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Accueil du site > Actualités > Société > « C’était mieux avant ! » Vraiment ?

« C’était mieux avant ! » Vraiment ?

« C’était mieux avant ! » Voilà un propos que l’on entend parfois dans la bouche de personnes plus ou moins âgées et inconsciemment nostalgiques du temps de leur jeunesse. Et de fait, sur certains plans, la vie était plus agréable avant. Mais pas dans tous les domaines, loin s’en faut. On peut même affirmer sans risque de se tromper que la vie actuelle offre beaucoup plus de facilités et un plus grand confort qu’il y a un demi-siècle...

Bus RATP boulevard Saint-Michel en 1968 {JPEG}

La nature humaine est ainsi faite qu’elle estompe, voire gomme, de la mémoire les souvenirs les plus pénibles et les désagréments du quotidien de notre vie d’antan. Et quand ce n’est pas le cas, il arrive très souvent que ces souvenirs soient embellis dans une représentation du passé très différente de la réalité vécue. Une représentation en l’occurrence idéalisée pour être conforme à l’image que l’on souhaite inconsciemment garder d’une période depuis longtemps révolue : celle de la jeunesse enfuie.

Dans un article intitulé 1953 vs 2013 : paradoxe des conditions de vie, je faisais, il y a quelques années, le parallèle à distance entre deux familles des classes populaires emblématiques de leur époque et dont, paradoxalement, la mieux dotée au plan matériel – incontestablement celle de 2013 – éprouvait un sentiment de mal-être lié à un climat social dégradé et à des perspectives d’emploi précarisées alors que la moins bien lotie en termes d’habitat, d’équipements et de lois sociétales – celle de 1953 – vivait avec optimisme dans l’espoir d’une amélioration significative de sa qualité de vie. 

1953, ce n’est pas 1968, me direz-vous. Certes ! Et de fait beaucoup de choses ont changé dans notre pays durant les quinze années qui ont séparé ces deux dates. À commencer par le droit enfin donné aux femmes en 1965 de travailler sans l’autorisation de leur mari et d’ouvrir un compte bancaire à leur nom ! Mais il a encore fallu attendre trois ans après 1968 pour que sorte (en 1971) le décret d’application de la Loi Neuwirth autorisant la contraception des femmes, et sept ans pour que soit promulguée (en 1975) la Loi Veil sur l’Interruption volontaire de grossesse (IVG). Quant au viol, ce n’est qu’en 1980 qu’il a été criminalisé par la Justice française.

Pour ce qui est des jeunes, ils restaient placés en 1968 sous la tutelle de leurs parents jusqu’à 21 ans, âge de la majorité civile légale inchangée depuis 1792 ; et ce n’est qu’en 1974 que cette majorité a été abaissée à 18 ans. Des jeunes qui entraient plus tôt ans la vie active : à population égale, quatre fois moins de lycéens accédaient à des études supérieures en 1968. Cerise sur le gâteau, les garçons avaient droit à cette époque à un service militaire obligatoire de 16 mois pendant lequel ils devaient mettre leur carrière professionnelle entre parenthèses pour ceux qui travaillaient, et différer leur entrée dans la vie active pour les étudiants sursitaires.

Et que dire des conditions d’habitat qui prévalaient il y a 50 ans ? En 1968 (données de L’Obs) : 65 % des appartements et des maisons ne disposaient pas du chauffage central ; 53 % ne possédaient ni baignoire ni douche, mais un simple évier ; 50 % n’étaient pas équipés d’un chauffe-eau et n’avaient donc pas d’eau chaude ; 48 % ne disposaient pas de WC privatifs mais de toilettes communes sur le palier ou à l’extérieur de la maison ; 31 % des logements étaient surpeuplés ; 9 % des habitations étaient même privées d’eau courante ! 

Deux chaînes de télévision sous étroite surveillance

Bien entendu, l’on était encore très loin de pouvoir disposer d’un ordinateur personnel, d’une tablette numérique et de toutes les applications qui ont été mises à la disposition des consommateurs à partir des années 80 et 90. Le téléphone, évidemment fixe, était lui-même un luxe : 85 % des foyers n’en disposaient pas, et il n’était pas rare de faire la queue dans les bureaux de poste ou devant les cabines publiques pour passer les coups de fil, en général réduits aux plus urgents. Côté télévision, le petit écran avait réussi sa percée en étant présent dans 62 % des foyers dont les membres pouvaient suivre les programmes des deux chaînes de l’ORTF, très étroitement noyautées en matière d’information par le pouvoir gaulliste ; mais seule une infime poignée de téléspectateurs bénéficiait d’un téléviseur en couleurs.

Quant à la voiture, son usage se démocratisait, mais lentement, au point qu’en 1968, le parc automobile français comptait 7 millions de véhicules pour une population de 50 millions d’habitants contre 39 millions de nos jours pour une population de 67 millions d’habitants. Qui plus est, le réseau routier comptait encore à cette époque de nombreuses routes de haute-montagne et de campagne non bitumées. Quant aux autoroutes, elles ne totalisaient en France que 980 km contre environ 12 000 km actuellement ! Ajoutons à cela que l’on dénombrait à cette époque quatre fois plus de morts (près de 14 000) sur les routes contre moins de 4 000 de nos jours !

Dans le domaine ferroviaire, beaucoup de choses ont également changé à partir des années 80 avec la création du réseau TGV qui a considérablement « rapproché » les villes, il est vrai au détriment de la qualité des infrastructures du réseau régional. Quant au transport aérien, il s’est progressivement étoffé de très nombreuses dessertes court, moyen et long courrier et a connu une évolution exponentielle de sa clientèle dans notre pays, sans commune mesure avec les données de 1968, époque où ce mode de transport était réservé à une frange privilégiée de la population. Rappelons en passant que les Français n’avaient droit en 1968 qu’à trois semaines de congés payés.

Sur le plan de la santé, le SIDA n’avait pas encore fait son apparition en 1968. Mais nombre de maladies – à commencer par le redoutable cancer – n’étaient pas aussi bien soignées, ce qui entraînait une mortalité plus importante dans la population. Entre les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies, l’amélioration significative de l’hygiène de vie, et les mesures législatives édictées contre les rejets industriels polluants, l’espérance de vie a considérablement progressé en France, passant de 71 ans en 1968 (hommes et femmes confondus) à 83 ans en 2017 !

On le voit, la vie s’est incontestablement améliorée sur de nombreux plans, notamment en matière d’équipements ménagers, de matériel informatique, de transport individuel et de confort de l’habitat. Et pourtant, le mal-être est sans doute plus grand en 2018 qu’en 1968 dans la population française. La raison ? Peut-être qu’en 1968, dans une société beaucoup plus cloisonnée en termes de classes sociales, l’on acceptait plus facilement un « destin » modeste qu’en 2018 où, sans cesse confrontés dans les divers médias à des flots d’images de vie facile, de destinations de rêve, de propriétés luxueuses, l’on conçoit une frustration plus ou moins consciente que le taux de chômage récurrent, la précarisation de l’emploi et le mépris des élites ne font que renforcer ?

À chacun d’apporter la réponse à cette question et de dire si, réflexion faite, « c’était mieux avant ! ». Ou pas...


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343 réactions à cet article    


  • arthes arthes 4 mai 08:31

    Bonjour Fergus ;- :)


    Pour continuer votre inventaire : La nature était moins dégradée, mais il n’y avait pas autant de prise de conscience de l’importance de notre environnement..
    Etc...

    Donc, il faut surtout aspirer et faire en sorte à ce que « ce sera mieux, après. »






    • Fergus Fergus 4 mai 08:58

      Bonjour, arthes

      Croisons les doigts, mais je ne suis pas très optimiste, eu égard à la collusion persistante entre les gouvernements politiques libéraux des grandes nations et les multinationales polluantes dont le cynisme n’est plus à démontrer, hélas !


    • zygzornifle zygzornifle 4 mai 09:31

      @arthes


      En 1969 on était 3,5 milliards je crois , maintenant 7,5 et bientôt 10 , comment voulez vous que toute cette bidoche se porte bien et ne dégrade pas la planète , faut pas rêver on est cuits ....

    • nemuyoake nemuyoake 4 mai 12:26

      @Fergus
      Je pense que si les gens disent « c’était mieux avant », c’est à cause de toute cette violence, délinquance etc. qu’on perçoit/vit au quotidien en France, pas pour des raisons écologiques ou autres que vous décrivez dans votre article.

