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Accueil du site > Actualités > Politique > Législatives : vers un déni de démocratie

Législatives : vers un déni de démocratie

Emmanuel Macron large vainqueur de la présidentielle face à Marine Le Pen, c’est maintenant vers les législatives que se tournent les regards. Mis à part Les Républicains qui devraient limiter la casse face à la vague attendue des candidats d’En Marche !, les autres partis sont menacés de se partager les miettes. Compte tenu des scores du 1er tour de la présidentielle et des rapports de force qui en ont découlé, ce serait un scandale électoral...

C’est un fait constamment vérifié lors des grands rendez-vous électoraux : les Français sont légitimistes et donnent au chef de l’État nouvellement élu les moyens de sa gouvernance. Dès lors, il semble évident que, sauf accident majeur bien improbable, Emmanuel Macron disposera d’une majorité législative à l’issue des deux tours de scrutin des 11 et 18 juin. La seule incertitude actuelle concerne l’ampleur de cette victoire de La République En Marche, le parti créé pour soutenir l’action du nouveau président. Les électeurs lui donneront-ils les moyens de ses ambitions pour le pays en le dotant d’une majorité absolue ? Ou choisiront-ils de tenir en laisse le chef de l’État en ne lui accordant qu’une majorité relative, synonyme de compromis de gouvernement ou d’alliances au cas par cas sur les textes de la mandature ? Réponse au soir du 2e tour.

D’ores et déjà, les instituts de sondage qui ont enquêté sur le scrutin législatif sont unanimes : l’alliance La République En Marche-Modem devrait arriver très nettement en tête du scrutin, avec à la clé une majorité pouvant atteindre, voire nettement dépasser, les 300 sièges* à l’Assemblée Nationale. Un score en l’occurrence acquis très nettement au détriment d’un Parti Socialiste en totale déliquescence, et clairement menacé de mort par ses graves dissensions internes. Derrière le parti présidentiel, Les Républicains – eux-mêmes très divisés – devraient également souffrir du renouvellement en cours de la classe politique, mais si l’on en croit les sondeurs, en limitant les pertes à quelques dizaines de sièges. Avec un effectif tournant autour de 150 députés, l’alliance LR-UDI se positionnerait par conséquent comme le premier parti d’opposition au « macronisme en marche ».

« Premier parti d’opposition », voilà un rôle que revendiquaient dès le lendemain de l’élection présidentielle les caciques du Front National et de La France Insoumise, forts de leurs scores du 23 avril et sur la base escomptée des succès à venir lors des législatives. Poussé par son goût de la provocation – au risque de passer pour un matamore –, Jean-Luc Mélenchon était même allé jusqu’à se projeter en « Premier ministre de cohabitation », à l’instar d’un François Baroin qui n’y croyait pas lui-même. Or, dans le système électoral français, la mécanique législative est implacable, et comme à chaque rendez-vous de ce type – les législatives couplées à la présidentielle –, la dynamique en faveur du chef de l’État et les logiques d’alliance de 2e tour dans les circonscriptions se traduiront par des gains modestes pour les partis les plus excentrés sur l’échiquier politique. 

Car les électeurs du FN et de la FI ne doivent pas se leurrer : malgré une large adhésion à leur projet le 23 avril, et en dépit d’un score assez proche de celui d’Emmanuel Macron, leur ambition devra se limiter à l’émergence d’un groupe parlementaire comptant au maximum une trentaine de députés. Principale difficulté pour ces deux partis : l’obligation de dépasser 12,5 % des suffrages exprimés au 1er tour de ce scrutin législatif pour ne pas être éliminé du 2e tour. En tenant compte de l’abstention prévisible, cela signifie que dans la grande majorité des circonscriptions, c’est entre 18 et 23 % des voix qu’il faudra recueillir pour se qualifier. Une contrainte qui limitera considérablement le nombre de triangulaires et a fortiori de quadrangulaires, plus favorables aux partis comme le FN et la FI que des duels favorisant le regroupement des voix sur les candidatures des partis traditionnels du système.

À potentiel électoral égal, de 10 à 20 fois moins de députés !

Si l’on en croit le sondage Opinionway du vendredi 26 mai, ce sont 310 à 330 sièges qui devraient échoir à l’alliance LREM-Modem, et cela pour la seule France métropolitaine. Soit une majorité absolue très nette, supérieure à celle du PS et de ses alliés en 2012. En 2e position, LR-UDI obtiendrait 140 à 160 sièges selon l’institut, loin devant le PS, la FI et le FN, aucun de ces partis ne paraissant en mesure de dépasser les 30 élus. À noter que la projection en sièges d’Opinionway est basée sur une part d’électorat LREM-Modem estimée à 28 % au 1er tour. Or, selon deux sondages publiés le mercredi 24 mai par l’Ifop et Elabe, LREM-Modem obtiendrait 31 % des suffrages pour l’un, et 33 % pour l’autre. Ce qui, en l’absence de projection en sièges de ces deux instituts, pourrait se traduire le 18 juin par un succès encore plus spectaculaire de la majorité présidentielle en nombre d’élus.

C’est donc bien vers une très nette victoire d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre Édouard Philippe que l’on semble s’acheminer. Et cela malgré l’« affaire Ferrand » qui trouvera sans doute son épilogue dans la 6e circonscription du Finistère et obligera – espérons-le – le nouveau Garde des Sceaux François Bayrou à durcir encore plus son projet de loi sur la moralisation de la vie politique. Ce large succès annoncé de l’alliance LREM-Modem ne doit toutefois pas occulter l’un des effets les plus détestables de notre système électoral : avec respectivement 21,30 % et 19,58 % de suffrages accordés à leurs candidats en avril, le Front National et la France Insoumise ne disposeront probablement que d’un maximum de 20 sièges pour le FN et de 30 sièges pour la FI. Des nombres dérisoires comparés aux 300 sièges – voire plus ! – dont devrait disposer la majorité présidentielle.

Rappelons à cet égard que l’écart qui séparait le 23 avril Emmanuel Macron de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon était de 2,71 % pour la candidate du FN, et de 4,39 % pour le candidat de la FI. Des écarts assez largement gommés, de l’avis même des experts, par le « vote utile » dont a bénéficié le nouveau chef de l’État relativement à ses adversaires qui, eux, ont massivement capitalisé des votes d’adhésion sur leur nom et leur programme. Dans de telles conditions, voir les partis de ces candidats hériter à l’Assemblée Nationale d’une représentation 10 à 12 fois moindre pour la France Insoumise, et potentiellement 15 à 20 fois moindre pour le Front National, que l’alliance présidentielle LREM-Modem relève d’un scandale électoral propre à la France. Dans nulle autre nation occidentale il ne serait en effet possible de constater un tel déni de démocratie.

Cela démontre une fois de plus l’urgente nécessité de remettre à plat notre système politique. Soit en instaurant une VIe République. Soit a minima en mettant en œuvre une ambitieuse réforme de la Constitution, enfin respectueuse des attentes de nos concitoyens et de leur droit à être justement représentés au parlement. Il est hélas ! à craindre que le quinquennat d’Emmanuel Macron ne débouche que sur des modifications cosmétiques destinées à brosser les électeurs dans le sens du poil sans nuire pour autant aux équilibres de pouvoir si favorables aux intérêts des grandes puissances financières et industrielles. Avec Nicolas Sarkozy et François Hollande, les Français ont été dirigés par deux chefs d’État souples avec les puissants et durs avec les faibles. En ira-t-il de même avec Emmanuel Macron ? La balle est dans le camp du président de la République. 

Pour mémoire, la majorité absolue est de 289 sièges.

À lire :

8 propositions pour moderniser la vie politique (14 décembre 2015)


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299 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 29 mai 09:16

    Bonjour à tous

    Au vu des premières notes - très mauvaises - attribuées à cet article, je présume qu’il n’y a pas, pour ces lecteurs, de déni de démocratie dans la manière dont sont actuellement attribués les sièges à l’Assemblée Nationale : nous sommes donc dans un système parfaitement satisfaisant, même si une grande part des électeurs ne sont pas représentés au Parlement !

    Je ne nie évidemment pas à chacun le droit de penser ainsi. Mais dans un pays de nature frondeuse où la majorité de la population estime ne pas être entendue par les gouvernants, j’aurais souhaité que ceux qui portent un jugement négatif sur cet article viennent ici développer les raisons pour lesquelles ils se montrent si satisfaits du modèle politique en vigueur.

    Merci de votre attention.


    • gruni gruni 29 mai 09:32

      @Fergus


      Je constate que la chasse au Fergus est ouverte depuis déjà quelques temps, donc rien à voir avec la qualité de ton article Fergus. Franchement désolant d’en arriver là

    • Laulau Laulau 29 mai 09:32

      @Fergus
      Bien sûr qu’il y aura un déni de démocratie, mais ça n’est pas très nouveau, non ? J’ai pourtant mis une mauvaise note à l’article mais c’est à cause de votre propension (pas très nouvelle non plus) à prendre pour argent comptant ce que disent les sondages. Il est déjà difficile de faire des prédiction pour les présidentielles mais alors pour les presque 600 circonscriptions avec dans chacune des écarts qui sont souvent de quelques centaines de voix, cela relève du doigt mouillé dans le vent, et pour les instituts de sondage, le vent souffle toujours pour Macron. Comment les sondages peuvent-ils prévoir si, au second tour, il y aura des triangulaires, voire quadrangulaires ? Elles risquent pourtant d’être nombreuses mais où et avec quel résultats ?
      Il y a dans la publication des sondages, surtout à trois semaine du scrutin, une part de propagande dont vous ne semblez tenir aucun compte.


