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Accueil du site > Actualités > Société > Cheminots, les raisons d’une grève

Cheminots, les raisons d’une grève

L’enfer est pavé de bonnes intentions, ainsi en va-t-il de l’actuelle réforme du système ferroviaire. « Rapprocher la SNCF et RFF » ou encore « créer une convention collective de branche des travailleurs du rail » sont autant de bonnes intentions dans leur principe, mais qui dans leur application, risquent de dégrader fortement la qualité du service public de la SNCF et les conditions de travail des cheminots.

La SNCF coupé en 3 !

Car le rapprochement d’une partie de la SNCF avec RFF se fera au prix de la scission en 2, voire 3 de la SNCF. Le projet prévoit de créer un établissement « SNCF Mobilité » et un établissement « SNCF Réseau », le pilotage stratégique des deux établissements étant piloté par un troisième établissement « de tête ».

Les gains attendus du rapprochement RFF – SNCF seront ainsi annulés par les pertes à attendre de la scission de la SNCF. Les doublons supprimés entre RFF et SNCF seront remplacés par les doublons crées entre SNCF Réseau et SNCF Mobilité. De même, la rapidité de décision, les facilités de communications gagnées entre RFF et SNCF seront elles aussi annulées par les barrières installées entre SNCF Réseau et Mobilité, et les sujets transverses entre Réseau et Mobilité sont pourtant nombreux.

De plus, la scission en 2 épics peut faire craindre le pire. Il sera ensuite aisé de supprimer l’Epic de tête (la droite a déjà annoncé qu’elle y était favorable) puis de privatiser SNCF Mobilité, entreprise aisément rentable, et de garder dans le giron national SNCF Réseau, structurellement déficitaire dans le projet actuel (puisque cet Epic conserverait la dette due à la création des LGVs).

A noter néanmoins, que les 2 premiers jours de grèves ont permis quelques avancées mineures qu’il convient néanmoins de citer : Les structures transverses (informatique, RH, logistique …) ne seront pas scindées entre les 2 SNCF, mais resteront bien dans l’Epic de tête, ce qui n’était pas garanti avant la grève. De même, CE et CHSCT resteront communs, et la mobilité des personnels entre les 3 Epics sera conservée.

Des conditions de travail au rabais !

La réforme prévoit également une convention collective de branche des travailleurs du rail. Une meilleure protection sociale des quelques milliers de travailleurs privés du rail serait une excellente chose pour eux. Mais là encore, le gouvernement annonce qu’il faudra pour cela en passer par une renégociation des accords internes à la SNCF (le « RH 77 » dans le jargon SNCF) sur les 35 heures, le travail de nuit, week-end et jour fériés, les astreintes. On imagine que ce ne sera évidemment pas dans un sens d’une meilleure prise en compte de la qualité de vie au travail des cheminots.

Aligner les conditions de travail de 150 000 cheminots sur celles de quelques milliers de travailleurs privés n’est pas la solution, l’inverse sera au contraire plus juste.

Même si les négociations précises sur cette convention collective et encore plus sur le RH 77 n’ont pas commencé, la grève actuelle a évidemment une nature préventive. Un mouvement fort aujourd’hui permettra aux syndicats de négocier en position de force, tant la convention collective des travailleurs du rail que l’accord interne à la SNCF.

 

Article initialement paru sur le blog de Pingouin094


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267 réactions à cet article    


  • xmen-classe4 xmen-classe4 15 juin 2014 13:34

    les retraite à 52 ans ressemble a de fausses factures de l’etat vers la sncf.
    l’education et l’anpe ont des situations d’abus de pouvoir ( en chantier) et c’est peut etre plus grave.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 juin 2014 15:02

      @Amen classé



      A-t-on idée de parler de ce genre de choses, pendant que les Bleus vont peut etre vers un deuxieme "grand moment de l’Histoire de France’, comme disait Chirac l’année où l’on avait eu les Bresiliens.


      PJCA





    • xmen-classe4 xmen-classe4 17 juin 2014 16:40

      le salaire des conducteurs de bus comme celui des conducteur de train est proportionnel a celui du prix de se qu’il conduise.
      il y a un paradoxe sur le prix des choses ou alors ils provoques des greves sncf pour vendre des voitures ?


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 15 juin 2014 13:39

      Les « bonnes intentions » sont très douteuses, de la part du gouvernement qui applique la politique de l’Union Européenne de marchandisation et de privatisation des services publics.

      Dommage, que les autres services publics n’aient pas rejoint le mouvement pour dénoncer cette politique de Bruxelles.

      Voir notre article d’aujourd’hui :

       
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/14/cnrs-emploi-hierarchies-privatisation-ii-50015.html


      CNRS, emploi, hiérarchies, privatisation... (II)


      La crise que traversent des organismes publics de recherche comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) n’est clairement pas un fait isolé. Le dimanche 15 juin, la grève de la SNCF se poursuit. Mais à différence du texte adopté cette semaine par le Comité National de la Recherche Scientifique (CoNRS), le mouvement de la SNCF vise explicitement le véritable problème de fond : à savoir, l’évolution planifiée du statut de la SNCF liée à la politique de l’Union Européenne. Une situation qui semble vraiment « déranger », au point que Le Monde diffuse un article intitulé « SNCF : il faut savoir arrêter une grève », s’en prenant à la CGT et à SUD Rail pour leur action prétendument « illisible pour l’opinion » et pour leur «  conservatisme » face à la « réforme ». Pourtant, dans un deuxième article avec le titre « Guerre de communication autour de la grève à la SNCF », Le Monde reconnaît clairement que le rejet gouvernemental de la revendication syndicale essentielle (le retour à un établissement unique) est lié à «  l’ouverture de la concurrence sur les lignes ferroviaires, prévue par les textes européens ». En effet, la Directive 91/440/CEE du Conseil européen du 29 juillet 1991 relative au développement de chemins de fer communautaires, suivie de quatre « paquets ferroviaires » dont le dernier a été adopté par le Parlement européen en février de cette année, organise la privatisation du service public des chemins de fer. Les grands médias ont-ils vraiment informé les citoyens à ce sujet ? L’actuelle grève des cheminots met directement en cause la politique de l’Union Européenne : de ce point de vue, elle présente un caractère exceptionnel particulièrement digne d’attention et de soutien. Or c’est une évidence que le CNRS et les autres établissements publics de recherche français, de même que les universités et l’éducation nationale, font les frais d’une politique européenne analogue définie par la stratégie de Lisbonne adoptée en mars 2000. Qu’il s’agisse du CNRS, de la SNCF ou des autres services publics, les instances de l’Union Européenne imposent et organisent en permanence la marchandisation et la privatisation progressives de leur activité. Pourtant, une dénonciation de cette politique fait malheureusement défaut dans les « Propositions sur l’emploi scientifique du Comité National de la recherche scientifique » du CoNRS. On peut tout particulièrement regretter que l’action des agents de la SNCF ne s’accompagne pas de mobilisations analogues au CNRS, dans l’ensemble de la recherche française, dans les universités et dans tous les services publics. Une occasion unique, lamentablement perdue.

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2014/06/14/cnrs-emploi-hierarchies-privatisation-ii-50015.html ]



      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/

      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia



      • mmbbb 22 juin 2014 10:53

        Je vous prends a contrepieds puisque vous prenez cette tribune pour votre revendication personnelle Je fais aussi faire un plaidoyer prodomo J’ai toujours entendu cette argumentation irrefragable : la qualite du service public francais : Permettez moi d’en douter je regretterai toute ma vie de ne pas avoir fais mes etudes dans le prive, le public cela va du bon au pire et quand vous avez a faire au pire vous ne pouvez pas changer vous etes oblige de subir le pire et l’on vous assure que c’est la qualite du service public francais que le monde entier nous envie par aileurs Je n’etais pas assez riche pour avoir des cours corrects comme notre elite de gauche dont les rejetons vont dans des etablissements qui marchent Le fils fabius sort d’Henri IV comme le fils chevenement et tant d’autres toutes ces grandes ames qui sont pour la mixite sociale Les pleureuses officielles dans ce pays sont l’education nationale la SNCF entre autre les intermitents du spectacle aussi Vous devriez organiser un cortege de chialeuses de la nation a la bastille Vous oubliez un point essentiels c’est l’impot qui vous fait vivre et a force de cracher dans le bassinet nous arriverons comme en grece dont les chninois viennent de racheter un port 


      • Fergus Fergus 15 juin 2014 13:49

        Bonjour, Pingouin.

        Il est évident que le statut des cheminots, directement lié à la pérennité de l’EPIC, est menacé. Vers quoi va-t-on avec ce projet ? Un EPIC, la holding, affirment des tenants de cette réforme. Trois EPIC, affirment d’autres partisans de cette SNCF nouvelle forme. 

        Or, dans les deux cas, il y a danger. Rappelons tout d’abord que EPIC veut dire « Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial ».

        Dans le cas d’une seule EPIC pour la holding, le statut des cheminots dans les deux autre entités pourrait se trouver ipso facto remis en cause dans les deux autres entités, pour cause de perte du statut d’entreprise antérieur.

        Dans le cas de trois EPIC, pas de danger a priori. A ce détail près que l’Union Européenne, déjà très hostile aux EPIC et désireuse de les faire disparaître du panorama entrepreneurial, monterait très vite au créneau pour saisir l’opportunité de cette réforme pour (enfin) annuler ce statut particulier au motif que SNCF Réseau ne peut se revendiquer « commerciale », pas plus que SNCF Mobilités ne peut prétendre à être « industrielle ».

        Au delà de la lutte des cheminots pour eux-mêmes, c’est à la sauvegarde d’une qualité de service aux usagers que ce mouvement social est utile.


        • Vipère Vipère 15 juin 2014 15:18

           

           

           « SNCF Réseau ne peut se revendiquer « commerciale », pas plus que SNCF Mobilités ne peut prétendre à être « industrielle ». »

           

          Et pourquoi ne pourrait-elle pas devenir commerciale, la SNCF au même titre que certaines compagnies de cars de tourisme ou les compagnies de taxis, et l’avionneur Air France ?

          Le terme « usagers » me paraît obsolète, et la SNCF ferait mieux de nous qualifier de clients, peut-être qu’elle nous respecterait davantage en tant que clients ! 

          La terminologie « usagers » suggère la gratuité d’un service, et ce n’est pas le cas. Nous payons et ne sommes pas respectés, alors que le secteur privé sait qu’il ne peut mécontenter sa clientèle, mais dans un quasi monopole du rail, les clients comptent pour du beurre. La preuve en ait toutes ses grèves à répétions, année après année, le pire est que l’ on sait qu’i n’y a aucune solution pérenne tant que durera le monopole publique.

           

           


        • Fergus Fergus 15 juin 2014 15:33

          Bonjour, Vipère.

          J’ai coutume de dire : « Mieux vaut un usager bien traité qu’un client mal traité ». Je sous-entend par là que ce vieux débat sémantique n’est que l’écume du problème posé.

          Observez d’ailleurs que l’on parle d’« usagers » et non de « clients » dans le secteur hospitalier sans que les patients soient moins bien traités.

          Observez également que l’on parle de « clients » dans le commerce privé sous toutes ses formes, ce qui se traduit trop souvent dans les faits par « cochon de payant », notamment dans la grande distribution, l’artisanat d’opportunisme et la restauration médiocre, pour ne pas dire dégueulasse.

          Tout cela pour dire que ce n’est pas sur le terme qu’il faut se polariser, mais sur le maintien au plus haut niveau de la qualité de service qu’il faut se battre.


        • Vipère Vipère 15 juin 2014 15:51

          Bonjour Fergus

           

          Vous avez raison pour la sémantique ! client ou usager, peu importe la dénomination, ce qui compte est la qualité de service de ceux qui paient pour emprunter le rail. Or, les cheminots ont pris le pli de prendre « les voyageurs » en otages, ce qui est exaspérant.

          D’aussi loin que je me souvienne, il en a été ainsi ! au point que les touristes croient que l’ensemble des français font grève et ces touristes redoutent de tomber dans des périodes de grève, il faut y mettre un terme.

           

          Imaginons que vous payez vos factures EDF, chères et que malgré cela, on vous coupe le courant pour motif de grève ?


        • Fergus Fergus 15 juin 2014 17:47

          @ Vipère.

          Pas si simple. En s’opposant à la direction, les cheminots défendent également les intérêts des voyageurs.

          Cela vaut également pour les agents de la RATP. Je cite parfois l’exemple des sabots de frein des rames de métro. Leur durée de vie théorique étant de 10 ans, ils étaient naguère, par précaution, remplacés tous les 8 ans pour limiter les risques d’une rupture, synonyme de rame immobilisée et donc d’arrêt du trafic sur la ligne traduite par des retards importants sur les déplacements des voyageurs. Contre l’avis des agents de maintenance et pour répondre à ddes objectifs comptables, le remplacement de ces sabots a été retardé d’un an (tous les 9 ans), avec pour corollaire des incidents plus nombreux.

          Côté SNCF, le grave accident de Brétigny s’inscrit sans doute dans la même logique de rentabilité : en réduisant le nombre des équipes d’inspection, on multiplie les risques de non-signalement d’absence ou de rupture de tirefonds sur les voies. 


        • Pingouin094 Pingouin094 15 juin 2014 22:19

          Topaze : plusieurs contre-vérités dans vos propos :


          1°) La SNCF est globalement bénéficiaire, et verse même des dividendes à son actionnaire (l’état), le contribuable ne paye rien et n’est en aucun cas une « vache à lait » concernant la SNCF.
          Mais maintenant que ce n’est plus un usager mais un « client », comme dans toute boîte privée, plus on peut soutirer de fric au client, mieux on se porte...

          2°) Revoyez vos connaissances en procédés industriels. Si un système à une durée de vie « théorique » de 10 ans, c’est bien qu’il s’agit d’une moyenne, sujette à variation. Arrive la notion de qualité, d’écart type, etc...
          Le problème c’est que même si 99.99% des sabots survivent 10 ans, le 0.01% qui tombera en panne au bout de 9 ans occasionnera des retards de train, ce qui est très mal vécu.
          Le problème est plutôt le très haut niveau de qualité attendu par les usagers d’un service public. Ils ne tolèrent aucun problème.


          Parceque pour des entreprise privées, les clients ont paradoxalement une bien plus grandes tolérances aux désagréments.
          Par exemple, j’ai pris l’avion il y’a 2 semaines, une boîte privée, low-cost. J’ai eu 14 heures de retards pour un système de sécurité défaillant, ayant obligé l’avion à faire demi-tour en plein vol et m’ayant du même coup fait raté la correspondance.
          Ais-je eu le droit à mon arrivée à une gentille hôtesse me proposant une enveloppe pour me faire rembourser comme ça arrive à la SNCF pour à peine 20 minutes de retard ? Absolument pas ....

        • Fergus Fergus 16 juin 2014 11:58

          Bonjour, Topaze.

          Vous écrivez « Avec ses milliards d’euros de dettes (pour le con-tribuable !) si elle était une société privée la SNCF n’existerait plus depuis longtemps ! »

          En cela, vous commettez une erreur assez courante dans l’opinion publique. Les transports publics ne sont pas assurés partout par des opérateurs publics, mais aussi par des compagnies privées, ce qui est très répandu pour les réseaux de surface, notamment dans le cadre des transports urbains des métropoles régionales. Or, ces compagnies agissent dans le cadre de délégations de service public et sont contraintes, d’une part, d’assurer des dessertes non rentables, d’autre part, de pratiquer des tarifs imposés par les autorités de régulation. Moyennant quoi les pertes de recettes sont compensées par les pouvoirs publics

          Ce n’est pas le statut des opérateurs qui est en cause, mais les obligations qui leurs ont faites par les autorités de tutelle.


        • Vipère Vipère 15 juin 2014 14:58

           

           

          Fergus

           

          Il est étonnant que le statut de la retraite à 52 ans des cheminots ne vous interpelle pas en tant qu’injustice envers les autres salariés du privé ?

           

          Ne faut-il retenir que les intérêts corporatistes des cheminots qui ont je le rappelle, d’une part : la sécurité de l’emploi et d’autre part : vivent à crédit, puisque la branche est déficitaire, plus de 41 milliards de dette du transporteur ferroviaire ?


          • Fergus Fergus 15 juin 2014 15:43

            @ Vipère.

            Les statistiques officielles du COR montrent que l’âge moyen de départ à la retraite à la SNCF est de... 55,1 ans et non de 52.

            La raison : d’une part, tous les personnels d’exploitation ne partent pas au plancher autorisé faute de posséder le nombre suffisant d’annuités pour une retraite à taux plein. D’autre part, les personnels administratifs ne bénéficient pas des conditions spécifiques des personnels d’exploitation.


          • Spartacus Spartacus 15 juin 2014 18:06

            Bel exemple de mépris, on vous répond à coté...

            Vous imaginez qu’ils vont l’admettre ? Qu’ils sont à la fois responsables des dettes sociales et en plus du la destruction du pays ?

            Le profit social au dépends des autres est leur seule motivation. Et les autres c’est vous c’est nous, mais eux se sont les méprisants.

            Vous comprenez c’est pas 52 c’est 55 !.....De quoi vous plaignez vous ? C’est pas 10 c’est juste 7 ans !.....C’est a vous qu’on demande de travailler plus longtemps pour que eux partent plus tôt.

            Pour vous c’est 62,5 et en plus leurs privilèges c’est autant de taxes et d’année en plus pour vous.
            Regardez l’hypocrisie des nobles. 
            Incapables d’avouer que sont des privilégiés, dans nantis du social des profiteurs des autres par la coercition de l’impôt.

            Et ce sera le même qui vous donnera des leçons de morale sur le « social » alors que les profit social est leur seule raison de vivre.

          • Fergus Fergus 15 juin 2014 19:03

            Bonjour, Spartacus.

            Il y a en effet privilège dans la mesure où les conditions de travail du personnel roulant ont nettement évolué. Aujourd’hui, la pénibilité n’est plus la même qu’autrefois, c’est incontestable. Mais ces conditions ont longtemps justifié le régime spécial.


          • Ouallonsnous ? 15 juin 2014 19:03

            Que ces incapables collaborateurs du système anglo-yankee ne touchent à rien !

            Les français, de plus en plus les reconnaissent pour ce qu’ils sont, des agents de l’étranger aux ordres de Washington via l’UE de Bruxelles !

            Après avoir ouvert les yeux, mobilisons nous pour les jeter dehors avant qu’ils n’aient encore plus déconstruits la France !

            La SNCF doit rester la société nationale satisfaisant au service public du transport des voyageurs et marchandises qui est décrite dans son appellation !

            On ne peut plus attendre pour démettre les collaborateurs du systéme libéral anglo-yankee que l’on prétend nous imposer par l’UE, restaurons notre souverainetée par tous les moyens possibles, y compris l’insurrection populaire !!!!


          • Pingouin094 Pingouin094 15 juin 2014 21:47

            Spartacus, Fergus et autres vipères, essayer de connaître ce que vous prétendez critiquer.


            Le système de retraite SNCF est entièrement indépendant du régime général de retraite. Quel que soit notre régime et ses règles, il n’en coûte qu’à la SNCF qui paye des cotisations patronales plus élevées qu’une entreprise privée.
            Mais comme elle paye également ses salariés à des salaires moins élevés que dans le privé (pour preuve les augmentations significatives de salaires de tous mes collègues ayant quitté la SNCF pour le privé), l’entreprise y trouve son compte.
            A chacun de préferer le salaire immédiat ou différé.

            Ensuite, l’âge légal de départ à la retraite et le nombre de trimestre nécessaire pour avoir droit à une retraite à taux plein sont deux notions entièrement différentes.
            En l’occurrence, bien que pouvant partir à 57 ans, les salariés de la SNCF (hors roulant) doivent cotiser 42 ans comme tous les salariés du privé. Donc, ceux qui partiront à 57 ans le feront avec une retraite très réduite.

            Pour ma part, je doute fort de partir à 57 ans,même si j’en aurais théoriquement le droit. Il me restera encore trop de trimestre à cotiser.

            Apprenez donc ce que vous critiquer, vous aurez l’air moins bête ...


          • Fergus Fergus 15 juin 2014 22:18

            @ Pingouin.

            Je vous serais obligé de bien vouloir lire avec attention ce que vos lecteurs écrivent avant de les qualifier de « bêtes ». Dans un commentaire à Vipère, j’ai en effet écrit ceci : « les personnels administratifs ne bénéficient pas des conditions spécifiques des personnels d’exploitation », autrement dit sont effectivement soumis aux règles générales.


          • Vipère Vipère 15 juin 2014 22:51

             

             

             

            Pingoin use de l’argument d’autorité du travailleur, une ficelle usée qui ne prend pas, face à de libres penseurs ! et n’en déplaise à l’auteur pensent et, pensent même autrement que lui. smiley

             

            Comme pour l’EDF, ce sont bel et bien, les clients qui paient les avantages et l’infrastructure des salariés de la SNCF, et cela par deux fois,

            - en payant le train 

            - par l’imposition.

            Que Pingoin prouve le contraire, autrement qu’en poussant des cris d’orfraie ! 

             


          • Vipère Vipère 15 juin 2014 23:24

            - SNCF

            - RATP
            - EDF
            - GDF
            - MARINS
            - PARLEMENTAIRES

            Tous sont affiliés aux régimes spéciaux !

            Mais, là où il y a hiatus, c’est que qu’aux régimes spéciaux, il n’y a que 500 000 cotisants, alors qu’il faut servir des pensions pour 1 100 000 retraités.

            Le régime est donc déficitaire et ... ne peut que s’adosser sur les privés qui cotisent... pour les régimes spéciaux.

            Vous me suivez toujours ? 

            Le privé paie son ticket, paie les infrastructures et les salaires des nantis mentionnés plus haut, paie les retraites des régimes spéciaux et au final récolte les grèves.

          • Spartacus Spartacus 16 juin 2014 10:00

            Quelle mentalité absurde.


            On se demande avec de tels arguments pourquoi ces gens ne manifestent pas pour devenirs tous affiliés au régime général ? 

            Quel employeur privé en France paye des cotisations patronales supérieures ? 
            Aucun, sachant que cette entreprise est en déficit chronique, que le régime de retraite est à charge par la compensation du régime général, qu’en plus les cheminots sont exonérés de cotisations chômage, nous expliquer que ce n’est pas un privilège.

            Quand aux « collèges » qui sont partis au privé, non seulement se sont en majorité des retraités partis trop tôt. (49 ans pour un conducteur spécialisé). Qui se permettent de cumuler retraite privilégiée et salaire privé, qui arrivé à 58 ans se mettent au chomage pour cumuler chômage et retraite alors qu’ils n’ont jamais cotisé au chomage sur l’ensemble de leur vie faisant supporter sur l’ensemble des salariés du privé l’amortissement de leurs charges.

            Pingoin pouvez vous écrire « je suis un privilégié ».
            Ce sera peut être la première fois que vous ne vous mentirez pas à vous même.
            Quand on a goutté aux privilèges difficile de s’en passer n’est ce pas ? Difficile de l’avouer et l’avouer à soi-même n’est ce pas ?

          • straine straine 16 juin 2014 16:18

            @Pingouin094
            Citation
            « 
            il n’en coûte qu’à la SNCF qui paye des cotisations patronales plus élevées qu’une entreprise privée »
            Sans rire,
            Voulez-vous vraiment savoir comment cette entreprise réussi cet exploit ?

            160.000 cheminots actifs pour près de 280.000 pensionnés -, a réussi l’exploit d’être… excédentaire en 2012.


          • xmen-classe4 xmen-classe4 17 juin 2014 08:57

            c’est un probleme de publicité, c’est la note pour savoir si la publicité fonctionne ou non sur le pigeon.

            il y a greve, ok mais rien expliqe le blocage de l’entreprise sauf si ce sont des cadres qui font greve et l’entreprise ne peut pas confier la tresorerie au premier venu. et les gens qui ne peuvent aller travailler ne sont pas payé.

            la sncf n’a pas un centime de coté pour payer les retraites il faudra donc augmenter les prix en utilisant un monopole, pendant une crise du crédit et que les autres entreprises devront faire de meme.l ’etat a déjà couvers les dettes de la sncf pour « aider » les gens de paris à faire un grand paris...


          • tf1Groupie 15 juin 2014 14:59

            « risquent de dégrader fortement la qualité du service » ...

            Donc il y a grève car il y a un risque.

            En attendant la réalisation de ce risque, la grève bien réelle dégrade fortement la qualité du service de la SNCF ; ce n’est plus un risque, c’est une réalité.


            • Gemini Gemini 15 juin 2014 21:49

              Il ne s’agit pas d’un risque. C’est déjà dans les faits, que la qualité de service se dégrade. Cela fait des décennies que le service se dégrade, du fait de sous-investissement chronique et des économies réalisées à tous les étages, encore une fois au détriment de la qualité de service (beaucoup) et de la sécurité (un peu).

              La réforme actuelle est pourrie. Ils luttent pour une bonne réforme qui servira réellement l’intérêt général, plutôt que les seuls bureaucrates de Bruxelles et leurs copains capitalistes qui espèrent nous dépecer au plus vite de nos lignes rentables, ne nous laissant que les non rentables.


            • Pingouin094 Pingouin094 15 juin 2014 21:55

              L’expérience passé prouve qu’il vaut mieux effectivement anticiper les risques.

              A moins que dans d’autres sujets le « principe de précaution » vous soit une notion totalement inconnue, elle n’est pas dénuée non plus de sens à la SNCF et dans le dialogue sociale.

              Surtout quand le risque est certain à 99.99%...


            • Spartacus Spartacus 15 juin 2014 16:01
              Pingouin en quoi Marie est responsable pour que vous l’agressiez ?

              Histoire vraie :
              Cette semaine Marie, avait rendez vous le 12 juin à Francfort pour son, dernier entretien d’embauche, la dernière convocation devant le PDG qui passait en Allemagne. 
              Elle habite Dijon, avec les correspondances ratées, elle est arrivée une journée après mais le PDG est parti. elle devait revenir vendredi, mais arrivée trop tard, elle a eu des frais et a couché à Nancy et est revenue samedi. Elle a même perdu son week end et son petit copain qui en a trouvé une autre.
              Marie n’aura pas de travail, cela fait plusieurs mois qu’elle est sur cet emploi....Le PDG n’avait plus que 2 candidates, ce ne sera pas Marie, il ne l’a même pas vu.

              Des Marie il y en a des milliers, elles ne font pas grève, et la CGT ou SUD ne les indemnisera pas......Les conséquences des crimes de nuisance des cheminots ne sont jamais indemnisés.

              Combien de rendez vous manqués ? 
              De conséquences désastreuses et terribles occasionnés par les retards ?
              Combien de frais occasionnée en plus par les gens coincés ?
              De congés gâchés, de visites indispensables détruites.
              De contrats ratés, de PME détruites et faillites engendrées ?
              De victimes ?
              D’emplois perdus par des salariés « trop en retard », ou d’entretiens d’embauche perdu ?
              D’examens ratés ? De relations cassées ?
              Combien de chômage induit cela va encore coûter au pays ?
              De perte de croissance, de baisse de consommation ? 
              De déficit en plus ?

              Les clients n’ont rien a foutre de ces explications vaseuses et merdiques et pinguoinesques !
              Explications incompréhensibles et nombrilistes de facismes syndical totalement déplacées pour les victimes du syndicalisme de nuisance des ultra-privilégiés sociaux. Cette mentalité faciste, ils veulent que les clients s’adaptent à eux aux lieu que ce soit eux qui s’adaptent aux clients.  

              Les clients veulent la privatisation et le choix de prendre d’autre trains que cette merde de SNCF.
              Un fonctionnement ubuesque. Allez devant un guichet automatique et vous constaterez plusieurs pages de tarifs, a l’image de leurs statuts et de leurs privilèges.

              Quelques centaines de privilégiés n’ont a foutre de millions de personnes qui voyagent.


              Ils vous méprisent tous et n’ont qu’un seul seul intérêt, accaparer un maximum de privilèges et avantages et utiliser la redistribution sociale pour et rien pour eux.


              Une entreprise qui gaspille des milliards.
              Une entreprise en déficit chronique creusant une dette sur plusieurs générations.
              Des droits sociaux relevant de Kafka (1 millions de personnes ne payent pas le train).
              Des assurances sociales totalement à charge du contribuable. 
              Un fonctionnement ubuesque. Allez devant un guichet automatique et vous constaterez plusieurs pages de tarifs, a l’image de leurs statuts et de leurs privilèges.
              Des statutaires salariés en situation d’intouchables qui se font patrons.
              Un service de merde.
              Une sécurité la plus minable d’Europe.
              Des clients pris en otage et méprisés.
              Vivre sur la Bête du contribuable et des autres est leur seule raison de vivre. 
              Les autres c’est nous !

              Quand quelqu’un va se lever et fermer cette entreprise et vendre les rails a une entreprises étrangères avec un siège social à l’étranger.

              Les statuts ne sont qu’un vulgaire concept de l’inégalité et de l’égoïsme. 
              N’oublions pas qu’ils paient aucune cotisations chômage et n’ont rien a foutre du chômage qu’ils créent par leurs grèves.

              Les privilèges sociaux des entreprises publiques sont des taxes sur l’ensemble des contribuables.



              • jacques jacques 15 juin 2014 17:47

                Vous oubliez de dire que Marie est obligée de prendre le train pour trouver du boulot car toutes les entreprises ont délocalisé pour utiliser du personnel low cost en Asie.


              • César Castique César Castique 15 juin 2014 18:40

                « 1 étasunien sur 7 survit des food-stamps fédéraux... »


                Sans précision de la part respective des Afroricains et des Latinos - ceux qui ont permis à Obama d’accéder àé la Maison Blanche en 2012 comme en 2008 -, ce chiffre est dépourvu de réelle signification. 

                Les Etats-Unis subissent une invasion de gens globalement peu performants sur le plan économique et cela a un fort impact sur les statistiques nationales

              • César Castique César Castique 15 juin 2014 18:55

                « Les clients veulent la privatisation et le choix de prendre d’autre trains que cette merde de SNCF. »


                Précisons tout de même : là, où les lignes peu ou pas rentables n’auront pas été supprimées, parce que la spécificité du service public est d’offrir un service au public, même s’il en coûte de l’argent. 

                A l’opposé, les sociétés privées tendent à faire un maximum de chiffres d’affaires à partir d’un minimum d’investissements. 

                Dans le fond, le communisme et l’ultralibéralisme sont les deux faces de la médaille célébrant l’inaptitude des hommes à se soustraire aux injonctions de leurs inclinations et de leurs passions.



              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 juin 2014 19:24

                Spartacus,
                Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Qui veut se débarrasser des biens publics organise la pénurie de crédits, les dysfonctionnements, pour finir par justifier les privatisations.

                Quant aux privilèges, la Cour des Comptes établit à 172 milliards d’euros les 293 niches fiscales dont bénéficient les entreprises, vous devriez balayer un peu devant votre porte ...


              • wesson wesson 15 juin 2014 20:32
                « Cette semaine Marie, avait rendez vous le 12 juin à Francfort [...] Marie n’aura pas de travail [...] »

                Et c’est très bien ainsi car d’une part à Francfort elle aurait été sous-payée comme l’immigrée qu’elle s’apprêtait à être, et qui plus est comme Marie est compétente, elle trouvera sans peine un emploi en France et ce faisant participera à l’enrichissement de son pays plutôt que de l’appauvrir en allant vendre ses compétences à l’étranger.

                « Elle a même perdu son week end et son petit copain qui en a trouvé une autre. »

                C’est à ce genre de détail navrant de mièvrerie et sans aucun rapport avec le sujet que on comprends parfaitement à quel point cet « exemple » est en fait totalement bidonné.

              • Pingouin094 Pingouin094 15 juin 2014 22:00

                A exemple à la con, exemple à la con et demi.


                7 « clients » sont morts il y’a un an à Brétigny, des dizaines d’autres blessés, certains en garderont des séquelles toute leur vie. Déjà aujourd’hui, les conducteurs arrivent avec peine à communiquer aux mainteneurs de l’Infra que tient, quand on passe sur cette aiguille là, ça bouge quand même beaucoup, ou tient, le KVB (le machin qui a manqué quand un train s’est crasché en espagne) ne marche plus sur telle zone.
                Quand nous serons dans deux entreprises différentes, ça n’ira pas mieux, bien au contraire.

                Et le risque, c’est un nouveau brétigny au bout.

                A la SNCF comme en voiture, il vaut mieux parfois arriver en retard que de ne pas arriver du tout ...


              • Pyrathome Pyrathome 15 juin 2014 22:16

                Spartatroll a juste oublié un petit détail, la SNCF a été crée en 1937 pour cause de faillite totale des compagnies privées.....
                .
                Tous ces imbéciles sont devenus Alzheimer.....


              • A. Nonyme A. Nonyme 16 juin 2014 00:32

                « comme Marie est compétente, elle trouvera sans peine un emploi en France »
                Heu Wesson, vous vivez en France ? Vraiment ?


              • Spartacus Spartacus 16 juin 2014 09:49

                @Pingoin

                On aurait aimé une « compassion » pour Marie, mais non encore et toujours le réflexe de la malfaisance tyranique, avec des explications merdiques.
                On aime votre exemple.
                Responsable mais pas coupable, la mentalité collectiviste qui dédouanne des responsabilités individuelle pour toujours trouver des coupables extérieurs.

                Le mépris des autres comme simple réponse !
                -Vivre sur la Bête du contribuable et des autres est effectivement votre seule raison de vivre. 
                -Les autres semble t-il c’est de la merde et ne méritent pas à vos yeux de la moindre compassion !

              • Spartacus Spartacus 16 juin 2014 10:38

                @]Noob

                Décidément vous démontrez à quel point vous êtes incapable d’avoir le respect des autres....Des clients comme des contradicteurs...

                En général l’insulte ad-homminem est une démonstration de l’absence d’arguments.



              • Esprit Critique 15 juin 2014 19:07

                La logique européenne de libre concurrence non faussée doit être poussée plus loin.

                Il faut deux sociétés pour les voies, une pour le rail de Gauche, et une pour le rail de droite !

                Quand a la qualité du service publique évoquée dans cette article, est ce celle mesurée un jour de grève ?

                Arrêtons les conneries, il n’est pas nécessaire d’avoir un statut de fonctionnaire pour conduire une locomotive ,vendre des billets ou serrer des boulons, Libre concurrence, service public et bonne gestion sont des choses qui n’ont rien avoir entre elles, pas plus que le fait qu’un cheminot ai sa carte de la CGT, n’es un gage d’intelligence des problèmes d’organisation d’une entreprise .telle que la SNCF.


                • jacques jacques 15 juin 2014 19:40

                  Je ne suis pas d’accord pour la conduite d’un train ni pour la surveillance et l’entretien des voies .La pression mis sur les chauffeurs routiers font qu’ils sont plus accidentogènes que les conducteurs en général et que l’entretien des voies est d’une précision que beaucoup ignorent .D’ailleurs j’ai trouvé scandaleux la différence de réaction des politiques entre le « rabotage » des quais qui était prévu depuis deux ans et nécessaire et le rapport accablant sur l’accident de Brétigny, une inversion de valeur affligeante .

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