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Quand l’O.C.D.E. découvre que les pauvres finissent par nous appauvrir

Dans un dernier rapport, l'OCDE nous alerte sur les inégalités de revenus qui nous "coûteraient" des points de croissance. ( inégalités et croissance 2014 ). Les pauvres ne se contentent pas d'être sans ressources et de vivre dans la précarité mais en plus, selon ce rapport, il appauvrissent l'ensemble du pays. Alors que faire ? Eliminer les indigents des statistiques ou du pays ou mettre en place des mécanismes de redistribution efficaces.

http://jcmerle.elunet.fr/public/jcmerle.elunet.fr/site/Ecole/graffitis-papiers-chomage-4865_m.jpg

CES PAUVRES QUI NOUS APPAUVRISSENT.

"Le creusement généralisé des inégalités de revenu a conduit à s’inquiéter de leurs conséquences potentielles pour nos sociétés et nos économies. De récentes recherches de l’OCDE révèlent que toute amplification de ces inégalités fait chuter la croissance économique. L’une des raisons en est que les plus défavorisés se trouvent moins à même d’investir pour s’ instruire. Corriger les inégalités peut rendre nos sociétés plus justes et nos économies plus fortes." Telle est l'introduction de ce récent rapport.

Depuis les premières mesures de libéralisation de l'économie et de globalisation du capitalisme dans les années 80, l'accroissement des inégalités s'est accéléré. Aujourd'hui les revenus des 10 % les plus riches sont 9,5 plus élevés que les revenus des 10 % les plus pauvres. Ce rapport n'était que de 7 dans les années 80. Le coefficient de Gini qui mesure de 0 à 1 le taux des inégalités est passé de 0,29 à 0,32 en trente ans dans les pays de l'OCDE. Ce coefficient a progressé dans 16 pays sur 21 pays. Il a bondi de plus de 5 points aux Etats-unis, en Finlande, en Israël, En Suède et en Nouvelle Zélande pendant qu' il stagnait en France, en Belgique et au Pays bas. Le rapport met en évidence la corrélation entre l'accroissement de ce coefficient de mesure des inégalités et le taux de croissance de l'économie.L'accroissement de 0,3 point de ce coefficient de Gini aurait coûté 0,35 point de croissance par an sur 25 ans soit au total une perte cumulée de 8,5 % pour tous les pays de l'OCDE.

En d'autre terme le rapport nous révèle que comme l'eau chaude peut brûler, les pauvres empêcheraient aussi les riches de continuer à s'enrichir. Et cet effet négatif sur la croissance ne serait pas dû seulement au dernier décile de la population la plus pauvre mais aux quatre premiers déciles de l'échelle de répartition des revenus, c'est à dire aux classes "moyennes inférieures" des statisticiens.

En quoi l'inégalité des revenus nuirait-elle à la croissance ? Pourquoi la fameuse théorie du ruissellement, chère aux libéraux, qui voudrait que les dépenses des riches suffisent à nourrir les pauvres ne fonctionnerait-elle plus ?

Même si ce rapport de l'OCDE n'analyse pas le comportement des plus riches, la perte de croissance vient en partie de leur plus faible propension à consommer. Les classes fortunées ont tendance à épargner, à placer leur argent en capital ou dans la pierre. Bref à stocker une partie de leurs revenus. En ce qui concerne les 40 % les plus pauvres c'est aussi la perte de pouvoir d'achat et donc la capacité à consommer qui muselle la croissance.

Mais ce qui est le plus grave, et que met en avant ce rapport, est la dégradation au fil des générations du "capital humain" en matière d'éducation et de compétences qu'induit l'accroissement des inégalités, limitant ainsi la mobilité sociale et professionnelle et privant le pays de nombreux talents qui ne peuvent se révéler. « Dans les pays les plus inégalitaires, les ménages les plus démunis sous investissent dans le capital humain de leurs enfants. » indique Stefano Scarpetta, directeur de la division emploi à l'OCDE. " L’analyse de données sur l’éducation et des résultats de l' enquête de l’OCDE sur les compétences des adultes révèle que le capital humain des personnes, dont les parents ont un faible niveau d’instruction, diminue à mesure que les inégalités de revenu sont plus prononcées". (lien).

Ainsi plus les riches accumulent, plus les plus démunis sont privés de toute capacité de s'émanciper et de créer à leur tour de la richesse.

Ce rapport met à bas de nombreuses "vérités " que les laudateurs du libéralisme mettent constamment en avant. Il révèle que l'effet d'entrainement de la "réussite" des riches est nul, tant au niveau économique par le ruissellement qu'au niveau social par l'entrainement et la motivation que la réussite serait censé induire chez les plus défavorisés pour corriger les inégalités initiales. Au contraire, le libéralisme, avec son insuffisance notoire dans la redistribution des richesses accroit les inégalités et éloigne de la réussite scolaire ceux qui en aurait le plus besoin pour sortir de l'ornière dans laquelle on les a jetés. Le système, au lieu de converger vers plus de réussite pour tous, diverge vers de plus en plus d'exclusion ce qui à terme conduira à un appauvrissement généralisé.

Déjà Thomas Piketty dans " Le capital au XXIème siècle" a montré comment les inégalités de revenus et surtout les inégalités de patrimoine ( avec un taux de rendement privé du capital de l'ordre de 5 %, bien supérieur au rythme de croissance de la production et des salaires), induit inévitablement un processus de divergence des inégalités patrimoniales , où la rente empêche la réussite par l'investissement et le travail, où l'héritage du passé étouffe la création de richesse dans le présent.

On l'a déjà commenté, en 2013, 85 personnes détenaient autant que ce que détient la moitié la plus pauvre de la planète. En 2014 c'est seulement 67 personnes qui concentraient autant de richesse que cette même moitié de la population. Dit autrement moins de 1 % de la population possède la moitié de la richesse mondiale. Ces inégalités extrêmes en excluant les plus démunis et en autorisant les nantis de se dispenser de leur nécessaire contribution, dégradent les gouvernances démocratiques,renforcent le pouvoir des oligarchies, limitent l'accès à l'éducation et à la santé, l'égalité homme-femme, et la mobilité sociale. Peu à peu l'organisation économique et sociale devient duale : Low-cost pour la grande masse et luxe et services premium pour les 1 %, optimisation fiscale et paradis fiscaux pour les uns, logements précaires, accès aux soins et à l'éducation de plus en plus difficiles pour les autres.

