• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Didier Cozin

Didier Cozin

Ingénieur de formation professionnelle, rédacteur d’ouvrages sur la formation (histoire de DIF, Reflex DIF...), dirigeant de l’agence pour la formation tout au long de la vie (AFTLV).

Tableau de bord

  • Premier article le 31/01/2009
  • Modérateur depuis le 23/02/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 97 50 2104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 33 30 3
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Didier Cozin Didier Cozin 4 juillet 2016 11:10

    C’est « beau » le monde repeint aux couleurs de la lutte des classe. Etre aveugle et sourd est une chose mais prétendre trouver assez de gogos pour jouer ainsi aux gardiens de musée (du marxisme) ça va être de plus en plus difficile (même à Cuba ou au Venezuela).



  • Didier Cozin Didier Cozin 4 juillet 2016 08:59

    @sarcastelle Vous ne prenez pas en compte trois faits :

    1) le travail salarié va régresser rapidement très fortement (sauf improbable retournement économique, technologique et social) et ce qui permet au travail indépendant d’exister c’est justement des charges moins élevées que sur les salariés (ne serait-ce que parce que les indépendants travaillent 50 à 60 h par semaine sans facturer tout ce qu’ils font)

    2) on peut travailler n’importe où dans le monde (quand on parle anglais) et parfois même sans se déplacer, l’uberisation de nombreux secteurs échappe presque totalement à l’imposition et aux cotisations sociales

    3) Bientôt 10 milliards d’individus seront en concurrence sur terre pour des ressource rares et votre redistribution appliquée à ces 10 milliards d’individus ne donnerait même pas 10 $ par mois et par personne de retraite à tous les terriens âgés de plus de 70 ans (ne parlons pas de ceux de 60 ans).

    La seule façon de comprendre le XXI ème siècle c’est d’abandonner ses lunettes industrielles conçues pour le XIX (et XX) ème siècle



  • Didier Cozin Didier Cozin 3 juillet 2016 13:27

    Je vais essayer d’expliquer pourquoi les retraites ne seront plus financées à terme (ou un minimum vieillesse pour tous équivalent peut être au RSA aujourd’hui)

    - Prenons d’abord un simple exemple que chacun (pour peu qu’il utilise une voiture) pourra constater.
    Si vous empruntez aujourd’hui une autoroute à péage vous constaterez assez facilement que plus personne ou presque n’est là pour encaisser le montant de votre passage sur l’autoroute. Il reste certes des guérites mais simplement pour la forme, pour laisser croire qu’un jour prochain des humains encaisseront à nouveau les péages.

    Aujourd’hui les personnels qui occupaient les guérites dans les péages sont employés à d’autres tâches (administratives ou parfois d’entretien). Ces personnes ne seront pas renvoyées même si leur emploi n’est pas très utiles mais il est certain qu’une majorité d’entre elles partiront dans les 10 ans à la retraite et que pour payer leur assurance vieillesse (durant parfois 40 années) personne ne cotisera plus (les automates ne cotisent pas).

    Il en est de même dans beaucoup de sièges administratifs de banques ou d’assurances, l’entreprise attend patiemment les départs naturels et elle ne remplacera au mieux qu’1 personne sur 3.

    Comme chacun devrait le savoir (mais sans doute la tentation de se boucher les yeux est grande) les retraites des salariés ne sont pas capitalisées (on n’épargne pas pour soi chaque année une somme qu’on toucherait plus tard à la retraite) , non ce n’est pas comme cela que ça marche : les sommes cotisées sont juste réparties (de là le terme de répartition) entre tous les retraités (ce qui explique la faillite prochaine des caisses de cadres par exemple).

