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L’autoconsommation : « Enfin une démarche énergétique intelligente »

Fallait-il regarder ailleurs que vers la spéculation financière du photovoltaïque pour découvrir son utilité première : l'autoconsommation ? 

JPEG Dans notre alarmant contexte des constantes hausse des tarifs de l'électricité, la solution "d'autoconsommation domestique" représente à la fois à l'échelle du pays comme à l'échelle du foyer, très certainement la solution la plus pertinente, et mérite d'être soutenue, encouragée, au plus haut niveau des politiques de transition énergétique globale. Alors que le coût de des tarifs de l'électricité en France ne cesse d'augmenter, celui de la production de l'électricité photovoltaïque décroît rapidement depuis plusieurs années, tel que confirmé par le SER-SOLER

La raison est que la production in situ d'électricité sera bientôt plus abordable que celle fournie par le réseau.
 
Comment expliquer cela : 
 
La charge des investissements prévus pour rénover le réseau français, s'élève à trois milliards d'euros par an. Une augmentation est donc à prévoir de 3,8% (minimum) par an du tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (TURPE). Les investissements sont spécialement nécessaires pour assurer la sécurité des réseaux de la Côté d'Azur et de la Bretagne, particulièrement fragiles et risquant le black out lors des pics de consommation d'hiver. Nous savons que les transports du réseau RTE et ERDF principalement, représentent une partie assez élevée de cette hausse des prix de l'électricité des années à venir. 
 
Hélas on ne pouvait se contenter que d'entretenir le réseau sans préparer le déploiement du compteur intelligent Linky (smart metering) qui sera fort coûteux. 
 
La conséquence est l'annulation des tarifs réglementés d'EDF décidée par le Conseil d'Etat  pour les particuliers, entre août 2012 et août 2013, jugeant que la hausse de 2% décidée il y a deux ans par le Ayrault était insuffisante. 
 
Cette décision se traduit par une facture rétroactive pour plus de 28 millions de foyers français !
 
La solution n'est pourtant pas loin, et il appartient également à chaque propriétaire consommateur de regarder dans cette direction, à moins d'être résigné, en bon troupeau de moutons. 
 
Jean-Louis BAL, président du SER, et Arnaud MINE, vice-président du SER et président de SOLER,>déclarent dans un communiqué commun : "L’expérimentation en matière d’autoconsommation que nous recommandons pourrait préparer les acteurs économiques à l’émergence d’un nouveau marché du photovoltaïque, inexistant à ce jour, et que l’on pourrait qualifier de « marché de proximité
 
Afin d'anticiper le développement spontané de l'autoconsommation chez les clients finaux, SER-SOLER recommande de mettre en place un mécanisme de soutien à l'autoconsommation dans le cadre d'une phase expérimentale d'une durée de trois ans, en parallèle des mécanismes de soutien actuellement en vigueur, et sans que cette initiative se substitue à ces derniers.
 
Qu'est-ce que l'autoconsommation ? 
 
C'est une simple installation photovoltaïque, tout juste dimensionnée aux besoins énergétiques de ses consommateurs, raccordée en réinjection directe à l'installation électrique d'un foyer ou d'un bâtiment, pour consommer ainsi directement une électricité gratuite, sans nécessité de stockage ni de revente à EDF. 
 
Ainsi par autoconsommation, on entend la possibilité donnée à tout propriétaire consommateur/producteur d’électricité, de répondre à sa propre consommation, plutôt que de produire et vendre en totalité pour le réseau. L’électricité excédentaire continue d’être injectée sur le réseau local, et cette production pourrait être bientôt valorisée de plusieurs manières.
 
Bientôt encore, une installation photovoltaïque qui répond à cette définition ne devra pas nécessairement être la propriété du consommateur, elle pourra appartenir à un autre acteur lié de manière contractuelle au consommateur. Tout type de producteur/consommateur pourra s’inscrire dans ce cadre, du résidentiel à l’industriel en passant par le tertiaire.
 
Tout type d’installation photovoltaïque est concernée, qu'elle soit intégrée aux bâtiments, sous forme de centrale au sol ou installée en surimposition. L’élément central de la définition est le lien fort entre le dimensionnement du système photovoltaïque et le besoin électrique du consommateur.
 
La recherche de l’autonomie même partielle doit représenter la logique de l’autoconsommation, et permettre au consommateur de sortir de celle de la surenchère financière photovoltaïque au profit de la spéculation. La revente à EDF associée au crédit d'impôt encore en vigueur en 2013, ont contribué à rendre le photovoltaïque hors de prix durant trop longtemps, et à le détourner de son objectif et rôle naturel : fournir de l'énergie gratuite par des moyens simples et abordables pour tous. 
 
La logique permet de comprendre aisément qu'en produisant sa propre électricité durant les heures d'ensoleillement, on économise déjà jusqu'à 2700 heures (dans le Sud de la France) de facture d'électricité. Quelques changements d'habitudes et le tour est joué, pour alimenter durant les heures productives bien des appareils électroménagers, voir même son eau chaude sanitaire. 
 
Il va sans dire que cela ramène à un investissement nettement inférieur et bien plus rapidement amorti que l'installation en but de revendre sa production sous contrat avec EDF. Le besoin en électricité d'un foyer durant les heures d'ensoleillement ne nécessite qu'une très faible surface de modules photovoltaïque en sur-imposition, sans nécessité de dé-tuiler pour l'intégrer au bâti (comme pour la revente) qui généralement peuvent poser des soucis d'étanchéité.
 