Comment faire pour que ce formidable stock de richesse, capté par une minuscule minorité puisse contribuer à l'émancipation de tous et à la cohésion de l'ensemble de la société ?

DE LA RICHESSE PRIVEE A LA REUSSITE COLLECTIVE

Les 10% de la population les plus fortunés détiennent 86% du patrimoine mondiale soit 215 000 milliards de dollars. En contribuant seulement à hauteur de 1,5 % par an de la valeur de leur patrimoine, ils permettraient d'allouer un dividende universel de 40 dollars par mois et par personne sur terre , somme ridicule pour certains mais suffisante pour éliminer l'extrême pauvreté dans le monde ce qui est encore le sort de 1,5 milliards de personnes sur notre terre.

En France, avec un patrimoine privé de l'ordre de 10 000 milliards d'euros, consacrer seulement 1,5% par an de ce capital ( en moyenne ) à une allocation universelle et inconditionnelle pour tous les enfants et jeunes adultes, représenterait la mobilisation de 150 milliards € par an. Ce qui permettrait par exemple de financer une allocation de 300€ à tous les enfants jusqu'à 14 ans, de 600 € de 14 à 18 ans et de 1200 € ensuite pour une allocation d'insertion ou de formation pouvant être versée pendant 7 années, au cours de la vie, pour étudier, acquérir des compétences ou réaliser un projet personnel, allocation inconditionnelle, individuelle et indépendante de la situation familiale de chacun. En se substituant au système des aides à la famille actuelles stigmatisantes, complexes et nettement insuffisantes , en mobilisant une petite partie de la richesse privée accumulée, il donnerait à chacun les moyens de pouvoir s'élever dans la vie en bénéficiant de mêmes conditions matérielles, quelles que soient ses origines sociales. Ainsi sans préjuger de l'avenir, il donnerait à chacun une carte maitresse pour choisir son destin. Cette dotation intergénérationnelle, financée par un prélèvement sur le stock, serait la concrétisation de l'existence de ce capital commun accumulé par les générations précédentes, patrimoine qui est aussi le fruit de l'histoire, du progrès technique, des infrastructures mises en commun,de l'intelligence de tous et des ressources que la Terre nous offre depuis la nuit des temps. Fruits qui sont aujourd'hui, pour la plupart, accaparés par quelques uns et en partie stérilisés et donc inutiles à l'économie de la nation.

Si on ne peut blâmer la réussite individuelle, ni confisquer la richesse acquise, on ne peut pas tolérer que celle-ci se fasse aux dépens des plus démunis. La conclusion du rapport de l'OCDE devrait s'imposer à tous :

  • "Lutter contre les inégalités par l’impôt et les transferts ne nuit pas à la croissance pour autant que les mesures soient bien pensées et correctement mises en œuvre.
  • À cet égard, les efforts de redistribution devraient privilégier les familles avec des enfants et les jeunes, qui prennent des décisions déterminantes en matière d'’investissement dans le capital humain, et encourager le développement des compétences et la formation tout au long de la vie."

Tel est bien l'objectif d'une allocation universelle et inconditionnel pour tous les enfants et jeunes adultes, afin que chacun puisse tracer son chemin avec les mêmes atouts quelle que soit son origine sociale. Il faut être convaincu que cette véritable " avance sur recette" , cette mise initiale, permettra à chacun de se construire pour contribuer à enrichir ce patrimoine commun de connaissances et de création que nous partageons tous, source à son tour de richesse future.

LA SCIENCE DU PARTAGE


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41 réactions à cet article    


  • eric 12 décembre 2014 08:45

    Une réforme de l’éducation nationale est vraiment urgente....

    1 Une observation même grossière des chiffres de l’OCDE montre bien qu’« en fait », plus les pays sont libéraux, moins le constat catastrophiste fait ici est vrai. En revanche, les taux de croissance les pus élevés du monde concerne des pays ou les inégalités atteignent des maxima.

    2 Les revenus et le patrimoine sont des choses différentes : Madame Bettencourt est actionnaire de l’Oréal ? Cela ne veut pas dire qu’elle mange un milliers de fois plus que moi. On voit bien que sa boite crée de la richesse, des emplois de bon salaires, de la recherche etc....La question de savoir si cela serait plus ou moins vrai si c’est Montebourg qui gérait la boite a reçue des réponses depuis fort longtemps. Son influence « oligarchique » sur un pays ou 57% du PIB est dépensé par l’État, cela prêterai à sourire compte tenu du rapport de force que cela implique.

    En revanche, je suis d’accord avec les éléments de conclusion :

    • Lutter contre les inégalités par l’impôt et les transferts ne nuit pas à la croissance pour autant que les mesures soient bien pensées et correctement mises en œuvre.
    • À cet égard, les efforts de redistribution devraient privilégier les familles avec des enfants et les jeunes, qui prennent des décisions déterminantes en matière d’’investissement dans le capital humain, et encourager le développement des compétences et la formation tout au long de la vie."

    1 Et c’est loin d’être le cas en France : un euro de frais de fonctionnement pour un euro redistribué et le tout pour un vaste brassage d’argent au sein de la classe moyenne et sans grand impact sur les pauvres.

    2 Depuis 2 ans, tous les efforts du gouvernement vise a spolier les familles au bénéfice de ses clientèles et notamment de la classe moyenne sup, qu’il vient d’exonérer d’IR alors qu’il s’agit de gens qui sont dans les 50% les plus riches.

    De ces simples constats, il ressort qu’en tout cas chez nous, l’urgence est la réforme de l’État et pas du tout la lutte pour le taux marginal d’imposition des 11 000 contribuables les plus taxés.


    • Robert GIL Robert GIL 12 décembre 2014 11:43

      en fait en suisse ils se penchent serieusement sur le probléme et « La Tribune » journal suisse a fait un bel article : « COMMENT LES RICHES MENACENT L’ÉCONOMIE »


    • Scual 12 décembre 2014 08:45

      La vérité c’est que les mécanismes qui font qu’une mauvaise redistribution de la richesse est mauvaise pour l’économie sont connus depuis quasiment un siècle.

      Il n’y a rien de nouveau. Ce que les vrais économistes avaient prédit se produit, mécaniquement.

      L’économie c’est comme le journalisme, il y a le vrai et puis la propagande.

