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Accueil du site > Actualités > Religions > Moïse, les eaux de Meriba

Moïse, les eaux de Meriba

Les eaux de Meriba, de même que les eaux de Massa - Massada, le mont Sinaï - sont les deux plus grandes énigmes de l’histoire de Moïse. Suite à mes articles, j’avoue être surpris que certains commentateurs n’aient pas encore compris à quel point le raisonnement logique, notamment militaire, peut contribuer à la recherche historique, y compris biblique, et cela en collaboration avec l’étude des textes et l’archéologie.

Tout d’abord, il faut bien s’entendre sur deux points.

Premièrement : question de datation. Vu le soin avec lequel les auteurs bibliques situent dans le temps les événements les uns par rapport aux autres, on doit essayer de faire confiance aux dates qu’ils donnent, en particulier pour la sortie d’Egypte, au XVe siècle av. J.-C. et non au XIIIe comme la plupart des historiens le pensaient encore récemment (la thèse qui prévaut actuellement est celle des auteurs de la Bible dévoilée).

Deuxièmement : Moïse, de même que César, sont des personnages qui sont apparus dans le cours de l’Histoire à l’apogée d’une culture, l’un de la culture égyptienne des prêtres d’Osiris, l’autre de la culture romaine. Les textes qu’ils ont écrits, il faut les lire en faisant preuve de beaucoup de perspicacité, sans trop se laisser influencer par ceux qui ont essayé, par la suite, de les plagier en usant de la même rhétorique.

Vers l’an 1445 avant J. C., la situation est la suivante,

Le pays de Canaan est sous protectorat égyptien. Chaque roitelet, chaque ville, fait allégeance au pharaon et lui paye tribut. Certaines plaines fertiles sont directement administrées et exploitées par l’administration égyptienne. Des officiers égyptiens encadrent les troupes locales.

Les prêtres Moïse ont installé leur place forte refuge sur la montagne de Massada, le mont Sinaï (ma thèse). Après leur victoire de Rephidim sur l’armée philistine (pro-égyptienne ?), le désert de Juda et les oasis des bords de la mer Morte sont sous leur autorité. Ils en tirent la manne - l’impôt en nature - qui leur permet de nourrir, plus ou moins bien, le peuple. De combien d’hommes aptes à porter les armes disposent-ils ? 600 000 comme ils l’ont écrit sur leurs tablettes de recensement ? 6 000 ou 60 000 me paraît un chiffre plus raisonnable.

Entre le désert de Juda et le pays des Philistins, par-delà les montagnes de Judée, s’étend la riche plaine de la Shephela. L’intention de Moïse est de conquérir cette région. Deux ans après son installation à Massada, ses troupes descendent en bon ordre vers le sud pour contourner la montagne. Il installe sa base arrière à Gadesch et fait camper son armée plus au nord dans le désert de Param. Il noue une alliance avec les Madianites qui s’engagent à lui fournir des guides et probablement aussi des troupes. Il envoie des espions pour explorer la plaine de la Shephela. Au bout de quarante jours, ceux-ci reviennent et rendent compte que le pays est très riche mais que les villes y sont fortifiées et très grandes (Nomb 13, 28).

Deux solutions militaires s’offrent à Moïse. La première est d’attaquer en force et dans la foulée les villes de la plaine et de s’en emparer les unes après les autres. Il espère pouvoir compter sur ses anciennes relations de prêtre d’Osiris pour débaucher les garnisons égyptiennes hostiles au clergé d’Amon qui règne en Egypte. La seconde solution est de s’emparer des montagnes de Judée pour agrandir son territoire du désert de Juda. C’est ainsi qu’Abraham avait procédé au début de sa conquête.

Moïse choisit la première solution. Malheureusement pour lui, son choix ne fait pas l’unanimité parmi les chefs. Les opposants estiment que l’on court à l’échec. Les espions qui ont exploré le pays se transforment en porte-parole. Les uns disent : « Montons à la conquête de ce pays car nous pouvons nous en rendre maîtres (Nomb 13, 30). » Les autres : « Ce pays est plus fort que nous (Nomb 13, 31). Les habitants sont des géants et par rapport à eux, nous sommes comme des sauterelles. » Bref, le trouble se met dans le peuple. Une partie veut retourner en Egypte. Moïse et Aaron sont désavoués et risquent même de se faire lapider (Nomb 14, 10). Moïse menace. Il prophétise que le peuple sera condamné à vivre quarante ans dans le désert si on ne lui obéit pas (prophétie facile à faire si le texte a été mis à jour dans les années qui suivent). Il se retire à Gadesch avec l’arche d’alliance tandis que le peuple hébreu se lance à l’attaque de la montagne (Nomb 39, 40)... les montagnes de Judée.

