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Accueil du site > Actualités > Politique > Parrainages : une solution simple

Parrainages : une solution simple

Marine Le Pen, soutenue par Christine Boutin et Corinne Lepage, avait saisi le 2 février le Conseil constitutionnel sous la forme d’une QPC* pour demander l’anonymat des « parrainages ». Mardi 21 février, les « Sages » les ont déboutées : la publicité du nom des élus signataires sera maintenue. La question posée n’en reste pas moins entière : comment éviter dans l’avenir qu’un citoyen français représentatif d’une sensibilité politique, soit empêché de concourir à la présidentielle par manque de signatures, au risque d’un incontestable déni de démocratie ?

 Pour justifier sa décision, le Conseil constitutionnel s’est appuyé sur le texte de la loi organique du 18 juin 1976, complétée le 23 juillet 2008 par cet alinéa : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et des groupements politiques à la vie démocratique de la Nation » Une « garantie » que la publicité des « parrainages » ne remet pas en cause pour les membres du Conseil constitutionnel qui étaient réunis mardi.

Les « Sages » ajoutent ceci : « En instaurant une publicité des choix de présentation à l'élection présidentielle, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l'élection présidentielle. » En conséquence de quoi, Mmes Le Pen, Boutin et Lepage ont été priées de s’en remettre aux règles en vigueur et de ravaler leur déception.

En l’occurrence, le Conseil constitutionnel se garde bien de rappeler qu’avec la loi de 1976 – elle-même issue d’une loi de 1962 – le législateur a surtout voulu éliminer les candidatures marginales ou fantaisistes, et cela bien qu’il n’y en ait pas eu depuis l’avènement de la Ve République, exception faite de Marcel Barbu, celui que De Gaulle qualifiait d’« hurluberlu » durant la campagne de 1965.

En réalité, cette affaire est basée sur un malentendu intimement lié au vocabulaire employé dans les textes de loi. Que disent-ils ? Ceci : les candidats à l’élection présidentielle doivent être « présentés  » par au moins 500 élus sur les 42 000** actuellement habilités à signer un document de « présentation » destiné à être envoyé au Conseil constitutionnel.

Tout le problème est là, dans cette présentation qui, très vite, est devenue, tant sous la plume ou au micro des journalistes que dans le discours des politiques, un parrainage. Exit la volonté de permettre à des courants politiques de concourir sur le seul critère de l’esprit démocratique et républicain conforme à « l’expression pluraliste des opinions ». Bonjour la suspicion de soutien aux partis solliciteurs de signature.

Bref, l’esprit de la loi a été dévoyé, et les élus confrontés au risque d’être vilipendés par leurs électeurs. 2012 doit impérativement marquer la fin de ce système inéquitable car à l’origine de possibles, et sans doute probables, pressions exercées ici et là sur les élus.

C’est pourquoi je suggère que l’on mette en place dans l’avenir une « procédure de validation citoyenne ».

Les élus n’auraient plus pour fonction de présenter un candidat ou de délivrer un parrainage, mais simplement de valider la légitimité républicaine des postulants qui leur en feraient la demande, après vérification qu’ils sont représentatifs d’un parti ou d’un courant politique légal et significatif, quel qu’en soit la couleur. Chaque élu disposerait en outre de trois signatures qui devraient obligatoirement figurer sur le formulaire adressé, lui aussi de manière obligatoire, au Conseil constitutionnel. En contrepartie de cette double obligation, le nombre de signatures pourrait éventuellement passer de 500 à 1000.

Il est évident qu’avec un tel système, la question de la publicité des signataires n’aurait plus d’objet. Évident également que l’on serait débarrassé d’un fastidieux feuilleton médiatique. La balle est dans votre camp, lecteurs d’AgoraVox. Qu’en pensez-vous ?

* Question prioritaire de constitutionnalité

** Notamment les députes, sénateurs, présidents de communautés, conseillers régionaux et conseillers généraux, chacun ne disposant que d’une signature en cas de cumul de mandats


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121 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 23 février 2012 08:43

    Fergus,
    c’est sur qu’il faut modifier la façon de proceder, car actuellement c’est un système consanguin, par lequel les élus déjà élus décident entre eux qui sera « nominé », c’est à dire, à qui les moyens de la république seront accessibles pour s’exprimer dans ce moment politique. Évidemment ces moyens, ils se les distribuent à eux-mêmes !
    ....
    http://2ccr.unblog.fr/2012/01/23/parrainages-les-500-signatures/


    • Fergus Fergus 23 février 2012 09:18

      Bonjour, Robert.

      Merci pour le lien.

      Il est désormais évident que le système en vigueur doit être réformé pour les prochaines échéances tant il donne l’impression de verser dans une commedia plutôt pathétique car c’est le fonctionnement démocratique qui est en jeu.

      La question qui se pose est la suivante : les grands partis, maîtres du jeu constitutionnel, accepteront-ils de se priver d’un système détourné de sa finalité affichée afin de limiter la concurrence électorale ?


    • dawei dawei 23 février 2012 16:29

      Une seule solution : une nouvelle constituante pour tout remettre à plat


    • Fergus Fergus 23 février 2012 17:07

      Bonjour, Dawei.

      Entièrement d’accord. Mais pour cela il faudrait pouvoir s’appuyer sur un grand mouvement citoyen qui tarde à se manifester. Croisons les doigts pour que le vent se lève dans un proche avenir...


    • dawei dawei 23 février 2012 17:26

      j’y crois, je suis de plus en plus convaincu que cette année va etre celle du grand changement de paradigme.


    • kot begemot kot begemot 23 février 2012 21:35

      désolé, mais avec le MES il n’y aura plus d’életion, comme en Grece...


    • Abou Antoun Abou Antoun 24 février 2012 01:32

      désolé, mais avec le MES il n’y aura plus d’életion, comme en Grece...
      Mais du moment qu’on nous laisse l’érection disait le Maître à Marguerite.


    • brieli67 23 février 2012 08:48

      plus d’ élection présidentielle sur ce mode ( nous ne sommes pas aux USA avec un bipartisme, il n’y a pas de coup d’état avec approbationgénérale d’un dictateur)

      mais un président chrysanthèmes élu/désigné par ses pairs.


      Chef de gouvernement

      le Premier Ministre résultant d’une « votation » à la proportionnelle ()


      • Fergus Fergus 23 février 2012 09:23

        Bonjour, Brieli.

        Entièrement d’accord avec toi. Je suis moi aussi adversaire de l’organisation politique à la française et partisan d’un système primo-ministériel avec un président à l’allemande ou à l’italienne et un Chef du gouvernement directement issu de législatives à la proportionnelle.

        C’est d’ailleurs ainsi que fonctionne l’écrasante majorité des démocraties occidentales sans que cela pose de problème. Notre système est en réalité une monarchie élective déguisée et inéquitable qui ne devrait plus avoir sa place dans une société moderne.


      • dawei dawei 23 février 2012 17:42

        si je peux me faire mettre, nous sommes aussi bipartistes que les USA. Tout comme eux, il a deux gros partis qui font la pluie et le beau temps, et qui sont les deux revers de la meme médailles.
        MAIS, tout comme nous, les ricains ont des petits partis qui ne demandent qu’à exister ou du moins, à coexister. Ils ont memes plusieurs partis communistes ! Et oui, en amerique ! MAis tout comme nous, ils sont baillonnés par les monopolisateurs bipartistes.
        Mais bon encore une fois pourquoi devoir choisir des menus quand on à les moyens de choisir à la carte ? JE suis contre les partis politiques, je suis pour La Politique de tous par tous pour tous.
        De toute façon, à terme, tous nos postes seront remplacés par des robots, c’est déjà la cas de pas mal de concitoyens qui se retrouvent au chomage, et se font stigmatiser dégueulassement comme des faignasses, des assistés, des profiteurs, bref la causes de la crise.
        Donc on va avoir de plus en plus de temps pour s’interesser à la chose publique, réfléchir notre monde, notre société et et s’impliquer dans son amélioration.



      • Fergus Fergus 24 février 2012 09:22

        Bonjour, Dawei.

        Vous avez raison de souligner qu’il existe de nombreux petits partis aux Etats-Unis. Mais il faut bien reconnaître qu’ils sont inaudibles dans le bruit médiatique engendré par les deux principaux. Qui plus est, ce n’est pas vers eux que se tournent les milliardaires de la finance et de l’industrie, autrement dit ceux qui contribuent très largement à financer les campagnes dans un système sans plafond.

        Une société sans partis, ce serait l’idéal, et cela rejoint les sympathiques utopies de type fouriériste. Mais cela reste utopique : jamais dans l’Histoire une société n’a fonctionné sans partis, quel que soit le nom que l’on ait pu donner à ces groupements d’intérêt ou d’idéologie.


      • dawei dawei 24 février 2012 17:37

        biensur que si qu’il y a eu et qu’il y a encore plein de societés humaines sans partis.

        Je ne vais pas te parler des indiens d’amazonie ou des pigmés, mais rien qu’en France, il y a énormément de maires sans carte ni parti.
        Or choisir la bassecourt du coq qui saura le mieux affronter les autres coqs, est une perte de temps, et surtout, des joutes antiques, qui n’apportent plus rien, qui coutent cher à la fois en energie, en temps, en argent, et en espoir (ou plutot deception).
        Alors qu’aujourd’hui, époque moderne, dite postmoderne, monde interconnecté ou l’information s’est libérés, les dogmes en tout genre eclatent, les oligarchie sont à découverts, désignées à juste titre coupable de l’inequitée scandaleuse dans tous les domaine .
        Tout le monde veut reprendre ses responsabilité, sans intermédiaire ou chef, qui fait porter le poids de leur mauvais choix sur le dos de victimes expiatoires que sont les peuples, tout en ramenant la couverture à eux pour empocher toutes forme de chèque ou de pouvoir .

        Nous sommes tous cappable de bachoter nos dossier préférés, et rien nous oblige à s’interesser à tout.
        Nous allons avoir de plus en plus de temps de reflexion vu que les robots nous remplacent petit à petit pour tout type de boulot possible. Libre à nous de revenir sur les fondamentaux de nos choix, de la culture de son potager, au choix de société les plus innovants. Ne voit tu pas que toute structure oligarchique s’ecroule, car inadapatée à notre changement d’epoque, la pyramide hierarchique et monopolistique s’écroule , nous entrons dans une ere nebuleuse, à l’image de l’univers (interconnexion d’astres), et de notre cerveau (interconnexion de neurones).
        L’intelligence, la vraie, va enfin pouvoir se libérer, afranchie de ses bloulets oligarchiques, émancipée des vieux dogmes dominants et dominateur

        Libertarisme, Equité, citoyenneté.


      • Traroth Traroth 23 février 2012 09:59

        Il aller vers un parrainage des citoyens, qui pourront légitimement être anonymes, et qui ne sont pas une forme de cooptation ou de pré-élection comme le système actuel.

        Mais concernant le cas d’espèce, on est quand même en droit de se demander pourquoi Le Pen n’a pas parlé de ce problème entre 2007 et 2012, alors qu’il parait que le problème se serait déjà posé au FN...


        • Fergus Fergus 23 février 2012 10:11

          Bonjour, Traroth.

          Le parrainage des citoyens serait effectivement une excellente alternative, mais il poserait plus de problèmes d’organisation.

          Il pourrait en outre être détourné par le législateur dans le sens dénoncé plus haut par Robert Gil : éliminer la concurrence. Il suffirait pour cela de placer très haut la barre du nombre de signatures. Certains ont parlé de 500 000, d’autres de 1 million. Même à 500 000, il est probable que des petits candidats républicains, tel Cheminade par exemple, risqueraient l’élimination, du fait notamment d’une mobilisation réduite de l’électorat pour une telle procédure.


        • Traroth Traroth 23 février 2012 10:58

          Il faut se rappeler que le but est simplement d’éviter les candidatures fantaisistes. Dans ce but, une limite à 10000 parrainages est largement suffisante.

          http://traroth.blogspot.com/2012/02/un-programme-pour-2012-reforme-des.html


        • Fergus Fergus 23 février 2012 11:16

          @ Traroth.

          Pas si sûr. Sans même parler d’un personnage à la Coluche, si un humoriste quelque peu icononoclaste voulait faire acte de candidature, il est probable qu’il atteindrait ce nombre de 10 000 sans grande difficulté.

          Mais surtout, le nombre de référence décidé par une nouvelle loi constitutionnelle dépendrait de toute façon du bon vouloir des partis dominants en place. Ce sont d’ailleurs des représentants de ces partis qui ont évoqué 500 000 ou 1 million de signatures, et ce n’est évidemment pas un hasard.


        • Traroth Traroth 23 février 2012 13:44

          Mais où est le problème avec une candidature à la Coluche ? Pour moi, il avait clairement un message politique à faire passer !

          Coluche, avant de subir des menaces de mort de la part des RG sur ordre de Giscard et de retirer sa candidature, bénéficiait d’intention de votes évaluées à 15% !

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Candidature_de_Coluche_lors_de_l%27%C3%A9lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_1981


        • Fergus Fergus 23 février 2012 15:58

          @ Traroth.

          Coluche, certainement. Mais je ne crois pas que cela serait le cas de tous les comiques en mal de publicité. Ou alors de gens douteux comme Dieudonné.


        • appoline appoline 23 février 2012 18:48

          Ils ont fini par l’avoir d’ailleurs, un électron totalement libre craint parce qu’il ne craignait rien. Tout dépend du RG car ceux que j’ai eu dans les pattes lors de commémos sont loin d’avoir inventé le fil à couper le beurre. Ils pressurisent quand il y a à pressuriser, dommage pour eux quand les gens n’en ont rien à foutre.


        • Fergus Fergus 23 février 2012 20:00

          Bonsoir, Appoline.

          Effectivement, Coluche a subi de fortes pressions de la part des milieux politiques et policiers. Mais pas seulement : il a été lâché par les journaux de gauche lorsqu’il s’est pris au jeu, en abandonnant l’objectif qu’il s’était fixé au départ avec Romain Goupil. Bref, il avait pris la grosse tête en atteignant un score à deux chiffres dans les sondages. Ses amis l’ont mis en garde contre ce qui allait lui arriver dès lors que le personnel politique a décrété que la récréation était terminée ; Coluche n’a rien voulu entendre...


        • Traroth Traroth 23 février 2012 21:46

          @Fergus : personnellement, si quelqu’un réussit à réunir 10000 signatures pour se présenter, je ne vois pas au nom de quoi on aurait le droit de l’en empêcher. Mais bon, après, toute limite est arbitraire, au final.


        • Fergus Fergus 23 février 2012 22:22

          @ Traroth.

          OK sur le principe, mais ilmaginez qu’il y ait des dizaines de candidats et vous conviendrez que l’élection tournerait au grand guignol. Sans compter les problèmes d’ogranisation. La disparité, oui, la confusion généralisée, non !

          Bonne nuit.


        • Traroth Traroth 23 février 2012 23:41

          Je ne suis pas certain qu’obtenir 10 000 parrainages soit si simple que ça. Mais là n’est pas la question au final. On peut dire 20000 ou même 100000, le principe est le même.


        • Abou Antoun Abou Antoun 24 février 2012 01:34

          Bonjour Fergus
           Pas si sûr. Sans même parler d’un personnage à la Coluche, si un humoriste quelque peu icononoclaste voulait faire acte de candidature, il est probable qu’il atteindrait ce nombre de
          10 000 sans grande difficulté.

          Tant qu’à avoir des comiques à la barre autant prendre des professionnels.


        • Fergus Fergus 24 février 2012 09:30

          Bonjour, Abou Antoun.

          C’est très sympathique, mais au delà du moment d’amusement, la réalité s’impose et c’est de véritables politiques rompus à l’exercice que l’on a besoin. Des bons, si possible, et il est vrai que l’on est plus souvent déçus que satisfaits de leurs prestations.

          J’ai été moinssé ci-dessus pour mon propos sur Coluche. Il était pourtant basé sur des faits : dès lors qu’il s’est pris au jeu, le sympathique et caustique humoriste a atterré ses amis du Café du de la Gare, et notamment le fidèle Romain Goupil qui a crié au casse-cou et exhorté son pote à se retirer avant la gamelle. Coluche n’a écouté personne...


        • appoline appoline 24 février 2012 12:33

          Fergus,


          Leur inquiétude venait probablement du fait qu’un saltimbanque allait leur faire la nique sur toute la ligne ; quelle déconfiture pour eux.

        • Fergus Fergus 24 février 2012 13:48

          Bonjour, Appoline.

          Cela n’aurait pas marché, et le très lucide Romain Goupil l’avait parfaitement compris. Une fois le moment de rêve passé, les électeurs seraient massivement revenus vers les candidats traditionnels (le mouvement était d’ailleurs amorcé lorsqu’il s’est retiré). C’est cette désillusion que les amis de Coluche ont voulu lui éviter.


        • zelectron zelectron 23 février 2012 11:16

          la désignation parmi un certains nombre de candidats n’est pas ...

          ...un vote ! de qui se moque-t-on ? on se croirait revenu au temps de la domination communiste et du centralisme démocratique des pires heures
          les « camarades » placés en arrière surveillaient les votants à mains levées et les leurs levaient au besoin (en cas de désaccord, cela se réglait hors la vue avec œil au beurre noir pour les votes sans grande importance*) Les maires ne doivent pas signer pour n’importe qui quand même, on est en république, non ! mais !
          *pour d’autres ça ce terminait très mal.


          • Fergus Fergus 23 février 2012 12:51

            Bonjour, Zelectron.

            J’avoue très humblement ne pas avoir compris le sens de votre commentaire. Pouvez-vous préciser, SVP ?


          • zelectron zelectron 23 février 2012 16:51

            formulé sous d’une autre façon : On se croirait revenu au temps de la domination communiste et du centralisme démocratique des pires heures :
            les « camarades » placés en arrière surveillaient les votants à main levé et les leur levaient au besoin*. 
            Les maires ne sont donc pas libres de signer pour qui bon leur semble, au sens littéral du terme et ce n’est pas parce que ce système est constitutionnel que le précédent ne l’était pas !
            *en cas de désaccord ça pouvait se terminer très mal.


          • Fergus Fergus 23 février 2012 17:12

            @ Zelectron.

            C’est bien ce que j’avais compris, mais sans certitude. Oui, le système en place revient un peu à cela, y compris sur des élus non encartés, mais qui dépendent de subventions ou risquent d’être mis à l’écart par des manoeuvres plus ou moins douteuses. A l’évidence, ce système est moribond.

            Bonne journée.


          • bernard29 bernard29 23 février 2012 11:22

            Une validation par 500 000 ou 1 million de citoyens est une « usine a gaz » complétement folle.

            Il est clair que tout parti politique devrait pouvoir présenter son candidat à la présidentielle. Mais bien évidemment il faut prouver que ce parti ou mouvment n’est pas une organisation opportuniste et farfelue.

            donc il faut des régles ;
             - La premiere est que chaque parti déjà représenté dans une assemblée d’in térêt national ( Assemblée nationale, parlement européen) qui a donc un ou des élus peut présenter un candidat.

            - la seconde concerne les nouveaux partis ou mouvement politiques ,qui ont donc une vision nationale de l’intérêt général qui serait démontrés par leur présence régulière aux scrutins législatifs. ( par exemple une présence de ces partis sur deux législatives consécutives sur un nombre à déterminer de circonscriptions ).. on éviterait ainsi des candidats de corportions ou d’intérêts particuliers qui veulent profiter du moment médiatique de la présidentielle pour faire connaître leurs revendications particulières ou bénéficier des subsides publics.

