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Accueil du site > Actualités > Technologies > Est-il possible de remplacer le pétrole dans les délais ?

Est-il possible de remplacer le pétrole dans les délais ?

Nombreux sont les espoirs qui se fondent sur notre foi en la technologie providence. Pas un jour sans un article de presse qui annonce une expérience nouvelle de carburant, de captation du soleil ou autre récupération de l’énergie éolienne ou marine.

Mais peut-on réellement croire en ces lueurs pour remplacer notre besoin colossal … et dans les délais ?

Il est raisonnable de penser que nous avons encore cinq à dix années de « sérénité ». Nous supposerons alors qu’une technologie qui est encore au stade du laboratoire ne pourra pas, dans les délais, représenter l’équivalent d’une Arabie Saoudite tous les deux ans (compensation nécessaire estimée).

Au delà de la technique elle-même, c’est toute une logistique très lourde et très complexe qu’il faudrait mettre en place. Il faudrait créer des usines énormes, des réseaux de transports et de distribution spécifiques, des véhicules adaptés bref, des infrastructures majeures dont on peut se demander si elles sont réalisables en cinq à dix ans.

Agrocarburants

Trois types d’agrocarburants ont dépassé le stade du laboratoire.

Première génération : Huile végétale carburant, Bioéthanol ou ester d’huile végétale, ces carburants déjà utilisés à grande échelle sont au point techniquement et rentables financièrement. Cependant ils posent de graves problèmes comme la concurrence avec la production alimentaire, la monoculture intensive ou encore la destruction des forêts primaires pour l’implantation de palmiers à huile.

Le monde a déjà atteint voire dépassé les limites de l’acceptable. Nous pouvons cependant y voir un intérêt dans le cadre d’une utilisation personnelle et raisonnable, comme pour les agriculteurs qui pourraient utiliser une partie de leurs terres pour générer leur propre carburant.

Deuxième génération : L’intérêt majeur de cette technologie est qu’elle utilise des matériaux non comestibles tels que les pailles ou les déchets de bois. Elle consiste en une décomposition de la cellulose et des hémicelluloses en sucres élémentaires grâce à des enzymes, qui pourront ensuite subir une fermentation alcoolique pour produire de l’éthanol et ainsi un carburant utilisable dans les véhicules actuels.

Des unités pilotes sont en fonctionnement dans plusieurs pays du monde, mais aucune n’est encore rentable. Le problème concerne principalement les enzymes qui sont difficiles à isoler, très coûteuses et qui sont principalement absorbées lors de la réaction, empêchant ainsi toute réutilisation. La production continue est très difficile à réaliser.

BTL-Fisher Tropsch : le procédé de synthèse Fisher-Tropsch, au point depuis la seconde guerre mondiale, est largement utilisé en Afrique du Sud depuis l’embargo sur les carburants de la période de l’apartheid. C’est à partir de charbon qu’ils réalisent tous leurs carburants mais le procédé est le même à partir de biomasse.

Cependant ce type d’usine demande des investissements gigantesques et doit être de taille suffisante pour être rentable. Or contrairement au charbon que l’on peut extraire d’une mine proche de l’usine, la biomasse est répartie sur l’ensemble du territoire et il faut imaginer que la France pourrait avoir 1 ou 2 de ces usines au maximum, et qu’à partir de tout le territoire ce sont des milliers de camions et de trains qui devraient amener, chaque jour, la biomasse jusqu’aux usines. Nous pouvons raisonnablement estimer que cette solution présente trop de problèmes et ne sera pas mise en œuvre prochainement.

L’hydrogène

Souvent présenté comme l’énergie de l’avenir, l’hydrogène n’est pas une source d’énergie. Ce gaz ne se trouve pas (ou presque pas) à l’état naturel, il est donc nécessaire de le produire et il existe trois méthodes pour cela : l’électrolyse de l’eau (besoin d’électricité et d’eau), le réformage d’hydrocarbures (besoin de gaz naturel) et le craquage thermochimique de l’eau (besoin de très hautes températures -1000°C – et donc d’énergie).

Une fois l’hydrogène produit, il faut le comprimer (700 bars pour les véhicules), le stocker, le transporter ce qui génère de nombreuses pertes mais également de nombreux risques. Enfin pour l’utiliser il faut s’équiper de piles à combustibles trop coûteuses à cause du platine et dont la durée de vie est encore trop faible.

On voit rapidement les limites que représente l’hydrogène et la simple image « verte » d’un pot d’échappement qui recrache de l’eau n’exonère pas de tous les problèmes amonts.

Electricité

L’IFP (Institut Français du Pétrole) a estimé qu’une augmentation d’environ 25% de notre production d’électricité pourrait suffire à approvisionner un parc automobile français électrifié. Dit comme cela, nous pourrions trouver cela réaliste. Le parc électronucléaire français est tout juste suffisant pour répondre à nos besoins actuels, et près de 50% des réacteurs ont dépassé les 30 années de fonctionnement. Comment imaginer que nous pourrons augmenter de 25% notre production nationale ?

Autres problèmes que pose cette énergie pour les véhicules :

- Remplacement de plusieurs millions de véhicules

- Équipement de toutes les stations service

- Renforcement du réseau électrique car les charges de batteries provoquent des appels de puissances fortes
- La densité énergétique d’une batterie électrique est 100 à 150 fois inférieure à celle du pétrole ( 1kg de batterie contient 80 Wh contre 9000 Wh pour 1 kg de pétrole) ce qui limitera de toutes façons l’autonomie des véhicules.
- Les problèmes de la fabrication, de la durée de vie et du recyclage des batteries sont toujours majeurs pour cette filière.

 Il n’existe quasiment rien pour équiper les camions et les avions, or ce sont eux qui approvisionnent le pays chaque jour.

