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Didier Cozin

Ingénieur de formation professionnelle, rédacteur d’ouvrages sur la formation (histoire de DIF, Reflex DIF...), dirigeant de l’agence pour la formation tout au long de la vie (AFTLV).
 

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Derniers commentaires

  • Par Didier Cozin (xxx.xxx.xxx.188) 1er janvier 21:26
    Didier Cozin

    Une seule remarque pour aller dans le sens de ce texte (et j’ai eu le malheur d’ense(ai)gner durant plus de 20 ans en collège en banlieue). Cette semaine à Rio de Janeiro nous avons eu toutes les peines du monde à trouver des interlocuteurs parlant anglais. Seul un chauffeur de taxi senior (59 ans) nous a indiqué que pendant la dictature des militaires l’école était excellente au Brésil. Il parlait un anglais de qualité et semblait doté de capacité de synthèse et d’analyse dont ne disposent pas nombre de brésiliens aujourd’hui !. Le problème de l’éducation est mondial, en Inde, en Tunisie, aux USA ou au Brésil les profs ne sont souvent plus que des pantins que plus personne n’écoute. Ivan illich l’avait prédit : Trop d’école tue l’école et en France en scolarisant les enfants dès 2 ou 3 ans on leur administre une overdose de profs bien avant qu’ils n’accèdent au collège.
    Si l’école commençait à 5 ans avec de gros moyens pour le primaire, moins pour les collèges et les lycées ça marcherait sans doute un peu mieux.

  • Par Didier Cozin (xxx.xxx.xxx.22) 24 août 2011 08:39
    Didier Cozin

    Merci à tous ceux qui ont répondu ou répliqué à ma prose.

    Ceux qui me traitent de libéral ne m’insultent pas, dans libéral il y a liberté et je pense qu’au final moins de terriens ont été tués au nom du libéralisme (même s’il y a eu Pinochet je vous l’accorde) qu’au nom du socialisme (Mao, Pol Pot, Staline...)

    Pour conclure (désolé je suis un travailleur indépendant et travaille  durant tout août tout comme durant juillet) Je vous propose de lire des résumés d’un livre de Dudlley Lynch (un autre éminent professeur d’université)  : la stratégie du Dauphin.

    Selon cet auteur les travailleurs peuvent être classés en 4 catégories :

    • La carpe : tapie dans la vase elle pense qu’il y a pénurie (de travail par exemple) et se pose en éternelle victime,
    • La carpe pseudo éclairée (CPE) : Elle croit en un univers bienfaisant et équilibré où il suffirait de dénoncer les injustices pour qu’elles se résolvent. Pour elle, le mal n’existe pas et en se laissant porter par le courant elle pense que tout finira par se réguler tout seul,
    • Le requin : il pense la vie en termes de compétition et de survie. Pour lui la fin justifie les moyens,
    •  le  dauphin : il surfe sur la vague (informationnelle) ne perd jamais de vue l’avenir, sait se corriger, apprend vite et durablement, se perturbe pour se pousser à changer, utilise la vague tout en sachant qu’elle ne sera pas éternelle


    A chacun d’entre nous de choisir son bassin.

  • Par Didier Cozin (xxx.xxx.xxx.126) 23 août 2011 12:44
    Didier Cozin

    La solidarité intergénérationnelle !!

    Parlons en. J’ai dans mes proches une jeune étudiante qui vient de terminer après 2 ans d’apprentissage un Master dans les ressources humaines (ces affreux qui doivent manager les salariés comme il leur est reproché à longueur de tribune) dans une fac très sélective à Paris (il en reste).
    La société publique qui l’avait accueillie il y a 2 ans vient de lui signifier qu’elle ne l’a recrutera pas car ils viennent déjà de recruter leur prochain apprenti (l’apprentissage c’est zero charges pour l’employeur). Cette jeune personne a donc le choix entre des missions précaires durant une bonne dizaine d’années et plus tard une hypothétique embauche en vrai à l’âge de 30 ou 35 ans ou se lancer à son compte (c’est ce qu’elle a choisi sur mes conseils).
    Elle paiera donc bien peu de cotisations sociales, elle tout comme l’employeur qu’elle n’aura pas pu trouver.

    A côté de cela j’ai une bonne amie, "vieillarde" de 57 ans qui se retrouve en cette rentrée retraitée (en pleine forme) de l’éducation nationale car elle a élevé 3 enfants.
    La solidarité inter-générationnelle que prônent donc les grandes consciences de gauche c’est tout pour les vieux et rien pour les jeunes (qui le savent évidemment n’auront pas de retraite).

    Certains voudraient nous faire passer ce système comme un parangon de justice sociale. C’est une plaisanterie j’espère

  • Par Didier Cozin (xxx.xxx.xxx.126) 23 août 2011 12:15
    Didier Cozin

    Un scoop concernant le social pour ceux qui souhaitent (et peuvent) ouvrir les yeux : il y a sans doute aujourd’hui un modus vivendi entre le pouvoir politique et le patronat pour retenir ce dernier de licencier jusqu’aux présidentielles.
    Dès le début de la crise les services RH et formation nous faisaient part de plans importants de réduction des effectifs et sur le terrain (nous n’avions aucune impatience à les voir se réaliser je le précise) il y a eu en fait très peu de licenciements.
    Les gens sont partis petit à petit en rupture conventionnelle mais surtout le plus gros des "dégraissages" reste à venir (je précise une nouvelle fois que nous ne sommes pas un cabinet de reclassement et n’avons aucun intérêt à voir partir les salariés des grandes entreprises).

    Il faut savoir que l’activité est loin d’être repartie depuis 2008 et que dans de nombreux secteurs économiques l’activité en France n’est plus rentable.

    Il semblerait aussi qu’on ferme les yeux sur le cas de certaines entreprises qui ne paient plus toutes leurs charges en échange de quoi elles garderaient leurs salariés (jusqu’aux élections présidentielles).
    C’est malheureux mais notre système social basé sur le salariat pour tous prend l’eau de toute part.

    Si dans 10 ans il y avait 20 ou 30 % des salariés en moins et 20 ou 30 % de retraités en plus on ne voit pas trop d’où viendront les fonds pour payer les pensions.

  • Par Didier Cozin (xxx.xxx.xxx.126) 23 août 2011 10:40
    Didier Cozin

    Désolé pour la coquille avec ce E en, trop.
    J’ai écris ce texte en 30 minutes avant de travailler ce matin et quelques coquilles ne devraient pas empêcher les lecteurs de comprendre le sens de mon intervention : le système par répartition de retraite pouvait marcher après guerre quand il y avait beaucoup de cotisants et peu de retraités mais les générations de baby boomer prenant actuellement leur retraite alors que l’emploi salarié risque de fortement chuter dans les prochaines années, on ne voit pas comment un seul salarié en l’an 2020 pourra entretenir un retraité et toute sa famille.
    Il y a comme un problème qu’il faudra bien que les Thuriféraires de l’Etat providence nous explique comment ils régleront à long terme (autrement qu’en empruntant encore plus sur les marchés financiers)

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