            Voilà un système qui serait simple et qui n’oublierait aucun mouvement politique qui a vocation à s’intéreser aux choses publiques.

             


            • Fergus Fergus 23 février 2012 11:56

              Bonjour, Bernard.

              J’avais pensé à un système de ce type, mais il souffre de deux défauts majeurs :

              - Où placer le curseur pour déterminer combien de candidatures aux législatives précédentes serait pertinent ?

              - Que faire si un intellectuel de renom impliqué dans la vie politique, mais hors de toute appartenance partisane, décidait de se présenter pour renouveler la pensée politique ?

              J’avais pensé également à un système double : qualifier d’office le candidat des partis représentés au Parlement, et donner aux autres la possibilité de se qualifier par un vote citoyen. Mais cela reviendrait à introduire une procédure inéquitable car différentielle.


            • bernard29 bernard29 23 février 2012 13:05

              Fergus , bonjour

              dans ma proposition je pensais qu’un mouvement devait au minimum se présenter sur 50 % des circonscriptions. http://changerlarepublique.over-blog.com/article-hypocrisie-des-parrainages-a-la-presidentielle-97803246.html 

              bien évidemment pour un total de 577 circonscription , ça peut faire beacuoup. mais comme je propose aussi (pacte démocratique) de réduire le nombre de députés à 400 dont 100 au scrutin proportionnel, ça ne fait plus que 150 candidats ( 400 - 100 divisé par deux).
              A mon avis si un parti n’est pas capable de présenter 150 candidats sur la France entière c’est que ce parti n’a pas vocation d’intérêt national.

              La présence individuelle d’un sage individualisé ne me semble pas pertinente. Si vraiment il y croit il peut se proposer de se présenter pour un parti existant qui lui ferait place. 

              enfin je crois que ma proposition tient la route. C’est assez simple et on prouve ainsi l’implication des mouvements dans la vie politique . Sinon, on peut encore revoir une secte comme celle du « Vol Yogi » parti de la loi naturelle , (ou tout autre défenseur de la possession d’armes, ou de la chasse à courre par ex) être présente à la présidentielle. 



            • Fergus Fergus 23 février 2012 13:28

              @ Bernard29.

              Ce système tient effectivement la route et permettrait à tous les courants politiques d’être réprésentés. Cela dit, on en revient toujours à la volonté des partis dominants de durcir les conditions pour bloquer les candidatures de dispersion.

              Entièrement d’accord pour la réduction à 400 du nombre des députés. 577 est un nombre pléthorique qui n’a guère de sens et qui, de surcroît, contribue à limiter les temps de parole.


            • lulupipistrelle 23 février 2012 14:25

              "Il est clair que tout parti politique devrait pouvoir présenter son candidat à la   présidentielle"


              Non le candidat à la présidentielle n’a pas à être un homme de parti. C’est l’essence même de cette élection. Un homme qui s’adresse à la Nation.

              C’est d’ailleurs un scandale que les partis organisent des primaires, nous imposant leur choix... et c’est même la cause de l’échec de certaines candidatures. En effet, les militants sont complètement déconnectés de la population. Tel qui leur parait le meilleur sera rejeté parce que complètement déphasé du peuple.

              En choisissant leur candidat, les partis essayent en vain de contrôler le chef de l’exécutif, et dans la réalité c’est l’inverse qui se produit : le parti se fige, et perd toute initiative novatrice, tout le temps de la mandature. Une catastrophe, quel que soit l’étiquette du gagnant. 

            • Fergus Fergus 23 février 2012 16:41

              Bonjour, Lulupipistrelle.

              Le patron d’un Etat, qu’il soit un président de la République à la manière française ou un Premier ministre sur le modèle anglo-saxon, ne peut être un individu lambda, porté là sur ses seules qualités personnelles. Il ne peut en effet être élu que s’il dispose d’un appareil et d’alliés dévoués, puis il ne peut gouverner que s’il s’appuie sur une majorité issue du même courant politique que lui. C’est pourquoi les candidats doivent impérativement être les champions d’un parti s’ils prétendent diriger l’exécutif du pays.

              Quant aux primaires, il convient de différencier celles qui ne concernent que les militants (type UMP) ou celles qui sont ouvertes aux citoyens (type PS), les secondes conférant une légitimité nettement supérieure. Et je ne vois pas en quoi les primaires seraient plus sclérosantes pour les partis que les systèmes antérieurs qui consistaient en une cuisine interne, parfois aux allures de ragougnasse.


            • Imhotep Imhotep 23 février 2012 16:42

              Tiens Bayrou propose exactement ça : réduction à 400 députés et une partie proportionnelles avec un mécanisme un peu plus complexe : une garantie de 50 % du pourcentage national des voix en sièges pour les partis ayant atteint 5 %. Exemple un parti fait 8 % des voix, n’a eu aucun élu il aurait ainsi 32 élus par la partie proportionnelle.


            • Fergus Fergus 23 février 2012 17:17

              Bonjour, Imhotep.

              Des quatre candidats majeurs de cette présidentielle, Bayrou est incontestablement celui qui produit la meilleure proposition dans le domaine de la représentation nationale. L’UMP et le PS n’offrent rien d’autrre que des mesures cosmétiques destinées à endormir les Français. En toile de fond pour eux : surtout que rien de significatif ne bouge !


            • sleeping-zombie 23 février 2012 12:06

              Hello,

              « Qu’en pensez-vous ? »

              Pour être franc, au risque de paraître désagréable : c’est une ânerie, et le conseil constitutionnel est d’une rare hypocrisie.
              Le problème des parrainages, qu’on les appelle « parrainage », « présentation » ou « validation », n’est pas dans la modalité d’application (500 ? 1000 ? anonyme ? public ?) mais son existence même.

              L’article 1er de la constitution (le 1er, hein, pas un caché que personne ne lit jamais) dit clairement que la loi n’a pas a faire obstacle à la possibilité d’un citoyen de candidater à un mandat électif. Le système entier de « présentation » est anticonstitutionnel. Ce n’est pas aux « grands électeurs » de décider si une candidature est fantaisiste ou non, représentative ou non. C’est au peuple. Ta candidature est fantaisiste ? pas de problème : tu te présentes et tu fais 0.00001%. Mais t’as pas a quémander le soutien de qui que ce soit.

              Actuellement, l’effet combiné des loi (1962 complétée en 2002) fait qu’il ne peut pas y avoir plus de 80 candidats à la présidentielle. Ca parait beaucoup ? a peine plus d’un pour 1 million d’habitant...


              • Fergus Fergus 23 février 2012 12:49

                Bonjour, Sleeping-Zombie.

                Vous avez raison. En théorie. Car en pratique, organiser une élection présidentielle totalement libre en matière de candidature serait très difficile, voire quasiment impossible à gérer. Pour des raisons pratiques (multiplication des panneaux électoraux et des listes de candidats sur les tables des bureaux de vote), pour des raisons financières (les coûts monteraient en proportion), pour des raisons médiatiques dans la phase d’égalité : soit les plages de campagne augmenteraient, soit les temps de parole, déjà limités, diminueraient.

                N’oubliez pas qu’il y a déjà eu, malgré le système des signatures, jusqu’à 16 candidats. Avec la totale liberté que vous revendiquez, ce nombre pourrait être porté à 20, voire à 25 ou 30 candidats. Totalement rréaliste. Qui plus est, la présence de candidats fantasistes pourrait faire tomber l’élection dans la gaudriole et le ridicule.




              • bernard29 bernard29 23 février 2012 13:10

                le problème c’est que si vous êtes reconnu comme candidat , vous aurez droit à un temps de parole équivalent aux autres lors de la campagne officielle. ( bonjour la communication de tout et n’importe quoi. Dans votre systéme, pourquoi un industriel ne pourrait pas se présenter pour faire la promotion de son paquet de lessive ? de son fil à couper le beurre, et toutes autres fantaisies qui peuvent être dangereuses également. .....


              • Fergus Fergus 23 février 2012 13:22

                @ Bernard29.

                Entièrement d’accord, et cela s’est déjà vu. Je prépare d’ailleurs un article sur le sujet.


              • sleeping-zombie 23 février 2012 14:32

                Alors : concernant les couts des candidatures, je suis quasiment sûr qu’ils sont à la charge du candidat. Pas de l’état. Et ça comprend les bulletins de vote. Pour les panneaux électoraux, je sais pas, mais qui les lit de nos jours ?

                Concernant l’exposition médiatique, la aussi on est dans l’anachronisme le plus total. Imposer aux médias un temps de parole équitable entre candidats, c’était nécessaire à l’époque où les médias était limités en nombre (fréquence radio, fréquence hertzienne). Cette limitation est train de sauter (si c’est pas déjà fait), et je vois vraiment pas au nom de quoi le CSA viendrait mettre son nez la dedans. Argent public => tu parles pas de politique. Argent privé => tu dis ce que tu veux.
                Du reste, puisque vous parlez d’équilibre entre candidats, n’allez pas me faire croire que le système actuel n’est pas trusté par 2 candidats qui ne devrait pas avoir a priori une meilleure exposition que les autres.
                D’ailleurs, en ce moment, d’un point de vue technique, il n’y a aucun candidats officiel. Juste des citoyens qui ont annoncé vouloir l’être.
                Bref, faut vraiment être de la plus grande naïveté et idiotie pour croire que l’élection présidentielle se joue entre le 16 mars (jour où les vrais candidats seront connus) et le 22 avril.

                Quant au fait qu’une élection où n’importe qui pourrait se présenter tournerait rapidement au n’importe quoi et l’auto-promotion... le n’importe quoi, on l’a déjà, l’auto-promotion est déjà aux frais du candidat, qu’apporte la période électorale ?

                Je reste sur ma position, les parrainages c’est stupide, ça sert à rien.
                D’ailleurs mon argument de base n’était pas que ça serve ou pas, mais sur le fait que c’est clairement anti-constitutionnel


              • Fergus Fergus 23 février 2012 16:13

                @ Sleeping-Zombie.