      N’allez pas croire qu’on découvre ça aujourd’hui. Tout le monde sait depuis des lustres.


      • julius 1ER 12 décembre 2014 09:44

        Alors que faire ? Eliminer les indigents des statistiques ou du pays ou mettre en place des mécanismes de redistribution efficaces

        @l’auteur,
        je pense que le débat est tranché depuis longtemps.....c’est la première solution qui a été choisie, tout dans le fonctionnement de l’économie actuelle confirme cela et ce n’est pas la loi Macron qui va changer cela bien au contraire, elle va précariser encore plus des pans entiers de population et soumettre l’économie encore plus profondément à l’ordre libéral... Macron et Valls sont les Stolypine des temps modernes......

        • JL JL 12 décembre 2014 09:47

          Bonjour Karol,

          Je suis d’accord avec votre présentation de choses.

          Mais pas avec cette formulation : ’’ les pauvres empêcheraient aussi les riches de continuer à s’enrichir.’’

          Comme les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, l’enrichissement de la société toute entière a une limite, mais hélas ce ne sont pas les plus riches qui constituent la variable d’ajustement non, ce sont les classes moyennes et le nombre de pauvres.

          La théorie du ruissellement n’est qu’un rêve de prédateurs si elle n’est pas contenue par cette belle formule de Francis Bacon : ’’L’argent c’est comme la merde ; si on l’entasse c’est une nuisance, il faut le répandre. Et si on le répand, ça fertilise’’

          S’il n’y a pas un pouvoir démocratique fort qui protège les classes moyennes, alors la société chancelle et finira par s’écrouler.

          Tout le contraire donc, de ce vers quoi nous mènent les discours des sirènes libérales, des mondialistes, et de leurs abrutis utiles, l’extrême gauche idéologique.


          • Karol Karol 12 décembre 2014 09:52

            Bien d’accord avec vous. Il faut lire cette phrase ’ les pauvres empêcheraient aussi les riches de continuer à s’enrichir.’’ sur un ton ironique. Je me moque un peu de ce rapport qui enfonce des portes ouvertes.


          • Robert GIL Robert GIL 12 décembre 2014 10:04

            Même avant la Grande dépression, les classes “bourgeoises” éclairées européennes reconnaissaient que pour éviter une révolution il était nécessaire de protéger les droits des salariés, d’augmenter leurs revenus et d’améliorer leurs conditions de travail, de redistribuer les richesses et de financer les biens publics (l’éducation, la santé et système de protection sociale). La pression en faveur d’un Etat-providence moderne a augmenté après la Grande dépression, lorsque l’Etat a assumé la responsabilité de la stabilisation macroéconomique. Il lui a fallu pour cela entretenir une classe moyenne importante en renforçant les biens publics par une fiscalité progressive et en donnant à tous une chance de réussir.
            .
            voir :
            L’INÉGALITÉ SOURCE D’INSTABILITÉ


            • 4A+++ 12 décembre 2014 12:40

              Bonjour Karol,

              D’accord sur l’analyse mais pas d’accord sur la redistribution.

              Effectivement la richesse mondiale est détenu par les 1% les plus riches et qui ne cessent d’augmenter plusieurs raison à ce phénomène :

              Dans le cadre de l’ Europe :

              - La mondialisation provoqué par l’arrêt des taxes douanières aux frontières et la libre circulation des capitaux,
              il ne vous a pas échappé qu’il est préférable d’investir et produire dans les pays en voie de développement (Chine, Inde, Mexique, Afrique) pour qu’en suite ces produits soient revendus dans les produits développement prenant au passage des bénéfices prodigieux, imaginé cout de production d’un smartphone 10€ revendu de 200 € à 600€ pour les Gogos que nous sommes malheureusement... Qui profite évidemment aux grosses multinationales dirigés par quelques personnes très très riches je ne citerai pas de noms à vous de réfléchir.

              - Les banques.
              il ne vous aura pas échappé non plus qu’il est intéressant de mettre une partie du capital dans les banques qui s’ amuserons à le faire fructifier dans le casino financier de la planète, il faut savoir que si la bourse monte ou qu’elle baisse dans tous les cas si vous avez assez d’argent pour payer le ticket d’entré cela vous rapportera au minimum de 7% jusqu’à 13% pour les meilleurs traders, pourquoi se lever tôt et créer des nouvelles entreprises en Europe.
              - Il ne vous aura pas non plus échappé qu’en France sur 10 ans que nous sommes passés de 16% d’industrie à 11% et c’est la un des problèmes majeurs, pouvez vous me dire comment peut on être compétitif fasse à un montant de salaire d’un chinois de 150 € par mois qui ne paie ni caisse de retraite ni caisse de sécurité sociale sans parler des cause environnementale.
              Concernant l’ Allemagne il faut savoir que si son industrie est florissante c’est qu’elle s’est attaché à faire des produits de luxe très chers à forte valeur ajoutée de bonne Qualité qu’elle n’a jamais laissé tombée son industrie même lors des tempêtes (voir machines outils, automobiles, électroménager etc...) et qu’en plus elle s’est vendre contrairement à la France 

              Conclusion au niveau Européen  :

              - Diminuer l’attrait des bourses et mouvement financier en tous genre pas plus de rendement pour les plus riches 1 à 2% identique à nos rendements que nous percevons type livret A.
              - Casser les cartels bancaires et multinationales en les redécoupant pour éviter qu’elle ne puissent plus gouverner les états qui sont censés représenter les citoyens.
              - Remettre les taxations intelligentes aux frontières comprenant analyse des déficits extérieurs pour obtenir des balances équilibrées si un secteur est absent mettre des taxes définies à hauteur du manque à gagner le thème utilisé vis à vis du monde absence de prise en compte des problèmes environnementaux et sociétal ces taxes seraient alors remises pour la création de nouvelles entreprises (chaussures, habillement, électroménager, hifi, smartphone, téléviseur etc...) Oui mais vous allez me dire que devient la vente des Airbus et autres technologies performantes, quand on est leader et que l’on sait vendre il n’y a pas de problème.
              - Dès lors que la réindustrialisation revient des nouveaux emplois sont crées il y a une création de richesse, rendant du pouvoir d’achat, permettant la rentré des impôts et le remboursement de la dette, et en diminuant le chômage.
              Surtout ne pas tomber dans l’assistanat.