La défaite de Horma.

Et voici la conséquence de la désobéissance du peuple : « Les Amélécites (les troupes philistines d’Amaleq, probablement pro-égyptiennes) et les Cananéens qui habitent cette montagne descendent ; ils les battent et les taillent en pièces jusqu’à Horma (Nomb 14,45). »

Puisque, dit-on, les Egyptiens notaient tout, ont-ils mentionné l’affaire ? Sous Amenophis III (1406-1371) les armées égyptiennes écrasent la révolte des "Shasous de Yhw III" (Bédouins de la montagne de Yahweh) qui sont probablement des Madianites Kénites... Certaines listes égyptienne associent "S’r-r" avec les Bédouins deYahweh. "S’r-r" serait donc peut-être le Seir biblique, situé dans l’Édom, à coté du pays de Madian (site internet : taper philo-zine, connaissances, article : la Terre promise).

La première grave désobéissance du peuple hébreu avait eu lieu au pied de la montagne de l’Horeb (Massada suivant ma thèse) lorsque, refusant le combat, les hommes avaient cherché querelle à Moïse et douté de la présence de Dieu au milieu d’eux (Ex 17, 7). Pour rétablir son autorité, Moïse avait montré ses dons (de sourcier ?) en faisant jaillir l’eau du rocher (de Massada). « Tu frapperas l’eau du rocher, lui avait dit Dieu, il en sortira de l’eau et le peuple boira (Ex 17, 6). On appela l’endroit du nom de Massa (Massa d’où Massada) et Meriba (Ex 17, 7). »

En se lançant dans la bataille d’Horma contre l’avis de Moïse et de son Dieu, le peuple a commis sa deuxième grave désobéissance. Pour rétablir son autorité, le prophète rassemble les survivants à Gadesch, au pied d’une montagne voisine. « Il frappa le roc, dit la Bible, par deux fois ; l’eau sortit en abondance ; la communauté but ainsi que son bétail (Nomb 20, 11)... Ce sont les eaux de Meriba (Nomb 20, 13). »

L’énigme d’Hor-la-Montagne où fut enterré Aaron.

Vaincu, affaibli par ses dissensions internes et par la malnutrition, dans l’impossibilité de vaincre le pays d’Edom, les Hébreux le contournent par le sud dans l’intention de rejoindre les steppes de Moab. Ils campent à Hor-la-Montagne. C’est là que Moïse va dissoudre le vieux conseil des prêtres Aaron pour le remplacer par un jeune et nouveau conseil nommé Eléazar.

Puisque, dit-on, on ne peut croire au texte biblique que s’il est prouvé par des vestiges archéologiques, j’invite le lecteur à lire un ouvrage publié en janvier 2000 : Les mystères du mont Sinaï d’Emmanuel Anati. L’auteur est un paléoethnologue italien de renommée mondiale. Il est l’un des premiers à avoir compris que le mont Sinaï ne pouvait se trouver là où on le situe encore. Il a envisagé que cela pouvait être le site de Har Karkom. Il aurait suffi qu’il aille un peu plus loin jusqu’à Massada pour trouver le véritable site. Qu’il me permette pourtant de le remercier car ses travaux de fouilles vont très probablement nous aider à apporter la preuve archéologique que Har Karkom est le site de Hor-la-Montagne et que, par conséquent, le texte de Moïse est tout à fait véridique et authentique.

Voici quelques indices retrouvés à Har Karkom : douze stèles représentant probablement les douze tribus d’Israël. Une pierre blanche placée en évidence évoquant la lune, en accadien, sin. Une grande quantité de gravures rupestres d’inspiration religieuse pouvant avoir un rapport avec des scènes bibliques. La représentation d’un serpent, le serpent de bronze de Moïse (Nomb 21, 9) ? Enfin, une gravure sur pierre pouvant représenter la table des dix commandements.

Cet article est inédit.

Je l’ai écrit en trois jours et trois nuits tout en essayant d’interpréter le texte biblique.

E. Mourey

Site internet : http://www.bibracte.com


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69 réactions à cet article    


  • Nono Nono 30 janvier 2007 12:35

    @ Emile Mourey,

    Merci pour cet article inédit. Comme toujours, je l’ai lu avec un grand plaisir.

