• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Gros temps pour la viande

Gros temps pour la viande

Lordon a coutûme de dire que « la force du capitalisme, c'est l'abstraction et l'éloignement ». Il veut dire par là que le cerveau humain n'est pas équipé naturellement de la capacité à appréhender des phénomènes complexes et distants.

Difficile de culpabiliser pour des actes dont on ne peut percevoir les conséquences que nous réprouverions si nous pouvions les comprendre et surtout les voir à l'oeuvre.

Il y a plus de 30 ans que j'essaie à l'occasion de faire passer un message simple qui est que notre régime alimentaire occidental récent est absolument insoutenable à échelle globale, pas essentiellement pour des raisons morales, mais pour des raisons physiques, la Terre n'étant simplement pas assez grande.

L'actualité récente apporte des évolutions très intéressantes dans deux directions différentes mais pouvant aboutir au même résultat : une humanité nourrie et un environnement (relativement) préservé.

Steak de culture {JPEG} Quasiment personne ne connaît son empreinte environnementale liée à son mode d'alimentation mais chacun peut comprendre que si la surface cultivée nécessaire pour le nourrir multipliée par nos effectifs (chacun ayant un droit légitime à nous imiter...) vient à dépasser la surface des terres émergées, on ne peut faire à grande échelle ce qui semble anodin pour l'individu.

Bien avant cet extrême, si nous devons utiliser la totalité des terres où des végétaux peuvent pousser pour notre élevage et nos cultures, implicitement on admet qu'il n'y a plus pour l'ensemble des autres espèces que les déserts chauds ou froids et donc qu'on programme dans notre assiette un écocide de grande ampleur. Le « marché » est là pour répondre aux demandes des individus pas pour se soucier des loups, renards, belettes, éléphants, grenouilles.

Si le produit de notre empreinte individuelle par nos effectifs (actuel et à venir) approche de cette nouvelle limite c'est clairement un choix de civilisation. Rayer de la carte la quasi totalité des grandes espèces pour pouvoir manger de la viande à volonté a minima nécessiterait que les acteurs soient conscients des conséquences de leur mode de vie.

Une étude récente montre par ex que sur la surface agricole US on peut soit nourrir 402 millions d'américains avec leurs actuel mode alimentaire ou 807 millions de végétariens. Un facteur 2 ne semble pas énorme, mais il est dû au fait qu'ils disposent de vastes surfaces éligibles à l'élevage extensif mais pas aux cultures intensives.

Au-delà de leur population ils peuvent donc nourrir soit 80 millions de gens se nourrissant comme eux ou quasiment 500 millions de végétariens (lacto-végétariens). Difficile quand on mange un hamburger chez Mc Donald au lieu de croquer une galette de lentilles d'imaginer l'ampleur des conséquences de préférences culturelles individuelles appliquées à vaste échelle. Nous sommes omnivores signifie bien que nous pouvons si nous le voulons manger de tout, pas que nous le devons.

Assez curieusement, ceux se préoccupant de la démographie des autres (qui est pour l'essentiel pliée avec un pic de 10/11 milliard peu évitable) et comment nous allons les nourrir ignorent ces chiffres particulièrement accusateurs pour notre mode de vie.

 

Difficile encore devant sa bavette d'imaginer qu'avec la même teneur en protéines qu'un plat de haricots elle a nécessité (selon une meta analyse US) cent fois plus de surface, soit 100 m2 contre 1m2 pour 100gr. La ligne de défense consistant à dire que les protéines ne sont pas équivalentes est insoutenable. Personne ne fait un repas d'haricots unique et avec un morceau de pain et un laitage au cours du repas, la complémentation des acides aminés lui donne quasiment la même valeur protéique (les excès des uns compensant les déficiences des autres pour redonner les blocs de base utiles pour construire nos protéines).

Plus de surface, mais aussi bien plus d'eau, d'engrais (pour le hors sol), d'énergie (transport, réfrigération), produits phytosanitaires balancés par milliers de tonnes dans la nature, à l'examen attentif le bilan de l'alimentation carnée telle que nous la pratiquons est un désastre. Accessoirement 15% de nos émissions de CO2 (celles qui font reverdir les déserts Atacama et Vallée de la mort récemment, toute la planète en gros) viennent de l'élevage (notre alimentation carnée), mais on ne fait pas d'omelette sans casser d'oeuf.

Raison pour laquelle commence à fleurir des études recommandant la taxation de la viande comme le tabac ou les carburants pour essayer d'endiguer la banalisation d'un mode de vie dont les conséquences ont été cachées si longtemps.

Des pays comme le Danemark, la Suède et même l'allemagne on déjà le sujet d'une taxation de la viande à l'étude. Elle est discutée, car elle frapperait asymétriquement en fonction du pouvoir d'achat, mais des études ont déjà montré que ceux qui bénéficierait le plus financièrement d'une alimentation très peu voire pas carnée sont ceux consommant le plus de viande à savoir les catégories socio professionnelles les moins éduquées . Les végétariens en 2017 sont plutôt dans les CSP aisées.

Et puis, si on veut que la mesure soit perceptible il faut viser le maximum de monde et il y a bien plus de revenus modestes que de milliardaires.

La pédagogie serait préférable, mais comme on le sait le temps de convaincre une masse critique, la plus grande catastrophe écologique depuis l'évènement C/T (l'impact qui a vu les derniers dinosaures disparaître) pourrait avoir lieu. On déboise la forêt amazonienne, qui doit avoir quelques millions d'années, pour faire de la viande. Si on change d'avis dans un siècle il nous faudra attendre des millions d'années pour revenir à l'état initial. Personne n'est habitué à ce genre de réflexions intégrées à ses choix quotidiens...

Le problème est tellement sérieux qu'une autre piste est très activement explorée, à savoir la viande de culture à partir de cellules souches musculaires. On sait fabriquer l'équivalent d'un steak haché en boîte de Pétri et le coût est encore selon les entreprises du secteur entre 10 fois et 2/3 fois plus cher que la viande issue d'un animal vivant.

Les Chinois sont particulièrement intéressés car la demande chinoise croissante en viande est une catastrophe prévisiblement ingérable. Ils sont aux taquets pour nourrir leur population qui jusqu'ici connaissait une alimentation peu carnée et ils savent leurs réserves en eau fossile déclinante. Leur production agricole va baisser quand elle devrait exploser, un dilemme que la viande de culture résoudrait en partie.

Pour ceux étudiant le secteur et y investissant il semble acquis que la parité de prix devrait être atteinte d'ici quelques années à 10 ans.

 

Personne n'imaginait réellement au moment du tournage de « Soleil Vert » que techniquement nous n'avons pas besoin de cadavres humains pour le « Soylent green » et que des cellules souches en culture nous donneraient du steak d'homme...

Taxation, viande de culture, les deux, personne ne connaît l'avenir à relatif court terme, mais en coulisse tout indique que notre attitude collective face à la consommation de viande animale devrait évoluer (on l'espère dans le bon sens) dans un avenir pas très lointain.

Accessoirement si nous devions collectivement supprimer le bétail pour notre alimentation (tous végétariens ou alimentation très végétalisées et viande de culture),on pourrait laisser les océans se réempoissonner (il y a des projets de poisson "pané" de culture ) et nourrir la planète en n'utilisant que l'agrobiologie. Une utopie, mais qui illustre que le monde est exactement ce que nous en avons fait, ce que nous en faisons, ce que nous en ferons...

https://www.nextbigfuture.com/?s=lab+meat

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.29/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

118 réactions à cet article    


  • Montdragon Montdragon 5 janvier 10:29

    C’est très mignon, en acceptant le modèle ultralibéral de libre échange.
    La France pourrait nourrir + 250 M de personnes en bio, avec régime carné etc....
    Il faudrait diminuer la viande parce que les autres...y’en a beaucoup et ils aiment la viande, de plus en plus.
    Vous noterez que la conso carnée en France chute, ce qui va favoriser l’export de merde et non pas la prod. paysanne de haute qualité.
    Que les chinois se démerdent, les indiens aussi s’ils arrêtent le véganisme.
    Quant aux africains, ils sont 50% à trop naitre.
    Pourquoi pas leur envoyer notre flotte qui n’ira jamais chez eux ?


    • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 12:12

      @Montdragon

      Au format d’un article il manque forcément des choses. Bruno Parmentier en dit déjà pas mal. Savoir pourquoi le monde agricole est comme il est et pourquoi idéalement chaque continent doit être autosuffisant sur le plan agricole. Mais l’Egypte ne le pourra jamais à moins qu’on accepte qu’une bonne part de la population migre où qu’elle meure. Je pense que l’exportation de produits agricoles est la moins mauvaise option.
      La Chine va avoir des soucis du même genre, l’Inde, l’Afrique. Ils migrent chez nous, on leur envoie des bombes pour limiter leur population ? Un problème aura une solution. Dire « qu’ils se démerdent » n’est pas une solution opérationnelle. Vous voulez que les Chinois achètent la moitié des terres agricoles européennes et fassent exploser le coût de l’alimentation chez nous ? Ils le font ailleurs déjà. L’histoire du beurre était un épiphénomène de ce qu’on pourrait voir en s’en lavant les mains.
      Sur la trajectoire actuelle, on va anéantir l’essentiel des écosystèmes et voir les prix agricoles exploser.
      Ici même nous manquons de terres pour reboiser, faire de la biomasse (chauffage, biogaz) pour lisser l’éolien et le solaire à faible coût et laisser un peu de place aux autres. Et ce ne sont que quelques arguments (avouables).
      Il y a eu des guerres pour le pétrole, imaginez pour la nourriture ce que ce serait.
      Sinon l’Afrique a besoin de chaux, d’agronomes, de contraception et d’éducation et d’un contexte politique stable pour se nourrir, plus que d’eau... La libye était un modèle, voyez ce que nous en avons fait.



    • Alren Alren 5 janvier 13:31

      @jjwaDal

      Vous parlez de régime « lacto-végétarien », mais pour consommer du lait, il faut des femelles mammifères (vache, brebis, chèvre) pleines.

      C’est-à-dire mettant bas, chaque année au moins, un veau, un agneau, un chevreau. Si on ne le consomme pas dès la naissance en particulier pour le veau, ce qui ne serait pas rentable pour l’éleveur qui avec de l’herbe aurait un bœuf beaucoup plus gros et plus cher à la vente un ou deux ans plus tard, on obtient ... un troupeau, dont la consommation végétale représentera autant de moins pour les végétariens humains.

      D’autre part, il est établi que l’être humain avec son système digestif omnivore comme vous le soulignez, (forgé par les dizaines de milliers d’années de la préhistoire où les humains se nourrissaient essentiellement de la viande de la chasse, de poisson et de coquillages) ne peut pas extraire lors de la digestion la même proportion de protéines des végétaux que les herbivores : les vaches grossissent avec de l’herbe et fournissent du lait, un humain qui n’aurait que l’herbe à manger mourrait très vite de dénutrition. Le phénomène s’accentue avec l’âge.

      En France, pays bien arrosé, aux terres fertiles, on pourra satisfaire sur place les besoins alimentaires de la population. D’autant plus que des techniques prometteuses (mais demandant une main d’œuvre qualifiée) de cultures hors-sol, pourront permettre aux villes de produire des végétaux en immeubles (!).

      Car le problème est là : c’est sur place qu’il faut produire l’essentiel de la nourriture de la population. C’est sur place qu’il faudra nourrir les Africains, les Indiens, les Chinois. Et là le problème avec des terres arides et une population gigantesque sera autrement difficile à résoudre (d’après moi et d’autres, insoluble même). Et je n’envisage pas les difficultés supplémentaires induites par le changement climatique.

      Et ils ne peuvent espérer se fournir auprès des pays bien dotés comme le Brésil : le coût en devises serait rapidement insupportable.

      Le fantasme selon lequel les Chinois achèteraient nos terres pour expédier les récoltes en Chine ne tient pas : les Français n’accepteraient pas une pénurie alimentaire sans réagir pour exiger la réquisition des terres « sinisées » !


    • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 15:20

      @Alren

      Y a du commentaire et du bon...
      Les cellules fabriquant le lait s’activent au contact d’une hormone qu’il suffit de délivrer à l’animal. Les femmes sont sous traitement hormonal pendant 20 à 30 ans alors une vache ou une brebis...
      Concernant le taux de valorisation des protéines végétales je peux renvoyer à « L’équilibre nutritionnel du végétarien » par ex. Par ex les ruminants fournissent l’herbe aux bactéries dont ils se nourrissent ensuite.Je fais la même chose quand je donne du sucre à des levures vivantes (pour faire des protéines) ou le lactose aux bactéries lactiques du lait (yaourt). S’ils digéraient directement l’herbe ils seraient confronté à la loi du plus grand facteur limitant, comme nous.
      On peux augmenter très facilement la qualité de l’alimentation dans les pays pauvres par l’éducation. Par ex en Afrique si tu manges du fonio (céréale) tu assimiles 40% de ses protéines (il leur manque la lysine pour reconstruire de la protéine humaine). Tu manges du haricot tu assimiles 52% des protéines végétales (manque méthionine) . Un mix 30%/70% tu assimiles 84% des protéines fournies par les deux. Tu ajoutes du sésame tu montes à 90% (la viande serait à 100).
      Techniquement on saurait fabriquer sur place la nourriture, partout mais pas forcément de façon traditionnelle.J’ai beaucoup de fantasmes (au pied le chien...) mais pas celui là. Les USA transforment la moitié de leur récolte de maïs en carburant automobile. Il se trouve que le 4x4 US ayant un meilleur pouvoir d’achat que les populations haïtiennes le marché a choisis de transformer le maïs en carburant causant les émeutes de la faim il y a quelques années dans plusieurs pays (les prix avaient flambé par pénurie de mais alimentaire).
      Des millions d’ha en Afrique et en Amérique du Sud servent à nous nourrir (café, cacao, sucre, caouètes etc). On attend encore l’explosion sociale dans les bidonvilles et ailleurs...


    • Rincevent Rincevent 5 janvier 16:28

      @Alren

      Pour les Chinois, quelques éléments de réponses (achat de terres, réexportations, etc) : https://reporterre.net/Des-Chinois-achetent-en-France-des-centaines-d-hectares-de-terres-agricoles


    • Ratatouille Ratatouille 5 janvier 19:34

      @jjwaDal

      « voyez ce que nous en avons fait. »

      molo pomme chips molo !!!
      moi j’ai rien fait.


    • Alren Alren 5 janvier 19:56

      @Rincevent

      L’achat de terres par les Chinois ne pose actuellement pas de problème à la production agricole vivrière française (ce qui n’est pas le cas du vin).

      Mais si ces achats devenaient massifs au point d’obérer cette production, des mesures autoritaires seraient prises par le gouvernement d’alors, quel qu’il soit, et le gouvernement chinois ne pourrait pas s’y opposer (puisque aucun étranger ne pourrait posséder de terre agricole fertile en Chine), encore moins les sociétés privées chinoises qui sont censées posséder ces terres françaises.


    • Alren Alren 5 janvier 20:17

      @jjwaDal

      Je n’ignore pas que les vaches et tous les ruminants ne peuvent pas digérer directement l’herbe mais que ce sont les bactéries qui vivent dans leur panse, à des conditions idéales de vie pour elles et prolifèrent donc, qui possèdent les enzymes capables de décomposer la cellulose en sucre et récupérer les protéines.

      Ce sont ces bactéries que les ruminants digèrent. Ce sont au final des mangeurs de microbes, d’animaux microscopiques certes mais d’animaux. des carnivores d’une certaine façon !

      De même les lapins font travailler les bactéries de leur cæcum pour transformer les végétaux. Ce bol alimentaire est expulsé par l’anus sous forme de boulettes vertes qui sont de nouveau absorbés par le lapin qui cette fois peut digérer et déféquer des boulettes noires.

      Mais l’homme ne peut en aucun cas imiter ces deux façons de digérer les végétaux !
      Il peut faire faire ce travail à l’extérieur de son corps en utilisant la fermentation pour obtenir des aliments aussi digestes que la choucroute.