              Mais je pense que la voie qui a été décidé au niveau Européen est la déflation pour que les salaires diminues afin d’être compétitif vis à vis du monde qui nous entoure.
              Alors attention aux mouvements humains futurs ...


              • foufouille foufouille 12 décembre 2014 12:50

                "une allocation universelle et inconditionnelle pour tous les enfants et jeunes adultes, représenterait la mobilisation de 150 milliards € par an. Ce qui permettrait par exemple de financer une allocation de 300€ à tous les enfants jusqu’à 14 ans, de 600 € de 14 à 18 ans et de 1200 € ensuite pour une allocation d’insertion ou de formation pouvant être versée pendant 7 années,"
                ça changerait rien vu l’état du marché du travail. à la fin des études, tu feras précaire comme maintenant


                • bakerstreet bakerstreet 12 décembre 2014 14:17

                  Ce qui me heurte avant tout dans ce rapport c’est le déterminisme économique, qui serait l’omega des valeurs de nos sociétés, et en rythmerait les choix !

                  Rappelons que le régime nazi fut un modèle économique particulièrement élaboré, car ces camps de la mort ont passablement augmenté les PIB du pays, au travers de tous les produits récoltés, recyclés, récupérés. Et en donnant sa solution aux problèmes sociaux liés aux malades mentaux, ces dégénérés qu’ils valaient mieux liquider....

                  Pour moi, la bonne santé d’une société se reflète a travers un panel de données humanistes, liées à la santé, à l’équilibre des gens, à leur capacité à voir l’avenir d’une façon optimiste. Certains pays, ont érigé un nouvel indice, celui du bonheur mondial.

                  Voulons vous continuer à espérer ?

                  Alors il est grand temps de changer de lunettes. 

                  Il se fait tard, les lumières baissent, l’orage tourne autour de la maison et vous vous entendez dire que vous êtes un rêveur, quand vous dites qu’il serait sage de débrancher les appareils, et d’aller chercher des bougies. 

                  • lsga lsga 12 décembre 2014 15:33

                    ah... les niaiseries keynésiennes, qui ignorent tout du fonctionnement du Capitalisme... 


                    • Spartacus Spartacus 12 décembre 2014 22:42

                      Dramatique société Keynésienne.


                      Ils sont regroupés chez les obligés l’état et croient que la société c’est l’état.

                    • Le421 Le421 12 décembre 2014 17:42

                      En ce qui concerne les 40 % les plus pauvres c’est aussi la perte de pouvoir d’achat et donc la capacité à consommer qui muselle la croissance...
                      Et ces salauds de pauvres qui refusent de dépenser !!
                      Pourtant, on va même leur ouvrir les magasins le Dimanche, tellement on est gentils...
                      Ben tu va voir qu’ils n’iront même pas acheter, rien que pour embêter le monde.
                      Ceci dit, il y aurait bien une solution pour empêcher les pauvres de nuire.
                      Reste-t-il des usines de Zyklon B ??  smiley


                      • Claudec Claudec 12 décembre 2014 18:03

                        « Dans un dernier rapport, l’OCDE nous alerte sur les inégalités de revenus qui nous « coûteraient » des points de croissance. ( inégalités et croissance 2014 ). », sauf que c’est le contraire ; ce sont les points de croissance qui multiplient et amplifient les inégalités


                        À population constante, un tassement de la pyramide sociale (paupérisation globale), en réduisant l’écart entre son sommet et sa base entraîne un élargissement de cette dernière, (développement de la pauvreté), alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a l’effet inverse. De même, quand la pyramide sociale se développe en volume du fait de l’augmentation de sa population, le supplément d’activité de celle-ci accroît la richesse globale de la société, avec pour conséquence d’éloigner le sommet de la pyramide sociale de sa base, et d’accroître l’écart entre richesse et pauvreté. Ces deux observations montrent qu’à une augmentation de l’écart entre richesse et pauvreté correspond une diminution du nombre de pauvres et inversement. En d’autre termes, l’augmentation de la richesse collective réduit la pauvreté et sa diminution l’augmente. La Palisse n’aurait pas dit mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.

                        À défaut d’une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réguler par une population moindre (dénatalité à l’échelle planétaire) et un choix entre plus de riches et moins de pauvres, ou moins de riches mais davantage de pauvres.

                        Pour approfondir cette réaction, voir

                        http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


                        • JL JL 12 décembre 2014 18:35

                          ce sont les points de croissance qui multiplient et amplifient les inégalités’’

                          Pour ma part, c’est évident, puisque la croissance mesurée aujourd’hui est entièrement captée par les plus hauts revenus, ce qui, du fait de l’inflation a pour conséquence un appauvrissement des classes moyennes et basses.

                          @ Claudec,  vous ne raisonnez que sur une seule variable : la forme de la pyramide sociale, et en plus, en ne considérant qu’un seul type de déformation (homothétique).

                          Une baisse du revenu médian n’est pas incompatible avec une hausse du revenu moyen. Cette simple considération invalide vos considérations oiseuses sur la forme de la pyramide sociale dans lesquelles vous mélangez en outre, les causes et les effets.

                          Désolé.


                        • Claudec Claudec 13 décembre 2014 08:44

                          JL (---.---.---.238) 12 décembre 18:35


                          Il est des raisonnements qui se satisfont du sens commun, sans besoin de recourir à une pseudo science moins soucieuse de synthèse que d’étaler un savoir alambiqué, au demeurant emprunté à la pensée unique, visiblement sans le moindre effort d’imagination. Mais il faut pour cela autre chose que la jalousie qu’inspirent dogmes et doctrines préoccupés moins par le sort des pauvres que par l’anéantissement des riches, la société entière dût-elle s’en trouver condamnée à l’état de fourmilière, dont aucune tête ne dépasserait, sauf celles des chefs et de leurs séides bien entendu.

                          Quoi qu’il en soit, contrairement à ce que vous affirmez du haut de vos certitudes prétentieuses, se référer à la pyramide sociale n’est pas raisonner sur une seule variable. Le volume pyramidal illustre pour tous et depuis toujours, de manière évidente, ce qui peut caractériser une société hiérarchisée comme l’est – entre autres – celle des hommes, en intégrant deux variables essentielles que sont la démographie (volume et surface) et le niveau de richesse (hauteur). Et le lissage des données tel qu’il résulte de la forme pyramidale dans sa simplicité, s’accommode fort bien d’un type de déformation homothétique, d’autant plus qu’il peut s’opérer en trois dimensions.