Bien sur, les idées reçues habituelles sur le photovoltaïque ont la peau dure, telles que "Le rendement est mauvais". Effectivement, les cellules ont actuellement un rendement de 22%, soit un module autour de 19%. Ce n’est certes pas beaucoup par rapport à 100%. Mais est-ce vraiment un problème ? On semble oublier un peu vite que la source primaire (le Soleil pour ceux qui ne suivent pas !) ne nécessite aucun transport, aucun raffinage, est inépuisable, sans danger, sans pollution, sans déchet, sans bruit, disponible partout sans guerre, équitable. La question du rendement est donc à mettre en perspective avec tous les avantages que l’on vient aisément de citer. 
 
- Le photovoltaïque augmenterait le déficit de notre balance commerciale, tous les panneaux étant fabriqués en Chine : C’est vrai ! Tout comme l’achat des ordinateurs, des iPhone, … Mais petite différence avec les autres produits, l’énergie produite est bien utilisée en France et évite donc l’achat de matière première à l’étranger ! Par ailleurs, pourquoi n’en fabriquerions-nous pas ? Comment se fait-il que notre seul fabricant (Photowatt) ait été poussé à la faillite ! 
 
- Les modules ne seraient pas recyclables : Pourquoi ne le seraient-ils pas ? C’est du verre et de l’aluminium à 95%. La filière de recyclage existe déjà, par exemple http://www.pvcycle.org&nbsp ;
 
- La fabrication des modules serait polluante : On utilise le même silicium que celui qui équipe tous les ordinateurs, pourquoi jeter l’anathème sur le PV ? Par ailleurs, le recyclage du PV est beaucoup plus simple que celui d’un ordinateur. En plus, il serait également intéressant de voir la pollution engendrée par la construction d’une centrale électrique quelle que soit son combustible. 
 
- Ce ne serait pas rentable financièrement : A court terme, c’est certainement vrai. Mais à moyen et long terme, sachant que le coût d’une installation photovoltaïque ne fait que baisser d’années en années, que la parité réseau est déjà pratiquement atteinte dans certains pays, que par ailleurs les coûts des autres énergies fossiles ne peuvent qu’augmenter (raréfaction des matières premières, entretien du matériel de plus en plus coûteux, règles de sécurité de plus en plus strictes, …), il ne fait aucun doute que l’énergie photovoltaïque deviendra une énergie bon marché dans très peu de temps. Lisez par exemple : http://www.photovoltaique.info/Parite-avec-le-reseau,203.html&nbsp ;
 
En conclusion, le consommateur 100% responsable de ses propres choix, doit prendre en main son destin énergétique sans se laisser berner par les vampires commerciaux et financiers, ni par les faibles du gouvernement. Nous ne sommes pas des moutons destinés à être tondus au profit des grands lobbys énergétiques. 
 
L'autoconsommation existe et fait déjà ses preuves au sein de milliers de foyers qui n'ont attendu personne. Ce n’est pas non plus la solution à tous les problèmes. C’est une technologie parfaitement au point et qui va encore se perfectionner si on veut bien lui en donner les moyens. Son principal avantage est qu’elle est accessible à tout le monde, où qu’il se trouve sur la planète et pour un coût qui ne cesse de diminuer. C’est cet avantage fondamental qui fait peur à certains grands groupes (et gouvernements) et qui vaut au photovoltaïque cette vaste campagne de dénigrement et de désinformations.

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76 réactions à cet article    


  • Spartacus Spartacus 21 août 2014 12:12
    L’indépendance face à 3 types et un bouton qui peuvent faire chier tous les français est une très bonne idée.
    Que chacun se prenne en charge.


    Maintenant si le marché passe à 50% en autoconsommation, le personnel du monopole sera en surnombre, payé à rien foutre.

    Il faudra donc licencier des électriciens EDF.
    Comme les salariés des monopoles ne cotisent pas le « chômage » comme les autres profession en vertus de privilèges sociaux et sont exonérés, vous imaginez que ces gens laisserait passer ces bonnes idées ?

    • HELIOS HELIOS 22 août 2014 10:08

      bonjour Spartacus,

      Je profite de votre avis pour exprimer mon désaccord avec certaines de vos positions.
      Il existe un certain nombre d’éléments indispensables a la vie qui ne peuvent être laissé a la portée d’une mise a disposition commune sans régulation.

      Dans le cas précis de cet article, la collectivité doit définir une énergie ou un vecteur qui serait décidé « indispensable » et sorti du champs de la « libre » concurrence, peu importe que ce soit public ou privé.

      A partir de la, mettre en place ce qui est décrit dans l’article est encore plus dangereux que la création d’un monopole d’état qui me semble le moindre mal.
      Parmi de nombreuses erreurs ces dernières années, celle de priver un grand pays d’une structure régulatrice de production (totale ou partielle) et de distribution d’énergie crée un affaiblissement considérable du développement économique comme du développement social.

      Il n’est pas question de déconnecter le prix de l’énergie de sa valeur, il est simplement question de limiter la prédation des « puissants » (financiers, industriels, mafieux) sur l’ensemble de la société.

      ce que l’auteur de l’article semble ignorer, c’est que si la consommation d’électricité publique — j’entends par celle disponible et mise a disposition des citoyens — diminue, l’entreprises, bien que publique, va perdre une part de son chiffre d’affaire et donc une fraction sa marge, qui concourent a son activité sur les marchés nationaux et internationaux. Pour maintenir ces activités elle va sensiblement augmenter ses prix pour que le consommateur continue a les financer...

      Vous voyez donc qu’un système non régulé (comme des entreprises privées) ne peut satisfaire un objectif de société lorsque les infrastructures et les couts de productions ne peuvent être mutualisés.

      Les propositions de l’auteur de l’article, aboutiraient tres rapidement a faire augmenter significativement les prix, baisser le développement des infrastructures, développer (cela il ne le voit pas) mais des lois de déclaration et de fiscalisation de l’énergie produite chez soi et consommées sur place (et ailleurs avec les recharges) et finalement créer une nouvelle dépendance a des entreprises moins efficaces, toujours plus chers et concurrentes donc de l’opérateur global car tous le monde ne peut avoir un mur exposé aux rayon du soleil plus ou moins direct.