      D’autre part peu d’adultes dans le monde sont capables de digérer le lactose.

      Quant à faire produire du lait à une vache sans veau par l’injection massive d’hormone, vu le prix auquel ces injections à renouveler régulièrement reviendrait, qui voudrait consommer un lait produit dans ces conditions ? Qui contiendrait bien évidemment cette hormone impossible à doser avec assez de précision !

      Si l’on veut trouver une alternative aux bovins, on pourrait se tourner vers les poules et poulets qui produisent davantage de protéines, œufs et chair pour la même quantité d’intrans alimentaires absorbés. Ou même des vers de farine encore plus économique qui ne pourraient être consommables que réduit en poudre. Mais encore une fois, on n’en est pas là en France et on n’en sera jamais là.

      Le problème se posera pour les pays-monde en zone aride.


    • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 21:37

      @Alren
      Me suis initié à la lacto-fermentation des légumes récemment. Je connais par contre l’élevage des levures sur le bout des doigts. Je pars d’un mélange eau+sucre avec levures de boulanger, bain marie à 35° pour lancer, ensuite raisins secs (abricots, peu importe) , je laisse fermenter et au final du muesli un yaourt et ça donne un dessert succulent, pétillant (j’ai fait péter le bocal une fois) légèrement alcoolisé, « mousseux » et bien péchu en protéine. je m’en ferais péter la panse.
      Pour le lait j’ai donné la version « gore » qui serait sans doute avec implant diffuseur longue durée. En fait le même principe pour la culture de viande est utilisable pour produire du lait.
      L’afrique a un immense potentiel agricole, les pays arides et chauds en général mais cela passe par des investissements initiaux au delà de leur portée actuelle. Avant qu’on détruise la Libye il y avait un projet « Desertec » consistant à installer des centrales solaires dans le désert (nous envoyant par ex 80% de l’électricité) et en payant la location des zones, partie en électricité partie en argent.
      Cela leur aurait donné les moyens de développer une agriculture de serres à hygrométrie et température interne contrôlée alimentées par l’électricité. L’agroforesterie a aussi un potentiel.
      Le plus rentable est de partir des micro organismes qui se contentent de presque rien et se développent très vite en enceinte. Mais je m’égare.


    • mmbbb 6 janvier 10:18

      @jjwaDal Haiti cas d ’ecole http://www.haitilibre.com/article-485-haiti-social-une-demographie-inquietante.html
      La demographie galopante comme celle de l Afrique et tant d autres pays Si nous avions eu le même taux de croissance que la population egyptienne nous serions pres de 170 millions de Francais . Cela donne un ordre de grandeur et recadre le propos Quand cessera t on ne nous culpabiliser à outrance alors que nous sommes pas responsables et que je me sens aucunement responsable .Lorsque j ’avance quelques critiques sur la fecondite en France ( les pauvres procreent plus ) cela est d autant plus vrai dans les pays du sud , j ai en retour une une avalanche de critiques ( GO Raat dans ce media qualifia mes propos de consternant ) J ai eu une discussion franche avec une femme ayant ete en Inde, la misere c ’est le problème de l Inde et cela n empeche pas ce pays d avoir une explosion demographique Elle me reprochait de vivre dans mon confort occidental Ras le bol Je mange de la viande modérément et de qualité Je me battrai pour manger ma bavette et la je deviendrais violent Quant a votre article , alors pourquoi ne pas taxer les voyages, ce flux de touristes de masse qui pollue , pourquoi ne pas taxer les produits venant de Chine et d ailleurs ne respectant pas les normes sociales et ecologiques . Ce mouvement anti bidoche initie par les bo bos parisiens est partial Tout ceci commence a devenir insupportable cette dictature ! Nous ferrions mieux en France de privilegier la qualite et d eviter de consommer ces legumes et fruits dont la qualite nutritive a fortement chutee ( de nonbreuses etudes notamment d un chercheur americain , ) Ce n est pas difficile a comprendre la courgette par exemple ce n est que de la flotte . Macron vient de supprimer les subventions du BIO alors que Nicolas Hulot le grand ecolo proroge l utilisation du glyphosate Les gens devraient etre dans la rue et personne ne reagit !


    • mmbbb 6 janvier 10:22

      @jjwaDal la Lybie vous auriez du ecrire Voyez ce que Sarko et BHL en ont fait On ne m a pas demande mon avis comme l intervention en Syrie . En retour nous avons les migrants , Khadafi avait averti


    • jjwaDal jjwaDal 6 janvier 18:39

      @mmbbb
      Je suis globalement d’accord avec vous, mais... Comme souvent le diable est dans les détails. La démographie des pays pauvres, c’est la nôtre. Qui a apporté la vaccination un peu partout en interdisant concrètement le développement de l’agriculture vivrière locale qui aurait pu nourrir ces gens (autrement morts naturellement de maladie) ?
      Qui a refusé (rapporté par Lester Brown dans Plan B 2.0 version pdf gratuite en ligne) toutes les aides financières demandés par les pays sous-développés pour offrir l’éducation et la contraception à leur population. Vous imaginez le coût de la pilule dans un pays comme Haïti ou la plupart des pays africains ? Le coût des préservatifs ?
      Qui chez nous est capable d’abstinence (la seule chose dont ils disposeraient) pendant des décennies ? Vous ? Moi oui et j’en connais le prix, mais on n’exige pas des autres ce qu’on refuserait pour soi.
      C’est par ex notre goût carnée qui déboise la forêt amazonienne pour faire des terres d’élevage et a envoyé des millions de gens vers les bidonvilles car il nous fallait leur terre pour fabriquer le soja qui nourrirait notre bétail. Facile d’avoir bonne conscience quand on ignore notre histoire, celle de la colonisation , puis la néocolonisation économique et réglementaire (OMC par ex).
      L’absence de TIPP sur le kérozène aérien est un scandale, la délocalisation du travail en Chine aussi.Battez-vous pour votre bavette mais ayez le courage de vos actes. Tuez vous-même l’animal en le regardant dans les yeux, découpez son cadavre et profitez du voyage.
      Les indiens d’Amérique faisaient ça. Ils mesuraient à chaque bison mort la gravité de ce qu’ils faisaient. Ils n’étaient pas agriculteurs, ils n’avaient pas le choix. J’ai du respect pour la spiritualité qu’ils en avaient tiré.


