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Accueil du site > Tribune Libre > Fukushima 3 : Explosion nucléaire ?

Fukushima 3 : Explosion nucléaire ?

La découverte de blocs de béton hautement radioactifs dans les débris du réacteur 3 confirme l'hypothèse que, contrairement à ce qui a été annoncé, l'explosion du 14 mars 2011 n'a pas été provoquée par de l'hydrogène mais bien par une réaction nucléraire en chaine.

La NHK a publié l'info le 24 avril mais seuls les experts ont compris ce qu'elle signifiait 

http://www3.nhk.or.jp/daily/english/24_01.html

Parmi les débris du batiment du réacteur n°3 de Fukushima, on a trouvé un morceau de béton hautement radioactif.

Le bloc de 30 cm de large du 5 d'epaisseur diffuse des doses de 900000 microsiverts par heure ce qui est le signe qu'il a été en contact avec des radioélément extrement actifs.

Les ouvriers de TEPCO, lourdement protégés, l'on retiré du site et mis dans un conteneur spécial.

Des débrits hautement radioactifs.

Cette découverte confirme la théorie de certains experts selon laquelle la très puissante explosion qui s'est produite sur le batiment n°3 n'a rien à voir avec l'hydrogène mais serait la conséquence d'une réaction en chaine de combustible nucléaire, autrement dit une explosion atomique.

Le spécialiste britanique Christopher Busby a déclaré sur la chaine de TV russe RT (Russia Today) que cette réaction en chaine a pu se produire dans la piscine de stockage de combustible située en haut du batiment et qui contenait d'importantes quantité de combustible MOX (mélange d' Uratinum et de Plutonium) qui se sont retrouvé àl'air libre après l'arret des pompes alimentant la piscine en eau de refroidissement.

L'autre possibilité, qui expliquerait la projection verticale à haute haltitude de débris est que, comme à Tchernobyl, la réaction en chaine se soit produite dans l'enceinte de continement dont le couvercle a sauté comme un bouchon de champagne.

Dans les deux cas, cette hypothèse implique la projection dans l'atmosphère et la vaporisation de combustible nucléaire contenant du Plutonium, l'élément le plus toxique connu.

Des irradiés gravement atteints.

L'hypothèse d'une explosion nucléaire est aussi avancée par le député japonais Takeshi Tokuda après qu'il ait visité l'hopital de Minami Soma et parlé avec le Dr. Oikawa, chargé de soigner les blessés de l'accident.

Le Dr Oikawa lui a expliqué que " Lors de l'explosion d'hydrogène survenue le 12 mars, des débrits et des gravats sont retombées sur Futaba-machi situé à 2 kilometers de la centrale. Quand on a verifié les taux d'irradiation des personnels evacués des alentours de la centrale, les taux enregistés sur une disaine d'entre elles dépassaient la capacité maximale du compteur Geiger de l'hopital, bien au delà des doses admissibles. Cela ne correspondait pas au communiqué officiel emanant du chef de cabinet (du 1er ministre) Yukio Edano qui affirmait que l'enceinte de confinement n'avait pas été endomagée, il n'y avait pas eu de dispersion de matériaux radioactifs.

Situation similaire à Tchernobyl

Les conséquences d'une explosion de type nucléaire est qu'il y a eu dispersion massive non seulement de combustible nucléaire mais aussi de débris provenant de l'environnement immédat du combustible et donc très fortement irradié.

Cela a des implication non seulement sur la pollution athmosphérique, terrestre et maritime mais cela va poser des problèmes similaires à ceux que les liquidateurs de Tchernobyl ont dut affronter pour dépolluer le site avant que les travaux du sarcophage ne puissent commencer.

Le toit de la centrale etait en effet jonché de gravas irradiés, dans le cas de tchernobyl composé principalement de la graphite servant à ralentir la réaction en chaine, tellement irradiant que les robots téléguiés tombaient en panne.

L'URSS a fait appel à l'armée et y a envoyé des soldats par tranche de quelques minutes faire le travail que les robots ne parvenait pas à faire.

Les pertes ont été très importantes, la plupart de ces hommes etant tombé malade par la suite à cause de dose importantes recu en dépis des protections en plomb.

Le scénario de Fukushima différe par le type de matériaux contaminés (il n'y a pas de graphite) mais s'il y a eu explosion nucléaire, les gravas qui se trouvent sur le dessus des batiments des réacteurs risquent de présenter des taux d'irradiation similaires à ceux du bloc de béton qui vient d'étre trouvé.

La liquidation s'évèrera longue et hautement risquée.


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84 réactions à cet article


  • frugeky 28 avril 2011 12:41

    Et on attend toujours que les japonais, qui possèdent nous dit-on la meilleure ingénierie robotique, mettent les moyens mis par les russes, forcément attardés, pour limiter la catastrophe.


    • hankouneko hankouneko 28 avril 2011 16:50

      En attendant ils peuvent toujours utiliser des kamikaze et des seaux d’eau...  smiley
      Tenez cela me fait penser à vous inviter à regarder cette vidéo ...  smiley

      http://www.ventscontraires.net/article.cfm/3909_fukushima_:_des_kamikazes_avec_des_seaux_d_eau.html


    • François51 François51 28 avril 2011 19:06

      la robotique soviet de l’époque a Tchernobyl c’était l’être humain !. 600000 liquidateurs qui ont travaillé sur le site j’usqu’en Decembre 1986. beaucoup sont mort depuis ou gravement malade. maladie chronique pas même reconnue par les autorités russe actuelle.
      il parait que les Japonnais ont la réputation d’être des « kamikazes » ? arrivé a un moment, il va falloir faire un choix. grave dilemme.


    • frugeky 29 avril 2011 11:32

      Ah bon ? Je pensais que le nucléaire ne faisait pas de morts ! On nous aurait menti ?


    • Kalevala 28 avril 2011 12:46

      Il y a plus que la prière des morts à faire.


      • hankouneko hankouneko 28 avril 2011 16:57

        Effectivement ne reste que la prière des morts ! smiley
        Des connaissances très catho suivant les consignes du pape ont pratiqué le rosaire dès les premières heures de la catastrophe pour limiter les dégats. On voit ce que cela donne... Mais bon lon m’a répondu que dieu n’est pas magicien !  :->
        Bon soyons optimiste cela nous ermettra peut être l’émergence d’une Oeuvre en la méméoire des morts de Fukushima, Oratorio ou Requiem selon ses convictions !!!  smiley


      • slipenL’air 28 avril 2011 18:24

        En avril 2011 Antenne 2 a diffusé le 18 avril 2011 une excellente émission
         « Complément d’Enquête », intitulée

        La catastrophe qui change tout

         ensuite, sur « à revoir en intégralité »
        télécharger et installer le plug-in si nécessaire
        Ejoy


      • JC (Exether) 28 avril 2011 13:39

        Attention, il ne peut pas y avoir d’explosion nucléaire en chaine dans une centrale comme on en provoque dans des bombes ; cela nécessite de réunir une quantité suffisante de combustible de façon très précise et très rapide ce qui ne peut pas arriver par hasard. Quand le réacteur fond, le combustible se rassemble ce qui augmente la réaction nucléaire, augmente la chaleur et va avoir tendance à disperser le combustible trop chaud par ébullition ce qui aura pour conséquence de diminuer la réaction. Ça reste tout à fait catastrophique, mais ça élimine la possibilité d’une explosion nucléaire. Une explosion d’une grande quantité d’hydrogène peut déjà provoquer des dégâts très importants.


        • Aldous Romios 28 avril 2011 17:26

          Non effectivement je ne parle pas d’un explosion de type bombe atomique.

          Il s’agit d’une explosion due à un emballement de la réaction en chaine qui provoque la subite élévation de température du réacteur laquelle provoque la surpression de l’enceinte de confinement. Comme une cocotte minute, le confinement résiste jusqu’à ce que le couvercle cède brusquement comme un coup de canon.

          Les matériaux sont alors projetés dans une gerbe verticale typique qu’on ne voit netemment dans l’explosion du n°3 et pas des les autres.

          Le débat sur la façon de nommer ce type d’explosion est secondaire.

          Explosion suite à une réaction nucléaire ?
          Explosion due à la surpression d’un réacteur nucléaire en perdition ?

          Les japonnais ont fait un dessin animé « pédagogique » dans lequel ils disent que le réacteur s’est chié dessus... C’est un tantinet minimisant.

          Il ne s’agit en tous cas pas de la combustion de l’hydrogène.

          C’est un accident de criticité même si la criticité a atteindre pour déclencher une bombe atomique n’est pas obtenue. Tout les réacteurs fonctionnent sur le principe de la réaction en chaine, ralentie et normalement maitrisée grâce à des ralentisseurs de neutrons appelé aussi modérateur (du graphite à Tchernobyl de l’eau à Fukushima).

          En l’absence de modérateur (à sec), le réacteur de Fukushima 3 s’est emballé et la réaction en chaine n’a plus été contrôlée. La surpression provoquée par l’exes de chaleur a fait le reste, à moins que ce ne soit l’eau injectée trop tardivement pour moderer un réacteur déjà fondu.

          Ce type d’incident de criticité s’est déjà produit à de très nombreuses reprises, comme à Los Alamos lors du projet Manhattan, irradiant à mort le physicien Harry Daghlian, ou à Mayak en URSS dans les années 50 suite à une erreur de manipulation.

          En voici une liste :

          http://www.dissident-media.org/infonucleaire/accid_criticit.html

           


        • Grasyop 28 avril 2011 22:04

          « Non effectivement je ne parle pas d’un explosion de type bombe atomique. »

          Ah, j’avais cru. Non parce que vous dites quand même : « conséquence d’une réaction en chaine de combustible nucléaire, autrement dit une explosion atomique. »

          « Explosion suite à une réaction nucléaire ? »

          Une réaction nucléaire dans un réacteur nucléaire, c’est plutôt normal, non ? Je dirais même que c’est fait pour...

          Et je pense que personne au monde n’aurait l’idée saugrenue d’affirmer que les explosions qui se sont produites dans la centrale sont sans rapport avec l’activité de cette centrale...

          « Il ne s’agit en tous cas pas de la combustion de l’hydrogène. »

          Voilà qui est bien péremptoire.

          « la subite élévation de température du réacteur laquelle provoque la surpression de l’enceinte de confinement. »

          Et par quel mécanisme l’élévation de température provoque-t-elle une surpression ? Ne pourrait-ce pas être, justement, via un dégagement d’hydrogène suivi de son explosion ?


        • Grasyop 28 avril 2011 22:20

          « En l’absence de modérateur (à sec), le réacteur de Fukushima 3 s’est emballé et la réaction en chaine n’a plus été contrôlée. »

          Non. Au moment du séisme, et avant l’arrivée du tsunami, les barres de contrôle ont été automatiquement introduites dans le cœur du réacteur, stoppant immédiatement la réaction en chaîne, et a fortiori tout risque d’emballement de celle-ci.


        • Aldous Romios 29 avril 2011 08:50

          Quelles barres de controle ? TEPCO reconnait qu’entre 30 et 70% du combustible a fondu.

          La géométrie du réacteur n’est plus celle d’un réacteur en état de fonctionnement et rien n’indique que les barres ont continué de jouer leur role.


        • Grasyop 29 avril 2011 09:35

          Ça, c’était le risque majeur et la raison de tous les efforts déployés là-bas durant les dernières semaines. Ce risque semble écarté maintenant. En tout cas, il n’y a pas eu de reprise de la réaction en chaîne jusqu’ici, et ça n’est donc pas la cause de la fonte partielle des combustibles et de l’explosion qui a eu lieu dans la centrale peu après le tsunami.


        • Aldous Romios 29 avril 2011 14:05

          Vos propos deviennent incohérents.

          Évidemment que les réacteurs sont fait pour entretenir une réaction nucléaire, mais pas pour exploser que je sache.

          A partir du moment où plusieurs réactions se sont produites, visiblement de nature et de force différentes il est légitime de se demander si ce sont bien toutes des explosions d’hydrogène comme l’affirment les autorités japonaises.

          La réaction du réacteur n°1 est bien un déflagration et le souffle est bien visible, accréditant la thèse de la combustion d’hydrogène.

          La nature spécifique de l’explosion du n° 3 ne colle absolument pas avec ce scénario.

          Une illustration etant plus parlante allez voir ce schéma :

          http://www.jp-petit.org/nouv_f/seisme_au_japon_2011/illustrations/Fukushima_deux_vis ions.jpg


        • supasu 29 avril 2011 22:55

          Les doutes qui commencent à poindre dans les milieux scientifiques sur la réalité de ce qui s’est passé dans le réacteur N° 3 ne laissent malheureusement plus beaucoup de place au doute ... Voir le blog de Dominique Leglu, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir
          http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/04/28/fu kushima-suite-34-de-l-uranium-de-fukushima-en-californie.html


        • Julius Julius 28 avril 2011 13:56

          Il n’y avait pas une explosion nucléaire, ni à Fukushima, ni à Tchernobyl. C’est physiquement impossible.

          De l’autre côté, il y avait des centaines explosions nucléaires dans les années 50 et 60, parfois très près de zones habitées (environ 100 km de Las Vegas, par exemple).


          • Traroth Traroth 28 avril 2011 14:37

            Physiquement impossible ? Ah ? Pourquoi ? Par définition, un réacteur nucléaire contient suffisamment de matériau fissible pour atteindre la criticité !


          • Julius Julius 28 avril 2011 15:09

            Il n’ya pas assez d’uranium hautement enrichi. La limite théorique est de 6%, la limite pratique est d’environ 20%, mais personne n’a encore réussi à faire une bombe avec 20%. Vous avez besoin d’environ 80%, et l’uranium doit être confiné dans un espace minuscule, sous pression forte pour commencer l’explosion. Rien de tout cela, de loin, peut exister dans un réacteur.

            (Si une explosion nucléaire peut se produire dans un réacteur, tous les terroristes aurait déjà une bombe nucléaire maintenant. Il serait si facile de faire une.)


          • Julius Julius 28 avril 2011 15:48

            La réaction en chaîne ne veut pas dire explosion. Les conditions critiques ont été atteint à plusieurs reprises par accident dans le passé. Le cas bien connu est « Los Alamos accident ». La conséquence est la forte radiation, mais pas l’explosion. La différence est un peu comme la différence entre la flamme et l’explosion (chimiques). Vous avez besoin de certaines conditions pour déclencher une flamme, mais la combustion ne signifie pas explosion. Certains explosifs peuvent facilement brûler sans exploser. En outre, la réaction en chaîne naturelle existe aussi, elle a été trouvée, par exemple, dans le Sud Afrique. Cette réaction a commencé sans aucune intervention humaine et il n’ya aucun danger d’explosion.


          • Traroth Traroth 28 avril 2011 15:59

            Vous jouez sur les mots. Quand on atteint la masse critique, il y a émission de neutrons rapides et de rayonnement gamma mortels, sous l’action des neutrons rapides, les objets alentours deviennent eux-même radioactifs, etc.
            Vous voulez dire qu’il n’y a pas eu de gigantesque explosion formant un champignon dans le ciel de Fukushima ? Thank you capt’ain Obvious ! Je pense qu’on aurait été au courant ! smiley


          • Julius Julius 28 avril 2011 16:21

            Le titre de l’article est « Fukushima 3 : Explosion nucléaire ? ». Non, ce n’était pas une explosion nucléaire. Cela a été une réaction en chaîne. Qui est une grande différence. Ce n’est pas le jeu avec les mots, c’est nommer les choses par leur nom. Une explosion est une évacuation supersonique de l’énergie (def), explosion nucléaire n’aurait pu avoir lieu à Fukushima. Ce qui a probablement eu lieu, c’est que une réaction en chaîne a déclenché une explosion chimique. Probablement de l’hydrogène.

            (Mais il est clair : « réaction en chaîne » ne sonne pas aussi catastrophique que « explosion nucléaire ».)


          • Aldous Romios 28 avril 2011 17:33

            Ne jouons pas avec les mots, c’est une réaction et elle a été provoquée par une réaction nucléaire incontrôlée. Je n’ai pas dit que le réacteur s’est transformé en bombe atomique.

            Sinon, le fait que dans les années 50 les armées des puissances nucléaires aient jugé admissible d’exposer les populations ou les soldats lors de leurs tests atmosphériques ne signifie pas que ce soit anodin.

            Ca prouve juste la profondeur de l’ignorance des premiers physiciens (qui l’on souvent payé de leur santé comme Marie Curie) et l’incroyable cynisme et l’odieuse cruauté des militaires.


          • hankouneko hankouneko 28 avril 2011 17:44

            @ Julius Oui , Notre tendre jeunesse fut très radio-active (les explosions atomiques atmosphérique)
            sur ce site, vous trouverez les mesures de Celsium relevés dans le corps entier des écoliers de Genève et Bâle des années 60 à 90.
            On peut y remarquer :
            - que la corube culmine en 1965 à presque 1200 Bq au moments des essais nucléaires passée et retombe dans les années 75 à zero.
            - Que la corbe remonte 1986 à 400Bq lors de l’accident de Tchernobyl elle est à 400 Bq et retpmbe à zero en 90

            L’on remarque donc que l’incidence en Suisse de Tchernobyl est trois fois inférieure à celle des essais nucléaires (et elle fût plus touchée que le France.

            http://rikiai.jimdo.com/nucleaire/

            Non as que je veuille relativiser les effets de la radioactivité dégagée par les accidents de centrale mais il faudrait toujours pouvooir se référer à des études concréte afin d’éviter des pièges du tout et n’importe quoi .

            @ tous,
            Et en ce sens, je vous demanderai de bien vouloir lorsque certain d’entre vous donnez des affirmations dans un sens ou dans un autre de bien vouloir autant que possible donner vos sources... afin de pouvoir se faire un avis et ne pas se laisser submerger par des peurs irrationelles. Il y a déjà suffisemment de quoi en avoir !!!


          • Julius Julius 28 avril 2011 18:48

            Merci pour le lien (avec le graphique). Peut-on imaginer que, dans ces années-là, les gens affluaient à Las Vegas pour voir une explosion nucléaire par leurs propres yeux ?


          • hankouneko hankouneko 28 avril 2011 23:05

            et le personnel, jeunes militaires, n’avaient aucune protection et regardaient ainsi le champignon se développer... 


          • morice morice 29 avril 2011 00:30

            De l’autre côté, il y avait des centaines explosions nucléaires dans les années 50 et 60,parfois très près de zones habitées (environ 100 km de Las Vegas, par exemple).


            et les gens vont tous bien depuis.. bien sûr....




            Cacher, et jouer un autre jeu médiatiquement : pendant que Leonard F. McCollum s’accordait le droit d’utiliser une bombe atomique pour contaminer pendant des siècles les terres de ses concitoyens, il se présentait à l’extérieur comme un homme de bien, en réalisant le projet de son DC-8 médicalisé, le « First Flying Eye Hospital » apportant dans d’autres pays son aide humanitaire spécialisée dans la chirurgie de l’oeil ... l’homme avait quitté Conoco en 1967, en prenant sa retraite, juste au début des expérimentations risquées où sa firme s’était impliqué jusqu’au cou. Il mourra en 1993. L’idée de l’avion et de son association, devenus Orbis et Alcon, se perpétuera dans le temps, c’est aujourd’hui un DC-10 médicalisé, donné par United Airlines et Fedex, et sponsorisé par USAID... on retombe sur le même paravent ! 
             