      Voila, une nouvelle fois, une fausse bonne idée d’écologiste qui voudrait que tout le monde se plie a ce genre de solution qui même s’i elle est interressante pour quelque cas n’est en rien une solution généralisable.



    • HELIOS HELIOS 22 août 2014 11:08

      .. a part pour les fautes d’orthographes et quelques mots qui trainent a cause de mes trop gros doigts sur la tablette, avoir été moinsé pour ce message ne peut que m’encourager a penser que les écologistes et ceux qui les soutiennent sont au moins aussi dangereux, cruauté directe en moins probablement, que ceux qu’on va combattre sur d’autres terres lointaines.


      Imposer une quelconque mesure, une obligation de.., avec toujours cette même réprobation morale sur le « gaspillage et la surconsommation » devient de plus en plus intolerable.

      Ce n’est pas l’usage de panneaux solaires qui est intolerable, c’est l’hypothese que demain, mes petits enfants a l’ecole soient stigmatisés parce que chez eux on préfère payer EDF que gérer des appareils sur le toit !

      Allez y !

    • Jr.Bupp Jr.Bupp 22 août 2014 11:52

      Une bonne fois pour toutes :


      Lorsqu’il n’y a pas de soleil.... pas de production PV.
      Lorsqu’il n’y a pas de vent... Pas de production éolienne.


      Et ça peut durer longtemps (périodes sans soleil ou sans vent > 2 semaines) !!!!


      Donc, le meilleur moyen de ne pas provoquer de révolution, c’est de ne pas adopter cette solution (celle du SER qui s’en met plein les poches) !


      Mais dans ce cas ( ne pas favoriser une partie de la population, celle qui a de la place sur son toit ou dans son jardin), c’est quoi l’intelligente décision ?


      Arrêter de subventionner une énergie qui va à l’encontre des intérêts communs (plusieurs dizaines de milliards d’€) et se concentrer sur des énergies qui, elles, ne produisent pas de CO2 et vont dans le sens des investissements réalisés depuis des décennies...


      Je parle évidemment du nucléaire qui est la seule énergies qui sera utilisée dans le futur et le réseau bouclé THT qui va avec.


      Sinon : il faut s’attendre à une augmentation très importante du tarif KWh payée par tout le monde, y compris ceux qui habitent en appartement et qui n’ont pas le choix du PV ou de l’éolien.


      Rappel, : le montant des taxes et contrat sur les factures EDF, est aussi important que le montant de la consommation !!! Cela est dû en grande partie au montant de la CSPE qui ne cesse d’augmenter... et ce n’est pas fini puisqu’il s’agit de la compensation attribuée à EDF sur les ENR. Donc plus il y aura d’RNR plus la CSPE augmentera.


      Il suffit de prendre sa facture et regarder.


      PS : NON... Je ne suis pas pronucléaire ! donc ne vous exciter pas !


    • Sylvain Enr Sylvain Enr / Awes 22 août 2014 13:51

      Merci  HELIOS pour cet avis qui me paraît assez pertinent dans son approche notamment sociale de la distribution d’énergie. Toutefois mon article vise le besoin énergétique à l’échelle du FOYER prioritairement, comme mesure d’économie partielle sur la facture annuelle des familles, et qui viendrait de fait soulager notre industrie nucléaire. Car quoi qu’on en pense, nos centrales sont à l’heure actuelle à court de production, obligeant notre pays à acheter de l’électricité hors de nos frontières, sans compter les risques de blackout dans certaines régions françaises. 


      Prenons comme exemple la sécurité sociale, qui ne peut couvrir la globalité de nos frais de santé. Nous devons financer à l’échelle familiale ou individuelle une mutuelle santé quand nos moyens nous le permettent. Heureusement, les foyers les plus modestes peuvent aussi profiter d’une CMU, et nous tenons à ce que notre système de santé reste également abordable à tous. De mon point de vue, l’énergie et la santé sont liés, et doivent être considérés au même niveau de responsabilité individuelle.

      Mais je conçois parfaitement que nous ne devons pas déséquilibrer nos moyens centralisés de distribution d’énergie pour que tous les citoyens puissent continuer à en profiter équitablement, à un coût raisonnable. J’entends bien qu’une mesure ne doit pas déstabiliser le reste. 

      Permettez-moi de proposer qu’on puisse aborder et développer ce sujet sans tomber dans le clivage écolo-antiécolo. 

    • Sylvain Enr Sylvain Enr / Awes 22 août 2014 13:58

      Petit rappel important ! 

      Il y a une différence entre le PHOTOVOLTAÏQUE et le SOLAIRE THERMIQUE. Le premier dont la production ne dépend pas des rayons du soleil, mais de la lumière ou des photons, produit de l’énergie même quand il n’y a pas de soleil, donc même par temps gris ! Le solaire thermique pour produire de l’eau chaude, a lui effectivement besoin d’un ensoleillement suffisant et doit être relayé par l’électricité par temps gris.

    • lautrecote 22 août 2014 21:32

      Le solaire thermique n’a pas besoin d’ensoleillement. Il a besoin de chaleur.
      De plus, aujourd’hui (et depuis quelques années), il existe des panneaux solaires thermodynamiques, qui travaillent avec un fluide caloporteur autre que de l’eau. Ce fluide est compressé, puis détendu, il arrive alors à quelque chose comme -15°C. Il est donc réchauffé même quand il fait -10°C (avec un rendement moindre que quand il fait 30°C, évidemment).
      Ce système a besoin d’électricité pour démarrer (mais essayez de démarrer une centrale nucléaire sans électricité...), mais la consommation du compresseur est négligeable par rapport à l’électricité produite).
      Je n’a pas trouvé de lien autre que commerciaux (mais je n’ai pas beaucoup cherché, et je ne veux pas faire de publicité) mais les systèmes sont vendus depuis plusieurs années.


    • julius 1ER 24 août 2014 14:51


      Je parle évidemment du nucléaire qui est la seule énergies qui sera utilisée dans le futur et le réseau bouclé THT qui va avec.

      @jrbupp

      et tes centrales qui arrivent en fin de vie tu en fais quoi gros malin et celles qui devront les remplacer on les construit dans ton jardin ??????????

    • Pascal L 21 août 2014 13:01

      Sans moyen de stockage, cela peut se révéler comme une fausse bonne idée. Si vous produisez de l’énergie à l’heure où elle est le plus abondante et que vous l’achetez aux heures où la consommation est la plus forte, EDF va finir par mettre en place une modulation des tarifs selon l’heure de la journée et vous payerez deux fois : une première pour avoir une installation coûteuse et non rentable aujourd’hui et une deuxième fois pour avoir de l’électricité à la tombée de la nuit, moment où la consommation nationale est la plus forte.

      Le problème d’EDF est de disposer à chaque instant de l’énergie demandée par les consommateurs, y compris les nuits froides sans vent. Dans le cas contraire, il est obligé de faire des coupures où d’acheter de l’électricité à prix d’or sur le marché européen.

      • Pascal L 21 août 2014 23:09

        Autant que je sache, les plus gros pics de consommation en France sont en décembre et en janvier vers 19h, lorsque la consommation industrielle n’a pas encore commencé à baisser alors que les ampoules s’allument partout. En Amérique du Nord, du fait de l’utilisation des climatisations, les pics sont en été alors qu’il y a encore du soleil. Et c’est bien les pics qui déterminent la puissance totale mise en place par EDF avec ses centrales nucléaire et thermiques. EDF ne peut pas alors compter sur le solaire, et l’éolien ne peut pas faire de promesses.


      • ecolittoral ecolittoral 21 août 2014 14:04

        Autoconsommation = photovoltaïque...c’est un peu court !

        Les infra rouges solaires représentent une énergie colossale...pour le chauffage...et la production d’électricité.

        En Roumanie, de petites entreprises alimentent le réseau local en électricité à partir de moulins à eau « au fil de l’eau ». Ce n’est qu’un exemple.

        La liste de génération d’énergies à partir des ressources locales est plutôt longue.

        Energies saisonnières, occasionnelles, énormes mais imprévisibles, variables d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre.

        Vous parlez d’autoconsommation. Je parle d’autoproductions, de productions locales que ce soit par un propriétaire ou une PME ou les deux.

        Pas d’accord avec Spartacus . On n’envoie pas d’électriciens au chômage. Que ce soit en investissement, entretien, maintenance, distribution....fabrications, nous aurons besoin de beaucoup de monde...et de pas mal de PME.


        • Pascal L 21 août 2014 15:17

          Pour les infrarouges, il existe effectivement un potentiel énorme en production d’électricité, mais il manque encore quelques briques de recherche pour arriver à un résultat exploitable aujourd’hui.

          Les centrales au fil de l’eau présente une énergie régulière qu’il est intéressant d’exploiter, mais se heurte à quelques difficultés :
           - l’Etat français veut supprimer tous les barrages sous le prétexte que les vases accumulées dans les retenues contiennent des pollutions par les métaux lourds. C’est sans doute vrai, mais peut-être pas pour tous les barrages et la solution me parait un peu expéditive. 
           - EDF a toujours été obligé d’acheter cette électricité, mais ne l’a jamais aimée : les petites installations produisent souvent une électricité avec beaucoup de parasites qui peuvent gèner les consommateurs proches de la centrale.

           Le manque de planification de la production est toujours un problème pour les régulateurs. EDF doit préparer ses centrales pour produire exactement ce qui va être demandé par ses clients. Ce n’est pas toujours facile de prévoir ce qui va être consommé, mais quand on ne maîtrise pas non plus ce qui est produit, la régulation peut se transformer en cauchemar.

        • Sylvain Enr Sylvain Enr / Awes 22 août 2014 13:24

          Tout à fait d’accord Spartacus l’autoconsommation n’est certainement pas limitée au photovoltaïque. Bien des domaines techniques permettent une forme d’autoconsommation ou d’autoproduction. La synergie de plusieurs solutions permettent effectivement d’atteindre une certaine autonomie énergétique. Même si elle n’est pas totale et entière, c’est toujours ça de pris en termes de production autonome. 


        • soi même 21 août 2014 14:07

          Tous est bon dans le cochon, cela ne va rien résoudre si ce n’est repousser des échéances d’un constat, l’électricité n’est pas la voie d’avenir de l’énergie !
          C’est un pis - aller .

           


          • Pascal L 21 août 2014 14:56

            L’électricité n’est qu’un média pour l’énergie. Il n’y a pas d’énergie électrique native dans l’environnement. Il faut donc produire autant d’énergie électrique qu’il en est consommée et en l’absence de stockage, il faut produire exactement la quantité consommée à un instant donné. La seule variable d’ajustement entre la production et la consommation est la fréquence (50Hz en Europe), mais celle-ci ne peut pas bouger beaucoup sans créer des problèmes sur le réseau.

            En tant que média, il n’y a pas mieux pour le moment. L’énergie peut être déplacée sur des distances considérables avec un minimum de pertes.

          • amiaplacidus amiaplacidus 21 août 2014 15:23

            La fréquence variable d’ajustement entre production et consommation là, je dois dire que vous m’intriguez considérablement.
            Expliquez-moi donc ce que vous entendez par là !