    J’ai eu une pensée pour vous, récemment, lors d’un court séjour à Charm El-Cheikh en Egypte. Des sites splendides, Taba, Dahab, la mère rouge, le monastère de Sainte-Catherine et le mont Moïse, le désert de Sinaï...Des lieux hautement chargés en histoire.

    Cordialement

    Noah Norman


    • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 13:18

      @ Nono

      Merci


    • jako (---.---.21.70) 30 janvier 2007 12:47

      Bonjour juste merci de cet article très interessant.


      • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 13:19

        @ Jako

        Merci


      • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 12:47

        De l’auteur

        J’ai rédigé cet article un peu vite et je m’aperçois seulement maintenant que j’ai oublié de donner le nom de l’ auteur des deux photographies. Il s’agit d’Emmanuel Anati dont j’ai cité l’ouvrage dans mon article. Comme cela est indiqué ci-après, il faut demander une autorisation de reproduction au-dessus de deux images :

        Copyright © 2001-2007 by Emmanuel Anati. All rights reserved. No part of this web site may be reproduced in any form without permission in writing from the publisher, except by a reviewer, who may quote brief passages and reproduce not more than two illustrations in a review to be published in a magazine, newspaper or web review. Reviews should include at least two links to www.harkarkom.com, once in the article body and once at its end, referring readers to www.harkarkom.com for more informations. Edizioni del Centro, 25044 Capo di Ponte, Valcamonica (BS), Italy TEL : 0039 0364/42091, FAX : 0039 0364/42572, info@harkarkom.com


        • ZEN zen 30 janvier 2007 12:52

          @ L’auteur

          « Les textes qu’ils ont écrits », dites-vous.

          Première question à se poser :

          Moïse, si tant est qu’il ait existé, a-t-il écrit quelque chose ? ou n’est -il que le héros mythique d’une saga dont s’est emparée la tradition orale, qui s’est cristallisée bien plus tard, sous Esdras, pour donner consistance à une monarchie en voie de constitution et à la recherche de ciment religieux ?

          Thèse trés vraisemblable , documents archéologiques à l’appui , dévoppée par Finkelstein et Silberman et leur équipe d’historiens de l’université de Tel-Aviv.


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 13:14

            @ Zen

            La thèse développée par Finkelstein et Silberman et leur équipe d’historiens de l’université de Tel-Aviv est loin de faire l’unanimité des archéologues et exégètes. Pour ma part, je préfère faire confiance aux textes bibliques mais en les expliquant autrement, en suivant une logique militaire et en partant sur l’idée d’une « personnalisation » des « états-majors ». Moïse, selon moi, n’a jamais existé en tant qu’individu mais en tant que conseil. Quant à ceux qui ont écrit ces textes, ce sont les scribes qui ont accompagné les chefs/prêtres Moïse au cours de leur exode. Ces scribes sont mentionnés plusieurs fois dans les textes en question.


          • ZEN zen 30 janvier 2007 13:34

            J’arréterai là la controverse qui dure depuis plusieurs mois.

            Le débat est inutile tant que vous n’aurez pas lu et discuté les arguments détaillés et les conclusions (provisoires) des travaux de ces chercheurs qui, bible dans une main et pelle dans l’autre, ont apporté une lumière tellement neuve que des exégètes catholiques et protestants leur donnent crédit.Recherches qui durent depuis plusieures décennies, dans un cadre universitaire et en équipe, sur le terrain.Relire mes interventions faites sur les papiers précédents concernant ce sujet....La recherche ne se fait pas en chambre.

            Bien à vous.


          • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 14:13

            Je suis parfaitement d’accord avec toi, zen, mais je crois que nous sommes face à un croyant qui comme il l’indique préfère croire en un texte qui est issu de traditions orales, de propagandes politiciennes et d’interprétations plus ou moins vaseuses plutôt que des preuves scientifiques.... donc le débat ne peut pas être constructif puisqu’il ne se base pas sur les mêmes éléments (croyances vs preuves archéologiques)


          • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 14:17

            exemple qui illustre assez bien votre subjectivité : « douze stèles représentant probablement les douze tribus d’Israël. Une pierre blanche placée en évidence évoquant la lune, en accadien, sin. Une grande quantité de gravures rupestres d’inspiration religieuse pouvant avoir un rapport avec des scènes bibliques. La représentation d’un serpent, le serpent de bronze de Moïse (Nomb 21, 9) ? Enfin, une gravure sur pierre pouvant représenter la table des dix commandements. » cela pourrait très bien être tout autre chose, aucune preuve là dedans ! on ne voit que ce que l’on veut voir ! et les peintures du tassili ? des images du jardin d’eden ? un peu de sérieux mais aussi de rigueur !!!!