Huiles de schistes

Il s’agit d’une huile obtenue par pyrolyse des schistes bitumineux dans des fours en l’absence d’oxygène. Il est théoriquement possible de fabriquer de très grandes quantités de carburant à partir de ces réserves mais dans la plupart des cas, la quantité d’énergie nécessaire pour faire du carburant dépasse la quantité d’énergie récupérée. Les spécialistes et prévisionnistes considèrent qu’il n’y aura pas de production significative avant plusieurs dizaines d’années, et que l’on renoncera peut être à le faire pour des raisons environnementales.

CTL

Il s’agit de carburant liquide réalisé à partir de charbon. Après une première étape de gazéification du charbon, le gaz de synthèse obtenu subi une synthèse Fisher-Tropsch afin d’être transformé en carburants. L’ Afrique du Sud est aujourd’hui leader dans ce secteur.

Là encore plusieurs problèmes se posent. Tout d’abord le fait que cette technologie fait appel à une ressource fossile dont les réserves sont limitées. Utiliser le charbon pour faire du carburant nous rapprocherait très rapidement du pic charbon.

Ensuite, le charbon est à peu près la pire des solutions en terme d’émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, la mise en place de telles usines et du circuit logistique qui va avec serait extrêmement longue et coûteuse (plusieurs dizaines d’années et des dizaines de milliards d’euros d’investissements) à l’échelle mondiale.

GNL et GTL

Ces carburants sont tous deux issus du gaz naturel. Or, les ressources planétaires sont limitées et là aussi remplacer le pétrole par l’utilisation du gaz naturel nous rapprocherait très rapidement d’un pic de production. De plus, le méthane est un puissant gaz à effet de serre et les fuites inévitables d’un circuit de transport et de distribution auraient un impact considérable sur les émissions de GES.

Le procédé de fabrication de ces deux carburants est bien différent.

Pour obtenir le GNL, on effectue une condensation du gaz pour le faire passer de l’état gazeux à l’état liquide. Pour cela il faut abaisser et conserver sa température à -163°C. Ce procédé permet de diviser par 600 le volume occupé et c’est ainsi que le gaz est transporté dans les méthaniers par exemple. La principale difficulté est de maintenir la température, c’est pourquoi le GNV (gaz Naturel Véhicule) est généralement conditionné en bouteilles sous une pression de 200 bars et en phase gazeuse. Cette étape de compression consomme environ 20% de l’énergie que contient le gaz !

Le GTL est une transformation chimique destinée à transformer le gaz naturel en essence ou en gazole. Cette transformation commence par une étape de réformage à la vapeur (mise en contact du méthane et de vapeur d’eau en présence d’un catalyseur en nickel, à des températures comprises entre 800° et 1000° et des pressions comprises entre 20 et 30 bars). On obtient ainsi de l’hydrogène et du monoxyde de carbone qui subiront une synthèse Fisher-Tropsch, comme pour le BTL ou le CTL.

L’ intérêt visé par ce procédé était de transformer le gaz en carburant liquide afin de le rendre facilement transportable, pour un coût moindre que le gaz naturel. Or le bilan énergétique et économique s’est révélé bien moins bon que celui du gaz naturel transporté par pipeline ou méthaniers.

Le GTL reste cependant beaucoup plus pratique à utiliser dans les véhicules que le gaz naturel, c’est pourquoi il aura peut être un avenir en période de pénurie de pétrole sévère.

Malgré tous les problèmes que peuvent poser chacune des alternatives dont nous venons de parler, des estimations des potentiels de production de chacun des carburants ont été réalisées.

XTL

Nous y observons que les carburants à base de gaz naturel (NGPL) représenteraient une grande partie de la production, mais que le pic gazier arriverait plus rapidement, c’est-à-dire vers 2025.

Les huiles lourdes verraient leur rythme de production augmenter progressivement et représenteraient la quasi-totalité de ces carburants en 2100.

Quant aux XTL (BTL, CTL, GTL), leur production ne dépasserait pas les 2,5 millions de barils par jour en 2050.

Ce qui ressort principalement, c’est que la totalité de ces alternatives verraient leur pic arriver en 2025 et ne pourraient donc pas compenser longtemps le manque de pétrole. Tout au plus, la date du pic pétrolier pourrait être repoussée de quelques années.

 

 bouquet

Pour conclure sur les alternatives, il est important de replacer les énergies renouvelables dans le contexte mondial actuel.

Malgré une croissance très forte ces dernières années, les énergies éolienne et solaire restent marginales dans le bouquet énergétique mondial.

Plus de 80% de l’énergie consommée est d’origine fossile alors que le solaire et l’éolien représentent à peine plus de 1%.

Il faut donc absolument relativiser sur la capacité de ces énergies « nouvelles » à remplacer le pétrole, d’autant que pour être mises en œuvre, elles nécessitent des énergies fossiles (fabrication, transport, installation, maintenance).

De plus, toutes les éoliennes et tous les panneaux solaires fabriqués et mis en service à ce jour n’ont jamais fait diminuer la consommation d’énergies fossiles, elles en ont simplement limité la hausse.


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55 réactions à cet article    


  • croacroa 13 septembre 2010 10:16


    J ai toujours été contre ce non sens total qu est la voiture individuelle : je suis désespéré que le petrole ne s epuise pas plus vite !!


    • friedrich 13 septembre 2010 11:26

      Encore un qui possède une petite maison avec un potager, un puit et des réseves de médicaments. Je suis jaloux !


    • Croa Croa 13 septembre 2010 18:15

      « Encore un qui possède une petite maison avec un potager... »

      ou qui habite en centre-ville ! (Un malin quoi !)


    • saintclair saintclair 13 septembre 2010 10:36

      Il y a une solution qui existe déjà avec un brevet exploitable par tout le monde : Le moteur « pantone », qui est un moteur à eau tout simplement, il s’agit d’aller sur internet dans rubrique « moteur à eau » et la solution semble facile. Des tracteurs, des voitures et même des tondeuses à gazon tournent avec ce système qui ne demande qu’a être perfectionné. Seulement pour celà il faudrait investir politiquement et sérieusement !!!!!!! L’Etat est’i l interressé par un moteur qui ruinerait ses amis pétroliers, là est la question...........