    • Fergus Fergus 29 mai 09:53

      Bonjour, Laulau

      Non, ce déni n’est effectivement pas nouveau. Mais il va probablement prendre cette année une ampleur accrue du fait des résultats cumulés du FN et de la FI, si mal récompensés en termes de représentation nationale. Or, Macron n’envisage qu’une introduction de proportionnelle dérisoire (5 ou 10 %).

      Si je relaie les sondages, ce n’est pas par hasard : d’une part, les instituts ont parfaitement accompli leur boulot durant la présidentielle ; d’autre part, je constate un peu partout une montée réelle de l’engouement pour une majorité présidentielle qui va dans le sens des enquêtes. Evitons d’être dans le déni comme cela a été le cas durant la campagne présidentielle !

      Une enquête vient en outre de montrer que, pour quasiment 2/3 des Français, ce sont les considérations nationales qui prendront le pas sur le local. cela, je le constate d’ailleurs dans ma propre circonscription où c’est un jeune de 27 ans investi par En Marche ! qui séduite le plus au détriment des vieux briscards de la politique locale.

      Enfin, vous avez tort sur les triangulaires et les quadrangulaires : avec des taux d’abstention qui augmentent et la barre des 12,5 %, il y aura très peu de confrontations à 3 et à 4. Rappelons qu’en 2012, il y avait eu 495 duels pour 577 sièges. Je prends le pari qu’il y aura cette fois-ci plus de 500 duels. 


    • Fergus Fergus 29 mai 09:56

      Bonjour, gruni

      Ce qui est surtout désolant, c’est de ne pas argumenter. Sur ce plan-là au moins, Laulau a exprimé ses raisons et je l’en remercie.

      Merci pour ton soutien.


    • Laulau Laulau 29 mai 10:41

      @Fergus
      « Evitons d’être dans le déni comme cela a été le cas durant la campagne présidentielle ! »

      Quel déni ? Mélenchon a perdu pour 600000 voix et n’a pas fait 14% comme disait les sondages début avril ! Le Pen n’a pas fait 30 % comme on le disait avant la campagne, C’est vous qui, il me semble, niez le jeu de « pompage électoral » joué par les instituts qui misent sur le caractère moutonnier de certains électeurs.


    • Fergus Fergus 29 mai 11:35

      @ Laulau

      Les sondages ont suivi les évolutions de l’opinion, il n’ont pas fabriqué celle-ci.

      Si tel avait été le cas, il n’auraient certainement pas enregistré la montée de Mélenchon dans les 2 derniers mois, ce candidat n’étant évidemment pas adoubé par le système. Or, sa progression a bien été relayée par les instituts !

      Et pour votre information, sachez qu’en moyenne, Mélenchon et Le Pen étaient donnés, non pas à 14 % et 30 % début avril comme vous l’indiquez, mais à 17 % et 23,5 %. Des données qui ont évolué à la mi-avril, après publication des candidatures officielles, à 19 % et 22,5 %, d’ores et déjà assez proches des résultats du 1er tour.

      Cf. lien à ce sujet.


    • wesson wesson 29 mai 11:41

      @Fergus
      je ne vous ai pas noté (je ne le fait habituellement pas) toutefois je trouve effectivement que votre article est mauvais. 


      Je ne discute pas l’idée principale (le scandaleux système de scrutin), mais vos projections, qui sont à mon sens bien hasardeuses.

      Vous surestimez Macron. C’est vrai qu’il bénéficie aujourd’hui encore d’une extraordinaire couverture médiatique, mais même en choisissant les mots, il n’y a toujours pas une majorité de Français qui veulent lui donner les moyens de ses politiques. 


      Bien entendu Mélenchon n’aura pas une majorité avec ses 20%, mais n’allez pas croire que l’autre Macron en obtiendrait une avec ses 10% de plus à peine ! Il l’aura, je suis d’accord, mais après l’élection et au gré des ralliement de dernière minute - principalement de la droite vu que le PS c’est déjà fait - et dont le coût politique n’ira que en grandissant.

      Ce sur quoi Mélenchon ne se trompe pas, c’est que l’élection se jouera à celui qui se sera la moins abstenu. Pour Le FN, le résultat dans le contexte indique peut-être qu’il est arrivé à son maximum au delà duquel il lui sera très compliqué de mobiliser. Dans ma circo en tout cas, alors que aux présidentielles ils avaient été très présent, aux législatives ils ne sont tout simplement plus du tout là. Pour le camp Macron les récents déboires de M. Ferrand sonnent aussi la démobilisation : le « renouveau » politique n’est déjà plus tout à fait là. 

      Cette élection se fera sur la mobilisation des électorats, et la FI est quand même bien placé dans le domaine : la clarté dans le propos, aucune affaire aux basques et une campagne très vaillante avec des personnes réellement neuves (et pas l’erzat proposé par la macronie).

      C’est pourquoi je pense sérieusement que le score du 1er tour de la FI sera vraiment très bon, permettant le maintient dans un maximum de circo.