                          Quant au revenu médian ou moyen, que viennent-ils faire là, sinon « noyer le poisson » en confirmant que vous n’êtes capable de regarder le problème des inégalités sociales que par le petit bout de la lorgnette.

                        • JL JL 13 décembre 2014 09:46

                          @ Claudec,

                          je suppose que certitudes prétentieuses répond à considérations oiseuses. Dont acte. Passons.

                          Mais relisez nos deux posts avec un peu de recul : ce serait être d’une terrible mauvaise foi que de ne pas admettre que les certitudes prétentieuses se lisent davantage dans votre langue de bois que dans mes arguments concrets et offerts à la réfutabilité scientifique : si personne ne peut les invalider, ils seront réputés irréfutables.

                          Soit une population de 10 individus :

                          - les dix ont chacun 10 de revenu -> revenu Moyen 10 €, revenu médian 10 €

                          - les neuf premiers ont chacun 5 de revenu, le dernier a 55 € -> revenu Moyen 10 €, revenu médian 5 €

                          - les 6 premiers ont 5 €, les 4 derniers 17.5 € -> revenu Moyen 10 €, revenu médian 4 €

                          On peut constater que, quelle que soit la répartition, plus l’écart entre le revenu médian et le revenu moyen est important et plus la société est inégalitaire.

                          C’est ainsi que si la croissance est captée par les seuls hauts revenus, cet accroissement de PIB conjugué à l’inflation aura pour conséquence un accroissement des inégalités ainsi que de la pauvreté.

                          CQFD.


                        • Claudec Claudec 13 décembre 2014 11:45
                          Fair-play, que de reconnaître avoir donné le ton.

                          Mais est-il besoin d’appeler la science à la rescousse, pour nous démontrer que lorsque des écarts croissent (en tout) les inégalités qui en dépendent augmentent ? 

                          Quoi qu’il en soit, je note que vous ne traitez que très partiellement mon commentaire.

                          Pour le reste, ainsi qu’en réponse à un propos de votre premier post auquel j’ai omis de répondre, je ne puis que vous inviter à aller à suivre le lien ci-après :

                          Je serais très honoré d’avoir votre avis sur le sujet en cause, qui semble être l’un des points majeurs de votre vision des questions qui nous intéressent.

                        • JL JL 13 décembre 2014 12:03

                          Je ne vois rien dans votre commentaire qui appellerait une autre réponse. Je regrette.

                          Quant à l’avis que vous sollicitez si poliment : heureusement que les 20 siècles considérés ont contribué à l’amélioration des conditions humaines. Le contraire serait désespérant.

                          Mais en déduire que ça va continuer dans la dérive amorcée et ad vitam aeternam est insensé et je dirai même plus, un déni de réalité ; ne serait-ce qu’en raison des ressources planétaires en voie d’épuisement. Et je ne parle pas de la concentration dangereuse de pouvoirs de destruction inconsidérément puissants entre des mains de moins en moins contrôlées.


                        • Claudec Claudec 13 décembre 2014 23:41

                          Je vous remercie de votre attention mais j’ignore où vous voyez l’amorce d’une dérive et un déni de réalité, alors que l’évolution synthétisée par mon schéma a été constante durant 20 siècles et s’est accélérée au cours des 2 derniers. Et ce n’est pas fini, la société ne cessant pas de s’enrichir et s’apprêtant à s’enrichir toujours davantage, avec l’aide de la science et des nouvelles technologies ; en fonction de quoi nous devons nous attendre à une poursuite de l’augmentation des écarts de richesse et de inégalité sociales.


                          Par ailleurs, si je partage vos craintes quant aux moyens de destruction offerts au premier venu, concernant les limites des ressources planétaires, elles dépendent directement et avant tout du nombre pléthorique et toujours croissant de leurs consommateurs. Je pense donc que la première des raisons pouvant s’opposer à l’amélioration de ce que vous appelez « les conditions humaines » est dorénavant d’ordre purement démographique. Il ne faut pas négliger que si les 20 premiers siècles de notre ère ont connu une amélioration de ces conditions, celle-ci a été accompagnée de la création de 1 milliard et demi de pauvres profonds, nombre dont il est permis de se demander s’il régresse ou au contraire continue d’augmenter, les chiffres les plus contradictoires circulant à ce sujet.

                        • JL JL 14 décembre 2014 08:41

                          ’’j’ignore où vous voyez l’amorce d’une dérive et un déni de réalité’’

                          Je vous invite à être un peu plus rigoureux et ne pas mélanger les genres : le déni de réalité dont je parle ici, vous concerne, et vous seulement.

                          L’amorce d’une dérive ? J’aurais dû dire les dérives puisque déjà amorcées depuis des décennies : mondialisation post-capitaliste, capitalisme financier, ruine de populations entières des sociétés jusque là autosuffisantes, misère galopante de milliards d’individus, pollutions massives des océans, des terres arables, dépossessions des terres, privatisation du vivant, etc. etc.

                          Je vous rappelle que la misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance : ce n’est pas en donnant deux malheureux dollars par jour à des gens qui en auraient besoin de 10 dans un monde où tout est marchandisé, un monde dans lequel leurs ancêtres pouvaient vivre décemment sans argent.

                          Si vous ne voyez pas ce dont je parle, si vous demeurez crispé à ’vos schémas’ tel une moule sur son rocher - je vois que vous n’avez rien compris à ce que j’ai dit au sujet de l’homothétie, cf. cette ridicule et stupide pyramide sociale que vous prenez au premier degré -, alors il serait vain pour nous deux de poursuivre cet échange : j’ai mieux à faire.

                          Désolé.


                        • Claudec Claudec 14 décembre 2014 10:35

                          Voici qui s’appelle battre en retraite.

                          Auriez-vous mieux à faire que de décoller les moules de leurs rochers ? Sinon pourquoi débattez-vous. ? Vous devriez penser que vous êtes aussi bien accroché au vôtre.
                          Agiter en tous sens des lieux communs ne suffit pas à convaincre, quand bien même vous tenteriez de leur donner un vernis scientifique. Essayer plutôt d’ouvrir votre esprit, d’être clair et d’aller au bout de vos arguments, en commençant par en choisir que vous seriez capable de maîtriser.
                          De petits dessins valant mieux que de longs discours, tentez donc comme moi d’y réduire les vôtres et nous en reparlerons.

