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Accueil du site > Actualités > Société > « C’était mieux avant ! » Vraiment ?

« C’était mieux avant ! » Vraiment ?

« C’était mieux avant ! » Voilà un propos que l’on entend parfois dans la bouche de personnes plus ou moins âgées et inconsciemment nostalgiques du temps de leur jeunesse. Et de fait, sur certains plans, la vie était plus agréable avant. Mais pas dans tous les domaines, loin s’en faut. On peut même affirmer sans risque de se tromper que la vie actuelle offre beaucoup plus de facilités et un plus grand confort qu’il y a un demi-siècle...

Bus RATP boulevard Saint-Michel en 1968 {JPEG}

La nature humaine est ainsi faite qu’elle estompe, voire gomme, de la mémoire les souvenirs les plus pénibles et les désagréments du quotidien de notre vie d’antan. Et quand ce n’est pas le cas, il arrive très souvent que ces souvenirs soient embellis dans une représentation du passé très différente de la réalité vécue. Une représentation en l’occurrence idéalisée pour être conforme à l’image que l’on souhaite inconsciemment garder d’une période depuis longtemps révolue : celle de la jeunesse enfuie.

Dans un article intitulé 1953 vs 2013 : paradoxe des conditions de vie, je faisais, il y a quelques années, le parallèle à distance entre deux familles des classes populaires emblématiques de leur époque et dont, paradoxalement, la mieux dotée au plan matériel – incontestablement celle de 2013 – éprouvait un sentiment de mal-être lié à un climat social dégradé et à des perspectives d’emploi précarisées alors que la moins bien lotie en termes d’habitat, d’équipements et de lois sociétales – celle de 1953 – vivait avec optimisme dans l’espoir d’une amélioration significative de sa qualité de vie. 

1953, ce n’est pas 1968, me direz-vous. Certes ! Et de fait beaucoup de choses ont changé dans notre pays durant les quinze années qui ont séparé ces deux dates. À commencer par le droit enfin donné aux femmes en 1965 de travailler sans l’autorisation de leur mari et d’ouvrir un compte bancaire à leur nom ! Mais il a encore fallu attendre trois ans après 1968 pour que sorte (en 1971) le décret d’application de la Loi Neuwirth autorisant la contraception des femmes, et sept ans pour que soit promulguée (en 1975) la Loi Veil sur l’Interruption volontaire de grossesse (IVG). Quant au viol, ce n’est qu’en 1980 qu’il a été criminalisé par la Justice française.

Pour ce qui est des jeunes, ils restaient placés en 1968 sous la tutelle de leurs parents jusqu’à 21 ans, âge de la majorité civile légale inchangée depuis 1792 ; et ce n’est qu’en 1974 que cette majorité a été abaissée à 18 ans. Des jeunes qui entraient plus tôt ans la vie active : à population égale, quatre fois moins de lycéens accédaient à des études supérieures en 1968. Cerise sur le gâteau, les garçons avaient droit à cette époque à un service militaire obligatoire de 16 mois pendant lequel ils devaient mettre leur carrière professionnelle entre parenthèses pour ceux qui travaillaient, et différer leur entrée dans la vie active pour les étudiants sursitaires.

Et que dire des conditions d’habitat qui prévalaient il y a 50 ans ? En 1968 (données de L’Obs) : 65 % des appartements et des maisons ne disposaient pas du chauffage central ; 53 % ne possédaient ni baignoire ni douche, mais un simple évier ; 50 % n’étaient pas équipés d’un chauffe-eau et n’avaient donc pas d’eau chaude ; 48 % ne disposaient pas de WC privatifs mais de toilettes communes sur le palier ou à l’extérieur de la maison ; 31 % des logements étaient surpeuplés ; 9 % des habitations étaient même privées d’eau courante ! 

Deux chaînes de télévision sous étroite surveillance

Bien entendu, l’on était encore très loin de pouvoir disposer d’un ordinateur personnel, d’une tablette numérique et de toutes les applications qui ont été mises à la disposition des consommateurs à partir des années 80 et 90. Le téléphone, évidemment fixe, était lui-même un luxe : 85 % des foyers n’en disposaient pas, et il n’était pas rare de faire la queue dans les bureaux de poste ou devant les cabines publiques pour passer les coups de fil, en général réduits aux plus urgents. Côté télévision, le petit écran avait réussi sa percée en étant présent dans 62 % des foyers dont les membres pouvaient suivre les programmes des deux chaînes de l’ORTF, très étroitement noyautées en matière d’information par le pouvoir gaulliste ; mais seule une infime poignée de téléspectateurs bénéficiait d’un téléviseur en couleurs.

Quant à la voiture, son usage se démocratisait, mais lentement, au point qu’en 1968, le parc automobile français comptait 7 millions de véhicules pour une population de 50 millions d’habitants contre 39 millions de nos jours pour une population de 67 millions d’habitants. Qui plus est, le réseau routier comptait encore à cette époque de nombreuses routes de haute-montagne et de campagne non bitumées. Quant aux autoroutes, elles ne totalisaient en France que 980 km contre environ 12 000 km actuellement ! Ajoutons à cela que l’on dénombrait à cette époque quatre fois plus de morts (près de 14 000) sur les routes contre moins de 4 000 de nos jours !

Dans le domaine ferroviaire, beaucoup de choses ont également changé à partir des années 80 avec la création du réseau TGV qui a considérablement « rapproché » les villes, il est vrai au détriment de la qualité des infrastructures du réseau régional. Quant au transport aérien, il s’est progressivement étoffé de très nombreuses dessertes court, moyen et long courrier et a connu une évolution exponentielle de sa clientèle dans notre pays, sans commune mesure avec les données de 1968, époque où ce mode de transport était réservé à une frange privilégiée de la population. Rappelons en passant que les Français n’avaient droit en 1968 qu’à trois semaines de congés payés.

Sur le plan de la santé, le SIDA n’avait pas encore fait son apparition en 1968. Mais nombre de maladies – à commencer par le redoutable cancer – n’étaient pas aussi bien soignées, ce qui entraînait une mortalité plus importante dans la population. Entre les progrès réalisés dans la lutte contre les maladies, l’amélioration significative de l’hygiène de vie, et les mesures législatives édictées contre les rejets industriels polluants, l’espérance de vie a considérablement progressé en France, passant de 71 ans en 1968 (hommes et femmes confondus) à 83 ans en 2017 !

On le voit, la vie s’est incontestablement améliorée sur de nombreux plans, notamment en matière d’équipements ménagers, de matériel informatique, de transport individuel et de confort de l’habitat. Et pourtant, le mal-être est sans doute plus grand en 2018 qu’en 1968 dans la population française. La raison ? Peut-être qu’en 1968, dans une société beaucoup plus cloisonnée en termes de classes sociales, l’on acceptait plus facilement un « destin » modeste qu’en 2018 où, sans cesse confrontés dans les divers médias à des flots d’images de vie facile, de destinations de rêve, de propriétés luxueuses, l’on conçoit une frustration plus ou moins consciente que le taux de chômage récurrent, la précarisation de l’emploi et le mépris des élites ne font que renforcer ?

À chacun d’apporter la réponse à cette question et de dire si, réflexion faite, « c’était mieux avant ! ». Ou pas...


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237 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Clark Kent 4 mai 2018 08:34

    Les indicateurs ne valent que pour une moyenne, c’est-à-dire des gens qui n’existent pas.


    L’envie de vivre et le plaisir ne se mesurent pas avec des outils quantitatifs.

    De même que l’évolution de l’amélioration de l’espérance de vie pour une population ne signifie pas que tout le monde meure au même âge, l’élévation du niveau de vie ne signifie pas qu’il n’y a plus de pauvres.

    Mais ce n’est pas le pire dans ce genre de tentative d’évaluation : la misère est ressentie aussi durement par les intéressés, quel que soit l’nevironnement économique : misère sexuelle, pièges de la drogue, déchirements familiaux, harcèlements rackets et narcissisme pervers peuvent transformer rapidement le paradis consumériste en enfer.

    La famine et la mortalité infantile sont les arbres qui cachent la forêt.




    • Fergus Fergus 4 mai 2018 09:09

      Bonjour, Clark Kent

      Vous avez de relativiser les indicateurs qui recouvrent effectivement des réalités très contrastées. Mais le fait est que, si les Français étaient plutôt bien dans leur peau dans les années 60 malgré la rudesse de leur conditions de vie, les citadins vivaient incontestablement dans un environnement urbain beaucoup plus précaire qu’aujourd’hui, et notamment dans des immeubles vétustes et insalubres dont beaucoup ont été détruits depuis cette époque.


    • vesjem vesjem 5 mai 2018 15:11

      @Fergus
      l’évolution et le progrès, qui auraient pu et dû être adaptés aux désirs des citoyens, se sont chargés de lourdes scories inutiles et néfastes (qu’on aurait pu neutraliser au moment de leur création) ;
      au lieu de cela, on a laissé peut-être sciemment proliférer (voir créer contre notre gré) d’innombrables nuisances qui engendrent pour une évolution donnée, 80¨% de mécontentement, voire un rejet total de la supposée évolution ;
      on ne peut donc répondre de façon binaire à la question que tu poses ; et une étude sérieuse auprès de l’ensemble des citoyens-utilisateurs, montrerait qu’il faut élaguer ces 80% d’inutilités nuisibles, et même parfois supprimer carrément un pseudo-progrès ;
      je rêvais tout haut...


    • Fergus Fergus 5 mai 2018 17:45

      Bonjour, vesjem

      « on ne peut donc répondre de façon binaire à la question que tu poses » 

      Nous sommes d’accord !

      Pour ce qui est des « inutilités nuisibles », impossible d’établir un consensus, chacun ayant une vision différente de la société en fonction du mode de vie qu’il a choisi.


    • Xenozoid 5 mai 2018 22:22

      @Aita Pea Pea
      surtout que le moteur a explosion suinte de toutes façons


    • gruni gruni 4 mai 2018 09:20

      Oui, c’était mieux avant est surtout en rapport à son vécu, ses souvenirs et bien sûr sa jeunesse qui un bien aussi inestimable que la santé.

      Mais, l’ORTF c’était bien, avec la piste aux étoiles que nous regardions parfois chez le voisin qui avait la télé. Et puis la France n’écoutait qu’une seule voix. Ce qui n’a pas empêché Mai 68.



      • Fergus Fergus 4 mai 2018 09:42

        Bonjour, gruni

        Eh oui, le souvenir du temps où nous étions jeunes...

        « Ce qui n’a pas empêché Mai 68. »

        Le carcan et la censure imposés à cette époque à l’ORTF par les ministres de l’Information directement aux ordres de l’Elysée a sans doute contribué à l’impression d’« étouffement » qui prévalait dans la jeunesse d’alors et qui a attisé le soulèvement étudiant.


      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 4 mai 2018 21:10

        @Fergus
        l’Information directement aux ordres de l’Elysée...

        ça s’était la version des anti gaullistes, généralement pro soviétiques, ou pro américains. La réalité, c’est que tous les médias, les intellectuels, toute l’intelligentsia française était anti gaullistes, de Mitterrand à l’Extrême- droite OAS.


        Il faut lire « C’était de Gaulle » de Peyrefitte pour comprendre, et aussi lire « La IVe République » de Jacques Fauvet. Seuls les Français étaient majoritairement Gaullistes.

        Tout ce que disait ou faisait le Gouvernement était systématiquement critiqué, censuré ou déformé par l’intelligentsia et les médias, le journal le Monde en particulier. Le seul moyen qu’avait le gouvernement de de Gaule pour s’adresser aux Français était de passer par dessus le barrage, et d’utiliser la seule chaîne télé de l’époque.

        Aujourd’hui, on entend les mêmes mensonges et les mêmes niaiseries sur tous les médias, aussi bien publics que privés, sans doute un grand progrès, non ?


        Depuis la Gauche est devenue plus de Droite que de Gaulle, l’ URSS s’est effondrée, et les Américains ont imposé le capitalisme du désastre, l’euro, l’ UE et l’ OTAN jusqu’aux frontières de la Russie...

        C’était exactement ce que de Gaulle ne voulait pas ! Il reste aux idiots utiles leurs yeux pour pleurer sur la fin de la souveraineté et de l’indépendance de leur pays.


      • JC_Lavau JC_Lavau 4 mai 2018 22:06

        @Fifi Brind_acier. De son vivant, j’ai haï de Gaulle, certainement en raison du mépris qu’il nous adressait.
        Je m’étonnais de l’attitude ambivalente de mon papa.

        Il n’avait pas fallu moins que Pierre Mendès-France pour lui expliquer vu son milieu et son entourage, de Gaulle ne pouvait jouer qu’un rôle réactionnaire. Décembre 1957.

        Quelques années plus tard, en colloque de sciences politiques, sans doute celui de Montréal, papa interroge des collègues sud-américains : « Mais comment donc, vous qui vous dîtes marxistes, adulez de Gaulle à ce point ? C’est un réactionnaire maurassien.
        - Comprends moi bien, Lavau. Chez nous, marxiste ça veut dire anti-U.S.A.
        De Gaulle combat l’hégémonie U.S., alors nous aimons de Gaulle. »

        La seconde raison est que les gaullistes de la onzième heure étaient d’anciens vichyssois, systématiquement abuseurs et délinquants. Ils s’auto-amnistiaient de leurs délits électoraux sitôt l’élection gagnée.