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 14:58

            Aux lecteurs d’Agoravox

            L’hypothèse de départ des auteurs de la Bible dévoilée est de dire que leurs interprétations à partir des vestiges archéologiques vont à l’encontre des thèses situant l’exode au temps de Ramsès II. Je ne peux être que d’accord puisque je suis la datation de la Bible qui place cet événement beaucoup plus tôt, vers 1445. Là où je ne suis plus ces auteurs, c’est lorsqu’ils développent, à partir de cette hypothèse erronée selon moi, tout un raisonnement qui ne peut être qu’erroné.

            Cela fait déjà plusieurs années que je mets en garde les promoteurs de l’archéologie dite scientifique.

            L’archéologie, à elle seule, ne peut réécrire l’Histoire. Hier comme aujourd’hui, la recherche historique repose sur trois piliers : une bonne compréhension des textes, la logique, notamment militaire, et ensuite seulement l’interprétation archéologique. Si les auteurs de la Bible dévoilée avaient pris connaissance de mes ouvrages, peut-être que la Recherche y aurait trouvé son avantage.


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 15:05

            @ (IP:xxx.x70.30.43)

            Premièrement : j’ai utilisé le conditionnel.

            Deuxièmement : ce sont les interprétations du professeur Emmanuel Anati, archéologue reconnu et réputé.


          • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 15:23

            il n’y a pas de jugement d’autorité sur le net.... il peut être très connu et réputé et se tromper, sur quoi il se base ? rien de concret, uniquement des convictions pseudo-religieuses....


          • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 15:36

            « Hier comme aujourd’hui, la recherche historique repose sur trois piliers : une bonne compréhension des textes, la logique, notamment militaire, et ensuite seulement l’interprétation archéologique. Si les auteurs de la Bible dévoilée avaient pris connaissance de mes ouvrages, peut-être que la Recherche y aurait trouvé son avantage. » et bien vous êtes bien présomptueux !! non et non les textes ne font pas tout surtout quand on sais dans quelles conditions ils ont été écrits..... vous interprétez et surinterprétez des textes partiels non originaux qui ont eux-mêmes été interprétés et sur-intréprétés voir complètement réécrit ! vous utilisez des datations bibliques ! non mais là c’est du délire, même l’église a abandonné cette histoire de datation .... mais sinon l’homme n’a que 4000 ans c’est ça ? allez amusez vous bien avec les textes mais il faut que les lecteurs d’agora qui ne possèdent pas de connaissances particulières dans le domaine, saches que vos positions ont été abandonnées depuis de très nombreuses années(siècles ?), d’ailleurs si vous êtes si sûr de vous pourquoi ne publiez-vous pas vos théories dans des revues avec des revieweurs compétents ? ah oui parce que vous êtes incompris par ces méchants qui gardent leur pré-carré ! ils sont vraiment pas gentils ces archéos......surtout que c’est tellement lumineux un peu de lecture, du militaire (c’est quand même indispensable, bien avant les preuves archéo. )

            je m’emporte un peu car j’en ai un peu marre de voir des gens qui prennent les autres pour des gogos en leur débitant des choses tellement ésotériques —et non vérifiées ni vérifiables scientifiquement !— que peu peuvent contrer vos pseudo-arguments


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 17:24

            @ (IP:xxx.x70.30.43)

            Sur quels arguments se base-t-on pour dire que ces textes ne sont pas originaux ? Bien sûr qu’ils le sont et c’est faire injure à tous les savants qui ont passé leur vie à les traduire que d’affirmer « ex abrupto » qu’ils ne le sont pas.

            4000 ans ? Facile de réfuter un texte quand on essaie même pas de comprendre ce que leurs auteurs ont voulu dire.

            Présomption ? Où est la présomption ? de mon côté parce que je reviens à une lecture traditionnelle, avec quelques nuances je vous l’avoue, ou du côté d’un nouveau courant de l’archéologie qui prétend « révolutionner », c’est-à-dire faire passer tous les historiens et archéologues d’hier pour des imbéciles ?