                        • JL JL 14 décembre 2014 13:43

                          La pyramide sociale n’a pas plus que la pyramide des âges, la forme d’une pyramide : elles n’en ont que le nom.

                          Claudec renverse le sens de la logique : prenant au premier degré le mot pyramide, il en déduit des considérations sur la répartition des revenus. N’importe qui de sensé est à même de constater l’ineptie d’un tel raisonnement.

                          Une autre ineptie du même genre apparait ci-dessus dans cette phrase : ’’Auriez-vous mieux à faire que de décoller les moules de leurs rochers ? ’’

                          Voilà qui interpelle : apparemment, ce n’est pas son raisonnement qui est défectueux, c’est sa façon de penser.


                        • Claudec Claudec 15 décembre 2014 00:46

                          Nous y voilà ! Ce qui vous gêne, c’est la pyramide, ou plus précisément l’usage qui en est fait pour représenter notre société, depuis qu’elle existe. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela frappe de nullité vos théories compassionnellement égalitaristes et vos promesses d’éradication de la pauvreté (comme de la richesse d’ailleurs).


                          Mais vous aurez beau faire, la pyramide sociale à ceci de remarquable que comme dans toute pyramide, sa base est plus volumineuse que son sommet et réciproquement ; ce qui signifie, puisqu’elle résulte de l’empilement des catégories sociales (définies par leur richesse), que celles qui occupent sa base sont plus nombreuses que celles qui logent à son sommet. Et il ne peut en être que ainsi.

                          En dépit des efforts pathétiques de tous ceux qui voudraient qu’il en soit autrement, en allant jusqu’à nier le caractère représentatif de la pyramide, dans sa permanence et son universalité, aucune des figures qu’ils cherchent à lui substituer n’est satisfaisante. L’aversion qu’ils éprouvent à l’égard de la représentation pyramidale de la société, dans la simplicité qui en a fait de tous temps et pour tous une représentation frappante de vérité et d’évidence, les conduit à lui préférer des volumes allant du sablier à la tour Eiffel, à la bouteille de Coca et autres Strobiloïdes ; à la sphère, unique ou démultipliée en des assemblages flottant dans l’espace telles des nébuleuses. Ils négligent, dans leur refus obstiné de la réalité, qu’il manque à leurs représentation l’assise, ou la base, indispensables à leur équilibre,quel que soit le crénelage dont ils jugent bon d’user dans un soucie du détail dont se passe précisément la représentation simplement pyramidale, lissée. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

                          Il en est, en matière de représentation de la société, comme de ces mots dont certains croient qu’il suffirait de les exclure des dictionnaires pour éradiquer ce qu’ils désignent. Suffirait-il de remplacer la pyramide par une autre figure pour supprimer les inégalités sociale dont elle est l’illustration ? Ce n’est pas en tout cas le meilleur moyen de vaincre l’adversité que de refuser de la voir telle qu’elle est.

                          NB

                          1 - En dépit de son nom passé dans le langage courant, la pyramide des âges n’a rien d’une pyramide et tout du rhomboïde.

                          2 - N’étant pas comme vous obsédé par la notion de revenu, je m’intéresse plus largement à des niveaux de richesse (non exclusivement matérielle d’ailleurs) tels qu’ils définissent la pyramide sociale.


                        • JL JL 15 décembre 2014 09:20

                          Bon, j’en avais fini avec ce dialogue de sourds.

                          Mais je crois utile, après cette réaction, d’y revenir. Deux choses :

                          La première : que les plus pauvres soient les plus nombreux n’est pas une fatalité.

                          La seconde : une représentation telle que la pyramide sociale ne nécessite que deux dimensions. Donc l’appellation de pyramide est une erreur ; la bonne représentation de la pyramide sociale n’est pas un volume mais une courbe sur un repère plan orthonormé.

                          Selon vous, cette courbe est-elle une droite, oui ou non ?


                        • Claudec Claudec 15 décembre 2014 19:13

                          Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un dialogue de sourds, mais je pense aussi qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Pour ma part vous entends très bien.


                          « ... que les plus pauvres soient les plus nombreux n’est pas une fatalité. » - Je suis convaincu que si, et je pense même que quiconque veut combattre utilement la pauvreté, doit la reconnaître pour ce qu’elle est, ce qui lui éviterait de se comporter à la manière de la mouches se heurtant à la vitre qu’elle ne voit pas. En tout cas voici une affirmation de votre part que vous devriez être en mesure de démontrer. Merci d’être plus explicite.
                          Je me répète mais rappelle ce qui me persuade que la pauvreté est une fatalité : 1° - Elle existe par la richesse (et réciproquement). 2°- Les pauvres occupent de facto une base de la pyramide sociale par définition plus peuplée que son sommet. 3° - Non seulement les pauvres étant plus nombreux que les riches ils se reproduisent en plus grand nombre, mais leurs taux de natalité (4 à 6 en moyenne) sont jusqu’à 3 et 4 fois celui des riches (2 et moins). 4° - La pauvreté est non seulement une fatalité résultant de ce qui précède, mais elle est héréditaire, les pauvres ne pouvant enfanter que des pauvres, quel que soit l’évolution du sort de chacun au-delà de sa naissance.

                          « une représentation telle que la pyramide sociale ne nécessite que deux dimensions. Donc l’appellation de pyramide est une erreur » - Si pour des raison de commodité graphique, la pyramide est souvent représentée – questionnez donc votre navigateur et vous verrez comment est généralement représentée la pyramide sur internet – en deux dimensions, par un triangle correspondant à sa vue en coupe, elle n’en demeure pas moins un volume, possédant en conséquence trois dimensions. C’est d’ailleurs cette troisième dimension (base de la pyramide) qui exprime l’étendue de la pauvreté profonde selon le niveau de richesse de la société (hauteur) et la population totale (volume).
                          Je note en tout état de cause que le fait de n’attribuer à la pyramide que deux dimensions, comme de vouloir la réduire à une courbe, relève bien de cette attitude qui consiste à exclure du raisonnement ce qui ne vous convient pas (ou ce que vous ne comprenez pas), en fidèle adepte de la pensée unique.

                          « la pyramide sociale n’est pas un volume mais une courbe sur un repère plan orthonormé. Selon vous, cette courbe est-elle une droite, oui ou non ? » - Pour vous répondre, j’aimerais savoir qu’elles valeurs définissent votre « courbe droite ».