      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 5 mai 2018 06:54

        @JC_Lavau
        j’ai haï de Gaulle, certainement en raison du mépris qu’il nous adressait.

        Pareil pour moi, et j’ai mis longtemps à comprendre qu’on nous a beaucoup menti, à Gauche en particulier. Ce sont les médias qui ne disaient pas la vérité.
        J’avais des voisins communistes, ils lisaient l’ Huma, évidemment.
        Sinon, tous les autres médias étaient anti gaullistes et pro américains.


        Les Gaullistes historiques ont trahi dès Pompidou.
        Le seul rescapé était sans doute Philippe Seguin.

      • velosolex velosolex 5 mai 2018 12:17

        @Fifi Brind_acier
        De Gaulle a sans doute fait des erreurs, mais est resté dans l’imaginaire collectif pour des raisons multiples. D’abord d’avoir réussi à nous imposer dans le clan des vainqueurs, après avoir sauvé l’honneur de la France. Mettre les bouts, comme il l’a fait, pour un militaire, après avoir refusé la paix de Vichy, il fallait le faire, surtout pour un militaire. Je ne vois que Leclerc, et De la Bollardière, pendant la guerre d’algérie pour avoir un tel courage. 

        il a réussi à écarter la mise sous tutelle des états unis, tout en ne faisant pas la chasse aux communistes, comme cela s’est passé en Grèce.
         Voilà la France de 45 : Un pays traumatisé, dont il a choisi de ne pas se lancer dans une chasse aux sorcières, et de ce fait exonérant, c’est vrai, un part de collabos de leur responsabilité. Mais l’Allemagne a du avaler d’autres couleuvres, et d’autres amnésies....Enfin pour l’Algérie, tout de Gaulle qu’il était il a du pactiser avec les forces en présence.
        Au delà des années, ce qui reste de lui, c’est une certaine image de droiture, et incorruptibilité, lofant le navire France parmi les non alignés, ce qui donnera une posture et une influence certaine à notre pays. Pour 68, je conçois que les hommes qui avaient fait cette guerre inhumaine, se sont trouvés bien tétanisés devant les nouveaux concepts, et des étudiants qui criaient stupidement CRS=SS

      • JC_Lavau JC_Lavau 5 mai 2018 12:40

        @velosolex. Des erreurs oui, surtout par réflexes d’empire colonial.

        Grosses et sanglantes erreurs au Levant. A plusieurs reprises les aides de camp de Catroux ont astucieusement fait traîner l’envoi de la lettre de démission de Catroux. Il ne manquait pas de raisons...

        Sanglante erreur aussi, de lancer la guerre d’Indochine. Après quoi il ne se trouvait plus personne dans la 4e République ayant le courage de prendre la décision d’arrêter le massacre.

        En revanche il est douteux de pouvoir personnaliser la responsabilité des massacres de Sétif en 1945. Je vois surtout l’amateurisme d’un gouvernement provisoire trop léger, incapable de mesurer la situation, ni de l’avoir anticipé. Pas de pensée ethnologique, pas de pensée sociale sur les situations coloniales.

      • velosolex velosolex 5 mai 2018 12:58

        @JC_Lavau
        On sait que Leclerc avait entamé des pourparlers positifs avec Ho chi min. La guerre d’Indochine aurait sans doute été évité si Leclerc n’était pas mort dans un accident d’avion dont on se demande s’il ne s’apparentait pas à une liquidation. 

        L’Algérie étant le prochain dossier à traiter
        Les intérêts coloniaux étaient si colossaux, que plus d’un a du par la suite revenir sur ses engagements.Le général Leclerc en Indochine - ANAI - Site Officiel de l’Association ...

      • zygzornifle zygzornifle 4 mai 2018 09:28

        Quand j’ai commencé a bosser en 1974 oui c’était mieux , plus cool ,

        avec un salaire d’ouvrier je me logeais je mangeais le samedi je sortais avec mes potes (fallait pas se lâcher quand meme) j’avais une petite bagnole une moto bref de quoi vivre normalement (sans trop se la péter quand meme) ce qui est TOTALEMENT impossible a l’heure actuelle pour mes enfants .....

        • Fergus Fergus 4 mai 2018 09:46

          Bonjour, zygzornifle

          J’ai commencé à bosser en 1965 et en effet c’était plus « cool » que quelques décennies plus tard en matière d’ambiance au travail. Qui plus est, les employés étaient alors plus solidaires.

          Pour ce qui est des biens matériels, les choses avaient commencé à s’améliorer dans les années 70, c’est incontestable.


        • HCO3 4 mai 2018 09:37

          La finance veut s’accaparer des gains de productivité
           :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :
          https://archive.is/Qh1pK/a5874fd4b6f852b1fe435a045eb13b8484dccaf8.png
           :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :
          http://pix.toile-libre.org/upload/original/1525419379.png
           :: :: :: :: :: :: :: :: :: :: :


          • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:13

            Bonjour, HCO3

            « La finance veut s’accaparer des gains de productivité »

            C’est une évidence qui ne saute pourtant pas aux yeux de nombreux Français. Si les électeurs étaient plus lucides, ils ne reconduiraient pas systématiquement le même type de gouvernants, uniquement différenciés par leur comportement personnel.


          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 4 mai 2018 21:15

            @Fergus
            Ils voteraient pour Tsipras, et son merveilleux programme de Thessalonique, non ?


          • Laulau Laulau 4 mai 2018 09:41

            « que le taux de chômage récurrent, la précarisation de l’emploi et le mépris des élites ne font que renforcer ? »

            Très juste mais j’y ajouterait la baisse du niveau de vie, en particulier dans la fonction publique. En 1969, jeune assistant à l’Université, j’ai pu emprunter pour acheter une maison. Aidé par l’inflation, j’ai remboursé très facilement ma dette. Aujourd’hui, un maitre de conférence qui vient d’être recruté paye un loyer qui lui coute la moitié de son traitement (ou plus à Paris) et doit y réfléchir longuement avant de fonder une famille.


            • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:20

              Bonjour, Laulau

              Je ne sais pas si l’on peut parler de baisse réelle du niveau de vie ressenti, mais le fait est que l’équipement des ménages et le (relatif) confort des habitations occultent en trompe-l’œil un accès à la propriété rendu nettement plus difficile de nos jours que dans les années 70 ou 80.


            • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:21

              Le mot « ressenti » ci-dessus est à supprimer.


            • Laulau Laulau 4 mai 2018 13:13

              @Fergus
              Lu sur Atlantico :

              Question : "Les Français consacrent en moyenne 30 % de leurs revenus pour se loger. Est-ce un chiffre raisonnable et où se situe-t-il par rapport au reste des Européens ? "

              Réponse : "Entendons-nous bien, 30 % c’est énorme surtout si on le considère dans une perspective historique. Il y a 20 ans, la part du revenu consacrée au loyer était de 19 %. L’argent des loyers est « perdu » pour l’économie car il va vers les rentiers, et n’est plus réintroduit via la consommation. Des prix trop hauts finissent par gripper l’ensemble de l’économie. Si la France est dans la fourchette haute, le Royaume-Uni (39 %), l’Espagne (39 %) ou encore la Suède (34 %) se classent devant encore."

              Ce problème du logement est une catastrophe économique et sociale :

              - Une part importante des revenus sont détournés vers la rente au lieu d’entrer dans le circuit économique. En 20 ans, 11 % de ponction supplémentaire sur les salaires et donc sur la consommation.

              - Il accentue de plus en plus la ségrégation entre les pauvres et les riches.


            • Fergus Fergus 4 mai 2018 13:26

              @ Laulau

              Le fait est que la part du coût du logement (remboursement d’emprunt ou loyer) a considérablement augmenté et rejeté les classes populaires toujours plus loin dans les agglomérations, ce qui, effectivement, « accentue de plus en plus la ségrégation entre les pauvres et les riches".

              Mais contrairement à ce qui est souvent affirmé de manière erronée, ce n’est pas toujours la faute des municipalités, comme j’ai tenté de le montrer ans l’article sur la « gentrification » mentionné plus haut (lien).



            • Laulau Laulau 4 mai 2018 13:37

              @Fergus

              Il n’est pas question pour moi de chercher qui est responsable, sinon la loi du marché. Car c’est la fameuse « main invisible du marché » qui sème le bordel.


            • damocles damocles 7 mai 2018 02:36

              @Laulau

              « l’argent des loyers est perdu car il va vers les rentiers ,il n’est plus réintroduit via la
               consommation »

              L’ argent des loyers est un revenu comme un autre et je ne vois pas pourquoi il aurait une destination differente de celui du revenu d’un salarié , cadre , commerçant ou profession libérale !

              Je pense que ce raisonnement est idiot, car cela voudrait dire que cet argent est sorti du circuit financier !
               Hors cet argent sert d’abord à payer les taxes foncières , l’entretient des locaux loués,les différents travaux , les charges du syndic ou du gestionnaire ainsi que leurs rémunérations ... donc c’est bien de l’argent qui est réintroduit dans le circuit financier ...

              La rentabilité dans ce secteur est très aléatoire vu la hauteur de l’investissement ,mais dans 99 % des cas l’argent retourne dans le circuit , car il est utilisé comme un revenu complémentaire que ce soit pour des retraités ou pour des actifs , par exemple pour s’acheter une voiture ou faire un voyage ou bien simplement améliorer son quotidien

              Je ne comprends pas cette histoire de rentiers qui mettraient de l’argent dans une cassette ou un petit cochon en porcelaine .... c’est complètement débile !

              En fait je crois qu’ Atlantico a une idée derrière la tête et que des énarques sont à la maneuvre dans les recoins du ministère des finances et nous préparent une loi pour taxer encore plus les proprietaires ....il faut bien compenser la suppression de la TAXE d’ HABITATION !!!

              ATLANTICO ferait mieux de nous expliquer où passent les milliards de l’ EVASION FISCALE ,les millions d’euros de la SUPPRESSION DE L’ ISF ET LES 4 MILLIONS GAGNES PAR MACRON DISPARUS EN 2 ANS qui font qu’il a un patrimoine à peu près egal à celui de POUTOU !

            • ZenZoe ZenZoe 4 mai 2018 09:43

              Bonjour Fergus,

              Chouette article, matière à réflexion. 
              C’était mieux avant ?
              Je pense que c’est plutôt une affaire de perspective et d’attitude personnelles que de réelles conditions de vie (toutes proportions gardées bien sûr).. Certains accueillent les changements avec optimisme et vont de l’avant. D’autres en revanche détestent perdre leurs repères, trouveront toujours matière à râler et se réfugieront dans le passé.
              J’ai vu ça en entreprise quand des technologies nouvelles arrivaient. Certains étaient ravis d’explorer leur nouvel ordinateur, d’autres ne voulaient pas en entendre parler (peur de l’inconnu ?).

              En tout cas, merci de nous rappeler toutes les bonne choses qui sont arrivées depuis un demi siècle, histoire de remettre les choses en perspective dans un pays morose, crispé et gravement déprimé.


              • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:28

                Bonjour, ZenZoe

                « Je pense que c’est plutôt une affaire de perspective et d’attitude personnelles que de réelles conditions de vie »

                Les choses n’étant jamais - quelle que soit l’époque concernée - totalement positives ou totalement négatives, je suis d’accord avec cette opinion nuancée.

                Votre observation sur l’appropriation ou pas des évolutions techniques en entreprise est parfaitement juste. L’attitude des réfractaires a d’ailleurs constitué l’une des difficultés auxquelles j’ai été confronté en tant que responsable de formation. Je ne m’en plains pas : cela a été une école de patience et de stratégie de communication. smiley

                Merci à vous !


              • Fergus Fergus 4 mai 2018 17:17

                Bonjour, Vraidrapo

                « la réponse est très personnelle »

                C’est l’évidence même, et c’est pourquoi je m’étonne des avis péremptoires que l’on peut lire ici et là.


              • velosolex velosolex 5 mai 2018 20:15

                @ZenZoe
                « histoire de remettre les choses en perspective dans un pays morose, crispé et gravement déprimé. »


                C’est justement là le problème. Why ?
                Et on revient au point de départ

              • Hecetuye howahkan 4 mai 2018 10:12

                Salut ,

                avant , pour tous , jeunes, c’était l’ignorance de la mort, ou la remise aux calendes Grecque d’un tel événement avec l’espoir désuet stupide d’une sorte d’immortalité..la conquête de sa place sur terre parmi les dieux...on allait voir ce que on allait voir , pour certains qui sont une majorité

                et oui puis un jours et bien on a vu...

                Puis le corps se rabougris, vieilli et l’immortalité illusoire ne marche plus, la fin est là juste devant..soit j’ai conquis la planète comme certains banquiers et demain je suis mort, cela me rend encore plus dément et fou que auparavant soit je n’ai rien conquis et demain je suis mort....

                voila des milliers d’années que les humains sauf exceptions sont enfermés dans ce schéma horrible , nos machines ne vont rien y changer...

                vivre était le miracle...


                • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:37

                  Dia duit ! Hecetuye howahkan

                  Merci pour cette parenthèse philosophique. Le fait est que les machines ne changent rien aux fondamentaux psychologiques de notre regard sur la vie.

                  « vivre était le miracle »

                  Et ça l’est toujours...


                • Hecetuye howahkan 4 mai 2018 14:08

                  @Fergus

                  Salut fergus

                  je suis un peu sorti de ma retraite comme tu vois..

                  je te rejoins sur ce propos.. smiley


                • jmdest62 jmdest62 4 mai 2018 10:26

                  Salut @Fergus

                  Que pensez vous que se disent l’oie ou le canard que l’on gave avant de les occire ?
                  C’était mieux avant
                  °
                  Plus sérieusement
                  "deux familles des classes populaires emblématiques de leur époque et dont, paradoxalement, la mieux dotée au plan matériel – incontestablement celle de 2013 – éprouvait un sentiment de mal-être lié à un climat social dégradé et à des perspectives d’emploi précarisées alors que la moins bien lotie en termes d’habitat, d’équipements et de lois sociétales – celle de 1953 – vivait avec optimisme dans l’espoir d’une amélioration significative de sa qualité de vie. "
                  Tout est dit dans cette phrase
                  L’espoir c’est mieux que la déprime , le plein emploi c’est mieux que le chômage de masse , un CDI temps plein c’est mieux qu’un quart temps précaire donc oui...c’était mieux avant .
                  Ils ont réussi à faire croire au plus grand nombre que consommer et posséder c’est le bonheur , que le modèle à suivre c’est la vedette de cinéma ou le footeu surpayés .que le pragmatisme et le réalisme c’est mieux que l’honneur de la parole donnée , que la réussite c’est mieux que la solidarité ....... .etc etc  et voilà où on en est
                  le paraitre avant l’être.
                  @+


                  • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:45

                    Bonjour, jmdest62

                    Je partage très largement votre point de vue, dès lors que l’on prend « l’espoir » comme ressort majeur de la qualité de vie.

                    « le paraitre avant l’être »

                    C’est malheureusement un excellent résumé de l’époque actuelle.

                    Merci pour votre lien sur « la dette écologique », une réalité dont trop peu de gens ont une conscience suffisamment aigue.


                  • Chacun a sa vision de passé et son histoire personnelle. Pour moi l’adoption de la loi sur le « mariage homososexuel » fut une réellle catastrophe et une régression qui laissait présager le pire (société psychotique, augmentation de la perversion,....). Mais, à titre personnel, ma vie me paraît bien meilleure. L’horreur a toujours été présente, mais plus refoulée ou hypocritement passée sous le tapis. Ceux qui ont vécu pendant les deux guerres devaient aussi se dire : c’était mieux avant. Mais manifestement pas pour tous, puisque nombreux furent ceux qui prenaient plaisir à la faire. Cessons de nous posez la question et prenons le temps comme il vient. Avec ses cycles et ses saisons. Il y a toujours un revers à la médaile,....


                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 11:16

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                       A la base, vous êtes croyant et peut-être catho, je suppose.
                       ARTE présentait hier « Fiertés ». Je ne l’ai pas vu mais je connais le contenu.
                       Votre mot « perversion » m’a beaucoup amusé vous qui vous présentez comme « androgyne » ;


                    • @L’enfoiré


                      depuis le temps que vous me lisez, vous devriez avoir compris que je n’étais pas du tout catho mais Décroissante". La gauche tendance Agacinsky. Tenez-vous au moins au courant de TOUTE l’actualité. La décroissance est un mouvement qu’aurait défendu Annah Arendt. DE plus, au départ j’ai une formation de psy, même si justement à cause du DSM, je m’en suis éloignée pour l’art et la philosophie. Merci d’ouvrir les yeux. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9croissance

                    • @L’enfoiré

                      Merci de ne pas déformer mes propos. L’hermaphrodisme psychique n’a absolument rien à voir avec la théorie du genre et la bi-sexualité biologique. L’hermaphrodisme consiste à assembler les contraires sans les dénier (la lune et le soleil conjoints en unité mais séparé en qualité. LA théorie du genre au contraire dénie cette différence. Ou, si vous voulez une image, c’est la différence entre mixer et rattacher deux pôles opposés le (Yi- et YANG). Mais le Yin reste Yin et le YANG, YANG.

                    • Fergus Fergus 4 mai 2018 11:57

                      Bonjour, Mélusine ou la Robe de Saphir.

                      « Cessons de nous posr la question et prenons le temps comme il vient."

                      Certes ! Mais non sans lutter pour éviter qu’une poignée d’oligarques ne vienne pourrir l’avenir de nos enfants et petits-enfants.

                      Pour ce qui est de la guerre, une vieille dame de 94 ans a récemment dit à mon épouse à mon épouse qu’elle regrettait cette époque : malgré les privations, elle y voyait une sorte de quintessence de la vie, en relation sans doute avec l’exaltation de sa jeunesse d’alors.

                      Cette brave femme oublie que cette époque a révélé les qualités humaines de nombreux individus, mais aussi les saloperies dont d’autres ont été capables ! (cf. C’est un Juif, monsieur le Commissaire)



                    • @Fergus

                      CF article de Robin Guillou(x) : mais qu’avons-nous fait de la tragédie,... ? 

                    • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 13:33

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                       C’était bien sur de la provoc.
                       Perso, je suis hétéro mais je n’ai aucun problème avec les homos.
                       Chacun sa manière d’être et de vivre.
                       Si vous êtes pour la décroissance, ce qui n’est pas mon cas, l’homo pourrait être une réponse.
                       Il ne ferait pas de plus +n, mais un statu quo en adoptant,
                       Ouvrir les yeux et garder les neurones en fonctionnement, ne vous inquiétez pas. C’est toujours le cas.
                       Pendant que je vous ai en ligne, ne pourriez-vous pas mettre de l’ordre dans votre à propos 
                       Y mettre des instructions informatiques n’est pas à la portée de n’importe qui.
                       smiley


                    • @L’enfoiré

                      Nulle de chez nulle en informatique. je sais, j’ai essayé de corriger. J’ai même un autre problème:Impossible de me connecter sur Agora.VOX vidéo. Comme s’il était impossible de faire les deux en même temps. On a tenté de m’expliquer pour les raccourcis quand je poste des photos. Y comprends RIEN. Pas de la génration informatique. Désolé,... Et puis, ce floutage me va assez bien. Voir article de Nabum sur les obsédé de l’image. Je tiens à préserver malgré tout un certain mystère.... smiley)

                    • velosolex velosolex 5 mai 2018 17:32

                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                      Le problème de ce genre petit voyage dans le temps, est qu’il se fait toujours à posteriori. Qu’on projette nos valeurs sur une époque qui dans son temps était « terriblement moderne », avec l’avènement de la télé, et des vacances pour beaucoup plus.

                       A sept dans la dauphine, c’était mieux qu’à dix dans un char à bancs. 
                      Objectivement ce qui me chiffonne, c’est le remplacement du chant des oiseaux par celui des portables, et une inculture crasse, l’avènement des péteurs de plomb, la banalisation du monde, la fin de la lecture et sans doute de l’écriture. J’arrête là ...

                    • Albert123 4 mai 2018 10:48
                      « On le voit, la vie s’est incontestablement améliorée sur de nombreux plans, notamment en matière d’équipements ménagers, de matériel informatique, de transport individuel et de confort de l’habitat. »

                      matérialisme, consumérisme, confort matériel ... bref pour l’auteur la vie idéale se passe dans un magasin IKEA.

                      pour la grandeur humaine il faudra se passer de cette génération nombriliste dont le pédo moraliste cohn bendit est le digne représentant.


                      • Fergus Fergus 4 mai 2018 12:04

                        Bonjour, Albert123

                        « pour l’auteur la vie idéale se passe dans un magasin IKEA. »

                        Certainement pas ! Vous extrapolez de manière erronée sur mon cas alors que mon propos est général !

                        « génération nombriliste »

                        Voilà une affirmation assez largement fausse car démentie par tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, viennent en aide à leurs enfants et petits-enfants, sans compter les engagements dans les associations, domaine où la France occupe l’un des premiers rangs mondiaux et où beaucoup de retraités s’investissent !


                      • Albert123 4 mai 2018 13:59

                        @Fergus

                        ils viennent en aide individuellement à leurs propres enfants car le monde libéral libertaire qu’ils ont mis en place les force à agir ainsi.

                        rien de bien valeureux dans tout cela.

                      • hunter hunter 4 mai 2018 15:24

                        @Albert123

                        Jusqu’à ce que ce même monde libertaire leur ponde les lois qui vont bien et qui les autoriseront à occire les vioques, comme ça ils n’auront pas à payer pour eux !

                        Pour les plus jeunes...bah ils n’auront qu’à les proposer à la vente ou en location longue durée !

                        Après tout, quand Fergus et sa clique de passionnés de la mort auront eu leur bonne loi sur l’élimination des faibles/vieux/handicapés/Vincent Lambert/ Alfie Evans (ah, pour lui, c’est réglé....), qu’il appelleront « loi pour le droit de mourir dans la dignité » , et « droit de GPAiser les femelles humaines pauvres », tout ça avec l’aide de leurs engeances médiatiques et des politicards pourris jusqu’au trogneux, eh bien ça sera le Paradis sur Terre !

                        Paradis des exploiteurs, paradis des prédateurs, et de leurs suivistes utiles....gauchiasses du monde entier, unissez-vous pour faire triompher vos maîtres...mais au nom des droits de l’homme bien sûr, au nom des droits de l’homme !

                        Adishatz

                        H/


                      • Fergus Fergus 4 mai 2018 17:26

                        @ hunter

                        N’importe quoi ces réflexions sur les « passionnés de la mort » dans lesquels je ne me reconnais absolument pas, étant au contraire pour que le maximum soit fait pour les malades et les handicapés dès lors qu’ils ne sont pas réduits à un état végétatif irréversible. Est-ce si difficile à comprendre ? Est-ce que cela ne peut être débattu sans tomber dans la caricature insultante ??? 

                        Et pour ce qui est de la société en voie de liquider ses vieux, il faudrait arrêter les alcools forts ou les produits opiacés : on ne cesse en effet de mettre en garde les personnes âgées contre les effets des canicules, on leur installe des lignes d’appel direct avec les services d’urgence, on les vaccine contre la grippe, on les abonne pour des coûts modiques à des services à la personne à domicile, etc. Bref, arrêtez de fantasmer !!!


                      • hunter hunter 4 mai 2018 19:07

                        @Fergus

                        En quoi fantasme-je ?

                        Depuis des lustres ici, vous militez activement pour vos soient-disant « droits à mourir dans la dignité », vous n’assumez pas cher ami, vous n’assumez pas !

                        Vous voulez ériger ces pratiques en lois, dont la décision serait prise par je ne sais qui, dans le cas où l’intéressé n’a pas laissé de consignes précises !

                        nous nous sommes déjà écharpés la-dessus, sur un autre papier concernant le petit Alfie Evans, d’autres comme Foufouille ( qui serait déjà mort et enterré avec vos raisonnements...lui il parle d’expérience, vous vous divaguez dans le pur théorique) aussi sont là pour tenter de vous raisonner, mais en vain !

                        Vos carcans idéologiques vous aveuglent, et pourtant, vous êtes loin d’être un idiot inculte, mais vous êtes tellement englué dans votre engeance gauchiste, qui veut faire le bonheur des autres, même s’ils n’en veulent pas, que votre champ de vision se rétrécit et surtout, surtout, vous n’arrivez pas à concevoir la perversité des élites dirigeantes, leur acharnement à détruire ( oiseaux insectes, écosystèmes,,ressources et êtres humains), et vous n’arrivez pas à comprendre malgré vos capacités certaines, qu’une telle loi si elle devait entrer en application, sera pervertie, et utilisée à de mauvais desseins

                        Enfin, vous croyez sans doute trop en l’homme......moi je l’ai tellement vu agir en mal, que je me méfie.

                        Une loi doit protéger de la mort, en rien la favoriser.

                        sinon ce n’est plus une loi, c’est une directive à l’usage des dominateurs.

                        Et que produit votre chère europe techno-fachiste.... ? des directives, justement !

                        CQFD

                        Adishatz

                        H/


                      • jef88 jef88 4 mai 2018 10:50

                        Ben oui c’était mieux avant ! ! ! !
                        Je possède un BEPC modèle 1961.
                        J’ai été en seconde et première dans un grrrrrand lycée ou, dans une classe de fils d’ouvrier, j’ai raté mon premier BAC avec 12 de moyenne mais 2 (éliminatoire) en maths.
                        - En 63 j’étais ouvrier.
                        - En 65 employé aux écritures (chouette comme titre)
                        - en 68 chef d’équipe
                        - en 69 Agent de méthodes (technicien)
                        - en 72 Chef de fabrication
                        - en 74 directeur technique
                        Peut on avoir un tel parcours actuellement ?
                        L’efficacité était un moteur de carrière !
                        Depuis 90 c’est le diplôme qui prime et notre industrie a disparu !
                        CQFD ?


                        • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 11:04

                          @jef88

                          « Peut on avoir un tel parcours actuellement ? »
                          Bien sûr mais il faut prendre de l’avance à l’allumage.
                          S’intéresser à tout.
                          Il faudra même réapprendre à aprrendre.
                          C’est pas peu dire.
                          Perso, j’ai fait autre chose dans ma vie active que ce que je croyais être destiné en chimie.
                          Le diplôme c’est une carte de visite, c’est tout.
                          J’ai sauté sur un train qui était encore à l’arrêt : l’informatique, il y a près de 50 ans..
                          Aujourd’hui, c’est le numérique que l’on appelle ainsi.
                          En principe, c’est le même tabac...
                          Et bien non, c’est bien plus que ça.
                          C’est un nouveau paradigme.