    Ce système avait un double intérêt en 1945 quand il a été institué :

    - il permettait d’offrir immédiatement des retraites à tous les travailleurs même s’ils n’avaient pas cotisé (guerre, travail non salarié....)
    - il était très avantageux dans un premier temps car rares étaient les retraités (classes creuses de la première guerre mondiale) et peu longues étaient leurs retraites (5 à 6 ans en moyenne vu l’espérance de vie et l’âge de départ qui était bien plus élevé)

    Aujourd’hui tout a changé (sauf les règles devenues obsolètes de la retraite par répartition et c’est le regretté Michel Rocard qui le disait dès 1992 quand il était Premier Ministre de François Mitterrand :

    - les retraités partent très tôt (67 ans en Allemagne mais souvent avant 60 ans en France)
    - les retraités peuvent espérer en partant à cet âge toucher une retraite pendant 30 à 40 ans (parfois durant une période plus plus longue que leur activité)
    - les classes qui partent actuellement à la retraite font partie de baby boomer de l’après guerre (des carrières longues et plutôt bien payées, pas d’interruption par le chômage, des salaires qui ont progressé aussi avec l’inflation mais qui désormais sont bloqués par l’inflation zéro)
    - les jeunes aujourd’hui qui cotisent sont embauchés à des hauteurs de salaires faibles (plus faibles que le montant de nombre de retraites), ils ont des « carrières » heurtées, ils sont souvent précaires, intérimaires, en emploi aidés (dont avec peu de cotisations) et enfin ils quittent le monde enchanté de l’éducation autour de 25-30 ans (sans cotiser avant cet âge très souvent)
    - le chômage enfin (dû en partie à notre haut niveau de protection sociale et à nos coûts salariaux trop élevé face aux autres pays) est devenu un phénomène durable et de masse (entraînant depuis 30 ans moins de cotisations pour les retraités).

    Comme l’a dit il y a quelques années Michel Godet, prof émérite au CNAM, les retraites ressemblent beaucoup à une pyramide de Ponzi, une quasi escroquerie à la Madoff où bien loin d’apporter des solutions durables pour la protection sociale le pays emprunte et mange son gâteau (la richesse nationale) avant même de l’avoir confectionné (c’était d’ailleurs la définition du socialisme par JF Kennedy).

    Si les grands pourfendeurs du capital avaient des solutions (autres que celle de recréer la Corée du Nord ou le Venezuela) cela se saurait et des pays audacieux auraient certainement tenté l’expérience.



  • Didier Cozin Didier Cozin 2 juillet 2016 20:02

    Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, le problème n’est pas qu’il existe un système de retraite en France mais l’usage qu’on en a fait au fil des ans (une voiture balai de tout l’économique et du social qui dysfonctionnent et qu’on n’ose pas traiter autrement).
    Quand la moitié des actifs ne seront plus salariés (et cela pourrait arriver dans moins de 10 ans) les cotisations retraite atteindront des sommets jusqu’à absorber la plus grande partie de la richesse nationale.
    Evidemment on peut toujours compter sur la dette et ces affreux financiers internationaux qui nous soutiennent mais ceux-ci arrêteront peut être un jour de nous financer et ce jour là ils ne restera plus rien pour payer les pensions.



  • Didier Cozin Didier Cozin 2 juillet 2016 11:43

    Vous avez raison de dénoncer l’improvisation du Brexit, mais cette improvisation est d’abord anglaise. C’est d’ailleurs exactement le même processus à l’oeuvre en France avec Hollande depuis 2012 : on lance une vague idée populaire (originale certes car personne n’ose imaginer ses conséquences comme la taxation du capital au même niveau que celle du capital) et on essaie ensuite de trouver assez de gogos pour y adhérer et la voter.

    Cela s’appelle jouer à la roulette russe avec un pays ou avec l’Europe, c’est de plus en plus pratiqué dans le monde (Venezuela, France, Italie, Autriche) du fait des populismes et nationalisme montant (voir mon propre article sur les populismes et le Brexit).

    Par contre que l’Europe n’ai que vaguement imaginé qu’un de ses membres pourrait un jour quitter ce club n’est pas très étonnant. Le club Europe fait partie des choix irrémédiables d’un pays et en ne prévoyant aucun mécanisme impérieux et rapide pour en sortir l’Europe a au contraire démontré qu’elle ne pourrait jamais éjecter un de ses membres.( comme cela aurait pu être tenté avec la ruineuse Grèce.

    On ne peut donc revenir sur certains choix (comme l’Europe, la démocratie ou le marché). On peut par contre ne pas entrer dans ce club (Norvège ou Suisse) mais quand on y est (on l’a bien vu avec la Grèce l’an dernier), en sortir serait aller à coup sûr vers le chaos, la désolation sociale et l’inconnu qui débouchent la plupart du temps sur des dictatures.

Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès