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clostra

Habite Evry, quartier du Dragon, sous ensemble du Quartier des Pyramides - Membre fondateur de : Association des Habitants d'Evry1, Evry-Santé, "Vivre sa Santé à Evry1", AUA CH Louise Michel, RESHUS ... Formation scientifique (Neurosciences) - Dirige une TPE (multimédia) - Aime : Joël de Rosnay, Henri Laborit, Ivan Illich ...
 

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Derniers commentaires

  • Par clostra (---.---.---.242) 12 mai 12:57

    @MdeP

    voilà bien où je voulais vous entendre, mais vous simplifiez à l’extrême (et j’ai aussi souvenir de ces « salles communes » avec des patients à la chemise uniforme non fermée dans le dos, et l’odeur caractéristique...j’ai souvenir qu’ils mourraient les uns à côté des autres, séparés d’un rideau, j’ai souvenir qu’on les traitaient sans leur consentement...« 

    Puis vint la médecine glorieuse, scientifique, lumineuse invitée par ces bambins qu’on allait sauver et, c’est vrai, ils furent nombreux, avec une problématique complexe qui allait nous projeter dans le monde de l’éthique...to be or not to be. Ces »vivants rescapés« appartenant désormais à ... leur sauveur, bientôt généralisé à tous ceux qui survivent grâce à un geste technique...Un monde finalement d’une violence inouïe, avec droit de vie ou de mort.

    Alors que se passe-t-il dans les hôpitaux ? non pas deux mais trois pouvoirs sont confrontés (oui, de front) à une problématique qui les dépasse.

    1 - Le pouvoir du savoir médical (que l’on peut contester puisque excepté le savoir des labo pharmaceutiques, des fabricants de matériel d’investigation, de soin souvent en test, parfois bancales - bancaux ? - ces connaissances ne serviraient qu’à faire un diagnostic, un pronostic, alors que »quelque part« - cherchez un peu - le patient est le seul spécialiste de SA maladie, raison pour laquelle ce sont également eux qui peuvent faire avancer la science avec sans doute moins de dégâts - je force le trait). Notez que le savoir appliqué à la clinique, soutenu par les connaissances des »investigateurs« devrait largement suffire à occuper le précieux temps de ces diplômés. Il y a sans doute là-dessous quelque chose qui nous échapperait.

    2 - Le pouvoir dit »administratif« bien souvent exercé par des paramédicaux qui ont longtemps exercé en tant qu’infirmiers, des techniciens et ingénieurs, dans le but d’accompagner les médecins dans leur diagnostic/pronostic/soins/prescriptions. Ce sont eux qui font le lien entre les médecins, le personnel paramédical et l’administration. Les directeurs d’établissement ont suivi un cursus qui vaut bien celui des grandes écoles (à Rennes) ainsi que les DRH, Compta et autres gestionnaires, les cadres hospitaliers cités ci dessus ont également suivi une formation à la gestion d’un service. Les cadres hospitaliers servent de putching ball, ils sont le défouloir, surtout lorsqu’ils rappellent chacun à ses devoirs (ponctualité, hygiène...). En règle générale, le personnel médical essaie de se les »mettre dans la poche« mais ils sont formés...s’ils y parviennent ces cadres entrent en guerre contre l’administration...

    3 - les »patients«  : ceux-ci n’ont acquis leurs lettres de noblesse que depuis peu (les années 90) et doivent être représentés (souvent par des tutelles des associations de famille...). Ceux-là peuvent être des »électrons libres" et entrer en confidence avec les uns ou les autres. Comme il est vrai que c’est plutôt du service (sortir au plus vite guéri) que ceux-ci vont avoir à se plaindre et que l’ambiguité est maintenue par le fait que les secrétariats sont tantôt pour les médecins, tantôt pour l’administration...Voyez ce que ça donne si l’image d’un service est celle de l’accueil du secrétariat, alors que - exemple anodin, surchargé le médecin responsable tarde à communiquer les dossiers...

    Voilà pourquoi le problème n’est pas simple. Les médecins se plaignent d’avoir trop de paperasserie, mettez-leur un administratif, il voudra le remplacer par du personnel paramédical...

    Il y a un 4ème pouvoir, obscur celui-là : le pouvoir politique qui ne peut supporter que son établissement hospitalier puisse avoir mauvaise réputation...et bien d’autres choses.

  • Par clostra (---.---.---.125) 11 mai 13:11

    @pi 3.14

    à propos des druides, des religions, de religion d’état (c’est je crois Sapin qui a parlé de ça : l’Etat est une religion, on ne sait plus trop si c’est l’état laïc... de rites laïcs) et du lien évident entre religion et santé :

    le savez-vous ? le gui est un remarquable anticancéreux.

  • Par clostra (---.---.---.125) 11 mai 13:03

    @epicure

    « la démocratie n’a de sens que dans la république »

    Mais malheureusement, la république peut se passer de la démocratie. De beaux exemples...(Napoléon, empereur)

  • Par clostra (---.---.---.125) 11 mai 12:46

    @gaijin

    ce n’est pas à proprement parler interdit*, pour autant, aucune mutuelle et encore moins aujourd’hui où elle devient obligatoire, ne lâchera son - énorme - pouvoir (celui de la mutualité française). On y voit cependant quelques innovations comme le remboursement de l’ostéopathie (timide) et quelques autres pratiques qui font réellement faire des économies à la sécu.

    Bien que je connaisse vraiment très peu (aucun) parti qui ne délègue la santé à des médecins plutôt qu’à des usagers, généralement ringards dans leurs positions, entourloupés par l’aspect économique notamment des médicaments, mais également des « équipements lourds » (dont très peu savent se servir, paradoxe de notre civilisation, ce qui les met à la merci des fabricants, enfin, pas tout à fait : raison de plus pour exercer un contrôle), je reste persuadée que l’intérêt de chacun pour sa santé devrait encourager tout le monde à refuser sa confiscation.

    Et c’est je pense ce qui commence à émerger. Certains médecins affirmant que certains de leurs patients arrivent avec leur diagnostic, leur auto diagnostic. Ils disent également utiliser Internet pour s’informer (se former). Un grand mouvement serait-il en marche ?

    *à Evry où nous sommes désormais traités comme des imbéciles, en fin des années 70, début 80, au sein d’une association extramunicipale, nous avons « choisi » nos médecins, kinésithérapeutes, dentiste, qui ont oeuvré avec une association d’usagers jusqu’à ce jour. Nous avons également préparé l’ouverture de l’hôpital d’Evry - maintenant dissous dans l’hôpital sud francilien - sur un projet qui donnait sa place aux usagers. C’est dire que nous connaissons bien ces questions et les pouvoirs qui parfois s’entretuent.

  • Par clostra (---.---.---.125) 11 mai 12:23

    @MdeP

    Vous le savez, ce terrain est glissant.

    Entendre des médecins « confesser » sans culpabilité que dans le contexte hospitalier actuel ils sont « obligés » de multiplier les actes « qui rapportent » c’est mettre le patient en danger, comme si, justement c’étaient aux usagers de la santé de se débrouiller avec leur système hospitalier.

    Sauf que avec le serment d’Hippocrate, ils sont tenus de n’en rien faire.

    Imaginez le scénario selon lequel, les médecins continueraient à respecter ce serment, que l’hôpital fasse faillite : oui faillite car c’est aussi une façon de prouver que ce système ne peut pas fonctionner. C’est plutôt cette solution appliquée dans tous les établissements qui aurait pu être fructueuse dans la prise de conscience, tout en respectant leur serment.

    Ceci ne dédouane pas les usagers potentiels (les actuels sont en demande d’aide) qui eux devraient souhaiter un système de santé à leur mesure.

    Maintenant, autre chose : 40% des députés seraient des médecins. Nous sommes dans une démocratie représentative. Nous sommes donc représentés par des médecins.

    Il faut prendre en compte cette chose-là qu’on retrouve dans l’éducation nationale : un médecin va vous dire qu’il est également un patient potentiel (sauf qu’ils ont souvent plus d’égards pour leurs congénères) alors qu’il y a un réel conflit d’intérêt.

    Je pense vous avoir exposé le fond du problème.

    Je soutiens que la santé ne souffre pas la représentation autre que de « même nature ».

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