      • Tribert Tribert 13 septembre 2010 10:49

        « ..la solution semble facile.. »
         On peut toujours rêver...
        Beaucoup en parlent mais personne n’ a jamais vu un tel moteur tourner, AVEC DU COUPLE..
        Il est temps d’imaginer plutôt comment vivre avec peu...d’énergie, notamment..


      • yoananda 13 septembre 2010 10:56

        Le moteur pantone existe et fonctionne.
        Le problème c’est que juste un moyen d’améliorer le rendement du moteur traditionnel en récupérant une partie de la chaleur perdue sur le pot d’échappement pour couper des molécules d’eau et réutiliser l’hydrogène ainsi produit pour l’injecter dans le moteur a explosion.
        Donc ca ne remplace en rien le pétrole, ca améliore le rendement de 20% env.
        Ce qui serait suffisant pour nous donner un peu de mou, quelques années de plus pour trouver une vraie alternative et continuer a dévaster le monde un peu plus longtemps aussi.


      • gf.delhomme 19 septembre 2010 19:03

        foutaise, 

        je suis a peu près sur qu’il s’agit d’une amélioration de la combution des hydrocarbures par la vapeur d’eau

        la combution des hydrocarbures en provoquand un vaporisation des particules d’eau en suspension fournies par le réacteur pantonne, provoque une deuxième détente à la étonnation

        et l’amélioratgion du rendement des moteurs à hydrocarbures par la vaporisation de goutelletes d’eau en suspension c’est un brevet qui doit daté des années 30-40

        on pourrait le vérifier facilement par en vérifiant que dans le delta de la chaleur d’échappement sont déduits les 20¨% d’augmentation de puissance

         j’en veux pas au moteur phfantome, les poires ont le droit de se servir du soudogaze pour trouver des pommes qui acceptent de les sponsor-risée



      • worf worf 13 septembre 2010 11:03

        Vous ne parlez du pétrole que comme carburant alors que nous sommes dans une civilisation extrêmement dépendante de cette substance dans tant de domaines (chauffage, pharmaceutique, plastiques, engrais, emballage, etc).

        Dans chaque domaine, il faut envisager s’il existe des solutions de substitution.
        Pour remplacer le pétrole dans le domaine du transport par une autre forme d’énergie polluante, non renouvelable, cela n’est guère la solution bien que je crains qu’elle ne soit reprise pour exploiter le reste de certaines ressources et rentabiliser des technologies.

        Les filières nucléaires ne sont pas citées pour produire de l’électricité.


        • geo63 13 septembre 2010 11:50

          merci à l’auteur pour cette mise au point qui diffère nettement du bla-bla-bla habituel sur les nouvelles énergies servi par certains écolos qui hélas s’autopersuadent qu’ils sont les grands penseurs du futur avec des connaissances scientifiques pourtant réduites.

          Le texte présenté est très (trop) général, il nécessiterait des approfondissements, mais dans l’ensemble je l’approuve.

          Ne pas oublier comme le remarque worf que le pétrole va beaucoup plus loin qu’un simple fournisseur de carburants divers, la pétrochimie est un domaine énorme.


          • aberlainnard 13 septembre 2010 12:15

            à l’auteur

             

            La série d’articles que vous avez mis en ligne ces derniers temps est d’un grand intérêt, tant sur le plan de l’information que celui de la pédagogie.

            Merci, donc, pour la qualité de ces papiers.

            C’est souvent la méconnaissance du problème réel posé par le pic de production (extraction) du pétrole et de l’importance de nos besoins en énergie fossile dans l’économie mondiale qui explique l’inconscience ou l’optimisme face aux enjeux des prochaines années ou décennies. C’est non seulement l’économie mais aussi l’organisation de notre société dans tous les domaines y compris le domaine social qui est en jeu.

            Vous connaissez, j’en suis sûr, Jean Marc Jancovici et son site manicore.com sur lequel on trouve un des plus remarquables exposés qui ait été fait pour la bonne compréhension du problème. Je recommande aux lecteurs d’AGORAVOX de s’y reporter et de voir cette vidéo accompagnée d’un diaporama explicite à droite de la page Web.

            (Patience ! La page met un certain temps à s’afficher)

            http://storage02.brainsonic.com/customers/entrecom/spie_20090702/fr/files/i ndex.html

            Ça vaut vraiment la peine.


            • tchoo 13 septembre 2010 12:18

              Et alors on fait quoi ?

              Vous croyez que l’industrie pétrolière ne connait pas la date du pic pétrolier ?

              Moi je crois que si

              Que l’on ne verra pas de solution apparaitre, tant qu’ils auront du fric à faire avec le pétrole, pendant ce temps il prépare l’après (ou pas, mais ça m’étonnerait, qu’ils ne s’arrangent pas pour avoir une solution qui permet d’engranger encore plus de bourzoufs)


              • pierrot pierrot 13 septembre 2010 12:38

                Article bien documenté mais dont les conclusions sont critiquables.
                Le « pic » pétrolier devrait intervenir vers 2035 selon les experts, mais cela ne signifie pas la fin de l’exploitation du pétrole.
                Cela se traduira par des hausses de prix.
                Beaucoup de nouvelles technologies énergétiques seront probablement industrialisables vers 2040 dont en autres :

                - les réacteurs de 3 ième et de 4 ième génération (surgénérateur)

                - le photovoltaïque avec des cellules sans silicium (molécules organiques) se posant comme une peinture

                - photovoltaïque au Sahara ?

                - géothermie profonde

                - gaz naturel et autres hydrocarbures « non conventionels » : schiste ...

                - charbon

                et plus marginalement :

                - salaire à partir des micro algues

                - éolien off shore

                - hydroliennes (en fond d’océan)

                - biocarburants à partir de déchets organiques

                L’avenir semble assuré, sous condition que la recherche dispose de moyens conséquents pour mener à terme ces pistes.
                Bonne journée


                • Rudolph 13 septembre 2010 14:05

                  Le nucléaire de 4ème génération sera sûrement le plus efficace.

                  Belle liste de technologie dans cet article mais on aimerait surtout des solutions, pas de l’affolement ce qui ne contribuera qu’à remplir les caisses des magnats du pétrole qui bloquent très certainement le développement de solutions d’avenir ... qui ne saurait être autre que du nucléaire même si toutes les solutions doivent être approfondies et exploitées.

                  Attention aux bio carburants, il y a des famines dans le monde.


                • jymb 13 septembre 2010 12:58

                  Tout est affaire de priorités..
                  En période de guerre, les « solutions » sont développés avec l’énergie du désespoir en quelques mois.
                  En France, l’automobiliste reste un tel pigeon à plumer sans relache qu’il est peu pensable que des solutions alternes se développent sauf à les combiner avec un nouveau siphonnage fiscal direct ou indirect . La diversification personnifiée ( huile par exemple) a été sévèrement réprimée pour le citoyen lambda. Ceci alors qu’il est évident que les « solutions » ne seront pas une mais plurielles, et qu’il est navrant que nous ne soyons pas déjà à 10/20 % du parc roulant diversifié. De l’air comprimé à l’huile de friture les pistes sont multiples en fonction des besoins et possibilités locales de chacun.
                  Ce qui nous attend est le véhicule électrique avec connection normalisée à un point de recharge archi surtaxé. Les rêveurs qui envisagent un plein à 1/2 euros peuvent retourner à leur oreiller. Aucun contrepouvoir n’existant à ce jour, le déplacement, ses contraintes ubuesques et son étrillage fiscal sera ce que l’on nous imposera


                  • Tribert Tribert 13 septembre 2010 13:29

                    Expérience de carburation à l’huile végétale.

                    Nous avons acquis une citroën ZX 1,9 turbo diesel de 1997 d occasion , il y a trois ans a 180 000km. Depuis tous les étés nous roulons 100 % à l huile végétale achetée à un «  recycleur  » qui récupère les fonds de cuve d huile alimentaire qui partent à la poubelle. Il les refiltre à 5 microns et nous la vend à 0,3 euros le litre par futs de 200l.

                    Pour cela nous avons fait retarer les injecteurs à 180. Nous avions la chance que la ZX a son filtre à gasoil intégrée au circuit de refroidissement du moteur ce qui ici sert de réchauffeur. Enfin, nous avions d origine une pompe à injection Luca, que nous avons cassée en tentant le 50 % huile en plein hiver un matin gelé ! Nous l ’avons remplacée par une Bosch d’ occasion. Depuis nous n ’avons aucun problème.

                    Nous mettons 100% d huile dans le réservoir de début mai à mi-octobre. Nous changeons le filtre à carburant un peu plus souvent : 1 fois par an, sachant que nous faisons régulièrement des essais hasardeux ce qui explique aussi peut être la fréquence.

                    Cela ne nous suffisait pas et après essais de différents taux d huile ajoutés au gasoil en hiver nous nous sommes finalement organisés pour rouler 99% à l ’huile en hiver aussi :

                     

                    Le principe : un bidon d huile dans l’ habitacle au pied(ou plutôt aux genoux) du passager.

                    L huile est au chaud en permanence et plus vite réchauffée, et une vanne à la sortie du bidon permet d ouvrir l’ huile dès que le moteur est  démarré et un peu chaud, mais aussi de refermer l arrivée d’ huile et rouler a nouveau au gasoil avant de couper le moteur. Ainsi les durites extérieurs sont remplies de gasoil à l’arrêt.

                    Avant la pompe a injection, la durite à carburant a été sectionnée, puis intercalé un té, et une nouvelle durite rejoint l intérieur de la boite a gants après avoir percé la tôle de la carrosserie derrière la boite a gants. La boite a gants ouverte, la durite plonge, après une petite vanne a essence, dans un bidon de 20 l (type contenant de carburant pour poêle à pétrole), dont le bouchon est percé finement pour que l’huile ne ressorte pas quand on roule et que ça balance.

                     

                    Passer par la boite à gants permet qu’en été, la durite est enroulée et rangée dans la boite à gants, et plus de bidon dans la voiture pendant la belle saison. Cela permet éventuellement si on est habile de ranger la durite dans la boite en cas de contrôle potentiel des douanes. On a le droit de trimbaler de l huile dans la voiture .

                     

                    Inconvénients :

                    Le retour n’est pas géré. Pendant qu’on roule, du carburant non brulé retourne dans le réservoir, si on roule à l huile, la réserve de gasoil pour démarrer devient.. riche en huile et peu figer, attention donc à rouler sur le réservoir quand l aiguille du réservoir monte !! ou autre idée...j ai eu la flemme de faire un retour spécifique huile.

                    Le bidon prend de la place..

                    Attention au fonds de bidons riches en mère et dépôts saturants le filtre à gasoil.

                     

                    Rouler à l’huile est une solution transitoire et selon les opportunités de recyclage. Ce n’est en aucun cas une panacée qui nous autorise à continuer à consommer du déplacement. On ne pourra jamais  écologiquement produire exprès du carburant végétal pour les niveaux de déplacements actuels et même diminués. Pour les trajets absolument nécessaires et pendant le temps qu’on mette en place une alternative de vie où les trajets sont moins nécessaires, c’est intéressant de s’entraîner à boycotter les compagnies pétrolières, pour les raisons que l’on sait et apprendre à gérer soi-même nos ressources.


                    • Croa Croa 13 septembre 2010 18:21

                      Comme tu dis : « Ce n’est en aucun cas une panacée qui nous autorise à continuer à consommer du déplacement.  »


                    • HELIOS HELIOS 13 septembre 2010 14:18

                      Le petrole comme carburant des moyens de transport automobile (je ne parle pas des flottes de camion) ne depasse pas 12%. Il reste donc de la marge, mais là n’est pas le probleme. il faut eliminer petit a petit l’usage de l’essence, du gasoil ou du gaz dans et a terme les moteurs thermiques, donc il ne reste que quelques options marginales (gaz comprimé) et, bien sur, l’electricité.