                        • JL JL 15 décembre 2014 21:39

                          Nous ne parlons peut-être pas de la même chose. Il serait stupide de poursuivre sur un quiproquo.

                          J’explique ce que j’appelle pyramide sociale :

                          Soit une population de n personnes dont les ressources sont respectivement : r1 , r2, r3, ... rn classées dans l’ordre croissant (du plus petit au plus grand).

                          La courbe représentative dont je parle passe par les points P1, P2, P3, ... Pn, qui sont tels que : quelque soit i, Pi a pour abscisse i et ordonnée ri.

                          Je dis que cette courbe représente la pyramide sociale de la population n considérée, et qu’elle est pseudo exponentielle (ou pseudo-parabolique), càd dont la pente croit à mesure que i augmente. Et je dis que les bas revenus sont resserrés, et qu’à mesure que les revenus augmentent, les écarts s’accroissent.


                        • Claudec Claudec 16 décembre 2014 11:37

                          Il est effectivement temps de mettre fin à notre échange.

                          Il n’en demeure pas moins que je conteste votre refus de voir la pyramide sociale pour ce qu’elle est, c’est à dire un empilement de ceux qui l’occupent, depuis les plus pauvres à sa base jusqu’au plus riche à sont apex. Mais probablement cela provient-il de vos convictions – idéologiques donc privatives de curiosité – et du fait que votre formation vous prive de la faculté de penser autrement qu’en vous fondant sur des formules ou des courbes, alors qu’en ce qui me concerne, je m’en tiens, aussi librement que pragmatiquement, à l’observation des faits qui m’intéressent et à mon expérience pratique de la vie – aussi diversifiée que longue – dénuée d’académisme ou d’une quelconque doctrine (en dépit de bien des tentations).
                          C’est ainsi que lorsque vous écrivez à mon sujet : « apparemment, ce n’est pas son raisonnement qui est défectueux, c’est sa façon de penser », prenant votre jugement pour un compliment je pourrais vous reprocher de considérer par là votre propre façon de penser comme seule bonne, au seul prétexte qu’elle est étayée par des formules qui vous rassurent.

                          En tout cas je tire de notre débat la confirmation que nous allons à grand pas vers un monde dénué d’humanisme, et je ne suis pas le seul. « ... encore un peu te temps et tout s’éclaircira ; nous verrons enfin apparaître le miracle d’une société animale, une parfaite et définitive fourmilière » Paul Valéry (dont je me permets de vous recommander vivement la lecture)

                        • JL JL 16 décembre 2014 13:08

                          Pour faire appel à une représentation 3D, il faut 3 paramètres. Quel est votre troisième paramètre ?

                          Ps. Ne ’battez pas en retraite’, svp, vous donneriez à penser que cette expression vous la réservez à vos interlocuteurs, ce qui serait plus que suffisant pour vous discréditer.


                        • JL JL 16 décembre 2014 19:29

                          S’obstiner à faire appel à un volume 3D pour représenter des données présentant seulement deux critères relève soit d’un gout immodéré pour la sodomisation des diptères, soit d’une volonté délibérée de tromper en noyant le poisson.

                          Comme vous n’avez pas l’air idiot, je penche pour la seconde hypothèse.

                          Un comble pour quelqu’un qui m’a écrit, je cite votre post : ’’le fait de n’attribuer à la pyramide que deux dimensions, comme de vouloir la réduire à une courbe, relève bien de cette attitude qui consiste à exclure du raisonnement ce qui ne vous convient pas (ou ce que vous ne comprenez pas)’’


                        • JL JL 16 décembre 2014 19:34

                          Lire :

                          S’obstiner à faire appel à un volume 3D pour représenter une réalité pouvant être représentée en 2D relève soit d’un gout immodéré pour la sodomisation des diptères, soit d’une volonté délibérée de tromper en noyant le poisson.


                        • Claudec Claudec 16 décembre 2014 19:57

                          Je suis tout de même surpris que vous me posiez cette question, ce qui tendrait à indiquer que vous n’avez pas fait de gros effort pour essayer de comprendre le concept de pyramide sociale tel que j’en traite (et que vous avez d’ailleurs commencé par rejeter en bloc).

                          Quoi qu’il en soit, pour le cas où le sujet vous intéresserait réellement, les trois paramètres définissant la pyramide sociale sont : 1° la population (volume de la pyramide et de ses parties représentatives des catégories sociales), 2° la richesse (hauteur de la pyramide et niveaux de segmentation par catégories sociales) et 3° l’étendue (ou importance) de la pauvreté (superficie de la base de la pyramide, sachant que : a/ à population constante cette étendue croît ou décroît dans une mesure inversement proportionnelle à la variation en hauteur de la pyramide, b/ le niveau zéro de la pyramide sociale (moins de 1 dollar-jour) est le niveau extrême de la pauvreté (matérielle) au-dessous duquel règne l’inexistence sociale, alors que la richesse n’a pas de limite supérieure (hormis les ressources de la planète).
                          Je vous invite à nouveau à visiter attentivement mon blog : http ://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com , dont les articles et schémas vous fourniront toutes précisions qui pourraient vous être nécessaires.

                        • JL JL 17 décembre 2014 08:52

                          Un rapide coup d’œil sur votre lien montre trois choses :

                          1 - le dessin présenté est une figure 2D : j’en déduis que vous ignorez la différence entre une figure 3D et une figure 2D.

                          2 - Vous êtes malthusien, à preuve ceci : ’’si l’appauvrissement des ressources de la planète et la dégradation de notre environnement s’accélèrent, si le chômage devient incontrôlable, si les pauvretés individuelles se multiplient, si les inégalités se creusent, si les désordres et les violences se multiplient et s’amplifient, la raison en est avant tout l’augmentation considérable de la population mondiale’’.

                          3 - Vous êtes mercantile et intéressé, à preuve votre Copyright sur ce pitoyable petit dessin et malgré vos affirmations contraires.


                        • Claudec Claudec 18 décembre 2014 00:42

                          Si l’écologie dénataliste est proche du malthusianisme, je n’ai jamais prétendu le contraire et j’assume, mais s’il vous a fallu des jours pour vous en rendre compte, c’est que vous êtes bien peu attentif aux idées de vos interlocuteurs, incapable de concevoir ce qui diffère des vôtres et uniquement amateur de polémique stérile.