      Et nous aurons là toute l’occasion de voir à l’oeuvre les donneurs de leçon en front républicain 
      `
      J’ai été trop long. En résumé ce qui pêche dans votre article, c’est les pronostics foireux, dont je ne puis m’empêcher de remarquer à quel point ils suivent ceux des médias mainstream. Surestimation du FN, sous-estimation de la FI, le reflet exact de la présidentielle quoi.

    • Laulau Laulau 29 mai 12:02

      @Fergus
      Tout d’abord un lien que vous devriez consulter sur les sondages de la présidentielle.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_sondages_sur_l%27%C3%A9lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_2017

      Vous pourrez y vérifier que TOUS les instituts donnaient Mélenchon entre 14 et 15 % entre le 29 mars et le 31 mars.
      Pour le Pen elle était donnée à 26 % mi mars, mais auparavant tous les commentateurs parlaient des 30 % possibles pour le FN, souvenez-vous.

      "Or, sa progression a bien été relayée par les instituts "

      Évidemment, bien obligé, mais s’agissait-il uniquement d’une progression ou bien aussi d’une adaptation progressive à la réalité des chiffres ? Vous n’en savez rien, puisque les chiffres bruts ne sont JAMAIS publiés.
      Les résultats des sondages ont un effet indéniable sur l’opinion et je me refuse à croire que ceux qui possèdent les instituts s’interdisent de jouer de ce pouvoir.


    • Fergus Fergus 29 mai 14:27

      Bonjour, wesson

      J’ai l’impression de relire ce que vous écriviez en amont de la présidentielle. Avant de reconnaître - avec une grande honnêteté - après le 1er tour que vous aviez très nettement sous-estimé le potentiel de Macron et sa capacité à se qualifier pour le 2e tour.

      Or, à vous lire et à lire d’autres intervenants ces jours-ci, j’ai la curieuse sensation d’être revenu quelques mois en arrière alors que le déni de Macron s’étalait à longueurs de commentaires sur ce site et cela contre toute logique tant le désir de tourner la page de l’« UMPS » était fort dans le pays.

      Ne vous méprenez pas, l’affaire Ferrand est un mauvais coup pour En Marche ! Mais elle ne constitue qu’un épiphénomène tant les Français veulent le changement et donneront sans nul doute une majorité au nouveau président. 

      Pour ce qui est de la FI, puissiez-vous avoir raison !


    • François Vesin François Vesin 29 mai 15:17

      @Fergus
      « Les sondages ont suivi les évolutions de l’opinion, il n’ont pas fabriqué celle-ci. »


      Mais alors, que s’est-il passé dans la nuit du 14 au 15 novembre 
      pour que des français qui ne connaissaient Macron que du
      nom de sa réforme inique - puisqu’il n’avait aucun programme -
      soient brutalement parcourus de cet irrésistible désir d’en faire
      leur président ?

      Les sondages sont le reflet du bon vouloir de ceux qui les commandent
      et, à ce titre, ils sont fabriqués sur mesure pour défendre leurs stratégies.

    • NCdunet NCdunet 29 mai 15:25
      Comment est on passé de 14% d’adhésion à son programme à plus de 60% d’adhésion pour les législatives ! vous n’allez pas me faire croire que d’un coup de poudre de perlimpimpin, Macron aura la majorité aux législatives . 


    • wesson wesson 29 mai 15:31

      @Fergus

      Vous retardez un peu le moment ou j’ai pris conscience de la force du vote Macron, et où je l’ai écrit.

      Je me souviens plus particulièrement d’une réponse faite avant le 1er tour à Tall qui pensait que le vote Le Pen était bien plus haut. Je pensait au contraire qu’ils étaient tout à fait accessibles, et c’était bien le cas. Je pensait à un second tour Macron - Mélenchon. Probablement Macron aurait quand même gagné, mais au moins l’entre 2 tour aurait été politique, et pas cette caricature imbécile. Voilà j’ai sous-estimé l’effet « vote utile » et la résistance de la droite, mais de fait, l’élection était bien plus ouverte que la configuration que l’on nous vendait depuis plusieurs années en réalité. 

      Sur les législatives je ne nie pas que Macron fera un excellent score, le meilleur de tous, mais je ne pense pas que cela fasse de suite une majorité. La encore parce qu’il va lui manquer 20% pour ce faire.

      Et c’est quand même une réalité tout à fait nouvelle que à l’issue d’une élection, moins d’une majorité de Français ne souhaitent donner au président une chambre à sa couleur. Et la chose semble bien avoir été intégrée par l’équipe même de Macron, qui tant bien que mal essaie de jouer profil bas pour l’instant. 

      A quel point cela va fonctionner ? Je n’en sait rien. Mais les élections législatives sont traditionnellement bien moins courues que les présidentielles, et les enjeux n’en sont pas véritablement connus. Chez la FI, j’ai quand même l’impression que l’accent est tout particulièrement mis sur la pédagogie de ces élections et sur la mobilisation des électeurs. `

      Et c’est vrai que même sans majorité à 58 députés on peut être pénibles (dépôt d’une motion de censure), et à 185, on peut carrément devenir insupportable (organisation de référendum d’initiative populaire)




    • Fergus Fergus 29 mai 15:47

      @ Laulau

      Oui, j’ai bien vu cela : entre 14 et 16 % pour Mélenchon avant le grand débat. Et entre 16,5 et 18 % après le grand débat où Mélenchon a, de l’avis de tous les observateurs, été très bon.

      Cette adéquation entre les avis des analystes politiques - pas spécialement proches de la FI pour la plupart, c’est le moins que l’on puisse dire - sur la prestation de Mélenchon et sa nette progression sont la démonstration qu’il n’y a rien eu d’autre que la mesure des effets de ce débat sur les électeurs.

      Pour ce qui est des données brutes, de l’avis de tous les experts, elles seraient incompréhensibles par le public.

      En conclusion, non, les sondages n’ont à mon avis pas « un effet indéniable sur l’opinion ». Encore une fois, seuls les perdants pensent cela, et l’on retrouve ce réflexe dans tous les pays.


    • wesson wesson 29 mai 15:56

      @wesson
      au passage quand même vous oubliez de mentionner cette petite curiosité mathématique qui donne 30 % à Macron alors que celui-ci ne présente que 526 candidatures, laissant en réalité la place à quelques ralliés du lendemain du second tour. 


      Est-ce là le signe du raz de marée attendu ? Je crois que c’est plutôt le contraire. 

    • Fergus Fergus 29 mai 16:30

      Bonjour, François Vesin

      Il s’est passé que Macron a lancé son mouvement En Marche ! le 6 avril et que régulièrement l’actualité de cette aventure politique a été médiatisée, de même que la possible intention de Macron de se présenter à l’élection présidentielle.

      Il n’est donc pas sorti de nulle part et a surfé sur un double désir des Français : 1) renvoyer dans les cordes les vieux partis qui n’ont cessé de les trahir : 2) rompre avec un clivage gauche-droite qui n’avait plus de sens, la politique conduite par Sarkozy et Hollande étant grosso modo la même. Ajoutez à cela des électeurs centristes orphelins de candidat, et vous aurez tous les ingrédients de de score relativement élevé dès l’automne. 

      Croire qu’il n’a été qu’un produit fabriqué ex nihilo est à mon avis une énorme erreur. Et ce qui s’est produit avec Macron se reproduira aux législatives avec les candidats LREM.


    • Fergus Fergus 29 mai 16:42

      @ wesson

      « Est-ce là le signe du raz de marée attendu ? Je crois que c’est plutôt le contraire. » 

      Nous verrons. Mais je pense que Macron aura d’autant moins de mal à disposer d’une large majorité présidentielle que les circonscriptions laissées libres sont a priori destinées à des ralliés de demain - dont sans doute 2 ou 3 ministres - dont il n’est même pas sûr qu’il ait réellement besoin.


    • Ouallonsnous ? 29 mai 17:18

      @Fergus

      « ...le désir de tourner la page de l’« UMPS » était fort dans le pays. »

      Mais ce désir est toujours aussi fort, seulement, en utilisant la force des « merdias », ils ont réussi à prolonger l’UMPS sous un autre nom, car Macron n’est que l’autre nom du système de contrôle de l’UE/OTAN sur la République française !

      La seule alternative au changement de paradigme sociétal reste la France Insoumise !


    • Fergus Fergus 29 mai 17:35

      Bonjour, Ouallonsnous ?

      Vous avez évidemment raison.

      Mais les Français sont ainsi faits qu’à défaut de la vague, ils se contentent de l’écume de celle-ci. Or, En Marche ! n’est que l’écume d’une prétendue révolution politique, et nos compatriotes s’en apercevront très vite.

      En attendant ils veulent y croire, et c’est cela qui va servir les intérêts de Macron et ceux, occultes, de l’oligarchie.


    • Laulau Laulau 29 mai 18:07

      @Fergus
      « En conclusion, non, les sondages n’ont à mon avis pas « un effet indéniable sur l’opinion » »

      Comment pouvez vous dire cela alors que vous dénoncez souvent le « vote utile » ??
      Comment pourrait-on connaitre quel est le vote utile sans les sondages ? Je ne vois pas !

      Par contre, grâce aux sondages généreux pour le FN, on peut accroitre la peur et provoquer le vote utile.
      Par contre en désignant « le meilleur » candidat à même d’éviter un second tour Fillon contre Le Pen, on peut suggérer qu’il est le meilleur candidat pour éviter à la fois la droite et le FN.

      Par contre, en minimisant les chances de Mélenchon, on dissuade de voter pour lui puisqu’il risque de perdre et contre la droite et contre Le Pen.

      Et vous appelez ça, n’avoir pas effet sur l’opinion ? Vous niez l’évidence.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 18:20

      @Fergus
      Je crois que vous ne mesurez pas bien comment les médias organisent la propagande. « PSYWAR - la Guerre psychologique. »
      Les sondages sont « couplés » avec la propagande 100% Macron pur jus.
      Ce couplage fait des sondages des prévisions « autoréalisatrices ».
      Le fait de les relayer en renforce la réalisation.


      Le jour de l’investiture, les rues de Paris étaient désertes, tellement les électeurs étaient enchantés ... ! Depuis, tous les médias sont comme le ravi de la crèche devant Macron ! Si on les écoute, Macron, c’est le nouveau de Gaulle !

      « Macron tient tête à Merkel ; » Macron affronte Trump ! «  ; »Macron va faire un rapport de force avec Poutine« , »Macron avec Poutine, reprend la diplomatie de de Gaulle", toussa, toussa ...
      Que du pipeau destiné à cacher la réalité de son programme et de la place de la France dans le monde : peanuts !

      La réalité est toute autre. La France depuis de nombreuses années, c’est peanuts sur le plan diplomatique ! La dernière lueur d’indépendance a été le discours de Villepin à l’ ONU et le refus de participer à la guerre d’Irak, en 2010.

      Après, Sarkozy a signé les accords de Lancaster House pour envahir la Libye et la Syrie. Hollande a suivi et Macron fera de même. Les gouvernements depuis Sarkozy sont les carpettes de Washington, partout : en Libye, en Syrie, en Ukraine, les sanctions contre la Russie, le refus de livrer les Mistral à la Russie et le soutien aux néo nazis de Kiev, ainsi que le refus de voter aux Nations Unies la condamnation du nazisme.

      Les médias nous ont vendu Macron pendant 18 mois comme on vend de la lessive. Ils sont en train de lui fabriquer à partir de rien, une stature d’homme d’état international.
      C’est ainsi que les médias fabriquent à la fois les sondages et le candidat qui va avec.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 29 mai 18:30

      @Fergus
      Réveillez-vous, tout cela a été calculé depuis longtemps, la haute finance a considéré que le PS et l’UMP n’étaient plus capables d’assurer la casse sociale dont elle a besoin pour garantir ses profits, ni d’endiguer le mécontentement qui monte !


      Il fallait « du Renouveau pour que tout change et que tout reste pareil ! » Voilà les Fondations et autres Think tanks qui ont propulsé Macron, comme une marque de lessive !

    • Fergus Fergus 29 mai 18:59

      @ Laulau

      Pour ce qui est des « votes utiles », il est vrai - et je l’ai écrit dans ce fil - que les sondages jouent un rôle.

      Mais imaginez un instant ce qui se passerait sans sondages à notre époque complètement dépendante d’internet. Ce serait une déferlante de rumeurs sur le web, toutes plus incontrôlables les unes que les autres, et donc propices à toutes les manipulations. Croyez-vous que les « votes utiles » seraient moins nombreux ? Certainement pas, et les conséquences pourraient en être totalement inattendues.


    • wesson wesson 29 mai 19:19

      @Fergus
       « les circonscriptions laissées libres sont a priori destinées à des ralliés de demain [...] »


      C’est très exactement ce à quoi je pense. 

      Macron aura sa majorité, mais avec ce subterfuge, qui aura quand même un coût politique autrement plus conséquent qu’une majorité directement obtenue.

      On se console avec ce que l’on peut ...

      Sur un autre aspect, je crois également que vous avez raison sur la réforme du travail que Macron va effectivement arriver à passer, probablement grace à des petites concessions de dernière minute qui permettront à la CFDT et à FO de se coucher sans en avoir trop l’air.

      Mais ce n’est pas sur cela que Macron risque le véritable soucis, c’est sur les retraites. 

      Car c’est bien de cela dont il est réellement question en Europe : faire baisser les pensions de retraites, qui sont en véritable analyse la cause structurelle du déficit de l’état Français. 


    • kader kader 29 mai 20:16

      @Fergus
      on peut pas analyser les chiffres ca ne sert pas à grand chose. il faut avoir un regard d’anthropologue ou de neuropsychiatre pour comprendre comme on manipule les opinions avec les sondages et la télé. combien de temps un cerveau humain peut résister à la pensée unique ?

      l’homme vit en groupe son inconscient lui commande d’appartenir au groupe majoritaire, car dans le cerveau primaire de l’homme le groupe majoritaire c’est groupe de survie. comparez d’autres espèces gnous zebres singes... un gnou ne quitte pas le groupe car il ne survit pas seul. L’homme banni et isolé est malheureux et se sent en danger.

      cest comme cela que ca marche. sans compter le blocage de la réflexion profonde par des images complexes qui n’existe pas dans la nature qui saturent le néo cortex et l’inondation de sensations peurs joies qui font fonctionner le cerveau limbique qui bloque quand il fonctionne le neo cortex.

      on habitue nos cerveaux à faire des choix non pas de réflexion mais de clan de sympathie d’antipathie, bref endemol nous a aidé à réagir à l’élection présidentielle comme à une de ces émissions.

      c’est très bien fait, c’est sous nos yeux tous les jours, il suffit de le voir : toutes les infos visent le cerveau limbique et primaire et bloquent le néo cortex. Et ca donne des moutons.

      il suffit de savoir comment fonctionne le cerveau humain et son attachement au groupe de survie.

      http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-strategie-du-stress-permanent-171180

      .


