l’identique dans « les échos » chaque fois que Bruxelles demande à la France de faire des économies, enfin dans les souhaits de Bruno Coquet, qui en tant que « President of the Employment Committee of the European Union (EMCO) » est le véritable supérieur hiérarchique d’Aurélie Philipetti et du ministre de l’emploi, chargé de mettre en oeuvre la politique de l’emploi en U.E en préparant les directives européennes en lois présentables devant les parlements nationaux.

                            Qualifier les événements de 2003 comme un baissage de culotte gouvernemental est très inexact. Les cotistions chômage des intermittents ont doublé du jour au lendemain ; la durée de l’indmnisation a perdu 20% ; le nombre d’intermittents a cessé de croître, ce qui était le seul vrai objectif de la réforme (le syndicat patronal et le syndicat salarial se sont entendus pour contrôler artificiellement la taille du marché). Enfin la réforme a créé des niches plus favorables que d’autres, génératrices de déséquilibres entre les métiers, et qui permettraient à terme de justifier de nouveaux tours de vis.

                            En clair, vous vous êtes fait le relais de la propagande européiste et financière, sans obligatoirement l’avoir voulu.

                            En premier lieu, je propose aux lecteurs de faire la connaissance du sociologue Richard Florida, qui a démontré scientifiquement une relation directe entre la densité du tissu artistique et le dynamisme économique (tous secteurs confondus) des grandes villes. Ses travaux ont démontré qu’assécher le tissu artistique conduit à assécher l’attrait général d’une région et à la faire péricliter, d’où l’intérêt pour une société à garder un investissement sur l’artistique. Economiser ce milliard d’€ par an pourrait, à terme, coûter très cher.

                            En second lieu, un rappel historique sur ce qu’est l’intermittence du spectacle, par Mathieu Grégoire. Il démontre que loin d’être condamné à l’aggravement exponentiel, la croissance du déficit de l’assurance chômage des intermittents est en train d’atteindre son sommet naturel ; et que dès lors, on peut estimer qu’entre 1 à 1,3 mds d’€ annuels on peut financer ce régime.

                            Il existe aussi des solutions pour que l’assurance chômage bénéficie d’un transfert de ressources autres : l’Etat (ou pourquoi pas les sociétés de droit d’auteur, par exemple ces 30% de leurs recettes pour lesquels le Spedidam ne parvient pas à trouver de bénficiaires). Ce type de solutions serait en fait l’équilibrage face au rôle de dynamiseur économique sur les autres sphères sociales.

                            Parallèlement, il faut aussi savoir qu’entre la TVA, les impôts sur le revenus, etc.. les intermittents payent en impôts 950 millions d’euros annuellement, en-dehors même du fait qu’ils pèsent moins sur les collectivité locales que des attributaires du rsa, de l’apl, etc...

                            En conclusion, votre approche consistant à regarder les dépenses et à oublier les recettes (et les dépenses évitées) est parente des méthodes du FMI, lorsqu’il exige des « modérations salariales ». Elle est partiale, et il n’est pas même sûr que vous compreniez vraiment de qui vous jouez le jeu sur ce sujet.


                            • Le péripate Le péripate 24 août 2012 10:39

                              Rajoutons, pour faire bonne mesure, que le traitement des intermittents est réservé à une caste favorisée au sein de Pole-Emploi. Le travail y est gratifiant, et les bureaux sont pas loin du lac d’Annecy, un environnement pas trop traumatisant. Du coup le personnel est au petit soin pour ses intermittents. Des amours, ce qui change agréablement du fonctionnaire revêche moyen.


                              • sam turlupine sam turlupine 24 août 2012 12:43

                                Et l’autre qui nous sort le lac d’Annecy, les petits canards, les mamours, cui-cui, pour arriver à justifier une fois de plus, la désignation à la vindicte de boucs émissaires du libéralisme ; honteux privilégiés, « caste » de travailleurs : hou hou .

                                Quel ridicule !

                                Vous imaginez peut-être que TOUS les intermittents du spectacle vont pointer au pole-emploi « pas loin du Lac d’Annecy » ?
                                On leur paye un tour en barque aussi ?

                                Ces liberaux sont décidément de plus en plus grotesques.


                              • Le péripate Le péripate 24 août 2012 13:00

                                Tu n’y connais rien. La gestion des intermittents est centralisé à Seynod.

                                Quand on sait pas, on ferme sa gueule.

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