            Ce que nous avons été autorisés à savoir, c’est sûrement que la pointe de l’iceberg. Comme le dit Dan Reicher, un adjoint au secrétaire à l’Energie O’Leary, « Chaque fois que vous mettez le nez sur un nouveau document, il y a cinq milliards de problèmes de soulevés. » Le tableau qu’en dresse aujourd’hui le journal Rocky Moutains News (qui ferme ses portes, hélas) est terrifiant : c’est un déni mortel, ou morbide si vous préférez... Un bilan apocalyptique : aujourd’hui, des centaines de travailleurs cancérisés sont laissés sur le carreau. Les héros discrets de la guerre froide meurent aujourd’hui en silence. Un des plus beaux scandales écologiques de tous les temps. Un autre encore, aux Etats-Unis, s’appelle...Rocky Flats. Un autre scandale, longtemps caché à la population par un procédé bien particulier, que nous étudierons demain, si vous le voulez bien.

          • Razzara Razzara 28 avril 2011 14:00

            Il est bien clair que l’explosion survenue sur le réacteur 3 n’est pas du tout de même nature que les autres. Il suffit de regarder les vidéos pour s’en rendre compte ...

            Ici une vidéo ou Arnie Gundersen propose une analyse rationnelle de la question du réacteur 3 :

            http://fairewinds.com/content/gundersen-postulates-unit-3-explosion-may-have-been-prompt-criticality-fuel-pool

            Pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur les différents types de criticité possibles :

            http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9action_nucl%C3%A9aire_en_cha%C3%AEne

            La grande question avec cette explosion est bien de savoir ce qui a été balancé dans l’environnement. Voir ici pour des indices supplémentaires :

            http://enenews.com/

            En ce qui me concerne, je persiste à dire que cette histoire est catastrophique et que son niveau de gravité dépasse largement le cas de Tchernobyl. Mais bon, faisons comme les trois singes, c’est tellement plus dans l’esprit de la schizophrénie ambiante ...

            Razzara


            • AniKoreh AniKoreh 28 avril 2011 17:17


              Pas mieux, Razzara, c’est malheureusement mon impression aussi..

              Dont je fais part ici depuis, eh bien, une lune.. Au vu des vidéos déjà, et s’il faut en croire les informations et déclarations faites par plusieurs observateurs :

              http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/ces-douloureux-nuages-92921?debut_forums=100#forum2896710

              http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-plus-jamais-ca-92391?debut_forums=200#forum2885691


              « Savoir ce qui a été balancé dans l’environnement » ? Dans les environs, du plutonium déjà - du MOX d’AREVA -, mais on nous dit que c’est assez lourd.. ? Ce serait donc d’abord le malheur des Japonais..

               smiley

               


            • Aldous Romios 28 avril 2011 17:42

              Entièrement d’accord. le niveau de l’accident du 3 est à lui tout seul au dessus de Tchernobyl.

              L’ensemble des incidents prouve aussi la faiblesse de conception des réacteurs ralentis à l’eau qu’on prétendait plus sur que la technologie soviétique utilisant des gaines de graphite.

              En cas de problème d’arrêt des systèmes actifs le niveau d’eau baisse inexorablement réactivant la réaction en chaine.

              Dans les centrales au graphite il n’y a besoin d’aucun système actif pour maintenir le graphite en place. Mais bon, les soviétiques étaient des nuls par définition donc l’eau c’est plus sûr.


            • AniKoreh AniKoreh 28 avril 2011 18:27

              L’analyse de la vidéo et les explications additionnelles de M. Gundersen sont absolument convaincantes.

            • Grasyop 28 avril 2011 22:27

              « Dans les centrales au graphite il n’y a besoin d’aucun système actif pour maintenir le graphite en place. Mais bon, les soviétiques étaient des nuls par définition donc l’eau c’est plus sûr. »

              Le graphite, c’est du charbon, et le charbon, ça brûle. D’où l’incendie de la centrale de Tchernobyl, incendie qui a emporté dans l’atmosphère bien plus de matières radioactives que ne s’en sont échappées de la centrale de Fukushima.


            • Traroth Traroth 28 avril 2011 14:36

              Une explosion nucléaire veut surtout dire qu’il y a eu dispersion massive de transuraniens, ce qui veut dire qu’aller au Japon pour les 3 ou 4 prochains millénaires est sans doute une mauvaise idée...


              • Ariane Walter 28 avril 2011 14:42

                Trop drôle ! Merci de faire avec ça ! Ca détend nos petits muscles abdominaux crispés !!


              • Ariane Walter 28 avril 2011 14:42

                « de faire rire »
                J’oublie le mot essentiel !


              • jullien 28 avril 2011 14:43

                Une explosion nucléaire ? Avec les phénoménales libérations d’énergie que cela entraîne ?
                Comment se fait-il que aucun sismographe ne l’ai signalé ? A titre de comparaison, les chutes des tours jumelles à New York le 11 septembre 2001, plusieurs explosions d’usines chimiques (AZF par exemple) et de nombreux essais nucléaires ont été enregistrés sur des sismogrammes.
                L’auteur me pardonnera d’être franchement sceptique sur sa théorie.


                • Imhotep Imhotep 28 avril 2011 16:18

                  La réaction nucléaire est bien évidemment impossible. C’est un tissu d’imbécilité cet article. En plus voilà une autre vérité, bien dérangeante pour les mordus anti-nucléaires : 

                  Les cœurs des réacteurs accidentés de Fukushima seraient moins endommagés qu’estimé jusqu’à présent. C’est une des aL’intention des ingénieurs était d’aller jusqu’à 14 tonnes, mais de « instabilités » - la Tepco ne précise pas lesquelles - les ont convaincus de s’en tenir à 10. Puis, une inspection par robot du batiment où se trouve le bas du réacteur et la chambre de supression (voir schéma à droite) sera réalisée afin de vérifier si l’augmentation de l’injection d’eau ne se traduit pas par une quelconque fuite.


                  Les inspections par robot ont permis de vérifier que le combustible fondu - le corium - était toujours confiné dans les cuves, même pour celles qui ne sont plus étanches des réacteurs N°2 et N°3. En outre, les températures enregistrées à la base des cuves ne sont pas vraiment compatibles - elle sont trop basses : 111°C par exemple pour le réacteur N°1- avec un dépot important de corium au fond des cuves. Le combustible fondu a donc dû, pour l’essentiel, rester au niveau du cœur lui même. Les scénarios d’agravation de l’accident imaginés dès le début, avec percement des cuves et chute du corium, ne se sont donc pas réalisés. Ces inspections ont également montré que, contrairement à ce qui pouvait être imaginé, il n’y a pas d’eau accumulée dans les bâtiments réacteurs.lyses tirées des observations plus précises réalisées par les robots qui sont intervenus dans les bâtiments des réacteurs 1, 2 et 3 ces derniers jours.


                  Jusqu’à présent, l’estimation de l’opérateur - la TEPCO - était d’un taux d’endommagement des combustibles des réacteurs de 70% pour le premier les mesures récentes ont conduit les physiciens à réviser ces chiffres, en les abaisssant à 55% pour le réacteur N°1, mais en les augmentant de 5% à 35% pour le N°2 et 30% pour le N°3 (c’est une correction, j’avais indiqué une baisse de 5% pour ces 2 et 3 voir ici et ici le texte de la Tepco.)


                  Paradoxalement, le réacteur N°1 est également celui dont la cuve semble avoir le moins souffert, puisqu’elle affiche toujours une pression nettement supérieure à la pression atmosphérique, signe qu’elle est encore étanche. C’est d’ailleurs probablement pour cette raison que les ingénieurs de la TEPCO ont décidé d’y commencer une injection d’eau plus forte, afin d’essayer d’élever le niveau d’eau dans la cuve et ainsi de noyer une partie plus importante du combustible nucléaire. Aujourd’hui, l’injection d’eau a donc été accélérée, à 10 tonnes par heure contre 6 tonnes.



                  Aujourd’hui nous sommes à 1,7 micro sievert par heure ce qui prouve bien que la radioactivité diminue et qu’il n’y a pas de plutonium dans l’air. Petit rappel le danger radioactif se situe à 500 micro sieverts. On en est très très loin. On en est à 300 fois moins !

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