                      La solution electrique a un enorme avantage qu’aucune autre solution ne possede, c’est que ce n’est pas en lui même (l’electricité) une source d’energie, mais un vecteur d’energie délocalisé. Je m’explique... avoir un vehicule equipé d’une batterie et d’un moteur electrique ne préjuge pas de l’origine de l’electricité emmagasiné dans la batterie. cela ferait plaisir aux ecolos de savoir que les voitures rouleraient a 80% nucleaire en France mais egalement a 4% eolien (si la prod eolienne est de 4%). il ne reste qu’a faire evoluer les sources pour rendre l’automobile plus... propre.

                      Dans un contexte pragmatique et sans tenir compte des differents intérets immediat des grands petroliers, les vehicules electriques cumulent beaucoup d’avantages pour l’utilisateur final, mais aussi pour le constructeur et donc l’empreinte ecologique.

                      Objectivement, la disparition du systeme d’echappement et de la boite de vitesse, la diminution du systeme de freinage, et de tous les accessoires liés au carburant devraient diviser par deux, au minimum le cout de production.
                      Les arguments liées a la durée de charge des batteries, comme du dimensionnement des reseaux électriques sont des problemes extremement limités et facilement contournables. La plupart des voitures font moins de 150 km par jours laissant la possibilité de recharger partiellement ou totalement en quelques heures. Dans le cas contraire on peut imaginer un reseu de remplacement rapide des batteries.

                      Le distributeur (erdf) peut egalement amenager les lignes electriques qui sont actuellement surdimensionnées, mais considerer les mecanismes de « grid » pour avoir des stockages intermediaires et de tenir compte également de la baisse constante de la consommation « naturelle » pour calculer les ameliorations a apporter.

                      Parler de remplacer le petrole « dans les delais » c’est d’abord ignorer que le petrole n’a pas qu’une seule utilisation type et ensuite, il faut determiner ce qu’est le « bon delai », qui bien sur varie en fonction des utilisations.

                      Le catastrophisme dans l’air ambiant est aussi desagreable que l’optimisme exagéré, mais surtout il decredibilise ceux qui s’en servent pour stigmatiser tel ou tel usage du petrole.
                      Même si le prix augmentent, la repercution et la mutation technologique qui accompagneront la rarefaction du petrole ne seront apres tout que minimes et dans tous les cas incorporés a la maniere de vivre dans le futur.
                      Tant que cette maniere de vivre n’est pas soumise a un dogme (elimination de la voiture individuelle, par exemple), personne en peut imaginer se soumettre au diktat de quelques masochistes paranoïaques, et accepter de se priver de ce qui fait la joie, la liberté et l’outil de travail d’une majorité dans notre société.

                      Merci pour votre article bien structuré.


                      • HELIOS HELIOS 13 septembre 2010 22:49

                        ... Volia ce que c’est de vouloir discuter avec des integristes.

                        Ne pas etre d’accord avec toute idée de decroissance, idée de privation, idée de retrogadation c’est s’exposer a être moinsé invariablement. !

                        Ils sont où, les arguments ? Les arguments factuels, qui expliquent qu’on ne s’en sortira pas comme cela... que le climat va devenir invivable, que la mer va monter et que nous nous retrouverons a 9 miliards les pieds dans l’eau sur le sommet des montagnes... uniquement parce qu’on bouffe chez McDo (c’est pas bon, je suis d’accord) qu’on veut de l’eau chaude a la douche et qu’on tire la chasse au lieu de faire caca dans la sciure.... et surtout, crime supreme devant l’eternel, qu’on veut des voitures et des routes ce qui est le pire crime qu’imaginent les plus dogmatiques des integristes verts.

                        Ce qui me chagrine le plus, ce ne sont pas justement ces pires là, car eux, ils profitent de la situation et ce sont des manipulateurs... ce sont tous les beaufs, comme moi, qui vivent la vie au quotidien et qui non seulement ont deja presque tout perdu et sont devenus de vrais « intouchables » a l’instar des hindous du même nom... par la faute la classe mondiale de financiers qui est en train de terminer sa croissance... et qui maintenant vont perdre ce qui leur reste de liberté, de joie et de plaisir pour satisfaire quelques malades de la tête qui surfent sur des peurs irraisonnées... et qui refusent toute solution, qui permettrait de s’en sortir par le haut.

                        Oui, dans ces conditions, entre la predation des multinationales, la concussion des systemes politiques et maintenant l’integrisme vert qu’on peut associer a l’integrisme religieux... il ne reste plus beaucoup d’espace pour la vie.

                        Nous croyions qu’avec la democratie, la laicité et un systeme economique concurrentiel avec filet de secours (les services publics), nous avions mis a l’abri notre liberté et notre bien être. C’etait oublier un peu rapidement qu’il n’est pire dictateur que celui qui s’appuie sur un dogme et la nature est ce dogme.

                        Discuter, echanger, argumenter et choisir la meilleure voie pour un developpement harmonieux ne fait pas partie des pratiques de ces gens là. La preuve, l’automobile electrique n’est pas possible, justement parcequ’elle est la moins mauvaise solution dans un contexte de penurie.

                        Tout cela procede d’une strategie dictatoriale, c’est vrai : par exemple s’attaquer a la surregeneration nucleaire, comme cela s’est passé en detruisant superphenix, c’etait s’assurer que l’argument de la penurie d’uranium serait recevable. et du coup, cela valide egalement la limitation drastique de la consommation electrique et de tous les equipements et solutions qui en serait dependant, dont l’automobile, selon ces gourous de la decoissance et du retour au moyen age.

                        Déplorable.

                        Ceci est ma réponse aux moinseurs, mais je sais qu’ils s’en foutent largement, alors defoulez vous, s’il n’y a que ça pour vous déculpabiliser.