                        • Fergus Fergus 4 mai 2018 13:34

                          Bonjour, jef88

                          Entré dans la vie active avec un bac-2 sur un poste d’employé de bureau, j’ai suivi un parcours similaire au vôtre qui, en passant pas divers métiers, m’a amené à un poste de cadre, d’abord comme responsable de formation puis comme rédacteur.

                          Difficile de faire des carrières de ce genre en France de nos jours, c’est indiscutable, et sur plan-là « c’était mieux avant », je vous l’accorde.

                          Mais ce n’est pas vraiment un problème d’époque, plutôt de mentalités car en Allemagne et dans les pays anglo-saxons, ce n’est pas le cas, et les entreprises ne s’en portent pas plus mal !


                        • foufouille foufouille 4 mai 2018 19:33

                          @Fergus
                          « en Allemagne et dans les pays anglo-saxons, ce n’est pas le cas, et les entreprises ne s’en portent pas plus mal ! »
                          largement en dessous du smic, précise le.


                        • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:55

                          @ foufouille

                          On ne parlait pas de salaire, mais de possibilités d’évolution de carrière en changeant de catégorie, que ce soit au choix (au vu de l’expérience), par concours ou par mise à niveau interne.


                        • foufouille foufouille 4 mai 2018 20:13

                          @Fergus
                          c’est pareil partout, un bac -2 fera balayeur avec de la chance.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 10:55

                          Bonjour Fergus,

                           Il faudrait lire le petit livre de Michel Serre « C’était mieux avant »
                          Préambule :
                           " Dix Grands Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : " C’était mieux avant ".
                          Or, cela tombe bien, avant, justement, j’y étais. Je peux dresser un bilan d’expert. Qui commence ainsi : avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao... rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d’état laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. Longue, la suite de ces réjouissances vous édifiera. "


                          • Fergus Fergus 4 mai 2018 13:38

                            Bonjour, L’enfoiré

                            J’ai appris l’existence du bouquin de Serres ce matin après publication de l’article. Je vais le lire avec beaucoup d’intérêt.

                            Sur le plan de la paix des nations, il est indiscutable que c’est mieux maintenant : jamais dans l’histoire il ’y a eu si peu de conflits sur la planète, une réalité que les horreurs du Moyen-Orient ont tendance à nous faire perdre de vue.


                          • hunter hunter 4 mai 2018 15:28

                            @L’enfoiré

                            Michel Serres....ah voilà la référence type des bénis-oui-oui ravis de la crèche !

                            Ce pauvre type est complètement gâteux, ces bouquins sont des commandes à la gloire de la connerie smartphonesque universelle...histoire de bien bourrer le crâne du populo, et qu’il sorte bien ses 1000 balles tous les six mois, pour s’acheter le dernier iphone !

                            « Petite Poucette » est un livre d’une nullité rarement atteinte...même Marc Lévy écrit mieux, c’est pas peu dire...

                            Enfin, les médiocres ont les références qui leur conviennent......

                            Adishatz

                            H/


                          • velosolex velosolex 4 mai 2018 23:07

                            b@Fergus
                             J’avais une certaine estime pour cet auteur, mais avec sa « petite poucette », le philosophe tombe dans le gatisme. Il n’a de fascination que pour sa petite fille, cette gamine qui joue avec le smartphone avec destérité, et sur laquelle il s’extasie. On sait malheureusement les dégats que ce genre de fonctionnement crée chez les enfants, car se substituant au vécu, à une âge où l’approche du monde doit se faire de visu. 

                            Enfin considérer que tout va bien, et même super bien, en mettant en exergue c’est OK pour nous, plus de guerre comme auparavant, est une vue consternante pour un penseur, qui doit s’écarter d’un point de vue ethnocentré 
                            A l’image de la planète, jamais il n’y eut autant de disparition d’espèces, dans un bouleversement de l’écosystème. 
                            Mais petite Poucette va nous sauver. 
                            Refus de voir inéluctable, ou gâtisme ?


                          • Fergus Fergus 4 mai 2018 23:18

                            @ velosolex

                            En réalité, cela fait longtemps que je ne m’intéresse plus vraiment à ce que dit ou écrit Serres. A cet égard, ses chroniques sur Fance-Inter (ou France-Info, je ne souviens plus) m’ont assez souvent irrité par sa propension à prétendre avoir réponse à tout et, de ce fait, à s’exprimer sur des sujets que manifestement il ne connaissait pas, ou très mal. Et ses interventions sur « Petite poucette » nous semblaient parfois relever effectivement d’un gâtisme avancé, à mon épouse et moi. 


                          • Il y eut le Siècle de Périclès et celui qui a suivi dont il ne reste que peu de traces écrites. Est-il utile de laisser une trace du déclin (péricliter) ? Que retiendrons les historiens et les jeunes de cette époque ci : les révolutions technologiques n’ont jamais enflammé l’imagination. Excepté en terme de plus : on vivait plus vieux, on communiquait (en apparence) plus vite et plus loin, plus plus,...


                            • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 11:09

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                               Oui, toujours plus n’est pas un qu’un slogan, c’est une réalité de la vie. 
                               Si on n’avance pas, on recule immanquablement.
                               Être vintage, c’est simplement conserver une base sur laquelle s’est trouvé des réussites et des échecs, pour comprendre le présent et construire l’avenir. 
                               C’est le rôle des historiens.
                               Toujours plus cela veut surtout dire, toujours mieux.


                            • @L’enfoiré


                              Le mieux n’est jamais technique, mais spirituel et créatif. Et de ce point de vue (pas pour moi), c’est le flop total. 

                            • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 11:17

                              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                               Le mieux est imaginatif, en science et technique puisque la technologie n’est que l’outil de la science.


                            • Toutes les phases d’une société ont leur intérêt. L’histoire n’a jamais stagné sur le sommet. Elle ne peut que décliner à un moment. J’assimile cette époque d’un point de vue alchimique à un chaos indifférencié, mélasse sans consistance, sans aspérité. Mais comme elle aussi ne peut durer définitivement, c’est plutôt positif. Bon !, je ne serai probablement plus là pour voir le résultat. Le clip de Stromae m^me s’il manque totalemnt d’élan , de forece, de vigueur illustre parfaitement ce marais, cette stagnation méphitique. https://www.youtube.com/watch?v=CGJAkyTgwi8


                              • L'enfoiré L’enfoiré 4 mai 2018 13:46

                                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                 Je l’ai dit, je ne suis pas alchimiste de formation mais chimiste.
                                 Ce n’est pas du tout la même chose.
                                 J’aime les étoiles. J’aime l’astronomie mais pas l’astrologie.
                                 L’Astrologie, l’art de prédire les événements d’après l’inspection qui relie les astres et la vie sur Terre et l’Astronomie,  la science qui étudie la position, les mouvements et la constitution des corps célestes.
                                 Toutes les sociétés humaines, grimpent jusqu’à « un » sommet qu’on appelle apogée et redescendent jusqu’à leur disparition.
                                 « Le mystère des civilisations disparues » reste parfois entier.
                                  

                                 En Bourse, il y a un principe qui dit « les arbres ne montent jamais au ciel ».
                                 C’est pour cela qu’elle vit. Qu’elle monte et qu’elle descend.


                              • Xenozoid 4 mai 2018 13:47

                                @L’enfoiré

                                ils on tamés l’exponnentiel ?


                              • picpic 4 mai 2018 12:13

                                Votre article part du postulat que « plus de  facilités et un plus grand confort », ce serait positif...
                                Vous orientez donc tout à l’avantage de cette pensée pro technique pour lequel vous êtes conditionné.
                                ça ne vous viendrait même pas à l’esprit que la facilité et le confort à partir d’un certain point, altère, zombifie et exploite sans vergogne le cerveau humain ?
                                La facilité et le confort sont la graisse de l’âme !
                                 l’air de rien, ce confort et cette facilité ne « facilitent » que notre asservissement ! Nos vies n’ont jamais été aussi complexifiées et dévorées par nos exploiteurs !
                                et nos exploiteurs les plus efficaces ne sont pas « humains ».

                                auparavant, envoyer une lettre était certes plus complexe et avait un coût qui nous imposait naturellement de n’en faire qu’à minima, qu’à l’essentielle. ce qui équilibrait naturellement notre existence, la technique était à notre service.

                                mais à présent, que c’est plus « facile », nous gaspillons tous un temps incommensurable à nous échanger des mails chaque jour !
                                mails qui ne contiennent que de la vacuité ou un impôt pour le tyran immatérielle de la marchandise en mouvement.
                                et ce téléphone si simple aujourd’hui, qui nous permet de partager la moindre pensée futile avec n’importe qui instantanément, en lui volant son attention sans plus aucune forme de politesse !
                                Nous sommes au service des machines !
                                ce ne sont pas nos vies qui sont plus facilitées, mais l’exploitation de notre temps à la raison marchande !

                                Votre article aurait il eux la même essence, si vous aviez ajouté le mot « vie » ?

                                La vie c’était mieux avant ?


                                • @picpic


                                  On ne peut mieux traduire ma pensée. Rendez-nous notre tragédie. Nous en connaissions l’exaltation.

                                • oncle archibald 4 mai 2018 12:57

                                  @picpic : « Votre article part du postulat que « plus de  facilités et un plus grand confort », ce serait positif... »

                                  On voit clairement que vous n’avez pas habité un logement avec toilettes communes sur le palier , un seul point d’eau à eau froide l’évier et finalement l’obligation pour se doucher de se rendre aux douches municipales avec de temps à autre un voyeur qui passe la tête au dessus des cloisons séparatives.

                                  Certes on n’en meurt pas, mais quand on déménage enfin dans un logement avec des toilettes, une salle de bains et un chauffe eau on est content et on trouve que c’est drôlement positif !


                                • Fergus Fergus 4 mai 2018 13:45

                                  Bonjour, picpic

                                  Vous sortez une phrase d’un chapeau par nature concis. En fait, je n’oriente rien, et je ne prends pas position dans cet article.

                                  Mon propos est de faire réagir, et à cet égard, je vous remercie de vos observations que je partage très largement. J’ai même écrit un jour (en substance) que l’évolution de nos modes de vie nous conduit à devenir des sortes de zombies gavés de technologies présentées comme enrichissantes mais en réalité abrutissantes pour tous ceux qui ne font pas la part des choses. 


                                • hunter hunter 4 mai 2018 15:31

                                  @picpic

                                   « Vous orientez donc tout à l’avantage de cette pensée pro technique pour lequel vous êtes conditionné. »

                                  C’est classique, le gauchiste est avant tout un matérialiste ! Il cache son appât du gain derrière de beaux principes vides comme « valeurs de la république », « vivre ensemble », et leur roi à tous, Droits de l’homme !

                                  Adishatz

                                  H/


                                • Fergus Fergus 4 mai 2018 17:31

                                  @ hunter

                                  « C’est classique, le gauchiste est avant tout un matérialiste ! »

                                   smiley smiley smiley

                                  On a dit exactement le contraire à propos des « gauchos » néo-ruraux de Notre-Dame-des-Landes !


                                • hunter hunter 4 mai 2018 19:20

                                  @Fergus

                                  Il y a gaucho et gaucho mon cher, et je fais le distinguo !
                                  Il y a la gauche bien-pensante, la gauche de pouvoir, qui l’eût d’ailleurs récemment, mais elle n’a de gauche que le nom !

                                  C’est ce qu’on appelle la social-traîtrise, car on fait l’homme de gauche devant les caméras, et derrière, on applique la politique voulue par le MEDEF !

                                  C’est 1983, quand Tonton la braguette, le queutard le plus performant de toute l’intelligentsia de ces 40 dernières années, a du remballer son matériel quand les banques ont menacé d’arrêter de faire des prêts.....et hop, rigueur, rigueur, rigueur...jusqu’à ce que les instances européennes prennent le contrôle total du pays, 9 ans plus tard, avec le référendum Maastrichien !

                                  1992 : acte de décès officiel de l’état français, confirmé dans les faits, en 2002 avec l’euro, la monnaie d’occupation comme disait JMLP, dirigée à... Francfort !

                                  quant aux gauchos de NDDL, eh bien ça va vous étonner, car moi l’ultra fasciste, le réac, le souverainiste, je les respecte eux !

                                  Parce que je pense sincèrement qu’ils ont envie d’essayer un autre mode de vie, mais sans vouloir l’imposer à tout le monde !
                                  Je les crois sincères, et surtout moins bien dangereux dans leur sphère d’influence, que votre gauche, la gauche des bien-pensants « sooo politically correct » !!!

                                  Ces gauchos là, d’ailleurs, je les qualifierai plutôt d’idéalistes, et si ce n’était leur obsession pour le non-frontièrisme, et l’accueil bisounoursique des crasseux musulmans ( c’est d’ailleurs le seul point commun entre vos deux factions), eh bien je les soutiendrai à 100% !

                                  Mais bon, comme ils sont souvent jeunes, espérons qu’un jour ils ouvriront les yeux et comprendront les tenants et aboutissants de l’invasion (orchestrée dès le départ du process, par la gauche mitterrandienne), et poursuivi allègrement par les successeurs, dont le petit nabot de Salonique, et maintenant votre cher bellâtre de Rothschild !