    • alinea alinea 5 janvier 10:32

      Oui jjwaDal, c’est difficile de changer ses habitudes, juste par altruisme ou pour des perspectives si lointaines qu’elles en paraissent abstraites !
      L’individualisme, c’est cela aussi, oublier de multiplier par quelques milliards nos actes quotidiens.
      Ce n’est parce qu’ils aiment la viande qu’ils en mangent tous les jours-ceux qui l’aiment en mangent de temps en temps, et la choisissent-, non, c’est l’habitude, et la flemme ; un sandwich au jambon ou un steak, côtelette ou autre escalope dans la poêle, ça ne demande pas beaucoup de réflexion.
      Les médecins devraient dire à leurs patients que manger de la viande tous les jours, ce n’est pas bon ; la restauration collective ne devrait pas servir de viande (je n’ose m’imaginer le gaspillage,là), cela ferait au moins quatre repas par semaine sans !
      Frire un mauvais steak dans une mauvaise poêle avec une mauvaise huile, c’est quand même le pompon question gastronomie !!
      Bien à toi jjwaDal, et merci pour cet article.


      • Montdragon Montdragon 5 janvier 10:51

        @alinea
        Il ne s’agit pas de manger de la viande tous les jours..
        Il s’agit d’en manger de la bonne.
        On nous a vendus des crickets, c’est dégeu.
        Le véganisme est une mode de mondialisés pollueurs et rupins.
        On nous vend tous ceci en oubliant que pour pas cher l’Europe entière pourrait passer en production paysanne et bio et nourrir tous SES habitants, 300 M de personnes, et exporter de la qualité.
        Objecter le contraire revient à favoriser l’export de nourriture merdique qui tue la paysannerie du tiers-monde....et par la-même faire exploser l’urbanisation pourrie de métropoles du Sud in fine l’émigration vers...nous.
        Vous y tenez ?
        Vous êtes de quel coté camarade ?


      • alinea alinea 5 janvier 12:01

        e@Montdragon
        Je suis végétarienne et pas vegan, et pas du tout prosélyte.
        Faire de l’élevage en extensif, produire de la viande issue d’animaux qui ont vécu, et manger ce qu’il y a, me paraît la seule solution viable ; pour tout le monde, les éleveurs qui font un vrai métier, les humains qui prennent soin de leur santé, et pour les animaux. Sans parler de la campagne, ses friches, ses sous-bois qui seraient gratuitement entretenus !
        Donner de l’herbe aux vaches, du foin, de l’ensilage dans les régions froides et pluvieuses, et produire moins de lait...
        Mais ne serait-ce que pour ça, il faudra que les gens changent leurs habitudes.
        Pourquoi exporter ? Produisons local, ce qu’il nous faut !


      • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 13:06

        @alinea

        Ce n’est pas de l’altruisme mais de la raison. On garde cette trajectoire et 500 millions d’africains « se démerderont » pour s’installer en UE et avoir de quoi manger a minima et les chinois voire indiens feront exploser nos coûts d’alimentation. Nous sommes la vitrine d’un mode de vie qui transposé à l’échelle de la planète nous envoie tous dans les décors et nous en faisons la publicité permanente.
        Parmentier donnait l’ex du vin, avant le gros rouge qui tâche était sur toute les tables maintenant c’est bien plus rare mais du bon, sans comparaison.
        Y avons nous perdu ? Non, au contraire.
        On peux donner le bon exemple déjà, évoluer collectivement vers le peu carné (notre intérêt énergétique, sanitaire, environnemental).
        Malheureusement la restauration collective propose ce que les clients demandent et les cuisiniers sont formatés par le patrimoine culturel (gastronomique) de leur pays et les clients n’ont jamais appris à manger. 40% d’obèses aux USA, une épidémie de diabètes largement dûe aux sodas hypersucrés, nous nous en sortons assez bien.
        Mais ça bouge, le conseil départemental vient de prendre la décision de faire 50% de bio ou local dans les cantines de collège d’ici 4 ans. Ils ont 30 ans de retard sur moi dans leur analyse mais faut pas gâcher leur plaisir.
        Oui, j’ai eu plus de chance avec cet article. Celui sur notre racisme collectif civilisationnel était sans doute dur à encaisser en mod...


      • foufouille foufouille 5 janvier 13:17

        @jjwaDal
        "Parmentier donnait l’ex du vin, avant le gros rouge qui tâche était sur toute les tables maintenant c’est bien plus rare mais du bon, sans comparaison.
        Y avons nous perdu ? Non, au contraire."

        le vin en cube plastique existes toujours et c’est toujours du picrate.