    • Fergus Fergus 29 mai 20:34

      Bonsoir, kader

      Qu’il y ait un conditionnement global des individus du fait de l’organisation sociétale qui agit inconsciemment sur ces personnes, je n’en doute pas.

      Mais précisément, ce type de « formatage » aux conséquences potentiellement orientées au plan politique ne sont plus dépendantes d’un outil sondagier comme le croient encore certains intervenants. Raison pour laquelle les instituts ne se donnent même pas la peine de truquer leurs enquêtes.

      La mise en œuvre d’un climat propice aux desseins des puissants peut se révéler autrement plus performante en regard de leurs attentes.

      Merci pour le lien. J’avais lu cet article avec intérêt au moment de sa parution.


    • Kamani 29 mai 20:40

      @Fergus
      Votre article accentue la propagande sondagière, d’après vous il n’y a plus rien à faire que de se soumettre à Macron et ses souteneurs.


    • Croa Croa 29 mai 22:24

      À Fergus,
      Il y a bien déni de démocratie mais aussi une part de rêve éveillé. Ce sont ces incohérences qui cassent l’article (à mon avis).


    • Alainet Alainet 29 mai 22:31

      @NCdunet :
       Il y a une chose sur laquelle vous êtes tous passé à côté - et vos explications sur le « vote utile » n’expliquent pas tout ; loin de là ! ==> c’est « l’effet Bandwagon » et son contraire « l’effet »underdog "...
      http://tpesondages.e-monsite.com/pages/a-leur-publication/les-theories/impact-direct.html
      https://fr.wikiversity.org/wiki/Sondage/Les_th%C3%A9ories
      - L’effet « bandwagon » désigne donc aujourd’hui l’effet mobilisateur pour la campagne d’un candidat lorsque celui-ci est en tête dans les sondages. L’effet « underdog » (littéralement « perdant » ou « opprimé ») désigne, lui, l’effet inverse à savoir la mobilisation des électeurs en faveur du candidat à la traine dans les sondages....

      - La théorie de l’impact indirect des sondages : ils influenceraient la vie des Français par les décisions qui sont prises à la lecture de sondages par les dirigeants. Le problème n’est toutefois pas réglé pour autant puisque nous ne savons toujours pas si cet impact est important ou est insignifiant par rapport aux autres moyens d’influence de l’opinion que sont les éditoriaux, les chroniques politiques Ce phénomène moutonnier sur l’électorat ( ou pression médiatique tournant aussi à la mascarade électorale ) a 1 effet d’entraînement indéniable, qui peut parfois jouer ( pas pour le brexit ni pour l’élection de Trump où l’opinion brave la pression oligarchique exercé par les partis dominants, l’Oligarchie ou les coups de masse-médias ) pour déblayer la route de leur candidat-leader.
      - Je passerais sous silence les chausses-trappe déployés par Hollande (bourrage d’urnes au PS, loi Urvoas, appareil judiciaire du Parquet pour évincer 1 candidat,etc.. ) et l’argent des Banques distribué à flot aux candidats du Système et le minimum de temps de parole aux petits candidats souvent maltraités par les journalistes : on aura tout vu !




    • doctorix doctorix 29 mai 22:34

      @Croa
      Macron n’a pour tout mérite que de ne pas avoir de passé (en ayant fait passer sa loi El Khomri par un faux-nez).

      Ce n’est pas pour autant qu’il a un avenir.
      Je lui prédis rapidement un 15% d’opinions favorables, à faire pâlir de jalousie un Hollande.
      Attendons le Tafta et la nouvelle loi-travail, et les rues seront pleines de monde.
      Je n’en reviens toujours pas qu’un être aussi insignifiant ait pu arriver où il est : tant il est vrai qu’avec une bonne pub on peut vendre même de la merde.

    • Croa Croa 29 mai 22:39

      À wesson « il n’y a toujours pas une majorité de Français qui veulent lui donner les moyens de ses politiques. »
      C’est certainement vrai. Le problème c’est qu’il y a une majorité des médias qui veulent lui donner les moyens de ses politiques. Ces gens ont les moyens d’orienter les votes sans que les français en aient même conscience.
      .
      Fergus ne surestime pas Macron je pense. En fait vous avez tous les deux raison car en toute rigueur Macron est un minable. Ce sont ses soutiens qui sont puissants et c’est grâce à eux qu’il va transformer l’essai sans coup férir, hélas !


    • Fergus Fergus 29 mai 22:54

      Bonsoir, Kamani

      Personne n’est obligé de se soumettre à Macron : il vous appartient - comme à tous les Français - de voter contre ses candidats si vous le souhaitez. Et les sondages ne sont pour rien dans le panorama qui est en train de s’esquisser.


    • Fergus Fergus 29 mai 22:55

      Bonsoir, Croa

      « rêve éveillé » ???


    • pipiou 30 mai 00:38

      @Laulau

      Vous êtes assez drôle : vous faites vous-même ce que vous dénoncez.
      Vous prétendez que les sondages modèlent l’opinion alors que vous n’en avez aucune trace factuelle.
      Et contrairement à ce que vous dites « en minimisant les chances de Mélenchon » on est arrivé à un très beau score pour Mélenchon.

      Si c’était si simple de deviner comment les électeurs réagissent aux sondages ce serait extraordinaire.
      Mais après coup c’est toujours d’expliquer ce qui s’est passé : moi je peux vous dire au détail près la météo qu’il a fait hier.


    • Croa Croa 30 mai 07:58

      À Fergus,
      T’es lourd ! Quand on est incapable de réaliser la nature du risque totalitaire c’est bien qu’on rêve non ?


    • Laulau Laulau 30 mai 08:12

      @Fergus
      Et pour l’élection de Macron, le vote utile et donc les sondages ont joué un rôle essentiel.
      Je ne souhaite pas l’interdiction des sondages, je souhaite que les calculs soient transparents. Je fus un chercheur et dans AUCUNE publication scientifique on m’a autorisé à garder secrète tout ou partie des calculs que j’ai effectués. Alors les instituts de sondages mentent quand ils prétendent que leur méthode est rigoureusement scientifique.


    • JL JL 30 mai 09:27

      @Laulau
       

       on ne peut pas à proprement parler de calculs au sujet des recettes des instituts de sondage.
       
      Que les instituts prétendent que leurs méthodes sont rigoureusement scientifiques, la belle affaire : c’est comme les promesses, ces prétentions n’engagent que ceux qui y croient.
       
      A propos de vote utile :
       
      Ce matin François Baroin disait : « l’abstention n’est pas une option. » Il aurait dû ajouter : parole de politicien. 
       
      Les électeurs qui s’abstiennent sont aux politiciens ce que les clients avertis sont aux commerçants : des proies qui leur échappent. 
       
      Les politiciens ont un besoin vital de culpabiliser les abstentionnistes. 
       
      Moi je dis : choisir à pile ou face c’est se faire complice de crime contre la démocratie, puisque c’est entériner le non choix qui nous est imposé. Il faut dénoncer le voter utile et valoriser le vote blanc et l’abstention, seuls moyens d’assainir la politique.
       

       

    • Fergus Fergus 30 mai 09:27

      Bonjour, Laulau

      On ne peut en aucune manière comparer des données brutes de recherche logiquement publiées dans les revues scientifiques à l’intention d’autres chercheurs pour justifier la rigueur d’un protocole avec des données brutes de sondages diffusées auprès du grand public incapable de comprendre comment ces données brutes aboutissent aux données corrigées sauf à ingurgiter des explications très complexes sur le contenu des algorithmes et la pertinence de ceux-ci.

      De l’avis même d’un ex-collègue informaticien, par ailleurs universitaire, la publication des données brutes entraînerait une totale confusion dans l’esprit des gens.


    • Laulau Laulau 30 mai 11:59

      @Fergus
      incapable de comprendre comment ces données brutes aboutissent aux données corrigées sauf à ingurgiter des explications très complexes sur le contenu des algorithmes et la pertinence de ceux-ci

      Vous vous faites un monde de pas grand chose, ça n’est pas parce qu’on nome algorithmes quelques lignes de calcul que cela dépasse l’entendement du vulgus pecum.
      Mais si vous y tenez ...... que l’on affiche, au moins, que ces résultats sont obtenus par une méthode TENUE SECRÈTE sans que quiconque puisse la contrôler.
      En parlant de « corrections » bien venues pour Macron, expliquez-moi pourquoi au second tour les sondages donnaient Le Pen à 41 % alors qu’elle n’a fait que 35 %. Grosse erreur ou bien nécessité pour Macron de faire un « bon » score ?


    • Fergus Fergus 30 mai 12:18


      @ Laulau

      Bien sûr que si, la méthodologie de toutes les enquêtes est disponible. Si elle n’est pas publiée auprès du grand public, elle n’en est pas moins accessible (avec les données brutes) sur le site de la Commission des sondages (lien).

      Pour ce qui est de la distorsion des prévisions du 2e tour de la présidentielle, il n’y a que vous qui vous en étonnez : elle est due – tous les analystes sont d’accord sur ce point – à la désastreuse prestation de Le Pen lors du débat face à Macron. Mais peut-être vous a-t-il échappé que celui n’a eu lieu que 24 heures avant la fin de la campagne, autrement avant que les effets de ce naufrage aient pu être complètement mesurés dans l’opinion.

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