                      • Rudolph 14 septembre 2010 12:14

                        Ca va pas changer la face du monde mais toujours est-il que je suis parfaitement en accord avec vos arguments et votre vision des choses Helios.
                        Rien à ajouter. Je ne saurais moi-même quoi dire à ceux qui prennent plaisir à voir se détruire le développement de notre pays. Comme si le reste du monde allait suivre ! On va juste devenir un pays du tiers monde avec ces écolos.
                        Les Chinois se s’emmerderont pas avec ces sous-problèmes et porteront le flambeau de la culture.

                        On doit sortir par le HAUT !


                      • Kalki Kalki 13 septembre 2010 14:40

                        bla bla bla

                        ne regarde pas encore la réalité en face, et en conséquence ne peut déssiner un dessin du futur

                        bla bla bla


                        • slipenfer 13 septembre 2010 15:20

                          le pétrole abiotique

                          Un combustible fossile carboné désigne un combustible produit à partir de roches issues de la fossilisation d’éléments organiques en : pétrole, gaz naturel et houille (charbon).

                          éléments organiques a 10 km sous terre ? (des taupes géantes)


                          • rastapopulo rastapopulo 13 septembre 2010 19:47

                            Il peut très bien se répandre dans une faille une fois formé...


                            • olivier cabanel olivier cabanel 13 septembre 2010 16:29

                              @ l’auteur,
                              votre article est intéressant, mais très incomplet, comme vous l’ont fait remarquer plusieurs commentateurs,
                              je n’ai rien vu sur le méthane dégagé par l’activité animale (et donc humaine),
                              je ne parle pas des agrocarburants, qui à mon avis ne sont pas une solution recevable,
                              sur ce lien, je vous propose un article paru en juin sur ce site :
                              http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/comment-tourner-la-page-du-76430
                              vous y verrez l’importance du méthane fabriqué a partir de nos déchets.


                              • Benoît Thévard Benoît Thévard 13 septembre 2010 17:36

                                Bonjour Olivier,
                                Certes mon article est nécessairement incomplet puisqu’une encyclopédie ne suffirait pas à tout citer et à mettre tous les chiffres. Il y a donc forcément des mécontents de ne pas trouver leur compte, et vous en faites partie.
                                Je vais revenir sur le point précis du biogaz.
                                La particularité du biogaz, c’est qu’il est issu de déchets (sauf dans certaines unités allemandes où l’on cultive du maïs spécialement pour le méthaniser).

                                Si nous produisons autant de déchets, c’est pour deux raisons :
                                - d’une part parce que nous importons énormément, à bas prix et que nous gaspillons matériaux et nourriture
                                - d’autre part parce que nous ne ramenons jamais la matière organique sur les terres que nous avons cultivées, ce qui impose un amendement des sols par des engrais de synthèse.

                                C’est pourquoi je refuse de considérer que le biogaz pourra remplacer le pétrole dans une société organisée durablement. D’une part parce que nous devons cesser de gaspiller, d’autre part parce que nous ne produirons que ce qui est nécessaire et enfin parce que ce qu’il reste retournera à la terre pour fertiliser les sols.

                                Enfin j’ajouterai que les déchets sont très répartis sur le territoires, que le potentiel méthanogène des déchets et que la productivités sont très variables et qu’il est par conséquent difficile d’organiser un approvisionnement massif pour un réseau complet de camions dont, en plus, il faudrait remplacer TOUS les moteurs !

                                Le biogaz, comme toutes les énergies renouvelables doit être mis en avant et utilisé autant que possible. C’est une énergie que je trouve très intéressante et j’ai moi même travaillé sur le sujet, mais les alignements de chiffres de l’article que vous me soumettez ne tiennent pas compte de l’évolution futures de nos modes de vie et donc de la nécessaire réduction des déchets disponibles.

                                Merci pour le commentaire constructif.


                              • brieli67 13 septembre 2010 18:18

                                répondez mieux au vieux barbu.....
                                c’est le grand Manitou du Méthane.
                                Il veut tout mettre en de nonnes .. si possible.

                                Dans un avenir très proche, les moteurs tourneront à l’hydrogène. Avec une goutte d’alcool de votre choix - Génépi de contrebande pour Olivier _ votre montre roulex au Japon trouve son énergie pour un an ;; en bouffant non la carcasse carbonée mais les guirlandes hydrogénées.

                                Les engrais verts ou pas verts pardon Monsieur le spécialiste c’est le cycle de l’Azote que nous respirons à plein poumons... et non le carbone.

                                Le camion serait donc le gros z’adversaire ?? En quoi donc 6o % tournent à vide et combien de passagers dans le véhicule à pétrole qui fait la navette entre le taff et le paddock ?

                                Reconnaissons que le gros handicap c’est l’Etat qui a peur de perdre sa gabelle indirecte. Il faudra financer autrement les obligations régaliennes.....

                                Il y a usurpation sur les mots bio biogaze, biodiesel, bioester..... le moteur diesel tourne depuis son origine avec des bitumes et des « grosses » huiles.
                                Une bonne odeur de frites au Balaton en Hongrie en été
                                La Wallonie et ses friteries ..... des ressources inépuisables. L’avenir.... l’outre-quiévrain et ses 660 km de frontières franco_belges.....


                              • olivier cabanel olivier cabanel 13 septembre 2010 18:25

                                @ l’auteur,
                                si vous avez bien lu l’article proposé, vous aurez découvert que tout ce qui est méthanisable pourrait faire tourner tout le parc automobile, et poids lourds du pays,
                                ce n’est tout de même pas rien.
                                de plus la pollution dégagée est minime, par rapport au pétrole,
                                et bruler ce méthane qui au lieu de çà va accélérer le réchauffement planétaire n’est peut-être pas si idiot ?


                              • Benoît Thévard Benoît Thévard 13 septembre 2010 18:52

                                Je suis entièrement d’accord avec vous sur l’intérêt de valoriser tout le biogaz possible. Il n’y a rien d’idiot là dedans, bien au contraire !
                                J’émets juste des doutes sur la quantité de déchets valorisables en biogaz carburant lorsque nous passerons la crise pétrolière.