            Vous n’avez pas le droit de laisser entendre que la communauté scientifique suit aveuglement la thèse des auteurs de la Bible dévoilée car ce n’est pas vrai. Mais que les médias aient voulu en faire un scoop, oui certainement. Et n’est-il pas dans le rôle d’Agoravox de donner la parole à ceux qui, comme moi, ne sont pas d’accord ?


          • (---.---.250.100) 30 janvier 2007 17:46

            Mais, c’est tout l’esprit scientifique qu’il faut revoir entièrement.Pas seulement en archéologie. Sinon, MERCI POUR VOTRE PASSION ET VOTRE DEVOUEMENT ; Ceci fait honneur au genre humain.


          • ZEN zen 30 janvier 2007 17:56

            « L’archéologie, à elle seule, ne peut réécrire l’Histoire. », dites -vous

            Finkelstein... n’a JAMAIS dit cela

            Il est aussi historien et travaille texte en main !Encore une fois, vous combattez une thèse que vous n’avez pas regardée de près(voyez seulement la bibliographie du livre),vous vous fiez à l’idée que vous en avez sur la base d’un document télévisé bien incomplet et superficiel.Dommage. Il ne s’agit pas d’un affrontement dogmatique, mais d’une question de méthode historique...


          • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 18:33

            mais bien sûr ce sont des originaux de la main même de dieu, n’est-ce pas ?

            vous ne répondez pas à ma question pourquoi ne publiez-vous pas ? (dans de vrais revues spécialisées, hein, pas à compte d’auteur)

            et oui les archéologues d’hier étaient des vidangeurs de sites plus que des scientifiques, ils étaient attirés par l’objets comme les collectionneurs d’aujourd’hui ! ce n’est pas leur faire insulte, car ils ne savaient pas faire autrement avec d’autres méthodes, mais c’est constater une réalité ! on ne fouille pas comme il y a 30 ans ! tout évolue mon cher Emile sauf vos conceptions de l’archéologie


          • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 18:35

            @IP:xxx.x53.250.100) ? je ne comprends pas il faut revoire toutes les sciences ? exprimez vous plus clairement ! et ne me dites pas que vous êtes un partisan du Onnouscachetoutonnousditrien !


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 18:44

            @ Zen

            Je n’ai pas dit que Finkelstein avait dit cela. Je dis seulement que c’est ce qui se passe actuellement. C’est en fonction d’une interprétation archéologique que l’on relit les textes tout en les corrigeant. C’est en fonction des interprétations archéologiques qu’on essaie de retrouver une logique. Or une interprétation archéologique, comme toute interprétation, est susceptible d’erreur car l’erreur est humaine.

            Comme vous le dites, il s’agit bien d’une question de méthode historique.

            Pourquoi m’accusez-vous de ne pas avoir lu le livre en question. Il est là, à mes côtés, éditions Gallimard, foliohistoire, avec de nombreux passages que j’ai soulignés.

            Où est l’affrontement dogmatique ? je ne fais que présenter une interprétation, arguments à l’appui. Pourquoi refuser le débat ?


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 19:27

            @(IP:xxx.x70.30.43)

            Pourquoi j’ai publié à compte d’auteur ? pour des raisons diverses... ne pas se mettre en position de quémandeur, refus de modifier mon texte pour en faire un objet commercial ou un livre de polémique, et puis l’intérêt de publier moi-même.

            Pourquoi ne pas avoir publié des articles dans un journal ou revue spécialisée ? Parce que c’est très difficile voire impossible quand on n’est pas soutenu par le milieu. Et puis, je n’ai pas le temps de faire du porte à porte.


          • pierrot (---.---.141.25) 30 janvier 2007 21:08

            @Emile Mouray

            Sur ce coup là je vous suis partaitement et de tout coeur. Je n’adhère pourtant pas à vos thèses qui me semblent limitées. Je crois déjà avoir dit pourquoi.

            Je connais absolument pas la « Bible dévoilée ». Je sais juste qu’elle procède de certains mouvements réformés ou scientistes (je n’ai pas dit scientifique, je précise, mais scientiste).

            D’autre part la pelle et la pioche ne saurait en aucun cas se substituer au « Vrai » de la Bible. Ces peuples anciens ont laissés plus que quelques vestiges pierreux ou papyrusseux, et ce qu’il importe de considérer est qu’ils ont sus transcender la vie humaine en quelque chose de grand qui nous est parvenu au travers de 6000 ans (on en parle encore) alors que les actes de la Constituantes de 1789 n’auront jamais aucune répercussion sur les générations futures, pas plus que l’immense tas de papier qui caractérise notre ère. Et que dire du virtuel... ?