      Cette violence permanente de la société française m’était devenu si pesante que j’ai dû m’expatrier pour enfin pouvoir vivre en paix. De plus, j’avais l’impression que la France n’était plus unie, chacun ne pensant qu’à lui, ses droits, ses besoins, ses envies et rien d’autre.


    • Fergus Fergus 4 mai 13:02

      Bonjour, nemuyoake

      En réalité, beaucoup de gens qui disent « C’était mieux avant » n’ont été confrontés à aucune violence dans leur environnement urbain et a fortiori rural. Qui plus est, la violence a existé également dans le passé, entre les bandes loubards de quartier - les « blousons noirs » - et les nationalistes qui se livraient à des « ratonnades ».

      Mais le fait est que le climat de violence a augmenté, non seulement dans les actions physiques mais également en paroles, et les replis communautaires ne font qu’exacerber cette dangereuse tendance.

      D’accord avec vous dénoncer l’individualisme assumé qui est malheureusement devenu l’une des caractéristiques majeures de notre temps.


    • Christ Roi Christ Roi 4 mai 13:14

      Article crétinissime d’une autruche qui refuse de voir le réel. Les animaux disparaissent, les vers de terre disparaissent, les insectes disparaissent, les abeilles disparaissent mais TOUT VA TRES BIEN, MADAME LA MARQUISE ! smiley


    • Blé 4 mai 13:29

      @Christ Roi

      Et surtout l’auteur de l’article ignore qu’une famille de 7 personnes (parents et 5 enfants) partaient en vacances chaque année durant un mois grâce au bons de réduction du train, le prix d’une location était tout à fait abordable et le prix de la nourriture était à peu près partout le même. Je précise qu’il n’y avait qu’un seul salaire d’un ouvrier qualifié. Nous vivions dans une H L M à Paris et nous n’étions pas les seuls à partir en vacances. Qu’en est-il aujourd’hui ?

      Je veux bien croire qu’aujourd’hui c’est mieux qu’hier pour une minorité, mais considérer les français (des riens) comme le fait Macron et ses sbires, je doute fort que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.


    • hunter hunter 4 mai 15:01

      @Christ Roi
       Ah ben oui, y’a la 4G !!!

       smiley)

      Les ravis de la crèche « so politically correct » ( https://www.youtube.com/watch?v=iERLyAxddVE ) à la Fergus, vous vanteront toujours les avantages de notre grande époque : diversité, vivre-ensemble, la beauté de Najat Belkacem ( ah avouez Fergus qu’eele vous excite bien hein, la p’tite Belkacem......fantasme de la beurette c’est ça.. ? Hou pas bien, pas politiquement correct du tout), bref tout cet enrichissement culturel, les beaux migrants islamiques, émerveillez-vous enfin, c’est un ordre de ceux pour lesquels bosse Fergus, et qu’il représente....

      Si vous n’obtempérez pas, allez hop...Facho , Réac, Antisémitte, Islamophobe...vite un camp de travail et des Kapos !
      Avec sur la grille d’entrée : « Droits de l’homme Macht Frei » !

       smiley

      Adishatz

      H/


    • arthes arthes 4 mai 15:43

      @zygzornifle
      @Fergus


      Je veux dire que le « C était mieux avant » ...Mais avant quoi ?
      Nous sommes dans un cycle de vieillissement , de decadence, et ce que nous vivons provient de tout ce qui s est passe « avant » alors pour comprendre ce qui nous arrive demain faut pas juste regarder 40 ans en arrière mais 100 ou 1000 ou 10 000, comment notre cheminement s inscrit dans l histoire de l humanité à l échelle de la planète, qui vieillit elle aussi et qui perd ses forces vitales.

      Le après c est lorsque notre cycle aura finit sa course dans le mur.
      Ça peut encore durer un moment.
      Qu’ aurons nous encore perdu pour gagner quoi ?






    • Fergus Fergus 4 mai 17:03

      Bonjour, Christ Roi

      Le « crétin » vous fait humblement remarquer qu’il ne prend pas position et laisse à chacun le soin d’affirmer si oui ou non, « c’était mieux avant » !

      Les problèmes écologiques et environnementaux font évidemment penser que oui, c’était mieux avant. Et de fait ça l’était sur ce plan, indiscutablement, je suis entièrement d’accord avec vous.

      Mais peut-on dire la même chose de tout ce qui constitue notre vie ?


    • Fergus Fergus 4 mai 17:07

      Bonjour, Blé

      Je n’ignore rien de tout cela, mais mon objet n’était pas de dresser un tableau exhaustif, il était de donner la parole à chacun pour précisément comparer les deux époques selon ses propres critères.

      Entièrement d’accord avec votre dernier paragraphe !


    • Fergus Fergus 4 mai 17:10

      @ arthes

      Lorsque une personne dit « c’était mieux avant », c’est à l’échelle de son existence qu’elle s’exprime, pas pour faire une comparaison avec les conditions de vie des siècles passés.


    • arthes arthes 4 mai 18:03

      @Fergus

      J’ai bien compris dans le sens votre billet, j’émets juste l’idée que l’on peut pousser la réflexion plus loin et ne pas regarder juste le bout de son nez en tournant dans un bocal comme un poisson rouge, cela concerne l’échelle de sa propre existence, mais sur un autre plan.





    • mmbbb 4 mai 19:19

      @Fergus je déteste ce poncif Tout le monde pollue a quelque niveau que se soit A Lyon en ete le bord du Rhone est une poubelle, le fleuve charrie les bouteilles de plastique lorsque celui ci est en crue Les plages idem etc Allez dans les forets idem La ou c ’etait vraiment mieux avant ( c est le pere de mon amis qui le racontait ) ; est que les paysages etaient encore vierge , la nature pas betonner et que vous pouviez descendre a vélo de St Etienne sur la cote et decouvrir une nature idyllique ou les poissons et la faune etaient abondante Il n etait pas necessaire de faire des milliers de KM .


    • Fergus Fergus 4 mai 19:46

      Bonsoir, mmbbb

      Pour ce qui est des paysages, vous avez mille fois raison, « c’était mieux avant ». Pour ce qui est des villes, c’est le contraire, c’est incontestablement mieux maintenant.

      Quant à la pollution des espaces par les déchets, là aussi « c’était mieux avant » ; encore que, faute de déchetteries, il existait en France de nombreux dépotoirs sauvages qui ont largement disparu. Comme quoi, il n’est pas simple de se positionner.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 mai 20:20

      @Fergus
      C’est Mai 68 qui a servi à booster la consommation en faisant sauter les interdits. C’est devenu le règne du « moi » , du désir à assouvir dans tous les domaines.
      Mai 68 a servi à faire partir de Gaulle, mais aussi à faire exploser les profits de la grande distribution ! « Il est interdit d’interdire », est une imposture récupérée par le marketing.

      " s’être présenté comme l’ennemi de la société de consommation, alors qu’il anéantissait tout ce qui freinait le triomphe de celle-ci.

      L’esprit de 68 a vomi tout ce qui n’était pas le caprice individuel (d’où le célèbre slogan : « il est interdit d’interdire »). Il ouvrait ainsi la voie au matérialisme mercantile. Celui-ci allait se substituer à tout, en installant :

      1. le caprice individuel comme ressort du marketing.
      2. le marketing comme seul lien du vivre-ensemble...

      "Ainsi les slogans de 68 furent récupérés en bloc par le marketing, et ce fut la naissance de la sous-culture des années 1980-2000 : plus besoin de chercher le sens de la vie, il suffisait d’être « soi-même », de « penser avec son corps », de se contenter d’exister, de « bouger » – et finalement, d’acheter. Le marketing ne demandait rien de mieux aux consommateurs : ne plus se poser de questions, devenir dociles et ductiles.(...)


    • Fergus Fergus 4 mai 20:30

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      Le sujet de l’article n’est pas Mai 68. Il ne manquera pas d’articles sur ce thème.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 mai 20:32

      @arthes
      Les impressions sont une chose, les souvenirs aussi. Mais les chiffres des fondamentaux économiques sont là, l’économie française se portait bien mieux il y a 40 ans, avant le Traité de Maastricht !
      « C’était comment il y a 40 ans ? »


      La France, en plus de son modèle social redistributif (remis en question aujourd’hui), avait une industrie importante et variée, une agriculture prospère, et vivait le début du tourisme de masse grâce aux congés payés acquis en 1936.