                Vous faites erreur : c’est bel et bien l’état prend en charge l’impression, le transport et le collage des affiches de campagne ; de même, c’est l’état qui prend en charge l’impression et la distribution des professions de foi ; enfin, c’est l’état qui prend en charge l’impression et la mise à disposition des bulletins dans les bureaux de vote. Tout cela même si le candidat ne recueille pas d’autre voix que la sienne.

                Pour ce qui est du temps de parole, effectivement il est trusté par les principaux candidats, mais vous oubliez qu’il existe une campagne officielle qui égalise les temps de parole.

                Enfin, je persiste à penser qu’une liberté totale de candidature ouvrirait la porte non seulement à des candidats fantaisistes, mais également à de nombreux lobbies désireux de disposer par ce biais d’une audience inespérée.  


              • sleeping-zombie 23 février 2012 20:53

                @fergus
                Je capitule sur la question des couts, je me bats depuis 1h contre légifrance sans trouver la description des élections présidentielles. Le mieux que j’ai pour défendre ma thèse est le code électoral, article 69, qui stipule que les d’impression des enveloppes est à charge de l’état. Des enveloppes, pas des bulletins. Mais le code électoral ne s’applique qu’aux municipales, régionales et législatives. Ou diable se trouve... ?
                Bref, de toute façon, je ne pense que « ca reviendrait trop cher » soit la pierre angulaire l’argumentation qui vise à empêcher le 1er quidam venu de se présenter aux présidentielles.

                Admettons que ce soit une bonne chose d’empêcher le 1er venu de se présenter (même si ce n’est pas mon avis). Dans ce cas, changeons la constitution. Parce que l’article 1er stipule clairement "La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales".
                Vouloir empêcher les candidatures fantaisistes, publicitaires ou simplement opportunes, même si c’est souhaitable, même si c’est souhaité, même si c’est légal, est anticonstitutionnel. Et la constitution est plus forte que la loi (c’passe qu’elle a d’plus gross’dents).
                On peut pas d’un coté prétendre vivre dans un état de droit, et de l’autre laisser passer des aberrations aussi flagrantes. Même si admettre en 2012 que c’est anticonstitutionnel reviendrait a admettre qu’on se torche le cul avec la constitution depuis 50 ans.
                Et au fond, je crois que c’est surtout ça le problème : l’inertie d’une structure validée par le temps. Le poids croissant du droit coutumier.


              • sleeping-zombie 23 février 2012 20:55

                (et désolé pour les quelques mots qui manquent ça et là dans mes commentaires. ça n’en rend pas la lecture plus facile, mais ça échappe à mon auto-correction)


              • sleeping-zombie 23 février 2012 21:23

                et pour rendre le système un peu plus juste, tout en gardant une sorte d’auto-contrôle anti-dérive, on pourrait tout simplement revenir sur la disposition (très récente, 2002 de mémoire) qui empêche un électeur de présenter plusieurs candidats.
                La notion de « parrainage réservé pour mon parti » et la confusion entre « présentation » et « soutien » disparaitraient.

                Les « grands électeurs » n’auraient qu’a juger une candidature sur le sérieux et la sincérité du candidat. L’accès à ces grand électeurs étant facilité par Internet plus qu’a toute autre époque...


              • arobase 23 février 2012 14:10

                salut ferus


                « valider la légitimité républicaine des postulants qui leur en feraient la demande, après vérification qu’ils sont représentatifs d’un parti ou d’un courant politique légal et significatif,  »

                si tel avait été le cas le FN n’aurait pas été déclaré parti significatif.  le modem bayrou idem !

                votre idée ne me semble pas applicable.

                ces partis comptent une poignée d’adhérents et pratiquement pas d’élus. ils sont représentatifs de quoi ?

                j’espère que vous ne comptez pas asseoir sur des instituts de sondages privés et donc marchands le soin de leur faire déclarer tel pourcentage d’opinions ? surtout comme on sait comment varie la tendance chez certains, au ggré du vent et des matraquages médiatiques.

                que je clame sur toutes les radios que je vais enrichir tout le monde et hop, j’ai 40% d’acquis !

                la représentativité ne peut donc être légitimée que du nombre d’élus et sur une certaine durée.

                • Fergus Fergus 23 février 2012 14:21

                  Bonjour, Arobase.

                  Pas question de sondage ici pour définir qu’un parti est représentatif, il suffit de s’en rapporter aux centaines de milliers, voire aux millions de Français qui se portent sur leurs listes lors des différents scrutins.

                  En l’occurrence, le Modem, le FN, le NPA et Lo bénéficieraient de manière quasiment automatique des validations citoyennes et rejoindraient le PS, l’UMP, le FdG et EELV. Ce pourrait être en revanche plus dur pour CPNT qui n’est pas un parti politique mais un lobby. Mais ce système pourrait être plus intéressant pour des candidatures comme celles de Villepin, Lepage ou Boutin.


                • gruni gruni 23 février 2012 14:46

                  Bonjour Fergus.

                  Personnellement je pense qu’un candidat ou un parti qui dans le passé a déjà obtenu les 500 signatures ne devrait avoir à les quémander à chaque élections. Le problème serait résolu, quant à juger de la crédibilité d’un nouveau venu sur la scène politique, il n’y a pas de système infaillible.


                  • Fergus Fergus 23 février 2012 16:19

                    Bonjour, Gruni.

                    Pour les partis installés, c’est le sens de ma réponse à Bernard29. Problème : créer un système spécifique réservé à tous les autres introduit une différence de traitement incompatible avec l’équité que requiert un scrutin de cette nature.

                    En comparant avec les courses de chevaux, l’esprit de la compétition exige que tous soient placés sur la même ligne, et non sur des lignes diffférentes en fonction d’un handicap. 


                  • Fergus Fergus 23 février 2012 16:27

                    Bonjour, Ursulin.

                    J’ai déjà répondu plus haut à cette proposition tout à fait respectable et qui m’agréerait s’il n’existait le risque que les grands partis mettent la barre trop haut pour éliminer la concurrence, à 500 000 ou 1 million de signatures comme cela a pu être avancé par des responsables de ces partis.

                    Limiter trop largement le nombre des signatures de citoyens reviendrait a contrario à permettre à de nombreux candidats, y compris à des fantaisistes ou à des lobbies en recherche de publicité. Avec 10 000 signatures, ce n’est pas 16 candidats (record de l ve République) que l’on aurait, mais des dizaines. Bref, l’élection serait ingérable et tournerait au grand cirque.

                    Le bon niveau de signatures dans un tel système est plutôt autour de 200 ou 300 000 signatures.




                  • spartacus spartacus 23 février 2012 16:35
                    Notre pays ressemble à l’IRAN, seul un pro-religieux pure souche peut se présenter. Avant l’élection les candidats doivent obtenir l’aval d’un conseil de mollah...
                    Si on transpose ici, ce sont des signatures d’obligés de l’état !

                    Les signatures c’est du racisme et de la discrimination de ceux qui pensent autrement.
                    Et si un type a des théories dites « fumeuses » pour l’establishment. Et si un individu a raison avant les autres, pourquoi doit il passer devant la censure d’une formalité administrative ?

                    Quand a l’idée de changer le vocabulaire, elle change la dorme sans en changer le fond. Il n’en reste pas moins une formalité a faire qui n’est pas nécessaire.

                    La vérité c’est que n’importe qui peut se présenter, et que l’injustice c’est la sélection. Et qu’importe le nombre de candidats. La richesse d’idées n’en sera que meilleure.


                    • Fergus Fergus 23 février 2012 16:48

                      Bonjour, Spartacus.

                      « Qu’importe le nombre de candidats », écrivez-vous, et vous avez raison sur le principe. Mais dans la réalité, il est absolument évident qu une élection totalement ouverte déboucherait sur une foire ingérable qui la discréditerait totalement aux yeux du monde. N’oubliez pas que nous vivons dans un monde très largement dominé par le marketing, et cela dans tous les domaines de la vie. Croyez-vous sérieusement que des petits malins ne saisiraient pas l’opportunité de se payer de la pub à peu de frais ? Et ne parlons pas des multiples lobbies, y compris les plus surprenants, qui s’engouffreraient dans la brèche.


                    • ffi ffi 23 février 2012 17:01

                      D’un autre côté, Fergus, si tu savais combien coûte une campagne présidentielle (il faut payer ses bulletin, il me semble), tu peux être sûr que n’importe qui ne va pas se présenter...


                    • Fergus Fergus 23 février 2012 17:23

                      Bonjour, Ffi.

                      Non, comme indiqué plus haut, je crois à Sleeping-Zombie, l’Etat prenb en charge, non seulement les bulletins, mais également les professions de foi et les affiches. Ce qui fait qu’en dehors de tout système de sélection, un quidam qui veut se faire de la pub peut conduire une campagne réduite à très peu de frais, jusqu’à avoir accès le moment venu à la télévision. Du pain béni pour les mégalomanes de tout poil et pour les lobbies !


                    • ffi ffi 23 février 2012 18:33

                      L’état prend en charge ... seulement si tu as réalisé plus de 5% des voix... et seulement après l’élection. Donc, avant, il faut emprunter aux banques. Et là, c’est un système de « parainages » encore plus vicieux, vu qu’il est invisible et qu’il se passe sans aucune transparence dans des bureaux feutrés.


                    • Fergus Fergus 23 février 2012 18:45

                      @ Ffi.

                      Je confirme que cette prise en charge des frais de campagne pour les partis ayant dépassé les 5 % ne concerne pas les affiches officielles, les professions de foi et les bulletins de vote, mais ce que dépensent réellement les partis pour mener leur campagne (meetings, déplacements, frais d’intendance, etc) dans la limite d’un montant légal.


                    • ffi ffi 24 février 2012 00:42

                      Ni les affiches, ni les professions de foi, ni les bulletins de vote ?
                      Diantre ! Pour un pays de 50 millions d’électeurs, l’élection coûte très cher...