                                  Adishatz

                                  H/


                                • picpic 4 mai 2018 20:25

                                  @oncle archibald

                                  Vous ne saisissez pas le sens de mon propos.
                                  Je parle de « Vie » justement et « l’enfer » que vous décrivez me semble infiniment plus vivant que bien des vies actuelles « facilitées et confortables. »
                                  Vous semblez avoir quelques difficultés à observer la vie autrement que de façon logique et optimisée matériellement.
                                  ainsi quand notre vie matérielle se facilite...tout va mieux et là, ou je m’oppose, c’est que « ’tout va mieux »...sauf la « vie » justement.
                                  car l’ordre, l’aseptisation, la blancheur, des villes futuristes promises par la technologie, ne sont que des lieux ou l’on cache la vie, des lieux mort, car la vie est la mort elle même : nous ne sommes vivant que parce qu’on meurt.
                                  L’immortalité que nous promet la technologie, ultime aboutissement de la facilité et du confort que vous chérissez tant, c’est la seule véritable mort, c’est le seul moyen d’atteindre le grand néant blanc.

                                  je ne suis pas non plus ultra-radicale car il y eu une époque ou la technologie était un peu plus à notre service, en opposition à aujourd’hui ou la technologie n’est plus qu’au service du capital . capital qui se sert de la technologie pour nous moissonner, car notre temps de vie est la matière première principale et fondamentale du capitalisme, c’est sa seule et unique valeur réelle !
                                  voilà « nos »(leurs) vies, nos désirs sont leurs ordres.

                                  Bien entendu les dominants ont asservit tous les esprits, toutes les écoles pour nous faire croire que c’est faux, que la valeur est ailleurs, tous les économistes qui n’économisent jamais rien vous chanterons que ce que je raconte n’est que fourberie.
                                  mais un esprit lucide et capable d’un regard objectif et systémique ne peut que constater cette sordide réalité.
                                  Nous sommes asservis, cultivé par les machines et c’est par nos affects inconscients que toutes les ficelles se tirent et c’est pour cela qu’elle cherche tant à nous connaitre si intimement, elle veulent tout savoir de nous, entrer au plus profond de nos esprits.

                                  ce n’est pas moi qui n’aime pas le progrès, c’est le progrès qui ne m’aime pas, car j’ai quelque chose de la nature.


                                • foufouille foufouille 4 mai 2018 20:34

                                  @picpic
                                  j’ai vécu ce genre de truc dans les années 70 à 80 et pas la moindre envie de le refaire.
                                  les WC dehors, pas d’edf ni eau courante, etc.
                                  il te suffit de partir vivre en roumanie dans la campagne et surtout dans la montagne pour vivre ton délire.


                                • oncle archibald 4 mai 2018 22:07

                                  @picpic

                                  C’est très amusant de voir quelqu’un qui ne sait rien de vous et qui imagine à sa façon qui vous êtes et ce qui vous importe dans la vie .... Ma vie a été compliquée matériellement mais toujours très riche d’affection reçue et donnée, elle n’a jamais ressemblée même de loin à un enfer. 

                                   L’argent et le confort on peut s’en foutre complètement, à condition de disposer du minimum qui permet de vivre dignement. C’est incontournable. Mon plus mauvais souvenir de la période ou j’ai habité ce taudis avec ma mère fraîchement veuve c’est de ne jamais pouvoir y inviter un copain de lycée, j’avais trop honte. 


                                  • Fergus Fergus 4 mai 2018 17:32

                                    Bonjour, Loatse

                                    Merci pour ce lien rafraîchissant.


                                  • jymb 4 mai 2018 12:22

                                    Avant on pouvait plaisanter, rire, avoir des plaisirs sans que des associations fielleuses et radicalisées vous menacent de procés et d’amendes

                                    On traversait la France, détendus, sur la journée, et les déplacements automobilies n’étaient pas un épouvantable calvaire vide poches, exténuant et sans fin, les yeux fixés sur le compteur et sur les bas côtés
                                    Les politiquements corrects autoproclamés étaient renvoyés à leurs ridicules

                                    • baldis30 4 mai 2018 13:23

                                      @jymb
                                      bonjour,

                                      et lorsqu’on construisait une centrale nucléaire on faisait la fête parce que c’était l’espoir ...


                                    • Fergus Fergus 4 mai 2018 13:52

                                      Bonjour, jymb

                                      « Avant on pouvait plaisanter, rire, avoir des plaisirs sans que des associations fielleuses et radicalisées vous menacent de procés et d’amendes »

                                      Certes ! Masi il fut une époque où tenir des propos contre le pouvoir en place vous valait des démêlés avec la Justice. Et certains de mes amis ont été naguère fichés par les RG pour appartenance à un mouvement de promotion de la langue bretonne. Bref, pas si simple !

                                      Pour ce qui est de traverser la France détendu, c’est toujours mon cas (et sans régulateur de vitesse) : j’adore les routes buissonnières, et en 600 000 km parcourus je n’ai pris qu’un seul PV pour dépassement de vitesse, le jour de la naissance de mon premier petit-fils ! smiley


                                    • hunter hunter 4 mai 2018 15:36

                                      @Fergus
                                       Et se que se prennent dans la gueule Ryssen, Soral, Dieudonné, et même le crétin Conversano, vous appelez ça comment ?

                                      Parce que votre beau système, il n’emprisonne certes plus beaucoup, mais il fait passer à la caisse !
                                      Il détruit en ruinant, quand on ne pense pas ( bien) comme il l’exige !
                                      Plus personne ne peut aller au delà de ce putain de politiquement correct, importé et amplifié par vos amis bien-pensants de gauche !

                                      Il n’y a encore qu’ici, ou Avox a des couilles, et ou quand il y a censure, c’est par volonté de certains auteurs, jamais du site lui-même, où on puisse exprimer du non-politiquement correct.

                                      Adishatz

                                      H/


                                    • eric 4 mai 2018 12:33

                                      Tout à fait, c’était mieux en gros jusqu’en 81. Hausse du niveau de vie, baisse de inégalités, et, plus important, de la pauvreté. Services publics que le monde nous enviait. Le tout avec des niveaux d’imposition raisonnable. réformes sociétales acceptables et acceptées par la majorité, au rythme de l’évolution de la société. Hausse des avantages sociaux raisonnable et fonction de la croissance.

                                      A partir de 81 ; Les inégalités stagnent, la pression fiscale monte, le nombre d’agents publics et para public explose et la qualité du service public se dégrade de façon continue à en croire les syndicats concernés. Hausse de l’endettement et du déficit budgétaire. Apparition des nouveaux pauvres et chômage structurel de longue durée parmi les plus élevé d’Europe. L’école est devenue au filtre à pauvre au lieue d’être un ascenseur social.

                                      Bref, de 58 à 81, 23 ans, une génération de progrès dans tous les domaines.

                                      Il a du se passer quelque chose d’important en 81. D’autres gens au pouvoir avec d’autres objectifs, d’autres intérêts, d’autres méthodes.


                                      • Fergus Fergus 4 mai 2018 13:55

                                        Bonjour, eric

                                        C’était mieux jusqu’en 1981 ! smiley

                                        Vous n’êtes pas cohérent : dès 1983 et le tournant politico-économique, le PS est revenu sur les fondamentaux du libéralisme qu’il n’a plus quitté par la suite, donnant aux alternances politiques un goût de « bonnet blanc, blanc bonnet » !


                                      • eric 4 mai 2018 14:31

                                        @Fergus
                                        Absolument faux. La coalition socialo communiste a laissé tombé le collectivisme, les nationalisations, l’arrosage des clientèles électorales lointaines. Toutes choses stupides mais bénignes sur le plan financier à long terme. Elle se concentra sur l’embauche d’électeurs et l’arrosage de ses proches. Causes de difficultés structurelle de long terme et de déni de démocratie. En France, un quart de l’électorat à un intérêt direct,personnel, salarial, statutaire à augmenter les impôts des autres.


                                      • troletbuse troletbuse 4 mai 2018 12:35

                                        Bien sur Fergus que c’est mieux maintenant surtout depuis qu’on a Macaron et avant Hollandouille. Mais c’était moins bien sous Sarkozy. Bien sûr
                                        J’ai résumé votre article
                                         smiley)


                                        • Agafia Agafia 5 mai 2018 10:08

                                          @Robert Lavigue

                                          Bonjour Robert ! smiley

                                          Juste un peu de poil à gratter ^^

                                        • Frex 4 mai 2018 12:48

                                          Franchement, depuis les années 60-70 cela se dégrade dans de nombreux domaines (éducation, environnement, qualité de vie, qualité des aliments, rapport qualité-prix des produits, relations dans l’entreprise, relations hommes-femmes, pouvoir d’achat, etc...), et la santé et l’espérance de vie ne devraient pas tarder à plonger à leur tour, même s’il faut compter sur un certain temps de latence. 


                                          Maintenant, certains seront ravis d’avoir un Revenu Universel pour survivre dans leur HLM et aller au cinéma toutes les semaines grâce à des tickets gratos offerts par l’Europe : pour eux, c’est vrai que l’avenir s’annonce bien. 

                                          • Fergus Fergus 4 mai 2018 17:51

                                            Bonjour, Frex

                                            Sur les éléments de dégradation que vous citez par rapport aux années 70, je suis assez d’accord sur certains points, pas sur d’autres.

                                            Les aliments par exemple ont perdu en goût ce qu’ils ont gagné en sûreté sanitaire. Quant aux relations hommes-femmes, elles se sont au contraire nettement améliorées du fait de l’émancipation progressive de celles-ci relativement aux hommes.

                                            Pour ce qui est du Revenu Universel, je suis « pour » sans la moindre hésitation. Car il permettra à ceux qui le souhaitent de se contenter d’un job à temps partiel pour disposer de ressources confortables. Et à ceux qui sont mécontents de leur patron de démissionner plus facilement. Paradoxalement, c’est le patronat qui pourrait se trouver fragilisé !


                                          • Dzan 4 mai 2018 12:57

                                            Chez moi, dans mon Limousin, le maïs n’était que pour les poules.
                                            Il y avait des tacots (sur rails) qui vous amenaient partout
                                            Un car asthmatique , qui s’arrétait à chaque bourg pour aller à Angoulême ou Limoges.
                                            Nous avions un cinéma ambulant.
                                            Nous avions des instituteurs (trices) respectée(e)s, qui nous balançaient des calottes, et nous n’en disions rien aux parents , car c’était le double.
                                            Avec le « Certoche » et 3 ans d’apprentissage, on se mettait à son compte.

                                            Les hirondelles étaient par centaines, les perdrix grises, rouges, les lapins de garenne, les alouettes etc...foisonnaient. Pestcides ? C’est quoi ça. Du bon fumier, bien macéré.
                                            Quand un « vieux » perdait la tête, on ne parlait pas d’Alzeimer. la famille-parfois 3 générations sous le même toit- le prenait en charge.
                                            Le médecin se déplaçait même la nuit. Les accouchements se faisaient à la maison.
                                            Et surtout, une chose Très importante qui a disparu la SOLIDARITE !!!
                                            Nous n’avions pas la télé. Il avait les veillées. Le cancer ne foisonnait pas.
                                            Bien sûr nous attrapions la rougeole, la varicelle, les oreillons, la coqueluche, et nous nous en sortions ;
                                            Comble du pire, nous buvions l’eau des ruisseaux, nous fabriquions des traineaux avec des roulements à billes. Quand, nous nous cassions la figure, ça s’arrangeait entre parents.

                                            Les fêtes de village, rassemblaient toute la commune, les foires aussi.

                                            Ah, c’est vrai, le stress ? Kécéssa ???
                                            Etc.....................


                                            • Fergus Fergus 4 mai 2018 18:01

                                              Bonjour, Dzan

                                              J’ai connu tout cela non loin de là, en Auvergne. A toutes fins utiles, deux articles que j’ai rédigés il y a quelques années :

                                              1965 : un dimanche au village

                                              Jours de vacances

                                              1957 : jour de batteuse

                                              Souvenirs... smiley



                                            • velosolex velosolex 5 mai 2018 18:38

                                              @Dzan
                                              Les gens sont heureux à mesure qu’ils dépendent des uns des autres, et malheureux, quand ils se croient au dessus de ces contingences, liés souvent à la nécessité. 


                                            • juluch juluch 4 mai 2018 13:08

                                              C’etait mieux avant en rapport avec ses souvenirs !


                                              Ils ont dit comme ça les Anciens, on le dit nous et nos gosses feront pareil !!

                                              • Fergus Fergus 4 mai 2018 18:44

                                                Bonjour, juluch

                                                « C’etait mieux avant en rapport avec ses souvenirs ! »

                                                En effet, et le ressenti de chacun relativement au passé est par nature très différent, même pour des personnes qui ont vécu dans les mêmes lieux aux mêmes époques.


                                              • baldis30 4 mai 2018 13:19

                                                bonjour,

                                                parlons du Service Militaire ....

                                                et d’un chef d’Etat, chef des armées, dont on se demande bien quelles sont ses capacités et connaissances en la matière pourtant essentielle en vue la défense du patrimoine national ...


                                                • Fergus Fergus 4 mai 2018 18:46

                                                  Bonjour, baldis30

                                                  Un président n’est pas seul : il est fort heureusement entouré de conseillers et d’experts militaires, à commencer par les membres de l’Etat-Major.


                                                • Le point de vue sera toujours différent selon qu"on se place d’un point de vue qualitatif ou quantatitif. Selon notre vie personnnelle ou celle-ci par rapport à la civilisation dans laquelle nous vivons. Certaines personnes ne se posent même la question et résument leur vie à leur quoitidien immédiat. D’autres ce sentent plus impliqués dans la marche du monde et ont sur celui-ci un certain regard qui est lié à leur vision de la : Cité idéale. C’est la différence entre Epithémée et Prométhée. Quant à savoir si l’un est plus heureux que l’autre, c’est une autre question. http://www.areopage.net/Mythologie/Theogonie/Promethee


                                                  • Ruut Ruut 4 mai 2018 13:25

                                                    Oui, c’était mieux avant. Maintenant nous avons une régression a tous les niveaux.