                          La preuve en est d’ailleurs dans votre impuissance à imaginer qu’une pyramide puisse être schématisée par un triangle, comme dans la relation que vous établissez entre copyright et affairisme.

                          Décourageant.


                        • JL JL 18 décembre 2014 09:01

                          Passons sur une dispute stérile pour aller à l’essentiel ; je ne retiens que ceci : ma supposée ’’impuissance à imaginer qu’une pyramide puisse être schématisée par un triangle’’

                          Dites moi seulement en quoi le fait que votre dessin représenterait (la projection plane d’) une pyramide diffère de ce qu’il ne serait qu’un simple triangle ? Quelles informations autres que des mots creux seraient lisible dans l’un et pas dans l’autre ?

                          Très franchement je ne comprends pas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé vu que j’ai souvent créé ou lu des représentations graphiques à plusieurs dimensions.


                        • Claudec Claudec 18 décembre 2014 11:11

                          « Dites moi seulement ... »

                          Précisément cette troisième dimension qui vous inquiète tant et qui est nécessaire à l’expression graphique de l’étendue de la pauvreté à son niveau le plus bas (zéro richesse) et surtout sa variation en fonction de celle du volume et de la hauteur de la pyramide.
                          C’est ainsi que s’observe, qu’à population (volume) constante, plus la pyramide sociale est élevée (accroissement de richesse globale de la société) moins est étendue sa base et inversement.
                          Fermez les yeux et imaginez une pyramide extensible dans ses trois dimensions. Un peu de poésie que diable ! Même si elle est sombre.

                        • JL JL 18 décembre 2014 12:01

                          Oui, de la poésie peut-être, mais rien qui corresponde à la réalité.

                          Si la surface d’une couche représente une quantité d’individus, alors la variable ’nombre d’individu’ occupe artificiellement deux dimensions. On ne fait jamais ça.

                          Le fait de représenter un nombre par une surface est équivalent à une représentation logarithmique de ce nombre : ça tasse les écarts.

                          1 -> 1
                          2 -> 4
                          3 -> 9
                          ...
                          10 -> 100

                          Par ailleurs, je me demande quel artifice de découpage des tranches pourrait conduire à une figure géométrique parfaite comme la vôtre : une pyramide, un triangle sont des figures parfaites comparées aux réalités du terrain dont les représentions graphiques conduisent toujours à des patatoïdes aux bords irréguliers.

                          Votre pyramide ne représente rien qu’un fantasme d’ordre, et tout ce que vous dites au sujet des étirements de votre pyramide, que ce soit idiot ou justifié, pourrait être dit en considérant une figure plane.


                        • Claudec Claudec 18 décembre 2014 19:40

                          « On ne fait jamais ça. » R : Ce n’est pas, en tout cas pour moi, une raison suffisante pour ne pas essayer.

                          « ça tasse les écarts. » R : Quelle importance ? Je ne prétends pas à votre rigueur mathématique.
                          « ... une pyramide, un triangle sont des figures parfaites comparées aux réalités du terrain dont les représentions graphiques conduisent toujours à des patatoïdes aux bords irréguliers. » R : C’est bien pour ça que le lissage a été inventé, non ? En tout cas, la base de mon triangle schématisant celle de la pyramide (niveau zéro de la richesse où pauvreté absolue) aura bien du mal à être autre chose qu’une droite. De même pour le point figurant le sommet de la pyramide (ou triangle si vous préférez), car – probablement effet de mon ignorance – je ne vois vraiment pas comment un point pourrait être irrégulier (pas davantage que régulier d’ailleurs).
                          « ... tout ce que vous dites au sujet des étirements de votre pyramide, que ce soit idiot ou justifié, pourrait être dit en considérant une figure plane. » R : Eh bien contentez-vous d’une figure plane et n’en parlons plus.

                          N’empêche qu’il me semble impossible d’être plus obsédé que vous l’êtes, par une rigueur mathématique (?) dont je n’ai que faire, laissant le soin à plus savant que moi de modéliser dans les règles de l’art la pyramide sociale. Si l’aventure vous tente, je vous renvoie à mon blog pour partager la conception personnelle (j’en conviens bien volontiers) que j’en aie, aussi imparfaite soit-elle.

                        • alinea alinea 12 décembre 2014 20:39

                          9,5 plus élevés, les revenus des plus riches par rapport aux plus pauvres ?
                          Vous plaisantez, mes bons copains sont vingt fois plus riches que moi ; et encore, au niveau des revenus, si on regarde le capital !!!
                          Voyons, est-ce que je freine la croissance ? Ben oui, je fais tout toute seule ou alors en entraide !!! Ou alors je ne fais pas. Internet est mon seul apport à l’économie ordinaire des temps modernes !!
                          Bon, s’il faut me sacrifier, pas trop de problème, au point où j’en suis !! Mais que cela soit utile, hein !! smiley
                          ( je viens de prendre ma calculette ( un cadeau bonux !) ; en fait si on divise par deux les ressources, puisque madame ne travaille pas, c’est vrai, cela retombe à 13,6 fois !!!), sans parler du capital pierre !!


                          • Karol Karol 13 décembre 2014 07:54


                            Bonjour Alinéa,
                            Il s’agit de la moyenne du dernier décile des plus riches qui commence à 3500€ net. Pour les 1 % ( à partir de 8000 €) le coefficient multiplicateur explose.
                            Ce rapport est dans le ton très culpabilisateur pour les pauvres . Une de ses conclusions : « Cela s’explique entre autre par le fait que les personnes issues de milieux défavorisés n’investissent pas suffisamment dans leur instruction » 
                            Rien sur les mesures d’aides et d’accompagnement à mettre en place pour aider les enfants à réussir à l’école.


                          • alinea alinea 13 décembre 2014 16:05

                            Oui, j’ai vu cela !!! l’école gratuite, mais jusqu’à seize ans !!! Après, c’est investissement !
                            De toutes façons, ne rêvons pas, tous les Français seraient docteurs en quelque chose, qu’il n’y aurait pas plus de places libres dans le système actuel ; la preuve c’est qu’il y a un nombre incalculable de docteurs, dans des bureaux de mairies, dans les écoles primaires ,etc !!!
                            Mais pour moi, cela n’a pas d’importance, quand on n’a pas le capital financier mais le capital culturel, la pauvreté se vit beaucoup mieux et ne devient pas misère !!

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