                                La méthanisation est un excellent moyen de donner un revenu supplémentaire aux agriculteurs, de valoriser les déchets. Elle fera donc partie des multiples outils dont nous disposons dans notre bouquet énergétique.
                                Vous avez raison, j’aurais pu l’aborder dans mon article.


                              • brieli67 13 septembre 2010 18:59

                                transformer en pets de nonnes...

                                Admirables nos ingé-nieurs.... grands commis gabelous....

                                Forts de ma physique de première, j’avais questionné à l’époque un spécialiste EDF - un vague cousin des Grandes Ecoles.... pourquoi pas la toile EDF comme vecteur du téléphone. 
                                Vous vous rendez compte du nombre de drames de morts sur la conscience ?
                                Les difficultés techniques pour joindre un service médical d’urgence ?

                                Le comble la Secsoc et autres services de l’Etat se « bousculent » sur le réseau électrique de la Sncf !!!


                                • mokhtar h 13 septembre 2010 16:49

                                  La seule alternative possible et réaliste est de moins consommer d’énergie, et de consommer moins, tout court.
                                  Et de commencer immédiatement par l’énergie éolienne et solaire, disponibles, abondantes et gratuites, partout dans le monde. Pas la peine d’attendre le peak oil, et de s’adonner à de savants calculs. Commencer tout de suite, en profitant de la transition, même en cas de longue transition.
                                  L’avenir est à l’utilisation combinée de toutes les ressources nucléaires, pétrolière, gazière, charbonnière, etc. Il n’y a pas de recette miracle.
                                  Mais déjà, à titre d’exemple, il n’est pas impossible de pourvoir par l’éolienne et le solaire à l’électricité nécessaire au transport urbain et ferroviaire et aux métros. C’est déjà çà
                                  Entre le pétrole et avant son pic et son remplacement partiel au plus grand niveau possible, les Etats, les communes et les collectivités peuvent toujours commencer à travailler. Surtout , au commencement, lier au possible l’efficacité énergétique et environnementale : il n’est pas impossible de remplacer une bonne partie des engrais chimiques par le compost produis par les déchets ménagers, autre exemple.
                                  C’est un débat stérile que celui provoqué par l’auteur de l’article : l’énergie solaire et éolienne sont gratuites, mis à part leur acheminement vers la consommation finale : le reste n’est qu’une démonstration d’essais ou de boniments à finalité commerciale et sera très lourd à installer ou fera appel à l’ingéniosité personnelle des particulier : des ressources qui ne sont pas à la disposition de n’importe qui.
                                  Pour en revenir à l’énergie solaire et éolienne, il s’agit d’installer des équipement prêts à fonctionner, y compris avec le recours à des aides financières des États : pourquoi pas des millions de petites ou micro-éoliennes éoliennes et sur les toits des maisons individuelles et collectives ? Il paraît que çà économise 40% d’énergie domestique.

                                  c’est avec ce genre de débat stérile et improductif intervenu après cet article, que le pétrole a ainsi abusivement pris cette place indue et que Bp et consorts continuent à se foutre de nos gueules.


                                  • Benoît Thévard Benoît Thévard 13 septembre 2010 17:45

                                    « l’énergie solaire et éolienne sont gratuites »
                                    l’énergie oui, mais pas les éoliennes ni les panneaux solaires, ni les onduleurs, ni les batteries, ni les cables pour le transport et la distribution, ni le béton pour l’implantation ...

                                    je suis d’accord avec vous sur la première phrase. Ensuite je ne pense pas que le débat soit stérile, bien au contraire puisque vous avez pris le temps d’écrire un des plus gros commentaire !

                                    L’idée est justement de faire prendre conscience qu’il faut sortir de cette dépendance au pétrole en réduisant notre consommation, sans attendre une alternative.


                                  • Croa Croa 13 septembre 2010 18:43

                                    « La seule alternative possible et réaliste est de moins consommer d’énergie, et de consommer moins, tout court.  »

                                    Tout à fait et le reste c’est du bla-bla !

                                    Il faut arriver à consommer 4 à 5 fois moins qu’en 2000 ce qui permettrait aux énergies renouvelables de satisfaire les besoins objectifs.

                                    Il est facile de démontrer que les trois quarts de l’énergie sont gaspillés : Parce que ce qui est produit à pétraouchnoc peut, 9 fois sur 10, venir d’à coté... Parce qu’il est inutile de laisser les appareils et la lumière sous tension... Parce que déjà un portable consomme quatre fois moins qu’un PC de bureau, etc, etc... Et aussi parce qu’il est possible de faire des voitures consommant 1 litre de carburant aux 100 km (en réinventant la 2CV mais du XXe siècle : pesant moins de 350 kg à vide et V. max 90 km/h.) 

                                    Donc une société sobre ne serait même pas une société de pénurie,
                                     smiley Juste se contenter du nécessaire ! smiley


                                  • Croa Croa 13 septembre 2010 18:46

                                    Oups ! smiley

                                    Il faut bien sûr lire :

                                    « en réinventant la 2CV mais du XXIe siècle ! »


                                  • aberlainnard 13 septembre 2010 22:31

                                    À Croa


                                     "Et aussi parce qu’il est possible de faire des voitures consommant 1 litre de carburant aux 100 km (en réinventant la 2CV mais du XXIe siècle : pesant moins de 350 kg à vide et V. max 90 km/h.)"

                                    Oui, comme j’aimerais voir naître cette nouvelle 2CV réinventée !

                                    Moi aussi j’enrage de voir les mastodontes bling bling que nous pondent les constructeurs en les prétendant « verts et propres ». Je m’y ennuie dans ce « confort » climatisé. La moindre familiale pèse au bas mot 1,5 tonnes et frôle ou dépasse les 200 km/h ! Un non-sens complet ! C’est un concept complètement « has been » pour affronter nos problèmes d’énergie.

                                    Aucune voiture ne m’a donné plus de plaisir à utiliser que la 2CV sans option ni clim ! D’une conception simplement géniale, tout chemin, légère, décapotable, sure, réparable, avec un simple tournevis et une clé plate  ! Pas besoin de valise de maintenance !

                                    Mais un peu de patience, et la 2CV réinventée à 1 litre au 100 s’imposera en fin de compte !

                                    Et nous redécouvrirons la voiture plaisir, joyeuse et désembourgeoisée  !

                                     


                                  • Xavxav 13 septembre 2010 23:12

                                    Le problème du solaire et de l’éolien, c’est qu’il est difficile de prévoir et d’ajuster la production à la consommation. 

                                    Par exemple si en hiver il y a un anticyclone, il y a peu de vent. Donc il y a peu de production électrique provenant d’éoliennes, alors que les températures ont tendance à chuter.

                                    Pour éviter ces ruptures d’approvisionnement énergétique temporaires, il est nécessaire de produire temporairement de l’électricité avec de l’énergie fossile. 

                                    Donc l’éolien et le solaire, ce n’est pas non plus la solution miracle. Puis qu’il faut un équipement pour produire de l’énergie d’origine fossile en complément. 

                                    Il vaut mieux utiliser l’énergie hydro-électrique marine ou l’énergie géothermique. Mais la géothermie n’a pas encore des rendements permettant une exploitation à grande échelle.

                                  • Aldebaran Aldebaran 13 septembre 2010 17:56

                                    Il y a aussi des recherches sérieuses en électromagnétique mais comme je ne suis pas physicienne, je ne pourrais pas en parler savamment. Je ne pense pas que ces « expérimentations » seront déclassifiées prochainement. Elles remettraient en cause les gros marchés pétroliers et la structure même du capitalisme. Toujours est-il que les solutions alternatives sont toujours occultées, moquées ou simplement non financées.


                                    • franchamont franchamont 13 septembre 2010 18:15

                                      Je suis profondément étonné qu’un « Ingénieur Conseil en énergie ainsi qu’en résilience et stratégie post-carbone des territoires », selon la carte de visite de l’auteur sur AV, n’ait pas mieux poursuivi ses recherches. L’information qu’il offre est parcellaire et dépassée en ce qu’elle ne présente pas les recherches les plus récentes, ou déjà anciennes mais reprises récemment, sur des variantes de l’énergie qui ne sont ni basées sur le carbone, ni sur le nucléaire ancestral et dévastateur que nous connaissons (dont ITER fait partie), ni sur des techniques de captage peu fiables, non permanentes ou aléatoires comme l’éolien et le solaire.

                                      Une bonne recherche sur Internet l’aurait pourtant bien remis à la page. Allez-voir ici quelques espoirs parmi les plus sérieux :


                                      et même la Fusion Froide dont les recherches dans plusieurs Universités ne sauraient un jour nous décevoir.


                                      • Benoît Thévard Benoît Thévard 13 septembre 2010 18:43

                                        Il n’y a pas de quoi être étonné ! Si vous avez bien lu mon article je précise ceci :
                                        "Il est raisonnable de penser que nous avons encore cinq à dix années de « sérénité ». Nous supposerons alors qu’une technologie qui est encore au stade du laboratoire ne pourra pas, dans les délais, représenter l’équivalent d’une Arabie Saoudite tous les deux ans (compensation nécessaire estimée)."

                                        Evidemment j’aurais pu m’amuser à lister toutes les initiatives qui existent autour de la planète, mais ce n’était pas le but de l’article. Mais puisque vous semblez bien au fait de la réalité, démontrez moi qu’une seule des technologies dont vous parlez est susceptible de remplacer ce qu’il va manquer en pétrole pour les transports, la pétrochimie et le chauffage et dans un délai 10 à 15 ans maximum ...

                                        Par ailleurs, etre ingénieur n’impose pas la perfection, mon objectif est d’informer et non de laisser croire que je maîtrise tout. Je suis au contraire très attentif aux commentaires que vous faites.


                                      • franchamont franchamont 13 septembre 2010 19:39

                                        @ Benoît Thévard

                                        Merci de reconnaitre au moins que ces technologies nouvelles sont à l’étude et propres au débat et que tout un chacun a des pensées lucides et raisonnables à dire, même si comme moi il n’est pas un spécialiste.

                                        Reconnaissez toutefois qu’il y a dans votre article une lacune essentielle et que la combler représentait dans le fond de votre esprit un « amusement » futile et un amalgame qui les lie à « toutes les initiatives », et donc aussi à celles qui sont les plus mauvaises ou les plus irraisonnables. Espérons que la discussion apporte une clarté nouvelle sur ces techniques et efface tôt ou tard des préconceptions dont nous avons tous été au départ les victimes, concernant sciences et technologies.

                                        Lacune, parce que, d’une part nous avons certainement beaucoup plus de 15 ans à courir encore sans grosse pénurie de carburants carbonés (d’autres l’expliquent bien ici), d’autre part des technologies révolutionnaires peuvent apparaitre et se développer très rapidement du fait de leur extrême simplicité. Le progrès de la science va dans le sens de la simplification des techniques, même s’il faut paradoxalement des mathématiques de plus en plus lourdes et complexes pour les concevoir à la source (vous le savez mieux que moi).

                                        Regardez, ne serait-ce que le procédé breveté de BlackLight (laisser courir l’animation, voir la vidéo) . Pour le pékin que je suis, il n’y a que tuyauteries et échangeurs de chaleur qui ne sont guère difficiles à réaliser. La complexité est au niveau de la préparation (gardée assez secrète je pense) du combustible tiré de l’eau grâce à certains catalyseurs. Une interprétation avancée en sciences de la matière est nécessaire. Mais une fois maitrisé, le processus est simple et reproductible à l’infini, sans les frais d’extraction des fuels fossiles. L’eau n’est pas perdue, elle se reconstitue dans le procédé.

                                        Pour répondre à votre question sur les échéances, BlackLight est déjà sur sept contrats d’exploitation, dont un en Italie, et propose des applications dans de nombreux domaines dont les transports, le chauffage, l’éclairage, les batteries, la chimie, l’électronique, la propulsion dans l’espace.

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