                                                    Même les vols France USA étaient plus rapides avant avec le Concorde.


                                                    • Fergus Fergus 4 mai 2018 18:51

                                                      Bonjour, Ruut

                                                      « nous avons une régression a tous les niveaux »

                                                      Une régression, certes ! Mais à tous les niveaux, vraiment ?

                                                      Quant aux vols transatlantiques en Concorde, ils coûtaient une fortune, et cet avion faisait un bruit d’enfer !.


                                                    • baldis30 4 mai 2018 13:28

                                                      Avant il y avait des théâtres partout et la population de toute origine sociale se retrouvait du parterre au poulailler ! Et bien des acteurs au moins de second rôle étaient ceux du voisinage ....de toutes les classes sociales ...

                                                      Ainsi partageait-on le même air pendant quelques heures ......et bien au-delà


                                                      • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:00

                                                        @ baldis30

                                                        Des théâtres, il y en a toujours partout. Mais le fait est qu’ils sont désormais fréquentés presqu’uniquement par les classes moyennes et supérieures. La faute sans doute à l’intrusion de la télévision dans tous les foyers et au fait que les jeunes se sont progressivement détachés de ce genre de spectacle au profit d’autres formes de loisirs. Il faut aussi reconnaître que le prix des places qui a fortement grimpé dans les théâtres privés. Il reste néanmoins des places bon marché dans les théâtres nationaux, et ceux qui sont directement gérés par des communes populaires, Sans oublier les places à prix réduit proposées par les Comités d’Entreprise.


                                                      • hunter hunter 4 mai 2018 19:35

                                                        @Fergus

                                                        Non il n’y a pas de théâtres partout...des petites salles, oui quelques unes, mais de vrais théâtres, venez ici dans le sud-ouest, il n’y a rien ! (Toulouse exceptée, 200 bornes aller-retour, Bordeaux 400)
                                                        Les magasins ferment, les gens galèrent avec le RSA et les allocs ( argent braguette ), il y a des CDD à une heure de travail par semaine, payée 7 euros net !

                                                        La mono-culture au Maïs continue de plus belle, et ça déverse des phytos à la tonne, et ça pue l’engrais azoté....eh oui, les terres sont quasi mortes, alors pour que ça pousse....

                                                        Mais à part ça, quand on allume une télé ou une radio, on bous explique que ça y est, depuis l’avènement de LREM (Les Rothschild En Marche), tout va bien !!!!!

                                                        Peut-être à Paris, et encore, j’ai des doutes !

                                                        Et en ouvrant le journal, on apprend qu’il y a eu des émeutes dans un quartier chaud de la préfecture de mon département (22 000 habitants) !

                                                        Poubelles brûlées, caillasses balancées sur les pandores.....tout va bien !

                                                        Bon il est vrai que le quartier en question, comme par hasard, est un parc à muzz et à convertis à l’islam...comme par hasard !

                                                        Et pourtant, ils touchent plus de subventions que beaucoup de pauvres ères en campagne ( where I live), mais ils foutent le bordel !

                                                        Sans compter les récents importés, qui passent leur journée entourés de quatre éducateurs, à jouer à la console...ils refusent d’apprendre le français !

                                                        Et quand dans mon village, il n’y a ni bus ni train (ligne fermée depuis longtemsp), pour eux la préfecture a organisé un service spécial de bus.......pour les emmener dans la galerie marchande de Carrefour, car il y a le wifi gratos, et trois fois par semaine, à la mosquée.....

                                                        TOUT VA BIEN !

                                                        France is sooooo politically correct !

                                                        Adishatz

                                                        H/


                                                      • Fergus Fergus 4 mai 2018 20:10

                                                        @ hunter

                                                        « venez ici dans le sud-ouest, il n’y a rien ! (Toulouse exceptée, 200 bornes aller-retour, Bordeaux 400) »

                                                         smiley Le sud-ouest, c’est le pays de ma femme, et elle y a de la famille en différents lieux. Je ne vais pas perdre de temps en recherches fastidieuses, mais je sais qu’il y a des théâtres à Arcachon, Langon et Mont-de-Marsan. Et je présume que c’est également le cas à Dax, Bayonne, Biarritz et autres villes du sud-ouest.

                                                        Pour le reste, pas mal de vrai, et cela rejoint des réalités que l’on peut observer ailleurs.


                                                      • hunter hunter 4 mai 2018 20:39

                                                        @Fergus

                                                        Le sud ouest est vaste, et à Mirande, pas de théâtre !
                                                        Auch oui, mais 50 bornes aller-retour...gasoli, essence, bagnoles, fric, contrôle technique....

                                                        Vous ne citez que des villes qui sont loin par rapport à ma localisation

                                                        Pau 80 bornes (aller) , Bayonne plus de 200.( aller).....

                                                        Arrêtez de raisonner comme un bobo urbain, il y a des gens qui vivent loin des villes aussi !

                                                        Et avec RSA et un peu d’allocs, bah c’est priorité aux courses chez Lidl, et le reste à la weed cultivée de ci de là, par des potes, pas chère, ça permet de se défoncer pour pas cher...
                                                        Et ceux qui ne fument pas se klaxonnent chez les potes (cafés trop chers), avec du vieux pastis frelaté ramené d’Espagne !

                                                        Mais c’est vrai, presque tout le monde a un smartphone.....sauf moi, et je ne bois pas ni n’introduit aucune merde stupéfiante dans mon circuit ! La came et l’alcool, j’ai donné !

                                                        Oui oui, oui, tout va bien je vous dis, tout est merveilleux !

                                                        Allez passez une bonne nuit

                                                        Adishatz

                                                        H/


                                                      • foufouille foufouille 4 mai 2018 21:17

                                                        @hunter
                                                        fergus est très loin du RSA, il ne peut comprendre.


                                                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 4 mai 2018 14:26

                                                        «  »À chacun d’apporter la réponse à cette question et de dire si, réflexion faite, « c’était mieux avant ! ». Ou pas...«  »


                                                        La réponse a toujours existé à cette question, peut-être la plus vieille au monde : Une sorte peut-être de « regret »...

                                                        A toutes les époques, on a toujours regretté « le bon vieux temps », comme pour dire peut-être que le monde va vers « sa fin ». D’ailleurs dans toutes les cultures on rappelle la notion : « la fin des Temps »... 

                                                        Dans les années 1950, je crois que c’était la revue « l’Esprit » qui titrait « Rendez-moi le bon vieux temps » !




                                                        • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:02

                                                          Bonsoir, Mohammed MADJOUR

                                                          Eh oui, ce rappel du « bon vieux temps » ne date pas d’hier. Dans l’Antiquité déjà, des auteurs y faisaient allusion. smiley


                                                        • alberto alberto 4 mai 2018 14:27

                                                          Bonjour Fergus

                                                          Malgré l’inconfort des habitations et des hôpitaux que tu décris si bien ainsi que l’état des routes et des chemins de fer, je pense que j’étais plus heureux à cette époque, années 60/70 que ne le sont les jeunes de 20/25 ans aujourd’hui.

                                                          Nous avions l’espoir d’une vie meilleure et nous avions raison !

                                                          Mais pour être honnête et je pense que tu le sois, demande toi si ça sera mieux demain pour ceux qui naissent aujourd’hui ?  smiley


                                                          • Fergus Fergus 4 mai 2018 18:03

                                                            Bonjour , alberto

                                                            Je partage très largement ton avis. Et je suis moi aussi très préoccupé pour l’avenir des jeunes.


                                                          • Ruut Ruut 4 mai 2018 14:44

                                                            En 1980 nous rêvions de vols rapide via des concordes améliorés, nous rêvions de conquête spatiale avec des bases lunaires prévues pour 1999 (cf cosmos 1999) et les missions Apollo, oui nous avions un futur possible.

                                                            En 2018, nous n’avons plus de rêves. Chômage, travail précaire, risque de délocalisation, produits a obsolescence rapide, nourriture toxique etc....

                                                            Un programme spatial minable.
                                                            Une régression technologique fini les avions supersoniques pour le peuple.
                                                            Fini les services publiques au service des citoyens.
                                                            Fini les rêves de paix mondial et l’illusion de vivre dans un pays Pacifiste (Libye, Syrie etc...)
                                                            Fini les codes moraux.
                                                            Retour de l’esclavage via les sans papiers et les emplois précaires.
                                                            etc...
                                                            Fini la notion même de famille avec 2 salaires au SMIC pour pouvoir se nourrir et se loger.

                                                            Oui c’était mieux avant.
                                                            Même mettre en orbite un simple service GPS ça nous est difficile cf : Galliléo.

                                                            Et le pire c’est que la misère actuelle n’est que le résultat d’un choix politique déconnecté du besoin des citoyens et sans ambition.
                                                            Même la Science Fiction Française est a la ramasse et n’offre aucun rêve crédible a nos enfants.
                                                            Même les ordinateurs modernes sont décevants et malgré une puissance décuplée sont si mal codés qu’a travail identique c’est maintenant plus lent.


                                                            • oncle archibald 4 mai 2018 15:56

                                                              @Ruut : « fini les avions supersoniques pour le peuple » .....

                                                              Hum-hum ..... Que je sache le prix des billets sur un vol en Concorde n’ont jamais été accessibles « au peuple » ... Pour paraphraser Hollande ça n’était pas pour les riches mais pour les super riches !

                                                              En revanche, ou « en même temps » si vous préférez, le « peuple » s’il calcule bien son coup et prend ses billets très en avance arrive à voyager en avion jusqu’à des destinations lointaines pour moins cher que le prix d’un billet de TGV sur Paris Marseille pris au dernier moment !

                                                              Pourtant on nous bassine avec la SNCF « service public » qui justifie son déficit par le service rendu tandis que Easy Jet est une entreprise privée, propriété d’infâmes capitalistes qui fait des bénéfices et les distribue à ses actionnaires .... Cherchez l’erreur !


                                                            • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:14

                                                              @ Ruut

                                                              « En 2018, nous n’avons plus de rêves »

                                                              C’est bien là le cœur du problème, et ce constat impacte fortement la représentation que l’on a du présent confronté au passé.

                                                              Sur la paix mondiale, s’il n’y a plus de « rêve » de paix universelle - mais a-t-il existé un jour ? - force est de reconnaître qu’en dépit des guerres du Moyen-Orient il n’y a jamais eu si peu de conflits sur la planète. C’est peut-être un premier pas, encore que je ne sois pas très optimiste sur ce plan.

                                                              Personnellement, je ne ressens pas les choses comme vous. Certes, par bien des côtés, je regrette le passé, mais les progrès techniques et l’ouverture de pays naguère fermés m’ouvrent des perspectives de découverte - physiques ou virtuelles - auxquelles je n’aurais jamais pensé avant.

                                                              Enfin, sur les ordinateurs personnels, eu égard à l’usage qui en est fait par la majorité de la population - y compris moi -, ils sont bien assez puissants et d’un rapport qualité-prix sans commune mesure avec ce qui était proposé il y a 15 ans.


                                                            • BA 4 mai 2018 15:17

                                                              La révolution, c’était mieux avant.


                                                              10 août 1792 : les sans-culottes attaquent le palais des Tuileries et détruisent la monarchie.


                                                              1er mai 2018 : les black blocs attaquent trente-et-un commerces et détruisent six voitures.


                                                              Pas photo.


                                                              Relisons la journée du 10 août 1792, l’attaque du palais des Tuileries :


                                                              Le palais royal était défendu par un régiment de Gardes suisses et par 200 gentilshommes en armes.


                                                              Du fait de l’absence dans le château du colonel Louis-Auguste d’Affry, colonel du régiment des Gardes suisses, qui reste à son domicile toute la journée étant malade, le major Karl Josef von Bachmann prend le commandement du régiment des Gardes suisses.


                                                              Voyant la foule qui menace d’envahir les Tuileries, il propose au roi de l’accompagner à l’Assemblée nationale, qui siège à côté. Aussi, traversant le jardin des Tuileries, il accompagne Louis XVI et sa famille jusque dans la loge du greffier de l’Assemblée nationale, où la famille royale reste toute la journée.


                                                              La foule envahit la cour du château et cherche à gagner les étages supérieurs. Revenu dans le château, Karl Josef von Bachmann demande un ordre précis du roi, et cet ordre ne venant pas, il organise la défense des Gardes suisses qui font face à l’envahissement des émeutiers.

                                                              Certains assaillants avancent amicalement, et les Gardes suisses jettent quelques cartouches à la fenêtre en gage de paix. Cependant, le feu est ouvert, sans que l’on sache de quel côté le coup est parti en premier, ni s’il a été intentionnel.


                                                              La Garde suisse, régiment discipliné et professionnel ayant une tradition de service de la monarchie française (en vertu de traités anciens dénommés « Capitulations »), a d’abord l’avantage, mais est largement dépassée en nombre par les forces adverses, soutenues par des canons. Progressant depuis la cour faisant face au Palais, les Suisses sont pris sur le flanc depuis la galerie du Louvre et se replient à l’entrée principale du Palais.


                                                              La Garde nationale des insurgés se rallie et retourne à l’attaque. Le roi avait envoyé une note (préservée à ce jour) ordonnant aux Suisses de cesser le feu et de se retirer à leur Caserne Charras de Courbevoie. Il semble que son intention était d’épargner d’ultérieures effusions de sang, mais les officiers des Suisses aux commandes jugèrent inutile un tel ordre au milieu d’une bataille lourde et n’obtempérèrent pas immédiatement à la réception de l’ordre.


                                                              Cependant, la position de la Garde devient de plus en plus difficile à tenir, leurs munitions diminuant tandis que les pertes augmentent. La note du roi est alors exécutée et l’on ordonne aux défenseurs de se désengager. Le corps principal des Gardes suisses bat en retraite à travers le Palais et se retire à travers les jardins à l’arrière de l’édifice. À ce moment-là, ils sont dépassés en nombre, près de la fontaine centrale, morcelés en petits groupes et taillés en pièces.


                                                              Les Gardes suisses restés dans le Palais sont pourchassés et tués, de même qu’un certain nombre de domestiques et courtisans ne pouvant se mêler à la foule. Des actes d’anthropophagie seraient commis lors du massacre des gardes suisses et du personnel du palais. Le roi sacrifie les Suisses en leur ordonnant de rendre les armes en plein combat.


                                                              Des 950 Gardes suisses présents aux Tuileries, environ 300 sont tués au combat ou massacrés en tentant de se rendre aux attaquants après avoir reçu l’ordre du roi de rendre les armes en plein combat, furieux à cause des coups de feu tirés sur la foule, qu’ils mettent sur le compte des Gardes. Environ 60 sont faits prisonniers à l’Hôtel de Ville et sont massacrés là-bas.


                                                              D’autres meurent en prison des suites de leurs blessures, les officiers et sous-officiers seront tués durant les massacres de Septembre qui s’ensuivent, dont Karl Josef von Bachmann, le commandant de la garde lors de la prise du palais des Tuileries le 10 août, guillotiné. Une centaine de Gardes aurait survécu.


                                                              Les gentilshommes en armes, dénombrés à environ 200, passèrent inaperçus en habits civils et furent pour la plupart capables de s’échapper lors de la confusion.


                                                              Quelques jours plus tard, le 21 septembre 1792, la Convention abolit officiellement la monarchie.


                                                              https://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_du_10_ao%C3%BBt_1792


                                                              • oncle archibald 4 mai 2018 16:00

                                                                @BA : vous n’auriez pas du rappeler cela, ça va faire rêver les Zadistes !


                                                              • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:15

                                                                Bonsoir, oncle archibald

                                                                 smiley


                                                              • En ce qui me concerne. Excepté Robert Merle (et une ou autre exception), je n’ai acheté ni lu aucun écrivain publié après 1985.


                                                                • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:18

                                                                  @ Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                                                  Pas même Vautrin, Maalouf, Van Cauvelaert ou Lemaître ? Vous passez à côté de grands moments de lecture !


                                                                • Suite : excepté Modiano et l’un ou l’autre polar intoporel. Mais justement, c’est peut-être aussi parce qu’il écrit sur une autre époque. 


                                                                  • Se poser cette question est un luxe. A une autre époque, nous serons déjà mort. MAis si comme nombreux d’entres-nous, nous sommes condamnés à assister à ce spectacle peu attractif, rien ne nous empêche de vivre commme à l’époque où nous pensions que c’était mieux avant. Les vraies confitures de grands-maman existent toujours. Mais la notion de bonheur est très relative. Le bonheur généralement ne peut s’évaluer que par rapport au malheur. Alors, disons simplement qu’il n’y a pas de réponses à une question qui n’en est pas une puisque les grands-bonheurs le sont souvent face aux grands malheurs. En d’autres termes, pas d’Eros sans THANATOS.


                                                                    • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:21

                                                                      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                                                                      « pas d’Eros sans THANATOS »

                                                                      Et pas de bonheur sans malheur, l’un ne pouvant être ressenti qu’en fonction de la perception de l’autre.


                                                                    • corrigé : à une autre époque, nous « serions » déjà morts.Si Fergus a estimé que cette époque valait la peine de faire des enfants, c’est que pour lui, cette version du bonheur « light » est suffisant. Et c’est aussi son droit ;


                                                                      • foufouille foufouille 4 mai 2018 17:45

                                                                        "Peut-être qu’en 1968, dans une société beaucoup plus cloisonnée en termes de classes sociales, l’on acceptait plus facilement un « destin » modeste qu’en 2018 où, sans cesse confrontés dans les divers médias à des flots d’images de vie facile, de destinations de rêve, de propriétés luxueuses, l’on conçoit une frustration plus ou moins consciente que le taux de chômage récurrent, la précarisation de l’emploi et le mépris des élites ne font que renforcer ?"
                                                                        ben voyons, beaucoup de motifs sont facile à comprendre quand on est pas un bourgeois.


                                                                        • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:24

                                                                          Bonjour, foufouille

                                                                          « beaucoup de motifs sont facile à comprendre quand on est pas un bourgeois. »

                                                                          Sans doute, mais encore...


                                                                        • .Quelques rappels des années soixante dans lesquelle a fleuri MAI 68. Barbarrella (la femme objet fantasme des hommes), en Belgique, des Etrimos (HLM) qui poussaeint comme des champignons et défiguraient les villes, on allait conquérir les planètes, remplacer tous les aliments par des pilules. Mai 68, heureusement a mis un temps d’arrêt et de réflexion à ce gigantisme phallico-paranoiäque. Les années 80 en Belgique furent marquée par une soucis plus grands du vintage. Plutôt que de casser, on rénovait. Le bio a réellement fait une percée,... les couples ont commencé à comprendre que le sexe était important mais avec le sida que d’autres valeurs bien plus profondes liaient les êtres entre eux. Tout n’est pas écrit,...la preuve.


                                                                          • Surya Surya 4 mai 2018 18:12

                                                                            Bonjour Fergus,


                                                                            Je crois que ce n’était ni mieux avant, ni mieux maintenant, ni moins bien avant, ni... etc. 
                                                                            Certaines choses étaient mieux avant, d’autres sont en effet mieux maintenant. La France s’est modernisée, les conditions de vie des gens se sont en effet améliorées depuis les années 50.

                                                                            Comme vous le faîtes justement remarquer, les gens vivaient à l’époque avec moins de confort que maintenant, mais acceptaient mieux leurs conditions de vie parce qu’ils voyaient que ça bougeait autour d’eux, que le progrès était en marche et que l’avenir allait être meilleur. 

                                                                            On croyait à la voiture, on croyait au nucléaire, on croyait à tout un tas de choses que l’on rejette désormais, parce que ça a pollué (mais les chauffages à charbon, c’était pas triste non plus question pollution de l’air) ou c’est dangereux.

                                                                            Le monde est mieux maintenant d’un point de vue matérialiste et technologique, on a tout, tout de suite ou presque , mais j’ai bien peur que ce soit tout. C’est bien sympa d’avoir des téléphones portables dernière génération pleins de gadgets, mais ça ne rend pas les gens heureux. 

                                                                            Quant à la médecine, c’est vrai qu’elle soigne mieux de nos jours les maladies incurables -ou presque- d’hier, mais comme vous l’avez très bien dit, de nouvelles maladies apparaissent, qui font autant de ravages, et pour lesquelles il faut à nouveau plancher pour trouver des remèdes.

                                                                            Ce qui manque donc, c’est vrai, c’est l’optimisme et l’enthousiasme des trente glorieuses. C’est pourquoi je suis tellement contente quand la France se lance dans des grands projets (même si elle n’en a pas vraiment les moyens, mais bon, chut, faut pas trop le dire) ou modernise ses infrastructures. 

                                                                            Mais ils sont où, les grands projets d’aujourd’hui ? 

                                                                            Pour cette raison, je me suis bien éclatée sous l’ère Mitterrand, j’ai trouvé fabuleux ce grand chamboulement, toutes ces constructions, ce formidable coup de pouce donné à la culture, et plus loin encore dans le passé, je regrette de ne pas avoir vécu de façon plus consciente la modernisation du pays et les grands projets des années 50 et 60. J’étais trop petite dans les années 60, je ne me souviens évidemment pas de ce qui a été fait.

                                                                            Alors du coup, oui, forcément, je fais partie de ces gens qui sont un peu nostalgiques du passé, parce qu’en dépit des difficultés que connaissaient les gens dans leur quotidien, en dépit du manque de confort, cette période était pleine d’optimisme et d’enthousiasme pour l’avenir. 

                                                                            Par contre, je suis vraiment contente de vivre à notre époque actuelle, car même si je n’aime plus les réseaux sociaux, même si Internet a donné un autre sens au mot « communication » qui ne me plait pas toujours, même si Internet a malheureusement contribué à la propagation de la violence, je ne me vois pas revenir dans un monde sans Internet. 

                                                                            Bon allez, je vous laisse, je monte dans ma machine à remonter le temps pour aller en 1958 assister à la fin de la construction du Palais de La Défense. Je vais d’ailleurs leur proposer qu’on le rebaptise CNIT, je sais plus où j’ai entendu ça mais je trouve que ça sonne mieux, vous ne croyez pas ? 
                                                                            Et puis aussi je vais demander qu’on y installe le SICOB, je n’y suis jamais allée et j’ai très envie de connaître les dernières inovations en matière de technologie et de bureautique, et puis enfin je vais suggérer que s’y déroule le Salon des Arts Ménagers. 
                                                                            J’espère que mes diverses suggestions seront retenues.

                                                                            A bientôt !  smiley

                                                                            • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:33

                                                                              Bonsoir, Surya

                                                                              Un grand merci à vous pour ce long et intéressant commentaire dans lequel je me retrouve très bien tant il colle à mon propre regard à la fois sur le passé et le présent que je me refuse à opposer l’un à l’autre tant il y a eu - et il y a encore - des éléments positifs et négatifs à toutes les époques. Faut-il d’ailleurs placer le tout sur une balance pour voir de quel côté penche le fléau ? Je n’en suis pas persuadé.

                                                                              Le CNIT, j’ai bien connu, et même le Sicob où je connaissais des exposants qui n’étaient pas avares de champagne pour quiconque se présentait avec un bon client, ce qui m’est arrivé 2 ou 3 fois. smiley


                                                                            • BA 4 mai 2018 18:30

                                                                              Les anarchistes, c’était mieux avant.


                                                                              A propos des Black blocs du 1er mai :


                                                                              Violences du 1er-Mai : centralien, fils de chercheur au CNRS, fille d’un directeur financier ... des prévenus aux profils étonnants.


                                                                              Les premières comparutions immédiates après les violences du 1er-Mai à Paris ont eu lieu le jeudi 3 mai. Devant le tribunal, le profil de certains prévenus est étonnant  : parmi eux, un centralien payé 4 200 euros par mois.


                                                                              Dans le box, un jeune homme de 29 ans, t-shirt blanc, diplômé de l’École centrale, consultant. Son salaire mensuel s’élève à 4 200 euros. Son casier judiciaire est vierge. Le jeune homme est calme, poli.


                                                                              A côté de lui, à peine plus jeunes, un homme et une femme, en veste de survêtement. "Vous vous appelez Anne ?« , demande la présidente. »Non, j’ai menti : mon vrai prénom, c’est Andréa", répond-t-elle. Cette Française a aussi déclaré précédemment aux policiers qu’elle était Suédoise.


                                                                              Son voisin explique aussi avoir donné une fausse identité « dans la panique de la garde à vue ». Une garde à vue qui a duré 48 heures pour ce fils de chercheur au CNRS et cette fille de directeur financier.


                                                                              Les trois prévenus ont demandé un délai pour préparer leur défense. L’audience a été renvoyée au 30 mai. Le jeune centralien est rentré chez lui sans même un contrôle judiciaire.


                                                                              Pour les deux autres, le mensonge coûte cher. La présidente leur explique : "Cela donne peu de garanties sur le fait que vous reveniez pour l’audience". Pour eux, c’est la prison : quatre semaines de détention provisoire. Dans le box, le jeune homme est livide, sa voisine en larmes.


                                                                              Dans la salle, des camarades leur lancent : « Courage, on pense à vous ».

                                                                              https://www.francetvinfo.fr/decouverte/1er-mai/violences-du-1er-mai-centralien-fille-de-chercheur-au-cnrs-des-prevenus-aux-profils-etonnants_2736481.html


                                                                              • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:35

                                                                                Bonsoir, BA

                                                                                Les « black blocs » du boulevard de l’hôpital, manifestement des anarchistes en peau de lapin qui font dans leur froc. C’est pathétique ! 


                                                                              • chocolatine chocolatine 4 mai 2018 19:14

                                                                                bonjour
                                                                                Dans les années 50 à 60,je me promenais en ville seul ,j’avais 7 ans ; pas une injure, moins de monde, plus de respect,on avait 2 chaines de télévision, on espérait qu’il pleuve pour voir un film l’aprés midi.....on se baladait en vélo, en « meule » ou « en mob » au choix............je n’ai pas le souvenir d’avoir« manqué » d’internet, ni d’autre chose d’ailleurs !
                                                                                bref, aujourdh’ui c’est la société du spectacle de la délation du voyeurisme et surtout du controle tous azimuts...............
                                                                                les « sex pistols » chantaient « no future » je me demande s’ils n’avaient pas raison !


                                                                                • Fergus Fergus 4 mai 2018 19:40

                                                                                  Bonsoir, chocolatine

                                                                                  Je suis d’accord avec votre commentaire sur les points évoqués.

                                                                                  Mais en pensant à mes petits-enfants, j’espère que les Sex Pistols - un groupe que j’ai beaucoup apprécié - n’auront pas raison.


                                                                                • velosolex velosolex 4 mai 2018 22:55

                                                                                  @chocolatine
                                                                                  Les oiseaux et les enfants ont disparu des villes. Pour certains coins de campagne, tel l’endroit où j’habite, j’y suis revenu précisément pour retrouver ce monde que j’avais perdu de vue en ville ; 

                                                                                  C’est une curieuse impression d’être ici dans le monde d’hier, même si, malheureusement la Micheline n’est plus là, et que des agents tentent ici comme ailleurs d’imposer le compteur Linky, dernière trouvaille du capitalisme qui veut nous faire notre peau. 
                                                                                  Il est dit que la délinquance baisse avec le nombre d’arbres à proximité. 
                                                                                  Ceci explique peut être cela. 
                                                                                  Les enfants des voisins jouent au ballon dans la rue !
                                                                                  Le rythme n’est pas tout à fait le même qu’ailleurs. L’esprit est plus tranquille. Presque le sud de nino Ferrer, mais au nord ouest



                                                                                • Agafia Agafia 5 mai 2018 09:56

                                                                                  @chocolatine
                                                                                  je n’ai pas le souvenir d’avoir« manqué » d’internet


                                                                                  Bah en même temps, quand quelque chose n’existe pas encore, ça ne peut pas nous manquer. Il ne nous manque que ce qu’on a déjà connu ^^

                                                                                • chocolatine chocolatine 17 mai 2018 00:45

                                                                                  @Fergus

                                                                                  un jour on demanda à gérard manset ,chanteur bien connu qui refuse le streaming(ce que j’approuve), ce qu’il pensait de ce 21 eme siècle....et parfois comme lui je préfèrerais ne pas l’avoir connu..ou disons et là je n’engage que moi, que je ne me sens plus à ma place dans cette mascarade de société !
                                                                                  alors on aime ou on la quitte,je reste et je regarde..triste.....cette chose qui surgit des bas fonds humains.

                                                                                • Fergus Fergus 17 mai 2018 09:09

                                                                                  Bonjour, chocolatine

                                                                                  Je vous comprends d’autant mieux que je partage votre regard négatif sur beaucoup d’aspects de la société contemporaine. Mais tout n’est pas à jeter : sur de nombreux plans matériels, la vie s’est améliorée. Du moins est-ce mon opinion.


                                                                                • Aristide Aristide 4 mai 2018 19:55

                                                                                  Il me semble qu’il manque un élément essentiel dans cette « évolution » depuis la fin de la deuxième guerre.Toutes les expériences collectivistes ont démontré leur incapacité à concurrencer le capitalisme. 


                                                                                  Pour le reste, Fergus décrit assez « fidèlement » une évolution assez considérable dans les aspects matériels de l’existence, mais aussi dans les modes de vie, la santé, l’accès à la culture, ...



                                                                                  • Fergus Fergus 4 mai 2018 20:22

                                                                                    @ Aristide

                                                                                    « Toutes les expériences collectivistes ont démontré leur incapacité à concurrencer le capitalisme. » 

                                                                                    C’est malheureusement vrai. La faute à l’« humain » : l’homme est naturellement individualiste, et ne s’implique réellement dans un projet collectif que s’il bénéficie de retombées liées à son investissement personnel.

                                                                                    Cela dit, le capitalisme n’est pas non plus le bon système s’il s’exerce sans réelle régulation en creusant les inégalités, ce qui est le cas de nos sociétés occidentales où s’exerce désormais un capitalisme décomplexé et destructeur de lien social.

                                                                                    La société juste - non pas égalitaire, mais équitable - est à mes yeux entre ces deux extrêmes.


                                                                                  • Aristide Aristide 4 mai 2018 20:47

                                                                                    @Fergus


                                                                                    Cela dit, le capitalisme n’est pas non plus le bon système s’il s’exerce sans réelle régulation en creusant les inégalités, ce qui est le cas de nos sociétés occidentales où s’exerce désormais un capitalisme décomplexé et destructeur de lien social.

                                                                                    Un capitalisme décomplexé qui en France se caractérise par un taux de prélèvement obligatoire record. 

                                                                                     

                                                                                  • Fergus Fergus 4 mai 2018 20:53

                                                                                    @ Aristide

                                                                                    « un taux de prélèvement obligatoire record. » 

                                                                                    Pour des prestations de service public qui, dans des pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, sont assurées par le privé et facturées aux usagers, lesquels payent au final aussi cher qu’en France, voire plus, pour les dépenses contraintes (école, santé, etc)


                                                                                  • Raymond75 4 mai 2018 20:08

                                                                                    Dans les années cinquante, il n’y avait ni contraception ni autorisation de l’avortement ; des milliers de femmes mouraient ou étaient victimes de graves infections suite à des avortements clandestins. Les femmes se mariaient tôt et avaient plus d’enfants qu’aujourd’hui. Il n’y avait chez les gens modestes (la majorité) ni lave linge, ni lave vaisselle, ni réfrigérateur, ni congélateur, ni voiture. La vie des familles, et surtout des femmes, n’était vraiment pas mieux avant ...

                                                                                    Essayez de vivre quinze jours sans le confort qui est considéré comme normal aujourd’hui !


                                                                                    • Fergus Fergus 4 mai 2018 20:25

                                                                                      Bonsoir, Raymond75

                                                                                      Je vous remercie vivement pour ce témoignage qui rejoint mes propres constats.


                                                                                    • Aristide Aristide 4 mai 2018 21:02

                                                                                      @Raymond75


                                                                                      Olala, le méchant matérialiste ...

                                                                                    • Coriosolite 4 mai 2018 20:32
                                                                                      Bonjour,
                                                                                      Le sujet de l’article : « mieux avant ou non ? » est un de ces sujets de conversation de bistrot, comme « que ferais-tu si tu gagnais au loto ? »
                                                                                      Je ne méprise pas, c’est bien agréable de parler de choses un peu futiles et innocentes de temps à autre. Ca détend, encore que j’ai lu ici quelques commentaires peu détendus. C’est habituel et on fait avec.
                                                                                      Je n’ai pas connu les années 50-60, je n’en parlerai que d’après ce que m’en disaient les anciens de ma famille.
                                                                                      Par rapport aux conditions de vie et de travail de mes grands-parents et de mes parents dans leur jeunesse, les uns et les autres pas vraiment pauvres mais pas du tout riches, j’ai l’impression de vivre comme un prince en regard de leurs condition matérielle de l’époque.
                                                                                      Ils ont connus une guerre et ses privations, des logements sans confort et exigus, une vie dure au travail.
                                                                                      Moi j’ai fait des études supérieures, ce qui était hors de portée pour eux. Jai pu voyager à l’étranger, prendre l’avion c’est banal. C’était du rêve pour eux.
                                                                                      Alors si on considère tout ça, ce n’était pas mieux avant.
                                                                                      Mais mes grands-parents me racontaient leur 2 semaines de congés, ils partaient en famille à vélo, de Caen pour aller voir la famille en Bretagne par des petites routes presque sans voitures. Ils ne se souciaient pas de vitesse, de météo. Ils acceptaient ce qu’ils trouvaient et s’en réjouissaient.
                                                                                      J’aurais bien d’autres exemples de ce goût des bonheurs simples et bon enfant, d’une joie de vivre spontanée que j’ai l’impression de n’avoir connus que dans mon enfance.
                                                                                      Mes parent m’ont parlé de l’époque du plein emploi, mon père a fait cinquante métiers. Un emploi lui déplaisait, un petit chef était trop insupportable, il allait voir ailleurs et 2 jours après il était embauché.
                                                                                      Ca je n’ai pas connu et ne connaitrai jamais. Je dois supporter ce que j’ai la chance d’avoir et ne pas la ramener, sinon c’est le chômage (11 mois à mon compteur).
                                                                                      J’ai vu l’enlaidissement des grandes villes et de leurs banlieues, la dégradation de l’environnement, le changement de population. Et ça s’aggrave.
                                                                                      Si aujourd’hui n’est pas l’enfer, loin de là, il me semble que l’avenir proche ou moins proche s’annonce mal.
                                                                                      Et c’est peut-être ça commencer à prendre de l’âge. Parce que je suis proche de dire « c’était mieux ..etc.. » 

                                                                                      • Fergus Fergus 4 mai 2018 20:43

                                                                                        Bonsoir, Coriosolite

                                                                                        Les « conversations de bistrot » peuvent ne pas être si futiles que cela. Et comparer les conditions de vie d’époques différentes sous un angle plus analytique que la seule impression globale est autrement moins futile que fantasmer sur d’hypothétiques gains de loto.

                                                                                        Pour le reste, très largement d’accord avec le contenu de votre commentaire.


                                                                                      • Aristide Aristide 4 mai 2018 20:55

                                                                                        @Fergus


                                                                                        La nostalgie embellit le passé, le voyage en vélo pour rejoindre la Bretagne en partant de Caen en est un exemple assez symptomatique . 




                                                                                      • velosolex velosolex 4 mai 2018 22:45

                                                                                        @Coriosolite
                                                                                        Le dilemme vient de la question. Parle t’on du bonheur individuel, ou de sa gestion collective ?...Le premier terme parle du monde aujourd’hui, le second du monde d’hier. 

                                                                                        S’attarder sur le bonheur individuel, est rapidement un chausse trappe. Il ne peut y avoir durablement de bonheur individuel, sans réalisation collective. Ou alors nous parlerons là d’autre chose, lié à la réalisation du roi Midas, qui crut qu’il était heureux, car il pouvait tout changer en or en le touchant. On sait ce que cela a donnée ; Les anciens mythes nous parlait déjà de ces choses avec pertinence !. 
                                                                                        Bref, on ne peut mesurer le bonheur, à la mesure d’une accumulation, que ce soit voyage, ou argent. Tout dépend de la qualité intrinsèque de l’homme, et du sens de sa place en ce monde. 
                                                                                        Une société heureuse se conjugue avec le relationnel, le sens d’avoir un sens dans un monde reconnu, et dans lequel on reconnait tout autant les autres. Le capitalisme dans sa version turbo compressée qu’on connait aujourdh’ui, cultivant l’individualisme, et la prédation décomplexée, « fun », me semble totalement incompatible avec le présent, encore plus qu’avec ce qui nous attend. 
                                                                                        Ce système qui fonctionne avec l’accumulation de richesse, commence à voir sa fin programmée, faute de matière première, et d’oxygène. 
                                                                                        Des image sans doute, mais qu’importe, on sait qu’on est au bout d’une logique mortifère, qui après une époque de doute, qu’on pourrait situer justement dans ces années 60, dont on parle tant, n’a fait que caricaturer ce qu’il était auparavant .

                                                                                      • Coriosolite 5 mai 2018 22:03
                                                                                        @velosolex
                                                                                        Bonjour,

                                                                                        La « gestion collective du bonheur »  !!
                                                                                        Oulala vous me faites peur. Ca a son relent de collectivisme bureaucratique. J’imagine que vous évoquez autre chose de plus désirable, mais je n’ai pas saisi quoi.
                                                                                        A mon sens le bonheur a une dimension individuelle qui n’est pas réductible à l’avoir, mais l’avoir y a son rôle. Ensuite quel « avoir », c’est variable selon l’époque et selon chacun.
                                                                                        Je ne me lancerai pas dans une évaluation du niveau de richesse souhaitable, c’est mission impossible.
                                                                                        Sans doute est il plus facile de trouver sa voie vers le bonheur quand on se sent à sa place dans la société, qu’on se sent utile, apprécié et respecté. Mais ces conditions ne feront que nous mettre sur la voie. Après libre à chacun de vouloir l’emprunter.
                                                                                        Bref des conditions sans doute rarement connues quelle que soit l’époque ou le lieu pour beaucoup de personnes. Mais pour quelques uns peut-être.

                                                                                      • Raymond75 4 mai 2018 20:50

                                                                                        Ce qui est radicalement différent aujourd’hui, c’est la croissance considérable de la population, et la croissance dans une partie du monde (la notre) de la consommation. Jadis on polluait autant, mais on était moins nombreux. Aujourd’hui, on a pollué les terres, l’eau (y compris la nappes phréatiques), la mer et l’air. Des continents artificiels de plastiques voguent sur les mers et tuent les animaux marins. Les élevages sont comparables à des camps de concentration, et la nourriture industrielle est bourrée de produits dangereux et trompeurs. Cela n’existait pas ’avant’.

                                                                                        L’humanité n’a pas pris conscience qu’il n’y a pas de planète ’B’ et que nous vivons sur le seul radeau de secours de l’univers. ’Avant’, on avait encore l’impression que la Terre était infinie.


                                                                                        • Fergus Fergus 4 mai 2018 20:56

                                                                                          @ Raymond75

                                                                                          Vous avez raison sur tous ces points, hélas !


                                                                                        • Aristide Aristide 4 mai 2018 21:01

                                                                                          @Raymond75


                                                                                          Cela n’existait pas ’avant’.


                                                                                          Bien sur que non, on avait la chance d’isoler les locaux avec de l’amiante, les produits naturels étaient ... poussés avec des engrais hyper efficaces, l’absence de frigo donnait la joie de la courante, on se chauffait au charbon avec des poêles laissant passer quelques particules.... Enfin, un passé farpait en tout point. ...


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