                    • Fergus Fergus 24 février 2012 09:36

                      Bonjour, ffi.

                      Cela coûte en effet très cher, et c’est l’une des raisons pour lesquelles la multiplication des candidatures poserait problème. Problème d’ordre financier, mais aussi problème d’organisation des scrutins avec la possibilité de dizaines de piles de bulletins et des temps allongés au delà du raisonnable.


                    • spartacus spartacus 24 février 2012 11:48

                      Un scrutin a 3 tours,

                      1er tout le monde
                      2eme les 10 premiers 
                      3eme finale à deux

                    • spartacus spartacus 24 février 2012 11:50

                      Avec l’informatique on vient avec son bulletin. Affaire réglée !


                    • Pelletier Jean Pelletier Jean 23 février 2012 16:44

                      @Fergus,

                      La décision du conseil constitutionnel n’est pas satisfaisante. pour autant il est nécessaire de placer un filtre aux candidatures, c’est dans l’esprit de la constitution. Je pense qu’il a été totalement idiot de décider de la publicité des signatures, on s’ets vraiment créé un problème pour pas grand chose.
                      Mais ta proposition est tout aussi intéressante.
                      http://jmpelletier52.over-blog.com/ 


                      • Fergus Fergus 23 février 2012 17:27

                        Bonjour, Jean.

                        En effet, comme je viens de l’indiquer ci-dessus à ffi, un système de sélection est absolument impératif. Le tout est qu’il soit le plus équitable possible. En réalité, je pense également que le système actuel aurait pu perdurer si l’anonymat avait été retenu. Le plus drôle est que cet anonymat existait dans la mouture à 100 signatures de 1962. Il a été abrogé en 1976 pour plus de clarté alors qu’il a en fait introduit une opacité plus grande de scrutin en scrutin.


                      • Cicéror 23 février 2012 16:54

                        Si j’ai bien compris, il s’agit d’envoyer les présentations au Conseil Constitutionnel. Je n’ai pas vu que le Conseil Constitutionnel soit obligé de publier les listes avec les correspondances des élus avec les candidats « parrainés ». 


                        • Cicéror 23 février 2012 17:28

                          Désolé. Je viens de vérifier que le Conseil doit publier les listes.


                        • Fergus Fergus 23 février 2012 17:34

                          Bonjour, Cicéror.

                          Actuellement, le Conseil constitutionnel reçoit et comptabilise pour chacun des candidats les « présentations » envoyées par les élus disposant de ce pouvoir. A la suite de quoi, lorsque la clôture des dépôts sera intervenue, il publiera pour chaque candidat, comme l’exige la loi, la liste des « présentations » validées dans la limite de 500 tirées au sort pour les partis ayant recueilli un plus grand nombre de signatures.


                        • minidou 23 février 2012 17:21

                          C’est la Cinquième République qui n’a pas de sens en dehors de De Gaulle. La rencontre entre un homme et un peuple, sans la médiation des partis, a un caractère excpetionnel et non quiquénal !
                          Prévoir un système de filtrage qui soit en dehors des partis (c’est l’esprit de la Vè), s’avère être mission impossible...il vaudrait donc mieux évoluer vers une démocratie parlementaire plus classique.


                          • Fergus Fergus 23 février 2012 17:37

                            Bonjour, Minidou.

                            Bien d’accord avec vous. C’est le sens de l’échange que j’ai eu avec Brieli (voir en début du fil), comme moi partisan d’un système politique primo-ministériel.


                          • Lapinator Lapinator 23 février 2012 17:23

                            Autre point que vous n’avez points soulevé et qui mérite aussi une refonte :

                            Aujourd’hui aucun candidat n’a ces signatures, la feuille pour les « parrainages », n’a pas encore été envoyer aux élus pour qu’il puisse donner leur signatures. de fait, pour le moment la « campagne officiel », n’a toujours pas commencer, et les médias font la communication qu’il entendes sur les différents candidats, du coup on n’entend que les positions de « Sarko » et « Hollande », les autres candidats étant littéralement absent des médias. et leurs paroles inaudibles.

                            Le pire c’est que les médias n’aurons de compte à rendre à personne.

                            En plus la campagne officiel ne dure que 3 semaines avant les élections, quand les médias sont obliger de faire la même place à chaque candidats (ce qui n’est pas dans fait dans les fait). mais à ce moment la, les choix des électeurs seront déjà largement fait.

                            Bref, même avec les 500 signatures, on sera loin d’un vrais débat.

                            Voir le sort réservé à Jaque Cheminade qui a pourtant annoncer avoir eu les 500 promesses. ou François Bayrou qui lui est sur de les avoir.


                            • Fergus Fergus 23 février 2012 17:52

                              Bonjour, Lapinator.

                              Il n’y a aucun rapport actuellement entre les temps d’antenne et le nombre des signatures qui reste effectivement du déclaratif. Ce temps d’antenne est, jusqu’au 19 mars, date limite de dépôt des candidatures, régi par ce que les juristes nomment un « principe d’équité ». Cela signifie que les temps d’antenne audiovisuels sont proportionnels aux résultats électoraux enregistrés les partis lors des scrutins précédants. D’où l’écrasante domination de l’UMP et du PS.

                              Surviendra ensuite, du 20 mars au 8 avril, une phase d’égalité du temps de parole des candidats et de leurs porte-paroles. Mais une égalité limitée car les temps de commentaires ou d’analyses par les politologues et les éditorialistes continueront durant cette phase d’être régis par le « principe d’équité ».

                              Enfin, la dernière phase, du 9 avril jusqu’au vote, sera soumise à une stricte égalité des temps de parole, tant des candidats que des commentateurs.

                              L’entrée en campagne avancée de Sarkozy est liée à ce calendrier : compte tenu de son retard dans les sondages, il ne pouvait plus se permettre d’attendre le début mars comme il l’avait envisagé.


                            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 février 2012 17:31

                              Salut Fergus.

                              La validation plutôt qu’un parrainage. C’est une bonne idée pour l’élection de 2017.


                              • Fergus Fergus 23 février 2012 17:54

                                Salut, Peachy.

                                Merci pour ton soutien.

                                Bonne fin d’après-midi


                              • Emmanuel Aguéra LeManu 23 février 2012 20:15

                                Bof...
                                Pour moi, nul n’est besoin d’une quelconque validation, parrainage, ou autre « présentation » des candidats, fantaisistes ou non, de toutes façons le verdict dira si c’était ou non une fantaisie..
                                Je plaiderais par ailleurs volontiers pour un peu plus de fantaisie, ça ne ferait pas de mal par les temps qui courent.


                              • Fergus Fergus 23 février 2012 22:28

                                Bonsoir, LeManu.

                                Oui sur le principe, mais on ne peut pas partir avec des dizaines de candidats, a fortiori avec des clowns ou des lobbyistes.


                              • jef88 jef88 23 février 2012 18:14

                                Un truc (?)
                                Si un parti veut présenter un de ses membres à la tête de l’état,qu’il se fasse d’abord représenter dans les communes .... 500 élus su 42000 ce n’est quand même pas très gourmand, c’est 0,01%.
                                Un mouvement qui part de la base et qui monte vers l’état me semble positif, mais un groupe(uscule) sans attaches locales qui veut le pouvoir central, C’est négatif ! et cela quelque soit son bruit médiatique !


                                • Fergus Fergus 23 février 2012 19:03

                                  Bonjour, Jef88.

                                  Je suis d’accord avec vous pour ce qui concerne un parti émergent de rien. Mais le cas d’un courant divergent d’un grand parti pour défendre une idéologie en rupture est différent, me semble-t-il, et fondé à viser plus haut.


                                • Tipol 23 février 2012 18:47

                                  Il n’y aura plus de prochaines fois démocratiques.
                                  On est déjà sous le régime d’une dictature, et rien ne semble désormais pouvoir restaurer une vie humaine paisible.
                                  La direction par la multinationale défiscalisée est déjà la règle ; les mercenaires de polices privées arrivent.


                                  • Fergus Fergus 23 février 2012 19:09

                                    Bonjour, Tipol.

                                    Je comprends votre position. Je ne suis toutefois pas d’accord avec vous sur le terme « dictature » car les orientations politiques qui nous ont conduit à cette dépendance vis-à-vis des pouvoirs de la finance sont encore réversibles, soit par le courage politique des futurs dirigeants des pays de l’Union européenne (très peu probable), soit par la levée de masses en colère contre les dérives du capitalisme. Hélas, on ne voit encore rien frémir dans ce sens...


                                  • Tipol 23 février 2012 20:48

                                    Quand la première puissance militaire mondiale se met sur la peau d’un pays, ce n’est plus réversible. Les US ont développé l’Europe, mis la main surtout ça... Sarkozy et les députés UMP, et PS, en donnant la France à l’OTAN et en votant le MES, ce n’est pas des choses réversibles. L’adhésion à l’OTAN ,n’est pas qu’une ligne administrative. Regardez l’état de toute la force militaire française, jetez un coup d’oeil sur les vues aériennes des bases aériennes, elles sont toutes sous commandements américains, et toutes envahies par des militaires américains. Une poignée de grévistes, ou même des députés en sursauts démocratiques ne sont pas prêt à les en faire partir.


                                  • Fergus Fergus 23 février 2012 22:31

                                    @ Tipol.

                                    On peut toujours ressortir de l’Otan et détricoter le MES dans l’avenir. Tout dépend des reponsables politiques et de leur volonté d’agir dans ce sens. Mais je vous concède que ce n’est pas ce qui se dessine.

                                    Bonne nuit.


                                  • goc goc 23 février 2012 20:12

                                    Salut Fergus

                                    moi j’avais imaginé une autre solution, celle de la journée républicaine, a savoir :

                                    on pourrait définir comme au foot, 2 divisions, la 1ere regroupant les partis politiques ayant un groupe à l’assemblée ou au Sénat. La 2eme division regroupant tous les autres candidats (issus de partis non représentés ou simplement non affiliés à un parti politique.