      • alinea alinea 5 janvier 13:17

        @jjwaDal
        « Celui sur notre racisme collectif civilisationnel était sans doute dur à encaisser en mod... », je ne l’ai pas vu celui-là !
        La raison ne précède pas notre conscience ; d’abord la prise de conscience, après, le changement va de soi.
        Ce qui m’a toujours étonnée, c’est que le « un » se croit tout, mais s’autorise n’importe quoi ! si je suis tout, je me dois d’être exemplaire, c’est si je ne suis rien que je m’autorise n’importe quoi !
        L’idéal serait « un » qui sait qu’il n’est rien mais qui se doit d’être exemplaire !


      • Montdragon Montdragon 5 janvier 13:19

        @alinea
        Mais ne serait-ce que pour ça, il faudra que les gens changent leurs habitudes.

        Non, non, et non, enfin si....
        je réitère, la France pourrait produire pour 250 M de personnes en régime bio paysan et carné.
        La mode véget et vegan est une stratégie bien huilée et mondialiste pour nous faire subir, à nous, l’explosion démographique mondiale, en solidarisant la pénurie de tout.
        Nous seuls pouvons nous nourrir sans dépendre des autres, ni en leur exportant de la m....(clin d’œil aux bonne tes rouges).


      • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 15:25

        @Montdragon
        Sur la même longueur d’onde. L’histoire des crickets m’avait bien fait rire.


      • Rincevent Rincevent 5 janvier 16:49

        @foufouille

        C’est une question d’évolution, d’éducation et de croyances. Avant, il ‘’fallait’’ boire du vin, ça ‘’donnait des forces’’ aux travailleurs manuels. C’était aussi un rite de passage, on en donnait aux enfants vers douze ans (voire avant) pour ‘’en faire des hommes’’. Au nom de ça, on a fait avaler des piquettes qu’on n’accepterait plus aujourd’hui, heureusement. Même le bas de gamme est limite buvable (je n’ai pas dit bon).


      • foufouille foufouille 5 janvier 16:53

        @Rincevent
        je n’ai pas connu le vin d’avant mais le cubi est proche du vinaigre de vin.


      • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 19:44

        @alinea
        « Lettre ouverte à mes amis racistes » était sans doute pas assez bien torché. Mais il y avait une idée...
        Sinon je suis un petit bonhomme (voir la fiche) qui n’est qu’une étoile filante qui passe et essaie d’être exemplaire. Fatigué, fatigué... smiley


      • mmbbb 6 janvier 12:23

        @jjwaDal les africains vendent leurs meilleures terres arables un comble ! 


      • jjwaDal jjwaDal 6 janvier 13:30

        @mmbbb

        « Y a tant de bruit et de fumée qu’on n’arrive plus à distinguer, le blanc du noir, ni l’énergie du désespoir » .
        Ils sont locaTerre et ils vendent quelque chose qui ne leur appartient pas. Quelle régression sur la vision qu’avaient les indiens d’amérique du Nord (de grands écolos avant l’heure).Quand on remplace l’éthique par l’argent, les statégies de longue durée par le court-termisme, on a ça...

      • alinea alinea 6 janvier 13:46

        @jjwaDal
        Bien aimé ce texte ; seulement,chaque paragraphe soulève une foule de déploiements possibles, ce qui fait qu’au bout, on reste sur sa faim, cependant que les écrire nous sortirait du format « article ».
        deux références m’ont principalement (à première lecture) manqué :
        D’une part, le racisme naturel que l’on retrouve chez tout groupe de mammifères, et qui a pour but de protéger la survie du groupe ( de là on peut développer vers « l’attitude juste » à avoir quand on se hasarde ailleurs,- beaucoup d’exemples chez les animaux-, et aussi la loi du nombre,- très claire chez les abeilles par exemple).
        D’autre part la connaissance que nous avons aujourd’hui de la psyché, et de beaucoup de ses tares et de leurs causes ( complexes, traumatismes, environnement social...) qui nous font jouer contre nous-mêmes.
        Toutes les dérives et perversions d’attitudes justes, comme par exemple, la vigilance qui se dévoie en méfiance agressive.
        Je ne sais pas qui est le plus malade, en comparaison d’une santé animale primordiale, mais je ne suis pas, à ce jour, persuadée que ce soit le raciste, comparé à l’artifice édicté en loi humaniste, du bobo nanti, tel qu’on le connait aujourd’hui.
        En tout cas je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi tant d’humains dénient leur animalité alors que si on vivait bien celle-ci, qui ne fait aucun doute, les choses iraient beaucoup mieux !


      • mmbbb 6 janvier 19:38

        @alinea et les fruits et legumes idem c’est complement absurde de bouffer des legumes hors sol ayant perdu leur qualite nutritive Nous avons des centaines de varietes de fruits et de legumes que les personnes apprennent a manger correctement et l obesite fléchira C ’est tres con d acheter une pomme venant de l autre bout du monde


      • jjwaDal jjwaDal 6 janvier 20:30

        @alinea
        Merci pour ta réponse. Je vais voir si je retravaille cet article en étant un peu moins « donneur de leçon » peut-être.
        Ta dernière phrase me pique les yeux et me donne des crampes à l’estomac... Tragiquement j’aime la nature animale dans sa simplicité et sa prévisibilité, le regard d’un chien ou du rouge-gorge qui me regarde bêcher. J’aime tous les animaux, sauf un... Et comme il ne peut en rester qu’un (Duncan Mc Leod)...
        Les commentaires me réconcilient avec l’écriture. Il faut parler des sujets qui frottent si on veux avancer.