          • Croa Croa 21 août 2014 23:00

            Pascal se base sur des trucs qu’il a entendu mais auxquels il n’a rien bité smiley
            .
            En plus ça date un peu ! En fait la variable est la tension évidemment, toutefois la régulation se faisait autrefois par la fréquence puisque avec les alternateurs celle-ci dépend de la vitesse de rotation : Ainsi si la charge augmente (plus de courant appelé) la tension baisse mais aussi la fréquence puisque le couple résistant augmente et donc la vitesse aurait tendance à diminuer ce qui entraînerait de facto une diminution de la fréquence, chose facile à détecter... Et ordre immédiat d’appel de plus de vapeur. (Augmentation des gaz dans le cas de simples groupes électrogènes.)
            Les régulations modernes font appel à des techniques informatiques bien plus chiadées d’autant nécessaires que de plus en plus d’électricité est produite via des onduleurs et non plus d’alternateurs à vitesse de rotation constante.  


          • Pascal L 21 août 2014 23:56
            Mes études d’ingénieur sont lointaines, mais elles ne sont pas encore périmées.
            Désolé de vous décevoir, mais la régulation par la fréquence est toujours utilisée comme régulation primaire. Ce site présente de manière didactique en temps réel la fréquence et la correction primaire (en anglais). L’écart de fréquence ne doit jamais dépasser 0,2Hz.
            La majeure partie de la production électrique est toujours fourni par des machines tournantes synchrones (alternateurs) fournissant directement le courant alternatif. La variation de fréquence est faible mais suffisante pour stocker ou retirer de l’énergie dans la plupart des machines tournantes, donc pas seulement des alternateurs, mais également dans beaucoup de moteurs électriques chez les consommateurs.
            Ces machines tournantes vont emmagasiner de l’énergie en accélérant et vont en restituer (du moins vont diminuer leur consommation) en ralentissant. C’est l’équivalent d’un réseau de batteries où l’énergie électrique est transformée en énergie cinétique.
            Le bidules électroniques de types thyristors vont permettre de réguler la tension électrique, mais pas de stocker l’énergie excédentaire. De toute façon, les gros consommateurs industriels vont mettre une telle régulation de tension à leur point d’entrée, ce qui fait qu’EDF peut toujours changer sa tension, ces industriels n’en ont rien à faire et la consommation ne bouge pas.


          • Le421 Le421 22 août 2014 08:16

            Une vague histoire de cosØ, non ??


          • Pascal L 22 août 2014 11:17

            Non, le cos Phi est appelé facteur de puissance est correspond au cosinus du déphasage entre la tension et l’intensité. EDF pénalise ses clients qui ont un cos Phi qui s’approche trop de 0, car l’intensité qui transite par le réseau reste forte sans avec une puissance réellement consommée qui est faible. Il faut donc surdimentionner le réseau.


          • aberlainnard 21 août 2014 15:31

            A l’auteur :

            « C’est une simple installation photovoltaïque,… raccordée en ré injection directe à l’installation électrique d’un foyer …, pour consommer ainsi directement une électricité gratuite… »

            C’est en effet une solution séduisante dans les régions de fort ensoleillement. Pour les autres, dans les conditions actuelles, la solution proposée dans cet article me semble assez optimiste sur les plans technique et économique. Certes, l’énergie solaire est gratuite mais les moyens dont nous disposons pour la capter et l’investissement nécessaire pour l’utiliser ne le sont pas.

            Pour qu’elle soit vraiment attractive pour le particulier, il faut spéculer sur un saut technologique hypothétique qui permettrait d’améliorer significativement le rendement de ces panneaux dans les régions à ensoleillement modéré et sur l’abaissement de leur coût de production.

            En attendant ce moment-là et si, aujourd’hui, je devais envisager un investissement dans la captation de l’énergie solaire, je me tournerais plus volontiers vers une solution reposant sur des panneaux solaires thermiques, de rendement à peu près stable dans le temps, éventuellement épaulés par un système de pompe à chaleur, pour la production d’eau chaude et l’alimentation d’un circuit de chauffage par le sol ou par radiateurs classiques. D’une technologie bien maîtrisée par les ingénieurs thermiciens, leur production pourrait être mise en œuvre rapidement en France et leur installation effectuée par n’importe quel plombier professionnel sérieux après un complément de formation appropriée.

            Cette énergie thermique récupérée serait déjà un progrès non-négligeable, en Bretagne notamment, pour soulager le réseau des consommations des radiateurs électriques et ballons d’eau chaude promus dans les années 70 dans l’engouement du programme électronucléaire.

            Pour le reste de l’énergie électrique consommée par le foyer, éclairage, appareils électroménagers gourmands en énergie, plutôt que m’en remettre à la météo, je resterai fidèle à EDF !

             

             

             


            • Sylvain Enr Sylvain Enr / Awes 22 août 2014 14:31

              Merci aberlainnard. Oui effectivement, le photovoltaïque a tendance à se développer en France dans les régions du Sud prioritairement. Mais n’oublions pas que les pays du Nord de l’Europe, l’Allemagne et la Grande Bretagne ont une sacrée longueur d’avance sur nous. Pourquoi ? Parce que tant que le soleil se lèvera, la lumière du jour suffira pour alimenter les capteurs photovoltaïques. Et n’oublions pas non plus que contrairement à ce qu’on croit, les panneaux photovoltaïques (différents du solaire thermique) produisent proportionnellement moins en été qu’en hiver quand ils sont intégrés au bâti, car ils craignent la chaleur. D’où l’intérêt de les installer en sur-imposition pour l’autoconsommation, facilitant leur ventilation.


              En revanche vous avez raison, l’autonomie ne sera jamais atteinte par une faible surface de panneaux capteurs. 1000 à 2000 Whatts nécessitent 8 à 16 m2 de capteurs PV, et restent un investissement encore raisonnable. 1000W pour produire et consommer les besoins en électricité de base durant les heures d’ensoleillement, et éventuellement 1000W supplémentaires pour couvrir une PAC (climatisation) ou alimenter la production d’eau chaude sanitaire (Ballon thermodynamique +laver linge et lave vaisselle).

              Je parle de ce que j’ai pu constater chez plusieurs clients, en ma qualité d’installateur. C’est ce résultat encourageant qui me pousse à vouloir communiquer sur le sujet.

              Il reste évident, que le stockage pour la nuit ou sur site isolé, serait déjà plus coûteux et reste à discuter du réel rapport rendement/prix. 

              Je suis d’accord avec vous que le solaire thermique couplé d’une pompe à chaleur demeurent également une solution efficace pour le chauffage ou l’eau chaude sanitaire, mais représente encore un coût global en investissement plus important, des frais d’entretien en plus et des risques de panne habituels.

              Le photovoltaïque dans un but d’autoconsommation, 4 à 8 panneaux de 250W, des micro-onduleurs garantis 25 ans en général et une production garantie 20 ans par le fabricant, s’installent aujourd’hui à un tarif devenu raisonnable et abordable. La durée des panneaux sur 25 à 30 ans n’est plus à prouver, malgré une perte de production de 1% par an après la dixième année, voir la douzième. Couplé à un ballon thermodynamique de 300L, alimenté par les panneaux et fournissant les appareils ménagers en eau chaude, vous réduisez considérablement la facture électrique ou gaz annuelle, pour un amortissement bien plus rapide que le solaire thermique, aux coûts du matériel et installation actuels. mais les 2 solutions demeurent efficaces, tout en conservant un apport tampon du secteur électrique publique. L’autonomie totale n’est pas encore acquise à investissement raisonnable. 

              Il reste à mon sens SURTOUT à fabriquer des équipements à usages électriques quotidiens à faible consommation énergétique, pour parier sur une transition énergétique. 

            • redrock redrock 24 août 2014 01:41

              Avec 1000W crête installés soit 7-8m² de panneaux PV vous ne pouvez espérer au plus produire que 1200-1500 KWH dans l’année , vous ne pourrez pas tout consommer dans l’instant dans le cadre d’une consommation normale qui se répartit sur un temps limitée alors que la production PV se répartit sur toute la journée. On peut donc compter sur 1000-1200KWH soit une économie de l’ordre de 150€ par an.
               L’investissement au départ est de l’ordre de 5000€ minimum, on voit que la rentabilité est loin du compte ; on aura quand même économisé à EDF de l’ordre de 1000KWH, c’est toujours ça !
              Un chauffe eau solaire permet de gagner à peu près le même nombre de KWH pour un prix plutôt inférieur si on s’y prend bien.


            • Esprit Critique 21 août 2014 15:34

              Il y a quelques erreurs , mais la proposition est parfaitement intéressante. Il est évident que du jour ou l’on a décidé que l’état aller gérer le photovoltaïque en légiférant sur le sujet et en présentant crapuleusement le Ph Volt comme une source de revenu tout a été pourri et foutu !

              Le prix des fournitures en France a plus que doublé !

              Des règlements a la con sur les toitures ont fait le reste....

              Si l’on a avait laissé se gérer l’auto-production, on trouverait aujourd’hui a bas prix des Kits a monter soit même , éoliens compris, presque toutes les habitations individuelles en seraient équipées.....pour satisfaire une fraction de la consommation, mais c’est toujours ça !

              Pour comprendre ce qui s’est passé, une comparaison, a une époque ou un plan de vignes coutaient « 1 », on décide de donner des subventions aux viticulteurs pour replanter leurs vignes pour faire du meilleur vin a conditions d’acheter des plants « certifiés » !, quelques mois plus tard le même plans de vigne coutaient « 3 ».

              Si Leroy- merlin ou Casto vendaient des Kits Ph Volt, et éoliens, il seraient a la portée de tous les bricoleurs, amortissables en cinq ans !!!!


              • Incrédule 21 août 2014 16:24

                Tout à fait d’accord.
                En fait, l’écologie, tous les décideurs s’en foutent royalement.
                Des libéraux qui ne parlent que de croâssance aux « capitalistes verts » acoquinés au PS, ce qui compte, c’est de protéger ses poules aux œufs d’or (industries nationales bien juteuses) et ainsi se prémunir de toute baisse de la manne fiscale.

                Un des exemples les plus frappants est la sur-taxation des importations de panneaux PV chinois :
                https://www.lenergieenquestions.fr/photovoltaique-la-commission-europeenne-sanctionne-le-dumping-chinois/

                La stratégie inverse ( panneaux PV à prix coûtant à TVA nulle ou réduite) permettrait, à mon humble avis d’entamer une vraie transition énergétique


              • Esprit Critique 21 août 2014 16:31

                Tout a fait d’accord, C’est ma conviction, mais les communes les régions l’etat prélèvent des taxes sur l’électricité sans parler de la tva, si vous en fabriqué 20 a 30 % chez vous c’est ça de moins acheté, c’est des milliard de rentrée fiscales en moins !

                L’écologie ils se la mettent ....


              • Sylvain Enr Sylvain Enr / Awes 22 août 2014 14:49

                Merci Esprit Critique, je suis tout à fait sur la même longueur d’onde. D’ailleurs il n’est pas impossible de trouver des manuels de montage ou d’auto-INSTALLATION d’une centrale de production PV. Je travaille actuellement sur le projet d’un document complet, photos et films à l’appui, étape par étape, pour que chacun puisse s’équiper sans se ruiner, d’autant que cette installation photovoltaïque en autoconsommation n’est pas la mer à boire. Le matériel peut être acheté à un coût devenu très raisonnable. On peut aujourd’hui s’installer soi-même une centrale de 1000W pour moins de 2500 €. Couplée à un ballon thermo pour s’alimenter en eau chaude sanitaire, il faut en moyenne 1000€ de plus. C’est donc 40 à 60 % d’économie immédiate sur sa facture annuelle.


                Vu l’augmentation annuelle des prix de l’électricité, l’amortissement peut se faire en moins de 5 ans pour les familles de 4 à 5 personnes, et en moins de 8 ans pour un couple de retraités. Plus vous avez à alimentez d’appareils électroménagers, (certains ayant 3 frigo ou congélateurs, une PAC pour leur piscine etc...) et plus vite vous amortissez. De toute façon, même sans cet investissement, la même dépense sera faite en achat intégral de son électricité à EDF sur un délai de 5 à 10 ans, sans jamais avoir installer ces systèmes économiques.

                Je parle de ce que j’ai pu constater chez plusieurs clients, en ma qualité d’installateur. C’est ce résultat encourageant qui me pousse à vouloir communiquer sur le sujet.

              • Christian 21 août 2014 16:58

                Le rendement est mauvais". Effectivement, les cellules ont actuellement un rendement de 22%, soit un module autour de 19%.

                On se fait une fausse idée du rendement, simplement parce que le 100% comprend le spectre électromagnétique total du solaire, donc aussi les ondes de chaleur (infra rouge), les rayons X, les ondes radio, l’ultra violet....alors que le panneau solaire dit photovoltaïque n’accepte qu’une part de ce spectre qui est essentiellement le spectre lumineux. Cependant si l’on arrive à augmenter encore le rendement c’est que l’on arrive à élargir ce spectre grâce à de nouveaux matériaux.
                En fait le 100% se situe probablement autour des 35% donc lorsqu’on dit qu’un panneau a un rendement de 15% ce serait plutôt vers les 40%.

                Un physicien m’avait confirmé cela.

                A part ça je me suis rendu en train de Suisse en Normandie et les trains français fonctionnent au nucléaire et rien actuellement ne peut le remplacer...et les utopistes qui croient que l’on peut se passer globalement du nucléaire se trompent, en Suisse comme ailleurs.

                Oui certes et cela est intéressant, la maison familiale, elle peut devenir autonome en énergie, cependant en dépendant tout de même du réseau comme tampon ou alors il faut installer une batterie d’accumulateurs et là ça se complique et ce n’est pas donné...


                • raymond 21 août 2014 18:02

                  Christian, se passer du nucléaire n’est plus un choix, c’est une réalité car lui même nous quitte, il fallait il y a longtemps envisager son remplacement, dès cet hiver cela va être plus délicat.


                • Christian 21 août 2014 19:29

                  Désolé il n’existe aucune alternative actuellement pour remplacer le nucléaire, ceci pour la simple raison que les énergies renouvelables solaire et éolienne sont aléatoires et doivent s’appuyer sur une énergie de base, stable. Cette dernière ne peut être que l’hydraulique.
                  Jusqu’à ce jour je croyais moi aussi à la possibilité de se passer du nucléaire dans un pays tel que la Suisse, ceci en augmentant considérablement le potentiel hydraulique mais ce sont les organisations pour l’environnement qui s’opposent continuellement et avec succès à tout projet. C’est pourquoi je dis que c’est impossible ou alors oui, avec du charbon, du gaz et du pétrole.

                  Et en France inutile de se leurrer c’est encore plus impossible. Faites les calculs de la part nucléaire et proposez comment alimenter la France les jours sans soleil ...

                  En plus la plupart des panneaux solaires sont fabriqués en Chine à partir de l’énergie du charbon...

                  Maintenant oui on peut encore économiser au niveau des ménages mais ce n’est que le 1/3 de la consommation globale, pour le reste on a plutôt tendance à augmenter la cadence des trains donc de la consommation si je prends le cas de la Suisse.

                  Cependant tout est possible en y mettant vraiment des dizaines de milliards d’euros, par exemple :
                  Construire de nouveaux barrages dans les Alpes ou ailleurs
                  Installer des centaines de turbines à travers les courants marins
                  Multiplier les usines au fil de l’eau

                  Donc oui on pourrait sortir du nucléaire mais pas uniquement avec des panneaux solaires et des éoliennes...seulement je n’en vois pas la volonté ni du côté des pro nucléaires ni du côté des organisations de protection de l’environnement.

                  En se passant du nucléaire l’Allemagne a augmenté le charbon...

                   


                • raymond 21 août 2014 19:42

                  Oui donc , Christian il fallait y penser bien avant, maintenant que suite aux événements de Belgique, il va falloir s’en passer.


                • titi 21 août 2014 22:57

                  « Faites les calculs de la part nucléaire et proposez comment alimenter la France les jours sans soleil ... »

                  Il n’y a pas que le problème des jours sans soleil.

                  Il y a aussi le simple problème de la nuit.


                • Croa Croa 21 août 2014 23:12

                  On se fout du rendement (enfin presque ) puisque le soleil est gratuit !

                  Il existe d’ailleurs des cellules dites amorphes qui produisent moins mais même à l’ombre ! Le seul problème c’est qu’il faut de grands toits avec les faibles rendement pour assurer la même consommation.


                • Christian 22 août 2014 06:01

                  ll existe d’ailleurs des cellules dites amorphes

                  C’est tout à fait exact cependant lorsque une entreprise comme Flexell à Yverdon en Suisse avait besoin de 10 millions de CHF pour survivre face à la concurence, alors là..pfuitt....pas un sous de l’Etat qui préfère subventionner des installations solaires avec panneaux made in China...n’est-ce pas
                  La technologie micromorphe, développée à Neuchâtel est très prometteuse
                  http://pvlab.epfl.ch/files/content/sites/pvlabnew/files/groups/PV-LAB-unit/public/News/Flash%20No%2012_09_PVLAB.pdf
                  Croa a parfaitement raison, c’est cette technologie qui devrait recouvrir toits et façades.

                  Mais encore une fois ça ne résout par l’entier de la question qui est de disposer d’une énergie électrique stable et continue (ruban)

                  Cependant l’élément qui me paraît le plus prometteur me semble être l’hydrogène

                  http://www.actu-environnement.com/ae/news/hydrogene-vecteur-energie-transition-enr-rapport-opecst-filiere-nationale-18736.php4

                  http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1570.htm

                  Avec l’hydrogène on peut :
                  Générer de l’électricité : pile à combustible
                  Stocker cette énergie
                  Produire de la chaleur


                • Incrédule 22 août 2014 09:37

                  « pas un sous de l’Etat qui préfère subventionner des installations solaires avec panneaux made in China...n’est-ce pas »
                  Je ne sais pas comment ça se passe en Suisse, mais dans l’Union Européenne (qui concerne tout de même un volume de vente sans rapport), ça se passe comme ça :
                  "Pour rappel, la Commission européenne a imposé un prix-plancher pour les panneaux chinois assorti de droits de douanes punitifs de 47,6% en cas de non respect de ce prix"
                  Voir ici : https://www.lenergieenquestions.fr/photovoltaique-la-commission-europeenne-sanctionne-le-dumping-chinois/

                  Ceux qui disent que le PV ne peut pas remplacer le nucléaire, c’est comme dire qu’il ne faut pas faire pousser de salade ou faire de pain parce qu’on ne peut pas se nourrir que de ça.

                  Le nucléaire est une énergie mortifère, non contrôlable dont l’issue sera catastrophique.
                  Faire le choix de s’en passer, c’est refuser une fin prématurée et radio-active


                • Incrédule 22 août 2014 10:12

                  « pas un sous de l’Etat qui préfère subventionner des installations solaires avec panneaux made in China...n’est-ce pas »
                  Je ne sais pas comment ça se passe en Suisse, mais dans l’Union Européenne (qui concerne tout de même un volume de vente sans rapport), ça se passe comme ça :
                  "Pour rappel, la Commission européenne a imposé un prix-plancher pour les panneaux chinois assorti de droits de douanes punitifs de 47,6% en cas de non respect de ce prix"
                  Voir ici : https://www.lenergieenquestions.fr/photovoltaique-la-commission-europeenne-sanctionne-le-dumping-chinois/

                  Ceux qui disent que le PV ne peut pas remplacer le nucléaire, c’est comme dire qu’il ne faut pas faire pousser de salade ou faire de pain parce qu’on ne peut pas se nourrir que de ça.

                  Le nucléaire est une énergie mortifère, non contrôlable dont l’issue sera catastrophique.
                  Faire le choix de s’en passer, c’est refuser une fin prématurée et radio-active

                  L’hydrogène n’est qu’un vecteur : il faut dépenser de l’énergie pour le produire...

                  La cellule PV révolutionnaire de-la-mort-qui-tue, il y en a une nouvelle tous les mois depuis 30 ans. Ça permet de différer le basculement vers un investissement massif en solaire PV avec la technologie disponible qui a fait ses preuves depuis longtemps.


                • Crab2 21 août 2014 17:20

                  Petite Duflot ne deviendra grande

                  Cécile Duflot écrit : ’’ je me suis trompée ’’ [ Rire à gorge déployée ]

                  °

                  Pourquoi en rire me direz-vous ?

                  Suites :

                  http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/08/petite-duflot-ne-deviendra-grande.html

                  ou sur :

                  http://laicite-moderne.blogspot.fr/2014/08/petite-duflot-ne-deviendra-grande.html


                  • vachefolle vachefolle 21 août 2014 17:50

                    Bon supposons qu’aprés moultes investissements et ajustements de votre conso, vous soyez capables d’etre auto-suffisant de l’ordre de 10% de votre consommation, ca serait extraordinaire et COMPLETEMENT INEFFICACE...

                    Pour baisser votre consommation de 10% il suffit de revenir quelques années en arrière ou on n’avait pas 10 chargeurs connectés et 20 appareils en veille. Les études donnent que 7% de l’electricité consommé en UE, l’est par des appareils en veille. Un simple bon sens diminuereait rapidement la facture.

                    La seule bonne énergie est l’énergie qui n’a pas été consommée (remake de l’indien mort).
                    Bref, LA priorité devrait être a la réduction de la conso, et non pas a toute tentative plus ou moins exotique de production additionnelle.


                    • titi 21 août 2014 23:12

                      La réduction de la conso est une utopie.

                      Même dans une démarche écologique : par exemple dans une maison « basse conso », la VMC double flux est de mise.
                      Or une VMC double flux, pour une maison individuel c’est une puissance consommée de 100W. Soit 876 kW/an.

                      Faites le calcul de combien de m2 de panneaux il faut sur le toit de votre maison pour produire 876kW/an.

                      Le problème des installations autonomes « écologique » c’est un problème de cout.
                      1. Le prix du kwh « EDF » est trop faible pour amortir une installation « autonome » écologique sur le temps d’une vie.
                      2. Et dans l’hypothèse où le prix du kwh « EDF » s’envole, il sera toujours plus rentable de fabriquer son électricité avec un groupe électrogène à 400 euros que d’investir dans une installation « écologique ».

                       


                    • Croa Croa 21 août 2014 23:24

                      La VMC c’est pour les maisons dites modernes, si étanches qu’il a fallu inventer ça !

                      Les maisons vraiment écologiques n’ont pas besoin de VMC car elles sont conçues intelligemment.

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