                                    A partir de là, l’idée serait d’organiser un premier tour de scrutin regroupant uniquement les candidats de 2eme division. Les français auront à choisir le candidat (ou peut-être les x candidats) qu’ils veulent voir se présenter à l’élection présidentielle. Les candidats de la 2eme division ne devront avoir que 100 signatures anonymes (cela évitera quand même les fantaisistes et autres escrocs)

                                    On pourrait aussi profiter de cette journée pour organiser les primaires des partis politiques de la 1ere division (d’où l’idée de la journée républicaine)

                                    A l’issu de cette journée, les 4 candidats ayant reçu le maximum de voix, seront d’office autorisés à se présenter sans avoir besoin des 500 signatures
                                    De plus ces 4 candidats seront assurés d’être remboursés de leurs frais de campagne

                                    l’avantage de cette solution c’est que la campagne « primaire » coutera moins chère que la campagne « finale » et donc permettre aux très petits candidats d’exposer leurs programmes sans être pollués par les grands partis
                                    De plus, avec les primaires des grands partis, on attire plus de monde et l’État peut demander une participation aux grands partis.
                                    Enfin avec ce système, on limite le nombre de candidats à l’élection finale


                                    • goc goc 23 février 2012 20:15

                                      j’oubliais de préciser que ce 1er tour se ferait 6 mois (ou moins) avant l’élection finale


                                    • Fergus Fergus 23 février 2012 22:38

                                      Bonsoir, Goc.

                                      Cette propositionest est intéressante et permettrait effectivement aux Français de mieux connaître les propositions des candidats de « 2e division ».

                                      Mais je doute fort qu’elle puisse voir le jour car les grands partis n’auraient strictement aucun intérêt à laisser les petits développer leurs idées et potentiellement les affaiblir pour la phase finale. Or aucune réforme du mode de scrutin ne peut se faire sans les grands partis...


                                    • Mor Aucon Mor Aucon 23 février 2012 20:32

                                      Peut-être pourrait-on prendre le problème d’une autre manière, c’est-à-dire, augmenter les requis pour la formation d’un parti politique et autoriser d’office toutes les candidatures présentées par les partis politiques légalement constitués.


                                      • Fergus Fergus 23 février 2012 22:42

                                        Bonsoir, Mor Aucon.

                                        Pourquoi pas ? Mais ce serait contraire à l’esprit actuel des lois et nécessiterait par conséquent une réforme, l’accès à la présidentielle, via le système de présentation, étant actuellement libre pour tout citoyen sans qu’il ait à faire état d’une appartenance politique.


                                      • Mor Aucon Mor Aucon 23 février 2012 23:26

                                        Franchement je crois qu’une profonde réforme politique est inévitable. Que ce soit d’abord au niveau européen puis au niveau national ou l’inverse, je ne pense pas que l’on puisse continuer très longtemps tel quel.


                                      • Fergus Fergus 24 février 2012 09:39

                                        Bonjour, Mor Aucon.

                                        Je pense également que l’on va aller, sinon à court terme du moins à moyen terme, vers de profondes mutations.


                                      • Mor Aucon Mor Aucon 24 février 2012 11:58

                                        Bonjour,

                                        Nous sommes donc d’accord. Á mon avis, un des problèmes les plus épineux sera d’essayer de poser à plat les causes et les effets de la situation actuelle, les présenter à la population et organiser un processus démocratique de réforme. La propagande des extrémistes se fait de plus en plus sournoise, que ce soit celle des souverainistes, des totalitaires, des libertariens ou des néolibéraux qui mangent à tous les râteliers du moment qu’on ne cherche pas à réguler le flux du capital. Un des meilleurs exemples pourrait être l’analyse hypocrite que l’on fait de la dérégulation financière soit-disant portée par la gauche européenne et cherchant à faire penser que la droite n’aurait jamais dérégulé. C’est stupide et ne favorise pas la prise de conscience de la situation par la population, qu’elle soit de droite ou de gauche. Cette dérégulation fut le fait d’une société toute entière, charmée par la victoire écrasante du néolibéralisme sonnant la fin de la guerre froide. On peut étendre ce point de vue à l’analyse du problème de la dette en Europe que l’on présente souvent comme un putsch de la finance anglo-saxonne alors que le problème est interne et réside dans les déséquilibres entre les modèles économiques présents dans la zone euro qui, en l’absence de mécanismes de transfert, passent du status d’opportunité de croissance générale dans la zone à celui d’arme de destruction de la première puissance économique mondiale. Il y a énormément d’autres exemples, la liste serait interminable.


                                      • Fergus Fergus 23 février 2012 22:47

                                        Bonsoir, Gars d’Affi.

                                        Les personnalités politiques ont des défauts, et il en est qui sont fort peu recommandables. Mais il en est également qui remplissent correctement leur fonction. On ne peut par conséquent pas amalgamer l’ensemble du personnel. Quelle que soit la période et les systèmes politiques en place, vous devrez donc faire avec des « gorets » qui craignent pour leur « place à l’auge ». Mais des gorets plus ou moins sales... ou propres...


                                      • moebius 23 février 2012 22:01

                                        La solution est simple, pour eviter ce « deni de democratie », passons nous tout simplement de la signatures de nos elus....et pourquoi pas, pendant qu’on y est un peu ici, du recours au suffrage universelle qui constitue un « deni de notre democratie » tout a fait indeniable... (En apparté, au siege d’un parti dont je tairais le nom...) «  Si l’on y reflechie un peu on trouvera sans des doute des tas d’argument qui pourront aller dans ce sens et qui pourront convaincre les 60 % de trisomiques qui constitue l’electorat de voter pour nous et puis s’il ont flairé le piege et nous pose trop de question de question on pourra toujours leur promettre un de ces référendum démocratique »


                                        • Fergus Fergus 23 février 2012 22:49

                                          Bonsoir, Moebius.

                                          OK, mais concrètement quel type de société proposez-vous ?


                                        • Magnon 23 février 2012 22:59

                                          La combine faisait qu’autrefois, le RPR finissait les parrainages, pardon les présentations de Besancenot et le PS celles de JM Le Pen !
                                          Sauf que la lecture de Journaux Officiels n’étaient pas d’usage courant !
                                          Maintenant avec Internet, tout le monde peut accéder de sa chaise à l’ensemble des signatures, il suffit que quelqu’un lève le lièvre pour que tout le monde sache la manœuvre !
                                          Depuis 2002, aucun socialiste ne prendra ce risque, pas plus que les gens de l’UMP !
                                          Maintenant, avec la radicalité, les insultes anti-Sarkozy et le manque absolu d’humour de la fille, aucun UMP tiède, qui autrefois aurait pu rêver d’une disparition de la frontière, ne s’osera plus de l’autre coté de cette frontière !
                                          Enfin, le coup de 3 présentations possibles, ce serait un joli truc pour les manœuvres et les conspirations !
                                          La clarté de la vie politique n’y aurait rein à gagner !


                                          • Fergus Fergus 23 février 2012 23:37

                                            Bonsoir, Magnon.

                                            Si, ce genre de combine est toujours possible, et je ne doute pas un instant que cela se pratique encore. Et cela sans que les grands partis puissent être montrés du doigt. Il leur suffit pour cela d’« actionner », contre promesse de subvention ou autre facilité, les maires sans étiquette qui dépendent d’une communauté de communes qu’ils dirigent. Résultat : les maires qui figurent sur les listes du Conseil constitutionnel officialisées en mars ne portent pas la moindre référence au Ps ou à l’UMP !


                                          • Le péripate Le péripate 23 février 2012 23:38

                                            Quelle imagination  ! C’est beau comme une taxe bien compliquée, avec des tas de papiers.

                                            Ces socialistes sont formidables.


                                            • Fergus Fergus 24 février 2012 08:16

                                              Bonjour, Le Péripate.

                                              C’est au contraire très simple. Et je ne suis encarté dans aucun parti.


                                            • Le péripate Le péripate 24 février 2012 10:31

                                              Ah, très simple... Si vous le dîtes.

                                              Moi j’ai la carte d’un club de fitness. Je ne sais s’il faut en tirer des conclusions.


                                            • Henrique Diaz Henrique Diaz 24 février 2012 00:11

                                              Je trouve que votre proposition revient surtout à donner raison sans le dire très franchement à la demande d’opacifier les actes d’élus du peuple. Vous proposez juste quelque chose d’un peu plus compliqué, histoire de ne pas dire que vous donnez raison aux pleurnicheries de ceux qui n’ont pas assez d’élus pour les soutenir. Or, pour tout démocrate cohérent, si les choix politiques d’un citoyen doivent être protégés par le secret, ceux d’un élu doivent se faire en toute transparence, sans quoi il n’y aurait plus de contrôle des électeurs sur les actions de leurs élus et donc plus de démocratie.


                                              • Fergus Fergus 24 février 2012 08:19

                                                Bonjour, Henrique.

                                                En l’occurrence, ce n’est pas le choix des élus que je souhaite favoriser, mais le choix de la démocratie et de l’esprit républicain sous la forme d’une validation de forme et non de fond.


                                              • Dominique TONIN Dominique TONIN 24 février 2012 07:27

                                                @ l’auteur,

                                                Votre analyse a le mérite d’exister, mais elle ne résout en rien ce problème de parrainages. Vous donnez trois parrainages possibles par élu, vous en mettriez 100, que vous ne changeriez rien au problème ! Pourquoi ? Parce que, d’emblée l’UMPS verrouille au niveau de ses élus -interdiction de donner des parrainages à d’autres mouvements- Ensuite c’est au niveau des communautés de communes de faire pression sur les « petits »maires. Enfin ce sont tous ceux qui refusent d donner un parrainage, à quiconque, de peur d’être catalogué par ses administrés, voire ses conseillers municipaux.
                                                Donc vous ne faites pas avancer le schmilblic.
                                                J’avance l’idée suivante : Ts ceux qui se présentent à l’élection présidentielle doivent avoir un mouvement ou un parti dûment déclaré, un programme écrit, un site internet digne de ce nom, une équipe constituée, un CV et une lettre de motivation. Ttes les candidatures seraient examinées par un collège de 30 personnes dont 10 du public et 20 du privé, analyseront ces candidatures et auditionneront chaque candidat. Un quorum d’une dizaine de candidats seraient retenus à l’issu d’un vote à bulletin secret. 
                                                Avec ce procédé, la pluralité des candidatures, donc d’une représentativité des citoyens, serait préservée au détriment de l’hégémonie actuelle de l’UMPS.
                                                Cela aurait aussi pour effet de limiter les frais inhérents à la chasse aux signatures, 40 000 € au bas mot, sans compter le temps passé. Frais sur le compte des contribuables !
                                                Et c’est un « petit candidat » qui vous parle ! Mais qui n’est pas assez fou pour aller chasser les 500 sésames !

                                                • Emmanuel Aguéra LeManu 24 février 2012 08:55

                                                  « Et c’est un »petit candidat« qui vous parle ! »

                                                  Ca, on avait deviné. Même sans vous lire, d’ailleurs, la photo suffit.


                                                • Fergus Fergus 24 février 2012 09:15

                                                  Bonjour, Dominique.

                                                  Votre proposition a non seulement le « mérite d’exister » mais elle me semble intéressante.

                                                  Encore qu’elle puisse poser des problèmes au niveau de la constitution de de ce « collège » d’examinateurs : Où les recruter ? Sur quelles bases ? Et surtout, ne seraient-ils pas, eux aussi, des sous-marins des grands partis, sachant que l’instauration d’un tel système de sélection passerait forcément par une réforme majoritairement votée par l’UMP et le PS !

                                                  Pour ce qui est du coût de la recherche des signatures, sauf erreur de ma part, il est entièrement à la charge des candidats, à moins qu’ils n’obtiennent le sésame auquel cas ces frais seront intégrés aux frais de campagne etr emboursés dans les conditions légales.

                                                  Pour ce qui est de ma propre proposition, vous avez zappé deux points importants : d’une part, l’abandon total de la notion de « parrainage » que vous reprenez dans votre argumentaire ; d’autre part le caractère obligatoire pour les 42 000 élus concernés de remplir ce devoir citoyen en validant trois candidatures conformes à l’esprit républicain. Avec un tel système, les pressions des grands partis deviendraient quasiment inutiles, de même que les reproches des électeurs envers leur maire.


                                                • Mais dans quel monde vit-on ? 24 février 2012 09:28

                                                  « C’est pourquoi je suggère que l’on mette en place dans l’avenir une « procédure de validation citoyenne ». »

                                                  La validation citoyenne pourrait fort bien être basée sur les dernières élections en date, ou les deux ou trois élections précédentes, toutes confondues, dont les résultats attesteraient de l’existence ou de l’inexistence d’un authentique courant politique.

                                                  Il suffirait alors de déterminer un seuil en pourcentage des voix (5 ou 10 %) et en nombre de départements (20, 30, 40...), pour déterminer quel courant est fondé à présenter un candidat à la présidentielle.

                                                  Réunir 5 % des voix au minimum dans 30 départements, me paraît constituer une garantie, mais je n’ai pas le temps de procéder à des simulations.


                                                  • Fergus Fergus 24 février 2012 09:45

                                                    Bonjour, Quel monde ?

                                                    Oui, à cet énorme détail près que c’est contraire à la Constitution qui permet à tous les citoyens qui le désirent de pouvoir se présenter à un scrutin, ou du moins au processus de candidature.

                                                    D’où la nécessité d’une procédure de sélection, et l’obligation, par principe d’équité, que tous les candidats retenus soient passés par les mêmes filtres.


                                                  • Mais dans quel monde vit-on ? 24 février 2012 10:05

                                                    « Oui, à cet énorme détail près que c’est contraire à la Constitution qui permet à tous les citoyens qui le désirent de pouvoir se présenter à un scrutin, ou du moins au processus de candidature. »

                                                    Et bien, il n’a « qu’à » mettre sur pied la formation politique qui lui permettra de présenter des candidats lors des législatives, des régionales, des cantonales, afin de remplir la condition préliminaire.

                                                    Tenter sa chance en courant après des signatures, ou tenter sa chance en essayant de prouver que l’on existe politiquement parlant, procède du moins qu’on peut attendre d’un candidat à la présidence d’un pays de 60 milliions d’habitants.

                                                    Par ailleurs, une constitution, ça se modifie : « on » a bien ramené le mandat présidentiel à cinq ans.


                                                  • Fergus Fergus 24 février 2012 10:18

                                                    @ Quel Monde ?

                                                    Une constitution, ça se modifie, en effet, mais uniquement dans le sens voulu par les partis dominants, autrement dit par l’UMP et le PS. Et ce n’est malheureusement pas demain qu’ils scieront la branche confortable sur laquelle ils ont assis.

                                                    Bonne journée.


                                                  • chantecler chantecler 24 février 2012 10:12

                                                    On a voulu rendre plus démocratique les élections en permettant aux candidats qui dépassent la barre des 5 % d’être payés par l’argent public sur la base de 8 euros chaque bulletin .
                                                    Je pense que c’est devenu une idiotie .
                                                    Ce n’est pas à l’état de payer une campagne mais aux militants d’un parti .
                                                    Parce que beaucoup de gens se présentent avec des arguments démagos pour simplement toucher le jack pot .
                                                    Il faut évidemment lutter contre les fonds souterrains qui ne sont qu’un système de corruption .
                                                    En ce moment il est question de la campagne de 2005 truquée au point de vue plafonds autorisés qui a été avalisée par le conseil constitutionnel .
                                                    C’est un déni de démocratie qui ne réhausse pas la fonction d’un conseil constitutionnel qui n’a à se prononcer que sur la légalité des actions faites .
                                                    Mais la politique en France et dans beaucoup de pays c’est complétement pourri .
                                                    Il ne s’agit que de fric , de retours sur investissements , etc ....
                                                    Nous sommes loin de la démocratie , de la morale et de l’intérêt général .


                                                    • Fergus Fergus 24 février 2012 10:26

                                                      Bonjour, Chantecler.

                                                      Votre constat est accablant, mais plutôt lucide : tout ou presque en politique est vicié par des questions d’intérêts partisans, y compris parfois dans les décisions du Conseil constitutionnel.

                                                      Cela dit, je considère que, sans être la panacée, le système français de financement des campagnes n’est pas si mauvais car il introduit, en théorie du moins, une certaine transparence. Mais je ne serais pas opposé à l’abandon de cette procédure pour un financement totalement supporté par les partis.


                                                    • Nord 24 février 2012 10:25

                                                      Fergus, 

                                                      Vous avez lancé là un débat de première importance. Votre proposition est intéressante. Malheureusement, sans apporter de solution définitive aux problèmes que pose le système électoral, elle en conserve et en accroit, peut-être, la complexité. Tout le monde y trouvera toujours quelque chose à redire. Rien n’ira jamais et les intérêts privés, individuels seront toujours primés devant ceux de la collectivité, de la nation ( sauf bien évidement pour quelques rares « héros » et/ou « saints laïques »).


                                                      Alors, pourquoi ne pas réinventer et travailler sur l’idée de l’antique gouvernement de l’Agora et plus proche de nous sur celui de la République de Venise, tous deux de brève durée et issus du tirage au sort ? 


                                                      Sans être moins à l’abris d’un médiocre qu’actuellement, nous n’aurions plus globalement, de partis politique, plus de corruption, plus l’intérêt personnel, plus de campagne de communication… plus de mensonge ? et la liste est encore longue…


                                                      Votre réponse m’intéresse. Merci Fergus.


                                                      • Fergus Fergus 24 février 2012 10:50

                                                        Bonjour, Nord.

                                                        Merci pour votre commentaire.

                                                        La démocratie de type Agora est un exemple tentant pour tous ceux qui aspirent à sortir de la logique des partis telle que nous la connaissons. Mais ce qui a fonctionné pour une population restreinte ne peut servir de modèle pour un pays de plusieurs dizaines de millions d’habitants. Tout au plus pourrait-il être implanté au niveau d’une collectivité locale. J’ajoute à cela une dimension qui est trop souvent oubliée : la grande complexité et la grande technicité des textes législatifs de référence, sans aucun rapport avec ce qui existait dans l’Antiquité.

                                                        Même sur le plan local, la démocratie directe disparait au profit du fonctionnement partisan. C’est le cas en Suisse où les « Landsgemeinde » des cantons germaniques ont disparu, excepté en deux ou trois lieux où elles sont désormais réduites à une dimension folklorique.

                                                        En fait, mis à part quelques rares cas de durée limitée, il y a toujours eu des partis politiques, quelle que soit l’appellation que lon a voulu leur donner, autrement dit des groupements d’intérêt ou d’idéologie. Et ce sont eux qui ont fourni les hommes de pouvoir.

                                                        Personnellement, c’est plutôt vers des structures de contrôle que va ma préférence, autrement dit des comités citoyens tirés au sort et chargés de vérifier chaque année la réalité de la mise en oeuvre des promesse électorales. A charge pour ces comités de rédiger, après audition des élus et prise en compte de leurs explications, un compte-rendu destiné à être publié dans la presse au niveau concerné. Cela marche dans certaines collectivités en Allemagne et en Scandinavie. Difficile toutefois d’étendre ce type de procédure au niveau national. la pertinence à ce niveau est plutôt que le président se soumette régulièrement aux questions des parlementaires, sur le modèle britannique.


                                                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 24 février 2012 11:19

                                                        LE PEUPLE FRANÇAIS EST SUR LE POINT DE CHOISIR UN AUTRE DESTIN !

                                                        Hier sur la deuxième chaine de la désinformation française et au cours d’une émission de toutes les complicités médiatico-politiciennes Marine LE PEN avait quand même réussi à s’imposer et à dire des PAROLES que les Français doivent concrétiser en des ACTES s’ils veulent ressusciter leur pays !

                                                        Au deuxième round d’une fausse confrontation qui n’aurait jamais dû opposer une authentique représentante et candidate du peuple à l’élection présidentielle, à un apprenti-sorcier extrême -Gauchiste qui pense que la crédibilité de ses fausses propositions serait proportionnelle au volume des décibels produits dans un faux débat, Marine LE PEN avait pris la résolution qu’aucun autre candidat hypocritement pédant n’aurait le courage de prendre : ELLE AVAIT REFUSE DE TROMPER LES FRANÇAIS PAR EXCÈS DE DÉSINFORMATION !

                                                        Amorçant ce face à face avec mépris et menace, Mélanchon croit intimider la candidate du Front National en essayant de plaire à « l’écoute française » qu’il sait abondante en cette circonstance !

                                                        Ce Gauchiste extrêmement gauche relance l’insolite débat sur l’insolite « égalité homme-femme » que l’insolite intelligence française avait mis en circulation au sein d’une insolite humanité qui aurait dû refuser cette insolite déviation de la part d’une Nation qui se dit celle des « Lumières » ... obscures .. !

                                                        J’avais, pour ma part et loin de tout projet politique mais seulement soucieux de rétablir les vraies valeurs culturelles et humaines, démontré que ce raisonnement sur « l’égalité homme-femme » est contraire au fondement de la vie et de la science ! Les Français qui imposent en plus « l’égalité des choses » cette notion développée par le sorcier Chirac , fossoyeur de la V et ultime république française, veulent-ils admettre la Vérité scientifique ou au contraire persistent-ils dans leur orgueil démesuré à vouloir faire pousser la barbe et à faire développer des biceps à la femme ?

                                                        J’ai plusieurs fois expliqué sur ce site, sur elwatan.com et dans de nombreux forums de discussion que le cerveau humain gère le corps humain qui le contient, par conséquent cet organe sans doute le plus développé et le plus complexe de tout ce qui est vivant ne peut faire l’objet de controverse ni de discussion sur son utilité, sur son rôle et en aucun cas sur son inadéquation...Ce qui serait du point de vue français une erreur de la Nature ! Nous considérons donc naïvement que le cerveau de la femme gère le corps de la femme, et le cerveau de l’homme gère le corps de l’homme, deux cerveaux différents qui gèrent deux corps différents dont on n’a pas besoins d’affirmer qu’ils sont nécessairement complémentaires !

                                                        Le femme a depuis la création rempli son rôle, celui que la Nature lui avait prescrit, cela ne l’a jamais empêchée d’évoluer librement comme avait librement évolué l’homme et si la différence de « traitement politique et social » existe c’est précisément à cause de l’hérésie française qui a fini malheureusement par polluer l’esprit humain au point de lui faire admettre « le statut de la chèvre » appliqué à la moitié de la Création qui est la Femme !

                                                        Je ne veux pas aborder le deuxième fléau inventé par la France et qui a aussi atteint des proportions qui dérangent la conscience humaine : Celui qui fait de la maladie homosexuelle (une déviation qu’il faut soigner) un comportement de fierté nationale et même de prétexte à la lutte pour la liberté (animale) !

                                                         Françaises, Françaises ;

                                                        Saisissez la dernière chance qui vous est offerte en 2012 pour voter utilement et pour redresser votre Nation : La France n’a pas seulement mal agit durant des siècles, elle a aussi apporté beaucoup de valeurs que quelques décennies de rétrécissement intellectuel et de foisonnement d’intrigues politiciennes ont fini malheureusement par dissoudre dans un incroyable socle de médiocrité ! Le pendule Gauche-Droite de la monotonie qui vous hypnotise et vous endort depuis longtemps doit laisser place au véritable mouvement de l’épanouissement national dans le respect des valeurs française et dans le respect des valeurs humaines ! Si nous nous n’existons pas, cela suffit à interdire l’existence française !

                                                        VOTER FRONT NATIONAL EN 2012 et nous seront heureux de coopérer avec la France authentique !

                                                        Mohammed MADJOUR.


                                                        • Fergus Fergus 24 février 2012 13:59

                                                          Bonjour, Mohammed.

                                                          En matière de crédibilité dans la défense des intérêts des classes populaires, désolé de vous dire qu’à mes yeux, il n’y a pas photo entre Mélenchon et Le Pen, le premier surclassant la seconde. Qui plus est, pour regagner le terrain perdu ces dernières semaines du fait de ses carences économiques, elle en revient aux fondamentaux xénophobes du FN et s’affiche avec son père citant Brasillach. C’est la stratégie d’une femme aux abois.


                                                        • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 24 février 2012 13:22


                                                          Il faut passer à une cyber-démocratie, avec des milliers de candidats... sans aucune sencure.


                                                          • Fergus Fergus 24 février 2012 14:02

                                                            Bonjour, Alexis.

                                                            Et avec une cyber fraude à la clé ?

                                                            Ce scénario sera sans doute plausible un jour, d’ici 20 ou 30 ans peut-être, mais certainement pas avant.

                                                            Qui plus est, la société souffre de trop d’individualisme, et cette orientation ne serait pas faite pour améliorer les choses.


                                                          • Nord 24 février 2012 18:05

                                                            Bon, tout est plié. Rien ne changera malgré le ravaudage permanent du pseudo pouvoir du peuple qu’on a pris l’habitude de nommer démocratie. C’est ainsi. Seule la mort de cette société mettra un terme à la mascarade. Mais depuis Epicure nous savons que nous n’avons rien à craindre de la mort. Alors en l’attendant, dansons.

                                                            Votre idée, Fergus, est bonne toute fois… 


                                                            • Dominique TONIN Dominique TONIN 25 février 2012 07:13

                                                              @ l’auteur,

                                                              Je ne vois pas comment vs allez obliger les 42 000 élus à donner OBLIGATOIREMENT 1 à 3 parrainages ! 
                                                              Des obligations, les élus, ils s’en tamponnent ! 
                                                              Pour preuve :
                                                              Ils doivent construire des logements sociaux, ils ne le font pas et préfèrent payer des amendes.
                                                              Ils devraient assister aux assemblées, ils n’y vont pas.
                                                              Ils devraient faire une déclaration de patrimoine, mais ne la font pas.
                                                              Ils devraient être exemplaires, certains sont des voyous en col blanc.
                                                              Les présidents des grands partis auront tjrs la main mise sur les « petits élus », ce sont eux qui pourraient payer les amendes (avec l’argent du peuple de surcroît)
                                                              Et vous voulez les obliger à donner leurs parrainages ? Votre argument ne tiendra pas. lls préféreront payer, là aussi une amende.
                                                              A moins que vous ne prévoyiez de les limoger.....ce serait alors une excellente chose !



                                                              • Fergus Fergus 25 février 2012 11:11

                                                                @ Dominique.

                                                                Vous avez raison, de nombreux élus ne respectent pas leurs obligations. C’est pourquoi je crois qu’il faut non seulement les mettre à l’amende, mais surtout leur faire payer réellement les pénalités auxquelles ils s’exposent. Je suis d’ailleurs partisan d’une augmentation significative du montant de ces pénalités.

                                                                Quant aux pressions des grands partis, elle pourraient effectivement perdurer, mais de manière très atténuée du fait de la dilution des validations. Et la crainte de la réaction des électeurs disparaitrait très largement dans un tel processus de validation car, d’une part il ne s’agirait plus de parrainage, et d’autre part le grand parti pour lesquel ils votent serait validé en même temps qu’un ou deux petits partis reconnus aptes à présenter un candidat pour des motifs républicains.

                                                                Bonne journée.


                                                              • brieli67 26 février 2012 17:50

                                                                c’est d’un irritant de noyer les poissons alors que la société se brûle à l’économie :

                                                                UN : la laïcité - le danger jamais évoqué : les évangélistes

                                                                Débat laïcité Alsace-Moselle France-Culture
                                                                par ici : http://la-feuille-de-chou.fr/archives/29359

                                                                DEUX notre police un APPEL contre la dérive sécuritaire

                                                                http://la-feuille-de-chou.fr/archives/29274#more-29274

                                                                TROIS trop de monde ! Lourdez moi tout cela

                                                                et à l’opposé des conciliabules de Balladur

                                                                RETOUR A UN REGIME PARLEMENTAIRE

                                                                chef du gouvernement élu parmi ses pairs au loin des feux de la presse et des médias. Et le président renvoyé aux cris avec/sans Thèmes. Le scrutin présidentiel universel n’a jamais marché en France et entretient le rêve d’alternance - ah la solution plan bis/e....

                                                                Les hauts-postes en Allemagne sont tous doublés dans le public et en privé . C’est le prix à payer pour des shadow-cabinets.

                                                                Boulot de nos législateurs ? A quand le nettoyage et l’élagage des textes boursoufflés ou non de textes d’applications .... Dans certains pays les budgets sont remis à plat et rediscutés entièrement chaque année . En France non.... et vazy que je te dé/re/coupe une tranche de salami en plus ou en moins. Ou on ne change que le nom.

                                                                Et ce mythique travail sur le terrain........... si seulement ils travallaient main dans la main avec les services du Médiateur de la République.



                                                                • Fergus Fergus 26 février 2012 23:35

                                                                  Bonsoir, Brieli.

                                                                  Comme toi, je suis un farouche partisan du régime parlementaire. Notre système actuel est complètement dévoyé, tantôt sous la forme d’une monarchie plus ou moins autoritaire qui ne dit pas son nom, tantôt sous celle d’un régime bancal en période de cohabitation.

                                                                  Oui à une VIe République avec élections législatives proportionnelles et Premier ministre chef de l’exécutif. Malheureusement il faudra sans doute de graves troubles sociaux pour qu’elle puisse voir le jour, l’intérêt des grands partis étant dans le statu quo.

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