            Contrairement au tenants d’une vision purement dans la lignée de la guerre des « classes sociales » chère aux marxistes-léninistes, qu’il soit ultra-libéraux ou trotskistes( J’insiste d’ailleurs sur cela... car ce sont exactement les même). Exepté la méthode (quiconque se serait donné la peine de lire Lénine, ou Marx sait de quoi je parle).

            En bref Monsieur Mourey, même en n’adhérant absolument pas à vos thèses, j’ai l’impression que vous jetez des « perles à des cochons ». Ce qui me semble devenir une habitude avec les médias soit disant citoyents. (Et je prie les gens de bien de bien vouloir me pardonner ce que je viens d’affirmer. Ils sauront se reconnaître sans complaisance).


          • Briseur d’idoles (---.---.168.167) 30 janvier 2007 14:51

            Je n’ai pas pu poster au sujet du « Vote Juif », je viens donc sur ce fil saluer mon Ami Emile Mourey qui n’est sorti des eaux et de la mouise avec Moïse/Moshé !

            A mon avis, le Moshé il devait voter Sarkozy et était de tous les dîners du CRIF !


            • Antenor (---.---.168.132) 30 janvier 2007 15:52

              L’idée que les mythes antiques retranscrivent la réalité de façon imagée et poètique (parfois) est excellente.

              La thèse de ’’La Bible dévoilée’’avec son roi Josias qui invente tout l’Ancien Testament ou presque est peu crédible. Une nouvelle religion ne se décrète pas. Quelques siècles plus tôt le roi Akhenaton avait essayé en vain en Egypte, les anciens cultes y ont été rétablis dès qu’il est mort.


              • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 16:22

                qui a dit qu’il avait tout inventé ? belle assertion sans la moindre avancée de preuve........ (qu’est-ce qui est plus crédible selon vous ? un texte réécrit ou des indications archéologiques ?)


              • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 16:51

                (IP:xxx.x70.30.43)

                Antenor a raison. Relisez un peu plus attentivement « La Bible dévoilée » car il faut appeler un chat, un chat. Si l’on suit les auteurs, Josias aurait donc commis « un faux » pour tromper son peuple puisqu’il aurait « inventé » une histoire à partir de son imagination ? à partir d’une soi disant tradition orale ? à partir de textes qui ne nous sont pas parvenus ?

                D’abord, c’est tout à fait contraire à la mentalité de l’époque car la parole de Dieu étant dans les textes, cela aurait été un sacrilège que de les modifier. Ensuite, les auteurs de la Bible dévoilée alignent des affirmations qui n’ont rien à voir avec l’archéologie.

                Et puis, où sont les preuves qui prouveraient que les textes qui nous sont parvenus ne sont pas ceux qui ont été écrits dès le début. Où sont vos chaînons manquants, je veux parler de textes ou de fragments de textes intermédiaires ?


              • ZEN zen 30 janvier 2007 18:04

                « josias aurait donc commis »un faux« pour tromper son peuple puisqu’il aurait »inventé« une histoire à partir de son imagination ? à partir d’une soi disant tradition orale ? à partir de textes qui ne nous sont pas parvenus »

                Dernière fois : vous faites un ROMAN de l’étude des historiens israëliens ! Vous n’avez pas compris, pas lu, ou vous êtes de mauvaise foi. Ils ne parlent ni de « faux », ni d’« invention », ni d’« imagination ». On ne peut dénaturer davantage leur travail...


              • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 18:51

                @ Zen

                Encore une fois, je n’ai jamais dit que les auteurs de la Bible dévoilée avaient utilisé ces termes, je dis seulement que cela revient à le dire.


              • Emmanuel (---.---.44.125) 30 janvier 2007 18:08

                Une fois de plus, on est en pleine fantaisie... Comment laisser croire que les travaux de Finkelstein sont des inventions récentes ? Ils se situent dans la droite ligne de toutes les recherches menées depuis des lustres par l’Institut biblique de Jérusalem. Ce n’est pas Finkelstein qui a parlé le premier de la découverte du Livre caché dans le mur du Temple à l’époque de Josias, mais c’est la Bible elle-même qui en parle. Je respecte tout-à-fait l’effort de monsieur Mourey, mais qu’il ait passé trois jours et trois nuits à écrire son article ne fait pas de lui un scientifique, mais un insomniaque. J’aimerais qu’il nous dise par exemple ce qu’il pense des chronologies bibliques de la Genèse (date de la création du monde, âge des patriarches...). Je suis également très gêné par les commentaires qui disent que M. Mourey écrit ses articles parce qu’il est croyant. Cela fait bien longtemps que dans les séminaires et facultés de théologie catholique on n’enseigne plus les théories qu’il développe ; ce qui n’est pas le cas des centres de formation intégristes et fondamentalistes, catholiques et protestants.


                • ZEN zen 30 janvier 2007 18:38

                  @Emmanuel

                  « Fondamentalisme », vous avez lâché le mot juste, que j’avais déjà pointé dans un commentaire sur un article plus ancien du même auteur.J’ai fait un peu de théologie à Louvain,dans les années 1970 : l ’exégèse biblique avait depuis longtemps rompu avec l’interprétation quasi littéraliste de Mr Mourey...


                • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 19:14

                  @ Emmanuel

                  Premièrement : La découverte d’un livre caché au temps de Josias. C’est un simple indice qui peut donner lieu à de multiples interprétations beaucoup plus raisonnables que celle de la Bible dévoilée.

                  Deuxièmement : Je ne suis pas insomniaque mais cela m’a beaucoup intéressé d’écrire cet article.

                  Troisièmement : concernant la chronologie biblique et l’âge des patriarches, il y a deux prises de position possibles ; dire que cela ne tient pas debout ou essayer de comprendre autrement (voyez mes articles précédents). J’ai choisi la deuxième solution.

                  Quatrièmement : mon approche historique est essentiellement militaire et j’essaie de ne pas trop déborder sur les domaines religieux ou mystiques et surtout pas politique.

                  Fondamentaliste ? Laissez-moi rire !


                • (---.---.30.43) 30 janvier 2007 18:46

                  ah oui une dernière chose M. Mourey, avez-vous, comme c’est la coutume, contacté le professeur Finkelstein pour lui exposer vos théories ? si vous voulez j’ai son adresse de labo. ou son courriel

                  il serait interessant que lui aussi puisse donner son avis sur vos ... théories !


                  • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 19:33

                    @(IP:xxx.x70.30.43)

                    Je n’y vois aucun inconvénient, bien au contraire. Cela élèvera le débat et évitera peut-être le dérapage vers une polémique stérile que je ne souhaite pas.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 30 janvier 2007 20:57

                    @ (IP:xxx.x70.30.43)

                    Rectification. J’avais mal lu votre message. Je croyais que vous m’aviez dit que vous vouliez contacter le professeur Finkelstein.

                    En ce qui me concerne, je n’ai aucune raison de le contacter.

                    Comme vous devriez le savoir, la recherche historique n’appartient à personne. Le professeur Finkelstein est dans un courant de pensée. Je suis dans un autre courant. Il appartient à la communauté scientifique de faire son choix à partir des arguments exposés. J’ai exposé mes arguments dans plusieurs ouvrages qui ont été publiés dans les années 90. M. Finkelstein a exposé les siens dans sa Bible dévoilée.

                    Je ne peux que regretter que les promoteurs de l’archéologie scientifique en France n’aient pas voulu prendre en considération mes ouvrages et prévenir leurs homologues israëliens.

                    Je ne peux que regretter que M. Finkelstein n’ait pas pris soin de consulter d’une façon appofondie les ouvrages traitant de son sujet, dont les miens, avant de publier le sien.

                    En mettant sous le coude le problème de la localisation de nos anciennes capitales gauloises, notre ministre de la Culture et son entourage ont voulu protéger l’image de l’archéologie française mais en agissant ainsi, ils m’ont empêché de faire connaître à l’opinion mes autres travaux de recherche.

                    Je n’ai rien d’autre à dire.


                  • ZEN zen 31 janvier 2007 08:44

                    @ourey

                    « Je ne peux que regretter que M. Finkelstein n’ait pas pris soin de consulter d’une façon appofondie les ouvrages traitant de son sujet, dont les miens, avant de publier le sien. »

                    Trés étonnant !Mais ces travaux ne vous ont pas attendu et ont commencé bien avant l’auteur que vous citez !...De plus : Comment aurait-il pu entendre parler de vous, si vous n’avez pas publié ? Envoyez lui donc un manuscrit...il va peut-être avoir une révélation...