      • mmbbb 6 janvier 21:04

        @Montdragon j acquiesce Cette culpabilisation orchestrée devient insupportable . La révolution verte en Inde n a fait qu amplifier cette croissance demographique L aide en Afrique aussi L auteur oublie tout de meme de citer les lignes de credit alloués par l Europe a ce continent dans le cadre de l aide au développement Il ment par omission et nous joue la sempiternelle ritournelle L europe ne fait rien les Chinois vont en Afrique et sont moins cons donnant donnant pas de politique coloniale qui leur colle aux bottes et ils achetent des terres


      • alinea alinea 7 janvier 11:12

        @mmbbb
        Plus de 40% de gaspillage, en France ! déjà ça... en moins dans les camps de concentration animale, dans les cultures hors sol,etc.
        Ensuite, frugalité ( les gens mangent trop, globalement) ; on arrive à plus de 50% de production à faire en moins.
        Diviser par deux la consommation de viande, donc plus besoin de fermes des milles vaches, plus besoin de torturer les cochons, ni jeter vivants les poussins mâles dans un hachoir.
        Après, on voit.


      • velosolex velosolex 8 janvier 02:16

        @Rincevent
        Gamin il a fallu que je mange toute la viande que mes parents, comme beaucoup d’autres, n’avaient pas mangé pendant la guerre.

         Cette génération d’après guerre se rattrapa comme jamais. Et fit dans la surenchère, dans le déni, dans l’affirmation de son droit de consommation.
         La viande est devenu le rituel journalier, qu’il ne fallait en rien laissé...
        Cela forme les tissus, entendais je...
        Bien sûr, on sait maintenant que l’alimentation carnée est responsable de bien des pathologies digestives, au même titre que l’alcool. 
        On n’avait pas ses notions jadis. 
        Jadis on recevait aussi des coups de pieds au cul ; c’était bon pour l’éducation......
        Celle des hommes finalement avec son cortège d’infamies, service militaire, bagarres, affirmation virile, n’avait rien à envier à celle des femmes, en terme de conformité obligatoire et en tant que modèle. 
        Vive le libre service. 

      • foufouille foufouille 5 janvier 11:47

        pour info, le dernier végétarien remonte à australopithèque.


        • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 17:19

          @foufouille
          Essentiellement parce qu’il était issu d’une lignée de végétariens (ancêtre arboricole ça aide).
          Il a fallu une évolution physique, plus d’intelligence pour fabriquer des outils, apprendre la chasse en groupe, etc pour que la viande soit accessible. On dit souvent que c’est en mangeant de la viande que le cerveau a grossis, mais c’est juste que la chasse a amélioré la qualité nutritionnelle de l’alimentation. Les produits autorisant une alimentation végétarienne en 2017 étaient inaccessibles à l’époque en qualité et quantité donc la viande était la meilleure option. Et puis ils étaient une poignée et nous bientôt 11 milliards. L’important c’est la dose.


        • velosolex velosolex 8 janvier 02:27

          @jjwaDal
          Au dixneuvième siècle en Bretagne où je vis, et même longtemps après l’alimentation est très peu carnée. Le cochon est tué rituellement, salé, et distribué aux voisins ; On en mange un jour sur quatre et le dimanche, mais en dehors de cela depuis des siècles, c’e sont la farine de sarrasin, les lentilles, les poids cassés, le lait fermenté qui sont les bases de l’alimentation et qui apportent des proteines. La pomme de terre a amélioré le quotidien de la châtaigne, elle aussi saisonnière. Il y a osmose entre le paysage de bocages qui fournit le bois, le protection contre le vent, et garantit la rétention l’eau. Les animaux sont épargnés tant qu’ils peuvent servir. 

          Tout ce savant équilibre a été rompu en une vingtaine d’années, après guerre. Je suppose que les meilleures intentions du monde, celle ’d’un progrès prétendu non réfléchi, nous ont mené vers les portes de l’enfer. Car bien sûr, il ne s’agit pas de s’opposer à des avancées, à des modifications d’habitudes, et à des moyens technologiques nouveaux, mais penser que le confort aussi ne peut être que transitoire, et s"avérer un véritable trompe l’œil. 

        • jjwaDal jjwaDal 8 janvier 19:23

          @velosolex
          >Parmentier dit beaucoup de choses dans sa vidéo sur l’évolution de l’agriculture et ses raisons.
          Mais il dit aussi que le courant de pensée productivisme a clairement déjà connu son point d’inflexion en UE et que l’attrait pour la viande est en train de refluer. Depuis la fin de la guerre 39/45 ça augmentait tous les ans pour culminer à 100 kg/hab/an chez nous. Nous sommes descendus à 85kg et tout laisse à pense que la mode « vegan » (que certains confondent avec végétarisme) va aboutir à plus de (quasi) végétariens. De plus en plus de gens en ont marre de douter de l’innocuité de ce qu’ils mettent dans l’assiette. Parmentier le dit, l’imitation se fait dans les deux sens et comme les personnages les plus médiatisés se convertissent en masse au régime sans viande, tôt ou tard il sera ringard d’en manger. Cela fera « pauvre » « has been » « vieux qui n’a rien compris », etc...


        • Pauline pas Bismutée 5 janvier 12:12

          Merci à vous pour cet article.