    • velosolex velosolex 4 mai 22:58

      @Fergus
      La question des comparaisons entre hier et aujourd’hui. Lire « le monde d’hier », de Zweig.

       Lui aussi était un peu nostalgique de l’Allemagne d’avant les nazis. 

    • Christ Roi Christ Roi 4 mai 23:17

      @Fergus
      Retournez votre affirmation par une question : qu’est-ce qui est mieux maintenant qu’avant ?


    • Fergus Fergus 4 mai 23:23

      @ Christ Roi

      Facile : l’habitat plus confortable et mieux équipé ; l’aspect des villes devenues pimpantes là où elles disparaissaient sous la crasse ; les conditions de traitement des maladies, de soins dentaires et d’hospitalisation ; la sécurité routière avec des routes en meilleur état et des véhicules plus fiables ; la rapidité des dessertes en train ; l’offre élargie du transport aérien ; etc.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 mai 06:35

      @Fergus
      Votre sujet : « C’était mieux avant ? » Mais avant quoi ?

      Entre la Libération et maintenant, il y a eu 2 étapes marquantes :
      Mai 68 et l’explosion de la consommation à partir des années 60- 70.
      Et le Traité de Maastricht en 1992 avec l’UE, l’euro et l’ OTAN.

      Si l’Histoire ne vous intéresse pas, elle vous concerne quand même.


      Comme l’explique John Pilger, il y a 40 ans, au moins dans les pays occidentaux, des campagnes de propagande ont remplacé la politique par l’individualisme.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 mai 06:46

      @Fergus
      Prenez donc des photos de notre mode de vie actuel, car avec les réformes de Macron, ça va bientôt ressembler à Los Angeles !


    • velosolex velosolex 5 mai 10:16

      @Fergus
      Toutefois, chaque élément de votre réponse soulève un problème d’exploitation, un asservissement et un problème annoncé

      Voiture plus fiable sur réseau routier plus sûr : C’est vrai, mais la voiture est devenu totalement indispensable, autant pour aller au travail, qui pour s’en sortir dans un « désert médical ». Et même les dentistes sont devenus très rares. La qualité de leur prestation est sans doute meillleure, mais faut il encore obtenir un rdv. Ne parlons pas de l’hôpital que je connais bien. Moins de lits, moins de centres. Une qualité des soins discutables. Si le cancer est mieux soigné, son extension semble sans limites, et nous ramène à la détérioration de l’eco système, de celle de l’alimentation, bourrée de pesticides....
      Le transport aérien banalisé a amené lui aussi de nombreux problèmes, mettant en relation accélérée de façon massive des gens qui n’avaient rien à voir les uns avec les autres, banalisant le monde d’une telle façon qu’il faut faire l’apologie du « voyage dans sa chambre », vieux livre de xavier le maistre. Reisr, avait déjà résumé tout cela dans « on vit une époque formidable »

    • Fergus Fergus 5 mai 18:11

      Bonjour, velosolex

      « la voiture est devenu totalement indispensable »

      C’est vrai dans les campagnes, cela l’est de moins en moins dans les villes, eu égard au développement de l’offre de transport collectif.

      Pour ce qui est de l’insuffisance de l’offre médicale en de nombreux lieux, c’est parfaitement exact. Pas de problème de dentiste dans ma ville, mais les médecins généralistes ne prennent plus de nouveaux clients. Quant aux ophtalmologistes, il faut compter 8 mois d’attente pour un RV ! Il y a manifestement un problème d’inadéquation de l’offre à la demande dans notre pays.

      L’augmentation massive des échanges aériens pose en effet de nombreux problèmes et contribue à gommer les différences de culture en uniformisant une offre commerciale qui ne diffère plus guère d’une métropole à l’autre, quel que soit le continent. Mais comment limiter l’appétit de découverte sans imposer une sélection forcément profitable aux seules élites ?


    • Onecinikiou 5 mai 19:28

      @Fergus


      Comment est-il humainement possible que vous, comme l’ensemble des intervenants visiblement, êtes capable de rater l’éléphant au milieu du couloir ?! 

      En 50 ans, le pays a vu sa population radicalement changer, comme jamais dans son histoire depuis sa fondation il y a quinze siècle : 12 millions au minimum (chiffres Insee) d’individus, incluant les étrangers, les immigrés naturalisés et leurs descendants qui ont bénéficié de son acquisition automatique, ont peuplé ce pays, et dont l’essentiel aujourd’hui est d’origine extra-euroépenne, principalement maghrébine et noire-africaine.

      Pire : 40% des naissances pour la seule métropole font apparaitre qu’elles sont également d’origine extra-européenne. Dit autrement : dans moins de 50 ans, une majorité de la population de ce pays ne sera plus plus d’origine européenne, et encore moins française ! 

      Et ce n’est pas une opinion, mais un fait scientifique indubitable :



      «  Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » - Arthur Schopenhauer

    • gaston gaston 5 mai 19:32

      @Christ Roi
      ALLER juste un ......la médecine peu être ? sinon je ne vois pas pourquoi l’espérance de vie augmenterait autant depuis cette époque ....y avait moins de cancer ??? ha ben oui , y avait pas le temps de l’avoir ! 


    • Fergus Fergus 5 mai 22:05

      Bonsoir, Onecinikiou

      Amusant comme commentaire car si la population française est restée relativement homogène durant des siècles, elle a auparavant fait l’objet de multiples brassages ethniques qui nous ont fait ce que nous sommes !

      Le problème n’est d’ailleurs pas dans le nombre des immigrés mais dans l’absence de réelle politique d’intégration par des mesures facilitant la mixité tant sociale qu’ethnique.


    • Onecinikiou 5 mai 22:21

      @Fergus


      Selon vous la France serait encore la France avec une population majoritairement non européenne ? Répondez le plus honnêtement possible, en vous regardant dans un miroir au besoin. 

      En attendant de lire votre réponse avec une impatience non-dissimulée, je vous joins l’opinion d’un illustre Français, infiniment plus visionnaire et lucide que vous et les vôtres semblables aveugles aux réalités ne le serez jamais :

      « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

      Charles de Gaulle, propos rapportés par Alain Peyrefitte, 5 mars 1959.


    • Pakounta 6 mai 01:49

      @Onecinikiou
      Merci de ce com. J’avais écrit exactement la même chose dans l’après-midi, avec plus de rage et sans doute moins d’élégance mais sans aucun propos susceptible de tomber sous le coup de la loi. J’étais sidéré que ni l’auteur ni les commentateurs ne notent, pour comparer maintenant et avant, l’importance capitale, énorme, de l’immigration.
      Je sais pas qui m’a trouvé excessif, qui m’a « signalé », qui a décidé d’enlever mon com. C’est dommage. On ne peut pas parler de l’état « actuel » du pays sans mentionner l’immigration, le remplacement de population.


    • Onecinikiou 6 mai 03:10

      @Pakounta


      La dissonance cognitive - le déni - est générale, c’est bien pour cela que le remplacement de population s’opère dans un silence assourdissant, et la sidération des mêmes. 

      Outre la pulsion de mort qui a saisi une bonne part de nos concitoyens, trop heureux de disparaitre (car trop culpabilisés) pour laisser la place à l’Autre, à l’Etranger, quitte à dilapider l’héritage légué par leurs ancêtres aux prix d’immenses efforts et sacrifices. J’ai tellement honte pour eux.

    • Fergus Fergus 6 mai 08:29

      @ Pakounta

      Soyez assuré que je ne suis pour rien dans la disparition de votre commentaire.

      Bonne journée.


    • OuRo 6 mai 12:54

      @zygzornifle
      Ne soyez pas fataliste...

      Tout est encore possible !

      Il reste encore beaucoup de chose à découvrir pour l’humanité.




    • OuRo 6 mai 13:14

      @Onecinikiou
      Comment BFMTV traiterait le commentaire de Charles s’il était formulé aujourd’hui ? L’immigration est un sujet tabou car les médias l’ont rendu tabou. Ils ont glissé dans l’esprit des français que les individus s’inquiétant des conséquences d’une immigration massive et incontrôlée sont par définition des racistes extrémistes. Alors que s’inquiéter des conséquences d’une immigration massive et incontrôlée, c’est simplement du bon sens !


      Les médias comme nouvelle religion...voilà un des plus gros problèmes de notre époque.
      Soyons optimistes : la police de la pensée est très bien installée mais rien ne dit qu’elle survivra encore longtemps...



    • Onecinikiou 6 mai 14:58

      @OuRo


      Vous vous trompez : ce ne sont pas les médias (qui n’ont fait qu’embrayer et joué le rôle de courroie de distribution) qui ont rendu tabou le sujet central, vital pour une nation et un peuple, qu’est l’immigration, mais une coalition d’intérêts : grand patronat par intérêt financier en modifiant le rapport de force capital-travail, talmudistes par ressentiment anti-goys et vision géopolitique, gauchistes politiques/culturels/académiques par ethno-masochisme et pulsion de mort. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 mai 19:00

      @Onecinikiou
      Il existe d’autres raisons, mais qui n’intéressent pas le FN, sinon le FN serait pour le Frexit. C’est la fin des Etats Nations et des frontières.
      « Soros utilise les migrants comme une arme pour diviser l’ Europe. »

      « Notre plan en revanche considère que la protection des réfugiés est le but, et les frontières des pays sont l’obstacle. » (...) » Soros et MacCain veulent faire porter le chapeau au président russe, pour ce qu’ils ont précisément eux-mêmes planifié de manière ciblée et mis en pratique sans aucun scrupule, à savoir la dissolution des identités nationales et des frontières ainsi que l’affaiblissement et la déstabilisation totale de l’Europe au moyen des immenses flux de réfugiés. L’Europe aussi doit sombrer dans la destruction et le chaos et appeler au secours un nouvel ordre mondial etc


    • Onecinikiou 6 mai 23:05

      @Fifi Brind_acier


      Soros c’est une synthèse si j’ose dire des trois facteurs que j’ai énoncés. Une synthèse à la Audiard...

    • Clark Kent Clark Kent 4 mai 08:34

      Les indicateurs ne valent que pour une moyenne, c’est-à-dire des gens qui n’existent pas.


      L’envie de vivre et le plaisir ne se mesurent pas avec des outils quantitatifs.

      De même que l’évolution de l’amélioration de l’espérance de vie pour une population ne signifie pas que tout le monde meure au même âge, l’élévation du niveau de vie ne signifie pas qu’il n’y a plus de pauvres.

      Mais ce n’est pas le pire dans ce genre de tentative d’évaluation : la misère est ressentie aussi durement par les intéressés, quel que soit l’nevironnement économique : misère sexuelle, pièges de la drogue, déchirements familiaux, harcèlements rackets et narcissisme pervers peuvent transformer rapidement le paradis consumériste en enfer.

      La famine et la mortalité infantile sont les arbres qui cachent la forêt.




      • Fergus Fergus 4 mai 09:09

        Bonjour, Clark Kent

        Vous avez de relativiser les indicateurs qui recouvrent effectivement des réalités très contrastées. Mais le fait est que, si les Français étaient plutôt bien dans leur peau dans les années 60 malgré la rudesse de leur conditions de vie, les citadins vivaient incontestablement dans un environnement urbain beaucoup plus précaire qu’aujourd’hui, et notamment dans des immeubles vétustes et insalubres dont beaucoup ont été détruits depuis cette époque.


      • vesjem vesjem 5 mai 15:11

        @Fergus
        l’évolution et le progrès, qui auraient pu et dû être adaptés aux désirs des citoyens, se sont chargés de lourdes scories inutiles et néfastes (qu’on aurait pu neutraliser au moment de leur création) ;
        au lieu de cela, on a laissé peut-être sciemment proliférer (voir créer contre notre gré) d’innombrables nuisances qui engendrent pour une évolution donnée, 80¨% de mécontentement, voire un rejet total de la supposée évolution ;
        on ne peut donc répondre de façon binaire à la question que tu poses ; et une étude sérieuse auprès de l’ensemble des citoyens-utilisateurs, montrerait qu’il faut élaguer ces 80% d’inutilités nuisibles, et même parfois supprimer carrément un pseudo-progrès ;
        je rêvais tout haut...

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