                    Avez -vous lu toute la bibliographie à la quelle il se réfère ???La somme de savoir sur laquelle ,lui et son équipe s’appuient pour construire prudemment une approche qui n’est pas entièrement nouvelle, puisque l’école de Jérusalem (catholique) avait déjà ouvert des voies....comme le signalait un intervenant ci-dessus.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 31 janvier 2007 10:58

                    @ Zen

                    En effet, je ne peux que le regretter. Cela fait plus de 30 ans que je constate, tant en Gaule qu’à Jérusalem, l’importance que prend dans la recherche historique les promoteurs d’une archéologie dite scientifique. Il n’est évidemment pas interdit que des archéologues se conduisent en historiens et écrivent des livres d’histoire mais il n’y a aucune raison pour qu’ils soient plus crédibles que d’autres pour la seule raison qu’ils seraient « scientifiques ».

                    Déjà sur le site d’Alésia d’Alise-Sainte-Reine (Le Monde du 11.11.81) j’ai bien été obligé de constater la difficulté qu’avaient les archéologues à écouter le militaire que j’étais quand j’ai voulu remettre en question le déroulement de la bataille d’Alésia.

                    Voyez mon site internet ! Qu’on ne dise pas maintenant que je n’ai pas prévenu. Qu’on ne dise pas qu’on n’est pas au courant alors qu’il suffit d’interroger l’internet en faisant les mots-clés appropriés. Mes ouvrages, je les ai diffusés gratuitement à tous les échelons de la responsabilité culturelle, à la plupart des journaux et aux chaînes de Télévision. J’ai fait intervenir dix députés, plusieurs ministres de la Culture. On peut lire dans le Journal officiel leurs réponses. J’ai envoyé mes deux « Histoire du Christ » au Vatican et à l’Institut biblique de Jérusalem, mais seul le Vatican m’en a accusé réception.

                    Mais quand des chevaux ne veulent pas boire, on ne peut pas les forcer.


                  • (---.---.30.43) 31 janvier 2007 11:54

                    bonjour, je crois que vous ne comprennez pas comment marche le système : pour être crédible, il faut que vous publiez dans des revues spécialisées (les députés, ministres et autres intervenants « culturels » n’ont rien à voir là dedans ! leur avis n’est qu’un avis de citoyen et pas d’expert !!) ensuite évidemment l’histoire n’est pas réservée aux seuls professionnels c’est pourquoi tout le monde peut publier, si les théories annoncées sont basées sur des choses vérifiables et/ou reproductibles il ne devrait pas y avoir de problèmes (je dirais même au contraire — et croyez moi l’amour propre ne joue pas quand on a affaire à quelque chose de sérieux !) dernier point les seules manières de diffuser ses idées dans le milieu historico-archéologique sont la publication, la participation à des colloques le contact direct avec les gens reconnus dans la profession bref sans cela il n’y a aucune chance d’avoir un echo bref vous vous posez en victime parce que vous vous dites incompris mais vous ne faites pas le nécessaire pour l’être (personne n’ira vers vous, personne ne vous attend,c’est la dure loi du monde réel) vous semblez vouloir débattre mais vous ne vous adressez pas aux bonnes personnes.....

                    quand une théorie modifie la vision communément admise, il est habituel d’envoyer avant publication un manuscript aux tenants de l’ancienne théorie afin de pouvoir bénéficier des critiques et de pouvoir éventuellement les contrer... (souvenez vous de Brunet allant voir Coppens pour son homnidae tchadien contredisant la théorie dite de l’east side story....


                  • (---.---.30.43) 31 janvier 2007 11:59

                    pour être franc je pense que M. Mourey a déjà essayé de publier mais que personne ne l’a laissé faire car ce ne sont que des interprétations sans la moindre once de preuve

                    pour votre information, l’archéologie est toujours scientifique, cela fait très longtemps que l’on a abandonné le romatisme des pilleurs de site et des collectionneurs.......


                  • Emile Mourey Emile Mourey 31 janvier 2007 12:14

                    @ (IP:xxx.x70.30.43)

                    Il faut arrêter de dire que je me pose en victime, c’est de la pure calomnie. Ce n’est pas moi qui suis en difficulté, mais les archéologues de la nouvelle archéologie dite scientifique qui se sont complètement fourvoyés tant en Gaule qu’à Jérusalem. C’est sur eux qu’il faut verser vos larmes pas sur moi.


                  • (---.---.30.43) 31 janvier 2007 12:32

                    mais arrêtez de vous prendre pour ce vous n’êtes pas !!! arrêter de croire que vous avez la science infuse, un peu d’humilité !!!!

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