          Cela fait effectivement longtemps que les conséquences (désastreuses) de l’alimentation des pays riches, dont consommation excessive d’animaux, sont connues. Conséquences désastreuses sur la santé des humains, et l’environnement. Le problème écologique principal est celui de l’eau :

          L’eau pour les champs pour produire la nourriture pour les animaux, et surtout l’eau pour transformer les animaux eux-mêmes en chair a saucisses. En tout, ça fait beaucoup d’eau … (et de terres, et d’énergie aussi)

          Exemples : pour produire 1 kg de bœuf : 15 415 litres d’eau sont nécessaires, pour 1 kg de porc : 5988 , pour 1 kg de fromage : 3178,  pour 1kg de pommes : 822, pour 1kg de tomates : 214, pour un oeuf : 196

          (Source « Institution of mechanical engineers » du Royaume Uni) lien :

          http://www.theguardian.com/news/datablog/2013/jan/10/how-much-water-food-production-waste

          Car la prochaine guerre sera celle pour l’eau (ça a déjà commencé, demandez aux palestiniens !)

          Il n’est pas forcement question d’instituer un régime végétarien pour tous. Mais une prise de conscience qui entraînerait une baisse énorme de consommation animale permettrait aux océans de se repeupler (au moins un peu), aux « pas riches » d’avoir accès à des céréales et légumes de meilleure qualité a des prix raisonnables et aux irréductibles amateurs de viande (et poisson) de se procurer de la chair de bonne qualité, avec beaucoup moins (ou pas du tout, ça serait sympa !) de souffrance animale.

          Certainement, commencer un programme dans les écoles serait un bon début (dont cours de cuisine et dégustations), ainsi que cours sur la pollution, le recyclage …

          Je rêve un peu (surtout quand on voit le sort des personnes âgées, des SDF etc… ou donner des priorités ?) mais bonjour le mondialisme, l’urbanisation à fond la caisse,  tous unis dans la même merde à aller droit dans le mur, alors supprimer ou au moins réduire la consommation de viande, c’est quand même pas si difficile, non ?

          PS suis végétarienne depuis très longtemps, mais pas vegan (consomme du miel et ne supporte pas les sandales en plastique), et sûrement pas nantie !

           


          • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 16:46

            @Pauline pas Bismutée
            J’ai peur que la prise de conscience vienne du porte-feuille. Pour le tabac et l’essence on n’a pas eu le choix.J’ai eu la chance de connaître la sobriété très tôt, ça ouvre l’esprit.
            Wes Jackson (Land Institute) comparait notre développement à celui d’une colonie bactérienne en boîte de Petri. Elle dévore toutes les ressources sans songer au lendemain et à la fin tout le monde meurs...
            Je nous souhaite un avenir plus intelligent. Mais actuellement c’est ça.


          • Georges VALGEORGES Georges VALGEORGES 5 janvier 12:29

            Excellent article.

            Faire son propre jardin permet augmenter mécaniquement la part de légumes dans son alimentation (j’ai testé !). Ceci dit, même si une réduction de notre consommation de viande est nécessaire, il faut accepter (au moins temporairement) que nous sommes des omnivores. A l’échéance d’une ou deux générations, il est difficile d’imaginer les Français renoncer à leur alimentation traditionnelle (bœuf bourguignon, coucous ou poulet grillé).

            Pour la survie de l’espèce humaine il faudra que s’imposent quelques idées essentielles :

            - Ce qui est vital pour la survie de l’humain (air, eau, alimentation, biodiversité, ...) relève du bien commun et impose un contrôle rigoureux pour empêcher les abus (pollution, position dominante des producteurs, toxicité,...). La gratuité est a envisager sérieusement comme solution. Sous cet angle, l’idée de certains pays de taxer la viande (ajouter un couche de monnaie dans un besoin humain essentiel) apparaît comme une horreur totale.

            - Déterminer, par des études scientifiques holistiques libérées de toutes pressions, si la consommation de viande est nécessaire ; si oui, dans quelle proportion et comment la fournir (type d’animaux, d’élevage,...)

            - Accepter l’idée que sur une planète où les ressources sont limitées une croissance infinie est impossible, en conséquence, l’espèce humaine doit gérer sa démographie.


            • jjwaDal jjwaDal 5 janvier 20:05

              @Georges VALGEORGES
              Le problème est que pour la plupart des gens la limite à leurs désirs est soit l’argent, soit la Loi et souvent les deux. Sans taxe sur les carburants on aurait bien plus de 4x4 et de Hummer comme aux USA (on cramerait nos réserves de pétrole sans songer au droit de nos enfants à en disposer un peu...) et sans taxe sur le tabac, il y aurait bien plus de fumeurs. Les scientifiques nous disent que la consommation de viande occidentale transposée à une humanité à 8 et bientôt 10/11 milliards aura des conséquences énormes.
              Si on attend de convaincre la majorité ce sera trop tard. Mais personne n’est obligé de rouler en 4x4 ou de fumer ou de manger de la viande en quantité. Cette taxe serait payée par ceux ayant les moyens et le souhaitant, les autres compenseraient en en mangeant moins et plus du reste. Le bilan financier pourrait leur être favorable (il l’a été pour moi).
              Pour le reste on sait par études épidémiologiques que le meilleur régime alimentaire bien documenté était l’ancien régime Crétois qui était essentiellement végétal avec de l’ordre de 30 gr de viande et autant de poisson par jour. Donc 11 kg par an et nous consommons 90 kg.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès